L'impact Des Réformes Bancaires Sur Le: Financement Des PME en Algérie: Cas de BNA, Agence de Tizi-Ouzou
L'impact Des Réformes Bancaires Sur Le: Financement Des PME en Algérie: Cas de BNA, Agence de Tizi-Ouzou
Sujet :
Réalisé par :
MANSOURI Zakia
OUCHENE Nawel
Soutenu devant le jury composé de :
Nous remercions DIEU tout puissant de nous avoir donné la force, le courage et
avoir accepté d’être notre encadrant. Ses précieux conseils et sa patience nous
d’être notre promoteur au sein de la banque et aussi pour les informations qu’il
nous a fournies.
Nous remercions également les membres du jury qui nous ont fait honneur
Notre reconnaissance va également à nos familles et nos amis pour leurs aides
précieuses. Ainsi que touts nos enseignants de l’UMMTO qui ont contribué à
notre formation.
travail.
Dédicaces
sacrifices, leurs soutiens, ainsi la confiance totale qu’ils m’ont accordée, surtout
Tous mes amis, ainsi que tous ceux qui me sont très chers, qui m’ont
NAWEL
DEDICACES
Mes dédicaces vont de tout Cœur à ceux qui ont fait ma force:
A mes très chers parents devant les quels tous les mots de l'univers sont incapables
A mes très chers frères Mohamed, Hamza et ma très chère sœur Madiha ;
ZAKIA
RESUME
Au fil de notre analyse nous sommes parvenues à dire que ces dernières années,
l’importance économique et sociale des petites et moyennes entreprises (PME) restent
l’élément le plus efficace et le moins coûteux pour le développement économique d’un pays.
Aujourd’hui, elles occupent une position importante dans l’économie algérienne,
continuent à prendre progressivement davantage de place dans l’activité économique du pays
et leur rôle ne cesse d’augmenter avec les innovations.
Cependant leur poids dans le développement économique reste à renforcer à travers
de différents dispositifs d’encouragement et d’accompagnement, en offrant divers services et
produits, parmi eux la banque.
L’objectif de ce travail est de contribuer à la réflexion sur une question aujourd’hui de
grande actualité en Algérie, à savoir celle de financement des PME, après la présentation de
l’environnement économique dans lequel elles évoluent, et l’importance des moyens de
financement mis en œuvre par les établissements bancaires et les organismes financier
spécialisés en faveur des PME, nous analyserons les multiples réformes bancaires et leurs
impact sur le financement des PME Algériennes, en prenant le cas de la BNA, agence de
TIZI-OUZOU.
Mots clés : Système bancaire Algérien, réformes bancaires, PME, financement des
PME, BNA Tizi-Ouzou.
ABSTRACT
In the course of our analysis, we have succeeded in saying that in recent years the
economic and social importance of small and medium-sized enterprises (SMEs) remain the
most effective and least costly element for a country's economic development.
Today, they occupy an important position in the Algerian economy, continue to take
progressively more place in the economic activity of the country and their role is constantly
increasing with innovations.
Key words: Algerian banking system, banking reforms, SMEs, SME financing,
BNA agency of TIZI-OUZOU.
LISTE DES ABREVIATIONS
Tableau N°1 : Les critères de définition des PME (selon la commission européenne en
2006)......................................................................................................................................... 55
Tableau N°4 : Les types des crédits par caisse (le financement global des actifs circulants).. 79
Tableau N°5 : Les types des crédits par caisse (le financement des valeurs d’exploitation) .. 79
Tableau N°6 : Les types des crédits par caisse (financement de poste « client ») .................. 80
Tableau N°10 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016 ............................................................................................................................ 112
LISTE DES SHEMAS
Schéma N°1 : L’organisation du système bancaire jusqu’à la loi bancaire de 1988. .............. 28
Schéma N°5 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016............................................................................................................................... 114
SOMMAIRE
Chapitre III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie, cas :
BNA agence de Tizi-Ouzou .................................................................................................... 89
Section 1 : Analyse d’évolution des PME Algériennes .......................................................... 91
Section 2 : Présentation de la Banque National d’Algérie ....................................................... 98
Section 3 : Analyse de l’évolution des PME financées par de la BNA agence de Tizi-Ouzou
(2010-2016) ............................................................................................................................ 107
Conclusion générale ............................................................................................................. 117
Introduction générale
1
BOUKROU.A. Essai d’analyse des stratégies de pérennité dans les PME. Cas : PME dans la wilaya de Tizi-
Ouzou. Mémoire de magister, management des entreprises, Tizi-Ouzou : université Mouloud MAMMERI de
Tizi-Ouzou, FSEGC, 2011.P3.
2
BERRAH.K, BOURIF.M, La problématique de la création des petites et moyennes entreprises en Algérie,
Revue algérien de développement économique N° 02 ; juin 2015.
15
Introduction générale
Les PME semblent être, à vrai dire, les entités économiques les plus faciles à créer, les
plus dynamiques et potentiellement, les unités qui réussissent le mieux à promouvoir le tissu
économique.
Dans ce contexte, nous allons dans le cadre de notre recherche essayer d’apporter des
éléments de réponse à la question centrale suivante : Quel est l’impact des réformes
bancaires sur le financement des PME en Algérie ?
Afin de pouvoir répondre à cette question principale, nous tenterons de répondre aux
questions suivantes :
- Quelles sont les réformes du système bancaire algérien ?
- Quelle est la place des PME en Algérie ?
- Comment les PME ont elles évoluées dans la lumières des réformes bancaires ?
- Quelles sont les conditions ou les décisions d’accord d’un crédit aux PME au sein de
la BNA agence de Tizi-Ouzou ?
- Quel est le rôle de la BNA dans le financement des PME ?
