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N 1
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Université Kasdi Merbah, Ouargla
Faculté des Sciences Appliquées
Département de Génie Mécanique
– Avril 2016 –
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R. BELAKROUM ii
“Le génie n’est qu’une longue patience”, a dit BUFFON. Cela est bien incomplet. Le génie,
c’est l’impatience dans les idées et la patience dans les faits : une imagination vive et un
jugement calme ; quelque chose comme un liquide en ébullition dans un vase qui reste
toujours froid. — Léo ERRERA
Avant-propos ix
v
TABLE DES MATIÈRES
3.1 Réponse des systèmes à un degré de liberté sous l’effet de forces Périodiques . . 70
3.1.2 Réponse d’un système amorti sous l’effet d’excitations de plusieurs fréquences 82
3.2 Réponse des systèmes à un degré de liberté sous l’effet de forces quelconques . 86
R. BELAKROUM vi
TABLE DES MATIÈRES
Bibliographie 185
R. BELAKROUM viii
Avant-propos
Tout vibre dans notre monde matériel, en tous les cas c’est ce qui est révélé par les scienti-
fiques depuis le comportement des toutes petites particules de la matière, jusqu’à l’échelle des
astres. Tous les systèmes oscillent autour d’une certaine position d’équilibre.
Dans le domaine de la mécanique, l’étude des phénomènes vibratoires est impérative et
inévitable. Il est évident qu’en génie mécanique les vibrations ont leurs propres spécificités.
L’analyse du comportement vibratoire des systèmes mécaniques permet aux concepteurs la
prédiction et la maı̂trise de la sécurité de fonctionnement des systèmes mécaniques. L’étude
vibratoire passe par une première phase de modélisation qui a comme objectif, l’établissement
d’un modèle physique. Ce dernier doit être en mesure de traduire avec fidélité le comportement
du système réel étudié. Le degré de complexité du modèle dépend en général, de la précision
souhaitée. En pédagogie c’est cette phase qui est souvent mal considérée par les apprenants ;
car dans la plupart des cas, le modèle est donné est on a qu’a passer à l’autre étape de l’étude.
Par contre, dans la pratique, on est confronté à des problèmes réels (camion, navire, avion
etc...) qu’on doit étudier. Tout l’enjeu est là, car un modèle imprécis et mal posé conduit
nécessairement à des résultats infructueux.
Une fois le modèle physique établi, on serait en mesure de résoudre le système en utilisant
les différentes lois et théories de la physique existantes (loi de Newton, équations de La-
grange etc...). A la fin de cette phase, on disposera d’un modèle mathématique sous forme
d’équations différentielles ordinaires ou partielles. La résolution du modèle mathématique est
possible grâce à de nombreuses méthodes mathématiques ou même dans des cas plus com-
pliqués des approches numériques.
A travers ce modeste recueil intitulé Introduction aux vibrations mécaniques, nous sou-
haitons mettre à la disposition des étudiants suivant un cursus en Génie Mécanique un outil
de travail commode, facile à lire et surtout compréhensible. Le manuscrit est structuré en cinq
chapitres. A la fin de chaque chapitre, un nombre consistant d’exercices résolus est exposé.
Le premier chapitre est consacré à l’introduction d’éléments fondamentaux de vibrations. Ce
qui permettra aux lecteurs de se familiariser avec les notions de base et d’acquérir au fur et à
mesure le vocabulaire et principes nécessaires leurs permettant d’entamer le vif du sujet. Le
deuxième et troisième chapitres sont dédiés aux systèmes à un degré de liberté. Les systèmes
à plusieurs degrés de liberté introduits au quatrième chapitre, nous offre l’opportunité logique
d’exploiter la notation matricielle. Les matrices de masse et de rigidité sont définies et une at-
tention particulière est donnée aux modes de vibration. Il est démontré que les vibrations libres
sont la combinaison des modes normaux en fonction des conditions initiales. La résolution des
vibrations forcées se basant sur l’analyse modale et aussi présentée. Le cinquième et dernier
chapitre est consacré aux vibrations des systèmes continus comme : les cordes, les barres,
les poutres etc... Ces derniers sont des systèmes ayant un nombre infini de degrés de liberté.
ix
Après présentation des méthodes d’analyse des vibrations libres, l’orthogonalité des modes de
vibrations est mis en évidence. En ce qui concerne les vibrations forcées, on s’est basé sur le
principe de superposition modale. A la fin, une brève présentation des méthodes de Rayleigh
et de Rayleigh-Ritz qui sont des méthodes d’approximation plus adaptées au traitement des
systèmes complexes avec des distributions de masse et de rigidité variables.
L’auteur tient à présenter ses remerciements et d’exprimer sa gratitude envers Professeur
Tayeb MEFTAH de l’université Kasdi Merbah - Ouargla et Docteur Youcef KER-
BOUAA de l’université de Constantine I, d’avoir accepter d’expertiser ce polycopié.
Enfin, il est possible que ce document, malgré l’attention portée à l’examen de tous ses
éléments, contiendra des erreurs, des omissions, des oublis et / ou erreurs d’impression. Nous
serions reconnaissants aux lecteurs qui repéreraient des fautes ou qui ont des commentaires
pour améliorer le polycopié. Toute suggestion sera reçue et examinée.
R. BELAKROUM x
Chapitre 1
Éléments fondamentaux de vibrations
Sommaire
1.1 Notions fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Degrés de liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.2 Classification des vibrations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Modélisation des systèmes mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Éléments constitutifs d’un modèle de système vibratoire . . . . . . 5
1.3.1 Elément de raideur (ressort) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Élément d’inertie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Élément d’amortissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4 Méthode de Rayleigh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5 Mouvement oscillatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5.1 Mouvements ou vibrations harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5.2 Représentation dans le plan complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.5.3 Vibrations périodiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.6 Domaine fréquentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.7 Terminologie de vibration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.8 Exercices résolus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
”N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a
de la valeur”. - Albert EINSTEIN
La plupart des mouvements qui se répètent dans le temps sont appelés vibrations ou oscilla-
tions. Le balancement d’un pendule est un exemple typique de mouvement vibratoire (Figure
1.1). La théorie des vibrations étudie les mouvements oscillatoires des corps et les efforts qui
leurs sont associés.
1
1.1. NOTIONS FONDAMENTALES
En général, comme l’illustre la figure 1.2, un système vibratoire comprend un moyen pour
stocker l’énergie potentielle (élasticité), un moyen pour stocker l’énergie cinétique (masse ou
inertie) et un moyen qui graduellement dissipe l’énergie (amortissement). Les vibrations d’un
système implique le transfert de son énergie potentielle en une énergie cinétique et l’énergie
cinétique en énergie potentielle, alternativement. Si le système est amorti, son énergie est
dissipée à chaque cycle de vibration et doit être remplacée par une source extérieure si un
état de vibration stationnaire doit être maintenu.
Un corps rigide libre (sans contraintes) possède six degrés de liberté, trois coordonnées du
déplacement de son centre de masse, et la rotation angulaire autour de trois axes de coor-
R. BELAKROUM 2
1.1. NOTIONS FONDAMENTALES
données. Cependant les contraintes peuvent réduire ce nombre. Le mouvement plan d’un corps
rigide présente trois degrés de liberté possibles, le déplacement de son centre de masse dans un
plan, et la rotation angulaire autour d’un axe. Deux organes rigides subissant un mouvement
planaire ont six degrés de liberté, mais ils peuvent être connectés d’une manière à réduire le
nombre de degrés de liberté. Les figures 1.3, 1.4 et 1.5 illustrent respectivement des systèmes
à 1, 2 et 3 degrés de liberté. La figure 1.6 représente un système continu.
• Vibrations libres : Si le système, après une perturbation initiale est laissé à vibrer.
Les vibrations qui en résultent sont connues sous le nom de vibrations libres.
• Vibrations forcées : Si le système est soumis à des chargements extérieures, les vibra-
tions résultantes sont dites vibrations forcées.
• Vibrations non-amorties : Si l’énergie mécanique du système n’est pas dissipée sous
l’effet de friction ou autres types de résistance durant les oscillations, les vibrations sont
qualifiées de non-amorties. Dans le cas contraire, les vibrations sont dites amorties.
3 U.K.M. Ouargla
1.1. NOTIONS FONDAMENTALES
Figure 1.6 – Systèmes ayant un nombre infini de degrés de liberté (système continu)
R. BELAKROUM 4
1.2. MODÉLISATION DES SYSTÈMES MÉCANIQUES
Les vibrations peuvent être considérées comme un échange périodique d’énergie potentielle
et cinétique (l’énergie stockée et l’énergie du mouvement). Tous les systèmes mécaniques qui
vibrent ont une masse et une rigidité. Lorsque la masse est en mouvement, le système a une
énergie cinétique. Quand l’élément de raideur est déplacé, le système a de l’énergie potentielle.
Tous les systèmes physiques réels possèdent aussi l’amortissement, qui est la partie du système
qui dissipe l’énergie. L’amortissement peut être causé par la friction entre les éléments mobiles,
écoulement d’un fluide à travers une restriction, ou d’autres moyens, mais quelle que soit la
5 U.K.M. Ouargla
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
source, d’amortissement convertit l’énergie cinétique et potentielle en chaleur, qui est perdue.
Au cours de vibrations, l’énergie est transformée périodiquement dans les deux sens entre
cinétique et potentielle jusqu’à ce que toute l’énergie est perdue par amortissement.
Un ressort est un élément mécanique qui stocke l’énergie de déformation en vertu de son
élasticité. Un ressort est souvent utilisé pour représenter l’élasticité des éléments structurels
continus comme des câbles, des poutres, des arbres, des tiges, des plaques et coques. En effet,
lorsque ces éléments sont utilisés pour produire une raideur dans une seule direction, où un
modèle simple ressort est suffisante, la constante de ressort dans ces cas étant dérivée de la
théorie de l’élasticité de base. Par exemple, si une tige ou un câble de section transversale
A, longueur l, et module d’élasticité E est soumis à une tension P à ses extrémités, puis le
câble subit un allongement δ sous cette charge, la relation entre la charge et allongement étant
donné par :
AE
P = δ (1.1)
l
AE
K= (1.2)
l
R. BELAKROUM 6
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
Figure 1.11 – Poutre encastrée avec une masse concentrée à l’extrémité libre
P 1 2 1 3
y(x) = Lx − x (1.3)
EI 2 6
P L3 3EI
δ= −→ P = 3 δ (1.4)
3EI L
3EI
K= (1.5)
L3
7 U.K.M. Ouargla
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
GJ
T = θ (1.6)
L
GJ
K= (1.7)
L
1 2G 4
J = πR4 et K = πR (1.8)
2 L
Parfois, plus d’un ressort agit dans un système vibrant. Les ressorts peuvent apparaı̂tre en
série ou en parallèles, donnant ainsi naissance à une source de raideur équivalente. La raideur
du ressort équivalent est différente de celles des ressorts de base. Ci-dessous, nous présentons
des expressions pour la rigidité équivalente de ces deux types de disposition 1.13.
R. BELAKROUM 8
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
Eat3
3EI 3E 1 3
Kf = 3 = 3 at =
L b 12 4b3
AE πd2 E
Kt = =
L 4L
La rigidité du système composé de la poutre et du câble peut être considéré comme deux
ressorts en série pour lesquels la rigidité équivalente Keq est donnée par :
1 1 1 4b3 4L
= + = +
Keq Kf Kt Eat3 πd2 E
πat3 d2
E
Keq =
4 πd2 b3 + Lat3
La masse ou l’inertie d’un élément est supposée être un corps rigide, il peut gagner ou perdre
l’énergie cinétique lorsque la vitesse du corps change. De la seconde loi de Newton, le produit
de la masse et son accélération est égale à la force appliquée à la masse. Le travail est égal à
la force multipliée par le déplacement dans la direction de la force et le travail fait est stocké
sous forme d’énergie cinétique de la masse.
9 U.K.M. Ouargla
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
Figure 1.15 – Idéalisation d’un bâtiment comme un système à plusieurs degrés de liberté
Amortissement visqueux
Quand les systèmes mécaniques vibrent dans un milieu comme l’air, l’eau ou même l’huile,
ce dernier rencontre une résistance au mouvement ; ce qui cause une dissipation de l’énergie
mécanique. Dans ce cas, la quantité de l’énergie dissipée dépend de plusieurs facteurs : comme
les dimensions et la forme du corps, la viscosité du fluide, la fréquence des vibrations ainsi
que la vitesse du corps en mouvement. Dans le cas d’un amortissement visqueux, l’effort
d’amortissement est proportionnel à la vitesse du corps vibrant.
R. BELAKROUM 10
1.3. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UN MODÈLE DE SYSTÈME VIBRATOIRE
Amortissement de Coulomb
Dans ce cas, l’effort amortissant est d’une amplitude constante mais agissant dans le sens
contraire du mouvement du corps. Cela est dû au frottement entre les surfaces sèches ou
insuffisamment lubrifiées.
Quand un matériau se déforme, l’énergie est absorbée et aussi dissipée. Cela est le résultat de
la friction entre les particules. Quand un corps ayant un amortissement structural vibre, le
diagramme contrainte-déformation montre une boucle d’hystérésis comme le traduit la figure
1.16.
Considérons une combinaison d’amortissement visqueux en série sans masse avec des coeffi-
cients d’amortissement c1 et c2 (figure 1.17).
1 1 1
= + (1.9)
Ceq C1 C2
11 U.K.M. Ouargla
1.4. MÉTHODE DE RAYLEIGH
1 1 1 1
= + + ........... + (1.10)
Ceq C1 C2 Cn
Considérons une combinaison d’amortissement visqueux en parallèle sans masse avec des
coefficients d’amortissement C1 et C2 (figure 1.18).
Ceq = C1 + C2 (1.11)
n
X
Ceq = Ci (1.12)
i=1
L’approche ou la méthode énergétique peut être utilisée pour les systèmes de masse multiples,
à condition que le mouvement de chaque point dans les systèmes soit connu. Dans le cas des
systèmes où les masses sont reliées par des liens rigides, des leviers ou des engrenages, le
mouvement des différentes masses peut être exprimée en function du déplacement d’un point
R. BELAKROUM 12
1.4. MÉTHODE DE RAYLEIGH
spécifique et le système est tout simplement ramené à un système d’un degré de liberté 1DDL,
car seule une coordonnée est nécessaire. l’énergie cinétique peut être écrite comme :
1
Ec = mef f ẋ2 (1.13)
2
Où mef f est la masse effective ou équivalente concentrée à un point spécifique. Dans les
systèmes continus tels que les poutres, les barres, une connaissance de la répartition de l’am-
plitude de vibration est nécessaire avant que l’énergie cinétique ne peut être calculée.
Rayleigh a démontré qu’avec une hypothèse raisonnable pour la forme de l’amplitude des
vibrations, il est possible de prendre en compte les masses distribuées et d’arriver à une esti-
mation raisonnable de la dynamique de la structure en mouvement [1] [2]. L’exemple suivant
illustre l’utilisation de cette méthode .
Exemple Une poutre simplement supportée de masse totale mb ayant une masse concentrée
M au milieu (figure 1.19) . On se propose de déterminer la masse effective du système reliée
au milieu.
Des théorie de la résistance des matériaux, on sait que la flexion de la poutre sous l’effet d’une
force concentrée au milieu est donnée par :
3x x 3
y = ymax −4 (x ≤ L/2)
L L
P L3
ymax = (ymax : flèche au milieu de la poutre)
48EI
Z L Z L
1 2 1 mb 2
Ec = ẏ dm = ẏ dx
2 0 2 0 L
Z L/2
1 2mb 2
= ẏ dx
2 0 L
1
Z L/2
2mb
3x x 3 2 1 2
= ẏmax −4 dx = (0, 4257 mb ) ẏmax
2 0 L L L 2
13 U.K.M. Ouargla
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
Un mouvement oscillatoire peut se répéter régulièrement dans le temps, comme dans le cas
d’un pendule simple ou peut présenter certaines irrégularités comme dans le cas d’un mou-
vement du sol lors d’un tremblement de terre. Si un même mouvement est répété après un
intervalle de temps donné, ce mouvement est qualifié de périodique. Le type le plus simple
d’un mouvement périodique est le mouvement harmonique. A titre d’exemple, le mouvement
du système masse et ressort représenté sur la figure 1.20 est l’exemple d’un mouvement har-
monique simple.
Sachant que : sin (ωt + φ) = sin ωt cos φ + cos ωt sin φ, on peut écrire l’équation sous la forme
suivante :
Ou
p
X= A2 + B 2 (1.16)
A
φ = arctan (1.17)
B
L’équation 1.15 est illustrée sur la figure 1.21. La réponse du système est constituée par
plusieurs cycles identiques. La période est le temps nécessaire pour l’exécution d’un cycle et
qu’on pourrait déterminer par
2π
T = (1.18)
ω
R. BELAKROUM 14
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
Figure 1.21 – Mouvement harmonique simple avec une période T et une amplitude X.
ω est la pulsation qu’on mesure en rad/sec. Le nombre de cycles exécutés par seconde est la
cycles
fréquence et son unité seconde et désignée comme étant un hertz (Hz).
ω
f= (1.19)
2π
dx
v(t) = = ωX cos (ωt + φ) (1.20)
dt
dv
a(t) = = −ω 2 X sin (ωt + φ) (1.21)
dt
En utilisant une représentation vectorielle tel que montré sur la figure 1.22, nous pouvons voir
que la vitesse est déphasée par apport au vecteur de position d’un angle π/2 et l’accélération
d’un angle π.Bien que les trois vecteurs sont en rotation à la même fréquence circulaire ω ,
elles ont des valeurs de phase différentes. Autrement dit, ils atteignent leurs valeurs extrémales
à des instants différents dans le temps.
Les fonctions trigonométriques sont liées à la fonction exponentielle par l’équation d’Euler
1.22 qui s’écrit :
15 U.K.M. Ouargla
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
Un vecteur d’amplitude x en rotation à une vitesse angulaire ω peut être représenté comme
étant une quantité complexe z, comme le montre la figure 1.23.
La figure 1.24 montre le nombre complexe Z et son conjugué Z ? = Ae−iωt , qui est en rotation
dans le sens contraire avec une vitesse de rotation −ω. Il est évident que la composante x
peut s’exprimer par l’expression 1.24.
1
x = (Z + Z ? ) (1.24)
2
La forme exponentielle offre des avantages par apport à la forme trigonométrique. En suppo-
sant Z1 = X1 eiθ1 et Z2 = X2 eiθ2 , on peut écrire :
R. BELAKROUM 16
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
Généralement, les mouvements des systèmes vibratoires ne sont pas harmoniques. Dans la
plupart des cas, les vibrations sont périodiques Figure 1.25. Le mathématicien Français J.
Fourier (1768-1830) [1] a démontré que tout mouvement périodique pourrait être exprimé par
une série de terme sinus et cosinus. Ainsi les vibrations peuvent être représentées par les séries
de Fourier :
+∞
a0 X
x(t) = + (an cos nωt + bn sin nωt) (1.25)
2
n=1
Z +T /2
2
a0 = x(t) dt (1.26)
T −T /2
17 U.K.M. Ouargla
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
Z +T /2
2
an = x(t) cos nωt dt (1.27)
T −T /2
Z +T /2
2
bn = x(t) sin nωt dt (1.28)
T −T /2
Il est important de noter que les termes an cos nωt et bn sin nωt sont des harmoniques d’ordre
n ayant une période T /n. Ces harmoniques peuvent être représentées comme étant des lignes
verticales d’amplitudes (an et bn ) en fonction de la fréquence (nω) et cette représentation
est nommée spectre de fréquences. Bien que les séries de Fourier sont une somme infinie,
on peut approximer les fonctions périodiques seulement avec quelques fonctions harmoniques.
A titre d’exemple, la fonction triangulaire de la figure 1.26 peut être approchée de façon
acceptable seulement avec les premières trois harmoniques comme le montre la figure 1.26
(b).
c0 = a0 /2 (1.30)
p
2cn = a2n + b2n (1.31)
bn
φn = arctan (1.32)
an
1 inωt
+ e−inωt
cos nωt = e
2
1 inωt
− e−inωt
sin nωt = − e
2i
R. BELAKROUM 18
1.5. MOUVEMENT OSCILLATOIRE
+∞
X +∞
X
x(t) = c0 + cn e inωt
+ c∗n e−inωt (1.33)
n=1 n=1
Où :
1
c0 = a0 (1.34)
2
1
cn = (an − ibn ) (1.35)
2
1
c∗n = (an + ibn ) (1.36)
2
Z T /2 Z T /2
1 1
cn = x(t) (cos nωt − i sin nωt))dt = x(t)e−inωt dt (1.37)
T −T /2 T −T /2
Z T /2 Z T /2
1 1
c∗n = x(t) (cos nωt − i sin nωt))dt = x(t)einωt dt = c−n (1.38)
T −T /2 T −T /2
+∞
X +∞
X
c∗n einωt = c−n e−inωt (1.39)
n=1 n=1
+∞
X
x(t) = cn einωt (1.40)
−∞
Z T /2
1
cn = x(t)e−inωt dt (1.41)
T −T /2
Il est important de noter la notion de fréquence négative[4][5], qui a été introduit par la
manipulation Algébrique de l’équation 1.38.
