Les limites actuelles de l’urbanisme des systèmes
d’information
Christophe Longépé
Directeur associé chez SchlumbergerSema Consulting responsable de l’activité stratégie, urbanisme et
architecture des systèmes d’information.
Enseignant à l’IMI (Université de Technologie de Compiègne).
Auteur de «Le projet d’urbanisation du système d’information » chez Dunod.
Résumé:
L’urbanisme des systèmes d’information est une discipline porteuse d’espoirs mais encore très
jeune. Elle arrive certes a maturité mais des limites demeurent. Celles-ci peuvent être liées : aux
humains (résistance aux changements), aux processus méthodologiques ou encore aux technologies.
L’auteur tente ici d’identifier et d’analyser ces limites.
.
Mots-clés: Changement. Facteur clé de succès. Processus méthodologique. Technologie.
• L’ère de l’entreprise « collaborative »
(depuis la fin des années 1990) : on sort
1 Introduction progressivement du schéma classique dans
L’urbanisme des systèmes d’information est une lequel le maître d’œuvre propose une
discipline porteuse d’espoirs mais encore très solution sur laquelle le maître d’ouvrage doit
jeune. Même si quelques pionniers chercheurs, se prononcer par écarts.
consultants ou experts disposent déjà de retours
d’expérience significatifs et de méthodologies
formalisées, elle connaît tout de même certaines Dès lors, un nouvel enjeu apparaît pour ce type
d’étude. C’est en effet l’occasion de réinventer
limites qui tracent à n’en pas douter les
l’articulation des travaux entre maîtrise d’ouvrage
perspectives de recherche pour les années à venir.
et maîtrise d’œuvre. Il s’agit finalement de passer
Ces limites peuvent être liées aux humains, aux
de l’apartheid à la cohabitation. Travaillant
processus méthodologiques ou encore aux
ensemble, la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise
technologies. Nous tentons ici d’identifier et
d’œuvre se comprennent mieux et par
d’analyser ces limites.
conséquent définissent ensemble de meilleures
solutions pour l’entreprise.
2 Les limites humaines
La Direction des systèmes d’information
2.1 La nécessité de réinventer les relations MOA développe et fait vivre les applications
(maîtrise d’ouvrage)/MOE (maîtrise d’œuvre) informatiques alors que les autres directions
Les relations entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise définissent leurs ressources y compris
d’œuvre ont évolué dans le temps recherchant un informationnelles et veillent à disposer des bons
équilibre jamais réellement atteint. On peut outils au bon moment.
distinguer quatre grandes périodes dans
l’histoire de ces relations : La maîtrise d’œuvre n’a plus le monopole de la
• Le règne de l’informatique (années 60 – création de valeur dans le système d’information!
70) est caractérisé par l’informatisation des
tâches administratives répétitives et par
La maîtrise d’ouvrage se décompose souvent en
l’absence de véritable réflexion stratégique ;
une maîtrise d’ouvrage stratégique qui porte la
• L’enfance des maîtrises d’ouvrage (milieu vision métier et une maîtrise d’ouvrage
des années 80) est caractérisée par la mise en opérationnelle qui est la cheville ouvrière de la
place de maîtrises d’ouvrage par projets ; MOA stratégique. Elle assure la traduction de la
• L’age adulte des maîtrises d’ouvrage vision métier en axes d’évolution du système
(milieu des années 90) qui correspond à une d’information. Elle définit et modélise les
prise de conscience du besoin d’une vision processus métier, rédige les cahiers des charges et
globale et non plus projet par projet de la réceptionne les applications.
maîtrise d’ouvrage ;
C’est donc le comité de direction du système
d’information (instance de décision pour les Souvent on ne trouve pas le mouton à cinq pattes.
travaux d’évolution du S.I.) qui avec l’appui du Il faut alors se contenter d’un profil approchant et
cabinet d’urbanisme a la responsabilité de veiller à le former.
ce que le plan d’urbanisme soit exécuté et de
Il faut aussi penser à attirer puis à retenir ce
décider des mises à jour de la cible et par
collaborateur à fort potentiel et donc proposer une
conséquent du plan de convergence.
valorisation du poste et des évolutions de carrière
Ce re-engineering des relations entre MOA et attractives.