Objectif de notre travail
L’objectif de la présente recherche consiste à inscrire à la fois la banque et la PME dans
l’environnement économique algérien, de présenter les deux parties de la relation de
financement. Et enfin, expliquer et comprendre l’impact des réformes engagées dans le
secteur bancaire sur le financement des PME en Algérie, en prenant le cas des PME financées
par la BNA agence de Tizi-Ouzou.
Choix du sujet
Parmi les raisons qui ont motivé le choix de notre sujet :
1. Vu que notre spécialité est monnaie finance et banque, nous considérons qu’il est très
important de s’intéresser au système bancaire national (réformes bancaires), nous
pensons qu’il va cerner ces trois domaines de notre spécialité.
2. L’importance des PME dans la dynamique de relance économique et sa contribution à
l’économie nationale.
3. Evaluer l’implication des banques dans le financement des PME, en particulier la
BNA agence de Tizi-Ouzou.
4. La problématique de financement des PME reste toujours une question d’actualité.
Pour répondre à la question centrale complétée par les questions secondaires, et les
objectifs précités, notre travail est fondé sur deux méthodes, la méthode qualitative qui portera
sur l’analyse des documents et des informations collectées et basées sur la consultation
16
Introduction générale
17
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Introduction
Le système bancaire algérien connait ces dernières années des mutations qui
constituent un tournant important dans l’évolution de l’activité bancaire en Algérie. Un effort
de modernisation ainsi qu’une volonté des banques à améliorer leurs anciennes pratiques n’est
pas à négliger, dans un marché où la concurrence ne cesse de s’accentuer, notamment avec
l’ouverture aux institutions bancaires étrangères, qu’avec leur notoriété et leur expérience sur
le plan international contribuent à modifier la donne du marché bancaire algérien. Cette
présentation tient compte des différentes étapes historiques traversées par le système ainsi
qu’aux différentes mutations ou réformes qu’ont connues les banques en Algérie.
19
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
La politique financière d’un pays est une partie intégrante de sa politique économique
ayant choisi un système de gestion administrative de l’économie, l’Algérie a mis en place
depuis l’indépendance jusqu’en 1988 diverses réglementations en matière bancaire permettant
ainsi de financer le vaste programme des investissements planifiés. Nous allons essayer de
traiter chaque période à part pour suivre l’évolution de prés et donc comprendre les
changements effectués.
L’Algérie a mis en place, dès le 29/08/1962 un trésor public qui prend en charge les
activités traditionnelles de la fonction trésor, ainsi qu’une fonction exceptionnelle du « crédit
à l’économie ». Nous tenons à signaler, que cette dernière s’est développée dans le temps et
ce malgré la nationalisation des banques.
La banque centrale d’Algérie (BCA) ayant été créée le 13/12/1962, fut dotée de tous
les statuts d’un institut d’émission, afin de créer les conditions favorables à un développement
ordonnés de l’économie nationale. La banque centrale exerce les fonctions d’émissions de la
monnaie fiduciaire, de direction et de surveillance du crédit, ainsi que la gestion des réserves
de change.
1
TIANO.A, Le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967.
2
Disponible sur : http://www.cnep.dz.
20
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
En 19661, ce fut la création de la Banque Nationale d’Algérie (B.N.A) qui disposait d’un
monopole légal en matière de traitement des opérations bancaires du secteur public, agricole,
industriel et commercial ainsi que les activités des banques étrangères telles que la banque de
paris et des Pays Bas (B.P.P.B), la banque nationale pour le crédit et d’industrie d’Afrique
(B.N.C.I.A), le crédit foncier d’Algérie et de Tunisie (C.F.A.T) et le crédit industriel et
commercial (C.I.C).
Le 29 décembre de la même année, fut créé le crédit populaire d’Algérie (C.P.A)2, pour le
financement et l’artisanat, de l’hôtellerie, les professions libérales ainsi que les PME, sur la
base du patrimoine de quarante banques populaires déjà existantes et par la reprise des
activités sous forme de conventions passées avec la société marseillaise de crédit (S.M.C) et
la banque Algérie (MISR-BIM).
1
Par l’ordonnance n° 66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale d’Algérie.
2
Disponible sur : http://www.cpa.dz.
3
PASCALLON.P, le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre 1970, n° 289, p.876.
21
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Cette période est marquée par la réforme de 1970, en raison des contraintes rencontrer par
les pouvoirs publics, suite à la phase d’investissement intense du premier plan quadriennal ;
ces contraintes qui les ont poussé à confier aux banques commerciales (primaires), la gestion
et le contrôle des opérations financières des entreprises publiques. Par conséquent, cette
nouvelle vocation attribuée au système bancaire algérien impliquait nécessairement dans le
cadre de la réforme de 1970, la réorganisation de toutes les structures financières du pays1.En
1978, le financement des investissements dits stratégiques et affecté par le système bancaire
algérien au trésor public. Cela sous forme, de concours remboursable a long terme.de ce fait
le crédit bancaire a cours terme est supprimé du système de financement des investissements
planifiés, a l’exception de certaines activités comme le transport et les services.
La loi de 1982 fait introduire une nouvelle logique (doctrine) le financement des
investissements publics par les banques primaires devrait obéir aux critères (exigences) de
rentabilité financière. Par ailleurs, en ce qui concerne le financement du secteur privé,
notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Le secteur bancaire algérien intervient
rarement comme pourvoyeur de crédits d’investissement. Ce secteur privé à tendance à
s’autofinancer. Cela dans le cadre du « régime d’autorisation » des investissements privés qui
a duré pendant la période de l’économie administrée en Algérie (la PME été classée au second
rang après la grande entreprise publique)2.