19 U.K.M. Ouargla
1.6. DOMAINE FRÉQUENTIEL
La réponse vibratoire est la variation dans le temps d’un paramètre donné tel que le déplacement,
la vitesse, l’accélération, les contraintes, les forces internes, etc. Ces quantités prennent des
valeurs positives et négatives. La valeur moyenne d’une fonction variant dans un temps
défini sur l’intervalle 0 ≤ t ≤ T découle du théorème de la moyenne du calcul intégral [6].
Z T
1
x̄ = x(t) dt (1.42)
T 0
Dans le domaine des vibrations, on utilise aussi la moyenne quadratique[1] ; qu’on associe
généralement à l’énergie de vibration. La moyenne quadratique d’une function x(t) est définie
comme étant la moyenne du carré des valeurs sur une intervalle de temps T .
R. BELAKROUM 20
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Z T
1
x¯2 = (x(t))2 dt (1.43)
T 0
La mesure la plus utile du niveau de vibration est la racine de la valeur moyenne qua-
dratique ( Root Mean Square RMS). Cette valeur est une mesure statistique de l’ampleur
d’une quantité variable. Pour un paramètre de réponse x en fonction du temps (t) défini sur
l’intervalle 0 ≤ t ≤T, elle peut s’écrire :
s
Z T
1
xrms = (x(t))2 dt (1.44)
T 0
Exercice 1.1
Afin de pouvoir décrire le mouvement de chaque point de la barre rigide sur deux supports
élastiques (1.29), il est suffisant d’utiliser deux coordonnées qui sont : la position du centre de
gravité x par rapport à la position d’équilibre statique et l’angle de rotation de la barre autour
d’un axe qui passe par son centre de gravité θ. Le système de coordonnées est représenté sur
la figure 1.30.
Exercice 1.2
Le système de la figure 1.31, peut être modélisé comme étant un système non-amortie à un
degré de liberté. Si on considère une force axiale appliquée à l’extrémité libre de la barre, le
déplacement à ce point est calculé par :
21 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
FL AE
δ= =⇒ F = δ
AE L
AE
Keq =
L
Exercice 1.3
Modéliser le système de torsion de la figure 1.32 par un disque attaché à un ressort spiral
d’une rigidité équivalente.
R. BELAKROUM 22
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Les rigidités des différentes parties de l’arbre représenté dans la figure 1.32 sont calculées
ainsi :
JAB(St) GSt
KAB(St) = = 5, 03 × 105 N.m/rad
LAB
JBC GSt
KBC = = 1, 65 × 104 N.m/rad
LBC
JDE GAl
KDE = = 2, 05 × 104 N.m/rad
LDE
L’angle de torsion de la fin du noyau en aluminium de l’arbre AB est le même que l’angle
de torsion de l’extrémité de la partie en acier de l’arbre AB. En outre, le couple total sur
l’extrémité de l’arbre AB est la somme du couple résistant dans le noyau d’aluminium et le
couple résistant à l’enveloppe en acier. D’où l’âme en aluminium et enveloppe d’acier de l’arbre
AB se comportent comme des ressorts de torsion en parallèle avec une rigidité équivalente
de :
Le couple développé dans les partties AB et BE sont les mêmes, et l’angle de rotation du
disque est θAB +θBC . Ainsi les parties AB et BE se comportent comme des ressorts de torsion
en série dont la combinaison agit en parallèle avec l’arbre DE. D’où la rigidité équivalente
est :
1
Keq = 1 1 + KDE = 3, 65 × 104 N.m/rad
KAB + KBC
Exercice 1.4
23 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Dans ce problème, le comportement dynamique du système est régi par deux rigidités agis-
sant simultanément. La première est la rigidité k du ressort et la deuxième est la rigidité à la
flexion de la poutre.
Considérant une force concentrée au milieu de la poutre se dirigeant vers le bas. De la
résistance des matériaux, on sait que la déflexion d’une poutre au milieu est :
F L3
δf =
48EI
d’où la rigidité équivalente est :
48EI
Kf =
L3
48EI
Keq = k + Kf = k +
L3
Exercice 1.5
La flèche de la poutre encastrée (Figure 1.34) causée par une force unitaire appliquée à son
extrémité libre est :
R. BELAKROUM 24
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
3EI
Kb = = 6, 05 × 105 N/m
L3
1
Ke q = 1 1 + 3 × 105 N/m = 4, 69 × 105 N/m
6,05×105 N/m+5×105 N/m
+ 2×105 N/m
Exercice 1.6
ML JG
θ= =⇒ M = θ
JG L
JG
Kt =
L
π 4
re − ri4 = 5, 34 × 10−7 m4
J=
2
Donc :
N.m
Kt = 3, 05 × 104
rad
Exercice 1.7
L’énergie cinétique du système est la somme de la contribution du ressort est celle de la masse
m.
1
Ec = Ec(s) + mẋ2
2
25 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Ou Ec(s) : l’énergie cinétique du ressort lourd (ressort disposant d’une distribution de masse
linéaire non négligeable).
Z L
1 m y 2 1 ms 2
Ec(s) = ẋ dy = ẋ
2 0 L L 2 3
On remarque que la masse effective du ressort contribuant dans la dynamique du système est
le tiers de la masse du ressort. La masse effective totale est donc :
ms
mef f e = m +
3
Exercice 1.8
Le système de distribution d’un moteur à combustion interne représenté sur la figure 1.36,
consiste en un doigt culbuteur d’inertie J et d’une soupape de masse mv . En négligeant
la masse de la tige actionnant le doigt culbuteur, déterminer la masse effective du système
rattachée au point B.
Solution de l’exercice 1.8
R. BELAKROUM 26
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
1
J + mb2 θ̇2
Ec =
2
ẋ 1 J
θ̇ = =⇒ Ec = + mv ẋ2
b 2 b2
J
mef f = +m
b2
Exercice 1.9
Un accéléromètre indique qu’une structure vibre harmoniquement à 82tr/s avec une accélération
maximale de 50.g. Déterminer l’amplitude des vibrations.
Solution de l’exercice 1.9
On sait que :
ω = 2πf = 515, 2rad/s
On a g = 980, 4cm/s2
ẍmax
xmax =
ω2
27 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 1.10
Exercice 1.11
(2 + 3i) + (4 − i) = 6 + 2i
p 2
Z = Aeiθ ; A = 62 + 2 2 ; θ = arctan = 0, 321rad
6
La somme des deux vecteurs s’écrit :
Exercice 1.12
Déterminer la somme des deux vecteurs 5eiπ/6 et 4eiπ/3 et trouver l’angle entre la résultante
et le premier vecteur.
Solution de l’exercice 1.12
Rx = 5 + 4 cos 30◦ = 5 + 3, 47 = 8, 47
Ry = 4 sin 30◦ = 2.0
p
R = 8, 472 + 2, 02 = 8, 7
2
θ = arctan = 12◦ 570
8, 7
.
R. BELAKROUM 28
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 1.13
"Z #
0 Z +π/ω
ω
bn = (−1) sin nωt dt + (+1) sin nωt dt
π −π/ω 0
ω cos nωt −π/ω cos nωt 0
= −
π nω 0 nω π/ω
2
= (1 − cos nπ)
nπ
29 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
(
0 si n pair
bn = 4
nπ si n impair
4 1 1
x(t) = sin ωt + sin 3ωt + sin 5ωt + ......
π 3 5
Exercice 1.14
(
1
π (t + π) −π ≤ t ≤ 0
x(t) = 1
π (π − t) 0≤t≤π
La valeur moyenne 12 a0 = 21 .
"Z #
0
1 1 1
an = (t + π) cos nω1 t dt + (π − t) cos nω1 t dt
π 1/π π π
Z π
1 1
= (π − t) cos nω1 t dt
π 0 π
2 π
Z
1
= (π − t) cos nω1 t dt -à cause de la symétrie-
π 0 π
(
0 si n est pair
an = 4
n2 π 2
si n est impair
Donc, on trouve :
1 4 1 1
x(t) = + 2 cos ω1 t + 2 cos 3ω1 t + 2 cos 5ω1 t
2 π 3 5
R. BELAKROUM 30
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 1.15
Déterminer la série de Fourier de la courbe en dents de scie représentée sur la figure 1.41.
ω1
On peut écrire x(t) = 2π t 0 ≤ ω1 ≤ 2π.
ω1 2π ω1 t inωt
Z
cn = e dt
2π 0 2π
i 1
=
2π n
i iω1 iω1 1 i2ω1 −i2ω1 1 i3ω1 −i3ω1
x(t) = c0 + (e − e ) + (e −e ) + (e −e ) + .....
2π 2 3
1 1 1 1
x(t) = − sin ω1 t + sin 2ω1 t + sin 3ω1 t + ...........
2 π 2 3
Exercice 1.16
31 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
a0 kπ k
La valeur moyenne c0 = 2 = 2π = 2 = 13 .
1 1 n
an = sin nkπ = sin 2π
nπ nπ 3
1 1 n
bn = (1 − cos nkπ) = 1 − cos 2π
nπ nπ 3
s
p 2 h
2cn = a2n + b2n = 1 − cos 2π
nπ 3
1 − cos n3 2π
Φn = arctan
sin n3 2π
Les angles de phase et les amplitudes calculés sont résumés dans le tableau 1.1.
La variation de l’amplitude des harmoniques ainsi que l’angle de phase sont représentés res-
pectivement sur la figure 1.43 et 1.44.
Exercice 1.17
R. BELAKROUM 32
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
33 U.K.M. Ouargla
1.8. EXERCICES RÉSOLUS
R. BELAKROUM 34
Chapitre 2
Vibrations libres des systèmes à un degré de
liberté
Sommaire
2.1 Vibrations libres des systèmes non-amortis . . . . . . . . . . . . . . 35
2.2 Vibrations libres des systèmes à amortissement visqueux . . . . . 38
2.2.1 Mouvement oscillatoire ( système sous-amorti) . . . . . . . . . . . . 40
2.2.2 Mouvement non-oscillatoire (système sur-amorti) . . . . . . . . . . . 41
2.2.3 Mouvement à amortissement critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.2.4 Décrément logarithmique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.3 Vibrations libres des systèmes à amortissement de Coulomb . . . 44
2.4 Vibrations libres des systèmes à amortissement d’hystérisis . . . . 47
2.5 Exercices résolus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
”Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine... mais pour l’univers, je
n’ai pas de certitude absolue”. - Albert EINSTEIN
Le système mécanique le plus simple est le système à un seul degré de liberté. Ce dernier est
caractérisé par le fait que son mouvement est décrit par une variable unique. Un tel modèle est
souvent utilisé comme une approximation pour un système généralement plus complexe. Les
excitations peuvent être divisées en deux types, perturbations initiales et les forces appliquées
de l’extérieur. Le comportement d’un système causé par ces excitations est appelé réponse du
système. Le mouvement est généralement décrit par les déplacements.
Le modèle le plus simple d’un système mécanique vibrant se compose d’un seul élément de
masse qui est relié à un support rigide par l’intermédiaire d’un ressort linéaire de masse
négligeable comme le montre la figure 2.1. La masse est contraint de se déplacer seulement
35
2.1. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES NON-AMORTIS
dans la direction horizontale. Par conséquent, le mouvement du système est décrit par une
seule coordonnée x(t).
L’équation différentielle des vibrations libres d’un système à un degré de liberté s’écrit :
p
Où ωn = k/m est une constante réelle dite fréquence naturelle du système.
s2 + ωn2 s = 0 (2.4)
Les racines de l’équation caractéristique sont s1 = +iωn et s2 = −iωn . Les deux solutions
particulière s’écrivent
x1 (t) = X1 es1 t = X1 eiωn t
x2 (t) = X2 es2 t = X2 e−iωn t
La solution générale s’écrit :
x(t) = X1 eiωn t + X2 e−iωn t (2.5)
Les deux constantes X1 et X2 sont des constantes d’intégration et doivent être choisis de façon
à satisfaire les conditions initiales. On a l’identité suivante :
R. BELAKROUM 36
2.1. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES NON-AMORTIS
Ou-bien :
On trouve donc :
s 2
v0
X= x20 + (2.10)
ωn
v0
φ = arctan (2.11)
x0 ωn
La réponse du système est esquissée dans la figure 2.2. On note que ce mouvement oscillatoire
a une fréquence ωn (rad/s). Par conséquent, un système qui fournit ce type de mouvement
est appelé système oscillatoire simple.
Il est très important de noter que pour une système masse-ressort en position verticale (figure
2.3), il est important de noter les aspects suivants :
r
k W mg
ωn = et k = =
m δst δst
37 U.K.M. Ouargla
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
Où δst : Le déplacement statique du système sous l’effet de son propre poids W . On peut
calculer la fréquence naturelle (pulsation) du système non-amorti par :
r
g
ωn = (2.12)
δst
On trouve aussi :
r
1 g
Fréquence naturelle : fn = (2.13)
2π δst
s
1 δst
Période naturelle : Tn = = 2π (2.14)
fn g
Nous allons maintenant prendre en considération l’effet d’un amortissement visqueux sur un
système à un degré de liberté. L’amortissement visqueux est décrit par une force proportion-
nelle à la vitesse F = C ẋ.
Le diagramme libre de la masse est représenté dans la figure 2.4. Par l’application du deuxième
théorème de Newton ou la méthode des travaux virtuels ou bien une méthode énergétique on
trouve l’équation différentielle suivante :
R. BELAKROUM 38
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
Dans cette partie, on ne considère que les vibrations libres donc =⇒ F (t) = 0. On trouve
dans ce cas, l’équation homogène suivante :
x = est (2.17)
Après substitution dans l’équation 2.16, on obtient :
c k
=⇒ s2 + s+ =0 (2.19)
m m
r
c c 2 k
s1;2 =− ± − (2.20)
2m 2m m
Où A et B sont des constantes d’intégration qui sont évaluées à partir des conditions initiales
x(0) et ẋ(0).
39 U.K.M. Ouargla
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
" q q #
c 2 k c 2
c ( 2m ) −m t − ( 2m ) − mk t
x = e( − 2m )t Ae + Be (2.22)
Le terme e−(c/2m)t est une fonction décroissante dans le temps. Le comportement des termes
entre parenthèses dépendent de la valeur numérique sous le radical qu’elle soit positive, nulle
ou négative. Quand le terme (c/2m)2 est plus grande que k/m, les exposants sont des nombres
réels et dans ce cas, aucune oscillation n’est possible. Nous faisons référence à ce cas comme
sur-amorti . Dans le cas 2
p ou le terme (c/2m) est plus grand que k/m, l’exposant devient un
nombre imaginaire : ±i k/m − (c/2m)2 t, et dans ce cas, le système est sous-amorti .
Dans le cas limite entre le cas d’un mouvement oscillatoire et non-oscillatoire [(c/2m)2 = k/m],
l’amortissement correspondant à ce cas est appelé critique et noté cc
r
k
cc = 2m = 2mωn (2.23)
m
Tout amortissement peut être exprimé en fonction de l’amortissement critique par un nombre
adimensionnel ζ appelé rapport d’amortissement :
c
ξ= (2.24)
cc
On peut écrire :
c c
c
=ξ = ξωn (2.25)
2m 2m
On trouve :
h p i
s1;2 = −ξ ± ξ 2 − 1 ωn (2.26)
ẍ + 2ξ ωn ẋ + ωn2 x = 0 (2.27)
R. BELAKROUM 40
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
√ 2 √
2
x(t) = e−ξωn t Aei 1−ξ ωn t + Be−i 1−ξ ωn t (2.28)
p
x(t) = Xe−ξωn t sin 1 − ξ 2 ωn t + φ
p p (2.29)
= e−ξωn t C1 sin 1 − ξ 2 ωn t + C2 cos 1 − ξ 2 ωn t
" #
−ξωn t ẋ(0) + ξωn x(0) p
2
p
2
x(t) = e p sin 1 − ξ ωn t + x(0) cos 1 − ξ ωn t (2.30)
ωn 1 − ξ 2
Il est clair que d’après l’équation 2.30, la fréquence des oscillations du système amortie ωd
diffère de celle du système non-amortie et égale :
2π p
ωd = = ωn 1 − ξ 2 (2.31)
Td
Lorsque ζ dépasse l’unité, les deux racines de l’équation caractéristique sont réelles. l’équation
générale du mouvement s’écrit :
41 U.K.M. Ouargla
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
√ √
−ζ+ ζ 2 −1 ωn t −ζ− ζ 2 −1 ωn t
x(t) = Ae + Be (2.32)
Ou :
p
ξ 2 − 1)ωn x(0)
ẋ(0) + (ξ +
A= p
2ωn ξ 2 − 1
p (2.33)
−ẋ(0) − (ξ − ξ 2 − 1)ωn x(0)
B= p
2ωn ξ 2 − 1
Comme le montre la figure 2.7, l’évolution dans le temps repose sur les conditions initiales.
Comme on peut le constater, il y a trois réponses différentes pour un même déplacement
initial x(0) en fonction de la vitesse au départ (à t = 0).
R. BELAKROUM 42
2.2. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT VISQUEUX
2π
Td = (2.36)
ωd
Donc :
x(t) e−ξωn t
= −ξω (t+nT ) = eξωn nTd (2.38)
x(t + nTd ) e n d
x(t)
ln = ξωn nTd (2.39)
x(t + nTd )
Si r = x(t)/x(t + nTd ).
2πnξ
ln r = ξωn nTd = p (2.40)
1 − ζ2
1 2πξ
δ= ln r = p (2.41)
n 1 − ζ2
43 U.K.M. Ouargla
2.3. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT DE COULOMB
p
Quand ξ est suffisamment petit, 1 − ξ 2 ' 1 et dans ce cas :
1 ξ
α= ln r = p (2.43)
2πn 1 − ξ2
On trouve donc :
r
α2
ξ= (2.44)
1 + α2
Ce type d’amortissement est dû à la dissipation de l’énergie par frottement sec entre deux
surfaces en contact [3]. Dans ce cas, la force qui oppose toujours la direction du mouvement
(Figure 2.9), est décrite par l’équation 2.44. Dans cette équation, µ est le coefficient de frot-
tement et N est l’effort normal entre les deux solides, qui est perpendiculaire aux surfaces de
contact. Ce type d’amortissement est schématisé comme l’illustre la figure 2.10.
R. BELAKROUM 44
2.3. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT DE COULOMB
Fd = µ × N (2.45)
Figure 2.9 – Système à un degré de liberté sous l’effet d’un amortissement de Coulomb.
Fd : est l’effort d’amortissement (de frottement). Dans ce cas l’équation de mouvement s’écrit :
Ou le symbole sng représente une fonction qui prend la valeur +1 si ẋ est positive et −1 dans
le cas ou ẋ est négative [8]. Mathématiquement la fonction peut s’écrire comme suit :
ẋ
sng(ẋ) = (2.47)
| ẋ |
L’équation 2.46 est non linéaire, on peut l’écrire sous la forme de deux équations :
(
mẍ + kx = −Fd si : ẋ > 0
(2.48)
mẍ + kx = +Fd si : ẋ < 0
Lorsque le mouvement est de droite à gauche (ẋ < 0), on doit résoudre l’équation suivante :
r
k
ẍ + ωn2 x = Fd /m avec ωn = (2.49)
m
45 U.K.M. Ouargla
2.3. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT DE COULOMB
Fd
x = A sin ωn t + B cos ωn t + (2.50)
k
Les deux constantes d’intégration A et B sont calculées en fonction des conditions initiales.
Supposant que :
Fd
x(0) = x0 et ẋ(0) = 0 =⇒ A = 0 et B = x0 −
k
Fd Fd
x= x0 − cos ωn t + (2.51)
k k
π 2Fd
x(t) = x( ) = −x0 + (2.52)
ωn k
De façon similaire, pour le mouvement de gauche à droite quand la force de frottement agit
dans l’autre sens, le déplacement initial est x0 − 2Fd /k et le déplacement final est donc
R. BELAKROUM 46
2.4. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT D’HYSTÉRISIS
x0 − 4Fd /k, ce qui implique que la réduction de l’amplitude par cycle est de 4Fd /k.
