Types de végétation à Madagascar
Types de végétation à Madagascar
RÉSUMÉ
Les auteurs modifient et complètent les définitions des différents types de végétation
de l'Afrique tropicale adoptées en 1956 lors de la réunion de Yangambi. Toutes les modifi-
cations apportées, et les definitions nouvelles sont tirées d'exemples choisis dans la végétation
malgache.
SUMMARY I
The authors modify and render more complets the definitions of the types of vegetation
of tropical Africa adopted in 1956 at the Yangambi meeting. All modifications and new
definitions have been substantiated by exemples drawn from the vegetation of Madagascar.
ZUSAMMENFASSUNG
Die Verfasser ändern und ergänzen die Definitionen der verschiedenen Vegetationstypen
tropisch Afrikas, die 1956 von der Yangambi-Versammlung angenommen werden sind. Alle
Anderungen und Neudefinitionen sind von Beispielen aus der Vegetation Madagaskars abge-
leitet.
Introduction
étaient applicables à Madagascar puisque certains des exemples cités étaient emprun-
tés à la végétation malgache.
Notre connaissance de diverses régions d’Afrique et de Madagascar nous amène
à faire quelques réflexions sur les définitions proposées à l’issue de cette réunion,
à en préciser et compléter le sens, et même à en proposer d’autres. Ceci répond
d’ailleurs aux vœux exprimés lors de cette réunion; qui recommandaient en
particulier l’enrichissement des renvois aux exemples publiés des divers types,
spécifiant que toute latitude demeurait laissée aux usagers, soit pour “l’utilisation
de termes physionomiques intermédiaires correspondant aux transitions diverses
reconnaissables sur le terrain”, soit pour “la désignation de certaines formations
très particulières”. En outre, première réunion de cette sorte, elle entendait bien
que ses conclusions soient améliorées par la suite.
La conférence de Yangambi avait recommandé de “s’en tenir à des descriptions
essentiellement physionomiques”. Cependant presque tous les termes, et que dire
des définitions, ont des résonances écologiques (forêt dense humide, forêt maré-
cageuse, etc.), bidlogiques (forêt sempervirente et semi-décidue,steppe succulente,
etc.), dynamiques (forêt secondaire), voire floristiques (forêt de bambous). Ceci
n’est pas une critique mais plutôt un éloge à l’égard des congressistes de Yangambi
et du résultat de leurs travaux.
Nous agirons d’ailleurs de même car, dans certains cas au moins, une défi-
nition purement physionomique ne nous semble pas suffisante pour établir une
discrimination assez nette entre des formations d’aspect analogue, mais dont la
signification peut être très différente, sur le plan climacique ou écologique par
exemple.
Beaucoup de types de végétation de Madagascar répondent parfaitement aux
définitions proposées à Yangambi:
- La forêt de basse et moyenne altitude du Domaine de l’Est, est sans équivoque
une “forêt dense humide sempervirente”.
- La forêt dense humide semi-décidue n’existe pas, comme en Afrique occiden-
tale, sous forme d‘une bande “pratiquement localisée à la périphérie de la
forêt dense humide sempervirente” (Trochain, 1957). En effet, à Madagascar,
celle-ci passe le plus souvent à des formes altitudinales. Mais il est possible
que certaines forêts du Domaine du Sambirano ou les grandes galeries fores-
tières de l’ouest soient des forêts dense humides semi-décidues.
- Les formations forestières édaphiques peuvent être définies avec les termes
retenus à Yangambi. Signalons par exemple la très curieuse forêt périodiquement
inondée à Medemia nobilis fréquente dans les vallées et les zones à sols hydro-
morphes du nord-ouest et de l’ouest. Ce palmier peut se trouver en peuplements
quasi-monospécifiques, seules quelques rares herbacées occupant le sous-bois.
- La forêt de l’ouest de Madagascar a été donnée comme exemple de “forêt
dense sèche”: “peuplement fermé pluristrate, de stature moins élevée que la
forêt dense humide; la plupart des arbres des étages supérieurs perdent leurs
feuilles; le sous-bois arbustif est soit sempervirent, soit décidu et le tapis
graminéen généralement discontinu”. De telles formations, très fragiles, sont
peu répandues en Afrique et ont pratiquement disparu d’Afrique occidentale
J.-L. GUILLAUMET & J. KOECHLIN: TYPES DE VÉGÉTATIONA MADAGASCAR 265
La forêt sclérophylle
des régions centrales de Madagascar, appelée précédemment “bois des pentes occi-
dentales” par Perrier de la Bathie (1921). Cette forêt comporte une strate arbo-
rescente peu dense, d‘une dizaine de mètres de haut, formée d’espèces à feuillage
très sclérophylle (Uapaca, Asteropeia, Agauriu, Chlénacées, etc.) et un sous-bois
arbustif clairsemé comportant beaucoup d‘espèces éricoïdes (Philippia, Helichrysum
en particulier). Ces types biologiques dépendent de conditions climatiques caracté-
risées par une saison sèche marquée et des minimums de température assez accusés
(pl. IIIb).