La BADR est une institution financière nationale issue du démembrement de la BNA. Elle
est créée en 1982 (décret n° 82-106du 13 mars 1982). La BDL a été créée à partir de la
restructuration du CPA en 1985. La BDL et la banque des PME, du commerce au sens large
puis des professions libérale, des particuliers et des ménages3.
1
TAHRAOUI, M. pratiques bancaires des banques étrangères envers les PME algériennes : cas de la société
général Algérie d’Oran (en ligne). Mémoire de magister finance et économie international université d’Oran
FESGC 2008, p.18.
2
BENHALIMA, A. Le système bancaire algérien : textes et réalités, 2éme édition, Edition DAHLAB. Alger,
2001, p.24.
3
KPMG/Guide des banques et des établissements financiers en Algérie. Edition 2012.p.13.
22
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
C’est à partir de la loi 86/12 du 19/08/86 relative au régime des banques et du crédit
que le système bancaire algérien a commencé à retrouver ces marques. Cette loi a
fondamentalement modifie la démarche en matière d’investissement sur la banque la décision
de financer ou de ne pas financer le projet présenté par l’entreprise publique.
L’objectif essentiel de cette loi bancaire est de définir un cadre juridique commun à
l’activité de tous les établissements de crédits quel que soit leur statut légal ; une telle
unification semble nécessaire. En effet, la législation applicable aux établissements de crédit
est dépassée, fixée par des textes incohérents datant de l’indépendance alors que l’activité de
ces établissements s’était transformée dès l’hors.
Pour une meilleure appréhension de cette loi, seront examinés les points suivants. Il
s’agit de l’autonomie relative du système bancaire, consistant à définir les établissements de
crédits et leurs activités, le rôle de la banque centrale, du désengagement de trésor du
financement des investissements au profit des banques et d’une partielle des pouvoirs de
décision en matière d’investissement des autorités centrales vers les banques et entreprises 1.
Pour mettre fin aux textes réglementaires épars et ambigus qui régissaient l’activité
bancaire auparavant (le législateur a mis en place l’édifice complet nécessaire au
fonctionnement du secteur bancaire) afin de faire ressortir la spécificité propre au système
bancaire et l’autonomie qui lui est indispensable pour la régulation d’une économie. Cette loi
fait apparaitre des dispositions répondant à des exigences et à des méthodes de gestion
bancaire différentes. Il s’agit évidemment de définition de l’activité des établissements de
crédit ainsi le rôle de la banque centrale2.
1
KPMG, Op, cit, édition 2015, p.10.
2
Idem.p10.
23
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Par ailleurs, cette loi respecte la diversité des établissements de crédit et distingue à cet
effet deux catégories d’établissements :
La loi bancaire 86 veut assigner un rôle plus actif à la banque centrale ôtée des taches
traditionnelles assumées par l’institut d’émission. L’article 19 stipule : « La banque est
chargée dans le cadre de l’élaboration de la mise en œuvre du plan national de crédit, de
régler et contrôler la circulation monétaire, la distribution des crédits à l’économie ainsi que
réunir les conditions les plus favorables à la stabilité de la monnaie et au bon fonctionnement
du système bancaire »3.
En outre, cette loi rétablit la banque centrale dans sa principale fonction, celle de banque des
banques.
1
KPMG. Op Cit, p.10.
2
SADEG, A. Système bancaire algérien : la réglementation relative aux banques et établissements financiers,
Edition les presses de l’imprimerie, BEN-AKNOUN, 2005, P.41.
3
Idem.p.41.
24
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Dans le texte portant loi bancaire figure la définition du crédit, son objet et sa nature.
Au sens de la présente loi, une opération de crédit est : « tout acte par lequel un établissement,
habilité à cet effet, met ou promet de mettre temporairement, et à titre onéreux, des fonds à la
disposition d’une personne morale ou physique en contacte, pour le compte de celle-ci ; un
engagement par signature ».
Quant à l’objet du crédit et sa nature, il a été jugé utile de préciser dans la loi de 1986
que : « les concours accordés par les établissements de crédit sont destinés principalement au
financement de l’exploitation, des investissements et des exportations des entreprises, ils se
répartissent respectivement en crédit à court terme, d’une part et crédit à moyen et long terme,
d’autre part »2.
La loi bancaire 86 se préoccupe d’assurer la sécurité des dépôts, la garantie des dépôts
et le secret bancaire. En outre, toute personne aura la possibilité d’obtenir l’ouverture d’un
compte.
Cette loi procède à une refonte complète du système bancaire mais son objectif réel,
qui est la détermination d’un cadre juridique commun à l’activité de tous les établissements de
crédit, n’était pas atteint car l’article 60 de la loi 86/12 stipule que sa mise en œuvre est
conditionnée par la « publication » des statuts en particulier ceux de la banque ne sont pas
élaborés que tardivement à cause de la lenteur et des incohérences de déploiement des
1
SADEG, A. Op.cit, p.41.
2
NAAS, A. Le système bancaire Algérien : de la décolonisation à l’économie de marché, maison neuve - la
rose/édition Inas, paris, 2003.P.31.
25
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
mesures de réforme économique, la loi bancaire 86/12 s’est alors avérée totalement inadapté
au contexte socio-économique récent.
Les autorités n’ont toutefois pas réagi de façon significative que tardivement en 1988
en procédant à d’autres réformes1.
1.3.2 La loi n° 88/06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86/12
du 19/08/86 relative au régime de banque et de crédit
- Introduire et définit les institutions financière non bancaire comme étant des
entreprises publiques économiques, dotée de la personnalité morales.
1
NAAS, A. Op Cit. p.31.
2
Par La loi n° 88-06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86-12 du 19/08/86 relative au
régime de banque et de crédit.