Comme le montre la figure 2.11, en présence d’un amortissement de Coulomb le décroissement
de l’amplitude des oscillations est linéaire. Le mouvement continue à avoir lieu jusqu’à ce
que les amplitudes des vibrations deviennent tellement petites que la raideur du système
sera incapable de surmonter l’effort de frottement. Cela pourrait se produire une fois que
l’amplitude est ≤ ±Fd /k. Il est très important de noter que la présence d’un amortissement
de frottement sec n’affecte pas la fréquence des vibrations ; c’est à dire, la fréquence
p du
système amortie reste identique à celle du système non-amorti est égale k/m.
Il a été montré expérimentalement que l’énergie dissipée par cycle de mouvement est indépendante
de la fréquence et proportionnelle au carré de l’amplitude [9]. Une relation empirique qui tra-
47 U.K.M. Ouargla
2.4. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT D’HYSTÉRISIS
∆E = πkhX 2 (2.53)
Sous l’effet d’un amortissement structurel, le mouvement peut être considéré presque harmo-
nique (car ∆E est faible),et la diminution de l’amplitude par cycle peut être déterminée en
utilisant le principe d’équilibre énergétique [10].
∆E
Ec1 + Ep1 = Ec2 + Ep2 + (2.54)
2
1 1 1
kX12 = kX22 + πkhX12 (2.55)
2 2 2
R. BELAKROUM 48
2.4. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT D’HYSTÉRISIS
Ce qui donne :
√
X2 = 1 − πhX1 (2.56)
√
X3 = 1 − πhX2 = (1 − πh)X1 (2.57)
On remarque que le taux de diminution des amplitudes lors de cycles successives est constant,
comme il est lors d’un amortissement visqueux. Si par analogie, on détermine le décrément
logarithmique :
X1
δ = ln = − ln(1 − πh) (2.58)
X3
+∞
X (−1)n+1
ln(1 + x) = xn (2.59)
n
n=1
On trouve que :
δ = πh (2.60)
δ h
ξ= = (2.61)
2π 2
√ hk
ceq = 2ξ mk = (2.62)
ωn
La réponse libres d’un système à amortissement structurel est la même que la réponse du
même système lorsqu’il est soumis à un amortissement visqueux ayant un coefficient d’amor-
tissement visqueux équivalent donné par l’équation 2.62. Cela est vrai seulement pour de
faible amortissement hystérétique. L’analogie entre l’amortissement visqueux et l’amortisse-
ment hystérétique est également vrai que pour les matériaux linéairement élastiques et des
matériaux où l’énergie dissipée par cycle est proportionnelle au carré de l’amplitude. En outre,
le coefficient d’amortissement hystérétique est fonction de la géométrie ainsi que de la matière.
Les oscillations des systems à amortissement d’hystérésis ou à amortissement visqueux décroient
49 U.K.M. Ouargla
2.4. VIBRATIONS LIBRES DES SYSTÈMES À AMORTISSEMENT D’HYSTÉRISIS
Exemple Lors de mesures expérimentales des oscillations d’une structure, des données sur
la variation de la force en fonction du déplacement ont été enregistrées et représentées dans
la figure 2.14. Estimer la constante d’amortissement structurel h ainsi que le décrément loga-
rithmique δ.
L’énergie dissipée par cycle est donnée par l’aire de la boucle d’hystérésis. Par une méthode
graphique, on trouve que cette aire représente une énergie de 2, 5N × M . Donc :
∆E = πkhX 2
∆E 2, 5
h= = = 0, 248679
πkX 2 π50000(0, 008)2
R. BELAKROUM 50
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 2.1
Exercice 2.2
Un cylindre de masse m et d’un moment d’inerte J0 est lié à un ressort de rigidité k comme le
montre la figure 2.15. Sachant que le cylindre roule sans glissement, déterminer la fréquence
naturelle des oscillations de ce système.
1 1
Ec = mẋ2 + J0 θ̇2
2 2
51 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
1 J0 ˙2
x = rθ =⇒ ẋ = rθ̇ =⇒ Ec = m+ 2 x
2 r
1
Ep = kx2
2
∂ ∂ 1 J0 1
(Ec + Ep ) = 0 =⇒ m+ 2 ẋ2 + kx2 = 0
∂t ∂ 2 r 2
k
ẍ + J0
x = 0
m+ r2
s
k
ωn = J0
m+ r2
Exercice 2.3
r
J
T = 2π
Wh
Ou W et J : sont respectivement le poids du navire et son moment d’inertie autour d’un axe
passant par M .
Solution de l’exercice 2.3
−W h sin θ = J θ̈
Wh
sin θ ' θ =⇒ θ̈ + =0
J
R. BELAKROUM 52
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
r r
J J
ωn = =⇒ T = 2π
Wk Wh
Exercice 2.4
Une poutre simplement supportée comme le montre la figure 2.17. Si la masse concentrée au
milieu est m1 et la masse de la poutre est m2 , déterminer la fréquence naturelle du système.
Figure 2.17 – Poutre simplement supportée avec une masse concentrée au milieu.
Solution de l’exercice 2.4
Pour une poutre en flexion, si l’amplitude des vibrations est supposée y ; l’énergie cinétique
est calculée comme suit :
Z Z
1 2 1
Ec = ẏmax dm = ω2 y 2 dm (2.64)
2 2
Dans le cas d’une flexion considérée pure, l’énergie de déformation élastique est donnée par :
53 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
2
d2 y
Z
1
Ep = EI dx (2.65)
2 dx2
2
1
R d2 y
2 EI dx2
dx
Ecmax = Epmax =⇒ ωn2 = R (2.66)
y 2 dm
L’expression 2.66 donne la plus basse fréquence des vibrations transversales d’une poutre.
L’utilisation de cette méthode nécessite la connaissance au préalable de y(x). Souvent, on
utilise comme approximation la flèche statique ou-bien une partie d’un sinusoı̈de. La forme
supposée y(x) doit satisfaire impérativement les conditions aux limites.
Pour le cas de la poutre 2.17, les conditions aux limites sont ; y = 0 et d2 y/dx2 = 0 à x = 0
et x = l. Ces conditions sont satisfaites en supposant : y = y0 sin(πx/l). Donc :
πx d2 y π 2 πx
ẏ = ẏ0 sin et = −y 0 sin
l dx2 l l
Par conséquent :
l 2 l
d2 y
Z Z π 4 πx π 4 l
EI dx = EIy02 sin2 dx = EIy02
0 dx2 0 l l l 2
On a aussi :
Z Z l πx m
2 2
m2
y dm = y02 sin2 dx + y02 m1 = y02 m1 +
0 l l 2
s
EI(π/l)4 l/2
ωn =
m1 + m2 /2
Si m2 = 0 :
EI π 4 EI
ωn = = 48, 7
2 l 3 m1 m1 l 3
La solution exacte est : 48EI/m1 l3 , on remarque que la solution par la méthode de Rayleigh
est plus grande de 1, 4%.
Exercice 2.5
R. BELAKROUM 54
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
Cu
Exercice 2.6
l 2 Z l
d2 y
Z
y0 2 3EI
EI dx = EI (6l − 6x)dx = 3 y02
0 dx2 0 2l 3 l
On a aussi :
Z Z l
m 33
y 2 dm = y2 dm + y02 M = y02 M + m
0 l 140
55 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
s
3EI
ωn = 33
M + 140 m l3
Exercice 2.7
La figure 2.19 montre le modèle d’un bâtiment. Les colonnes sont supposées êtres rigidement
encastrées des deux extrémités. Déterminer la période T des vibrations libres du système (la
période naturelle).
R. BELAKROUM 56
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
est supposé rigide (indéformable). Un déplacement au niveau du plafond engendre des forces
de rappelle dues à la rigidité des poteaux. La rigidité équivalente du système provient de la
combinaison en parallèle des rigidités de chaque poteau.
Le système est hyperstatique, c’est à dire que le nombre de réactions aux appuis est supérieur
aux équations de la statique disponible. Sous l’effet d’une force horizontale F appliquée à
l’encastrement au plafond, les réactions observées sont trois : un moment MA et une force
horizontale FA au sol ainsi qu’un moment MB au niveau de l’encastrement au plafond.
Mf = MA + F x on a : MA = MB − F L
Mf = MB − F L + F x
F 2
EIδ 0 = (−MB + F L)x − x
2
−MB + F L 2 F 3
EIδ = x − x
2 6
FL
δ 0 (x = L) = 0 =⇒ MB =
2
FL F 3 F L3
EIδ(x) = − x =⇒ EIδ(L) =
4 6 12
12EI 12EI
F = 3
δ(L) =⇒ K =
L L3
57 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
La fréquence naturelle : r
k
ωn =
m
Exercice 2.8
Calculer la fréquence naturelle ainsi que le rapport d’amortissement du système (Figure 2.22).
On donne m = 10kg, c = 100 kg/s, k1 = 4000 N/m, k2 = 2000 N/m et k3 = 1000 N/m.
On suppose que le mouvement est sans frottement. Est ce que le système est sous-amorti, à
amortissement critique ou-bien sur-amorti.
k2 k3
keq = k1 + = 4667 N/m
k3 + k2
r
keq
ωn = = 21, 6 rad/s
m
c
ξ= = 0, 231
2mωn
Exercice 2.9
R. BELAKROUM 58
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
x1
δ = ln = 2, 207
x2
Le rapport d’amortissement :
δ
ξ=√ = 0, 331
4π 2 + δ2
√
c = 2ξ km = 13256 kg/s
Exercice 2.10
Écrire l’équation différentielle des vibrations du système représenté sur la figure 2.23. Déduire
la fréquence des oscillations amorties.
Par l’application de la deuxième loi de Newton, on peut écrire l’équation différentielle suivante :
59 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
θ̈ + 2ξωn θ̇ + ωn2 θ = 0
r
a k
ωn =
l m
r
1 c a 2 l m 1 ac
ξ= =⇒ ξ = √
2m l a k 2 l km
p
ωd = ωn 1 − ξ2
r r
a k 1 ac 2
ωd = 1−
l m km 2l
Exercice 2.11
X1
Donc : X2 = e0,126 = 1, 134.
Cela implique que 22, 3% de l’énergie initiale est dissipée durant un cycle. On a :
X1 X2 Xn−1
= 1, 134 ; = 1, 134 ; = 1, 134
X2 X3 Xn
R. BELAKROUM 60
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
Donc :
X3 1, 8
= 1, 1349 = 3, 107 ⇒ X12 = = 0, 579mm
X12 3, 107
Exercice 2.12
Démontrer que le décrément logarithmique peut être calculé par l’expression suivante :
1 X0
δ= ln
n Xn
Où Xn est l’amplitude des vibrations après n cycles.
Solution de l’exercice 2.12
On sait que :
Ae−ξωn t sin (ωd t + φ)
x(t)
ln = ln
x(t + nT ) Ae−ξωn (t+nT ) sin (ωd (t + nT ) + φ)
x(t)
ln = nδ
x(t + nT )
1 X0
⇒ δ = ln
n Xn
Exercice 2.13
Soit le système à un degré de liberté représenté sur la figure 2.24 , où m = 10kg, k = 103 N/m.
Déterminer l’amortissement visqueux qui réduit les fréquences des oscillations à 9rad/s.
Solution de l’exercice 2.13
r
k
ωn = = 10 rad/s
m
61 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
p
ωd = ωn 1 − ξ 2 = 9 rad/s =⇒ ξ = 0, 435
Exercice 2.14
s
(v0 + ξωn x0 )2
A= x20 +
ωd2
x0
x0 = 0 =⇒ A =
ωd
p k
ωd = ωn 1 − ξ 2 > 10 =⇒ (1 − ξ 2 ) > 100
m
On a :
k 100
>
m 1 − ξ2
R. BELAKROUM 62
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
k
Si on choisi ξ = 0, 01 =⇒ m > 100, 1.
Si on choisi m = 1 kg =⇒ k > 100, 01.
On peut choisir k = 144 N/m > 100, 01.
q p
k
La fréquence ωn = m = 12 rad/s et la fréquence amortie ωd = ωn 1 − ξ 2 = 11, 99 rad/s.
Finalement, on calcule le coefficient d’amortissement visqueux comme suit :
c = 2mξωn = 0, 24kg/s
Exercice 2.15
On considère le système sur la figure 2.25. Si l’effort de friction est de magnitude constante
de 6N et le déplacement initial est de 4cm, déterminer l’amplitude après un cycle ainsi que
la fréquence des vibrations amorties sachant que : m = 5kg et k = 9.103 N/m.
Fd
X1 = X0 − 4 ⇒ X1 = 0, 0373m
k
L’amortissement de Coulomb n’affecte pas la fréquence des vibrations ; par conséquent on a :
r r
k 9x103
ωn = = = 42, 43rad/s
m 5
Exercice 2.16
Déterminer et tracer la réponse du système représenté sur la figure 2.26 où x0 = 0, 1m, v0 =
0, 1m/s, µ = 0, 05, θ = 20o , m = 250 kg et k = 3000 N/m. Combien de temps dure les
vibrations du corps.
Solution de l’exercice 2.16
ẋ
mẍ + (µmg cos θ) + kx = 0
| ẋ |
63 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
Fd
x(t = A sin ωn t + B cos ωn t +
k
v0 Fd Fd
x(t) = sin ωn t + x0 − cos ωn t +
ωn k k
R. BELAKROUM 64
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
π Fd Fd 2Fd
x = − x0 − + = −x0 +
ωn k k k
π
x = 0, 0236m
ωn
On a aussi : Fd /k = 0, 0381 m
π Fd
x < =⇒
ωn k
Le système est dans la zone dite morte (| X |< Fkd ) et par conséquent le mouvement oscillatoire
s’arrête à la fin du premier demi-cycle . Donc, les vibrations cessent après un temps t = ωπn =
0, 9s.
Exercice 2.17
Une structure modélisée comme un système à un seul degré de liberté est représentée sur la
figure 2.28. Durant un test au laboratoire, on a enregistré la courbe force-déplacement de la
structure comme le montre la figure 2.29. Déterminer la réponse du système sachant que sa
vitesse initiale de 20m/s.
L’aire sous la courbe d’hystérésis est évaluée en comptant les carrés à l’intérieur de la boucle
d’hystérésis. Chaque carré représente (1 × 104 N ) × 0, 002 = 20 N m d’énergie dissipée. Il y a
environ 38, 5 carrés à l’intérieur de la boucle d’hystérésis résultant en 770 N m dissipées sur
un cycle de mouvement avec une amplitude de 20 mm.
∆E 770
h= = = 0, 123
πkX 2 π(5 × 106 )(0, 02)
65 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
δ = πh = 0, 385
h
ξ = = 0, 0613
2
r
k
ωn = = 100 rad/s
m
Exercice 2.18
R. BELAKROUM 66
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
Xj
δ = ln = ln(1, 04) = − ln(1 − πh)
Xj+1
1 1 1
1, 04 = =⇒ h = 1−
1 − πh π 1, 04
h
ξ= =⇒ h = 0, 0127
2
√
ceq = 2ξ mk = 44, 9013 × 103 N s/m
" #
ẋ(0) + ξωn x(0) p p
x = e−ξωn t p sin 1 − ξ 2 ωn t + x(0) cos 1 − ξ 2 ωn t
ωn 1 − ξ 2
67 U.K.M. Ouargla
2.5. EXERCICES RÉSOLUS
R. BELAKROUM 68
Chapitre 3
Vibrations forcées des systèmes à un degré
de liberté
Sommaire
3.1 Réponse des systèmes à un degré de liberté sous l’effet de forces
Périodiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
3.1.1 Excitation harmonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
3.1.2 Réponse d’un système amorti sous l’effet d’excitations de plusieurs
fréquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
3.1.3 Excitation périodique quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
3.2 Réponse des systèmes à un degré de liberté sous l’effet de forces
quelconques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
3.2.1 Réponse à une excitation d’impulsion . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
3.2.2 Réponse à une excitation arbitraire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
3.2.3 Réponse à un déplacement arbitraire à la base . . . . . . . . . . . . 92
3.3 Exercices résolus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
”La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre”.
- Albert EINSTREIN
Une structure ou un système mécanique subit des vibrations forcées chaque fois qu’une énergie
externe est fournie au système lorsque les oscillations se produisent. L’ énergie externe peut
être fournie soit par une force appliquée ou une excitation de déplacement imposé. La force ou
le déplacement peuvent être harmoniques, périodiques de forme quelconque, non-périodique,
ou même de nature aléatoire. La réponse d’un système sous l’effet d’une excitation harmo-
nique est appelée réponse harmonique. La réponse d’un système sollicité par une excitation
appliquée sur un laps de temps est appelée réponse transitoire. Les sources d’excitations
harmoniques sont le balourd dans les machines tournantes, les forces générées par des masses
en mouvement alternatif et le mouvement de la machine elle-même dans certains cas [11].
69
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
3.1 Réponse des systèmes à un degré de liberté sous l’effet de
forces Périodiques
De nombreux systèmes réels sont soumis à des excitations périodiques. Parfois, des oscillations
de grandes amplitudes sont souhaitées comme dans le cas des compacteurs vibrants, mais ha-
bituellement, nous sommes conditionnés par de très faibles amplitudes de vibrations sur une
large gamme de fréquences. Certaines forces périodiques sont harmoniques, mais même si
elles ne les sont pas, elles peuvent être représentées par une série de fonctions harmoniques
en utilisant des techniques d’analyse de Fourier [12].
Lorsqu’un système est soumis à une excitation harmonique, il est forcé de vibrer à la même
fréquence de l’excitation, et si des vibrations d’amplitudes importantes se développent la solli-
citation peut être dangereuse pour la sécurité de fonctionnement du système (équipement)[13].
C’est pour cela qu’il est impérative de pouvoir prévoir le comportement vibratoire des struc-
tures mécaniques sous l’effet d’excitations de nature harmonique ou périodique.
Dans le cas général, les vibrations des systèmes sont dues aux conditions initiales et aux
forces d’excitation (figure 3.1). Le modèle mathématique correspondant aux considérations
précédentes est représenté par l’ équation différentielle non-homogène et du second ordre
suivante :
r
k c F (t)
ωn = .../... 2ξωn = .../... f (t) =
m m m
Puisque l’équation n’est pas homogène, sa solution générale x(t) est la somme de la solution
homogène xh (t) et de la solution particulière xp (t). La solution homogène est la solution de
l’équation suivante :
Les variations temporelles des solutions homogène, particulière et générale sont représentées
sur la figure 3.2. On peut voir qu’après un certain temps, la solution homogène tend vers zéro,
et par conséquent la solution générale est dominée par le terme de la solution particulière. C’est
à dire qu’en régime permanent la réponse du système est uniquement la solution particulière.
R. BELAKROUM 70
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Dans le cas d’un système non-amorti et excité d’une force harmonique de la forme :
F0
ẍ + ωn2 x = sin(ωt + ψ) (3.5)
meq
71 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
On se propose de résoudre l’équation différentielle par la méthode des coefficients indéterminés.
Dans ce cas, on suppose que la solution particulière est de la forme :
F0
(ωn2 − ω 2 )U cos(ωt + ψ) + (ωn2 − ω 2 )V sin(ωt + ψ) = sin(ωt + ψ) (3.7)
meq
(
(ωn2 − ω 2 )U = 0
(3.8)
(ωn2 − ω 2 )V = mFeq
0
F0
Si ω 6= ωn =⇒ U = 0 et V = 2),
meq (ω 2 −ωn
la solution particulière s’écrit :
F0
xp (t) = sin(ωt + ψ) (3.9)
meq (ωn2 − ω 2 )
xp (t) = meq (ωFn20 −ω2 ) sin(ωt + ψ − φ) (3.10)
Où :
(
φ = 0 si ωn > ω
(3.11)
φ = π si ωn < ω
F0 sin ψ 1 F0 ω cos ψ
x(t) = x0 − cos(ωn t) + ẋ0 − sin(ωn t)
meq (ωn2 − ω 2 ) ωn meq (ωn2 − ω 2 ) (3.12)
+ meq (ωFn20 −ω2 ) sin(ωt + ψ − φ)
La réponse du système représenté sur la figure 3.3 est la somme de deux termes trigo-
nométriques de fréquences différentes.