MOE est difficile à réaliser et constitue donc
La carence d’urbanistes est aussi une réelle
une des limites actuelles de l’urbanisme des
limite pour la mise en œuvre de l’urbanisme.
systèmes d’information.
2.3 Les limites spécifiques aux maîtres d’ouvrage
2.2 Les nouveaux métiers
Pour concevoir un système d’information, la
Le cabinet d’urbanisme est exclusivement
tâche la plus difficile est celle de la modélisation
composé d’urbanistes qui s’appuient si nécessaire
des processus des métiers. La traduction
et donc ponctuellement sur d’autres acteurs.
« technique » du modèle est une tâche moins
risquée. La plupart des échecs de projets
L’équipe de projet d’urbanisation du système d’évolution de systèmes d’information sont dus
d’information doit mettre en jeu trois types aux errements de la maîtrise d’ouvrage, celle-ci ne
d’acteurs : sachant pas définir, préciser et hiérarchiser ses
besoins, se montrant parfois versatile, cherchant
même dans certains cas à régler des conflits
• Des acteurs typiquement issus des directions
« politiques » au travers du système d’information
(autres que la DSI) et capables d’appréhender
et ne s’organisant pas pour dégager les
globalement la problématique métier et de
disponibilités et les compétences nécessaires.
comprendre la démarche d’alignement ;
Bien entendu, la modélisation des processus,
• Des acteurs capables d’aligner les processus et
même si elle est sous la responsabilité de la
le système d’information sur la stratégie
maîtrise d’ouvrage, se doit d’être réalisée en
d’entreprise. Ce sont les urbanistes ;
coopération avec la maîtrise d’œuvre qui est la
• Des acteurs capables d’aligner le système garant de la faisabilité technique (la maîtrise
d’information et le système informatique. Ce d’œuvre a sur ce point un devoir d’alerte) et qui
sont les professionnels de l’informatique et des est force de proposition afin de tirer le meilleur
NTIC (Nouvelles Technologies de parti des opportunités technologiques.
l’Information et des Communications). Ce
Au final, la capacité des maîtrises d’ouvrage à
sont les architectes fonctionnels et
modéliser les processus et à hiérarchiser les
techniques.
enjeux et bien souvent (pour ne pas dire
toujours) une limite actuelle de l’urbanisme des
Si les profils des architectes fonctionnels et systèmes d’information.
techniques sont des profils bien connus car
relativement anciens, le profil de l’urbaniste est en
revanche à la fois plus récent et plus mal défini 2.4 Les limites spécifiques aux maîtres d’œuvre
comme d’ailleurs pour l’urbaniste de la cité par Les nouvelles relations entre MOA et MOE et les
rapport aux architectes en bâtiment. Il convient nouveaux métiers doivent pour être mis en place
donc de s’attacher à définir le profil de ce nouveau s’accompagner de nouveaux comportements.
métier.
Le programme de mise en œuvre d’un plan
d’urbanisme est porteur de changements
L’urbaniste doit idéalement posséder : importants aussi bien au sein de la MOE que de la
• Une solide connaissance des systèmes MOA.
d’information ;
Il va modifier des habitudes de travail et des
• Une bonne connaissance du secteur d’activité ; images pas toujours justes, mais ancrées dans les
• Une expérience concrète du métier de la esprits depuis très longtemps. Il va aussi imposer à
direction pour laquelle il opère ; la MOE des changements parfois drastiques dans
• Des capacités de conceptualisation et de les procédés de développement des systèmes
modélisation ; d’information :
• Un bon esprit de synthèse ; • Nouveaux paradigmes ;
• Le sens de la négociation.
