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Le Mercantilisme : Concepts et Auteurs

Il s’agit, dans cette première partie, de circonscrire la période de vie du courant mercantiliste et ses différentes formes (A), puis les principaux auteurs ayant initiés cette conception de l’économie (B).

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Le Mercantilisme : Concepts et Auteurs

Il s’agit, dans cette première partie, de circonscrire la période de vie du courant mercantiliste et ses différentes formes (A), puis les principaux auteurs ayant initiés cette conception de l’économie (B).

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MERCANTILISTE

I- PRESENTATION DU COURANT MERCANTILISTE

Il s’agit, dans cette première partie, de circonscrire la période de vie du


courant mercantiliste et ses différentes formes (A), puis les principaux auteurs
ayant initiés cette conception de l’économie (B).

A- Période : du XVIe au XVIIIe siècle

Le mercantilisme est une conception de l’économie qui prévaut entre le XVIe


siècle et le milieu du XVIIIe siècle en Europe. Elle a été appliquée par les pays
de la péninsule Ibérique (le bullionisme ou « mercantilisme espagnol ») ; par la
France (le colbertisme ou « mercantilisme français ») et par l’Angleterre
(commercialisme ou « mercantilisme britannique »), mais s'est soldé par une
asphyxie de ces économies.

B- Auteurs mercantilistes

Jean BODIN (1530-1596) ; Antoine de MONTCHRETIEN (1576-1621) ;


William PETTY (1623-1687) ; Thomas MUN (1621) etc.

II- ANALYSE MERCANTILISTE

Les mercantilistes se sont intéressés à la relation entre la croissance


économique (richesse des nations) , et le commerce extérieur.

Pour comprendre l’approche de cette relation par les mercantilistes, il


convient de présenter tout d’abord leur conception de valeur et de richesse (A),
ensuite de mettre en évidence les procédés d’accumulation de cette valeur (B).

A- Richesse : stock d’or et d’argent

Dans l’analyse mercantiliste, la richesse est définie en terme de stock comme


une accumulation de valeur, c'est-à-dire de métaux précieux (Or et argent).

B- Procédés d’accumulation d’or et d’argent : Commerce extérieur,


industrialisation et politiques protectionnistes

Les penseurs mercantilistes prônent l’enrichissement des nations au moyen


du commerce extérieur, qui permet de dégager un excédent de la balance
commerciale (la différence entre les exportations et les importations doit être
positive).
Pour accroître les gains au commerce extérieur, le pays doit investir dans des
activités économiques à rendement croissant (la création d'industrie doit
permettre d'exporter des produits manufacturés à forte valeur ajoutée), d'une
part, et appliquer des politiques protectionnistes.

En effet, dans cette conception, l’Etat a un rôle primordial grâce à la mise en


place de politiques protectionnistes. Il s’agit principalement d’établir des
barrières tarifaires (exemple : droits de douanes) pour décourager les
importations qui entraînent une sortie de métaux précieux, et en
encourageant les exportations qui conduisent à une entrée de métaux
précieux.

Il faut noter que l’idée mercantiliste dominante, qui considère que le stock de
richesse est fixe et que la seule façon d’accroître la richesse d’un pays doit se
faire au détriment d’un autre, a alimenté les périodes de conflits armés des
XVIIe et XVIIIe siècle (le commerce extérieur est un jeu à somme nulle ou les
exportateurs sont les gagnants et les importateurs sont des perdants).

III- LIMITES DU COURANT

Les limites du courant mercantiliste portent autant dans leur conception de


la richesse que dans leur compréhension du commerce extérieur. L’application
de leurs préceptes par la France, l’Angleterre, le Portugal et l’Espagne s’est
soldée par un appauvrissement de ces derniers.

A- Mauvaise conception de la valeur et de la richesse

Adam SMITH a montré que l'or est une marchandise comme les autres, et ne
mérite donc pas un traitement spécial ; l'or n'est rien d'autre qu'un métal
jaune qui a une valeur élevée uniquement du fait de sa rareté. De plus, la
richesse d'une économie s’analyse désormais en terme de flux, et non plus en
terme de stock.

B- Mauvaise analyse du commerce extérieur et appauvrissement des


pays.

Comme l’on démontré Adam SMITH et David RICARDO, le commerce n'est


plus vu comme un jeu à somme nulle, mais comme un jeu à somme positive
(ou les exportateurs et importateurs sont des gagnants). En imposant la mise
en place de restrictions aux importations et de droits de douane, les
mercantilistes ont contribué à une asphyxie et à un appauvrissement des
pays. De plus, la trop grande accumulation d’Or et d’Argent a conduit à une
forte inflation, notamment dans les pays de la péninsule Ibérique (Espagne et
Portugal).

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