Pour le cas particulier où ω = ωn l’équation 3.8 ne peut être vérifiée sauf si V = ∞. Dans ce
cas une solution particulière doit être supposée de la forme :
R. BELAKROUM 72
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
F0
xp (t) = − t cos(ωn t + ψ) (3.14)
2meq ωn
Après calcul des constantes d’intégration en utilisant les conditions initiales, on trouve la
solution générale :
ẋ0 F0 cos ψ F0
x(t) = x0 cos(ωn t) + + sin(ωn t) − t cos(ωn t + ψ) (3.15)
ωn 2meq ωn2 2meq ωn
La réponse d’un système dont la fréquence d’excitation est égale à sa fréquence propre
(fréquence naturelle) est illustrée sur la figure 3.4. Étant donné que l’amplitude de la réponse
est proportionnelle au temps, dans ce cas, l’amplitude augmente progressivement vers l’infini.
un système sollicité par une excitation externe d’une fréquence coı̈ncidant avec sa fréquence
naturelle est dit être en résonance [14]. La résonance est un état dangereux pour un système
mécanique où se produit de grands déplacements indésirables qui sont souvent la cause sa
destruction.
Lorsque la fréquence d’excitation est proche, mais pas exactement égale à la fréquence natu-
relle du système, un phénomène intéressant se produit appelé battement. Ce dernier est une
augmentation et une diminution de l’amplitude continue dans le temps comme le montre la
figure 3.5.
73 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
4π
Le battement peut s’interpréter comme une variation de fréquence ω+ω n
dont l’amplitude
2π
varie périodiquement avec la fréquence |ω−ωn | . Le temps entre les points d’amplitude nulle ou
les points d’amplitude maximale est appelée la période de battement et est donnée par :
2π
Tb = (3.16)
| ω − ωn |
ωb =| ω − ωn | (3.17)
R. BELAKROUM 74
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Réponse d’un système à un degré de liberté à amortissement visqueux à une
excitation harmonique
F0
ẍ + 2ξωn ẋ + ωn2 x = sin(ωt + ψ) (3.18)
meq
(
(ωn2 − ω 2 )U + 2ξωωn V = 0
F0 (3.20)
−2ξωωn U + (ωn2 − ω 2 )V = meq
F0
−2ξωωn cos(ωt + ψ) + (ω 2 − ωn2 ) sin(ωt + ψ) (3.21)
xp (t) =
meq [(ωn2 − ω )2
2 + (2ξωωn )2 ]
Où :
F0
X= (3.23)
meq [(ωn2 − ω 2 )2 + (2ξωωn )2 ]1/2
et
2ξωωn
φ = arctan (3.24)
ωn2 − ω 2
Où X est l’amplitude de la réponse forcée et φ est l’angle de phase entre la réponse et
l’excitation. L’amplitude et l’angle de phase donnent d’importantes informations de la réponse
75 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
forcée du système. Une forme dimensionnelle des équations 3.23 et 3.24 permet une meilleure
interprétation de la réponse.
meq ωn2 X 1
= (3.25)
F0 [(1 − r2 )2 + (2ξr)2 )]1/2
meq ωn2 X
M= (3.26)
F0
X
M= (3.27)
δst
Fmax
M= (3.28)
F0
1
M (r, ξ) = p (3.29)
(1 − r )2 − (2ξr)2
1
2ξr
φ = arctan (3.30)
1 − r2
Également, l’angle de phase à partir de l’équation 3.30 est tracée en fonction du rapport des
fréquences pour différentes valeurs du coefficient d’amortissement sur la figure 3.7.
R. BELAKROUM 76
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Figure 3.6 – Facteur d’amplification en fonction du rapport des fréquences pour différents
rapports d’amortissement
Figure 3.7 – Angle de phase en fonction du rapport des fréquences pour différents rapports
d’amortissement
Dans certains cas la base ou les supports du système peuvent subir un déplacement harmonique
comme le montre la figure 3.8. Soit y(t) le déplacement harmonique connu aux niveaux des
supports et x(t) le déplacement absolu de la masse. En appliquant la loi de Newton, on trouve :
77 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Si on définit une nouvelle variable z(t) = x(t) − y(t) qui représente le déplacement relatif de
la masse par rapport aux supports, l’équation différentielle s’écrit :
R. BELAKROUM 78
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
meq ωn2 Z Z ωn 2 1
= = (3.37)
F0 Y ω [(1 − r ) + (2ξr)2 )]1/2
2 2
Donc :
Z
= Λ(r, ξ) (3.38)
Y
r2
Λ= p (3.39)
(1 − r2 )2 + (2ξr)2
Λ est une fonction adimensionnelle et elle est reliée au coefficient d’amplification par la rela-
tion :
On sait que :
2ξr3
λ = arctan (3.45)
1 + (4ξ 2 − 1)r2
X
= T (r, ξ) (3.46)
Y
79 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
s
1 + (2ξr)2
T (r, ξ) = (3.47)
(1 − r2 )2 + (2ξr)2
ω2X
= T (r, ξ) (3.48)
ω2Y
Cela signifie que T (r, ξ) peut être considérée aussi comme étant le rapport de l’amplitude de
l’accélération absolue à l’accélération de la base.
Il est évident que le corps solide (la masse) est considéré isolé des accélérations
√ de la base si
T (r, ξ) < 1. De la figure
√ 3.9, on constate que cela se produit lorsque r > 2. Ce domaine de
fréquences où ω > ωn 2 est appelé domaine d’isolation.
Quand T > 1, la présence d’un élément élastique entre la base et la masse amplifie l’accélération
transmise au corps solide.
Lors des oscillations, l’effort transmis aux supports (la base) est donné par :
R. BELAKROUM 80
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Où FT est l’amplitude ou la valeur maximale de l’effort transmis à la base. Le rapport FT /kY
est le rapport de transmissibilité des efforts et qui est définit par :
1/2
1 + (2ξr)2
FT
= r2 (3.51)
kY (1 − r2 )2 + (2ξr)2
On remarque que l’effort transmis est en phase avec le mouvement de la masse x(t). L’évolution
de l’effort transmis à la base en fonction du rapport des fréquences r pour différents rapports
d’amortissement ξ est montrée sur la figure 3.10.
Réponse d’un système amorti sous l’effet d’un déséquilibre rotatif (effet de ba-
lourd)
Le déséquilibrage dans les machines rotatives est une source courante de vibrations. On
considère un système amorti masse-ressort contraint de se déplacer verticalement. Le système
est excité par l’effet d’une masse en rotation, comme le montre la figure 3.11. Le déséquilibrage
est représenté par la masse excentrique m avec une excentricité e qui tourne à une vitesse
angulaire ω.
d2
(M − m)ẍ + m (x + e sin θ) = −kx − cẋ (3.52)
dt2
81 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
qu’on peut réarranger sous la forme :
θ = ωt + ψ (3.54)
Où ψ est l’angle initial de la masse et le plan horizontal. En utilisant l’équation 3.54 dans
3.53, on trouve :
Il est clair que d’après l’équation 3.55, l’effet de balourd est une excitation harmonique
d’une amplitude proportionnelle au carré de sa fréquence. Si on note l’amplitude de l’effet
de déséquilibre rotatif Aω 2 = m0 eω 2 .
MX
= Λ(r, ξ) (3.56)
me
R. BELAKROUM 82
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
n
X
F (t) = Fi sin(ωi t + ψi ) (3.57)
i=1
n
X
x(t) = Xi sin(ωi t + ψi − φi ) (3.58)
i=1
Où :
Mi F i
Xi = (3.59)
meq ωn2
2ξri
φ = arctan (3.60)
1 − ri2
ωi
ri = (3.61)
ωn
1
Mi = M (ri , ξ) = q (3.62)
(1 − ri2 ) + (2ξri )2
Exemple Un système bielle-manivelle est utilisé afin de produire un mouvement aux niveaux
des supports du bloque représenté sur la figure 3.12. Déterminer et représenté graphiquement
l’amplitude du déplacement absolu en fonction du rapport des fréquences pour un rapport
d’amortissement de 0, 05. Le système tourne à une vitesse constante ω.
83 U.K.M. Ouargla
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
On sait que :
r r 2
y(t) = r cos ωt + l 1− sin ωt (3.64)
l
l r 2 l r 2
y(t) = l − + r cos ωt + cos 2ωt + ........ (3.65)
4 l 4 l
1 r 2 l r
x(t) = l 1 − + rT1 sin(ωt − λ1 + π/2) + T2 sin(2ωt − λ2 + π/2) (3.66)
4 l 4 l
où :
s
1 + (2ξri )2
Ti = T (ri , ξ) = (3.67)
(1 − ri2 )2 + (2ξri )2
2ξri3
λ = arctan (3.68)
1 + (4ξ 2 − 1)ri2
R. BELAKROUM 84
3.1. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES PÉRIODIQUES
Pour r/l = 0, 5 et ξ = 0, 05 l’évolution de Xml ax en fonction de ωωn est représentée sur la figure
3.13. On remarque deux piques sur ce graphe correspondant à ω ω= 1 et ωωn = 1.
n 2
Si F (t) est une excitation périodique, l’équation différentielle d’un système à un degré de
liberté à amortissement visqueux s’écrit :
+∞
" #
1 a0 X
ẍ + 2ξωn ẋ + ωn2 x = + ci sin(ωi t + ψi ) (3.69)
meq 2
i=1
Il est important de noter que la méthode est basée sur le principe de superposition. La réponse
du système s’écrit donc :
+∞
" #
1 a0 X
x(t) = + ci Mi sin(ωi t + ψi − φi ) (3.70)
meq ωn2 2
i=1
Exemple Une presse mécanique de masse m = 500 kg est posée sur des fondations de
rigidité k = 1, 25 × 106 N/m et un rapport d’amortissement ξ = 0, 1. La presse tourne à
120 tr/min et durant son fonctionnement l’opération de poinçonnage se produit plus de 40%
de chaque cycle. L’effort d’excitation est approximé comme le montre la figure 3.14. Estimer
le déplacement maximal des fondations élastiques.
(
5000 N si 0 < t < 0, 2s
F (t) =
0 si 0, 2s < t < 0, 5s
En utilisant les séries de Fourier, on peut approximer F (t) en une somme de termes harmo-
niques.
85 U.K.M. Ouargla
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
Z 0,2 Z 0,5
2
a0 = 5000 dt + 0 dt
0, 5 0 0,2
Z 0,2
2 5000
ai = 5000 cos 4πit dt = sin 0, 8πi N
0, 5 0 πi
Z 0,2
2 5000
bi = 5000 sin 4πit dt = (1 − cos 0, 8πi) N
0, 5 0 πi
On peut écrire :
+∞
a0 X
F (t) = + ci sin(4πit + ψi )
2
i=1
5000 p
ci = 2(1 − cos 0, 8πi) N
πi
sin 0, 8πi
ψi = arctan
1 − cos 0, 8πi
+∞
" #
1 a0 X
x(t) = + ci Mi sin(ωi t + ψi − φi ) (3.71)
meq ωn2 2
i=1
+∞
!
1 a0 X
xmax ≤ + ci Mi (3.72)
mωn2 2
i=1
Nous avons vu que les forces périodiques de toutes formes peuvent être représentées par les
séries de Fourier en tant qu’une superposition de composantes harmoniques de fréquences
différentes. La réponse d’un système linéaire est alors trouvée en superposant la réponse à
chaque harmonique. Lorsque la force d’excitation F (t) n’est pas périodique, telle que dans
R. BELAKROUM 86
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
le cas d’une excitation due à une explosion, d’autres méthodes de calcul de la réponse sont
requises. Différentes méthodes peuvent être utilisées pour trouver la réponse du système à
une excitation arbitraire. On peut citer :
87 U.K.M. Ouargla
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
2. En utilisant la méthode de la transformée de Laplace [17] .
3. Méthode d’intégration numérique des équations de mouvement [18].
Lorsqu’un système mécanique est excité sur un très court intervalle de temps par une force non-
périodique, la réponse à une telle excitation est qualifiée de transitoire. De telles oscillations
se produisent à la fréquence naturelle du système avec une amplitude variant en fonction du
type de l’excitation[1].
Une impulsion est l’intégrale temporelle d’une force appliquée au système entre [t1 , t2 ] et est
définie comme suit :
Z t2
I= F (τ )dτ (3.73)
t1
Une impulsion est une grande force appliquée durant une très courte période. D’après le
principe de la variation de quantité de mouvement, on peut écrire :
Soit un système à un degré de liberté. Une impulsion de magnitude I est appliquée au système
au repos à t = 0. La vitesse immédiatement après l’application de l’impulsion devient :
I
v= (3.75)
meq
I
Avec x(0) = 0 et ẋ(0) = m.
I
x(t) = e−ξωn t sin ωd t (3.77)
meq ωd
R. BELAKROUM 88
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
Où :
1
h(t) = e−ξωn t sin ωd t (3.79)
meq ωd
1
h(t) = te−ωn t (3.80)
meq
Et pour un sur-amorti, on a :
e−ξωn t p
h(t) = p sinh ωd ξ 2 − 1 t (3.81)
meq ωn ξ 2 − 1
Si l’impulsion unité est appliquée à l’instant t = t0 , la vitesse du système à cet instant change
et devient v = 1/m. En supposant que x = 0 jusqu’au moment de l’application de l’impulsion,
la réponse du système quand t > t0 est donnée par l’équation suivante :
Où u(t − t0 ) est la fonction échelon unité d’argument (t − t0 ) définie comme suit :
(
0 si t < t0
u(t − t0 ) = (3.83)
1 si t ≥ t0
1
h(t − t0 ) = e−ξωn (t−t0 ) sin [ωd (t − t0 )] (3.84)
meq ωd
Afin de traiter les problèmes d’impulsion transitoires, il est possible de formuler le problème en
utilisant la fonction impulsion unité comme étant un effort extérieur. L’équation différentielle
s’écrit dans ce cas :
1
ẍ + 2ξωn ẋ + ωn2 x = δ(t) (3.85)
m
89 U.K.M. Ouargla
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
1
ẍ + 2ξωn ẋ + ωn2 x = δ(t − t0 ) (3.86)
m
Exemple Durant le test vibratoire de la structure représentée sur la figure 3.16, on utilise un
marteau d’impact afin d’exciter le système. Supposons m = 5kg, k = 2000N/m, c = 10N.s/m
et la magnitude de l’impulsion I = 20N.s, déterminer la réponse de la structure à l’impulsion
causée par le coup de marteau.
r
k
ωn = = 20 rad/s (3.88)
m
c
ξ= √ = 0, 05 (3.89)
2 km
p
ωd = ωn 1 − ξ2 (3.90)
I −ξωn t
x(t) = e sin ωd t (3.91)
mωd
R. BELAKROUM 90
3.2. RÉPONSE DES SYSTÈMES À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ SOUS L’EFFET DE
FORCES QUELCONQUES
3.2.2 Réponse à une excitation arbitraire
Z (k+1)∆τ
Ikn = F (τ )dτ (3.93)
k∆τ
La réponse totale à l’instant t peut être trouvé en additionnant toutes les réponses en raison
des impulsions élémentaires agissant en tout instant.
n−1
X
x(t) ' Ikn h(t − τk )u(t − τk ) (3.95)
k=1
Z t
x(t) = F (τ )h(t − τ )dτ (3.96)
0
Z t
1
x(t) = F (τ )e−ξωn (t−τ sin ωd (t − τ ) dτ (3.97)
mωd 0
91 U.K.M. Ouargla
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
L’intégrale de l’équation 3.96 est appelée convolution ou intégrale de Duhamel. Elle peut être
utilisée pour déterminer la réponse d’un système initialement au repos sous l’action de toute
forme d’excitation. La réponse des systèmes avec des conditions initiales non-nulles
est obtenue en ajoutant à l’intégrale de convolution de l’équation 3.96 la réponse du système
due à une impulsion unitaire à t = 0 donnant lieu à une vitesse initiale v0 .
La réponse d’un système qui n’est pas en position d’équilibre à t = 0 est obtenue par une
manipulation mathématique qui consiste à un changement de variable. On définit une nouvelle
variable y = x − x(0). L’équation différentielle s’écrit dans ce cas :
Il est important de noter que si la fonction de chargement peut être définie analytiquement,
dans la plupart des cas, la réponse exacte peut être obtenue en évaluant l’intégrale de Duhamel.
Cependant, en général, le chargement est arbitraire et dans ce cas, une méthode numérique
doit être utilisée pour calculer la réponse du système [6]. C’est-à-dire que pour le cas général,
il sera nécessaire de recourir à une procédure d’intégration numérique [14] [19].
Dans ce cas, l’équation différentielle du mouvement peut être exprimée en terme du déplacement
relatif de la masse z = x − y.
Z t
z(t) = (−mÿ)h(t − τ )dτ (3.101)
0
Z t
1
z(t) = − ÿ(τ )e−ξωn (t−τ ) sin ωd (t − τ )dτ (3.102)
ωd 0
R. BELAKROUM 92
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 3.1
Une pièce mécanique vibre dans un milieu visqueux. Déterminer le coefficient d’amortissement
si l’excitation d’une force harmonique de 24, 46 N résulte en une amplitude de résonance de
1, 27 cm avec une période de 0, 2 s.
Solution de l’exercice 3.1
On sait que :
F0
X=
meq [(ωn2 − ω 2 )2 + (2ξωωn )2 ]1/2
F0 F0 F0
X= 2
=⇒ X = c =
meq (2ξωn ) meq meq ωn cωn
c = 61, 3 N s/m
Exercice 3.2
Une masse attachée à un ressort d’une rigidité de 525 N/m et à un amortissement visqueux.
Durant les vibrations libres, la période des vibrations enregistrée est 1, 8 s et le rapport
d’amplitudes consécutives est 4, 2/1, 0. Déterminer l’amplitude et la phase de la réponse de
ce système à une force harmonique de forme : F = 2 cos 3t.
Solution de l’exercice 3.2
On a aussi :
2πξ
δ=p = 1, 435 =⇒ ξ = 0, 223
1 − ξ2
2π 2π p
ωd = = = ωn 1 − ξ 2 =⇒ ωn = 3, 5806 rad/s
Td 1, 8
ω
r=
ωn
93 U.K.M. Ouargla
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
F0 /k
X= =⇒ X = 0, 797 cm
((1 − r2 )2 + (2ξr)2 )1/2
2ξr
φ = arctan =⇒ φ = 51, 43 deg
1 − r2
Exercice 3.3
A la résonance, on a :
ω X 1
= 1 =⇒ = =⇒ δst = 1, 16 ξ
ωn δst 2ξ
ω
Quand ωn = 0, 8, dans ce cas, on a :
X 1 0, 46
=p =
δst 2 2
(1 − r ) + (2ξr) 2 δst
Exercice 3.4
R. BELAKROUM 94
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
F0
X= p
meq (ωn − ω 2 )2 + (2ξωωn )2
2
c
2ξωn =
meq
On trouve :
r
F02 2
(ωn2 − ω 2 )2
c= − m
ω2X 2 ω2
k
ωn2 = = 20(rad/s)2
m
=⇒ c = 55, 7 kg/s
Exercice 3.5
Un moteur électrique (Figure 3.19) ayant une masse de 10 kg, repose sur deux ressorts iden-
tiques d’une rigidité k = 3, 2 N/mm. Le moteur tourne à 1750 tr/min et la masse est ex-
centrée de 100 mm par rapport à l’axe de rotation. En négligeant l’effet de l’amortissement,
déterminer le rapport de transmissibilité pour les vibrations verticales.