Ce type de végétation est très sensible au feu, essentiellement par la présence
dans les sous-bois de plantes éminemment combustibles (Philippia, Helichrysum),
de sorte qu’il a presque entièrement disparu. I1 n’en reste que de rares lambeaux
eux-mêmes très dégradés et souvent localisés sur des sols caillouteux o Ù la pauvreté
du tapis herbacé n’autorise pas d’incendies violents. Ce sont les “bois de tapia”,
formés par un peuplement arborescent clairsemé d’Uapaca bujen (= tapia), domi-
nant un tapis de Graminées savanicoles. Comment, d’après la nomenclature de
Yangambi, baptiser ce type de végétation? Cette question nous amène à revenir
sur la définition de la “forêt claire”, telle qu’elle a été donnée à Yangambi.
La forêt claire
D’après la réunion de Yangambi, une “forêt claire” est une “forêt ouverte, à
strate arborescente décidue de taille petite ou moyenne, dont les cimes sont plus
ou moins jointives, l’ensemble du couvert demeurant clair; la strate graminéenne
est parfois peu dense ou en mélange avec une autre végétation herbacée et suffru-
tescente”.
Mais par la suite, beaucoup d‘auteurs ont insisté sur la difficulté qu’il y avait
à établir une distinction nette entre “forêt claire” et “savane boisée” (Aubré-
ville, 1957; Monod, 1963), et Trochain (1957) regrette que l’on ait donné le nom
de forêt à une formation oÙ le tapis graminéen (constitué par des espèces de
savanes) peut être continu.
Rien de fondamental ne distingue ainsi les formations désignées par ces deux
mots “forêt” et “savane” qui devraient caractériser deux types de végétation
dont la signification est d’après nous totalement différente.
- Les savanes (sauf rares cas de déterminisme édaphique) ne désignent pas des
formations climaciques, mais des types de végétation de remplacement, dus à
l’action de l’homme (péni- ou subclimax). Le feu, qui détruit presque chaque
année le tapis graminéen, ne peut être, malgré sa régularité, considéré comme
un facteur écologique naturel, et ce passage de l’incendie suffit à prouver
qu’il ne s’agit pas d’un climax. De nombreuses observations et expériences
(dynamisme des lisières, embuissonnement des zones surpâturées, mises en
défens, etc.) ont, semble-t-il, assez nettement prouvé la nature forestière du
climax dans les régions de savane. Les espèces herbacées ou ligneuses de savane
appartiennent pour une très grande part à une flore spéciale, adaptée à des
conditions de vie très particulières, et différente de la flore forestière. (Pour
J.-[Link] & J . KOECHLIN: TYPES DE VÉGÉTATION A MADAGASCAR 267
autant du moins que l’on puisse en juger en Afrique oh, dans certaines régions,
les témoins de la végétation forestière climacique ont pratiquement disparu).
- Les forêts par contre, en l’absence de toute intervention artificielle, (feu, défri-
chement , pâturage), doivent être considérées comme des formations climaciques
(ou au moins post-climaciques). Les espèces ligneuses appartiennent à une flore
forestière distincte de celle des savanes. I1 en est de même pour les herbacées
et les éventuelles Graminées du sous-bois qui sont des espèces sciaphiles. Yan-
gambi, dans la définition de la forêt dense humide, précise d’ailleurs: “tapis
graminéen généralement absent, et, s’il est présent, formé d’espèces à larges
feuilles”.
