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Bases et dimensions des espaces vectoriels

Ce document contient plusieurs exercices de mathématiques sur les espaces vectoriels de dimension finie. Les exercices portent sur les notions de base, dimension et sous-espaces vectoriels.

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Z

 ZZ
 Exo7 
Z 
Z
Z

Année 2009
Exercices de mathématiques

Espaces vectoriels de dimension finie

1 Base
     
1 −1 1
Exercice 1. Montrer que les vecteurs {1 ,  1  ,  0 } forment une
1 0 −1     
1 1 0
base de R3 . Calculer les coordonnées respectives des vecteurs 0 , 0 , 0
0 1 1
dans cette base.
Exercice 2. 1. Montrer que les vecteurs x1 = (0, 1, 1), x2 = (1, 0, 1) et
x3 = (1, 1, 0) forment une base de R3 . Trouver dans cette base les
composantes du vecteur x = (1, 1, 1).
2. Donner, dans R3 , un exemple de famille libre, qui n’est pas génératrice.
3. Donner, dans R3 , un exemple de famille génératrice, mais qui n’est pas
libre.
Exercice 3. Vrai ou faux ? On désigne par E un R-espace vectoriel de di-
mension finie.
1. Si les vecteurs x, y, z sont deux à deux non colinéaires, alors la famille
x, y, z est libre.
2. Soit x1 , x2 , . . . , xp une famille de vecteurs. Si aucun n’est une combi-
naison linéaire des autres, la famille est libre.
Exercice 4. Dans R3 , les vecteurs suivants forment-ils une base ? Sinon
décrire le sous-espace qu’ils engendrent.
1. v1 = (1, 1, 1), v2 = (3, 0, −1), v3 = (−1, 1, −1).
2. v1 = (1, 2, 3), v2 = (3, 0, −1), v3 = (1, 8, 13).
3. v1 = (1, 2, −3), v2 = (1, 0, −1), v3 = (1, 10, −11).
Exercice 5. 1. Montrer qu’on peut écrire le polynôme F = 3X − X 2 +
8X 3 sous la forme F = a + b(1 − X) + c(X − X 2 ) + d(X 2 − X 3 ) (calculer
a, b, c, d réels), et aussi sous la forme F = α + β(1 + X) + γ(1 + X +
X 2 ) + δ(1 + X + X 2 + X 3 ) (calculer α, β, γ, δ réels).

1
2. Soit P3 l’espace vectoriel des polynômes de degré ≤ 3. Vérifier que les
ensembles suivants sont des bases de P3 : B1 = {1, X, X 2 , X 3 }, B2 =
{1, 1−X, X−X 2 , X 2 −X 3 }, B3 = {1, 1+X, 1+X+X 2 , 1+X+X 2 +X 3 }.
     
1 1 t
Exercice 6. Déterminer pour quelles valeurs de t ∈ R les vecteurs 0 , 1 , 0
    
t t 1
3
forment une base de R .

Exercice 7. 1. Montrer que les vecteurs w1 = (1, −1, i), w2 = (−1, i, 1), w3 =
(i, 1, −1) forment une base de C3 .
2. Calculer les composantes de w = (1 + i, 1 − i, i) dans cette base.

2 Dimension
Exercice 8. Si E est un espace vectoriel de dimension finie, F et G deux
sous-espaces de E, montrer que : dim(F + G) = dim(F ) + dim(G) − dim(F ∩
G).

Exercice 9. Montrer que tout sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel de


dimension finie est de dimension finie.
   
1 1
 2
1 , e3 =
 
Exercice 10. On considère, dans R4 , les vecteurs : e1 = 
3 , e2 = 1
4 3
     
2 −1 2
1 0 3
  , e4 =   , e5 =  .
1 −1 0
1 2 1
Soient E l’espace vectoriel engendré par e1 , e2 , e3 et F celui engendré par
e4 , e5 . Calculer les dimensions respectives de E , F , E ∩ F , E + F .

Exercice 11. Soient E et F de dimensions finies et u, v ∈ L(E, F ).


1. Montrer que rg(u + v) ≤ rg(u) + rg(v).
2. En déduire que |rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v).

2
Indications 3. 1. Faux.
2. Vrai.

Indications 8. Partir d’une base de F ∩ G et compléter cette base

Indications 9. On peut utiliser des familles libres.