26
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
27
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Organismes consultatifs :
Ministère des finances
-conseil national du crédit
- commission de contrôle des banques
28
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Section 2 : Le système bancaire algérien de 1990 à 2000 (la transition vers l’économie de
marché)
La loi 90-10 est un texte législatif qui couvre plusieurs domaines différents, comme les
statuts de la banque centrale, les principes généraux de la politique monétaire, les statuts des
banques, les taux relatifs, les activités commerciales des personnes étrangères sur le territoire
national, elle vient améliorer le système juridique existant. Une politique économique
s’accompagnant obligatoirement d’une réforme monétaire et financière pose la question de la
convertibilité ou non du dinar, des investissements étrangers en Algérie, de marché de
changes, des mouvements de capitaux, de gestion des payements extérieurs, de contrôle
financiers …etc. La loi sur la monnaie et le crédit a donc introduit des changements profonds
qui impliquent l’abrogation de toutes dispositions législatives antérieures ou non compatibles
avec la présente loi, qui ne compte pas moins de 215 articles.
1
SEDDIKI, F. L’économie algérienne : économie d’endettement ou économie de marché financier ? Mémoire
de magister en sciences économiques, Tizi-Ouzou : Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, FESGC,
2013, p.49.
29
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- Les banques : les banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de
profession habituelle et principalement les opérations de banque.
- Les opérations de banque (dite les opérations de base) : les opérations de banque
comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit ainsi que la mise à la
disposition de la clientèle des moyens de paiement et la gestion de ceux-ci.
- Les opérations connexes : telles que : les opérations de change, les opérations sur or,
métaux précieux et pièces, le placement, la souscription, l’achat, la gestion, la garde et la
vente de valeurs mobilières et de tout produit financier, le conseil et l’assistance en matière de
gestion de patrimoine, le conseil et la gestion financière, l’ingénierie financière et, d’une
manière générale, tous les services destinés à faciliter la création et le développement des
entreprises en respectant les dispositions légales sur l’exercice des professions, les opérations
de location simple de biens meubles et immeubles pour les banques.
Les banques et les établissements financiers de droit algérien doivent être constitués
sous forme de sociétés par actions.
1
Par la loi n° 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.
30
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
En s’appuyant sur des principes de protection des déposants, l’égalité de tous devant les
produits et services offerts par le système bancaire (seuls la rentabilité et la
solvabilité constitue de critère de différenciations) et l’introduction de nouveaux
produits financiers.
Dans ce domaine, la loi donne la préférence aux relations d’affaires entre opérateurs
nationaux et étrangers dans le cadre d’une démarche économique prenant en compte l’intérêt
national tels que projets créateurs d’emplois, ou ceux se traduisent par un apport de transfert
de technologies ou du savoir-faire.
31
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
découverte de quelques ambiguïtés et failles dans ces articles, ces critiques portées à la loi 90-
10 peuvent être scindées-en1 :
2.1.3.2 Les critiques liés aux non-adéquations des textes de la loi avec la réalité
économique
- La politique de crédit cherché par la loi est difficile à appliquer, parce que les
entreprises publiques ne sont pas productives suffisamment pour les soumettre à la contrainte
1
MADOUCHE, Y. la problématique d’évaluation du risque de crédit des PME par la banque en Algérie,
Mémoire de magister en management des entreprises, Tizi-Ouzou ; Université de Mouloud MAMMERI de Tizi-
Ouzou, FESGC, 2011 p.200.
2
Idem.p.200.
3
Idem.p.200.
32
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
monétaire et donc difficile pour la banque d’Algérie de limiter aux banques commerciales
l’accès au refinancement.
- La loi n’engage pas les actions adéquates pour affronter les entraves de
l’amélioration de l’épargne en Algérie.
Elle est assurée par le gouverneur et le conseil d’administration qui est présidé par le
gouverneur et par deux censeurs. Le gouverneur est nommé par décret présidentiel avec les
deux censeurs sauf que ces derniers, c’est sur proposition du ministre chargé des finances. Le
conseil d’administration se compose de sa part, par2 :
1
MADOUCHE, Y. Op.cit, p.202.
2
Idem.p.202.
33
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- Le gouverneur et trois vices gouverneur nommés dans les mêmes conditions que le
gouverneur.
Sachant que les attributions du conseil d’administration sont bien déterminées dans
l’article 43 de la même loi ; le texte de cet article stipule que « le conseil délibère sur
l’organisation générale de la banque centrale et sur l’établissement ou la suppression des
succursales et agences »1.
1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.202.
2
SEDEG, A. Op cit, p.23.
34
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Pour l’essentiel, les attributions du conseil sont définies par l’ordonnance relative à la
monnaie et au crédit qui énumère ses prérogatives (article 44) sans toutefois que cette
énumération ne soit limitative. En effet, d’autres dispositions de l’ordonnance invitent le
conseil à édicter, si nécessaire, des dispositions d’ordre réglementaire.
Les domaines dans lesquels le conseil est appelé à intervenir, en ce qui concerne les
banques et les établissements financiers, peuvent être regroupés en six grandes catégories 1:
1
KPMG, Op cit p.95.
2
Idem.
35
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
La commission bancaire est l’autorité chargée de s’assurer du respect par les banques
et établissements financiers de la réglementation professionnelle qui leur est applicable. C’est
l’organe de supervision du système bancaire. A ce titre, la commission surveille la situation
financière des établissements assujettis, exerce les contrôles sur pièces et place et sanctionne
les éventuelles infractions. Les missions de contrôle sont confiées à la direction générale de
l’inspection générale, un département spécialisé de la Banque d’Algérie, et qui dispose d’un
effectif conséquent dédié au contrôle.
