0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
443 vues50 pages

Support Surface

support surface

Transféré par

Angelica Gonzalez
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
443 vues50 pages

Support Surface

support surface

Transféré par

Angelica Gonzalez
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Communiqu de presse

les annes
Supports I Surfaces
dans les collections
du Centre Georges Pompidou
du 19 mai au 30 aot 1998
L'exposition
LaGalerie nationale du Jeu de Paume propose sous le titre
Les Annes
Supports /
Surfaces dans les collections du Centre Georges Pompidou,
une exposition
organise et prsente par laGalerie nationale du Jeu de Paume en collaboration avec le
Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne
. Cette manifestation entend rendre
accessible au public franais et international une partie des collections pendant ladure
des travaux de rnovation du Centre.
L'exposition
Les annes Supports/Surfaces dans les collections du Centre Georges
Pompidou,
avec soixante-quatre oeuvres couvrant une priode d'une dizaine d'annes
partir de 1966, se propose d'explorer un des temps forts de l'avant-garde artistique des annes
70, autour du dernier mouvement qui a marqu en tant que tel la cration en France
. Cette
manifestation souhaite proposer, en dployant les collections du Centre Georges Pompidou,
dans lesquelles ils sont largement reprsents, un panorama du travail des artistes qui ont
particip au groupe et ses activits, en lui adjoignant ceux qui l'poque, et bien que
n'ayant jamais appartenu au mouvement, mettaient en oeuvre des pratiques parallles et
tmoignaient d'affinits de proccupations et de moyens
. Trente ans aprs les premires
manifestations de ces artistes, un bilan de leur apport et une nouvelle lecture de leurs
recherches est dsormais possible, et c'est ce quoi s'emploie cette exposition qui, aprs
Paris, fera l'objet d'une importante itinrance internationale.
Artistes prsents
Andr-Pierre Arnal, Vincent Biouls,
Pierre Buraglio, Louis Cane,Marc Devade,
Daniel Dezeuze, Nol
Dolla, Toni Grand, Christian Jaccard,
Jean-Michel Meurice,
Bernard Pags,
Jean-Pierre Pincemin, Franois Rouan, Patrick Saytour,
Andr Valensi, Claude
Viallat.
2
Les annes . . .
Sous le nom gnrique de Supports
/Surfaces
se manifestent, entre 1970 et 1971, au travers
de quatre expositions collectives, des artistes, originaires pour la plupart du Sud de la
France, partageant des propositions thoriques et plastiques communes
. Pourtant,
Supports
/Surfaces n'a jamais rellement fonctionn comme un groupe constitu, et son
visage offre des aspects aussi multiples, et parfois mme contradictoires, que la mosaque
d'artistes qui l'ont form.
C'est la volont de reconsidrer les problmes de l'abstraction alors mme que la peinture
a pris des formes aussi diverses que le monochrome (d'Yves Klein Lucio Fontana), les
appropriations du
Nouveau Ralisme ou la dimension politique de la
Figuration narrative. . .
qui unit, au dbut des annes 60, les artistes qui vont se runir sous le nom de
Supports /Surfaces.
Se voulant hritire des gouaches dcoupes de Matisse et des travaux de Pollock,
Newman, Rothko, Reinhardt
. . ., la jeune gnration d'artistes qui merge alors, entend
dvelopper les acquis de l'abstraction, mais enracine ses interrogations dans une
problmatique qui croise la prise en compte de l'art amricain d'aprs-guerre, avec les
apports de Pierre Soulages, ou des questionnements tels ceux soulevs par l'ceuvre de Simon
Hanta
. Paralllement BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) qui, ds 1966, affirmait
l'anonymat du geste pictural il n'y a rien d'autre voir que les gestes mcaniques qui
produisent la peinture les artistes de
Supports /Surfaces et ceux, plus isols, dont les
recherches plastiques taient similaires, concevaient le tableau-surface comme point de
dpart d'une double critique, pratique et thorique, de la peinture analyse dans ses
constituants les plus lmentaires.
Actifs tant dans le domaine de la peinture que de la thorie, proches de la revue
Tel Quel,
ou s'opposant au parisianisme de l'art, les artistes du groupe
Supports /Surfaces seront
pendant les annes 70, et malgr la gomtrie variable des participants au groupe, au
centre de l'actualit du dbat artistique en France.
Pratiques I Thories
Les artistes de Supports/Surfaces analysent les lments constitutifs de la peinture par un
travail de dconstruction et de dmontage du tableau traditionnel
. Ils explorent les
ressources des textiles par la coupe, le retournement envers/endroit, le pliage, les teintures et
les empreintes, les agrafages, le tressage
. . . afin de rtablir une unit entre la pratique
picturale et le support de la peinture
. La mise nu du chssis et l'utilisation de la toile libre
leur permettent de ne plus concevoir le tableau comme un cran projectif, mais comme une
3
surface d'occupation de l'espace (Cane, Dezeuze, Grand, Pags, Saytour, Viallat)
. Le
dmontage du tableau en ses composantes rvle l'arbitraire des moyens picturaux
conventionnels, et conduit les artistes redfinir le rle et le fonctionnement de la couleur,
au travers de l'ordonnancement des surfaces colores (Arnal, Biouls, Devade, Dolla,
Pincemin, Valensi).
Au tournant des annes 60 et 70, le dbat thorique et idologique autour de l'oeuvre d'art
est marqu par les recherches linguistiques, par la pense marxiste et par la psychanalyse.
Au-del des dissensions politiques, qui se sont exprimes au travers de dbats, dmissions,
tracts et de la revue
Peintures - Cahiers Thoriques,
tous les artistes de Supports/Surfaces
ont mis en vidence les modes de production de l'oeuvre
. Celle-ci, libre de son contexte
de production et transparente sa ralisation, allait pouvoir produire du savoir et ainsi
devenir un objet de connaissance (Marcelin Pleynet).
Cette lecture du travail artistique a t mene, l'poque, en parallle par d'autres artistes
(Jaccard, Meurice, Rouan, Buraglio)
. Si ceux-ci n'ont pas spcifiquement appartenu au
groupe
Supports/Surfaces,
leurs proccupations plastiques apparaissent de toute vidence
quivalentes.
4
Supports / Surfaces (1968-1978)
d'aprs la chronologie tablie pour le catalogue par Didier Semin et Kathy Toma
[Prambule]
Une chronologie fixe par ncessit, surtout s'agissant d'un mouvement rcent, un cadre parfaitement
arbitraire son objet. L'histoire de Supports/Surfaces n'est proprement parler pas termine
; les artistes qui ont
particip l'aventure (si l'on excepte malheureusement Marc Devade, dcd prmaturment en 1983) sont actifs,
certains dans la continuit formelle de leur travail des annes 70, d'autres en rupture
. Si l'on considre l'ensemble
des mouvements artistiques des annes 60 et 70, Supports/Surfaces prsente la particularit de ne pas avoir eu de
fdrateur attitr.
Avant 1 968
L'histoire de Supports/Surfaces ne dbute pas avec l'invention du label par Vincent Biouls en
1970
. Que l'on considre, comme Bernard Ceysson pour sa grande exposition bilan de 1991 au Muse
d'Art moderne de Saint-tienne, la stricte liste de tous ceux qui
une fois au moins
ont t invits dans les
cinq expositions du groupe (Arnal, Biouls, Cane, Devade, Dezeuze, Dolla, Grand, Pags, Pincemin,
Saytour, Valensi, Viallat)
ou qu'on largisse la perspective un mouvement plus large, comme l'a fait
Marie-Hlne Grinfeder pour son livre
Les Annes Supports Surfaces 1965-1990, et comme le fait cette
exposition de la collection du Centre Georges Pompidou au Jeu de Paume, en incluant
Buraglio,
Jaccard, Meurice et Rouan, ce courant artistique s'est form ds le dbut des annes 60.
Ses principaux acteurs se sont rencontrs soit l'cole des Beaux-Arts de Montpellier o
enseignait Georges Dezeuze, le pre de Daniel Dezeuze,
et que frquentrent Biouls, Grand, Rouan,
Viallat et Buraglio , soit l'cole des Beaux-Arts de Paris o Buraglio fit la connaissance de
Dezeuze, en 1963, et o se tissrent nombre de liens dans l'atelier de Roger Chastel (Parmentier, Buren,
Kermarrec, Ristori, Laskine, Amor, Mahou, Prosi, Bodek, Rouan, Viallat, Biouls, Buraglio) , soit
encore, et peut-tre surtout, Nice, qui est alors un foyer artistique de premire importance : Viallat y
est arriv en 1966, Pags y vivait depuis 1964, Grand les rejoindra en 1969 . Cane avait galement tudi
Nice avant de rejoindre Paris.
Mme si les mouvements qui dominent la scne artistique franaise ce moment-l sont
essentiellement le Nouveau Ralisme et la Figuration narrative, de nombreux artistes s'attachent
relancer une problmatique de la peinture abstraite
dans un esprit voisin de celui de Sam Francis,
Jean Degottex et surtout Simon Hanta, dont l'influence sur les jeunes abstraits est considrable.
L'abstraction, telle qu'elle est alors dfendue par l'cole de Paris, ne rpond pas leurs attentes, et leur
curiosit se tourne plutt vers l'expressionnisme abstrait amricain que Marcelin Pleynet, qui a
enseign aux tats-Unis, sera l'un des premiers analyser en France ; le rle de Sam Francis ou de
James Bishop, Amricains lis Paris, en sera d'autant plus grand.
5
Cette tendance ira bien au-del des futurs membres de Supports/Surfaces. Des artistes, que la
suite des vnements conduira dans des voies bien distinctes, mnent alors des recherches parallles.
Le principe de rptition d'un mme motif, pos par Viallat en 1966, est galement explor par Buren,
Mosset, Parmentier et Toroni, par Cane avec ses
Tampons en 1967-1968, ainsi que par Valensi
ou Dolla.
Pour sa part, Rouan commence, en 1965, ses tressages de toile peinte. Ce climat de libert vis--vis
des techniques ouvre trs tt aux exprimentations personnelles, inspires ou non par des soucis
thoriques : "J'ai commenc mes premires toiles non tendues sur un
chssis pour des raisons
pratiques.
Nice, il m'tait difficile d'emmagasiner des toiles dans un trop petit logement : les toiles plies, cette
difficult s'envolait. . . De ces raisons pratiques va natre une nouvelle technique"
(Viallat).
Des expositions runissent ds 1966 ces artistes dont les proccupations formelles se
rejoignent : la plus significative est sans nul doute "Impact r, organise par Claude Viallat et Jacques
Lepage au Muse d'Art moderne de Cret, qui inclut aussi bien Biouls, Buraglio, Rouan et Viallat que
Buren, Parmentier et Toroni, Ben et Arman
. II n'est pas indiffrent que cet vnement, qui annonce la
teneur du dbat artistique en France pour les quinze annes venir, ait lieu Cret
; la revendication
d'une autonomie des rgions par rapport la capitale sera un lment dterminant pour l'histoire de
Supports/Surfaces.
Mentionnons galement le "V
e
Festival d'arts plastiques de la Cte d'Azur" ,
dans le cadre duquel
s'insrent, Antibes, "Perspectives nouvelles" (1967-68), qui runit parmi d'autres artistes, Biouls,
Buraglio, Dezeuze, Pags et Rouan, et Nice, le fameux Hall des remises en question de Ben qui inclut
Cane, Dolla, Saytour et Viallat.
Paris, en 1966, chez Jean Fournier, l'exposition "Triptyque" regroupe Buraglio et Meurice,
Buren, Parmentier, Tpies, Hanta et Sam Francis
. La
Ve Biennale de Paris, en 1967, montre Ben, Buren,
Grand, Mosset, Parmentier, Rouan, Saytour, Toroni.
1967 voit aussi l'mergence d'un art radicalement "engag" . Sous l'influence de Louis
Althusser, un certain nombre d'intellectuels marxistes vont rallier la cause de la Chine populaire contre
celle de l'URSS, notamment au sein de l'UJCML (Union des Jeunesses communistes marxistes-
lninistes) Rouan est de ceux-l . L'opposition la guerre du Vitnam mobilise le monde artistique : le
"XVllle
Salon de la Jeune Peinture" demande aux peintres de dposer une oeuvre vendue au profit du
peuple vitnamien ("Vitnam, un dessin pour leur combat")
. l'ARC (rcemment cre au Muse d'Art
moderne de la Ville de Paris), se tient l'exposition "Le monde en question ou 26peintres de la
contestation". Cette forte implication politique, effet d'une poque, mme si elle ne sera pas (loin s'en
faut) le fait de tous les artistes qui gravitent autour de Supports/Surfaces, marquera aussi l'identit du
mouvement, tout comme les partis pris de Tel quel, revue fonde en 1960, dont Marcelin Pleynet est l'un
des principaux collaborateurs, et dont l'influence sur la revue Peinture, cahiers thoriques, dite par
Cane, Devade, Dezeuze et Biouls partir de 1971, sera absolument dterminante.
Signalons encore, parmi les vnements de 1967 qui dessinent le contexte o Supports/Surfaces va se
dvelopper : la parution en franais du
Petit Livre rouge de Mao Ts Toung, La Chinoise de Jean-Luc
Godard, Tombeau pour 500 000 soldats de Pierre Guyotat, et La Socit du spectacle de Guy Debord.
6
1968 va cristalliser les questionnements des artistes comme ceux de la socit dans son ensemble.
L'articulation des proccupations formelles avec une pratique politique, que celle-ci s'oriente vers le
marxisme ou vers une revendication plutt rgionaliste et anti-jacobine, et l'esprit de groupe qui
caractrisera l'histoire de la mouvance Supports/Surfaces ne se comprendraient pas sans les
vnements de mai 68 .
1 9 6 8
Le contexte
L'histoire s'acclre, surprenant tous les analystes politiques
: cration du Mouvement du 22 mars ;
agitation tudiante dans les cits universitaires
; incidents Nanterre
; meutes au Quartier latin, puis
grve gnrale dans tout le pays, en mai
; vacuation de l'Odon, de la Sorbonne et de l'cole des
Beaux-Arts, en juin.
1 968 est aussi l'anne de la cration du CNAC (Centre national d'Art contemporain), Paris
; de la
fondation des
Chroniques de l'Art vivant
(cette publication sera l'un des principaux organes de la presse
artistique dans la priode qui nous occupe)
; de la dissolution du GRAV (Groupe de Recherches d'Art
visuel) ; de l'exposition "L'Art du rel USA
1 958-1 968" au Grand Palais, Paris
. Marcel Duchamp disparat
le 2 octobre.
Les artistes
Montpellier, fondation du groupe ABC Productions Jean Azmard, Tjeerd Alkma, Vincent Biouls et
Alain Clment . "Nous
n'avions que fort peu de bases
thoriques communes ; ce qui nous
intressait tait
en fait purement tactique
: o, comment montrer notre travail (Biouls).
" Nice, nous rappelle Ben,
Saytour
enseigne le dessin l'cole municipale de Dessin et cre
ses toiles
plies [. .
. ] il expose la Jeune Peinture de Nice, des plis amidonns
. Des runions ont lieu dans
l'appartement commun de
Dolla, Maccaferri et Miguel
; c'est l'occasion d'changes
de vues et de
discussions sur la pratique picturale (.
. . J. Pags cre ses
premiers assemblages qu'il expose Coaraze . "
Paris, Toni Grand participe au "XX
e Salon de la Jeune Sculpture".
Les vnements de mai bouleversent le quotidien de chacun
: beaucoup d'artistes s'engageront dans la
contestation,
parfois jusqu' rompre totalement avec le monde de l'art, comme en tmoigne l'exprience
de Buraglio, qui choisit de travailler en usine.
Les expositions
Janvier
->"Jeune Peinture",
La Gerbe, Montpellier (Arnal, Azemard,
Biouls, Clment, Dezeuze,
Kaplan, Pacaud,
Vermeille, Viallat).
7
Mars
>"Nouvelles tendances de l'cole de Nice",
Guinochet, Lyon (participation de
Dolla, Saytour, Viallat).
-*"Claude Viallat",
Galerie Jean Fournier, Paris.
Mai
Manifestations tudiantes Paris
. Le 7 mai, Louis Cane organise un
"Atelier populaire"
l'cole des Arts
dcoratifs
; le 8 mai, tirage des premires affiches contestataires l'cole des Beaux-Arts
. Grve
gnrale le 13 mai
; meutes au Quartier latin
; occupation des Beaux-Arts le 14 mai (Buraglio y
participe), puis de l'Odon
. Le 16 mai, est placarde l'entre des ateliers de l'cole l'affiche "Atelier
populaire oui, Atelier bourgeois non"
. 24 marchands de tableaux se joignent aux artistes engags dans
l'action
. On va tenter de dplacer l'art dans la rue, l'usine
. ..
De mme, en province les artistes font l'exprience de lieux d'exposition inhabituels
: "Quelque chose",
exposition sur la plage, face au Palais des Festivals, Cannes (Alocco, Chubac,
Saytour, Viallat).
Buraglio
va cesser de peindre et s'tablir
formule alors en usage pour parler des intellectuels qui
choisissaient le travail en usine dans une imprimerie
. II ne reprendra son travail d'artiste qu'en 1974.
Juillet
-*"Interfrences europennes Le pome-objet",
Muse d'Art moderne de Cret
. Organise par Georges Badin.
Aot
-*Claude Viallat,
"chantillons pour un mur",
Muse d'Art moderne de Cret.