• Nouvelles méthodes ; 3 Les limites des processus
• Nouvelles technologies. méthodologiques
Il va donc évoluer dans un contexte qui se
caractérisera probablement par un état mental qui a 3.1 Les limites des processus de constitution du
les apparences d’une situation de crise, c’est-à- plan d’urbanisme
dire :
Les démarches sérieuses ont déjà été utilisées
• Augmentation de l’incertitude et sentiment avec succès sur au moins une dizaine de projets
de perte de contrôle ; depuis quelques années et la preuve est donc faite
de la validité de leurs concepts et des hypothèses
• Imprévisibilité ;
sous-jacentes. Les retours d’expérience
• Brouillage des repères traditionnels ; rassemblent les enseignements de la mise en œuvre
• Sentiment de confusion ; de telles méthodes dans des contextes divers quant
• Phénomène d’accélération ; à leur taille (de la PME à la multinationale), quant
à leur type d’organisation et quant à la nature des
• Procès d’intention de certains groupes vis-à- activités exercées (administration, banque,
vis d’autres groupes. assurance, télécom, transport).
Cependant, elles n’en sont pas moins jeunes et
Au cours du déroulement du programme, on voit donc perfectibles notamment sur deux points :
apparaître des freins au changement qui sont : • L’intégration des niveaux de description
d’un système cible (processus, fonctionnel,
• La nostalgie du passé ; applicatif et technique) ;
• Des peurs de plusieurs sortes parfois • Les critères de choix entre un ou plusieurs
objectives, parfois subjectives ; systèmes d’information communicants pour
• Des incohérences entre les valeurs de une entreprise.
l’entreprise telles qu’elles sont comprises et
les valeurs véhiculées par le programme, L’intégration des niveaux de réflexion est
telles qu’elles ont été communiquées et souvent faible ou inexistante.
comprises ;
Dans un certain nombre de cadres
• Le manque de reconnaissance ; méthodologiques, la totalité des niveaux de
• Le déficit d’appropriation. préoccupation n’est pas couverte. Certaines
Or aussi structurant que soit le programme, le méthodologies par exemple sont assez bien faites
changement ne se produira que si l’acteur de sur la définition des processus, leur alignement par
base se l’approprie. Il est donc essentiel de rapport à la stratégie et sur l’organisation de
comprendre son point de vue, c’est-à-dire : l’articulation MOA/MOE mais n’offrent que peu
d’éléments de cadrage pour le passage à
• Son contexte de travail ; l’architecture fonctionnelle et ignorent plus ou
• Son rôle tel qu’il le voit ; moins les niveaux de préoccupation plus
techniques (architectures applicative et technique).
• Son statut ;
C’est tout à fait préjudiciable, car il ne sert à rien
• Les critères sur lesquels il est évalué ; de produire de beaux plans s’ils ne sont pas
• Ses représentations. réalisables d’un point de vue technique et si on
Ce sont ces facteurs qui structurent la réception n’est pas en mesure d’assurer la traçabilité entre les
du programme et qui conditionnent les opinions, objectifs stratégiques et les niveaux techniques de
les attitudes et les choix des acteurs. manière à ce que toutes les décisions soient
guidées par la volonté stratégique.
La capacité des équipes de la maîtrise d’œuvre D’autres méthodologies abordent au contraire
à changer de comportement (sur ce point, il en l’urbanisme sous l’angle technique et considèrent
est de même pour les équipes de la maîtrise qu’il s’agit finalement d’un projet interne à la
d’ouvrage) est une limite sociologique à direction des systèmes d’information qui doit
l’urbanisation des systèmes d’information. A désimbriquer les applicatifs et normaliser leur
celle-ci, s’ajoute la difficulté à changer les communication en s’appuyant typiquement sur des
compétences (sur le plan technologique, technologies de type EAI (outil d’intégration
méthodologique, organisationnel). d’application) pour réduire sa charge de
maintenance et améliorer l’évolutivité. Ces
méthodologies ne répondent pas aux enjeux de
l’urbanisme qui ne sont pas internes à la DSI mais
qui sont au contraire de niveau entreprise.
Une bonne démarche méthodologique doit donc comportement à la limite indépendant des
prendre en compte les différents niveaux de conditions initiales.
préoccupation et assurer la traçabilité entre eux.
Il faut reconnaître que peu de méthodologies Le choix entre un seul système d’information
d’urbanisation de systèmes d’information ou plusieurs systèmes d’information correspond
présentant ces caractéristiques sont aujourd’hui à une décision stratégique de l’entreprise
disponibles. concernant le niveau d’autonomie que celle-ci
souhaite laisser aux activités supportées par son
Réflexion multi-SI (ses) système(s) d’information.