Solution de l’exercice 3.5
r
k
ωn = = 25, 3 rad/s
m
ω
Le rapport des fréquence r = ωn = 7, 24
95 U.K.M. Ouargla
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
s
1 + (2ξr)2
Tr = =⇒ Tr = 0, 019
(1 − r2 )2 + (2ξr)2
Exercice 3.6
m0 e r2
X= p
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
m0 e 1 2mξX
X= =⇒ e =
m 2ξ m0
2 × 0, 1 × 0, 05
e= = 0, 1 m
0, 1
Exercice 3.7
R. BELAKROUM 96
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
c k m0 eω 2
ẍ + ẋ + x = sin(ωt + ψ)
m m m
xp (t) = X sin(ωt + ψ − φ)
Où :
m0 eω 2
X=
m [(ωn2 − ω 2 )2 + (2ξωωn )2 ]1/2
m0 e r2
x(t) = p sin(ωt + ψ − φ)
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
97 U.K.M. Ouargla
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
On a aussi :
m0 e ωr2
ẋ(t) = p cos(ωt + ψ − φ)
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
m0 e k r2
F (t) = kx + cẋ = p sin(ωt + ψ − φ) +
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
m0 e ωcr2
+ p cos(ωt + ψ − φ)
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
√
m0 e r2 k 2 + c2 ω 2
F0 = p
m (1 − r2 )2 + (2ξr)2
Fr = m0 eω 2
√
m0 e r2 k 2 + c2 ω 2
F0 ≤ 0, 1Fr =⇒ p ≤ 0, 1m0 eω 2
m 2 2
(1 − r ) + (2ξr) 2
p
2 1 + (2ξr)2
m0 eω p ≤ 0, 1m0 eω 2
2 2
(1 − r ) + (2ξr)2
r4 − 17, 84r2 − 99 = 0
On trouve
ω2
r2 = 22, 28 =
k/m
k ω2
=⇒ = =⇒ k = 2 × 105 N/m
m 22, 28
R. BELAKROUM 98
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 3.8
La figure 3.21 schématise un véhicule d’une masse de 1200 kg qui se déplace sur une route
ondulée. Le système de suspension est composé d’un ressort d’une rigidité k = 400 kN/m et
d’un amortissement de ξ = 0, 5. Si la vitesse du véhicule est 20 km/h, déterminer l’amplitude
des oscillations verticales du véhicule. La surface ondulée de la route est sinusoı̈dale d’une
amplitude Y = 0, 05 m et d’une longueur d’onde de 6m (figure 3.21).
2π v × 1000 1
ω = 2πf = = 2π = 0, 29 × v rad/s
T 3600 6
99 U.K.M. Ouargla
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
r
k
ωn = = 18, 25 rad/s
m
ω
r= = 0, 3186
ωn
On sait que :
s
X 1 + (2ξr)2
= T (r, ξ) =
Y (1 − r2 )2 + (2ξr)2
Où T (r, ξ) est le rapport de transmissibilité du déplacement. L’amplitude des oscillations est :
X = 1, 10096Y = 0, 055048 m
Cela implique, qu’une bosse de 5 cm sur la route sera transmise au conducteur comme étant
un déplacement de 5, 5 cm. Dans ce cas, il y a une amplification du mouvement.
Exercice 3.9
Une machine d’un poids de 3000 N , repose sur un support élastique. La déflexion statique
du support due au poids est mesurée 7, 5 cm. Il est observé que la machine vibre avec une
amplitude de 1 cm quand la base du support est soumise à une sollicitation harmonique
d’amplitude 0, 25 cm à la fréquence naturelle du système. Trouver :
ω
A la résonance r = ωn = 1.
s
X 1 + (2ξ)2
= T (r, ξ) = =4
Y (2ξ)2
R. BELAKROUM 100
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
c c
ξ= = √
cr 2 km
On a aussi :
1/2
1 + (2ξr)2
FT 2
=r
kY (1 − r2 )2 + (2ξr)2
1 + (2ξ)2
FT = kY
(2ξ)2
=⇒ FT = 400 N
On a :
Z f2 1
=p =
Y (1 − r2 ) + (2ξr)2 2ξ
Y
=⇒ Z = =⇒ Z = 0, 00968
2ξ
Exercice 3.10
Une soupape est modélisée en un système amorti à un degré de liberté comme le montre la
figure 3.23(a). En plus de l’effet du ressort et de l’amortissement visqueux, il y a aussi l’effort
appliqué par le fluide dans la conduite. Déterminer la réponse permanente de la soupape sa-
chant que la pression dans la conduite varie périodiquement comme l’indique la figure 3.23(b).
On prend k = 2500 N/m, c = 10 N s/m et m = 0, 25 kg.
Solution de l’exercice 3.10
F (t) = Ap(t)
π(50)2
A= = 0, 000625π m2
4
F (t) est périodique de période T = 2s. La fréquence de l’excitation est ω = 2π/T = π rad/s.
On peut exprimer F (t) en utilisant les séries de Fourier comme suit :
+∞
a0 X
F (t) = + (an cos nωt + sin nωt)
2
n=1
a0
F (t) = + a1 cos ωt + a2 cos 2ωt + .............
2
+b1 sin ωt + b2 sin 2ωt + .............
(
50000At si 0 ≤ t ≤ T /2
F (t) =
50000A(2 − t) si T /2 ≤ T
En considérant seulement les trois premières harmoniques, l’effort de pression peut être ap-
proché par :
2 × 105 A 2 × 105 A
F (t) ' 25000A − cos ωt − cos 3ωt
π2 9π 2
R. BELAKROUM 102
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
+∞
" #
1 a0 X
x(t) = + ci Mi sin(ωi t + ψi − φi )
meq ωn2 2
i=1
On trouve :
p
ωn = k/m = 100 rad/s
et la fréquence de l’excitation par :
ω π
ω = πrad/s =⇒ r = = = 0, 031416
ωn 100
2ξr
φ1 = arctan = 0, 0125 rad
1 − r2
6ξr
φ2 = arctan = 0, 038 rad
1 − 9r2
Exercice 3.11
Un système à un degré de liberté subit l’effet d’une sollicitation transitoire (Figure 3.24).
L’effort F (t) peut s’exprimer :
(
t
F0 1 − t0 si 0 ≤ t ≤ t0
F (t) =
0 si t > t0
Figure 3.24 – Système à un degré de liberté sous l’effet d’impulsion d’amplitude décroissante.
Z t
x(t) = F (τ )h(t − τ )dτ
0
1
h(t) = sin ωn t
mωn
Pour t < t0 :
Z t
1 τ
x(t) = F0 1 − sin ωn (t − τ )dτ
mωn 0 t0
F0 1 F0
x(t) = sin ωn t − t + [1 − cos ωn t]
kt0 ωn k
Pour t > t0 :
Z t0
1 τ
x(t) = F0 1 − sin ωn (t − τ )dτ
mωn 0 t0
Z t0 Z t0
F0 1
x(t) = sin ωn (t − τ )dτ − τ sin ωn (t − τ )dτ
mωn 0 t0 0
R. BELAKROUM 104
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
F0 F0
x(t) = [sin ωn t − sin ωn (t − t0 )] − cos ωn t
kt0 ωn k
Exercice 3.12
Une machine reposant sur des supports élastiques, peut être modélisée en un système à un
degré de liberté non-amorti. Le sol est soumis à un déplacement y(t) de forme illustrée sur la
figure 3.25. Si la masse de la machine est 5000 kg et la rigidité des support est 1, 5 × 105 N/m,
calculer la réponse du système.
2, 5t
0 ≤ t ≤ 0, 2
y(t) = 0, 75 − 1, 25t 0, 2 ≤ t ≤ 0, 6
0 t ≥ 0, 6
mẍ + k(x − y) = 0
1
h(t − τ ) = sin(t − τ )ωn
mωn
Z t Z t
1
x(t) = ky(t) sin ωn (t − τ )dτ = ωn y(t) sin ωn (t − τ )dτ
mωn 0 0
Pour l’intervalle 0 ≤ t ≤ 0, 2 :
Z t
x(t) = ωn 2, 5t sin ωn (t − τ )dτ
0
=⇒ x(t) = 2, 5t − 4, 56 sin 0, 548t
Pour l’intervalle 0, 2 ≤ t ≤ 0, 6 :
Z 0,2 Z t
x(t) = ωn 2, 5t sin ωn (t − τ )dτ + ωn (0, 75 − 1, 25t) sin ωn (t − τ )dτ
0 0,2
Finalement pour t ≥ 0, 6 :
Z 0,2 Z 0,6
x(t) = ωn 2, 5t sin ωn (t − τ )dτ + ωn (0, 75 − 1, 25t) sin ωn (t − τ )dτ +
0 0,2
Z t
+ωn (0) sin ωn (t − τ )dτ
0
Exercice 3.13
R. BELAKROUM 106
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
Z t
F0
x(t) = (2u(t) − u(t − t0 ) − u(t − 2t0 )) sin ωn (t − τ )dτ
mωn 0
F0
x(t) = ×
mωn
Z t Z t Z t
2u(t) sin ωn (t − τ )dτ − u(t − t0 ) sin ωn (t − τ )dτ − u(t − 2t0 ) sin ωn (t − τ dτ
0 t0 t0
F0
x(t) = ×
mωn2
[2u(t)(1 − cos ωn t) − u(t − t0 )[1 − cos ωn (t − t0 )] − u(t − 2t0 )[1 − cos ωn (t − 2t0 )]]
Exercice 3.14
Déterminer la réponse d’un système à un degré de liberté non-amorti sous l’effet d’un déplacement
à la base sous forme d’une impulsion rectangulaire de vitesse (figure 3.27).
Solution de l’exercice 3.14
z̈ + ωn2 z = −ÿ
Z t
z(t) = −meq ÿ(τ )h(t − τ )dτ
0
Z t
z(t) = −meq −ẏ(0)h(t) − ẏ(τ )ḣ(t − τ )dτ
0
Z t
=⇒ z(t) = meq ẏ(τ )ḣ(t − τ )dτ
0
1 π
h(t) = cos ωn t −
mωn 2
1 π 1
ḣ(t) = − sin ωn t − =⇒ ḣ(t) = cos ωn t
m 2 m
Z t
1
z(t) = m v[u(τ ) − u(τ − t0 )] cos ωn (t − τ )dτ
0 m
Z t t
vu(τ − t0 )
Z
vu(τ )
z(t) = m cos ωn (t − τ )dτ − cos ωn (t − τ )dτ
0 m 0 m
Z t Z t
z(t) = v u(t) cos ωn (t − τ )dτ − u(t − t0 ) cos ωn (t − τ )dτ
0 t0
R. BELAKROUM 108
3.3. EXERCICES RÉSOLUS
v
z(t) = [u(t) sin ωn t − u(t − t0 ) sin ωn (t − t0 )]
ωn
R. BELAKROUM 110
Chapitre 4
Vibrations des systèmes à plusieurs degrés
de liberté
Sommaire
4.1 Vibrations des systèmes à deux degrés de liberté . . . . . . . . . . 112
4.1.1 Équations de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
4.1.2 Vibrations libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
4.1.3 Coordonnées généralisées et coordonnées principales . . . . . . . . . 117
4.1.4 Vibrations forcées (excitations harmoniques) . . . . . . . . . . . . . 117
4.1.5 Systèmes semi-définis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
4.1.6 Principe d’orthogonalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
4.2 Systèmes à plusieurs degrés de liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
4.2.1 Équations de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
4.2.2 Coefficients d’influence de rigidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.2.3 Coefficients d’influence de flexibilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.2.4 Coefficients d’influence d’inertie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
4.2.5 Problème aux valeurs propres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
4.2.6 Fréquences naturelles et modes de vibrations . . . . . . . . . . . . . 126
4.2.7 Réponse à des perturbations initiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
4.2.8 Coordonnées principales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
4.2.9 Vibrations libres des systèmes amortis . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
4.2.10 Vibrations forcées des systèmes non-amortis (Analyse modale) . . . 132
4.2.11 Vibrations forcées des systèmes à amortissement visqueux (Analyse
modale) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
4.3 Exercices résolus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
”Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans
rien faire”. - Albert EINSTEIN
Dans ce chapitre, nous allons étendre notre analyse vibratoire à des systèmes à plusieurs
degrés de liberté. De nombreuses structures réelles peuvent être représentées par un modèle
111
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
Les systèmes qui nécessitent deux coordonnées indépendantes pour décrire leurs mouvements
sont appelés des systèmes à deux degrés de liberté. Des exemples à deux degrés de liberté
sont représentés sur la Figure 4.1.
Considérons le système amorti à deux degrés de liberté représenté sur la figure 4.2.
R. BELAKROUM 112
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
En appliquant la deuxième loi de Newton à chaque masse, on peut écrire les deux équations
différentielles du mouvement comme suit :
(
m1 ẍ1 (t) + (c1 + c2 )ẋ1 (t) − c2 ẋ2 (t) + (k1 + k2 )x1 (t) − k2 x2 (t) = F1 (t)
(4.1)
m2 ẍ2 (t) + c2 ẋ1 + (c2 + c3 )ẋ2 (t) − k2 x1 (t) + (k2 + k3 )x2 (t) = F2 (t)
Dans ce cas, les forces extérieures sont nulles et par conséquent les équations de mouvement
s’écrivent :
(
m1 ẍ1 (t) + (c1 + c2 )ẋ1 (t) − c2 ẋ2 (t) + (k1 + k2 )x1 (t) − k2 x2 (t) = 0
(4.2)
m2 ẍ2 (t) + c2 ẋ1 + (c2 + c3 )ẋ2 (t) − k2 x1 (t) + (k2 + k3 )x2 (t) = 0
Les fréquences naturelles d’un système à deux degrés de liberté sont les fréquences aux quelles
les vibrations libres et non-amorties se produisent. La solution du système d’équation est
supposée de la forme :
(
x1 = X1 eiωt
(4.3)
x2 = X2 eiωt
Ou-bien :
x1 X1 iωt
= e = Xeiωt (4.4)
x2 X2
Où X = [X1 , X2 ]T est le vecteur de forme modale. En substituant l’équation 4.3 dans
l’équation 4.2 avec c1 = c2 = 0, cela mène à :
2 m1 0 X1 k1 + k2 −k2 X1 0
−ω + = (4.5)
0 m2 X2 −k2 k2 + k3 X2 0
−ω 2 M X + KX = 0 (4.6)
Afin d’obtenir une solution non-triviale, il faut que le déterminent du système d’équations 4.6
s’annule :
det −ω 2 M + K = 0
(4.7)
−m1 ω 2 + (k1 + k2 )
−k2
=⇒
2
=0 (4.8)
−k2 −m2 ω + (k2 + k3 )
(1)
X2 −m1 ω12 +(k1 +k2 ) k2
r1 =
(1) = k2 = m2 ω12 +(k2 +k3 )
X1
(2) (4.10)
X2 −m1 ω22 +(k1 +k2 ) k2
r2 =
= =
(2)
X1 k2 −m2 ω22 +(k2 +k2 )
( ) ( )
(1) (1)
n o X1 X1
X (1) = (1) = (1) (4.11)
X2 r1 X1
( ) ( )
(2) (2)
n o X1 X1
X (2) = (2) = (2) (4.12)
X2 r2 X1
Les vecteurs {X (1) } et {X (2) } qui indiquent les modes normaux de vibration, sont appelés
les vecteurs modaux du système.
R. BELAKROUM 114
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
La solution la plus générale d’un problème linéaire homogène est une combinaison linéaire de
toutes les solutions possibles [1]. La réponse libre d’un système linéaire non amorti à deux
degrés de liberté a deux fréquences naturelles et deux vecteur modaux. On remarque que +ω
et −ω sont toutes les deux des solutions de l’équation caractéristique qui est du quatrième
ordre. Donc, il y a quatre solution de l’équation homogène :
{x(t)} = C1 {X (1) }eiω1 t + C2 {X (1) }e−iω1 t + C3 {X (2) }eiω2 t + C4 {X (2) }e−iω2 t (4.14)
{x(t)} = [C1 cos ω1 t + C2 sin ω1 t]{X (1) } + [C3 cos ω2 t + C4 sin ω2 t]{X (2) } (4.15)
{x(t)} = [A1 cos(ω1 t + φ1 )]{X (1) } + [A2 cos(ω2 t + φ1 )]{X (2) } (4.16)
( )
(1)
n o x1 cos(ω1 t + φ1 )
X (1) = (1) (4.17)
r1 X1 cos(ω1 t + φ1 )
( )
(2)
n o X1 cos(ω2 t + φ2 )
x(2) = (2) (4.18)
r2 X1 cos(ω2 t + φ2 )
(1) (2)
Où les constantes X1 , X1 , φ1 et φ2 sont déterminés en fonction des conditions initiales.
Conditions initiales Chacune des deux équations de mouvement implique des dérivés de
second ordre (équation 4.2). Dans ce cas, nous avons besoin de spécifier deux conditions
initiales pour chaque masse.
Le système peut être amené à vibrer suivant son ième mode normal (i = 1, 2) en le soumettant
à des conditions initiales particulières :
(i)
x1 (t = 0) = X1 = Une constante, x˙1 = 0 (4.19)
(i)
x2 (t = 0) = ri X1 , x˙2 = 0 (4.20)
Cependant, pour toutes les autres conditions initiales générales, les deux modes seront excités.
Le mouvement résultant, qui est donné par la solution générale du système d’équations 4.2,
peut être obtenu par une superposition linéaire des deux modes normaux :
Donc, les composantes du vecteur solution {x(t)} peut être exprimé comme suit :
(1) (2)
Où les constantes inconnues X1 , X1 , φ1 et φ2 peuvent être déterminées à partir des condi-
tions initiales :
(1) (2)
x1 (0) = X1 cos φ1 + X1 cos φ2
(1) (2)
ẋ1 (0) = −ω1 X1 sin φ1 − ω2 X1 sin φ2
(1) (2)
(4.24)
x2 (0) = r1 X1 cos φ1 + r2 X1 cos φ2
(1) (2)
ẋ2 (0) = −ω1 r1 X1 sin φ1 − ω2 r2 X1 sin φ2
1/2
{−r2 ẋ1 (0) + ẋ2 (0)}2
(1) 1 2
X1 = {r2 x1 (0) − x2 (0)} + (4.25)
(r2 − r1 ) ω12
1/2
{−r1 ẋ1 (0) + ẋ2 (0)}2
(2) 1 2
X1 = {−r1 x1 (0) − x2 (0)} + (4.26)
(r2 − r1 ) ω22
−1 −r2 ẋ1 (0) + ẋ2 (0)
φ1 = tan (4.27)
ω1 [r2 x1 (0) − x2 (0)]
R. BELAKROUM 116
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
r1 ẋ1 (0) + ẋ2 (0)
φ2 = tan−1 (4.28)
ω2 [−r1 x1 (0) − x2 (0)]
Le terme couplage est utilisé dans l’analyse vibratoire pour indiquer une connexion entre les
équations du mouvement. En général, un système à n degrés de liberté nécessite n coordonnées
indépendantes pour décrire complètement son comportement dynamique. Souvent, il est tout à
fait possible de trouver un autre ensemble de n coordonnées pour décrire les mêmes vibrations
du système. Chacun de ces ensembles de n coordonnées est appelé les coordonnées généralisées.
Dans les équations différentielles du mouvement, si la matrice de masse [M] n’est pas diagonale,
par conséquent il existe un coulage de masse dit aussi couplage dynamique et si la
matrice de rigidité [K] est non diagonale, dans ce cas, il y a un couplage statique ou de
rigidité. D’une manière générale, il est possible de trouver un système de coordonnées qui
n’a ni couplage dynamique, ni couplage statique. Cela se traduit au niveau de la formulation,
par des equations découplées et qui peuvent être résolues séparément. Ces coordonnées sont
appelées coordonnées principales ou coordonnées normales. Le choix des coordonnées
généralisées ne modifie pas les fréquences naturelles.
La réponse à une excitation harmonique d’un système à deux degrés de liberté peut être
déterminée en utilisant la méthode des coefficient indéterminés. En premier lieu, nous allons
considérer un système non-amorti dont les équations du mouvement s’écrivent sous la forme
matricielle suivante :
M ẍ + Kx = F sin ωt (4.29)
Où : F = [f1 , f2 ]T .
On pose la réponse du système de la forme :
x = U sin ωt (4.30)
Z(ω)U = F (4.35)
U = Z(ω)−1 F (4.36)
M ẍ + C ẋ + Kx = F sin ωt (4.37)
Les systèmes semi-définis sont également connus comme les systèmes dégénérés. Un exemple
de tels systèmes est représenté sur la figure 4.3.
m1 ẍ + k(x1 − x2 ) = 0 (4.40)
R. BELAKROUM 118
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
Donc :
s
k(m1 + m2 )
ω1 = 0 et ω2 = (4.46)
m1 m2
Nous remarquons que l’une des fréquences naturelles du système est nulle, ce qui signifie que
le système dans son premier mode n’est pas oscillatoire. En d’autres termes, le système se
déplace dans son ensemble, sans mouvement relatif entre les deux masses. De tels systèmes,
qui ont l’une des fréquences naturelles égale à zéro, sont appelés systèmes semi-définies.
l’importance des vecteurs propres dépasse le fait qu’ils représentent des vecteurs de base de
la réponse libre des systèmes non-amortis. En effet, ils sont indispensables à la solution de
vibrations libres pour les systèmes avec plus de deux degrés de liberté. Les vecteurs propres
(modaux) doivent leur importance grâce à une propriété remarquable qui est l’orthogo-
nalité.