"Oltre l'avanguardia", Anfo, Italie (Alocco, Chubac,


Dolla, Pags, Saytour, Viallat).
Octobre
>"Un paese + l'avanguardia",
Novarre, Italie (Alocco, Chubac,
Dolla, Pags, Saytour, Viallat).
-*"Jeunes de l'cole de Nice",
Salon d'Automne, Lyon
(Doha, Saytour, Viallat).
1 9 6 9
Le contexte
1969, l'anne de Woodstock et du premier homme sur la Lune, est marque en France par la dmission
du gnral de Gaulle, suivie de l'lection de Georges Pompidou.
Dans le monde de l'art, la contestation ne dsarme pas
: lors de la pose de la premire pierre du Muse
Chagall Nice, Andr Malraux est asperg de peinture ; le "XXe
Salon de la Jeune Peinture" choisit pour
thme "Police et Culture" ; la "Vle
Biennale de Paris"
suscite des manifestations spectaculaires.
8
La rtrospective "Mondrian
" ,
organise l'Orangerie, Paris, est salue.
L'exposition "Quand
les attitudes deviennent forme
" ,
organise par Harald Szeemann, la Kunsthalle de
Berne aura une influence dterminante sur les dcennies venir
. Elle ne prsente paradoxalement aucun
des futurs membres de Supports/Surfaces, qui auraient cependant pu revendiquer l'intitul de l'exposition
comme un lment de leur programme.
Trois parutions dterminantes pour ce qui sera la thorie de Supports/Surfaces
: "La Dissmination", in
Critique,
de Jacques Derrida ; Semeiotike
: recherches pour une smanalyse
de Julia Kristeva ; et
Scnographie d'un tableau
de Jean Louis Schefer.
Les artistes
1969 voit se
multiplier les expositions de groupe
qui rassemblent, dans des configurations diverses, les
futurs protagonistes de Supports/Surfaces
. C'est aussi l'anne de la
fameuse exposition de Coaraze,
dont Dezeuze
souligne qu'elle tmoigne d'une volont d'chapper aux lieux culturels traditionnels
: "L'on
peut assister ces
temps-ci une volont plus ou moins confuse de la part de la peinture dite d'avant-
garde de dserter (au
sens propre du terne pour
certains,
puisque c'est dans les dserts qu'ils
dveloppent leurs travaux) les rseaux culturels traditionnels, ou
alors
de les contester radicalement."
Coaraze, 1969
Bemard Pags
Toni Grand vient vivre Nice
. "Je ne me suis li
avec Saytour, Valensi et Pags que lorsque j'ai t
amen vivre Nice . Viallat en tait
dj parti. Cette
rencontre a t fructueuse . J'avais alors
abandonn
l'atelier pour l'enseignement
. La perspective du mtier de sculpteur me paraissait alors
bien
ferme. J'ai eu avec Saytour, Valensi,
des discussions thoriques qui m'ont permis de formuler tout ce
qui tait l'origine de cette
dsaffection pour le travail en atelier
. Mais je n'ai pas particip au travail
thorique fondamental
. Lorsque je les ai rencontrs, l'argumentation thorique existait, comme les
objets
qui correspondaient
. "
9
Les expositions
Janvier
-"Salle rouge pour le Vitnam",
ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris (participation : Cane, Buraglio).
Fvrier
-"Intervention",
Circolo La Fede, Rome.
Cette exposition collective qui devait rassembler Alocco, Dolla, Saytour, Viallat, n'a
pas eu lieu, mais, d'un commun accord, les artistes dcident d'en maintenir la
mention dans leur chronologie.
- "Louis Cane", Galerie Claude Givaudan, Paris.
-pExposition au Centro La Comune, Brescia, Italie
(Pags, Valensi).
Avril
-*"Alocco, Dezeuze, Dolla, Pags, Pincemin, Saytour, Viallat - Peinture,
sculpture, architecture", cole
spciale d'Architecture, Paris . Organise par Pincemin et
Viallat ; Buraglio refuse d'y participer.
Mai
-*"Environs I - Origine de Nice", Biblio
. municipale, Tours (participants : Dolla, Pags, Saytour, Viallat).
->"Salon de Mai',
Muse d'Art moderne de la Ville de Paris (participation de
Pags, Saytour, Viallat).
-"Salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui",
Grand Palais, Paris (participation de Dolla).
Juin
-"La Peinture en question", Muse des Beaux-Arts, Le Havre
(Cane, Dezeuze, Saytour, Viallat).
Juillet
- "Coaraze 69", Coaraze.
Cette exposition en plein air, l'initiative du pote Jacques Lepage, inaugure une
srie de manifestations dans des sites naturels qui seront dcisives dans l'histoire
de Supports/Surfaces. Y participent Dezeuze, Pags, Saytour, Viallat et Valensi,
qui,
la demande de Saytour, ralise le film de l'exposition.
-a ABC Productions, square de Palavas, Montpellier : exposition en plein air (participation de Biouls).
Octobre
* "Vle Biennale de Paris" (participation de Dezeuze et Viallat).
->"Ire Biennale internationale Art et Rvolution ", Cit universitaire, Paris (participation de Buraglio).
10
Novembre
-*"Sigma V : l'cole de Nice",
Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux (Alocco, Arman, Ben, Cane, Chubac, Dietman,
D o I1 a ,
Fahri, Flexner, Paul-Armand Gette, Pierre Ishi, Malaval, Serge Oldenbourg,
Pags, Pinoncelli,
Saytour, Tobas, Bernar Venet, Viallat)
.
1970
Le contexte
L'agitation conscutive Mai 68 persiste en France
: les mouvements maostes connaissent mme une
certaine audience
; la loi dite "anticasseurs" est promulgue
. Le gnral de Gaulle meurt le 9 novembre.
La rtrospective "Matisse"
au Grand Palais, Paris, est dterminante pour les artistes de
Supports/Surfaces
. L'exposition des travaux rcents de Picasso au Palais des Papes d'Avignon rencontre
un accueil mitig.
Le
"Festival du Nouveau Ralisme", Milan, scelle la fin de la priode active du mouvement.
Premire Foire de Ble
; parution du premier numro de VH 101, revue d'art.
Mark Rothko se suicide le 25 fvrier
; Barnett Newman dcde le 4 juillet.
Les artistes
Dezeuze, Saytour, Valensi et Viallat
qui ont dj souvent t prsents ensemble durant l't 69, vont
exposer l'ARC Paris en septembre, rejoints par
Devade (que Dezeuze a rencontr Paris) et
Biouls.
En prvision de cette exposition, Biouls
propose, au mois d'aot, l'intitul "Supports/Sutfaces".
C'est donc bien de 1970 que date la dnomination, dont l'incontestable succs tient peut-tre ce que,
dans son apparente bizarrerie, elle rsume assez bien le formalisme abstrait qui est le
programme des
artistes :
pas d'image, pas de narration, qute d'une essence de la peinture dans ses constituants
matriels premiers la toile, le chssis, la couleur qui deviennent ds lors objets de recherche et non
plus moyens au service d'un autre projet.
Par ailleurs, l'ide de groupe est dans l'air du temps
: ABC Productions intensifie son action et d'autres
regroupements militants apparaissent
: CAPA Bordeaux, Solstice Vierzon, le Groupe 37 Tours,
Intervention et le Groupe 70 Nice.
Les expositions
Fvrier
--*"De l'unit la dtrioration",
Galerie Ben doute de tout, Nice (Alocco, Buren, Charvolen, Dezeuze, Dolla,
Mosset, Osti, Parmentier, Pincemin, Saytour, Toroni, Viallat).
Mars
11
>"L'action potique",
foyer du Thtre, Perpignan (groupe ABC Productions).
-"Dezeuze, Pags, Saytour, Valensi, Viallat",
Foyer international d'Accueil de la Ville de Paris.
-"Environs 11Aux arts citoyens",
Bibliothque municipale, Tours (participation de
Dezeuze).
Avril
-"Marc
Devade", Galerie du Haut-Pav, Paris.
Mai
-* ABC Productions prsente
"100 Artistes dans la ville",
Muse du Travail, Montpellier. (Anderson, Arnal,
Biouls, Cane, Devade, Dezeuze, Dolla, Pags, Pincemin, Rouan, Saytour, Valensi, Viallat).
-*"Salon de Mai" et
"Ralits nouvelles ",
Paris (participation de
Rouan).
-*"Rencontres",
Limoges.
(Arnal, Biouls, Cane, Devade, Dezeuze, Dolla, Pags, Pincemin, Saytour,
Valensi, Viallat).
-- Dolla
intervient dans la nature, la cime de l'Authion, arrire pays niois
. Il baptise
Restructuration les
oprations qu'il ritrera plusieurs fois dans l'anne
: il peut s'agir de cercles de couleur tracs dans la neige ou
de disques de carton disperss au sol
.
1970, Nol Dolla, Restructuration n 4
Montpellier, mai 1970
100 artistes dans la ville
Juin
Au cours de l't, Dezeuze, Pags, Saytour, Valensi
et Viallat, installent leurs oeuvres en plein air dans
divers sites du Midi de la France
: nationale 204, 13,5 km partir de Nice
; parc de Vaugrenier ; lit du
Paillon au Pont de Peille
; fond de la baie de Villefranche-sur-Mer
; pr de Levens (Alpes-maritimes) ;
12
carrire Aubais (Gard)
; plage de Maguelonne, prs de Palavas (Hrault)
; crique de la Tencade,
Banyuls-sur-Mer
; village de Cret
; usine au Soulou (Pyrnes-orientales)
. Il subsiste de ces actions une
trace photographique, qui sera dite l'anne suivante par Jean Fournier sous le titre t 70.
Juillet
- *Coaraze.
>"ABC Productions Vision 70",
Palais des Congrs, Perpignan (participation de
Biouls, Pags, Viallat).
Aot
-+"Projet pour une plage",
non ral .
(Biouls, Cane, Dezeuze, Dolla, Pags, Saytour, Valensi, Viallat).
Septembre
>"Support-Surface", ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris.
Un ensemble de textes de Biouls,
Dezeuze, Devade, Saytour, Valensi et Viallat,
runis sous une pochette verte, constitue le catalogue de l'exposition
. La couverture
de ce catalogue comporte, outre le sigle de l'ARC, la mention "Support-Surface" au
singulier
. Dans l'esprit des artistes, les deux mots sont au pluriel et, dans le cours
d'un texte, spars par une barre oblique
. Dans les publications ultrieures des
artistes, cette formule sera en gnral respecte.
Devade et Biouls
participent la manifestation en qualit
d'invits . Cane en est
absent . Un tract sign
Cane, Devade et Dezeuze
rpertori sous le nom de "tract
vert", est distribu dans l'exposition
. II proclame
: "L'exposition prsente ici ne
constitue pas un groupe cohrent"
