0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
237 vues13 pages

Redress

Ce document décrit le fonctionnement d'un redresseur monophasé simple alternance sur une charge purement résistive et sur une charge RL. Il présente les équations permettant de calculer la tension, le courant, la puissance et le facteur de puissance dans chaque cas.

Transféré par

OussamaNaji
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
237 vues13 pages

Redress

Ce document décrit le fonctionnement d'un redresseur monophasé simple alternance sur une charge purement résistive et sur une charge RL. Il présente les équations permettant de calculer la tension, le courant, la puissance et le facteur de puissance dans chaque cas.

Transféré par

OussamaNaji
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

Redressement non commandé


Introduction :
Les réseaux et les récepteurs électriques absorbent de l’énergie sous deux formes, en
continus ou en alternatifs. Pour adapter l’offre à la demande quatre types de convertisseurs
sont nécessaires. Parmi ceux-ci, la conversion alternatif-continu au sein de redresseurs non
commandés ou commandés.
I. Monophasé simple alternance :
1. Sur charge purement résistive :

i La tension n’apparaît aux bornes de la


i charge que si la tension de la source est positive
entraînant une tension positive en sortie. Dès que
Ve V Vs la tension réseau est négative, la diode est
R bloquée : la tension aux bornes de la charge et le
courant sont nuls.
Ce fonctionnement est illustré par les
Ve = VM sin wt chronogrammes suivants :

Ve
+VM


π 2π 3π θ

-VM
Vs
+VM

θ
π 2π 3π 4π
Vd
π 2π 3π 4π
θ

-VM
i
VM/R
θ
π 3π 4π

Tension et courant moyens : Les valeurs moyennes de la tension aux bornes de la charge et
V V
du courant sont : Vs ( t ) = V0 = M ; i ( t ) = I 0 = M
π πR
V 2
Puissance : La puissance instantanée est p (θ ) = M sin 2 θ de0 à π puis nulle ensuite.
R
2
V
La puissance moyenne est alors : p (θ ) = P = M .
4R

Mr BOUZI 1
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

V V
Tension et courant efficaces : I eff = M , Veff = M .
2 R 2
Facteur de puissance : Le facteur de puissance k est rapport de la puissance active
(moyenne) à la puissance apparente.
V P 1
Vu de la source : P = p ( t ) , S = M .I eff donc : k = =  0, 71 .
2 S 2
Conclusion
Ce dispositif simple assure l’augmentation de la tension moyenne puisqu’elle n’est
plus nulle. Il demande à être amélioré afin d’atteindre une valeur proche de la tension crête
avec un facteur de puissance bien meilleur que 0,71.
2. Sur charge RL :
En électrotechnique les charges sont souvent combinées : inductive et résistive. Les
électroaimants ou les machines à courant continu en sont des exemples. Le schéma permettant
la nouvelle étude est celui de la Figure suivante.
i
D i
Vd
R
Ve

Ve = VM sin wt L Vs

Pour déterminer l’instant d’annulation de courant on résout l’équation différentielle.


di (t )
La solution générale de l’équation différentielle L + Ri (t ) = VM sin wt est la
dt
di (t )
somme de la solution générale de l’équation sans second membre L + Ri (t ) = 0 et la
dt
solution particulière de la forme A sin wt + B cos wt
R
di (t ) R di (t ) R  i (t )  R − t
= − i (t ) ⇒ ∫ = − ∫ dt ⇒ ln   = − t . D’où : i (t ) = λ e L
.
dt L i (t ) L  λ  L
En remplaçant la solution particulière dans la solution générale il vient que:
 AwL + BR = 0
AwL cos wt − BwL sin wt + AR sin wt + BR cos wt = VM sin wt ; d’où :  .
 − BwL+AR = VM
 R Lw 
Il s’agit d’un système dont : ∆ =   = ( Lw ) + R ;
2 2

 -Lw R 
 R 0   0 Lw 
   
∆ A  -Lw VM  RVM ∆ B  VM R  -LwVM
A= = = ; B= = = .
∆ ( Lw ) + R ( Lw ) + R ∆ ( Lw ) + R ( Lw ) + R 2
2 2 2 2 2 2 2

Finalement la solution générale de l’équation différentielle


R
− t RVM LwVM
est : i (t ) = λ e L + sin wt − cos wt . Si i (t = 0) = 0 alors :
( Lw ) + R 2 ( Lw ) + R 2
2 2