La plupart des méthodologies traitent de Les méthodologies actuelles ont certainement
l’urbanisation d’un système d’information. encore à progresser dans ce domaine.
En fait une même entreprise peut avoir plusieurs
systèmes d’information. Dans le cas où une Enfin, pour conclure cette partie consacrée
entreprise a plusieurs systèmes d’information, ce aux limites des processus méthodologiques de
sont alors des sous-systèmes (un sous-système constitution d'un plan d'urbanisme, force est de
étant un système, il a donc toutes les propriétés constater qu’ils demeurent propriétaires
caractéristiques d’un système d’information) et puisque que très peu ont été rendus publics.
l’ensemble des systèmes d’information constitue
alors le système d’information globale de
l’entreprise. Cela signifie qu’il y a (et c’est une 3.2 Les limites des processus de mise en œuvre
nécessité) toujours une vision globale du système du programme d’évolution
d’information.
De mauvaises implémentations peuvent annihiler
Dans un tel cas, les méthodologies s’appliquent les efforts consentis au niveau de la constitution du
pour chacun des systèmes d’information pris plan d’évolution.
individuellement. Par contre, les méthodologies ne
Les méthodologies étant centrées sur l’étude
décrivent pas les critères de choix des systèmes
aboutissant à la définition d’une cible et d’un plan
d’information et les modalités de représentation
de convergence ne doivent pas donner l’impression
des communications entre ces systèmes
que tout se joue dans cette phase d’étude alors que
d’information.
la phase de mise en œuvre est tout aussi importante
En fait, un système d’information est avant tout que l’étude elle-même. Il s’agit alors de mener une
un système c’est-à-dire un ensemble d’éléments en approche volontariste permettant de focaliser la
interaction dynamique, organisés en fonction d’un majeure partie des efforts et des ressources sur la
but. convergence vers la cible et de ne pas dépasser un
Un système d’information est en relation certain volume fixé à l’avance pour traiter des
permanente avec son environnement. Il subit des demandes urgentes (hors plan de convergence).
perturbations externes qui sont, a priori, L’enjeu est clair : soit on vit au jour le jour, soit on
imprévisibles et non analysables. Ces choisit de se focaliser sur un objectif précis et
perturbations, qui se produisent dans choisi pour avoir une certaine maîtrise sur son
l’environnement, provoquent des adaptations du avenir.
système qui le ramènent à un état stationnaire. Le lien avec la gouvernance du système
Trois propriétés formelles s’appliquent aux d’information reste un point insuffisamment
systèmes d’information : développé dans les approches actuelles.
• Totalité : un système ne se comporte pas
comme un simple agrégat d’éléments
4 Les limites technologiques
indépendants, il constitue un tout cohérent et
indivisible ; La mise en œuvre des démarches d’urbanisme
• Rétroaction : le fonctionnement de base des repose sur des technologies aujourd’hui
systèmes repose sur le jeu combiné des disponibles ce qui explique probablement en partie
interactions entre les composants du système ; le succès actuel de ce type d’approche alors que les
concepts sont beaucoup plus anciens.
• E q u i f i n a l i t é : dans un système, les
conséquences ne sont pas uniquement Cependant, même si aujourd’hui des
déterminées par les conditions initiales mais implémentations opérationnelles attestent de la
aussi par la nature du processus qui se déroule. faisabilité technologique de la mise en œuvre de
tels concepts, force est de reconnaître que ces
Le principe d’équifinalité signifie que les
nouvelles technologies sont parfois d’une part
mêmes conséquences peuvent avoir des origines
instables et immatures et d’autre part sources de
différentes et donc un système d’information a un
soucis de performances.
4.1 Les limites liées à la stabilité et la maturité Les quartiers de la zone « référentiels » ne
des technologies communiquent pas entre eux, alors que les
informations contenues dans ces quartiers sont
L’évolution de l’état de l’art amène à baser tout systématiquement accédées par des quartiers
nouveau développement sur une approche par d’autres zones.
composants et orientée objet.