; et inaugure une srie de scandales et
d'interventions protestataires qui marqueront la priode.
Septembre 1970, Arc, Muse d'art moderne
de la ville de Paris, Support / Surface
13
1
9 7 1
Le contexte
La nature de la contestation politique volue sous l'influence notamment des mouvements cologiste et
fministe
. Manifestations en faveur du droit l'avortement.
Le dcrochage des oeuvres de Buren et de Hans Haacke au Solomon R
. Guggenheim Museum de
New York tmoignent des relations conflictuelles entre artistes et institutions
; le projet des architectes
Piano et Rogers, slectionn par un jury international pour le futur Centre Georges Pompidou, est trs
controvers.
Fondation de la revue arTitudes.
Les artistes
1 971 reprsente l'acm du mouvement,
avec deux grandes expositions ( la Cit universitaire Paris et
au Thtre municipal de Nice), en mme temps que l'anne de son clatement
: Viallat reprendra son
indpendance en mai, suivi de
Dolla, Grand, Saytour et Valensi en juin.
Une association loi 1 901 Supports/Surfaces est enregistre au
Journal officiel, le 5 aot 1 971 , avec les
acteurs restants (elle n'a jamais t dissoute).
Cane, Devade, Dezeuze et Biouls lancent Peinture, cahiers thoriques,
revue qui apparat sur le plan
thorique comme une manation de Tel quel
dans le champ des arts plastiques et qui se fera l'cho des
polmiques autour du groupe.
Les expositions
Fvrier
> Nice, Dolla
dispose des flotteurs de lige sur la rivire La Tine.
-"Claude Viallat", Galerie Jean Fournier, Paris.
Mars
-->"Louis Cane", Galerie Daniel Templon, Paris.
Lors de l'inauguration, Louis Cane
distribue un tract intitul "L'art conceptuel se
meurt tout seul, nous n'avons pas besoin de son cadavre", qui met en cause l'art
conceptuel galement dfendu par Templon. Le lendemain, ce dernier dcide de
dcrocher l'exposition.
Avril
>"Louis Cane",
Galerie Franoise Lambert, Milan.
>"Travaux de l't 70", Galerie Jean Fournier, Paris .
(Dezeuze, Saytour, Valensi, Viallat)
14
-*Supports/Surfaces "Art et Prospective",
Thtre de la Cit internationale, Paris
(Biouls,
Devade, Dezeuze, Saytour, Valensi, Viallat
; titre d'invits : Arnal, Cane, Dolla, Pincemin).
Avril 1971, Galerie Jean Fournier
Accrochage des travaux de l't 70
Avril 1971, Thtre de la Cit Universitaire, Paris
Supports / Surfaces
Mai
C'est sur fond de polmiques pendant l'exposition de la Cit universitaire que Claude Viallat
dmissionne du groupepar une lettre en date du 3 mai.
>"Daniel Dezeuze", Galerie Yvon Lambert, Paris.
Juin
Patrick Saytour et Andr
Valensi diffusent un texte prcisant leur position l'gard du groupe.
La Villa Mdicis Rome accorde Rouan
une bourse de sjour de deux ans.
-"Louis Cane", Galerie Yvon Lambert, Paris.
-* "Supports/Surfaces",
Thtre municipal, Nice (Arnal, Biouls, Cane, Devade, Dezeuze,
Dolla, Grand, Saytour, Valensi, Viallat).
La scission du groupe se traduit dans l'espace de l'exposition
: Arnal, Biouls,
Cane, Devade et Dezeuze exposent dans le foyer du thtre ; Dolla, Grand,
Saytour, Valensi et Viallat exposent dans la salle et sur la scne. Pincemin, invit,
n'envoie pas ses oeuvres, mais ralise nanmoins l'affiche
. Une lettre de scission
signe de Dolla, Grand, Saytour, Valensi et Viallat (date du 14 juin 1971) est
diffuse sous forme de tract, tout comme la rponse : signe Arnal, Biouls, Cane,
Devade et Dezeuze (date du 15 juin 1971).
"Peintures et objets, Paris 1971", Muse Galliera, Paris (participants : Rouan, Saytour, Valensi, Viallat).
15
Juillet
-->"Claude Viallat", Elne, exposition en plein air sur les remparts de la ville.
-+"Salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui", Grand Palais, Paris (participation de Dolla).
Aot
Dpt la Prfecture de l'Hrault des statuts de l'association "Supports/Surfaces".
-"Grand, Saytour, Viallat", interventions en plein air, Camargue.
-*"Saytour, Viallat",
interventions en plein air, Saint-Jean-du-Gard.
Septembre
-4
La "V11e Biennale de Paris"
(Parc floral de Vincennes) est divise en sections.
Seules des uvres de Dolla et de Viallat sont prsentes dans la manifestation.
Pags et Valensi, qui figurent au catalogue, ne prendront pas part l'exposition.
"Supports/Surfaces" choisira de n'tre prsent qu' travers la mention :
"Supports/Surfaces ; Peinture, cahiers thoriques" peinte sur une cimaise avec la
liste des membres du groupe et par la vente du livre de Maria Antonietta Macciocchi,
De la Chine. Lors du vernissage a lieu la distribution d'un nouveau "tract vert".
Octobre
> Claude Viallat
expose en plein air dans un bois prs de Limoges.
-a
Franois Rouan, "Sept toiles tresses, 1969-71 ", Galerie Lucien Durand, Paris.
1971, Thtre de Nice, Supports / Surfaces
16
1 9 7 2
Le contexte
L'anne est marque par les vnements lis la mort du militant maoste Pierre Overney, abattu par un
vigile devant les usines Renault-Billancourt et dont les obsques seront suivies par 200 000 personnes.
Manifestations du FAP (Front des Artistes plasticiens, cr l'anne prcdente) et de la "Jeune Peinture"
aux cts d'une dlgation compose de membres du Comit Pierre Overney.
La Fdration de la gauche dmocratique et socialiste et le Parti communiste laborent le Programme
commun.
La Documenta V
est organise par Harald Szeemann, Kassel, o une section est consacre au thme
des "Mythologies individuelles".
Le Muse d'Art moderne de la Ville de Paris prsente une exposition "Mark Rothko", et le CNAC organise
une rtrospective "Barnett Newman" au Grand Palais, Paris
. C'est pourtant l'hyperralisme que la mode
consacre.
La revue Art
Press sort son premier numro en dcembre 1 972 et s'impose trs vite, aux cts de
Chroniques de l'Art vivant,
dans le paysage de la presse artistique franaise. Elle soutient largement les
artistes de Supports/Surfaces et, par ailleurs, sa parution rgulire, son ouverture et son caractre moins
dlibrment militant lui assure une diffusion beaucoup plus large que celle de
Peinture, cahiers
thoriques.
Gilles Deleuze et Flix Guattari publient L'Anti-CEdipe
(Paris, Les ditions de Minuit).
Les artistes
Deux expositions ont encore lieu sous le label Supports/Surfaces : Strasbourg, la librairie
"Les ides et les arts" (avec
Biouls, Cane, Devade, Dezeuze), et Montpellier (avec Arnal, Biouls,
Dezeuze, Pincemin).
Biouls et Dezeuze
reprennent leur indpendance en juin . Ce qui de Supports/Surfaces a pu ressembler
un groupe constitu a vcu mais n'importe quel regard srieux sur l'histoire de l'art montre que les
groupes constitus qu'aiment tant les historiens sont souvent des reconstructions
a posteriori.
Cependant, le nom et les oeuvres sont promis un bel avenir.
L'exposition "Douze Ans d'art contemporain en France",
voulue par Georges Pompidou et organise au
Grand Palais, va beaucoup accaparer les esprits et dchaner les polmiques.
Persistance, en 1 972-1 973, de nombreuses expositions de rue La Rochelle, Perpignan, Saint-tienne,
Toulouse, Montauban, Aix-en-Provence.
Les expositions
Janvier
Dbut de la polmique dclenche par le projet d'exposition
"Douze Ans d'art contemporain en France" .
17
Arnal, Biouls, Cane, Devade, Dezeuze
et Pincemin
signent, sous forme de tract, une lettre "Monsieur
Franois Mathey, commissaire gnral pour 'La Cration artistique en France, 1960-1972'"
; ils y
manifestent leur opposition l'exposition et leur refus d'exposer.
Mars
-*"Vincent Biouls, Louis Cane,
Marc Devade, Daniel Dezeuze",
Galerie Franoise Lambert, Milan.
Avril
-4 "Supports/Surfaces - Peinture,

cahiers thoriques",
Librairie "Les ides et les arts",
Strasbourg
(Biouls, Cane, Devade, Dezeuze).
-> "Supports/Surfaces",
Centre Lacordaire, Chapelle des Dominicains,
Montpellier
(Arnal,
Biouls, Dezeuze, Pincemin).
Mai
-4"70 peintres l'ENSEEIHT', Toulouse (participation de
Dezeuze, Dolla, Viallat, Jaccard,
Anne et Patrick
Poirier, Boltanski, Ben
. . .).
-> Christian Jaccard, "Figurologie",
Muse de l'Athne, Genve.
- Christian
Jaccard, "Entrelacs, outils, empreintes sur toiles contreplies
",
Institute of Contemporary Art,
Londres.
-*"Textruction",
Centre national d'Art dramatique, Nice.
->"60-72, Douze Ans d'art contemporain en France",
Galeries nationales du Grand Palais, Paris.
Dolla et Viallat
participent ce que l'on appelle alors l'"exposition Pompidou" de
mme que Jaccard
et Rouan.
Catalogue avec une introduction de Jean Clair :
"Nouvelles Tendances depuis 1963" o une section est consacre au "Support
" .
Supports/Surfaces dite un tract intitul
: "L'exposition Pompidou : encore, toujours,
partout la lutte des classes"
. L'intervention, pour des motifs qui demeurent obscurs,
d'importantes forces de police la porte du Grand Palais, le jour du vernissage,
provoque de violentes chauffoures
. Le groupe des Malassis, qui participait
l'exposition, dcroche ses toiles et les emporte en les brandissant dans la rue.
Juin
-->"Louis Cane", Galerie Yvon Lambert, Paris.
->"Marc
Devade", Galerie Daniel Templon, Paris.
Vincent Biouls dmissionne
du groupe Supports/Surfaces et de
Peinture, cahiers thoriques, puis
le 22
juin, c'est Daniel
Dezeuze qui quitte le groupe
et la revue dont il avait t l'un des fondateurs.
Juillet
-* Durant l't, Claude
Viallat
et certains membres du Groupe 70 exposent des objets sur une plage d'Argels.
18
-*"Jardin d'explosition",
exposition de plein air, Saint-Paul-de-Vence (participation de
Dolla, Viallat).
->"Nol
Doua",
Galerie Alexandre de La Salle, Saint-Paul-de-Vence.
-