3
       
1 −1 1 1 −1 1
Correction 1. det 1 1  0  = 3 6= 0 donc la famille B = { 1 , 1 , 0 }
    
1 0 −1 1 0 −1
3
est
  une base
 de R .    
1 1 −1 1
0 = 1 1 − 1  1  + 1  0 . Ses coordonnées dans B sont donc
3 3 3
0 1 0 −1
  −1/3,1/3).
(1/3,     
0 1 −1 1
0 = 1 1 − 1  1  − 2  0 . Ses coordonnées dans B sont donc
3 3 3
1 1 0 −1
  −1/3,
(1/3,   −2/3).
 
1 1 0
0 = 0 + 0. Donc ses coordonnées dans B sont (2/3, −2/3, −1/3).
1 0 1

Correction 2. 1. Le vecteur x = 21 x1 + 21 x2 + 12 x3 . Donc dans la base


(x1 , x2 , x3 ) le coordonnées de x sont ( 12 , 12 , 21 ).
2. Par exemple la famille {(1, 0, 0), (0, 1, 0)} est libre dans R3 mais pas
génératrice.
3. La famille {(1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1), (1, 1, 1)} est génératrice dans R3
mais pas libre.
Correction 3. 1. Faux. Par exemple dans R3 , x = (1, 0, 0), y = (0, 1, 0),
z = (1, 1, 0).
2. Vrai. Soit une combinaison linéaire nulle λ1 x1 +· · · λp xp = 0. Supposons
qu’un des coefficient est non nul : par exemple λ1 6= 0. Alors on écrit
x1 = − λλ12 x2 − · · · − λλp1 xp . Donc x1 est une combinaison linéaire de
{x2 , . . . , xp }. Ce qui contredit l’hypothèse de l’énoncé, donc tous les
coefficients sont nuls. Donc {x1 , . . . , xp } est une famille libre.
Correction 4. 1. C’est une base.
2. Ce n’est pas une base : v3 = 4v1 − v2 . Donc l’espace Vect(v1 , v2 , v3 ) =
Vect(v1 , v2 ).
3. C’est une base.
Correction 5. 1. On trouve a = 10, b = −10, c = −7, d = −8. Puis
α = −3, β = 4, γ = −9, δ = 8.
2. Plus généralement on montre qu’une famille de polynômes {Pk }k=1,...,n
avec deg Pi = i forme une base de l’espace vectoriel Pn de polynômes
de degré ≤ n.

4
Correction 6. C’est une base pour t 6= ±1.
Correction 7. 1. C’est bien une base.
2. On cherche a, b, c ∈ C tels que aw1 + bw2 + c3 w3 = w. Il s’agit donc de
résoudre le système :

a − b + ic
 =1+i
−a + ib + c = 1 − i

ia + b − c =i

On trouve a = 0, b = 12 (1 − i), c = 21 (1 − 3i). Donc les coordonnées de


w dans la base (w1 , w2 , w3 ) sont (0, 12 (1 − i), 12 (1 − 3i)).
Correction 8. 1. F ∩ G est un sous-espace vectoriel de E donc est de
dimension finie. Soit (e1 , . . . ek ) une base de F ∩ G avec k = dim F ∩ G.
(e1 , . . . ek ) est une famille libre dans F donc on peut la compléter en une
base de F par le théorème de la base incomplète. Soit donc (f1 , . . . , f` )
des vecteurs de F tels que (e1 , . . . ek , f1 , . . . , f` ) soit une base de F .
Nous savons que k + ` = dim F . Remarquons que les vecteurs fi sont
dans F \ G.
Nous repartons de la famille (e1 , . . . ek ) mais cette fois nous la complétons
en une base de G : soit donc (g1 , . . . , gm ) des vecteurs de G tels que
(e1 , . . . ek , g1 , . . . , gm ) soit une base de G. Nous savons que k + m =
dim G. Remarquons que les vecteurs gi sont dans G \ F .
2. Montrons que B = (e1 , . . . ek , f1 , . . . , f` , g1 , . . . , gm ) est une base de F +
G.
C’est une famille génératrice car F = Vect(e1 , . . . ek , f1 , . . . , f` ) ⊂ Vect(B)
et G = Vect(e1 , . . . ek , g1 , . . . , gm ) ⊂ Vect(B). Donc F + G ⊂ Vect(B).
C’est une famille libre : soit une combinaison linéaire nulle :

a1 e1 + . . . ak ek + b1 f1 + . . . b` f` + c1 g1 + . . . cm gm = 0.