En 2002, une structure centrale au sein de la direction générale de l’inspection
générale est mise en place pour prendre en charge le renforcement du contrôle sur pièces. Ses
missions sont de1 :
- S’assurer de la régularité de la transmission des informations financières émanant des
banques et des établissements financiers ;
- Veiller au respect des canevas réglementaires de déclaration ;
- S’assurer du respect des règles et ratios prudentiels ;
- Assurer le traitement des informations produites et vérifier leur conformité avec la
réglementation en vigueur ;
- Procéder à la saisine de la commission bancaire, en cas de refus de communiquer ou
de fausse déclaration.
Les rapports de synthèse des contrôles sur pièces sont transmis à la commission
bancaire. Les contrôles sur pièces peuvent conduire à des missions de contrôle sur place.
Des contrôles périodiques sur place sont également effectués par les inspecteurs de la
banque d’Algérie pour le compte de la commission bancaire dans le cadre d’un programme
annuel. Ces contrôles peuvent être thématiques (contrôle de la distribution du crédit par les
banques, etc.) ou ponctuels. Ils peuvent être limités à un segment d’activité (commerce
extérieur, lutte contre le blanchiment d’argent).
La commission bancaire dispose d’un large pouvoir de sanctions qui va de
l’avertissement au retrait d’agrément. Elle a utilisé ce pouvoir à plusieurs reprises en
prononçant des amendes et des retraits d’agrément à plusieurs banques entre 2003 et 2006,
essentiellement des banques à capitaux privés appartenant à des résidents nationaux2.
1
KPMG, Op cit, p.96.
2
Idem.
36
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Ce sont les banques et établissements financiers, l’article 114 et 115 les définissent
respectivement : « les banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession
habituelle et principalement des opérations bancaires, ces opérations sont la réception de
fonds publics, les opérations de crédit et la mise à la disposition de la clientèle des moyens de
paiement et de gestion ».
« Les établissements financiers sont des personnes morales qui effectuent à titre de
profession habituelles et principalement les opérations de la banque à l’exclusion de la
perception, de la réception de fonds du public ». De cette dernière définition, on constate le
changement par rapport à la loi de 1986 ; cette dernière autorise aux établissements financiers
à recevoir des fonds du public ; la loi 90-10 exclut cette opération à l’activité des
1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.198.
2
Ibid, p.209.
37
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
établissements financiers et depuis, la réception de fonds du public ne se fait que par les
banques1.
Une association de banquiers algériens doit être créée par la Banque d’Algérie. A la
quelle, tout organisme bancaire ou financier doit adhérer. Actuellement cet organe est
constitué par l’Association des Banques et Etablissements Financiers (A.B.E.F), l’objectif de
sa création est double : d’une part, est la représentation des intérêts communs de ses membres
auprès des pouvoir publics ; d’autre part, est l’information et la sensibilisation de ses
adhérents et le public2.
L’Association des Banques et Etablissement Financiers (A.B.E.F) a pour mission,
d’étudier les questions liées à l’organisation de la profession bancaire telles que :
- L’amélioration des techniques de banques et de crédit ;
- La stimulation de la concurrence ;
- L’introduction de nouvelles technologies ;
- La formation du personnel ;
- Les relations avec les représentants des employés.
Les statuts de l’A.B.E.F, ainsi que toute modification de ses derniers, sont soumis à
l’approbation du conseil de la Monnaie et du Crédit (C.M.C).
2.2.1.7 La société de garantie de dépôt
La loi 90-10 stipule l’obligation faite aux banques d’adhérer à cette institution et cela
en leur exigeant un compte bloqué auprès de la banque centrale, cette réserve calculée soit sur
l’ensemble de leur placements, est nommé réserve obligatoire et d’après l’article 93 de la
même loi, le taux de cette réserve ne peut dépasser 28% des montants servant à la base de
calcul ; ceci est applicable sur les banques et les établissements financiers. L’objectif principal
de cette société de garantie est la protection des déposants leur permettant de bénéficier d’une
indemnisation dans le cas de faillite de la banque et la cessation de paiement de cette
dernière3.
1
BENHALIMA,A. Op, cit p.34
2
MADOUCHE, Y. Op cit. p.202-203.
3
BENHALIMA, A, Op. cit p.35.
38
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- L’accord de confirmation, d’une durée de 12 mois, qui a été conclu en Avril 1994,
cet accord a été accompagné d’un accord de rééchelonnement ;
1
SADEG, A. Op cit. p.37.
2
Ibid, p.38.
39
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- L’accord appuyé par un mécanisme élargi de crédit et a été passé en Mai 1995. Il est
d’une durée de trois ans.
Avec ces deux accords, l’Algérie va opter pour une nouvelle économie qui est
« l’économie de marché » laissant ainsi le gradualisme des réformes et l’aménagement d’une
transition maitrisée, comme prévu par le programme triennal élaboré en 1992.
Durant toute cette période 1994-1998, l’Algérie va procéder à différents changements
concernant entre autres la politique budgétaire et celle du taux de change.
2.3.3 Le système bancaire de 1999 à 2001
Après l’ajustement structurel, l’économie algérienne a connu une véritable dégradation
qui ne favorise pas le passage à l’économie de marché. A partir de 1998, l’Algérie se
retrouvait dans l’obligation de révéler des défis pour améliorer la vie économique et sociale
de pays. Pour ce faire l’Algérie procède aux réformes suivantes1 :
- La transformation et l’adaptation du rôle de l’Etat pour qu’il assume ses missions
régaliennes et son rôle de régulateur dans une économie de marché ;
- La sauvegarde, d’abord, et le développement, en suite, de l’outil de production
relevant, à l’achèvement du programme d’ajustement structurel, du secteur public
économique ;
- La mise en place des conditions nécessaires pour soulager l’entreprise algérienne des
chocs extérieurs et prépare son intégration dans la mondialisation ;
- Le déblocage du système bancaire, qui demeure au centre de la réforme économique
et sa transformation pour en faire un outil au service du développement.