>"Impact Ir',
Muse d'Art moderne de Cret
(Dolla, Groupe 70,
Jaccard, Meurice,
Bertholin, Fischer,
Messager).
Aot
- "Interventions au Qubec"
(participation de
Dolla, Valensi).
Septembre
-"20 peintres et le Groupe Textruction",
salle des sports, Etrechy (avec la participation de
Viallat, Jaccard,
Dolla. . .).
-*"Arnal -Pincemin", Galerie Rencontres,
Paris.
Octobre
Dezeuze arrive Nice pour y enseigner.
-
4"Arnal -Pincemin",
Galerie Schmitt, Paris.
-*"Amsterdam Paris Dsseldorf',
exposition itinrante aux tats-Unis
: New York, Solomon R
. Guggenheim ;
Dallas
; Passadena ; St. Louis
; Los Angeles
. Pour la section franaise : Ben, Boltanski, Kermarrec,
Le Gac, Raynaud, Sanejouand, Titus-Carmel, Viallat.
Cette "ouverture timide mais relle" l'avant-garde europenne est signale par
Art
Press
et par Chroniques de l'Art vivant.
-3"Aspects de l'avant-garde en France",
Thtre de Nice (pour Nice
: Alocco, Ben, Filliou, Raysse, Venet, Viallat).
Novembre
-r"9 peintres et le groupe Textruction",
cole spciale d'Architecture, Paris (participation de
Jaccard, Meurice).
Paris, 1972, 60-72, Douze ans d'art contemporain en France , salle Dolla-Viallat
19
1
9 7 3
Le contexte
La France connat en 1 973 les derniers grands soubresauts conscutifs Mai 68 : gigantesques
manifestations de soutien aux ouvriers de Lip Besanon, occupation du plateau du Larzac par les
militants antimilitaristes, cration du quotidien Libration.
Les accords de Paris mettent fin la guerre du Vitnam.
La crise ptrolire bouleverse la conjoncture conomique du monde occidental.
Picasso disparat le 8 avril.
Les artistes
Aprs le dpart de Biouls et Dezeuze en 1 972, c'est
Pincemin qui en 1 973 se spare du groupe, ds
lors assimil la mouvance
Peinture, cahiers thoriques.
L'anne 1 973 est marque par les grandes
encres colores de Devade, les Sol-Mur de Cane
et les Croix de Dolla qui rencontrent un vif intrt.
Les expositions
Janvier
-*"Louis Cane", Galerie Daniel Templon, Paris.
Fvrier
-*"Claude Viallat", Galerie Jean Fournier, Paris.
-"Rouan, dessins",
Galerie Lucien Durand, Paris.
Mars
->"Louis Cane - Marc Devade", Institute of Contemporary Art, Londres.
-*"Ralit-Ralits" ,
Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne (Bertholin, Cane, Bechtle, Cottingham, Don Eddy,
Salt, Staiger, Flavin, Judd, LeWitt, Stella, Boltanski, Le Gac, Messager, Meurice, Viallat).
Avril
->"Rencontres internationales d'Art contemporain",
La Rochelle (avec la participation de Dolla et Viallat).
->"Festival occitan", Montauban (Jaccard :
"Session intervention phmre").
-"Louis Cane", Galleria del Milione, Milan.
-*"Louis Cane, lavori e disegni preparatori", Galerie Daniel Templon, Milan.
Mai
-"Franois Rouan", Villa Mdicis, Rome.
-"Regarder Ailleurs",
Palais de La Bourse, Bordeaux (Jean Otth, Gina Pane, Grard Titus-Carmel, Claude Viallat).
20
Aot
->"Signal - Grasse 73",
Maison des Jeunes et de la Culture, Grasse (Alocco, Bertholin, Cadere, Fischer,
Jaccard,
Viallat, Groupe 70
. . . ; Dolla intervient en plein air).
-*"Andr Valensi", Galerie La Fentre, Nice.
->"Xe Biennale de Sao Paulo",
Brsil (participation d'Arnal,
Jaccard. . .).
Septembre
->"Ville Biennale de Paris"
(participation de Arnal (section
audiovisuelle), Cane, Jaccard, Meurice, Rouan . . .)
La Biennale sera l'origine de l'exposition
"Nouvelle Peinture en France - Pratiques /
Thories", qui ouvrira l'anne suivante au Muse
d'Art et d'Industrie Saint-tienne
et qui peut apparatre comme leur dernire manifestation collective.
-->"Arnal", Galerie Rencontres, Paris.
- >"La riflessione sulla pittura - 7a Rassegna Internazionale d'Arte",
Acireale, Italie (participation de
Cane,
Devade, Viallat).
Octobre
Jean-Pierre Pincemin dmissionne du groupe Supports/Surfaces, le 8 octobre.
- >"Daniel Dezeuze " ,
Galerie Yvon Lambert, Paris.
-*"Claude Viallat", Galerie Daniel Templon, Milan.
Novembre
- 4 Exposition, Galerie AARP, Paris (participation de
Biouls, Dolla, Jaccard, Pincemin).
->"Louis Cane",
Lia Rumma Studio d'Arte, Rome.
Dcembre
->"Nol Dolla,
travaux rcents", Galerie Malabar et Cungonde, Nice.
-*"Marc Devade",
Galerie Daniel Templon, Milan.
-*"Marc Devade", Institute of Contemporary Art, Londres.
>"Jean-Michel Meurice ", CNAC, Paris.
->"Andr Valensi",
Galerie Daniel Templon, Paris .
21
1 9 7
4
Le contexte
Aprs la mort de Georges Pompidou, Valry Giscard d'Estaing est lu prsident
. L'ge de la majorit est
abaiss 1 8 ans
; le parlement vote la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse.
L'OIP (Organisation Ides Promotion) organise le "l er
Salon international d'Art contemporain" dans
l'ancienne gare de la Bastille, Paris
. Cette manifestation deviendra la FIAC (Foire internationale d'Art
contemporain) en 1 975 et s'installera au Grand Palais.
La Collection Ludwig est expose l'ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris.
Le CNAC expose "Hyperralisme amricain - Ralistes europens
", Paris.
Les artistes
L'exposition itinrante
"Nouvelle Peinture en France - Pratiques / Thories"
conue par le Muse d'Art et
d'Industrie Saint-tienne reprend, sur fond de polmiques, un certain nombre des artistes qui ont
expos dans les manifestations de Supports/Surfaces.
Les expositions de groupe autour de cette tendance subsistent, mais tendent de plus en plus faire
place des expositions monographiques.
Les expositions
Janvier
-*"Daniel Dezeuze", Galerie ditions Delta, Bruxelles.
-* Trois accrochages successifs la Maison de la Culture de Rennes
: "Cane, Devade", "Arnal, Boutibonnes",
"Dezeuze, Viallat, Saytour " .
Fvrier
-*"Dolla, Isnard, Viallat", Galleria La Bertesca, Gnes.
-*"Christian Jaccard', Galerie Lucien Durand, Paris.
->"Marc Devade", Galerie Daniel Templon, Paris.
Mars
->"Faucher, Hantai
; Rouan, Viallat", Pierre Matisse Gallery, New York.
--"Louis Cane", Galerie Rudolf Zwimer, Cologne.
->"Claude Viallat",
Galerie Delta, Bruxelles.
->"Peinture",
Galerie Delta, Galerie MTL, Bruxelles (participation de Viallat).
-a"Jean-Pierre Pincemin", Galerie Rencontres, Paris.
22
Mai
-*"Nol Dolla", Galleria La Bertesca, Milan et Gnes.
-*"Louis Cane", Galleria del Cortile, Rome.
Juin
- >"Jean-Michel Meurice",
Galerie Daniel Templon, Paris.
-*"Nouvelle Peinture en France - Pratiques
/ Thories",
Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne.
Itinrance pour 1974
: Muse d'Art et d'Histoire, Chambry
; Kunstmuseum Luzern, Lucerne.
L'exposition poursuivra son itinrance jusqu'en 1976
. Biouls, Dezeuze, Dolla,
Jaccard, Meurice, Pags, Pincemin, Saytour, Valensi, Viallat y
participent . Cane
et Devade ont dclin l'invitation.
Conscration institutionnelle sur le papier, cette
exposition qui a jusque dans son
intitul un air de famille avec
Supports/Surfaces
est d'emble polmique. Les
susceptibilits et les angoisses lies la
"rcupration"
politique sont encore vives.
"Exposition conteste et contestable qui souhaite pourtant dgager le vrai sens et la
vritable porte de quelques rcentes pratiques de la peinture
. Nous nous refuserons
ici les dlices du rcit et des histoires, histoires qui mentent dans leur prtention
respecter les faits
. Quels faits d'abord ? La constitution des groupes, des
ralliements, les dmissions, les exclusions, la date, le contenu des polmiques.
A plus tard ces histoires !",
prcisent Bernard Ceysson et Jacques Beauffet en
prambule au catalogue.
Aot
- >"Claude Viallat", Galerie Malabar et Cungonde, Nice.
-> Viallat montre des pierres peintes, des noeuds et des torchons tremps dans la peinture.
Septembre
->"Peinture franaise d'aujourd'hui",
Galerie d'Art T, Mulhouse (Cane, Devade, Jaccard, Martinez, Meurice,
Valensi, Viallat).
-4"Nouvelle Peinture, onze peintres actuels",
Salle des Jacobins, Dijon (participation de Dezeuze).
-4"Toni Grand",
Galerie ric Fabre, Paris.
- "Grado Zero",
Galerie La Bertesca, Dsseldorf (avec la participation de
Dolla, Viallat).
Novembre
-4"Jean-Pierre Pincemin",
Galerie AARP, Paris.
-4"Nouvelle Peinture : Dolla, lsnard, Viallat",
Galerie La Bertesca, Dsseldorf.
-*"L'Art au Prsent", Festival d'Automne, Palais Galliera, Paris.
23
-* Daniel Templon, "galeriste invit" par le Festival d'Automne au Palais Galliera, y prsentera, entre autres,
Cane, Devade, Meurice et Valensi.
Dcembre
Rtrospective "Claude
Viallat",
Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne.
1 9 7 5
Le contexte
Alors que, sur la lance de l'agitation maoste, les institutions clbrent la Chine populaire,
La Cuisinire
et le Mangeur d'hommes
: essai sur l'tat, le marxisme, les camps de concentration,
largement inspir de
L'Archipel du Goulag
d'Alexandre Soljenitsyne, paru en franais l'anne prcdente, amorce un
mouvement de dsaffection de certains intellectuels franais pour le marxisme-lninisme.
La cration du Centre Georges Pompidou fait l'objet de violents dbats dont les
Chroniques de l'Art vivant
et Art Press se font l'cho.
Les artistes
Les institutions prennent le relais des artistes dans l'organisation des expositions collectives
: parraine
par la Biennale de Paris, l'exposition
"Nouvelle Peinture en France"
continue son itinrance en 1975 et
1976, o elle terminera son parcours Montreal
; le CNAC fait circuler une manifestation intitule
"Peintures sans chssis" .
Les intituls de ces expositions essaient de cerner la problmatique du courant
illustr par Supports/Surfaces l'tranger leur font cho des propositions telles que
"Analytische
Malerei" ou "Fundamental Painting" . ..
Les galeries elles-mmes poursuivent ce travail de fdration
. Les artistes sont davantage intgrs au
rseau classique de circulation de l'art
; ils prsentent dsormais de plus en plus leur travail dans le
cadre traditionnel d'expositions monographiques et participent rgulirement aux grands rendez-vous
internationaux du type biennale.
Les expositions
Janvier
Suite de l'itinrance de
"Nouvelle Peinture en France Pratiques/Thories",
Neue Galerie, Aix-la-Chapelle ;
CAPC, Bordeaux ; Muse de Porto
; Fondation Gulbenkian, Lisbonne ; Fondation Sonja Henie et Niels
Onstad, Hovikodden.
>"La Nouvelle Peinture",
Galerie Grard Piltzer, Paris
(Dezeuze, Dolla, Jaccard et Pincemin).
- "Jaccard", exposition itinrante cre au Muse de l'Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d'Olonne
; CNAC,
Paris ; Muse des Beaux-Arts, Nantes
; Muse d'Art moderne, Cret.
24
>"Collectif d'exposition", Galerie AARP, Paris (participation de
Biouls, Buraglio, Pincemin).
>"Christian Jaccard",
Galerie T, Mulhouse.
-Exposition, Muse municipal, Saint-Paul-de-Vence, et Thtre du Centre, Aix-en-Provence (participation de
Devade, Viallat).
Fvrier
- "Pags, Assemblages", Galerie ric Fabre, Paris.
-"Claude Viallat", Galerie Jean Fournier, Paris.
Mars
-*Rtrospective "Jean-Pierre Pincemin",
Muse municipal, Saint-Paul-de-Vence.
>"Jean-Michel Meurice",
Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne.
-*"Jean-Michel Meurice",
Muse de l'Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d'Olonne.
Avril
>"Fundamental Painting", Stedelijk Museum, Amsterdam
; exposition organisee P
ar
Rini Dippel et
E. L. de Wilde (participation de
Cane).
-"Marc Devade", Galerie Le Flux, Perpignan.
"Toni Grand", Galerie Le Flux, Perpignan.
>"Louis Cane", Galerie D, Bruxelles (toiles rcentes).
- "Pittura",
Palazzo Ducale, Gnes (participation de Dolla, Viallat).
Mai
- "Empirica, l'Arte tra addizione e sottrazione", Commune de Rimini (participation de
Dolla, Viallat).
-*"Vincent Biouls", Galerie AARP, Paris.
-*"Andr Valensi", Galerie Grald Piltzer, Paris.
---"Salon de Mai", Paris (participation de Buraglio).
-"Patrick Saytour", Galerie ric Fabre, Paris.
>"Dolla, Jaccard, Pincemin, Meurice, Valensi",
Galerie Fabian Carlsson, Gteborg.
-*"Louis Cane ", Galerie Daniel Templon, Paris.
-*"Franois Rouan,
Portes, Douze peintures", Muse national d'art moderne, Paris.
Juin
-*"Analytische Malerei", Galerie La Bertesca, Dsseldorf ; Gnes et Milan ; exposition organise par Klaus
Honnef et Catherine Millet (participation de
Devade, Dolla, Viallat).
25
->"Devade, Dolla, Jaccard, Meurice, Pincemin,
Rotterdam, Valensi",
Galerie Grald Piltzer, Paris.
Juillet
-"Jaccard, Saytour, Viallat, Grand, Pags",
exposition inaugurale, Galerie Maillard, Saint-Paul-de-Vence.
*"Vile Festival international de Peinture",
Cagnes-sur-Mer (participation de Meurice, Pincemin).
-"Couleurs, matires, coulures",
Galerie Fenetral, Deauville (avec la participation de
Arnal, Biouls,
Pincemin).
Septembre
-*"Dolla", Galerie Grald Piltzer, Paris.
-->"lXe Biennale de Paris"
(participation de
Dolla, Pags, Pincemin, Valensi).
Octobre
-"Bernard Pags",
Galerie ric Fabre, Paris.
-"Daniel Dezeuze",
Galerie Lambert, Paris.
->"Trois Artistes de la Biennale de Paris",
Galerie La Bertesca, Dsseldorf (Cotani,
Dolla, Isnard).
-"Le Dessin de la Nouvelle Peinture",
Librairie-Galerie Le Rhinocros, Paris
; organise
p
ar Bernard
Lamarche-Vadel (participation de
Buraglio, Dolla, Pags).
->"Louis Cane", Galerie Konrad Fischer, Dsseldorf.
Novembre
-*"Nol Dolla",
Galleria Renzo Spagnoli, Florence.
-"Peinture franaise aujourd'hui",
Galleria Seconda Scala, Rome (participation de Barr,
Devade, Dolla, Isnard,
Martinez, Viallat).
--->"12 x 1, Europalia 75",
Palais des Beaux-Arts, Bruxelles (participation de
Cane, Dezeuze, Meurice,
Viallat)
. Dans le cadre de cette manifestation, s'inscrivent plusieurs galeries bruxelloises
: Dezeuze,
puis
Meurice exposent Galerie D
; Pincemin, Martinez et
Valensi, Galerie Kriwin.
->"A proposito della Pittura
. . . / Betreffende het Schildern
. . . / Concerning Painting. . . ", exposition itinrante,
Museum Van Bommel-Van Dam, Venlo (Pays-Bas)
; Stedelijk Museum, Schiedam ; Hedendaagse Kunst,
Utrecht (participation de Bannard, Cacciola, Camoni, Ceccini, De Keyser,
Dolla, Erben, Fisher, Gastini,
Gaul, Griffa, Guarnieri, Isnard, Morales, Olitski, Poons, Rajlich, Teraa, Van Severen,
Viallat, Zappettini).
->"Dolla, Isnard, Jaccard,
Pincemin,
Saytour, Valensi, Viallat - Peintures sans chssis",
exposition
organise par le CNAC, Paris
; Muse des Beaux-Arts, Rouen
; Muse de Brest ; Maison de la Culture,
Amiens
; Maison des Jeunes et de la Culture, Chaumont
; Centre d'Art contemporain, Flaine
; cole des
Beaux-Arts, Lyon
; Maison de la Culture, Nanterre
; Charlotte Square Gallery, Scottish Art Council,
dimbourg ; Art Council of Northern lreland Gallery, Belfast.
26
1 9 7 6
Le contexte
Mort d'Andr Malraux et de Mao Ts Toung.
Constitution du Collectif Art-Femmes sous l'impulsion d'Aline Dallier et de Franoise Eliet.
Bob Wilson,
Einstein on the Beach, l'Opra-Comique de paris.
Parution du n1 de la revue
Macula.
Rtrospective Hanta, Muse national d'art moderne, Paris.
Les artistes et les expositions
Fvrier
-3"Nouvelle Peinture en France",
Louisiana Museum, Humlebaek (Danemark).
Mars