Trochain (1 957) proposait également de distinguer nettement la forêt: “peu-
plement arborescent fermé, absence de tapis graminéen continu”, des différents
types de savanes boisées: “peuplement arborescent ouvert, présence de tapis grami-
néen continu”. Le terme de “forêt claire”, tel qu’il a été défini à Yangambi,
introduit ainsi notre avis une regrettable confusion et doit être abandonné pour
celui de “savane”. Il pourrait tout au plus être attribué à des formations forestières
dégradées dans lesquelles le sous-bois aurait en partie disparu, à la suite d’inter-
ventions artificielles ou d’un déséquilibre climatique, pour être remplacé par un
tapis graminéen héliophile régulièrement incendié. Mais la strate ligneuses reste
constituée d’essences forestières. Trochain (1 957) a déjà fait remarquer que “fré-
quemment le premier terme de dégradation de la forêt dense sèche est la “forêt
claire”.
Comme exemple, nous pouvons citer à Madagascar, les bois de tapia (Uapaca
bojeri) des régions centrales et occidentales de l’île, et dans les mêmes régions
encore, les forêts claires à Asteropeia et Chlénacées. Ces formations résultent de
la dégradation des forêts denses sclérophylles, après destruction du sous-bois arbus-
tif (remplacé par un tapis graminéen) et élimination de la majorité des essences
arborescentes (pl. IVa et b).
Mais il ne s’agit évidemment que de formes de transition; en cours d’évolution
vers la savane, et non de formations végétales stables. Elles ne persistent souvent
qu’à la faveur de conditions édaphiques particulières.
Le fourré
nition purement physionomique), le terme de fourré doit être réservé à des forma-
tions répondant aux critères physionomiques définis plus haut mais caractéristiques
de conditions écologiques, climatiques ou édaphiques, suffisamment défavorables
pour empêcher le développement de la forêt. Ces conditions particulières se tradui-
ront naturellement dans la végétation par l’existence des formes biologiques xéro-
philes. Elles sont tellement importantes et si caractéristiques de cette formation
qu’il conviendrait de les mentionner dans sa définition.
Aubréville (1957) pense que “le fourré le plus caractéristique en territoire
africain français est certainement celui du sud-ouest de Madagascar, caractérisé
physionomiquement et floristiquement par ses Didiéréacées et ses Euphorbes”.
Il s’agit là d‘une formation xérophile très spéciale qui représente un des aspects
les plus originaux de la végétation malgache.
Mais il existe également à Madagascar, en altitude, des formations répondant
i la définition du fourré, telle que nous l’envisageons ici. C’est la “brousse éricoïde”
de Perrier de la Bathie (1921) et nous en reparlerons à propos de la végétation
montagnarde.
Passons rapidement sur les fourrés secondaires. Ils sont désignés à Madagascar
sous le nom de “savoka”, précisé par un qualificatif floristique: savoka à bambous,
à Philippia, etc.
Le fourré xérophile du sud-ouest se trouve très souvent en contact avec la
forêt dense sèche, et l’examen des zones de transition facilitera le choix des
critères de différenciation. Il est bien évident que la limite entre ces deux forma-
tions ne sera pas aussi nettement tranchée qu’un contact forêt-savane, dû à l’action
du feu. Elle est au contraire progressive, du moins lorsque des conditions édaphiques
n’interviennent pas. Ceci découle du fait que le fourré ne représente en fait qu’une
aggravation des caractères xérophytiques imposés à la forêt dense sèche par la
sévérité du milieu. Mais ici encore, les conditions édaphiques jouent un rôle prépon-
dérant: la frontière forêt-fourré ne peut être toujours superposée à une limite clima-
tique. Un tracé d’isohyète, par exemple, pourrait représenter une séparation très
approximative, valable seulement sur une carte à très grande échelle. Forêt et
fourré pourront en réalité franchir largement cette ligne de démarcation théorique,
la forêt pénétrant dans le domaine du fourré à la faveur de conditions édaphiques
venant agraver l’aridité climatique; et vice-versa dans le cas au contraire d’une
compensation du climat par un sol particulièrement favorable. L‘analyse du fourré
à Didiéréacées et Euphorbia va nous permettre de préciser les caractères à retenir.
les branches sont profondément imbriquées à tous les niveaux, ce qui rend la
circulation dans le fourré très difficile. La formation se présente finalement comme
un mélange confus de végétaux de toutes tailles, sans stratification tranchée. Une
strate arborée peut éventuellement dominer l'ensemble, mais elle sera toujours
très discontinue. Seule une strate herbacée peut être nettement individualisée.
Elle sera formée d'individus isolés ou de plages discontinues de certaines espèces.
Cette discontinuité étant due, non à un défaut d'éclairement, mais à une aridité
par trop limitante.