Notons e = a1 e1 +. . .+ak ek , f = b1 f1 +. . .+b` f` , g = c1 g1 +. . .+cm gm .


Donc la combinaison linéaire devient :

e + f + g = 0.

Donc g = −e − f , or e et f sont dans F donc g appartient à F .


Or les vecteurs gi ne sont pas dans F . Donc g = c1 g1 + . . . + cm gm est
nécessairement le vecteur nul. Nous obtenons c1 g1 +. . .+cm gm = 0 c’est
donc une combinaison linéaire nulle pour la famille libre (g1 , . . . , gm ).
Donc tous les coefficients c1 , . . . , cm sont nuls.

5
Le reste de l’équation devient a1 e1 + . . . + ak ek + b1 f1 + . . . + b` f` = 0,
or (e1 , . . . ek , f1 , . . . , f` ) est une base de F donc tous les coefficients
a1 , . . . , ak , b1 , . . . , b` sont nuls.
Bilan : tous les coefficients sont nuls donc la famille est libre. Comme
elle était génératrice, c’est une base.
3. Puisque B est une base de F + G alors la dimension de F + G est le
nombre de vecteurs de la base B :

dim(F + G) = k + ` + m.

Or k = dim F ∩ G, ` = dim F − k, m = dim G − k, donc

dim(F + G) = dim F + dim G − dim(F ∩ G).

Correction 9. Soit E un espace vectoriel de dimension n et F un sous-


espace vectoriel. Supposons que F ne soit pas de dimension finie, alors il
existe v1 , . . . , vn+1 , n + 1 vecteurs de F linéairement indépendants dans F .
Mais il sont aussi linéairement indépendants dans E. Donc la dimension de
E est au moins n + 1. Contradiction.
Deux remarques :
– En fait on a même montrer que la dimension de F est plus petite que la
dimension de E.
– On a utiliser le résultat suivant : si E admet une famille libre à k éléments
alors la dimension de E est plus grande que k (ou est infini). Ce résultat
est une conséquence immédiate du théorème de la base incomplète.

Correction 10. E est engendré par trois vecteurs et F est engendré par deux
vecteurs. Donc dim (E) ≤ 3 et dim (F ) ≤ 2. Clairement e4 et  e5 ne sontpas
1 1 2
liés donc dim (F ) ≥ 2 c’est à dire dim (F ) = 2. Enfin, det 2 1 1 =
3 1 1
−1 6= 0. La famille {e1 , e2 , e3 } est donc libre, soit dim (E) ≥ 3 i.e. dim (E) =
3.
E ∩ F ⊂ F donc dim (E ∩ F ) ≤ 2. De plus : dim (E + F ) = dim (E) +
dim (F )−dim (E∩F ). Comme E+F ⊂ R4 , on a dim (E+F ) ≤ 4 d’où on tire
l’inégalité 1 ≥ dim (E ∩ F ). Donc soit dim (E ∩ F ) = 1 soit dim (E ∩ F ) = 2.
Supposons que dim (E ∩ F ) soit égale à 2. Comme E ∩ F ⊂ F on aurait
dans ce cas E ∩ F = F . En particulier il existerait α, β, γ ∈ R tels que
e4 = αe1 + βe2 + γe3 . On vérifie aisément que ce n’est pas le cas, donc que
dim (E ∩ F ) n’est pas égale à 2.
On peut donc conclure : dim (E ∩ F ) = 1 puis dim (E + F ) = 4.

6
Correction 11. 1. Par la formule dim(F + G) = dim(F ) + dim(G) −
dim(F ∩G), on sait que dim(F +G) 6 dim(F )+dim(G). Pour F = Im u
et G = Im v on obtient : dim(Im u + Im v) 6 dim Im u + dim Im v. Or
Im u + Im v = Im(u + v). Donc rg(u + v) ≤ rg(u) + rg(v).
2. On applique la formule précédente à u + v et −v : rg((u + v) + (−v)) 6
rg(u + v) + rg(−v), or rg(−v) = rg(v) donc rg(u) 6 rg(u + v) + rg(v).
Soit rg(u) − rg(v) 6 rg(u + v). On recommence en échangeant u et v
pour obtenir : |rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v).

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