"Cronaca percorso didattico attraverso la pittura americana degli anni 60 e la pittura europea degli anni 70",
Galleria Civica, Modne (participation de
Cane, Devade, Dolla).
Avril
-*"La peinture et son sujet. La peinture sans le sujet
. Le sujet sans la peinture . Le sujet et sa peinture",
Palais des
Congrs et de la Culture, Perpignan (participation d'Arnal,
Biouls).
-*"Toni Grand Bernard Pags",
Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne.
-*"Jean-Pierre Pincemin,
Peintures",
ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris.
Mai
-*"Patrick Saytour", Galerie ric Fabre, Paris.
Juin
>"Christian Jaccard", Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne.
Juillet
>"1 colori della Pittura una situazione europea",
Instituto Italo Latino Americano, Rome (participation de
Devade, Dolla, Cane, Valensi, Viallat).
>"Toile libre", Chteau de Fougres (Alocco,
Arnal, Aym, Badin, Charvolen, Dolla,
Esposito, Gilliam, Griffa,
Hill, lsnard, Maccaferri, Mazeaufroid, Miguel,
Meurice, Pincemin, Rosenthal, Saytour, Shields).
Novembre
-a"Buraglio : crans, 1964-1976",
ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris.
27
>"06 - Art 76"
University Art Museum, University of California, Berkeley
; Sarah Campbell Blaffer Gallery,
University of Houston, Texas
; Neuberger Museum, State University of New York (Aillaud, Erro, Anne et
Patrick Poirier, Rouan,
Titus-Carmel, Viallat).
-*"Toile sans bois - Bois sans toile",
Centre culturel Norot, Arras
; exposition organise par Daniel Abadie
(Dezeuze, Jaccard, Meurice, Pags, Viallat).
1
9 7 7
Le contexte
L'vnement majeur de cette anne-l est bien entendu l'ouverture du Centre Georges Pompidou
. Elle va
profondment, et de faon durable, modifier le paysage culturel franais et international
. Riche d'espoirs
pour les uns, dcrie avant mme son inauguration par d'autres, l'institution veut djouer les piges du
parisianisme et se proccupe d'entre de jeu de donner, paralllement aux grandes expositions
internationales, une vision du dbat artistique entre la province et la capitale
: des expositions comme
" propos de Nice", "Trois villes, trois collections" et
"Collectif Gnration"
tmoignent de ce souci de
reflter la vitalit artistique des rgions.
Du ct des artistes, les expositions de groupe ont perdu leur pertinence, moins qu'elles ne se
prsentent dj sous la forme d'un bilan
. Les expositions personnelles (qu'on ne recensera pas ici) sont
de trs loin majoritaires.
Exposition
"Motherwell",
ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris.
Les artistes et les expositions
Janvier
-"itinraire 1",
Galerie l'OEil 2000, Chteauroux (participation d'Alocco,
Arnal, Charvolen, Dolla,
Frmiot,
Isnard, Jaccard, Kirili, Maldorf, Mosset,
Valensi).
>" propos de Nice",
CNAC, Centre Georges Pompidou, Paris (catalogue par Ben avec une introduction de Jacques
Lepage
; participation de Pags, Saytour
et Viallat).
Fvrier
-*"L'avant-garde 1960-1976
: trois villes, trois collections" ,
Muse Cantini, Marseille
; Muse de Peinture et de
Sculpture, Grenoble
; Muse d'Art et d'Industrie, Saint-tienne
; CNAC, Centre Georges Pompidou, Paris
(participation de
Biouls, Buraglio, Cane, Dezeuze, Grand, Jaccard, Meurice, Pags, Pincemin,
Rouan, Valensi, Viallat).
-"Jaccard, Pincemin, Viallat",
Galerie Athanor, Marseille.
-*"Le dessin au travail",
ARC, Muse d'Art moderne de la Ville de Paris (catalogue
: texte de Jean-Marc Poinsot ;
participation de
Grand, Saytour, Valensi, Viallat).
28
Mars
-+"Meurice, Pricaud, Pincemin",
Galerie Beaubourg, Paris.
Avril
->"Collectif Gnration"
(livres publis de 1969 1976), Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou,
Paris
; Bibliothque municipale, Bayonne
; Muse des Beaux-Arts, Lyon
; Bibliothque de l'Agora, vry ;
cole des Beaux-Arts, Orlans
(Arnal, Dolla, Dezeuze, Biouls, Jaccard, Meurice, Pags,
Pincemin, Saytour, Valensi, Viallat).
Mai
-*"Artiste-Artisan ?",
Muse des Arts dcoratifs, Paris (participation de
Jaccard, Viallat).
-"Collectif Change",
Maison des Jeunes et de la Culture, Amiens (participation de
Grand).
Juin
-> "TXT', au "30" rue Rambuteau, Paris (participation
d'Arnal).
-a"Art actuel amricain et europen",
Fondation du Chteau de Jau, Cases-de-Pne,
(Valensi, Viallat).
-"Tissuet cration, 1 Les Peintres",
ELAC, Lyon (participation de
Meurice, Viallat).
Septembre
-+"Les Nouveaux Peintres franais,
Dezeuze, Jaccard, Meurice, Pincemin, Viallat",
Galerie Arta, Genve.
Octobre
-"Canvasses without stretchers",
Gimpel Gallery, Londres (Dolla, Jaccard, Meurice, Viallat).
Novembre
-~ "Unstretched Surfaces",
Institute of Contemporary Art, Los Angeles
(Dezeuze, Jaccard, Meurice,
Pincemin ,
Bernadette Bour, Burchman, Delaroyre, Christopher Hill, Mac Collum, Plagens, Wudl, Yokomi)
Dcembre
-"Peinture",
Galerie Daniel Templon (Battaglia, Cane,
Griffa, Martinez, Motherwell, Noland, Olitski, Poons,
Reigl, Rosenthal, Seery, Shields, Stella, Thiollat,
Viallat).
-4"Bilder ohne Bilder",
Rheinisches Landesmuseum, Bonn (participation de
Cane, Devade).
29
Didier Semin
/ Le chaudron
Extraits du catalogue
[ . . . ]
Supports/Surfaces n'a pas t, comme beaucoup de mouvements du sicle, une
invention de critique. [ . .
. ] Mais cette formulation est dj trompeuse : dire que
Supports/Surfaces n'a pas eu de leader dsign, c'est donner au mot la force de la chose,
supposer acquis le statut du groupe, son extension et sa dfinition qui demeurent
discutables
: si l'on est strict, Bernard Pags, par exemple, n'a jamais montr son travail dans
les cinq ou six expositions prsentes sous le label "Supports/Surfaces" entre 1970 et 1972 ;
ni lui, ni Toni Grand, n'ont particip aux polmiques thoriques, et sont pourtant dsormais
classs parmi les membres du groupe, o ne figure pas Buraglio qui partage tant de
proccupations formelles avec Dezeuze et qui montre, comme Viallat, ses oeuvres chez
Jean Fournier
. [ . .
. ] Un dcoupage chronologique absurde qui va de l'invention du nom en
aot 1970 la dispute de son copyright en juin 1971, [
. .
. ] aura abouti galement opposer
de faon radicale les formes labores sous ce label et celles qui ont merg sous d'autres
noms
: une histoire de l'abstraction en France devrait au contraire prendre en compte une
priode sensiblement plus longue, et un ensemble d'artistes beaucoup plus important,
souligner au-del des passions et des conflits personnels le rle jou par Buren, Mosset,
Parmentier, Toroni dans la tentative gnrale d'une relance de la peinture abstraite
. Cette
histoire reste faire. [ . . . ]
Aucun manifeste constitutif n'a t rdig par les artistes
: l'bauche d'un programme se
trouverait peut-tre en 1969, dans le catalogue de l'exposition "La peinture en question" q u i
rassemblait Cane, Dezeuze, Saytour et Viallat au Muse des Beaux-Arts du Havre :
"L'objet
de la peinture, c'est la peinture elle-mme, et les tableaux exposs ne se rapportent qu' eux-
mmes
. Ils ne font point appel un 'ailleurs' (la personnalit de l'artiste, sa biographie,
l'histoire de l'art, par exemple)
. Ils n'offrent point d'chappatoire, car la surface, par les ruptures
de formes qui y sont opres, interdit les projections mentales ou les divagations oniriques du
spectateur. La peinture est un fait en soi et c'est sur son terrain qu'on doit poser ses
problmes. (. . .J Il ne s'agit ni d'un 'retour aux sources', ni de la recherche de la puret
originelle, mais de la simple mise nu des lments picturaux qui constituent le fait pictural.
D'o la neutralit des oeuvres prsentes, leur absence de lyrisme et de profondeur
excessive." [cit par Jacques Lepage]
Les notes de Viallat [ . . .] rsument en onze points, sous forme de commandements, le
programme de cette mise nu :
"1) Considrer l'espace rel, s'attaquer la vision monocentre de l'espace renaissant.
Envisager la peinture comme une topologie.
30
2)
Travailler tous les refouls de la peinture traditionnelle (endroit/envers tension/dtersion
mollesse/duret mouillure imprgnation format etc
. ).
3)
Ne pas privilgier l'image mais la considrer comme le produit d'un travail (le travail du
peintre) devenant, par abandon du logocentrisme, objet de connaissance.
4)
Ne pas privilgier un matriau prcis, mais assujettir l'image au travail sur le matriau et, par
une analyse du matriau employ et du travail sur ce matriau, ouvrir le rsultat au sens.
5)
Analyser la peinture comme mise en scne de l'image du travail du peintre, donc
dconstruction des composants traditionnels de la peinture et travail sur les lments spars.
6)
Inscrire la peinture en tant qu'objet de connaissance donc ne pas l'assujettir l'histoire
seule de la peinture mais l'envisager dans le champ des connaissances.
7)
Ne pas privilgier l'auteur en tant qu'artiste (mystifiant, mythifiant) n'impliquant pas un savoir
privilgi
. Abandon de la signature et de la datation.
8)
Travailler le march de l'art en ne privilgiant pas le tableau-marchandise, sujet tous les
alas de la fragilit.
9) Travailler la critique en la prenant au maximum en charge.
10)
Exposer n'importe o des travaux non apprhensibles dans une seule et unique vision.
11)
Travailler la situation historique (conomique, sociale, politique et idologique) partir du
matrialisme dialectique. "
A
partir de 1970, les textes sont publis de faon plutt disperse, dans des catalogues
souvent prcaires (deux feuillets ronotyps au FIAP Paris, une pochette pour l'ARC ou la
Galerie Jean Fournier), au dos d'une affiche ( la Cit universitaire)
. . . Ces crits pars font
videmment, comme les notes de Viallat, rfrence un certain nombre de figures clefs de
la philosophie et des thories du langage (Barthes et Althusser que l'on reconnat dans les
passages sur la disparition de la notion d'auteur, Derrida qui est emprunt, avec parfois de
la candeur, le terme de logocentrisme, Pleynet qui adapte d'Althusser l'ide de la peinture
comme objet de connaissance,
Julia Kristeva. . . ) ; ces rfrences sont intgres dans le cadre
de propositions de programme [
. . . ]
Autant et peut-tre plus qu'une mise plat ou nu des constituants de la peinture, il est
question de bouleverser les usages de prsentation au public, le cadre organis des muses
et des galeries. [. .
. ] Les limites conceptuelles d'un simple dplacement des oeuvres de
l'espace du muse vers un site en plein air n'chappent pas aux participants
: "Les lieux
culturels' continuent exercer leur contrle actif dans la mesure o ils s'assurent de la
diffusion du tmoignage photographique ou film des interventions de l'artiste dans des lieux
isols, vierges de tout commerce humain (le dsert), ou banals de trop de commerce humain
(la rue). Aussi, la 'transgression culturelle' ne peut tre ici qu'illusoire"
(Daniel Dezeuze). [ . . . ]
31
Dans ces conditions, la revue
Peinture,
cahiers thoriques
qui parat en 1971, bien qu'
l'initiative de quatre peintres seulement (Biouls, Cane, Devade, Dezeuze) et contemporaine
du refus de Viallat de continuer travailler sous la bannire du groupe va apparatre de
facto, durant la courte priode o le label sera utilis
par les artistes,
comme le principal
vecteur de diffusion des thses de Supports/Surfaces et la dtentrice de la vrit du
mouvement
. Son programme est dfini dans l'ditorial du premier numro comme [tant]
fond sur "la
pratique d'un certain nombre de peintres de Supports/Surfaces, la thorie du
marxisme-lninisme et la pense
de Mao Ts Toung".
Malgr la rfrence la Chine
populaire, trs prsente ds ce premier numro, c'est encore explicitement au Parti
communiste franais que l'ditorial fait allgeance
: le combat ne doit pas "se
mener au
seul plan de la
transformation formelle de la peinture (vite reprise en acadmisme, facilement
enseignable dans
les coles des
Beaux-Arts) mais s'tendre au niveau thorique et
proprement politique (sur la
base
du marxisme-lninisme) afin d'viter d'tre rcupr soit
comme 'produit de march', soit comme nouvel
acadmisme,
afin de servir d'alli au proltariat
dans la lutte
des classes, et son avant-garde
: le Parti communiste franais" . [. . .]
L'engagement marxiste n'est pas au dpart, comme on l'a dit souvent, une spcificit d'une
branche parisienne du mouvement
: elle est explicite dans le programme de Claude Viallat