LwVM LwVM
i (t = 0) = λ − =0 ⇒λ = .
( Lw ) +R ( Lw ) + R2
2 2 2

Mr BOUZI 2
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018
R
LwVM − t RVM LwVM
i (t ) = e L
+ sin wt − cos wt
( Lw ) +R ( Lw ) +R ( Lw ) + R2
2 2 2 2 2

R Lw Lw
Si l’on pose : cos ϕ = , sin ϕ = et tgϕ = . Il vient que :
( Lw ) + R2 ( Lw ) + R2 R
2 2

VM  R
− t 
i (t ) =  sin ϕ e L
+ cos ϕ sin wt − sin ϕ cos wt  .
( Lw ) + R 2  
2

 R

sin ϕ e + ( sin ( wt − ϕ ) )  .
VM − t
⇒ i (t ) = 
L

( Lw ) + R 2  
2

+VM Ve
Instant où i(t) est
nul
Diode bloquée

π 2π
φ
θ

-VM

Ve
+VM

θ
π 2π

-VM
Vs
+VM


π/2 π

Remarque : débit sur charge RL avec diode de roue libre.


i1
D1 i
Vd
D2 R
Ve

Ve = VM sin wt L Vs
i2

Mr BOUZI 3
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

+VM Ve

θ
π 2π

-VM
Vs
+VM


π/2 π Diode θ
D2
D1, D2 bloquées Diode D1 passante
Diode D1 passante passante
i

θ
3. Sur charge RLE :
La conduction de la diode D n’apparaît qu’une fois que la tension de cathode est
supérieure à celle de l’anode, c’est à dire ve (t) ≥ E. Cette condition correspond aux angles θa
d’allumage et θe d’extinction. Le courant respecte les mêmes règles d’existence précédentes :
croissance dès θa et annulation au-delà de θe en θ0. C’est entre ces deux angles que la diode
est en conduction forcée qui se traduit par l’apparition d’une portion négative de la tension vs.

i D i
Vs
Vd R
Ve
L
Ve = VM sin wt
E

Ve
E

θ0
θa θe

θe θ0
θa

Mr BOUZI 4
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

II. Monophasé double alternance :


1. Sur charge purement résistive :
i1 i2
VAK1
D1 D2 VAK2
ie
230V – 50 Hz
U1 U2

D3 D4 VAK4
VAK3
Charge
i3 i4 résistive

+VM U1

-VM

+VM U2

θ
VAK1, VAK4
θ

-VM
VAK2, VAK3
θ
-VM VRRM=VM
On trouve aussi le montage à transformateur à point milieu qui utilise seulement deux diodes :

Mr BOUZI 5
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

+VM Ve VD1
θ i1
D
-VM U1 v U2
Vs 220V
+VM 50Hz
v R
D
θ
VD1 i
θ VD2

-VM

-2VM VD2
θ

-VM
VRRM=2VM

2. Sur charge RL :
i1 i2 is
VAK1
D1 D2 VAK2
R
ie
230V – 50 Hz U2
U1

L
D3 D4 VAK4
VAK3
i3 i4

Mr BOUZI 6
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

U1
+VM θ

-VM
U2
+VM
θ
VD1
θ
-VM

i1
I
θ

i3
I

θ
ie
+I
θ

-I
3. Sur charge RLE :
i Is

D D
1 4 L

v Ve
R R
Vs
D D
2 3 E

π
1
On aura les mêmes chronogrammes. La tension moyenne: Vs (θ ) = ∫V sin (θ ) dθ
π 0
M

VM VM 2VM 2VM
⇒ Vs (θ ) = [ − cos θ ]0 ⇒ Vs (θ ) = [1 + 1] = : Vs (θ ) =
π
;
π π π π
dis dis (θ ) dis (θ )
or : Vs ( t ) = Ris ( t ) + E + L ⇒ Vs (θ ) = R is (θ ) + E + L .L =0.
dt dθ dθ
2VM
−E
⇒ is (θ ) = I = π
2VM
Vs (θ ) = R is (θ ) + E = = cste
π R
III. Triphasé :
Hypothèse : Courant constant dans la charge