Les vecteurs propres sont uniques, dans le sens où ils satisfont la condition d’orthogonalité
par rapport à la fois à la matrice de masse et à celle de rigidité. Comme conséquence, on
est capable par une transformation de coordonnées basée sur les vecteurs propres, de dia-
gonaliser simultanément la matrice de masse et la matrice de rigidité. Donc, les equations
différentielles du mouvement sont découplées. Cela permet une résolution des equa-
tions de mouvement d’un système à plusieurs degrés de liberté aussi facile qu’un système à
un degré de liberté [21].
Si ω1 et ω2 sont deux fréquences naturelles (valeurs propres) d’un système à deux degrés de
liberté et X (1) , X (2) sont les vecteurs propres correspondants. On peut vérifier que :
Cette expression 4.47 établit que les vecteurs propres X (1) et X (2) sont orthogonaux par
rapport à la matrice de masse.
Comme on peut aussi vérifier que :
Ce qui traduit la propriété d’orthogonalité des vecteurs propres par rapport à la matrice de
rigidité.
On a :
et
On peut écrire :
R. BELAKROUM 120
4.1. VIBRATIONS DES SYSTÈMES À DEUX DEGRÉS DE LIBERTÉ
K̀11 K̀22
ω12 = et ω22 = (4.55)
M̀11 M̀22
h i h i
=⇒ [M ] q̈1 (t)[X (1) ] + q̈2 [X (2) ] + [K] q1 (t)[X (1) ] + q2 (t)[X (2) ] = 0 (4.58)
Les équations découplées 4.59 et 4.60 sont appelées les équations modales.
[M ]ẍ(t) + [K]x(t) = 0
Où :
m1 0 1 0 k11 k12 2 −1
[M ] = =m , K= =k
0 m2 0 1 k21 k22 −1 2
1, 2
x(0) = , ẋ(0) = 0
0
r r
k 3k
ω1 = , ω2 =
m m
(1) 1 1
X = , X(2) =
1 −1
(1) (2) 1 1
x(t) = q1 (t)[X ] + q2 (t)[X ] = q1 (t) + q2 (t)
1 −1
r
k
q̈1 (t) + q1 (t) = 0
m
r (4.61)
3k
q̈2 (t) + q2 (t) = 0
m
Qui sont soumis à t = 0 aux déplacements modaux qi (0) (i = 1, 2). Les vitesses modales
initiales sont nulles en vertu du fait que ẋ = 0.
Pour déterminer les déplacements modaux initiaux, on considère :
R. BELAKROUM 122
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
1, 2 (1) (2) 1 1
x(0) = = q1 (0)X + q2 (0)X = q1 (0) + q2 (0)
0 1 −1
=⇒ q1 (0) = 0, 6 et q2 = 0, 6
On trouve donc :
r
k
q1 (t) = q1 (0) cos ω1 t = 0, 6 cos t
m
r
3k
q2 (t) = q2 (0) cos ω2 t = 0, 6 cos t
m
r r
k 1 3k 1
x(t) = 0, 6 cos t + 0, 6 cos t
m 1 m −1
L’analyse vibratoire d’une structure à trois ou plusieurs degrés de liberté peut être effectuée
de la même manière que l’analyse donnée ci-dessus pour deux degrés de liberté. Cependant, la
méthode devient fastidieuse pour de nombreux degrés de liberté et des méthodes numériques
peuvent être utilisées pour résoudre l’équation de fréquence. Un ordinateur peut, bien entendu,
être utilisé pour résoudre le problem et de déterminer la réponse du système [22].
Considérons le système à n degrés de liberté dont le mouvement est décrit par les coordonnées
généralisées x1 , x2 , x3 , ....., xn comme le montre la figure 4.3.
En appliquant la deuxième loi de Newton aux masses mi (i = 1, 2, 3, ...., n), on peut écrire
l’équation différentielle de mouvement :
mi ẍi (t) − ci+1 ẋi+1 + (ci + ci+1 )ẋi − ci ẋi−1 − ki+1 xi+1 + (ki + ki+1 )xi − ki xi−1 = Fi (4.62)
Pour un ressort linéaire simple, la force nécessaire pour provoquer un allongement unité est
appelée la raideur du ressort. Dans les systèmes plus complexes, nous pouvons exprimer la
relation entre le déplacement en un point et les forces agissant à divers autres points du
système par le biais des coefficients d’influence de rigidité.
Le coefficient d’influence de rigidité, noté kij est défini comme étant l’effort au point i dû à un
déplacement unité au point j lorsque tous les points autres que le point j sont fixés. L’effort
totale au point i, peut être trouvé en faisant la somme des efforts dûs à tous les déplacements
xj (j = 1, 2, ...., n). On écrit :
n
X
Fi = kij xj , où i = 1, 2, ....., n (4.64)
j=1
Par rapport au théorème de réciprocité de Maxwell, nous avons kij = kji . C’est à dire que la
matrice de rigidité est symétrique.
Le coefficient d’influence de flexibilité aij est défini comme étant le déplacement xi au point i
en raison d’un effort unité Fj = 1 appliquée au point j. Étant donné que la déformation d’un
système linéaire augmente proportionnellement avec la charge, nous avons :
R. BELAKROUM 124
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
n
X n
X
xi = xij = aij Fj (i = 1, 2, ....., n) (4.66)
j=1 j=1
On note que :
[a][k] = [I] (4.68)
Autrement dit, la rigidité et la flexibilité sont des matrices inverses l’une à l’autre.
Les éléments de la matrice de masse mij sont connus comme étant les coefficients d’influence
d’inertie. Les coefficients mij peuvent être obtenus à l’aide des relations d’impulsion-quantité
de mouvement. L’influence des coefficient d’inertie m1j , m2j , . . . ., mnj sont définies comme
l’ensemble des impulsions appliquées respectivement aux points 1, 2, ... et n ; afin de produire
une vitesse unité au point j et zéro à tout autre point (c’est-à-dire x˙j = 1, ẋ1 = ẋ2 = ...... =
ẋj−1 = ẋj+1 = ... = ẋn = 0).
Pour n degrés de liberté, le système d’équations gouvernant les vibrations libres des systèmes
non-amorti s’écrit sous la forme différentielle suivante :
Où [M ] et [K] sont respectivement les matrices de masse et de rigidité. On suppose que la
solution prend la forme :
ωn fréquence de vibrations dite aussi fréquence naturelle ou fréquence propre. X est un vecteur
de dimension n nommé Mode propre ou vecteur propre.
Chaque fréquence propre correspond à un mode de vibration. La solution générale est une
superposition de l’ensemble des modes propres de vibrations.
=⇒ −ωn2 [M ] + [K] X = 0
(4.74)
Ainsi ω 2 doit être une valeur propre de [M ]−1 [K]. Cette forme est appelée équation ca-
ractéristique. Le racine carrée d’une valeur propre réelle positive a deux valeurs possibles,
l’une positive et une autre négative. Bien que les deux sont utilisés pour développer la solu-
tion générale, la racine carrée positive est identifiée comme une fréquence naturelle. Le mode
de vibration est le vecteur propre correspondant.
Généralement, en vibration, l’équation caractéristique ne possède que des racines réelles étant
donné que les matrices considérées ([M ] et [K]) sont symétriques. Alors il existe un nombre n
(1) (2) (3) (n) (i)
de fréquences naturelles ωn ≤ ωn ≤ ωn ≤ ..... ≤ ωn . Chaque fréquence ωn a un vecteur
propre correspondant X (i) qui satisfait :
R. BELAKROUM 126
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
(i)
X
1(i)
X2
X (i) =
..
(4.77)
.
(i)
Xn
Dans les problèmes à n degrés de liberté, il existe une relation très utile entre les modes de
vibrations qui est l’orthogonalité. Considérant deux modes de vibrations le reme et le seme
mode ainsi que leurs valeurs propres ωr2 et ωs2 . Il peut être démontré que :
Les équations 4.78 et 4.79 indiquent que les vecteurs modaux sont orthogonaux par
rapport aux deux matrices de masse et de rigidité.
Si r = s, on a :
m11 0 ... 0
0 m22 . . . 0 T
[- m &] = . .. = [X] [M ][X] (4.82)
.. ..
.. . . .
0 0 . . . mnn
k11 0 . . . 0
0 k22 . . . 0
T
[- k &] = . .. = [X] [K][X] (4.83)
. .. . .
. . . .
0 0 . . . knn
Ou [X] est appelée la matrice modale, dans laquelle la ième colonne correspond au ième
vecteur modal.
(1)
(ωn )2 0 ... 0
(2)
i (ωn )2 . . .
h
(i) 2
0 0
[- k &] = - (ωn ) & = .
.. .. .. (4.86)
.. . . .
(n)
0 0 . . . (ωn )2
Les équations différentielles des vibrations libres d’un système non-amorti s’exprime sous la
forme :
n
(i) (i)
X
x(t) = X (i) C̃1 eiωn t + C̃2 e−iωn t (4.88)
i=1
n
(i) (i)
X
x(t) = X (i) C1 eiωn t + C2 e−iωn t (4.89)
i=1
n
X
=⇒ x(t) = X (i) Ai sin(ωn(i) t − φi ) (4.90)
i=1
x1 (0) ẋ1 (0)
x2 (0) ẋ2 (0)
x(0) = . et ẋ(0) = . (4.91)
. . . .
xn (0) ẋn (0)
R. BELAKROUM 128
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
n
X
x(0) = X (i) Ai cos φi (4.92)
i=1
n
X
ẋ(0) = − X (i) Ai ωn(i) sin φi (4.93)
i=1
Ces deux équations 4.92 et 4.93 peuvent être résolues pour trouver les valeurs Ai et φi (i =
1, 2, ......, n).
n
X
x(t) = Pi (t)X (i) (4.94)
i=1
n n
! !
X X
M P̈i X (i) +K Pi X (i) =0 (4.95)
i=1 i=1
n n
! !
X X
=⇒ X (j)T P̈i M X (i) + X (j)T Pi KX (i) =0 (4.96)
i=1 i=1
Qui devient :
n
X n
X
(j)T (i)
P̈i X MX + Pi X (j)T KX (i) = 0 (4.97)
i=1 i=1
On remarque que les équations régissant les oscillations d’un système à n degrés
de liberté sont découplées.
Amortissement proportionnel
n n n
! ! !
X X X
(i) (i) (i)
=⇒ M P̈i (t)X + (αK + βM ) Ṗi (t)X +K Pi (t)X =0 (4.101)
i=1 i=1 i=1
n
X n
X n
X
P̈i (t)(Xj M Xi ) + Ṗi (t) [α(Xj KXi ) + β(Xj M Xi )] + Pi (t)(Xj KXi ) = 0 (4.102)
i=1 i=1 i=1
En utilisant la propriété d’orthogonalité des modes de vibrations par rapport aux matrices de
masse et de rigidité, On peut écrire :
L’équation 4.103 est analogue à l’équation différentielle gouvernant les vibrations libres d’un
système à un degré de liberté, qui s’écrit :
Avec :
!
1 β
ξj = αωn(j) + (j)
(4.105)
2 ωn
R. BELAKROUM 130
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
(j)
q
Pj (t) = Aj e−ξj ωn t sin ωn(j) 1 − ξj2 t − φj (4.106)
M ẍ + C ẋ + Kx = 0 (4.107)
Dans le cas ou la matrice d’amortissement est arbitraire, l’utilisation des coordonnées prin-
cipales du système non-amorti ne permet pas le découplage de l’équation 4.107. Une mani-
pulation mathématique nous permet la formulation du problème comme un système de 2n
équations d’ordre 1, comme suit :
M̃ ẏ + K̃y = 0 (4.108)
Où :
0 M −M 0 ẋ
M̃ = , K̃ = , y= (4.109)
M C 0 K x
y = Φe−γt (4.110)
γ M̃ Φ = KΦ (4.111)
Ou :
M̃ −1 K̃Φ = γΦ (4.112)
Donc les valeurs de γ sont les valeurs propres de M̃ −1 K̃ et les vecteurs sont les vecteurs
propres correspondants Φ.
Les équations de mouvement d’un système non-amorti à plusieurs degrés de liberté sous l’effet
de charges extérieures s’écrivent :
Afin de déterminer la réponse du système par l’analyse modale, il est nécessaire de résoudre
le problème aux valeurs propres suivant :
Où q1 (t), q2 (t),....,qn (t) sont des coordonnées généralisées fonction du temps. En définissant
une matrice modale [X] dans la quelle la Jème colonne est le vecteur X (j) , c’est-à-dire :
On peut écrire :
Où :
q1 (t)
q2 (t)
q(t) = . (4.118)
. .
qn (t)
Donc :
R. BELAKROUM 132
4.2. SYSTÈMES À PLUSIEURS DEGRÉS DE LIBERTÉ
On sait que :
Si on pose :
! Z t
q̇(0) 1
qi (t) = qi (0) cos ωn(i) t + (i)
sin ωn(i) t + (i)
Qi (τ ) sin ωn(i) (t − τ ]dτ (4.126)
ωn ωn 0
Le déplacement généralisé initial qi (0) et la vitesse généralisée initiale q̇(0) sont obtenus à
partir du déplacement physique initial xi (0) et de la vitesse physique initiale ẋ(0).
Nous allons considérer le cas pour lequel la matrice d’amortissement peut s’exprimer comme
une combinaison linéaire des deux matrices de masse et de rigidité :
On suppose que la réponse du système est une combinaison des modes propres du systèmes
non-amorti. On écrit donc :
=⇒ [X]T [M ][X]q̈(t)+ α[X]T [M ][X] + β[X]T [K][X] q̇(t)+[X]T [K][X]q(t) = [X]T F (4.134)
Ce qui donne :
q̈i (t) + (α + ωn(i) β)q̇i (t) + (ωn(i) )2 qi (t) = Qi (t) avec i = 1, 2, ....., n (4.136)
(i)
ωn est l’ième fréquence naturelle du système non-amorti.
En écrivant :
R. BELAKROUM 134
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
q̈(t) + 2ξi ωn(i) q̇i (t) + (ωn(i) )2 qi (t) = Qi (t) avec i = 1, 2, ....., n (4.139)
Ainsi les n équations différentielles sont découplées. Par conséquent, nous pouvons trouver la
réponse du ième mode de la même manière que celle d’un système à amortissement visqueux
à un degré de liberté. Dans le cas ou ξi < 1, la solution s’écrit :
" #
(i)
−ξi ωn t cos ω (i) t ξi (i) 1 (i)
−ξi ωn t (i)
qi (t) = e d +q sin ωd t qi (0) + (i)
e sin ωd q̇i (o)
1 − ξi2 ωd
(4.140)
Z t
1 (i)
−ξi ωn (t−τ ) (i)
+ (i)
Qi (τ )e sin ωd (t − τ )dτ avec i = 1, 2, ....., n
ωd 0
Où :
q
(i)
ωd = ωn(i) 1 − ξi2 (4.141)
(i)
ωd est l’ième fréquence naturelle du système amorti.
Exercice 4.1
La figure 4.5 représente un système à trois (03) degrés de liberté. Donner les éléments de la
matrice de rigidité et déterminer les équations différentielles du mouvement.
f1 = k1 + k2 = k11
f2 = −k2 = k21
f3 = 0 = k31
Pour x2 = 1 et x1 = x3 = 0.
f1 = −k2 = k12
f2 = k2 + k3 = k22
f3 = −k3 = k32
f1 = 0 = k13
f2 = −k3 = k23
f3 = k3 + k4 = k33
(k1 + k2 ) −k2 0
K = −k2 (k2 + k3 ) −k3
0 −k3 (k3 + k4 )
m1 0 0 ẍ1 (k1 + k2 ) −k2 0 x1 0
0 m2 0 ẍ2 + −k2 (k2 + k3 ) −k3 x2 = 0
0 0 m3 ẍ3 0 −k3 (k3 + k4 ) x3 0
Exercice 4.2
Soit le système à deux degrés de liberté illustré par la figure 4.6. Déterminer les fréquences
naturelles ainsi que les modes propres du système.
R. BELAKROUM 136
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
m 0 ẍ1 2k −k x1 0
+ =
0 3m ẍ2 −k k x2 0
3m2 ω 4 − 7mkω 2 + k 2 = 0
r r
k k
ω1 = 0.394 et ω2 = 1.47
m m
On sait que :
2
−ω m + 2k −k X1 0
=
−k −ω 2 3m + k X2 0
k
En substituant par ω12 = 0, 153 m , On calcule ainsi la premier rapport modale r1 = 1, 85. Pour
k
la deuxième fréquence naturelle ω22 = 2, 16 m , on trouve r2 = −0, 181.
1 1
X1 = et X2 =
1, 85 −1, 81
Exercice 4.3
Si x et θ sont les deux coordonnées utilisées, les équations du mouvement sont données par :
m 0 ẍ (kf + kr ) −(k1 l1 − k2 l2 ) x 0
+ =
0 mr2 θ̈ −(k l
1 1 − k l
2 2 ) (k l
f 1
2 + k l2 )
r 2 θ 0
(−mω 2 + kf + kr )
(−kf l1 + kr l2 ) X 0
=
(−kf l1 + kr l2 ) (−mr2 ω 2 + kf l12 + kr l22 ) Θ 0
(−1000ω 2 + 40000)
1500 X 0
=⇒ =
15000 (−810ω 2 + 64750) Θ 0
8, 1ω 4 − 999ω 2 + 24750 = 0
ω1 = 5, 8593rad/s
et
ω2 =, 4341rad/s
X (1) X (2)
= −2, 6461 et = 0, 3061
Θ(1) Θ(2)
On trouve que la distance entre le centre de gravité et le centre des oscillations est −2, 6461m
pour ω1 et 0, 3061m pour ω2 . Les deux modes de vibrations sont illustrés sur la figure 4.8.
R. BELAKROUM 138
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 4.4
La figure 4.9 représente un rotor à trois disque. Calculer les fréquences naturelles ainsi que les
vecteurs propres, sachant que : J1 = J2 = J3 = J et k1 = k2 = k. On note aussi λ = ω 2 J/k.
J1 0 0 θ̈1 k1 −k1 0 θ1 0
0 J2 0 θ̈2 + −k1 (k1 + k2 ) −k2 θ2 = 0
0 0 J3 θ̈3 0 −k2 k2 θ3 0
θ(t) = Θeiωt
1 0 0 1 −1 0 Θ1 0
−λ 0 1 0 + −1 2 −1 Θ2 = 0
0 0 1 0 −1 1 Θ3 0
(1 − λ) −1 0
−1 (2 − λ) −1 = 0
0 −1 (1 − λ)
=⇒ λ(1 − λ)(λ − 3) = 0
λ1 = 0, λ2 = 1 et λ3 = 3
Afin d’identifier les vecteurs propres correspondants, chaque λ est substitué dans l’équation
du mouvement, on trouve les trois vecteurs propres illustrés sur la figure 4.10.
Exercice 4.5
Soit le système à deux degrés de liberté représenté sur la figure 4.11. Déterminer les fréquences
naturelles ainsi que les vecteurs propres et vérifier l’orthogonalité des vecteurs propres par
rapport à la matrice de masse et à la matrice de rigidité.
Solution de l’exercice 4.5
R. BELAKROUM 140
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
Les fréquences naturelles ainsi que les vecteurs propres correspondants sont :
ω2m
(1) 0, 731
λ1 = 1 = 0, 634 ; X =
k 1
ω2m
(1) −2, 73
λ2 = 2 = 2, 366 ; X =
k 1
0, 731 −2, 73
X=
1, 00 1, 00
T 0, 731 1, 00 1 0 0, 731 −2, 73
=⇒ X M X =
−2, 73 1, 00 0 2 1, 00 1, 00
T 2, 53 0 M11 0
=⇒ X M X = =
0 9, 45 0 M22
1 0, 731 1 −2, 73 0, 459 −0, 888
X̃ = √ √ =
2, 53 1, 00 9, 45 1, 00 0, 628 0, 3252
Donc :
T 0.459 0, 628 1 0 0, 459 −0, 888 1 0
=⇒ X̃ M X̃ = =
−0, 888 0, 325 0 2 0, 628 0, 325 0 1
T 0.459 0, 628 2 −1 0, 459 −0, 888 0, 635 0
=⇒ X̃ K X̃ = =
−0, 888 0, 325 −1 2 0, 628 0, 325 0 2, 365
On remarque que les éléments de la diagonale sont les valeurs propres déjà calculées λ1 et λ2 .
Exercice 4.6
Déterminer la matrice modale [X] du système représenté sur la figure 4.12, et montrer qu’elle
diagonalise la matrice de rigidité.