"travailler la situation historique (conomique, sociale, politique et idologique) partir du


Matrialisme Dialectique et Historique" ,
dans les textes du catalogue
t 70 [. . .]. Le texte
collectif de Dezeuze, Saytour et Viallat, qui ouvre le petit catalogue de l'exposition de
Rennes en 1974 et dnonce sans prcautions oratoires l'quipe de
Peinture,
cahiers
thoriques,
se rclame toujours ouvertement de la "pense de Mao Ts Toung"
. Ce qui est
en revanche spcifique
Peinture, cahiers thoriques est son troite relation avec la revue
Tel quel :
cette dernire, qui est largement la source des rfrences thoriques de tous les
acteurs de Supports/Surfaces, engage, au moment mme o se monte
Peinture, cahiers
thoriques,
une stratgie d'mancipation vis--vis du Parti communiste franais, dont elle
tait proche depuis longtemps et dont elle ne s'tait dsolidarise ni en Mai 68, quand le
parti tait contest sur sa gauche, ni quelques mois plus tard lors de l'intervention sovitique
en Tchcoslovaquie
. Cette conjoncture particulire psera lourd dans les choix ditoriaux
de Peinture,
cahiers thoriques.
La Chine est l'lment structurant de l'mancipation en question
. [. . .] Les
"Notes pour la
thorie matrialiste de la pratique picturale"
signes Marc Devade s'appuient sur une
spcificit de la culture chinoise dont on peut penser qu'elle est tout fait indpendante de
la pense de Mao Ts Toung
. La peinture traditionnelle chinoise, par sa prise en compte
32
mticuleuse du geste et des outils, son rapport avec l'criture, son usage d'une perspective
distincte de celle de l'Occident, apparat comme une vrification exprimentale de la
distinction faite par Marcelin Pleynet entre l'art comme
"objet rer
et l'art comme "objet de
connaissance"
. "La peinture occidentale est une peinture de l'oeil, la peinture chinoise est une
peinture de la pense
." C'est bien la Chine en tant que telle qui est vante dans l'article,
l'criture idogrammatique tant mme pare de vertus rdemptrices absentes de l'criture
alphabtique "qui a accompagn les modes de production esclavagiste, fodal et
capitaliste"
. Marc Devade est fascin par l'idogramme qui signifie "peinture", identique
celui qui dsigne le "champ cultiv" mais redoubl d'une marge ou d'un cadre
supplmentaire [
. . .]
A
cette fascination s'ajoute une rfrence Jacques Lacan et la psychanalyse, relativement
discrte dans les publications avant l'exposition de l'ARC, et qui fait son apparition dans le
texte de l'affiche pour l'exposition de la Cit internationale, en avril 1971
: "Le sujet, pris
dans la chane signifiante, n'est pas le matre de ce qu'il veut dire, ni le propritaire exclusif de
la conscience
. Le sexe traverse son langage."
L'analyse vient prendre en charge la question
de la couleur, part du feu laisse la pulsion et au dsir dans une organisation plutt
mthodique et contrle du travail.
[ . .
.] L'histoire de l'art de ce sicle est faite de la confrontation de l'Occident avec d'autres
cultures, ou de l'art savant avec d'autres strates de la culture, et dans ce sens galement
Supports/Surfaces, qui est la dernire avant-garde militante en France est, malgr ses
dngations, la stricte hritire des prcdentes
. Ces confrontations sont souvent
extrmement productives
: l'assimilation d'lments de la culture chinoise correspond chez
Cane et Devade une priode tout fait somptueuse de leur peinture
.
"Sur le sol, plie, avec
la couleur",
rdig par Cane en novembre 1972 et dit en lithographie par Daniel Templon,
figure parmi les plus beaux rcits d'artistes sur la
fabrication d'un tableau. Les
chelles
graciles de Dezeuze ont videmment aussi quelque chose voir, dans leur mode de
prsentation et leur austrit lgre, avec les rouleaux de pomes chinois
. Frontire
inaperue au sein de Supports/Surfaces, qui passerait non pas, sottement, entre la province
et Paris, mais entre ceux qui prennent leurs modles dans une culture artisanale et
populaire, et ceux qui les prennent plutt en Extrme-Orient, tous runis dans une commune
volont anti-technologique
. [. . .]
[Malgr l'histoire chaotique du groupe,] les oeuvres de Supports/Surfaces n'ont pas besoin
d'tre rvalues, elles n'ont jamais perdu de leur incandescence derrire la bue de
discours qui a obscurci pour un temps les lunettes des regardeurs
. ..
33
Arnauld Pierre /
Supports, surfaces, procdures,
matriaux
. . .
Extraits du catalogue
Des nombreuses lignes de partage qui ont travers l'existence du groupe Supports/Surfaces,
la plus significative sur le plan thorique, comme sur celui de l'histoire des oeuvres, est sans
doute celle qui touche la question de savoir dans quelle mesure les problmes de la
peinture ne peuvent tre rsolus qu'en termes spcifiquement picturaux, ou si l'examen de
ces problmes admet aussi le dtour par des pratiques non picturales ou non exclusivement
picturales
. Sans oublier de tenir compte de son caractre essentiellement instable et
mouvant, cette ligne de partage semble pourtant bien s'tablir comme la consquence d'un
raidissement thorique qui marque d'emble, et avant mme qu'il soit question de groupe,
l'aventure intellectuelle de Supports/Surfaces
. Ds la fin des annes 60, en effet, certaines
prises de position posent les fondements d'une rception de l'activit du groupe qui valorise
avant tout ce qui relve d'une dfinition de la peinture
stricto sensu,
au dtriment d'autres
pratiques dbouchant dans la cration d'objets au statut plus ambigu
. [. ..]
Des dmarches anti-illusionnistes qui orientent une grande partie de l'activit artistique
contemporaine, Dezeuze donne avec ses Chssis, ds 1967, une des formes les plus
radicales et dfinitives en supprimant ni plus ni moins l'cran de projection de l'illusion, ou
plus exactement en le rendant transparent, pour ne plus faire apparatre que l'armature
matrielle qu'il dissimulait
. En plein XVll e
sicle, [dans] La Cne de Philippe
de Champaigne, [ ..
.] la toile vierge du peintre est comme mise en abyme par le motif de la
nappe blanche amidonne qui s'tire sous les yeux du spectateur dans un plan strictement
parallle celui du tableau, en conservant l'empreinte orthogonale du pliage, mise en
scne de la prise de conscience par le peintre des donnes matrielles de son support
: une
toile prpare tendue sur quelques montants horizontaux et verticaux
. Celles-l mme qui
seront exposes, de manire totalement littrale cette fois-ci, et des annes de distance,
par Patrick Saytour dans ses Pliages
de 1967. En extirpant de l'image les lments
fondamentaux de l'existence du tableau, en n'en prsentant plus le reflet mais les formes
concrtes, Saytour ou Dezeuze font accomplir la peinture, change dsormais en objet,
une entre dans l'espace rel qui modifie de manire dcisive son statut
. Les pliures, le
mode de suspension dcollent de la surface du mur le tissu de Saytour, ou celui de Viallat ;
le chssis de Dezeuze n'est pas accroch mais pos au sol, inclin contre la cimaise, et i 1
n'y a en effet pas de raison de le considrer autrement que comme un "authentique volume"
[. . .] . Du mur, l'chelle peut aussi glisser sur le sol, s'y rpandre
; la souplesse des clisses
permet de rompre la rgularit de la grille originelle et de la prsenter en vrac, comme
Nice en juin 1971, ou vrille, montrant tour tour ses deux faces, dans la continuit de
l'envers et de l'endroit [ .. .]
34
La mise en rapport du sol et du mur, bien exemplaris par les chelles de Dezeuze, sera une
des stratgies essentielles de la prise de possession de l'espace par la peinture chez certains
membres de Supports/Surfaces, comme Louis Cane videmment, mais aussi chez certains
artistes ayant gravit autour du groupe sans jamais y avoir t formellement associs, comme
Jean-Michel Meurice
. Du statut ambigu d'une toile
Sol-Mur de Cane, entre la peinture et la
sculpture, on peut dire qu'il ne dpend pas, en tout cas, du mdium ici franchement
pictural, en effet , mais bien du mode d'inscription de l'oeuvre dans l'espace, pour reprendre
les termes d'une analyse qu'Yve-Alain Bois applique aux structures en angle qu'Ellsworth
Kelly a ralises en 1966
. [. .
.] Les qualits spatiales de ces oeuvres de Kelly taient
galement prouves par leur aptitude rompre tout lien avec le mur d'exposition,
puisqu'elles n'avaient pas t conues pour se trouver forcment plaques contre une
cimaise. [. .
.] Comme le remarque encore Yve-Alain Bois, selon une analyse
phnomnologique, qui a aussi pu tre applique aux Stacks de Donald Judd, par exemple,
ce type de structures conserve cependant sous une forme paradoxale une trace de
l'illusionnisme pictural puisque leur approche frontale fait ncessairement apparatre le pan
de toile ou le panneau au sol en une perspective dont la fuite est borne par l'lment
vertical [. . .].
Ce type d'ambigut n'existe plus partir du moment o Viallat dgage totalement la toile
la fois du chssis et du mur pour l'installer dlibrment dans l'espace
. "Ce qui est important
pour moi dans mon travail c'est que la toile se situe dans l'espace rel
. Elle est un travail sur
l'espace rel", dit-il une poque o son oeuvre n'a pas encore subi l'effet des accrochages
plus conventionnels, plus "picturaux", qui interviendront par la suite pour en modifier
radicalement la perception
. En fait d'accrochages, les stratgies d'exposition de ses oeuvres
par Viallat dans les annes Supports/Surfaces relvent plus de l'Installation" au sens large, et
posent en termes on ne peut plus concrets le problme de la prsence de l'oeuvre-objet dans
l'espace o le spectateur se meut
. Celui-ci est invit faire le tour de la toile suspendue et
vrifier par lui-mme son statut d'objet rel [
. . .]
. Pour Viallat, [. . .] "la peinture n'est jamais l
devant en entier", et par consquent elle appelle, dit-il, "le geste de regarder ce qu'il y a
derrire"
. [III tait donc contraint de dissocier sa toile du mur s'il voulait rendre compte de
l'une des consquences remarquables de son mode d'application de la couleur.
Dtache du mur, la toile devient aussitt un matriau mallable qui ne doit pas forcment
pendre verticalement mais qui peut aussi se faonner, se froisser [
. . .], se plier, et mme se
"construire" [. . .]
. Se passer du chssis est aussi un signe du refus du type d'espace qu'il
engendre, totalement plat et neutre, o les forces tensionnelles s'quilibrent, et o le tableau
semble se soustraire, par sa position sur le mur, la gravit.
35
l'espace de la ceinture traditionnelle, retranch de l'action des forces physiques, Viallat
prfre l'espace rel, o se produisent les phnomnes, qui affectent de plusieurs faons
l'aspect de l'ceuvre
. La toile libre, sans chssis, est soudain rendue l'influence du milieu
concret, aux forces physiques
; elle est par exemple soumise, par son exposition en plein air,
l'action des intempries et aux mouvements de l'atmosphre, considrs comme
appartenant part entire au processus de formation de l'oeuvre
: "Tous les mouvements de
la toile, dit l'artiste, jouent sur un plan formel et doivent tre considrs comme possibilits
plastiques du matriau employ
."
Mme lorsqu'elles conservent une position traditionnelle par rapport au mur, les toiles de
Viallat y subissent des dformations, des plis, des ondulations qui rappellent leur aspiration
fondamentale l'espace
. Ce moment o la toile s'affranchit du mur pour gagner l'espace,
Keith Sonnier en explorait aussi l'ambivalence dans une srie d'ceuvres ralises en
1968-1969 [
. . .] exactement contemporaines de l'tendoir
aux mouchoirs ou de la Structure
la tente d'Indien
de Nol Dolla, o torchons, serpillires et pices de tissu divers, utiliss pour
leurs teintes d'origine ou pour celles que l'artiste leur a appliques, permettent d'une
manire analogue d'oprer une perce de la couleur dans un espace situ plus ou moins
franchement selon les cas en avant de la cimaise.
En fait, c'est toute la stratgie d'exposition du groupe autour de 1970 qui tmoigne des
efforts les plus aboutis pour trouver sans cesse de nouveaux moyens d'chapper la cimaise
et de projeter la couleur dans l'espace
. La chose est vidente et va de soi pour la srie des
manifestations qui se sont tenues en plein air, ds 1968, sur les places de villages, sur les
plages ou dans l'arrire-pays des petites villes-tapes qui ont ponctu, par exemple, le
priple mditerranen de l't 1970, mais elle devient plus remarquable encore lorsque l'on
regarde les photographies qui conservent le souvenir des expositions du groupe dans des
lieux "culturels", rputs induire des comportements plus conventionnels
. Type de
comportements auquel les artistes chappent justement avec une immense aisance, par
l'inventivit et l'ingniosit dployes dans l'installation de leurs objets
. Toute prsentation
des oeuvres du groupe devrait dsormais essayer de retrouver les recettes de la remarquable
occupation de l'espace que les participants Supports/Surfaces ont chaque fois
labores
. Sans que soit mise en pril un seul instant leur singularit, chacun des travaux
russissait se fondre dans la conception unitaire d'une installation globale, o toutes les
coordonnes de l'espace taient investies (hauteur, largeur, profondeur), o toutes les limites
d'un volume (murs, sol, plafond) taient prises en compte, o toutes les oeuvres, enfin,
semblaient entretenir des relations familires entre elles
. [ . . .]
Plusieurs de ces dispositifs d'installation traduisent en fait des gestes fort habituels dans l'art
de cette priode, qu'ils en accompagnent la naissance ou mme qu'ils anticipent sur
36
certaines des formes qu'ils engendreront . [. . .] Mais c'est surtout la recherche de solutions
dans le traitement spcifique de matriaux souples et mous qui fait apparatre de
nombreuses concordances entre certaines productions matriologistes de cette gnration.
La suspension des bandes vrilles ou des sangles de Saytour, celle des cordes noeuds de
Viallat ou Valensi laisse un excdent de longueur qui s'enroule sur le sol ou s'agglutine en
un petit tas informe, comme chez Eva Hesse [
. . .]
Les noeuds de Viallat partagent avec ceux que Lynda Benglis ralise en 1973 et 1974 une
dimension picturale, donne par l'utilisation de la couleur [...] Jaques Lepage mettra en
avant, juste titre, "la matrialit sans quivoque" de ces objets o "la peinture n'est plus le
rsultat d'un travail mystifiant" mais o elle s'affirme, au contraire, "physiquement, objet
autonome chappant toute mtaphore ." Ces oeuvres auraient d pouvoir tre considres
comme certaines des productions les plus convaincantes, par la simplicit et la clart du
processus qui s'y laisse lire, par le refus de tout esthtisme, des tendances antiformelles de
l'art de cette priode. Relve galement de cette sensibilit le souci d'intgrer de manire
visible l'action de la pesanteur dans le processus de formation de l'ceuvre [ . . .]
La subordination au processus d'excution, et sa mise en valeur dans le rsultat, est illustre
de manire efficacement didactique par l'exhibition systmatique, dans les Empreintes de
Christian Jaccard, du couple form par la toile ayant reu l'empreinte d'un instrument et cet
instrument lui-mme, significativement appel "outil" . [. . .]
Un mme didactisme dans la faon de lier l'oeuvre son processus d'apparition est prsent
chez les deux sculpteurs du groupe, Bernard Pags et Toni Grand . Mais il s'tablit cette fois
dans le rapport de l'objet ralis avec son titre, qui dcrit prcisment, voire mme
techniquement, la nature des oprations que l'artiste a appliques au matriau pour sa
transformation. De la sorte, aucun sens parasitaire ne peut natre entre le mot et la chose
qu'il dcrit, et l'ceuvre n'a aucune chance de passer pour autre chose que ce qu'elle est : le
rsultat d'un travail . [
. ..]
L'importance d'un artiste comme Pags se vrifie dans la rapidit et la radicalit de sa
remise en question de la tradition moderniste en sculpture, qui suit des procdures
analogues celles d'artistes plus reconnus mais sur lesquels il n'a aucun retard. Matriaux
non travaills, simplement dposs sur le sol, sans liant, sans composition, trouvant leur
forme en jouant avec la gravit : les Tas que Pags ralise en 1969 sont les proches
quivalents de ceux de Robert Smithson ou de Reiner Ruthenbeck, jusque dans l'association
qu'il y ralise entre produits de l'industrie et matriaux naturels, ou entre gomtrie et
informel . [. . .]
37
Li st e des oeuvr es expos es
Tout es les oeuvr es expos es appar t i ennent aux collect i ons
du Cent r e Geor ges Pompi dou, Mus e nat i onal d'ar t moder ne
A ndr - Pi er r e A r nal
N en 1939