I
Formes biologiques extrêmement spkialisdes
Mode de ramification
INoter que ce phénomène de reviviscence n'est pas propre au fourré. Il est fréquent
éealement dans la vegetation des affleurements rocheux, oÙ des conditions stationnelles très
sevères jouent le même rôle que l'aridité climatique propre au fourré.
270 CANDOLLEA 26, 1971
lHumbert & Cours Darne (1964-1965) nomment “haut fourré” toutes les formes de fourré
non digadées et, pour le premier (1965), le “bois fourr6”, forme de déyadation de la forêt
dense seche ‘‘présente physionomiquement deux strates: une strate arboree discontinue domi-
nant une strate buissonnante plus ou moins dense”. Cette définition correspond parfaitement
notre définition physionomique du haut fourré arboré, mais avec une signification dynamique
différente.
2“Le bush austro-malgache ... présente de grandes analogies avec la Caatinga brésilienne
dont un diagramme, symbolique (technique de Dansereau) donnerait une répartition compa-
rable des types biologiques et de leur volume respectif dans le paysage végétal; cependant les
hauteurs relatives des divers éléments différeraient” (Aymonin, 1961).
J.-L. GUILLAUMET & J. KOECHLIN: TYPES DE VÉGÉTATION A MADAGASCAR 271
D’autre part, toutes les formations végétales comportant dans leur flore des
Euphorbes et des Didiéréacées ne sont pas forcément du fourré, et il existe,
pensons-nous, des “forêts denses sèches à Didiéréacées”. On peut y reconnaître
une stratification nette et les Didiéréacées font partie, avec d’autres essences, de
la strate supérieure. Les formes microphylles et à rameaux courts que nous consi-
dérons comme caractéristiques du fourré y sont peu répandues. On peut citer
comme exemple la forêt à Didierea inadagascariensis et Adansonia fony des environs
de Tuléar, et la forêt à Alluaudia procera et A. ascendens du bassin de Mandrare
(pl. 11).
Des faits semblables se retrouvent dans la végétation américaine et nous avons
pu voir au Mexique, à côté de formations que nous pourrions qualifier de “fourré
à succulentes”, des forêts denses sèches à Cactacées dans lesquelles des espèces
de cette famille participaient, comme les Didiéréacées à Madagascar, à la constitu-
tion de la strate arborée supérieure.
Steppe et pseudosteppe
La végétation d’altitude
Elle n’a pas été étudiée avec beaucoup de précision à Yangambi bien que
certains des grands massifs montagneux africains soient à cet égard d’une richesse
remarquable. La réunion de Yangambi a défini une “forêt dense humide de
montagne” et une “forêt ’dense sèche de montagne”, simples variantes altitudinales
de la “forêt dense humide” et de la “forêt dense sèche” de basse altitude, et une
“prairie altimontaine”. Celle-ci, sur les montagnes d’Afrique occidentale (Nimba,
Mt Cameroun), succède directement à la forêt dense. La limite entre ces deux
formations est trop brutale pour être entièrement naturelle et la prairie doit sans
doute résulter de la destruction par les feux de formations ligneuses aujourd’hui
disparues, ou occuper des coulées de laves trop jeunes pour avoir pu être déjà
colonisées par une végétation forestière. Elle peut aussi correspondre à des sols
minces, incapables de porter de la forêt. La “forêt de bambous” nous paraît
devoir être considérée comme un type floristique spécial du fourré de montagne
dont nous parlerons plus loin.
A Madagascar, la végétation d’altitude est localisée à la région orientale, la
plus humide, et à l’exception du flanc ouest de l’Andohahela, par ailleurs très
dégradé, il n’existe pas de massifs élevés dans les Domaines les plus secs. Par contre,
on peut observer dans les régions les plus humides une remarquable succession
d’étages de végétation. Malgré d’importantes différences floristiques d’un massif
à l’autre, chacun de ces étages est parfaitement caractérisé par une physionomie
très speciale résultant chaque fois d’un assemblage déterminé de certaines formes
biologiques, et chacun constitue un type de végétation bien distinct.