- Le développement du marché de capitaux pour en faire un puissant levier dans le
financement de l’économie et dans la transition d’une économie d’endettement en une
économie de marché.
1
TAHRAOUI, M. Op cit, p.21.
40
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
L’Algérie est à partir de 2001, entrée dans une phase de croissance continue, avec un
taux moyen de croissance de 3% en 2003. La croissance du PIB est estimée pour 2003 à
6,80%. Mais la question critique de la structure de l’économie algérienne est la forte
dépendance de la production des hydrocarbures, surtout du gaz. En effet, l’Algérie est le
cinquième pays exportateur mondial de gaz naturel et le pétrole. Le principal marché des
exportations algériennes est l’UE : deux pipe-line, lient l’Algérie à l’Europe, l’un à l’Espagne
à travers le Maroc, et l’autre à l’Italie à travers la Tunisie, il y a aussi en construction un autre
pipe-line qui devra joindre l’Algérie au reste de l’Afrique à travers la Nigeria. Une
conjoncture favorable des prix de pétrole a permis depuis 2000 au gouvernement algérien de
dégager de substantiels excédents monétaires et financiers. En effet, 62,90% des revenus
totaux des finances publiques algériennes en 2002 dépendaient du pétrole1.
La loi 90- 10 du 14 avril 1990 est modifiée par l’ordonnance 03-11 du 26 aout 2003
relative à la monnaie et au crédit. Cette dernière est abrogée par l’ordonnance n° 10-04 du 26
aout 2010.
Ces aménagements ont été introduits sans pour autant touché à l’autonomie de la BA,
dans le but de rehausser l’influence de l’exécutif dans la prise de décision sur la politique
monétaire du pays. Afin de concrétiser ce but, l’ordonnance 01-01 du 27/02/2001 modifiant et
complétant la loi 90-10 a été créée, scindant le conseil de la monnaie et du crédit en deux
organes : le premier est constitué du conseil d’administration, chargé de l’administration et de
l’organisation de la BA. Le second organe constitué par le conseil de la monnaie et du crédit,
joue le rôle monétaire de l’autorité monétaire. Il est composé de sept membres dont trois sont
nommés par un décret présidentiel, alors qu’il était au nombre de quatre dans la loi 90-10.
Cette nouvelle composition, tout en maintenant le principe d’indépendance de la BA, a
atténué les déséquilibres en faveur de l’exécutif2.
En 2003, le système bancaire algérien a été marqué par la faillite des deux banques
privées, il s’agit de la banque EL KHALIFA et la Banque pour le Commerce et l’Industrie
1
ZOURDANI, S. Le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA, mémoire de
Magister, UMMTO, Tizi-Ouzou, 2012, p.13.
2
TAHRAOUI, M, Op cit, p.21.
41
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
d’Algérie (B.C.I.A). Face à cette situation, les pouvoirs publics ont procédés à la refonte de la
loi sur la monnaie et le crédit, cela pour éviter (prévenir) ce genre de scandales financiers de
se produire à l’avenir.
Dans le cadre de cette nouvelle loi, de nombreuses conditions été exigées par le
législateur. Ce dernier a toutefois conditionné le succès de cette ordonnance par la réunion de
trois (03) facteurs, à savoir2 :
- L’existence chez les acteurs de la place des systèmes d’information performants assis
sur des supports techniques de transmission de l’information fiable, rapides et
sécurisés ;
En revanche, les conditions liées au succès de cette nouvelle ordonnance ne sont pas
vérifiées. D’une part, en raison des limites de notre système d’information et le
fonctionnement de notre système bancaire, qui ont accusées du retard par rapport aux
systèmes bancaires des pays développés et pays émergents, cela dans l’exploitation des
nouvelles technologies d’information et de communication. Et d’autre part, les compétences
de ressources humaines bancaires en Algérie, restent insuffisantes face au nouveau contexte
de notre économie qui s’ouvre à l’économie de marché3.
1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.199.
2
ZOURDANI, S. Op cit, p.13.
3
Ibid, p.14.
42
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Etablir un cadre juridique unique est une garantie pour l’égalité des conditions de la
concurrence et de sécurité des opérations.
A cet effet, l’ordonnance n° 03/11 du 26 Aout 2003 stipule que les banques et les
établissements financiers soient constitués sous forme des sociétés par action (SPA), sur la
base d’un dossier complémentaire une enquête relative au respect des dispositions de
l’ordonnance 03/11 du 26 Aout 2003. Le conseil de la monnaie et du crédit apprécié
également l’opportunité pour ces organismes de rendre la forme d’une mutualité.
1
KPMG, Op cit, p.10.
2
Idem.p.10.
43
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Sous l’égide de la loi 90-10, le contrôle bancaire était confié à deux autorités
indépendantes dont la commission centrale qui se voyait accomplie quasiment les mêmes
missions de contrôle. Cette dualité de contrôle a été désormais avec l’ordonnance 03-11, et
seule la commission bancaire est à présent en charge de la supervision et se dote d’un statut de
juridiction.
Cependant, elle est considérée comme autorité administrative, dans les autres matières,
indépendante, sans personnalité juridique et sans patrimoine propre. De plus, la commission
bancaire est dotée d’un secrétariat général qui devient ainsi un organe de la loi, ce qui
renforcera inéluctablement son action et ses activités liées au contrôle3.