Nmes
Vit et travaille Montpellier
Pliage (Grand triangle bleu et rouge),
1971
peinture glycrophtalique vaporise sur toile libre, 220 x 440 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Opra, 1975
500 petits volumes de toile teinte, plie et colle, 4 x 6 cm chaque environ
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)

Vincent Biouls
N le
5 mars
1938 Montpellier
Vit et travaille Montpellier
Diptyque, 1971
acrylique sur coton brut, 146 x 219 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Pierre Buraglio
N le 4 mars 1939 Charenton
Vit et travaille Maisons-Alfort
Agrafage, 1966
chutes de toiles agrafes sur chssis, 220 x 180 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Chssis, 1974-1975
chssis de peintre peint en noir, fils de nylon, 147 x 114 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Fentre, 1977
vantail, verre incolore et verre bleu, 178,7 x 65,1 x 3,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Fentre, 1977
bois, verre incolore, verre bleu, fer pass au minium, 53,5 x 52,5 x 3,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
38
ouis Cane
N en 1943 Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes)
Vit et travaille Paris
Papiers colls, 1967
peinture l'huile sur papier pelure contrecoll sur feuille de kraft
; encadr
180,5 x 232 cm sans cadre
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Papiers colls, 1967
peinture l'huile sur papiers colls sur feuille de kraft ; encadr
198 x 217 cm sans cadre
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Papiers colls, 1967
peinture l'huile sur papiers dcoups et colls ; encadr
232 x 156,5 cm sans cadre
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Tampons, 1968
encre sur toile, 326 x 240 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Tampons,
1968
encre sur toile, 320 x 224 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Toile
dcoupe, 1971
huile vaporise et applique au pinceau sur toile, 240 x 189 x 98 cm l'ensemble
240 x 189 cm (mur) ; 98 x 107 cm (sol)
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Toile au sol, 1972
peinture glycrophtalique vaporise sur toile, 159 x 374 cm
Fonds national d'Art contemporain
Attribution au Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Srie Ailes, 1974
huile vaporise sur toile libre (4 lments assembls la colle), 305 x 586,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Sol-Mur, 1974
huile vaporise et applique au pinceau sur toile, 290 x 246 x 215 cm l'ensemble
290 x 246 cm (mur); 215 x 198 cm (sol)
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
39
Marc Devade
Paris, 1943-1983
Sans titre, 1970
huile sur toile sur chssis, 150 x 150 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
N 11, avril 1971
peinture vinylique sur toile sur chssis, 200 x 200 cm
Fonds national d'Art contemporain
Attribution au Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
laniel Dezeuze
N le t er fvrier 1942 Als
Vit et
travaille Ste
Chssis avec feuille de plastique tendue,
1967
tasseaux de bois formant chssis et feuille de plastique transparent tendue sur le chssis
194,5 x 130 x 2 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Rouleau horizontal,
1968
roseaux (canisses) fendus en deux dans la longueur et assembles avec du fil de fer, peints avec du goudron et
prsents en partie enroul, 825 x 73 cm
installation : environ 500 x 73 x diamtre
: 30 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Plaquette de terre cuite,
1972
terre cuite incise, environ 6 x 6,5 x 0,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Plaquette de terre cuite, 1972
terre cuite incise, environ 6 x 6,5 x 0,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Plaquette de terre cuite,
1972
terre cuite incise, environ 6 x 6,5 x 0,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
Plaquette de terre cuite, 1972
terre cuite incise, environ 6 x 6,5 x 0,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1998)
40
chelles ajoures, 1972
18 chelles en trame synthtique vides, dcoupes et peintes la peinture vinylique blanche
hauteurs variables : de 490 519 cm, largeurs variables : de 6,5 13 cm
prsentes intervalles d'environ 30 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Rouleau de bois teint, 1975
bois de placage teint et agraf en quadrillage et prsent en partie enroul
440 x 107,5 x diamtre : 37 cm
installation : hauteur et diamtre du rouleau variable
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Nol Dolla
N Nice le 5 mai 1945
Vit et travaille
Nice
Bande rouge, 1970
huile sur toile libre, 1 085 x 16,7 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Don de l'artiste (1997)
Chevrons et Rondins, 1971
assemblage, bois peint, 451 x 40 x 40 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Tarlatane, 1971
laque Ripolin trs dilue sur tarlatane, 2 000 x 13 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Torchon et Traces,
1971
acrylique sur toile, 74 x 61 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Torchon et Traces, 1971
acrylique sur toile, 71,5 x 58 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Torchon et Traces,1971
acrylique sur toile, 70,5 x 56,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Croix, 1973
huile sur toile libre, 280 x 280 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
41

Toni Grand
N en 1935 Gallargues (Gard)
Vit et travaille Mouris (Bouches-du-Rhne)
cart
n13, 1972
branche de bois, refentes partielles, 200 x 30 cm environ
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d' art moderne, Paris
Vert, quarri, quarri plus une refente partielle,
quarri plus deux refentes partielles,
1973
branche de bois fourchue et quarrie, 164 x 170 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Bois quarri, about en ligne courbe ferme,
1976
bois quarri, dimensions variables suivant l'accrochage, 300 x 170 x 51 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Bois corce, 1978-1979
bois de Kotib (essence africaine) en 4 lments, 61 x 162 x 41 cm l'ensemble
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
C hristian J accard
D'origine suisse, C hristian J accard est n Fontenay-sous-Bois, le 2 avril 1939
Vit et travaille en France
Couple Toiles /chelle, 1972-1973
en trois parties :
a) objet : chelle de cordes et cordelettes de chanvre :
564x20x2cm
b) empreintes polychromes sur toile crue (encre d'inprimerie sur coton)
: 297 x 212 cm
c) empreintes polychromes sur toile (encre d'imprimerie et peinture acrylique sur coton) : 290 x 220 cm
Fonds national d'Art contemporain
Attribution au Muse national d'art moderne, Centre georges Pompidou, Paris
Bote bleue contenant 13 outils, 1972
bote en bois peint, 13 lments noues et/ou ligaturs (en cordes et cordelettes de chanvre, lin, sisal et jute
teints), 10 x 48,5 x 66 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Trophe, cuir calcin, 1977
combustion mche lente sur peau tanne, 260 x 245 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
42
Jean- Michel Meurice
N en 1938

Lille
Vit et travaille Paris
Pnlope 1 l,
1 973
teintures et acrylique sur toile libre, 609 x 239 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Promesse de don Daniel Cordier (1998)
Pnlope III, 1 973
teintures et acrylique sur toile libre, 620 x 239 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Promesse de don Daniel Cordier (1998)
Pnlope IV, 1 973
teintures et acrylique sur toile libre, 608,5 x 239 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Donation Daniel Cordier (1976)