Mr BOUZI 7
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

1. Commutation parallèle simple : P3 à diodes :


a. Commutateur le plus positif :
 Schéma de principe :
Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une
phase.
Vs1 VD1
R D1 ID1
Vs2 VD2
Ic
S D2 ID2
Vs1 VD3
T D3 ID3 UC

 Etude du fonctionnement :
A partir du réseau triphasé, on obtient un système triphasé équilibré de tensions (Vs1, Vs2,
Vs3), qu'on notera : Vs1 (t) = Vm sin wt ; Vs2 (t) = Vm sin (wt - 2π/3) ;
Vs3(t) = Vm sin (wt - 4π/3)
Les trois diodes forment un redresseur plus positif, qui laisse passer à tout instant la
plus positive des tensions, soit : V1 la plus positive. Si D1 conductrice ⇒ Uc = VS1.
VD2 = VS2- Uc= VS2- VS1<0 ⇒ D2 bloquée.
VD3 = VS3- Uc= VS3- VS1<0 ⇒ D3 bloquée.
Alors D1 conduit et les autres sont bloquées.
Ceci peut être généraliser en disant que la diode ayant le potentiel le plus positif conduit et les
autres sont bloquées ; d’où le nom donné à ce montage : Commutateur le plus positif .
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau
suivant:
Diode Tensions aux bornes des
Intervalles Tension redressée
passante diodes bloquées
VD2 = VD1 - Vs1 + Vs2
≈ Vs2 - Vs1 Uc = Vs1 - VD1
π/6 ≤ ωt < 5π/6 D1
VD3 = VD1 - Vs1 + Vs3 ≈ Vs1
≈ Vs3 - Vs1
VD1 = VD2 - Vs2 + Vs1
≈ Vs1 - Vs2 Uc = Vs2 - VD2
5π/6 ≤ ωt < 3π/2 D2
VD3 = VD2 - Vs2 + Vs3 ≈ Vs2
≈ Vs3 - Vs2
VD1 = VD3 - Vs3 + Vs1
≈ Vs1 - Vs3 Uc = Vs3 - VD2
3π/2 ≤ ωt < 13π/6 D3
VD2 = VD3 - Vs3 + Vs2 ≈ Vs3
≈ Vs2 - Vs3

Mr BOUZI 8
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

V1 V2 V3

ID1
Ic

ID2
Ic

ID3 Ic

D1 passante D2 passante D3 passante


Valeur moyenne de la tension redressée :
5π / 6
1 3 3 3VM
U cmoy = ∫ U c (t )dt = ∫ VM sin ( wt ) d ( wt ) =
TT 2π π / 6 2π
Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées :
Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses bornes a l'allure
suivante :

V1 V2 V3

La tension maximale à supporter en inverse par les diodes. Par exemple pour VD2, dans
 π
l'intervalle π/6 <wt < 5 π /6. VRRM = VD 2  wt =  = − 3VM
 3

Mr BOUZI 9
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

Courants dans les diodes :


Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur Ic, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:
i1, i2, i3 sont respectivement les courants dans les diodes D1, D2, D3.
D'où les expressions de imax, imoy et ieff, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces
1 I 1 2 I
courants: imax = Ic ; iimoy = ∫ ii (t )dt = c ; iieff = ∫ ii (t )dt = c i = 1, 2, 3
TT 3 TT 3

b. Commutateur le plus négatif :


 Schéma de principe :
Vs1 VD1
ID1
R D1
Vs2 VD2
Ic
S D2 ID2
Vs1 VD3
T D3 ID3 UC

 Chronogrammes :

V1 V2 V3

ID1

-Ic
ID2

ID3

-Ic

D2 passante D3 passante D1 passante D2 passante

Mr BOUZI 10
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

V1 V2 V3

VD2

V1
V2 V3

VD1

V1 V2 V3

VD3
2. Commutation parallèle double : PD3 à diodes:
 schéma de principe :

 Étude de fonctionnement :
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau
suivant:

Mr BOUZI 11
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

Diodes Tensions aux bornes des diodes


Intervalles Tension redressée
passantes bloquées

VD2 = VD1 - Vs1 + Vs2 ≈ Vs2 - Vs1


VD3 = VD1 - Vs1 + Vs3 ≈ Vs3 - Vs1 Uc = - VD'2 - Vs2 + Vs1 - VD1
π/6 ≤ ωt < π/2 D1, D'2
VD'1 = - Vs1 + Vs2 + VD'2 ≈ Vs2 - Vs1 ≈ Vs1 - Vs2
VD'3 = - Vs3 + Vs2 + VD'2 ≈ Vs2 - Vs3