Des mesures ont été introduites visant au renforcement du contrôle des banques et des
établissements financiers, à la protection de la clientèle et à la qualité des prestations
bancaires, notamment en renforçant les obligations des banques primaires vis-à-vis de leurs
clients ou encore en affirmant le principe du droit au compte4.
1
KPMG, Op cit, p.27.
2
Ibid, p.34.
3
Ibid, p.12.
44
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
1
KPMG, Op cit, p.12.
45
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
à l’étranger par les opérateurs économiques de droit algérien. Ce règlement est publié sous le
numéro 14-04 au journal officiel de la république algérienne n°63 du 22 octobre 20141.
Le règlement 14-04 a pour encrage légal l’article 126 de l’ordonnance 03-11 du 26
aout 2003, modifiée et complétée, relative à la monnaie et au crédit, qui institue la possibilité
d’investissement direct à l’étranger lorsque cet investissement est complémentaire à l’activité
de production de biens et de services de l’opérateur concerné et qui soumet le transfert de
capitaux à l’étranger pour le financement de cet investissement à autorisation préalable du
conseil de la monnaie et du crédit (CMC)2.
L’institution de cette possibilité d’investissement direct à l’étranger reflète la
reconnaissance de l’apport potentiel de ce type d’investissement à l’économie nationale,
notamment en termes d’acquisition de savoir-faire et de gains de productivité. Dans cet esprit,
le CMC avait adopté, en date du 20 février 2002, le règlement 2002-01 pour fixer les
conditions de constitution du dossier de demande d’autorisation en la matière.
Le règlement 14-04 abroge le règlement 2002-01 et met en place un cadre explicite et
exhaustif de prise en charge ordonnée de cet important volet pour l’économie nationale ; cette
prise en charge tenant compte des préoccupations de viabilité de la balance des paiements. A
cet effet, le règlement 14-04 :
-Cerne la nature de l’investissement à l’étranger projeté, à savoir la création de société
ou de succursale, la prise de participation dans des sociétés existantes ou l’ouverture de
bureau de représentation ;
-Définit les conditions d’éligibilité à examen par le CMC de la demande d’autorisation
de transfert de capitaux au titre dudit investissement, notamment3 :
o la nécessaire complémentarité entre l’investissement à l’étranger projeté et
l’activité, en Algérie, de production de biens et de services ;
o la nécessite pour l’opérateur concerné de disposer de ressources propres en
monnaie nationale suffisantes pour financer l’investissement projeté ;
o la contribution régulière de l’activité de production de biens et de services, en
Algérie, aux exportations ;
- Précise les éléments constitutifs du dossier en appui à la demande d’autorisation à
présenter au CMC ;
1
Communiqué de la banque d’Algérie. (En ligne) disponible sur : www.bank-of-
algeria.dz/html//communique.htm//COM29122014. (Consulté le 08/09/2016)
2
Idem.
3
Idem.
46
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- Précise les limites maximales des montants à transférer, modulables en fonction des
recettes d’exportation de l’opérateur et de la nature de l’investissement ; et rappelle les
obligations légales et réglementaires à respecter par l’opérateur lorsque ladite autorisation est
accordée par le CMC et l’investissement en question réalisé, notamment l’obligation de
fournir des états financiers annuels dûment certifiés et l’obligation de rapatriement des
revenus et, le cas échéant, du produit de l’opération de désinvestissement.
Le marché de change est toujours en fluctuation et varie à chaque fois en suivant les
événements et aussi selon la solidité d’une économie. Le mois de janvier 2015, le dinar
algérien, suite à la baisse du prix du baril de pétrole a connu une dévaluation afin d’être
compatible avec l’économie nationale.
Le fonds monétaire international (FMI) estime que le dinar est toujours surévalué de
près de 20%. Il situe sa valeur réelle autour de 140 dinars pour un euro.
Une dévaluation qui arrive jusqu’à 20% ne passe pas sans effets sur une économie
quelconque. La dévaluation du dinar algérien en janvier 2015 aura des effets beaucoup plus
négatifs sur l’économie nationale. Les effets sont 1 :
1
Article du journal liberté (en ligne) disponible sur www.liberté-algerie.com/actualité/les impacts-de-la-
dévaluattion-du-dinar-algérien-196652 ( consulté le 07/09/2016).
47
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- Deuxième impact qui sera palpable pour tous les produits importés (et certainement
sur le cours de la devise sur le marché parallèle), l’on devrait assister à une poussée
inflationniste, à travers les différentes lois de finances 2008-2013 : pérenniser la
politique de l’Etat en matière de subvention des prix des produits de large
consommation comme les céréales, l’eau et le lait, l’électricité et le carburant (un des
prix les plus subventionné dans le monde) sinon le taux d’inflation officiel dépasserait
les 10/15%.
D’une manière générale, les investisseurs tant étrangers que locaux se méfient d’une
monnaie administrée faible qui fluctue continuellement, faussant toutes leurs prévisions et les
poussant non vers les secteurs productifs mais vers la sphère marchande.
1
KPMG, Op cit, p.128-129.
48
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
- Arab Banking Corporation Algeria, une filiale contrôlée à 70% par le groupe ABC de
Bahrein, 10% par la SFI (BIRD), 10% par la Société Arabe d’Investissement (Jeddah),
et 10% par des Investisseurs nationaux.
- Société Générale Algérie, une filiale contrôlée à 100% par la Société Générale
(France).
- Natixis Al Amana Algérie, une filiale du groupe Natixis France (Paris).
- Arab Bank Algéria Plc, une succursale de l’Arab Bank de Amman (Jordanie).
- La Banque Nationale de Paris (Paribas) El Djazair, filiale à 100% du groupe français
BNP Paribas.
- La Trust Bank Algérie, mixage de capitaux privés internationaux et nationaux.