2 5 2
l /12 0 θ̈ 16 l −l/4 θ 0
m +k =
0 1 ẍ −l/4 2 x 0
5 2 l2
16 l − 12 λ − 4l 23 108
= 0 =⇒ λ2 − λ + =0
4 16
−l 4 (2 − λ)
(
1, 644
λ=
4, 106
Θ(1) Θ(2)
1, 424/l −8, 424/l
= ; =
X (1) 1 X (2) 1
1, 424/l −8, 424/l
[X] =
1 1
Afin de montrer que [X] diagonalise la matrice de rigidité, on doit évaluer l’expression
[X]T [K][X]. On trouve :
R. BELAKROUM 142
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
T 1, 9217 0
[X] [K][X] =
0 28, 388
Exercice 4.7
Déterminer les vibrations libres du système masses-ressorts illustré sur la figure 4.13, sachant
que : x2 (0) = x3 (0) = ẋ1 (0) = ẋ2 (0) = ẋ3 (0) = 0 et x1 (0) = x10 . On note que ki = k et
mi = m pour i = 1, 2, 3.
Les fréquences naturelles et les vecteurs propres du système sont données par :
r r r
k k k
ω1 = 0, 44504 ; ω2 = 1, 2471 ; ω3 = 1, 8025
m m m
1 1 1
X (1) = 1, 8019 ; X (2) = 0, 4450 ; X (3) = −1, 2468 ;
2, 2470 −0, 8020 0, 5544
r r r
k k k
−0, 44504 A1 sin φ1 − 1, 2471 A2 sin φ2 − 1, 8025 A3 sin φ3 = 0
m m m
r r r
k k k
−0, 80192 A1 sin φ1 − 0, 55496 A2 sin φ2 + 2, 2474 A3 sin φ3 = 0
m m m
r r r
k k k
−1, 0 A1 sin φ1 + 1, 0 A2 sin φ2 − 1, 0 A3 sin φ3 = 0
m m m
r ! r !
k k
x1 (t) = 0, 1076x10 cos 0, 44504 t + 0, 5431x10 cos 1, 2471 t
m m
r !
k
+0, 3493x10 cos 1, 8025 t
m
r ! r !
k k
x2 (t) = 0, 1939x10 cos 0, 44504 t + 0, 2417x10 cos 1, 2471 t
m m
r !
k
−0, 4355x10 cos 1, 8025 t
m
r ! r !
k k
x1 (t) = 0, 2418x10 cos 0, 44504 t − 0, 4356x10 cos 1, 2471 t
m m
r !
k
+0, 1937x10 cos 1, 8025 t
m
Exercice 4.8
Le système à deux degrés de liberté illustré sur la figure 4.14 est soumis à un chargement
périodique. Déterminer la réponse permanente du système.
Figure 4.14 – Système à deux degrés de liberté sous l’effet d’une force harmonique
R. BELAKROUM 144
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
1 0 ẍ1 1 −1 ẋ1 4 −3 x1 0
+ + =
0 2 ẍ2 −1 2 ẋ2 −3 5 x2 2 sin 2t
x1 (t) U1 V
= cos(2t) + 1 sin(2t)
x2 (t) U2 V2
0 −3 1 −1 U1 0
−3 −3 −1 2 U2 0
=
−1 1 0 −3 V1 0
1 −2 −3 −3 V2 2
On trouve donc : U1 = 0, 188, U2 = −0, 110, V1 = −0, 431 et V2 = −0, 094. Par conséquent,
la solution s’écrit :
x1 (t) 0, 188 −0, 431
= cos(2t) + sin(2t)
x2 (t) −0, 110 −0, 094
(
x1 (t) = 0, 47 sin(2t + 2, 7)
x2 (t) = 0, 149 sin(2t − 2, 31)
Exercice 4.9
Soit le système illustré sur la figure 4.15. L’effet d’un chargement transitoire peut être ap-
proximé par une impulsion rectangulaire, comme le montre la figure 4.15(a). Déterminer les
vibrations du système sachant que : m1 = 200.103 kg, m2 = 250.103 kg, k1 = 150.103 kN/m et
k2 = 75.103 kN/m. On suppose que les déplacements ainsi que les vitesses initiaux des deux
masses sont nuls.
Solution de l’exercice 4.9
Figure 4.15 – L’impact d’un chargement transitoire sur un système à deux degrés de liberté
Où :
200.103
m1 0 0
[M ] = = kg
0 m2 0 250.103
150.103 −150.103
k1 −k1
[M ] = = kN/m
−k1 k1 + k2 −150.103 225.103
F1 (t)
[F (t)] =
0
| − ω 2 [M ] + [K]| = 0
On trouve :
ω1 = 12, 2474rad/s et ω2 = 38, 7298rad/s
(1) 1 (2) 1
X = et X =
0, 8 −1
(1) 1 (2) 1
X =a et X =b
0, 8 −1
R. BELAKROUM 146
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
D’où :
(1) (2) 1, 667 1, 4907
[X] = [X X ]= × 10(−3)
1, 3334 −1, 4907
Les conditions initiales sont : ẋ1 (0) = ẋ2 (0) = x1 (0) = x2 (0) = 0. Par conséquent : q1 (0) =
q2 (0) = q̇1 (0) = q̇2 (0) = 0.
Donc les coordonnées généralisées sont déterminées par la résolution des équations :
Z t
1
qi (t) = Qi (τ ) sin ωi (t − τ )dτ avec i = 1, 2
ωi 0
Où :
Q(t) = [X]T F (t)
1, 6667 × 10−3 F1 (t)
Q1 (t)
=⇒ =
Q2 (t) 1, 4907 × 10−3 F1 (t)
Avec F1 (t) = 25000N pour 0 ≤ t ≥ 0, 1s et F1 (t) = 0N pour t > 0, 1s. Les oscillations des
deux masses sont calculées comme suit :
x1 (t) 1, 6667q1 (t) + 1, 4907q2 (t)
= [X]q(t) = 10−3 m
x2 (t) 1, 3334q1 (t) − 1, 407q2 (t)
Où :
Z t
q1 (t) = 3, 4021 sin 12, 2474(t − τ )dτ = 0, 2778(1 − cos 12, 2474t)
0
Z t
q1 (t) = 0, 9622 sin 38, 7278(t − τ )dτ = 0, 02484(1 − cos 38, 7298t)
0
Exercice 4.10
Un système à deux degrés de liberté qui consiste en une masse auxiliaire m2 connectée à une
autre masse primaire comme l’illustre la figure 4.16 via un ressort de rigidité k2 . La masse
m1 0 ẍ1 k1 + k2 −k2 x1 F0 sin ωt
+ +=
0 m2 ẍ2 −k2 k2 x2 0
x1 (t) U1 V
= cos(ωt) + 1 sin(ωt)
x2 (t) U2 V2
On a aussi :
−ω 2 m1 + k1 + k2
−k2 V1 F
2 = 0
−k2 −ω m2 + k2 V2 0
F0 k2 − m2 ω 2
=⇒ V1 =
(k1 + k2 − m1 ω 2 ) (k2 − m2 ω 2 ) − k22
q
k2
La masse primaire reste au repos lorsque V1 = 0 =⇒ ω = m2 .
Exercice 4.11
Trois wagons identiques de masse m sont reliés par des ressorts de rigidité k comme l’illustre
la figure 4.17. Déterminer les vibrations libres du système, sachant que le premier wagon est
R. BELAKROUM 148
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
soumis à une vitesse initiale v. Si le wagon de gauche est soumis à une impulsion de magnitude
I, déterminer dans ce cas, le mouvement résultant du système.
m 0 0 ẍ1 k −k1 0 x1 0
0 m 0 ẍ2 + −k 2k −k x2 = 0
0 0 m ẍ3 0 −k k x3 0
Où x1 , x2 et x3 sont les déplacement des wagons. Les conditions initiales sont :
x1 (0) 0 ẋ1 (0) v
x(0) = x2 (0) = 0 ; ẋ(0) = ẋ2 (0) = 0
x3 (0) 0 ẋ3 (0) 0
Les fréquences naturelles sont calculées à partir de l’équation caractéristique comme suit :
det|K − ω 2 M | = 0
k − mω 2
−k 0
−k 2k − mω 2 −k =0
0 −k 2
k − mω
r r
k k
=⇒ ω1 = 0, ω2 = et ω3 = 3
m m
1 1 −1
X (1) = 1 ,
X (2) = 0 X (3) = 2
1 −1 −1
x1 1 1 r r !
x2 = 1 (C1 + C2 t) + 0 C3 cos k k
t + C4 sin t +
m m
x3 1 −1
−1 r r !
3k 3k
+ 2 C5 cos t + C6 sin t
m m
−1
C1 = C3 = C5 = 0
r r
v v m v m
C2 = , C4 = et C6 =
3 2 k 6 3k
Donc les vibrations libres des wagons sont décrites par les expressions suivantes :
r r r r
v v m k v m k
x1 (t) = t + sint− sin 3 t
3 2 k m 6 3k m
r r
v v m k
x2 (t) = t − sin 3 t
3 3 3k m
r r r r
v v m k v m k
x3 (t) = t − sin t− sin 3 t
3 2 k m 6 3k m
Sous l’effet d’une impulsion de magnitude I, le système d’équations gouvernant les oscillations
des wagons s’écrit :
m 0 0 ẍ1 k −k 0 x1 Iδ(t)
0 m 0 ẍ2 + −k 2k −k x2 = 0
0 0 m ẍ3 0 −k k x3 0
1 1 −1
[X] = 1 0 2
1 −1 −1
√ √
√ 2 3 −1
1
[X̃] = √ 2 0 2
6m √2 √3 −1
R. BELAKROUM 150
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
Puis, on a :
√ √ √
2 3 −1 Iδ(t) √2
T 1 √ I
[X̃] [F ] = √ √ 2 √0 2 0 = 3 √ δ(t)
6m 2 3 −1 0 −1 6m
En fonction des coordonnées principales les équations différentielles s’écrivent sous la forme :
Donc :
I
P̈1 = √ δ(t)
3m
k I
P̈2 + P2 = √ δ(t)
m 2m
k I
P¨3 + 3 P3 = − √ δ(t)
m 6m
La solution dans le système de coordonnées principales pour les conditions initiales Pi (0) = 0
et Ṗi (0) = 0 s’écrit :
I
P1 = √ tu(t)
3m
r
I k
P2 = √ sin tu(t)
2m m
r
I k
P3 = √ sin 3 tu(t)
6m m
Les déplacements xi (t) des trois wagons sont calculés comme suit :
On trouve :
1 1 1
x1 (t) = √ P1 + √ P2 − √ P3
3m 2m 6m
r r !
I I k I k
= t+ sin t+ sin 3 t u(t)
3m 2m m 6m m
1 2
x2 (t) = √ P1 + √ P3
3m 6m
r !
I 2I k
= t− sin 3 t u(t)
3m 6m m
1 1 1
x3 (t) = √ P1 (t) − √ P2 (t) − P3 (t)
3m 2m 6m
r r !
I I k I k
= t− sin sin t+ sin 3 t u(t)
3m 2m m 6m m
Exercice 4.12
Refaire l’exercice précédent, si chaque couple de wagons du système représenté sur la figure
4.17 est modélisé par un ressort de rigidité k en parallèle avec un amortissement visqueux de
coefficient c.
Solution de l’exercice 4.12
m 0 0 ẍ1 c −c 0 ẋ1 k −k 0 x1 Iδ(t)
0 m 0 ẍ2 + −c 2c −c ẋ2 + −k 2k −k x2 = 0
0 0 m ẍ3 0 −c c ẋ3 0 −k k x3 0
On peut exprimer la matrice d’amortissement comme une combinaison linéaire des deux
matrices de masse et de rigidité. C’est-à-dire :
c
Où : α = 0 et β = k
On sait que :
1 c (i)
α + (ωn(i) )2 β = 2ξi ωn(i) =⇒ ξi = ω
2k n
r r
k k
ω1 = 0, ω2 = et ω3 = 3
m m
R. BELAKROUM 152
4.3. EXERCICES RÉSOLUS
√
c 3c
=⇒ ξ1 = 0, ξ2 = √ et ξ3 = √
2 mk 2 mk
I
P̈1 = √ δ(t)
3m
c k I
P̈2 + Ṗ2 + P2 = √ δ(t)
m m 2m
c k I
P¨3 + 3 Ṗ3 + 3 P3 = − √ δ(t)
m m 6m
I
P1 (t) = √ tu(t)
3m
q
I −(c/2m)t 2
P2 (t) = √ p e sin ω2 1 − ξ2 t u(t)
2mω2 1 − ξ22
q
I −(3c/2m)t 2
P3 (t) = √ p e sin ω3 1 − ξ3 t u(t)
6mω3 1 − ξ32
1 1 1
x1 (t) = √ P1 + √ P2 − √ P3
3m 2m 6m
1 2
x2 (t) = √ P1 + √ P3
3m 6m
1 1 1
x3 (t) = √ P1 (t) − √ P2 (t) − P3 (t)
3m 2m 6m
R. BELAKROUM 154
Chapitre 5
Vibrations des systèmes continus
Sommaire
5.1 Vibrations des cordes ou des chaı̂nes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156
5.2 Vibrations longitudinales des barres uniformes . . . . . . . . . . . . 159
5.3 Vibrations de torsion des arbres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
5.4 Vibrations de flexion des poutres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
5.5 Orthogonalité des modes de vibrations . . . . . . . . . . . . . . . . 166
5.6 Le principe de superposition modale . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
5.7 Rapport de Rayleigh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168
5.8 La méthode de Rayleigh-Ritz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
5.9 Exercices résolus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171
”Il y a ceux qui font d’une lueur une torche et d’un flambeau un soleil et louent une vie
entière ceux qui les honorent un soir ; et ceux qui crient au feu dès qu’ils voient un soupçon
de lumière au bout de leur tunnel, tirant vers le bas toute main qui se tende à eux”.-Yasmina
Khadra
Les structures continues telles que les câbles, les barres, les poutres et les plaques peuvent
être modélisées par des paramètres de masse et de rigidité discrets et analysées comme étant
des systèmes à plusieurs degrés de liberté, mais pour la plupart des applications de tels
modèles ne sont pas suffisamment précis [22]. Ainsi, la masse et l’élasticité des systèmes
doivent être considérées comme des paramètres distribués ou continus. Jusqu’à présent, on a
étudié les systèmes discrets dont la masse, la rigidité et l’amortissement sont considérés comme
discontinus (distribués de manière discrète). L’analyse dynamique des structures discrètes
conduit à des équations différentielles ordinaires. Cependant, si les propriétés du système sont
considérées continues, les équations résultantes sont aux dérivées partielles et par conséquent
plus difficiles à résoudre. Le résultat obtenu à partir d’un modèle continu est plus précis que
les systèmes discrets [23]. En pratique, les structures sont analysées dans la plupart des cas
de manière hybride, c’est-à-dire, on combine les deux approches continue et discrète. A titre
d’exemple la méthode des éléments finis consiste en une approche continue à l’intérieur des
155
5.1. VIBRATIONS DES CORDES OU DES CHAÎNES
Considérons une corde de masse linéique ou masse linéaire ρ sous l’effet d’une tension T comme
le montre la figure 5.1. L’analyse dynamique est basée sur les approximations suivantes :
∂θ
T θ+ dx − T θ = ρv̈dx (5.1)
∂x
∂θ ∂2v
=⇒ T =ρ 2 (5.2)
∂x ∂t
R. BELAKROUM 156
5.1. VIBRATIONS DES CORDES OU DES CHAÎNES
∂v ∂2v ∂2v
θ= =⇒ T 2 = ρ 2 (5.3)
∂x ∂x ∂t
Ou bien :
Où : c2 = T /ρ.
Afin de résoudre l’équation 5.4, on suppose que v(x, t) prend la forme suivante :
d2 V ω2
+ V =0 (5.7)
dx2 c2
d2 G
+ ω2G = 0 (5.8)
dx2
ω ω
V (x) = A sin + B cos x (5.9)
c c
ω ω
v(x, t) = A sin x + B cos x (C sin ωt + D cos ωt) (5.11)
c c
Les constantes A, B, C et D sont déterminés à partir des conditions initiales et aux limites.
Par exemple, si la chaı̂ne est tendue entre deux points fixes avec la distance L, les conditions
aux limites sont :
v(0, t) = 0 =⇒ B = 0 (5.13)
ω
v(x, t) = sin (C sin ωt + D cos ωt) (5.14)
c
ωL ωL
sin = 0; où = nπ (5.15)
c c
s
nπc nπ T
ωn = = (5.16)
L L ρ
s
nπc n T
fn = = ; n = 1, 2, 3, ...... (5.17)
2πL 2L ρ
nπx
V (x) = sin (5.18)
L
Les fonctions de forme (modes de vibrations) d’une corde sont illustrées sur la figure 5.2.
∞
X nπ
v(x, t) = sin x (Cn sin ωn t + Dn cos ωn t) (5.19)
L
n=1
Où :
R. BELAKROUM 158
5.2. VIBRATIONS LONGITUDINALES DES BARRES UNIFORMES
s
nπc nπ T
ωn = = (5.20)
L L ρ
Les constantes Cn et Dn sont déterminées à partir des conditions initiales v(x, 0) et v̇(x, 0).
On considère une barre de section uniforme d’une aire A, module d’élasticité E et d’une
masse volumique ρ. D’après le diagramme représenté sur la figure 5.3, suivant la direction
horizontale, on peut écrire :
∂F ∂2u
F+ dx − F − ρA 2 dx = 0 (5.21)
∂x ∂t
∂F ∂2u
=⇒ = ρA 2 (5.22)
∂x ∂t
∂u
F = EA (5.23)
∂x
Où :
∂F ∂2u
= EA 2 (5.24)
∂x ∂x
∂2u ∂2u
EA = ρA (5.25)
∂t2 ∂t2
Où :
s
E
c= (5.27)
ρ
L’équation 5.26 est sous la forme d’une équation d’onde. En utilisant la méthode de
séparation des variables, on peut écrire :
Où :
ω ω
U (x) = A sin x + B cos x (5.29)
c c
R. BELAKROUM 160
5.3. VIBRATIONS DE TORSION DES ARBRES
s
nπ E
ωn = (5.31)
L ρ
En fonction des conditions initiales et aux limites le déplacement u(x, t) peut être défini à
tout instant t et en toute position x.
La figure 5.4 représente un arbre de section non-uniforme. Si θ(x, t) est l’angle de rotation de
la section transversale, on peut exprimer le moment de torsion par la relation :
∂θ(x, t)
Mt (x, t) = GJ(x) (5.32)
∂x
Où G est le module d’élasticité transversale et J(x) le moment d’inertie polaire de la section
transversale.
∂Mt ∂2θ
Mt + dx − Mt = I0 (x) 2 dx (5.33)
∂x ∂t
∂ 2 θ(x, t)
∂ ∂θ(x, t)
GJ(x) = I0 (x) (5.34)
∂x ∂x ∂t2
∂2θ ∂2θ
GJ = I0 (5.35)
∂x2 ∂t2
∂2θ ∂2θ
G = ρ (5.36)
∂x2 ∂t2
Ou bien
∂2θ ∂2θ
c2 = (5.37)
∂x2 ∂t2
q
G
Où c = ρ.