Bernard Pags
N le 21 septembre 1940 Cahors (Lot)
Vit et travaille Contes (Alpes- Maritimes)
La Plaque d'gout, 1 969
arrangement, pierres btir et plaque d'gout, 70 x 300 x 280 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Fils de fer, 1 972
22 lments : mtal et bois, environ 224 x 6 x 12 cm chaque, fil de fer recuit : diamtre 6 mm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Dix Assemblages bout bout, 1 974
bois, organes de maintien : appareillages annexes, 40 x 110 cm chaque
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Piquets, 1 975
10 lments, bois, terre et bton, 300 x 40 x 40 cm chaque
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Assemblage maonnerie, 1 976
bois, brique et pltre, 60 x 150 x 67 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
43
.Jean-Pierre Pincemin
N le 7 avril 1944 Paris
Vit et travaille Authon-la-Plaine (Essonne)
Hexagones colls, 1969
toile libre, 272 x 304 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Franois Rouan
N le 8 juin 1943 Montpellier
Vit et travaille Laversine (Oise)
Tressage papier, 1965-1966
huile sur bandes de papier tresses sur chssis, 239 x 160,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Sans titre,
1971
acrylique sur toile tresse sur chssis, 200,5 x 166,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris.
Donation Dabiel Cordier (1989)
Prenestina ll, 1972-1973
acrylique sur toile de coton noir, tressage sur chssis, 200 x 170 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris

Patrick Saytour
N en 1937 Nice
Vit Aubais (Gard)
Sans titre, 1968
toile plastifie et traces de plis, 354 x 136,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Sans titre, 1974
assemblage au sol constitu de
: 30 paquets (5 sries de 6) en tissu : 1 srie trempe de goudron, 1 srie
trempe de colle, 3 sries trempes de peinture de marquage routier, 15 x 175 x 100 cm l'ensemble
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
44
Andr Valensi
N le 26 novembre 1947 Paris
Vit Saint-Rmy-de-Provence. Enseigne Aix-en-Provence
Objet d'analyse, 1969
chaine et chaine, acrylique sur cordon de bourrage, 88 noeuds plats, longueur : 18 m
Collections du Muse d'art moderne, Saint Etienne
. Donation Vicky Remy.
Dpt au Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Claude Viallat
N le 18 mai 1936 Nmes
Vit Nmes
Sans titre, 1966
empreintes (formes en rserve ou reprises) sur toile mtis libre, 214 x 257 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Blanche et Bleue, 1967
acrylique sur toile libre, 214 x 414 cm
Fonds national d'Art contemporain
Attribution au Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Rptition, 1968
acrylique (Liquitex) sur bois, 53 x 34 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Sans titre, 1968
toile teinte (fond rouge, formes bleues) libre, 280 x 194 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Donation Daniel Cordier (1989)
Corde, 1969-1970
corde 12 noeuds goudronns, longueur totale 1 265 x diamtre des noeuds : 17 cm
Fonds national d'Art contemporain
Attribution au Muse national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Noeuds et pissures, 1969-1970
37 objets en bois, osier et corde :
a) 12 btonnets de laurier, encoches varies, 1 refente partielle
longueur 18 x diamtre 1 cm chaque
b) ligature de 2 bois flotts ; ficelle : 15 x 19 cm
c) corde noue du type Manille ; diamtre corde : 2,5 cm ; surface occupe par le noeud : 23,5 x 30 cm
d) 2 coulisseaux : corde en papier, corde du type Manille goudronne ;
corde goudronne : diamtre de la corde : 2 cm ; diamtre de la boucle : 30 cm
corde de papier : diamtre de la corde : 1,3 cm ; diamtre de la boucle : 27 cm
e) 2 pissures : corde du type passepoil colore l'acrylique ;
1" lment : longueur 41 x diamtre 1 cm ; 2 lment : longueur 82 x diamtre 1 cm
45
t) 7 pissures : osier, ficelle
diamtre des formes circulaires
: 17 ; 12 ; 9 ; 10,5 cm
longueur des autres
: 27,5 ; 14,5 ; 13,5 cm
g) 3 pissures
: osier, ficelle
diamtre des formes circulaires
: 34 ; 31 cm
longueur de l'arc : 33 cm
h) 5 arcs en osier ; ficelle ;
plus grandes dimensions des 5 lments
: 25 ; 31,5 ; 25 ; 25 ; 40 cm ;
diamtre osier
: 1 cm
i) 4 ligatures
: btonnets en bois flott, ficelle ;
18,5x 18 cm ; 26 x 23 cm
; 36 x 29,5 cm ; 16x 17,5 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Donation Daniel Cordier (1983)
Filet, 1970
filet de corde goudronne par endroits, 300 x 365 cm
avec les attaches d'angles : 342 x 417 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Sans titre, 1972
toile brle et taches de liquide, 225 x 214 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d'art moderne, Paris
Donation Daniel Cordier (1989)
Sans titre, 1975
toile, formes en rserve, taches colores, 231 x 175 cm
Collections du Centre Georges Pompidou, Muse national d
' art moderne, Paris
Donation Daniel Cordier (1989)
46
Lgendes des diapositives
Andr-Pierre Arnal
Pliage (Grand triangle bleu et rouge),
1971
(DETOURER LE TRIANGLE)
Peinture glycerophtalique vaporise sur
toile libre, 220 x 440 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
Vincent Biouls
Diptyque, 1971
Acrylique sur coton brut, 146 x 219 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D
.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
Pierre Buraglio
Agrafage,
1966
Chutes de toiles agrafes sur chssis,
220 x 180 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
Louis Cane
Toile dcoupe, 1971
Huile vaporise et applique au pinceau
sur toile, 240 x 189 x 98 cm l'ensemble.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R
., CGP
ADAGP, Paris 1998
Louis Cane
Sol-Mur, 1974
Huile vaporise et applique au pinceau
sur toile, 290 x 246 x 215 cm l'ensemble.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: B. Prevost, CGP
ADAGP, Paris 1998
Marc Devade
N11, avril 1971
Peinture vinylique sur toile sur chssis,
200 x 200 cm.
Fonds national d'Art contemporain.
Attribution au Muse national

d'art
moderne, Centre Georges Pompidou,Paris.
Photo: B
. Prevost, CGP
ADAGP, Paris 1998
Nol Dolla
Torchon et traces,
1971
Acrylique sur toile, 74 x 61 cm,
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: B. Prevost, CGP
ADAGP, Paris 1998
Toni Grand
Vert, quarri, quarri plus une refente
partielle, quarri plus deux refentes
partielles, 1973
Branche de bois fourchue et quarrie,
164 x 170 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
47
Christian Jaccard
Couple Toiles /Echelle, 1972-73
En trois parties :
a) objet : chelle de cordes et cordelettes
de chanvre, 564 x 20 x 2 cm
b) empreintes polychromes sur toile crue
(encre d'imprimerie sur coton), 297 x 212
cm
c)
empreintes polychromes sur toile (encre
d'imprimerie et peinture acrylique sur
coton), 290 x 220 cm.
Attribution au Muse national d'art
moderne, Centre Georges Pompidou,Paris.
Photo: B. Prevost, CGP
ADAGP, Paris 1998
Jean-Michel Meurice
Pnlope Ill, 1973
Teintures et acrylique sur toile libre,
620 x 239 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Promesse de don Daniel Cordier (1988).
Photo: B. Prevost, CGP
ADAGP, Paris 1998
Bernard Pags
Piquets, 1975
10 lments, bois, terre et bton,
300 x 40 x 40 cm chaque.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R ., CGP
D.R .
Franois Rouan
Tressage papier, 1965-66
Huile sur bandes de papier tresses sur
chssis, 239 x 160,5 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
Patrick Saytour
Sans titre, 1974
Assemblage au sol constitu de 30
paquets (5 sries de 6) en tissu : 1 srie
trempe de goudron, 1 srie trempe de
colle et 3 sries trempes de peinture de
marquage routier, 15 x 175 x 100 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: Ph. Migeat, CGP
D.R.
Andr Valensi
Objet d'analyse, 1969
Chane et chane, acrylique sur cordon de
bourrage, 88 noeuds plats . L : 18 m.
Collections du Muse d'art moderne, Saint
etienne. Donation Vicky Remy.
Dpt au Muse national d'art moderne,
Centre Georges Pompidou, Paris.
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
Claude Viallat
Rptition, 1968
Acrylique (Liquitex) sur bois, 53 x 34 cm.
Collections du Centre Georges Pompidou,
Muse national d'art moderne, Paris.
Photo: D.R ., CGP
ADAGP, Paris 1998
48
Prochaines expositions
Pierre Alechinsky, rtrospective
15 septembre - 22 novembre 1998
Ds 1949, Pierre Alechinsky appartient au groupe COBRA dont il est le dernier participant
d'importance
. Avec celles d'autres artistes venus de COpenhague, BRuxelles et
Amsterdam, l'oeuvre de Pierre Alechinsky prsentait une alternative la prdominance de
l'cole de Paris en privilgiant la spontanit, le dessin enfantin et l'art psychopathologique.
Les dveloppements ultrieurs de son travail ont largement dmontr que l'oeuvre de
Pierre Alechinsky ne saurait tre rduite au seul aspect de sa participation COBRA et
que dans son invention graphique, elle est l'une de celles qui, selon le mot de Jean
Cocteau, affirme le mieux que le dessin est de l'criture renoue autrement
.
Jean-Pierre Raynaud, rtrospective
8 dcembre 1998 - 31 janvier 1999
C'est au milieu des annes 60 que les psycho-objets de Jean-Pierre Raynaud ont fait
irruption sur la scne artistique franaise, et ont soudain manifest la prsence d'un artiste
original, qui ne pouvait se rduire aucun des mots d'ordre artistique de l'avant-garde de
l'poque.
Son langage simple et efficace, base de carreaux de cramique et de couleur rouge,
manifestait la fois le monde contemporain et rendait compte d'une violente motion
psychique.
Depuis, dans les dveloppements de son travail travers l'architecture, le vitrail, l'art du
paysage. .
., Jean-Pierre Raynaud a prouv que son langage n'tait pas simplement une
invention plastique mais une vritable et authentique vision du monde.
Presse
: Eva Bechmann et Maya Salem, assistante
Tl
. 01 .47 .03.13.36 - Fax : 01
.[Link]
49
Galerie nationale du Jeu de Paume
1, place de la Concorde 75008 Paris
Informations : 01 .42.60 .69.69
Administration -Tlphone : 01 .47.03 .12.50
Tlcopie : 01 .47.03 .12.51
Responsable de la presse : Eva Bechmann
Assistante : Maya Salem
Tlphone
: 01 .47 .03 .13 .36 . - Tlcopie :
01 .42.61 .26 .10.
ACCS
Accs par le Jardin des Tuileries
Entre Place de la Concorde, ct rue de Rivoli
Mtro
: Concorde (sorties place de la Concorde, rue de Rivoli, rue Cambon)
Autobus
: 72, 42, 52, 24, 73, 94, 84
Parking place de la Concorde
HORAIRES D'OUVERTURE
Mardi (nocturne)

12 h-21 h 30
Mercredi vendredi

12 h -19 h
Samedi et dimanche

10h-19h
FERM LE LUNDI
TARIFS
Prix d'entre

38 F
Tarif rduit

28 F
Entre gratuite pour les moins de 13 ans
Abonnement annuel

200 F
(Couple 300 F, tudiant 150 F)
Les rendez-vous du Jeu de Paume

Visites, par un confrencier du Jeu de Paume, destines aux visiteurs individuels


(gratuites sur prsentation du ticket d'entre)
Mercredi, Samedi, Dimanche 15h
Visites de groupe
(max. 25 pers .) sur rendez-vous
Tarif :700F . Rservation : 01 .47 .03
.12.41
Librairie du Jeu de Paume, spcialise dans le domaine de l'art contemporain
Caf du Jeu de Paume
: restauration lgre
50
Roissy, le 18 mai 1998
N 3 719
AIR FRANCE AU JEU DE PAUME AVEC L'EXPOSITION
"LES ANNEES SUPPORTS/SURFACES DANS LES COLLECTIONS
DU CENTRE GEORGES POMPIDOU"
Depuis plusieurs annes, Air France est partenaire de la Galerie nationale du Jeu de Paume.
Aujourd'hui, la Compagnie s'associe une nouvelle exposition, "Les Annes Supports /
Surfaces dans les collections du Centre Georges Pompidou" qui se tiendra du 19 mai au
30 aot prochains dans le clbre difice du Jardin des Tuileries.
Cette exposition se propose d'explorer un des temps forts de l'avant-garde artistique des
annes 60-70, poque o ses peintres conoivent le tableau comme "une surface d'occupation
de l'espace", tandis que la Compagnie tisse son rseau international.
En 1998, le groupe Air France est fort de sa nouvelle dimension, rcemment acquise avec la
fusion d'Air France et de l'ex-compagnie Air Inter . Avec 46 000 personnes, rparties aux
quatre coins du monde, et une flotte de plus de 200 avions, la nouvelle compagnie Air France
dessert prs de 200 escales dans plus de 90 pays . Plus de 33 millions de passagers ont voyag
sur ses lignes et elle a transport plus d'un million de tonnes de fret durant le dernier exercice.
Le groupe Air France fdre plus de 60 socits . Il exerce principalement son activit dans
le transport arien de passagers et de fret et, travers ses filiales, dans des activits
complmentaires, notamment la restauration arienne, le transit de fret et de colis express,
l'informatique commerciale et la maintenance aronautique .
AIR FRANCE

Vous aimerez peut-être aussi