Des comparaisons effectuées par Humbert (1928) entre la végétation malgache
et celle des grands massifs de l’Afrique orientale font d‘ailleurs ressortir de remar-
quables analogies. Si les étages supérieurs de la végétation des montagnes africaines
manquent à Madagascar, on n’en retrouve pas moins à plus basse altitude, dans
les deux cas, des formations végétales physionomiquement et biologiquement sem-
blables et il nous paraît possible de caractériser, à partir d’exemple malgache, diffé-
J.-L. GUILLAUMET & J. KOECHLIN: TYPES DE VÉGÉTATIONA MADAGASCAR 273
Conclusions
Fourré
La définition générale donnée à Yangambi doit être modifiée de la façon
suivante: “Type de végétation arbustif fermé, unistrate ou avec une strate arborée
très discontinue, généralement peu pénétrable, souvent morcelé, à tapis herbacé
absent ou discontinu”. Plusieurs types sont à distinguer.
Fourré secondaire
Ce fourré correspond à un faciès de dégradation de différents types de forêts
denses; la physionomie peut être précisée grâce à un qualificatif d’ordre systéma-
tique. Exemples: “savoka” à Philippia et Helichlysum, à Ravenala, à Bambous, etc.
Fourré climacique
I1 faut ajouter à la définition générale: formation végétale climacique liée à des
conditions écologiques telles que l’existence d’une forêt dense n’est plus possible.
Ces conditions se traduisent par l’apparition de types biologiques spécialisés.
a) Fourré climacique xérophile
Ce fourré est caractérisé par la microphyllie de la plupart des espèces;la fréquence
des formes aphylles, crassulescentes et épineuses; le mode de ramification, compor-
tant souvent des rameaux courts; et la reviviscence de certaines espèces du tapis
herbacé. Exemple: le fourré du sud à Didiéréacées et Euphorbia.
216 CANDOLLEA 2 6 , 1 9 7 1
I
- Le haut fourré arboré, avec une strate arborée discontinue pouvant exception-
nellement atteinsdrre 8 à 10 m de haut domine une végétation buisso nante non
stratifiée dépassant 2 m de haut. Exemples: fourré à Euphorbia tenoclada,
fourré à Alluaudia procera, fourré à Adansonia fony et Alluaudia ontagnaci
(pl. V, VIa et b).
- Le haut fourré arbustif possède les mêmes caractères que le précedant, mais
sans la strate arborée qui fait défaut. Exemples: fourré à Alluaudia conzosa,
fourré à A. dumosa (pl. VIIa et b).
- Le bas fourré arbustif est caractérisé par une strate arbustive unique de un à
deux mètres de haut, souvent discontinue du fait de conditions édaphiques
particulièrement sévères. Exemples: fourré à Commiphora nzonstrriosa et Euphor-
bia leucodendron (pl. VIIIa).
Pseudosteppe I
i
Formation herbeuse ouverte, avec éventuellement une strate arbusti e très clair-
semée. Tapis formé essentiellement de touffes de Graminées vivaces à uilles basi-
laires étroites et enroulées. Type de végétation non climacique sur sols très dégradés,
et sous climat tropical humide ou semi-humide. Exemple: pseudosteppe à Aristida
rufescens des “tanety” des hauts plateaux (pl. VIIIb).
Forêt claire
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Forêt dense sèche. Région du sud-ouest, sur sols calcaires; aspect de saison sèche.
!
P1. II
a, forêt dense sèche Adansonia grandidieri. Sols sableux, région de l’ouest, environs de
Morondava.
b, forêt dense sclérophylle de moyenne altitude. Uapaca bojeri et ChlaenacBes. Environs
d’hbatofinandrahana, 1400 m d’altitude environ.
P1. IV
a, forêt claire B Uapaca bojeri @ois de tapia). Environs d'Antsirabe, 1500 m d'altitude
environ.
b, forêt claire b Asteropeia delisiflora. Bordure du massif de l'halo, 1000 m d'altitude environ.
PI. v
a, haut fourré arbustif Alluaudia comosa. Région du sud-ouest, environs de Tuléar, sur col-
lines calcaires.
b, haut fourré arbustif B Alluaudia dumosa. Région du sud, environs de Lavanono, sur sols
sableux.
P1. VI11
a, forêt dense humide de montagne (forêt 1 sous-bois herbacé). Anjavidilava, massif satellite
de I'Andringitra, vers 1650 m d'altitude.
b, forêt dense sclérophylle de montagne (sylve B lichens). Restes dégradés de la forêt
&auria salicifolia, massif de YAndringitra, vers 2000 m d'altitude.
Végétation rupicole (pelouse B xérophytes) Eriospora,Aloe, Euphorbia, Kalariclioë, Pachypodium, etc. Sur dômes granitiques, aux envi-
rons d’ambalavao, vers 1200 m d’altitude.