On remarque que l’équation 5.37 est aussi sous la forme d’une équation d’onde. De la
même manière, la réponse en torsion s’écrit :
∞
X ωn x ωn x
θ(x, t) = (An sin ωn t + Bn cos ωn t) Cn sin + Dn cos (5.38)
c c
n=1
Le diagramme du corps libre d’un segment d’une poutre en flexion d’une longueur dx est
illustré sur la figure 5.5. L’équation d’équilibre dynamique donne :
∂Vz ∂ 2 w(x, t)
−Vz − dx + q(x, t)dx + Vz (x, t) = ρA dx (5.39)
∂x ∂x2
∂Vz ∂ 2 w(x, t)
− dx + q(x, t)dx = ρA dx (5.40)
∂x ∂t2
∂M ∂M
M+ dx − M − Vz dx = 0 =⇒ Vz = (5.41)
∂x ∂z
On trouve :
∂2M ∂2w
+ q(x, t) = ρA (5.42)
∂x2 ∂x2
R. BELAKROUM 162
5.4. VIBRATIONS DE FLEXION DES POUTRES
∂2w
M = EI (5.43)
∂x2
∂2 ∂2w ∂2w
EI 2 + ρA 2 = q(x, t) (5.44)
∂x2 ∂x ∂t
∂ 4 w(x, t) ∂ 2 w(x, t)
EI + ρA =0 (5.45)
∂x4 ∂2t
On bien :
4 w(x, t) ∂ 2 w(x, t)
2∂
c + =0 (5.46)
∂x4 ∂2t
Avec
s
EI
c= (5.47)
ρA
Pour résoudre l’équation 5.46, on utilise la méthode de séparation de variables qui consiste à
supposer que :
On trouve :
∂ 1 W (x) ∂ 2 T (t)
T (t)c2 + W (x) =0 (5.49)
∂x4 ∂t2
c2 ∂ 4 W (x) 1 ∂ 2 T (t)
=⇒ + =0 (5.50)
W (x) ∂x4 T (t) ∂t2
c2 ∂ 4 W (x) 1 ∂ 2 T (t)
= − = ω2 (5.51)
W (x) ∂x4 T (t) ∂t2
d4 W (x) ω 2
− 2 W (x) = 0 (5.52)
dx4 c
d2 T (t)
+ ω 2 T (t) = 0 (5.53)
dt2
On trouve que :
ω2 ρAω 2
Si on note β 4 = c2
= EI , l’équation 5.52 s’écrit :
d4 W
− β4W = 0 (5.55)
dx4
Afin de résoudre cette équation différentielle d’ordre 4, on suppose que la solution prend la
forme :
R. BELAKROUM 164
5.4. VIBRATIONS DE FLEXION DES POUTRES
S4 − β4 = 0 (5.57)
s s
EI EI
ω2 = β 2 = (βL)2 (5.60)
ρA ρAL4
(
w=0
x = 0 dw (5.61)
dx = 0
(
d2 w
M = 0 ou dx2
=0
x=L (5.62)
w(L) = 0
W (0) = 0 =⇒ C1 + C3 = 0 (5.63)
dW
|x=0 = β[C2 + C4 ] = 0 (5.64)
dx
Les deux conditions à x = L permettent d’écrire le système des deux équations suivants :
1/2
2 2
EI
ωn = βn l ; n = 1, 2, 3...... (5.70)
ρAL4
Supposons Wi (x) et Wj (x) des fonctions modales correspondant respectivement aux fréquences
naturelles ωi et ωj . On peut écrire :
d4 Wi (x)
c2 = ωi2 Wi (x) (5.71)
dx4
d4 Wj (x)
c2 = ωj2 Wj (x) (5.72)
dx4
d4 Wi (x)
Wj (x)c2 = ωi2 Wj (x)Wi (x) (5.73)
dx4
d4 Wj (x)
Wi (x)c2 = Wi (x)ωj2 Wj (x) (5.74)
dx4
R. BELAKROUM 166
5.6. LE PRINCIPE DE SUPERPOSITION MODALE
l l
c2
Z Z
Wiiv Wj − Wjiv Wi dx
Wi Wj dx = 2 (5.75)
0 ωi − ωj2 0
La partie droite de l’équation 5.75 s’annule pour toute les combinaisons des conditions aux
limites. Par conséquent, l’équation se réduit à :
Z l
Wi Wj dx = 0 (5.76)
0
On peut résoudre les vibrations forcées des structures en utilisant le principe de superposition
modale. Dans le cas des vibrations forcées des poutres en flexion, la flèche est supposée s’écrire :
∞
X
w(x, t) = Wn (x)qn (t) (5.77)
n=1
Où Wn (x) sont les modes de vibrations normaux ou les fonctions caractéristiques satisfaisant
l’équation :
d4 Wn (x)
EI − ω 2 ρAWn (x) = 0 (5.78)
dx4
∞ ∞
X d4 Wn (x) X d2 qn (t)
EI qn (t) + ρA Wn (x) = f (x, t) (5.79)
dx4 dt2
n=1 n=1
∞ ∞
X X d2 qn (t) 1
=⇒ ωn2 Wn (x)qn (t) + Wn (x) 2
= f (x, t) (5.80)
dt ρA
n=1 n=1
En multipliant cette équation par Wm (x), intégrant sur toute la longueur de la poutre et en
utilisant le principe d’orthogonalité, on trouve :
d2 qn (t) 1
2
+ ωn2 qn (t) = Qn (t) (5.81)
dt ρAb
Où :
Z l
Qn (t) = f (x, t)Wn (x)dx (5.82)
0
Z l
b= Wn (x)2 dx (5.83)
0
Z t
1
qn (t) = An cos ωn t + Bn sin ωn t + Qn (τ ) sin ωn (t − τ )dτ (5.84)
ρAbωn 0
Cette méthode est plus adaptée que l’approche exacte à l’analyse des systèmes complexes avec
une distribution de masse et de rigidité variable. Afin d’appliquer la méthode de Rayleigh,
on doit déterminer l’expression des valeurs maximales de l’énergie cinétique et de l’énergie de
déformation.
L’énergie cinétique d’une poutre en flexion s’exprime :
Z l Z l
1 2 1
T = ẇ(x, t) dm = ẇ(x, t)2 ρAdx (5.85)
2 0 2 0
On suppose que :
l
ω2
Z
=⇒ Tmax = ρA(x)W (x)2 dx (5.87)
2 0
D’une autre part, l’énergie potentielle de déformation en flexion pure peut s’exprimer comme
suit :
Z l 2
1 ∂2w
V = EI 2 dx (5.88)
2 0 ∂x
l 2
∂2W
Z
1
Vmax = EI dx (5.89)
2 0 ∂x2
R. BELAKROUM 168
5.8. LA MÉTHODE DE RAYLEIGH-RITZ
Cette méthode suppose que le système étudié est conservatif, c’est-à-dire pas de dissipation
d’énergie. Par conséquent :
Tmax
Tmax = Vmax =⇒ =1 (5.90)
Vmax
Rl 2 2
∂ W
0 EI ∂x2
dx
2
ω = Rl (5.91)
2
0 ρAW dx
D’une manière générale, W (x) est inconnue et doit être supposée. Souvent on utilise l’expres-
sion de la déformée statique pour obtenir la fréquence fondamentale.
Cette méthode est basée sur l’idée qu’une approximation du mode naturel exacte peut être
obtenue en superposant un certain nombre de fonctions de base que par l’utilisation d’une
fonction unique, comme dans la méthode de Rayleigh. Si les fonctions de base supposées sont
convenablement choisies, cette méthode fournit non seulement la valeur approximative de
la fréquence fondamentale, mais aussi les valeurs approchées des fréquences naturelles plus
élevées ainsi que les modes de vibrations correspondants. Le nombre de fréquences qui peuvent
être obtenues est égal au nombre de fonctions de bases utilisées. Un grand nombre de fonc-
tions, même si cela implique plus de calcul, conduit à des résultats plus précis.
Vmax
ω2 = ?
(5.92)
Tmax
Où W1 , W2 ,....., Wn sont des fonctions linéairement indépendantes et satisfaisant les conditions
aux limites. c1 , c2 ,...., cn sont des coefficients à déterminer.
Afin d’obtenir la meilleur approximation possible, les coefficients ci sont choisis de sorte à
minimiser le rapport de Rayleigh 5.91. Cela se traduit mathématiquement par le système
d’équations suivant :
∂(ω 2 )
=0 ; i = 1, 2, ...., n (5.94)
∂Ci
∂Tmax ?
? ∂Vmax
∂ω 2 Tmax ∂Ci − Vmax ∂Ci
∂ Vmax
= ?
= ? )2
(5.95)
∂Ci ∂Ci Tmax (Tmax
∂Vmax ∂T ?
=⇒ − ω 2 max = 0 (5.96)
∂Ci ∂Ci
On sait que :
1 XX
Vmax = kij Ci Cj (5.97)
2
i j
? 1 XX
Tmax = mij Ci Cj (5.98)
2
i j
Ou kij et mij sont par exemple pour un problème de flexion d’une poutre :
Z Z
kij = EIWi00 Wj00 dx et mij = mWi Wj dx (5.99)
Z Z
kij = EAWi0 Wj0 dx et mij = mWi Wj dx (5.100)
n ? n
∂Vmax X ∂Tmax X
= kij Cj et = mij Cj (5.101)
∂Ci ∂Ci
j j
On a i variant de 1 à n, donc :
R. BELAKROUM 170
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
Pour une solution non-triviale il est impératif que le déterminant s’annule. les racines de
cette l’équation caractéristique sont les fréquences naturelles approchées par la méthode de
Rayleigh-Ritz.
Exercice 5.1
Déterminer l’expression des vibrations longitudinales d’une barre uniforme avec une extrémité
libre et l’autre encastrée, comme l’illustre la figure 5.6.
ω ω
u(x, t) = A sin x + B cos x (C sin ωt + D cos ωt)
c c
ω ω
u(0, t) = A sin 0 + B cos 0 = 0 =⇒ B = 0
c c
∂U Aω ω Aω ω
= cos x =⇒ cos L = 0
∂x c c c c
ωL
cos =0
c
s
(2n − 1)π E
ωn = ; n = 1, 2, 3, ...., ∞
2L ρ
x
un (x, t) = (An sin ωn t + Bn cos ωn t) sin ωn
c
Exercice 5.2
R. BELAKROUM 172
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
L’expression générale des vibrations longitudinales d’une barre à section uniforme est :
∞
X ωx ωx
u(x, t) = (An sin ωt + Bn cos ωt) cn sin + Dn cos
c c
n=1
à x = 0 la barre est encastrée ce qui se traduit par u(0, t) = 0. A l’autre extrémité la barre
est libre et par conséquent, l’effort dynamique égale l’effort dû à la masse concentré. Donc,
on peut écrire :
∂u(L, t) ∂ 2 u(L, t)
AE = −M
∂x ∂t2
ωn L ωn ωn L
M ωn2 sin = AE cos
c c c
Ou :
AE ωn c
= tan
M ωn c L
AEL Lωn ωn c
2
= tan
Mc c L
s
E AρL Lωn ωn L
c= =⇒ = tan
ρ M c c
ωn L
Si on note λ = c , on trouve :
m
λ tan λ =
M
α
tan λ =
λ
Afin de résoudre cette équation non linéaire, on propose d’utiliser la méthode numérique du
point fixe qui se résume dans l’algorithme suivant :
α
λk+1 = arctan + nπ avec n = 0, 1, ...., ∞
λk
α = 1 =⇒ λ1 = 0.8602 et λ2 = 3.4267.
α = 10 =⇒ λ1 = 1.4291 et λ2 = 4.3063.
tan λ = ∞
Donc, on trouve :
ωn L (2n − 1)π
λ= = avec n = 1, 2, 3, ....
c 2
s
(2n − 1)π E
=⇒ ωn =
2L ρ
Quand M est très importante, dans ce cas, le système correspond à un système à un degré de
liberté masse-ressort.
r
EA
ω1 =
ML
Exercice 5.3
Déterminer les fréquences naturelles de la fraise représentée sur la figure 5.9, sachant que :
l’extrémité libre de la tige de la fraise est fixée, la rigidité à la torsion de la tige est GJ et le
moment d’inertie de la fraise est I0 .
Solution de l’exercice 5.3
ωx ωx
θ(x, t) = A cos + B sin (C cos ωt + D sin ωt)
c c
s
G
c=
ρ
A x = 0, on a θ(0, t) = 0 =⇒ A = 0.
A x = L, la condition aux limites s’exprime :
R. BELAKROUM 174
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
∂θ ∂2θ
GJ (l, t) = −I0 2 (l, t)
∂x ∂t
C’est-à-dire
ω ωL ωL
BGJ cos = BI0 ω 2 sin
c c c
ωL GJ ωL ωL ρJL
=⇒ tan = =⇒ tan =
c ωI0 c c c I0
Cette équation est de la forme λ tan λ = α, qu’on pourrait résoudre par la méthode du point
fixe.
Exercice 5.4
Soit ωi et ωj deux fréquences naturelles distinctes. Les deux modes de vibrations correspon-
dants vérifient les équations suivantes :
d2 Xi ωi2
+ 2 Xi = 0
dx2 c
d2 Xj ωj2
+ Xj = 0
dx2 c2
dXi
Xi (0) = 0 et EA (L) = mωi2 Xi (L)
dx
dXj
Xj (0) = 0 et EA (L) = mωj2 Xj (L)
dx
L L
d2 Xi ωi2
Z Z
Xj dx + Xj (x)Xi (x)dx = 0
0 dx2 c2 0
Après intégration par partie deux fois le premier terme de l’équation précédente, on peut
écrire :
L L
d2 Xj ωi2
Z Z
dXi dXj
Xj (L) (L) − Xi (L) (L) + Xi dx + Xj (x)Xi (x)dx = 0
dx dx 0 dx2 c2 0
mωi2 mωj2 L
d2 Xj ωi2 L
Z Z
=⇒ Xj (L)Xi (L) − Xi (L)Xj (L) + Xi dx + Xj (x)Xi (x)dx = 0
EA EA 0 dx2 c2 0
On sait que :
d2 Xj ωj2
+ Xj = 0
dx2 c2
Donc :
Z L
m ρ
ωi2 − ωj2
Xi (L)Xj (L) + Xi (x)Xj (x)dx = 0
EA E 0
Z L
m
Xi (L) Xj (L) + Xi (x)Xj (x)dx = 0
ρA 0
R. BELAKROUM 176
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 5.5
Considérons la barre représentée sur la figure 5.10, encastrée à une extrémité et libre à l’autre.
Déterminer sa réponse permanente induite par une force axiale P .
∂ 2 u(x, t) ∂ 2 u(x, t)
EA 2
− ρA = −P (t)
∂x ∂t2
On suppose que :
∞
X
u(x, t) = Un (x)Tn (t)
n=1
avec
s
(2n − 1)π (2n − 1)π E
Un (x) = sin et ωn =
2L 2L ρ
∞ ∞
X ∂ 2 Un (x) X ∂ 2 Tn (t)
EA Tn (t) − ρA Un (x) = −P (t)
∂x2 ∂t2
n=1 n=1
On sait que :
∂ 2 Un (x)
EA = −ρAωn2 Un (x)
∂x2
∞
X ∂ 2 Tn (t)
=⇒ −ρAωn2 Un (x)Tn (t) − ρA Un (x) = −P (t)
∂t2
n=1
∞ Z L ∞ L L
∂ 2 Tn (t) X
Z Z
X 1
ωn2 Tn (t) Um (x)Un (x)dx + Um (x)Un (x)dx = P (t)Um (x)dx
∂t2 ρA
n=1 0 n=1 0 0
L
∂ 2 Tn (t)
Z
1
+ ωn2 Tn (t) = P (t)Un (x)dx
∂t2 ρAb 0
RL
Où : b = 0 U 2 (x)dx = L/2.
L
∂ 2 Tn (t) (2n − 1)2 2 E
Z
1
+ π Tn (t) = P (t)Un (x)dx
∂t2 (2L)2 ρ ρAb 0
L
(2n − 1)π
Z
2P
P (t)Un (x)dx = sin
0 L 2
L
(2n − 1)π (2n − 1)πc(t − τ )
Z
4P
Tr = sin sin dτ
(2n − 1)ρAπc 2 0 2L
∞
8P L X 1 (2n − 1)π (2n − 1)πx (2n − 1)πct
u(x, t) = 2 2 sin sin 1 − cos
π c ρA (2n − 1)2 2 2L 2L
n=1
Exercice 5.6
Déterminer les fréquences naturelles des vibrations transversales d’une poutre simplement
supportée de longueur L, d’un module de Young E, de masse volumique ρ, d’aire de section
A et d’un moment d’inertie I.
R. BELAKROUM 178
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
∂ 4 w(x, t) ∂ 2 w(x, t)
EI + ρA =0
∂x4 ∂2t
∂2w
w(0, t) = 0 ; (0, t) = 0
∂x2
∂2w
w(L, t) = 0 ; (L, t) = 0
∂x2
Par l’application de la méthode des modes normaux (w(x, t) = W (x)T (t)), les conditions aux
limites sont :
d2 W
W (0) = 0 ; (0) = 0
dx2
d2 W
W (L) = 0 ; (L) = 0
dx2
W (0) = 0 ⇐⇒ C1 + C3 = 0
d2 W
(0) = 0 =⇒ −λ2 C1 + λ2 C2 = 0
dx2
=⇒ C1 = C3 = 0
A l’autre extrémité à x = L, on a :
d2 W
(L) = 0 =⇒ −λ2 C2 sinλL + λ2 C4 sinhλL = 0
dx2
sin λL = 0 ; C4 = 0
Donc :
nπ
λ= n = 1, 2, 3.........
L
s
EI
ωn = (nπ)2 n = 1, 2, 3.....
ρAL4
Exercice 5.7
Déterminer la réponse permanente d’une poutre simplement supportée sous l’effet d’un char-
gement harmonique f = f0 sin ωt, illustrée sur la figure 5.11.
Figure 5.11 – Poutre simplement supportée sous l’effet d’un chargement harmonique.
∞
X
w(x, t) = Wn (x)qn (t)
n=1
Où Wn (t) sont les modes de vibrations normaux ou les fonctions caractéristiques satisfaisant
l’équation :
d4 Wn (x)
EI − ω 2 ρAWn (x) = 0
dx4
R. BELAKROUM 180
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
Les modes de vibrations normaux d’une poutre simplement supportée sont donnés par :
nπx
Wn (x) = sin βn x = sin
l
Où
βn l = nπ
∞ ∞
X d4 Wn (x) X d2 qn (t)
EI qn (t) + ρA Wn (x) = f (x, t)
dx4 dt2
n=1 n=1
∞ ∞
X X d2 qn (t) 1
=⇒ ω 2 Wn (x)qn (t) + Wn (x) 2
= f (x, t) (5.105)
dt ρA
n=1 n=1
d2 qn (t) 1
2
+ ωn2 qn (t) = Qn (t)
dt ρAb
Avec :
Z l Z l
nπa
Qn (t) = f (x, t)Wn (x)dx = f (x, t) sin βn xdx = f0 sin sin ωt
0 0 l
Z l Z l
2 1
b= Wn (x) dx = sin2 βn xdx =
0 0 2
Z t
1
qn (t) = Qn (τ ) sin ωn (t − τ )dτ
ρAbωn 0
∞
2f0 X 1 nπa nπx
w(x, t) = 2 2
sin sin sin ωt
ρAl ωn − ω l l
n=1
Exercice 5.8
πx
w(x, y) = W0 sin sin ωt
L
On peut écrire :
d2 w π 2 πx
2
= − W0 sin sin ωt
dx L L
2 2
Rl∂ W
0 EI ∂x2
dx
2
ω = Rl
2
0 ρAW dx
On trouve :
π 4 L
sin2 πx dx
R
2 EI EI
ω = L
R L 0 2 πx L = π4
ρA 0 sin L dx ρAL4
r
2 EI
ω=π
mL4
Exercice 5.9
La figure 4 illustre une plaque triangulaire d’épaisseur constante fixée à un mure rigide. En
utilisant la méthode de Rayleigh-Ritz, déterminer les deux premières fréquences ainsi que les
deux modes correspondants des vibrations longitudinales.
R. BELAKROUM 182
5.9. EXERCICES RÉSOLUS
On suppose que les fonctions de déplacement sont les deux premiers modes de vibrations
longitudinales d’une barre uniforme encastré à une extrémité et libre de l’autre.
πx 2πx
u(x) = C1 sin + C2 sin = C1 U1 (x) + C2 U2 (x)
2l 2l
x x
m(x) = m0 1 − et EA(x) = EA0 1 −
l l
Z Z
kij = EAUi0 Uj0 dx et mij = mUi Uj dx
On trouve :
EA0 EA0 =0
(0, 750 l − 0, 10132m0 lω ) (5, 80165 l − 0, 2387m0 lω 2 )
2 C2
Où
EA0
α=
m0 l2
r
EA0 πx 3πx
ω1 = 2, 4062 ; u1 (x) = 1, 0 sin + 0, 03689 sin
m0 l2 2l 2l
r
EA0 πx 3πx
ω2 = 5, 5297 ; u2 (x) = −0, 63819 sin + 1, 0 sin
m0 l 2 2l 2l
R. BELAKROUM 184
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R. BELAKROUM 186
Table des figures
187
TABLE DES FIGURES
R. BELAKROUM 188
TABLE DES FIGURES
3.7 Angle de phase en fonction du rapport des fréquences pour différents rapports
d’amortissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
3.24 Système à un degré de liberté sous l’effet d’impulsion d’amplitude décroissante. 104
R. BELAKROUM 190
TABLE DES FIGURES
4.14 Système à deux degrés de liberté sous l’effet d’une force harmonique . . . . . . 144
4.15 L’impact d’un chargement transitoire sur un système à deux degrés de liberté . 146
5.11 Poutre simplement supportée sous l’effet d’un chargement harmonique. . . . . . 180
R. BELAKROUM 192
Liste des tableaux
193