Cette évolution implique l’utilisation de nouvelles Par conséquent, le couplage par les flux et le
respect de la cohésion fonctionnelle des blocs
technologies pour le développement des systèmes
d’urbanisme peut mettre en lumière un problème
informatiques. L’urbanisme permet une intégration
potentiel de performances. Le choix de
par parties des choix technologiques effectués.
technologies appropriées et/ou le dimensionnement
De plus, cette démarche de construction par des outils utilisés (EAI par exemple) prend donc
composants permet naturellement l’intégration de toute son importance.
progiciels.
Le passage obligé par des points de service
L’urbanisme impose par ailleurs une gestion des d’accès uniques.
flux pour les échanges entre les blocs
Plus généralement, un quartier pouvant être
d’urbanisme ; cette gestion de flux peut être faite
au travers d’interfaces branchées par exemple sur sollicité intensément par un quartier de sa zone ou
un EAI (outil d’intégration d’applications). d’une autre zone et très peu par d’autres quartiers,
certaines interfaces peuvent donc présenter un
Les anciennes chaînes (rénovées ou conservées en
risque de saturation ; en particulier les règles
l’état) communiquent également entre elles et avec
d’urbanisme comme celles de responsabilité des
les nouveaux composants au travers de ces
quartiers sur les données et de passage obligé par
interfaces.
les interfaces peuvent faire craindre un problème
L’urbanisme permet par ailleurs de gérer le de contrôle des performances.
désordre réel ou apparent des systèmes en partie
hérités et en partie en rénovation. En effet, il Il existe des réponses à ces préoccupations,
mais elles constituent tout de même à ce jour
permet de se concentrer sur un ou plusieurs
des limites pour l’urbanisme des systèmes
composants à la fois, sans devoir remettre
d’information.
l’ensemble en cause à la suite d’un choix de
mutation technologique.
5 Conclusion
4.2 Les limites liées aux performances L’urbanisme a certes atteint un bon niveau de
maturité mais reste encore jeune et perfectible.
L’urbanisme ne contient pas suffisamment de
critères de performances explicites. Il n’en reste Les limites de cette approche sont donc des défis
pas moins que la problématique des performances à relever et donc des facteurs clés de succès pour
ne doit pas être occultée dans la phase de réussir un projet d’urbanisation d’un système
conception, mais doit guider certains choix d’information. Ces facteurs clés de succès sont les
conceptuels par anticipation des problèmes qui se suivants :
poseront lors de la mise en œuvre. • Réussir le re-engineering des relations
Parmi les préoccupations les plus courantes qui maîtrise d’œuvre/maîtrise d’ouvrage ;
sont liées à cet aspect, on trouve : • Attirer, trouver une place et retenir ces
• L’impact du principe de cohérence profils rares que sont les urbanistes,
forte/couplage faible des blocs d’urbanisme • Apprécier et intégrer dans le rythme du
sur la dynamique des flux ; programme d’évolution la capacité du maître
• Le passage obligé par des points de service d’œuvre à changer de paradigme, de
d’accès uniques. méthodologies et de technologies,
• Disposer d’un processus méthodologique
ayant fait ses preuves et complet c’est-à-dire
L’impact du principe de cohérence
notamment :
forte/couplage faible des blocs d’urbanisme sur
la dynamique des flux ; • Couvrant l’ensemble des niveaux de
préoccupation depuis les processus
Le déroulement d’un processus métier peut
métier à aligner sur la stratégie de
parfois donner lieu pour certaines zones à des
l’entreprise jusqu’aux aspects
échanges inter-zone plus fréquents que des
techniques ;
échanges intra-zone.
• Intégrant les éléments d’arbitrage entre
Le cas d’une zone « référentiels » (zone
une vision mono-système d’information
regroupant les informations communes aux
ou bien multi-systèmes d’information de
différents éléments du S.I. dont le cycle de vie est
l’entreprise ;
relativement stable) est typique de ce point de vue.
• Choisir les technologies d’urbanisation
limitant les risques liés à l’instabilité,
l’immaturité ou encore les performances.
6 Bibliographie
[1] Longépé C. (2001). Le projet d’urbanisation du
système d’information. Démarche pratique avec cas
concret, Dunod.
[2] Mingasson M. (2000). Architecture et pilotage des
systèmes d’information, Dunod.
[3] Balantzian G (1997), L’avantage coopératif, Les
éditions d’organisation.