VD2 = VD1 - Vs1 + Vs2 ≈ Vs2 - Vs1


VD3 = VD1 - Vs1 + Vs3 ≈ Vs3 - Vs1 Uc = - VD'3 - Vs3 + Vs1 - VD1
π/2 ≤ ωt < 5π/6 D1, D'3
VD'1 = - Vs1 + Vs3 + VD'3 ≈ Vs3 - Vs1 ≈ Vs1 - Vs3
VD'2 = - Vs2 + Vs3 + VD'3≈ Vs3 - Vs2
VD1 = VD2 - Vs2 + Vs1 ≈ Vs1 - Vs2
VD3 = VD2 - Vs2 + Vs3 ≈ Vs3 - Vs2 Uc = - VD'3 - Vs3 + Vs2 - VD2
5π/6 ≤ ωt < 7π/6 D2, D'3
VD'1 = - Vs1 + Vs3 + VD'3 ≈ Vs3 - Vs1 ≈ Vs2 - Vs3
VD'2 = - Vs2 + Vs3 + VD'3≈ Vs3 - Vs2
VD1 = VD2 - Vs2 + Vs1 ≈ Vs1 - Vs2
VD3 = VD2 - Vs2 + Vs3≈ Vs3 - Vs2 Uc = - VD'1 - Vs1 + Vs2 - VD2
7π/6 ≤ ωt < 3π/2 D2, D'1
VD'2 = - Vs2 + Vs1 + VD'1 ≈ Vs1 - Vs2 ≈ Vs2 - Vs1
VD'3 = - Vs3 + Vs1 + VD'1≈ Vs1 - Vs3

VD1 = VD3 - Vs3 + Vs1 ≈ Vs1 - Vs3


VD2 = VD3 - Vs3 + Vs2 ≈ Vs2 - Vs3 Uc = - VD'1 - Vs1 + Vs3 - VD3
3π/2 ≤ ωt < 11π/6 D3, D'1
VD'2 = - Vs2 + Vs1 + VD'1 ≈ Vs1 - Vs2 ≈ Vs3 - Vs1
VD'3 = - Vs3 + Vs1 + VD'1 ≈ Vs1 - Vs3

VD1 = VD3 - Vs3 + Vs1 ≈ Vs1 - Vs3


VD2 = VD3 - Vs3 + Vs2 ≈ Vs2 - Vs3 Uc = - VD'2 - Vs2 + Vs3 - VD3
11π/6 ≤ ωt < 13π/6 D3, D'2
VD'1 = - Vs1 + Vs2 + VD'2 ≈ Vs2 - Vs1 ≈ Vs3 - Vs2
VD'3 = - Vs3 + Vs2 + VD'2≈ Vs2 - Vs3

Les trois diodes D1, D2, D3 forment un commutateur plus positif, qui laisse passer à tout
instant la plus positive des tensions, et les diodes D'1, D'2, D'3 forment un commutateur plus
négatif, qui laisse passer la plus négative des tensions. La tension redressée est à tout instant
la différence entre ces deux tensions, soit :

Mr BOUZI 12
FST SETTAT Redressement non commandé 2017/2018

U32 U12 U13 U23 U21 U31 U32 U12


Uc

V1 V2 V3

π 2π θ=wt
π/6 5π/6 3π/2 13π/6

Valeur moyenne de la tension redressée


π
1 3 2   2π  3 3VM
U cmoy = ∫ U c ( t ) dt = ∫ VM sin ( wt ) − sin  wt − 3  d ( wt ) =
TT ππ    π
6
Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
D'après l'étude du fonctionnement, Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses
bornes a l'allure suivante :
U32 U12 U13 U23 U21 U31 U32 U12
Uc

V1 V2 V3

π 2π θ=wt
π/6 5π/6 3π/2 13π/6

VD2

U23 U21 U31 U32 U12 U13 U23 U21


La tension maximale à supporter par les diodes. Par exemple pour VD2, dans
 π
l'intervalle π/6 ≤ ωt < 5π/6. VD max = VD 2  wt =  = − 3VM .
 3

Mr BOUZI 13

Vous aimerez peut-être aussi