COUTURE, Alexandre
516-33
ANALYSE LITTÉRAIRE CANDIDE
Travail présenté à
Madame Lemay
École secondaire Jacques-Rousseau
Le 2 novembre 2018
Analyse littéraire de Candide ou l’Optimisme de Voltaire
Écrivain, conteur et poète, Voltaire est très connu, en particulier pour son
œuvre « Candide ou l’Optimisme » qu’il écrit en 1759, soit durant le siècle des
lumières. Ce conte philosophique est d’ailleurs son ouvrage le plus célèbre. Dans
celui-ci, Voltaire tente de prouver que les philosophes du 17e siècle ont trop
d’influence sur le peuple. Pour se faire, il dénonce l’idée d’optimisme que tente de
démontrer le philosophe Leibniz en faisant référence au meilleur des mondes
possibles, une des idées de Leibniz. Ainsi, il utilise l’argumentation et l’ironie afin
de prouver son point en ridiculisant celui de ses adversaires.
Tout au long du récit, plusieurs personnages tel Jacques, Martin et
Cacambo accompagnent Candide et le conseillent, le dirigent. Pangloss, par
exemple, est présent au début comme à la fin de l’histoire, bien qu’il s’absente
quelques fois. C’est par celui-ci que Voltaire fait passer son idée, son point. Son
but étant de dénoncer les philosophes, qui eux sont à l’origine de la manière de
pensée dite optimiste, il utilise l’ironie pour prouver que leurs propos sont insensés
et irréalistes. Selon Voltaire, ces philosophes ont trop d’influence sur le peuple, au
point où ils le contrôlent en leur dictant quoi penser et comment agir. Au début de
l’histoire, Candide est l’exemple parfait de ce peuple contrôlé. Sujet de Pangloss,
il pense ce que ce dernier lui dit de penser et agit ainsi, tel une figurine dirigée par
Pangloss. Au fil du récit, Candide devient plus mature et commence à penser de
lui-même. C’est seulement après avoir tué trois hommes dont deux étaient des
prêtes qu’il se remet en question et réalise qu’il n’est pas le meilleur des hommes
vivant dans le meilleur des mondes. C’est ainsi que Voltaire démontre sa pensée
que les philosophes de ce temps qui croyaient en l’idée d’optimiste dirigeaient le
peuple en lui dictant quoi penser et en leur disant qu’ils vivent dans le meilleur des
mondes possibles, phrase que Voltaire utilise beaucoup dans ce récit.
Par la suite, Voltaire utilise beaucoup l’ironie afin de justifier ses idées et
ses pensées simplement en se moquant, en ridiculisant l’inverse, soit l’idée de son
opposant. Par exemple, lorsque Candide arrive à Eldorado, ce pays où tout va
pour le mieux et où chacun est heureux, il fait référence à l’ironie afin de se moquer
de l’idée d’optimiste et du meilleur monde possible de Leibniz. Il crée donc cette
partie du monde où tout est parfait et où l’argent pousse dans les arbres afin de
ridiculiser Leibniz par le fait qu’aucun endroit de ce genre n’existe dans le monde
et que sa philosophie est insensée. L’ironie est donc une manière de parler que
Voltaire, l’utilisant déjà dans d’autres écrits, a fait usage encore une fois afin
d’ajouter un style d’écriture et pour se permettre de démontrer ce qu’il pensait de
la manière de pensée dite optimiste.
Ensuite, Voltaire critique non seulement les idées de certains philosophes
du siècle des lumières mais il les critiques eux-mêmes en général. Il fait cela car il
pense qu’ils ont trop d’influence sur le peuple et qu’il est anormal que le peuple ne
puisse pas penser par lui-même, développer son propre esprit critique tel que
Candide le fait durant son périple. Afin de démontrer son point, Voltaire fait en
sorte que dans le roman, les philosophes ne meurent pas. Par exemple, Pangloss
est pendu devant les yeux de Candide mais d’une manière ou d’une autre réussit
à s’en sortir et finit par rencontrer Candide de nouveau. Par ce fait, Voltaire veut
faire passer le message que la philosophie d’optimiste, représentée par les
philosophes, restent tout au long du temps et le peuple continu d’y croire. Aussi, il
décrit les philosophes de « peureux », par exemple lorsqu’il utilise une expression
particulière; « trembler comme un philosophe ». C’est pourquoi il s’attaque d’une
certaine manière à certains philosophes qui dirigent trop le peuple, bien qu’il en
soit un lui-même.
Finalement, Voltaire écrit ce roman afin de dénoncer plusieurs aspects du
temps dans lequel il vivait tout en restant dans son style, c’est-à-dire ironique et
quelques fois humoristique. Il finit toutefois son écrit sur une phrase qui peut avoir
plusieurs sens dépendant de la personne qui l’interprète; « il faut cultiver son
jardin ». Ainsi, à votre tour de définir ce que Voltaire voulait signifier par ces mots.