- Arab Leasing Algérie, établissement spécialisé dans le leasing, filiale d’Arab Bank
Corporation Algérie et de la CNEP.
- The Housing Trade and Finance (filiale de la banque jordanienne The Housing Bank
for Trade & Finance.
- Gulf Bank Algérie (banque) contrôlée par la Gulf Bank appurtenant au groupe
koweitien KIPCO.
- CETELEM (établissement financier, filiale du groupe BNP Paribas).
- Maghreb Leasing (établissement financier à capitaux tunisiens et investisseurs
Souverains).
- Fransbank El Djazair (fliale de la banque libanaise Fransabank et du groupe CMA
CGM).
- Calyon Algérie (filiale du groupe français Crédit Agricole).
- HSBC Algeria (filiale de HSBC France).
- Al Salam Bank Algeria (banque à capitaux émiratis).
- El Djazair Idjar – Spa (établissement financier à capitaux mixtes entre la Banque
Extérieure d’Algérie (BEA) et Banco Espirito Santo (BES).
Pour les bureaux de représentation sont en nombre de cinq (05) :
- Banco Sabadell (Espagne) ;
- British Arab Commercial Bank (Grande Bretagne) ;
- Crédit Industriel et Commercial (France) ;
- Monte Pashi de Sienne (Italie) ;
- Union des Banques Arabes et Françaises (France).
49
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
BNA
BADR
BEA
Marché monétaire
CPA
Marché interbancaire des changes
BDL
Natixis Algérie
Trust bank
Etablissement financiers:
Gulf bank
SRH
Bureaux de représentation :
Arab bank PLC (succursale)
Sofinance
The housing and trade finance MPS (Italie)
ALC
Fransabank UBAF (France)
Cetelem
Calyon BACB (GB)
HSBC (succursale) Maghreb leasing
Banco Sabadell (Espagne)
Al salam bank CNMA
CIC (France)
Source : KPMG/Guide des banques et des établissements financiers en Algérie. Edition 2012, format
PDF, Disponible sur : http://www.kpmg.com/DZ /fr/IssuesAndInsights/Publications/Documents/Guide-
des-banques-Algérie-2012.pdf.p.13., p.32.
50
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes
Conclusion
La mise en place d’un système bancaire national a été l’une des premières priorités du
gouvernement Algérien, dès son accession à l’indépendance en procédant à la création d’un
institut d’émission et la nationalisation des banques privées coloniales.
La loi sur la monnaie et le crédit promulguée en avril 1990 prévoyait un tout nouveau
dispositif législatif de soutien aux réformes engagées sur tous les plans dès 1980. Il s’agissait
d’un passage à une seconde époque, celle de l’économie de marché.
L’un des points figurant dans cette loi, était le désengagement définitif de l’Etat et la fin
de l’ingérence administrative dans le secteur financier en réhabilitant le rôle de la Banque
Centrale dans la gestion de la monnaie et du crédit.
51
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Introduction
L'environnement économique algérien a été marqué par la multiplication des petites et
moyennes entreprises (PME) qui ont réussi, tant bien que mal, à s'imposer comme étant l'une
des forces principales du développement économique du pays. Cette mutation de l'économie
algérienne a entraîné un développement important des PME.1
En Algérie, l’intérêt pour les PME apparaît au début des années 90 à la suite des
réformes économiques libérales. Le principe de la liberté d’investir est consacré par la loi.
La promulgation de la loi relative à la monnaie et au crédit de 1990 et la levée progressive du
monopole de l’Etat sur le commerce extérieur ont permis de réunir les conditions objectives
propices au développement de l’investissement et des PME en Algérie.
L’orientation en faveur des PME est apparue comme une alternative à la relance des
investissements et à l’essoufflement du modèle d’industrialisation de base en Algérie attesté
par l’effondrement du secteur public économique.2
Dans ce présent chapitre nous allons présenter des généralités sur les PME (section1),
ensuite les PME en Algérie dans la deuxième section et dans la dernière leur financement.
1
MOUMOU.O, les déterminants et les obstacles à la l’internationalisation des PME familiales algériennes,
Faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion, Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
P.1.
2
KERZABI.A, SAIDANI.M: La taille des PME Algériennes : Une explication par les coûts de transaction,
Université de Tlemcen.
53
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
LEVRATTO. N, les PME : définition, rôle économique et politiques publiques, 1re édition, Edition Boeck,
Bruxelles; 2009.
2
MERZOUK.F, PME et compétitivité en Algérie, Université de Bouira,
3
Bulletin de veille 25 /02/2012, Mise à niveau PME, Ministère de l’industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise
et de la Promotion de l’investissement.
54
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
L’effectif et le chiffre d’affaire annuel ou le total du bilan annuel, sont les différents
critères1 : selon la commission dans la recommandation (N° 2003/306/CE)2, sont considérées
comme PME, les entreprises dont les critères de définition sont présentés dans le tableau ci-
dessous:
Tableau N°1: les critères de définition des PME (selon commission européenne en 2006)3
Catégorie Effectifs4 : Chiffre d’affaire5 annuel Total du bilan annuel
d’entreprise unité de
travail par an
Moyenne < 250 ≤ 50 millions d’euros ≤ 43millions d’euros
(40 millions d’euros en 1996) (27 millions d’euros en 1996)
Petite < 50 ≤ 10 millions d’euros ≤ 10 millions d’euros
(7 millions d’euros en 1996) (5 millions d’euros en 1996)
Micro < 10 ≤ 2 millions d’euros ≤ 2millions d’euros
(non défini auparavant) (non défini auparavant)
Source: commission européenne (2006)
1.2 Typologie des PME
Les définitions des PME peuvent se subdiviser en deux approches distinctes selon les
critères de référence utilisés : d’une part, les définitions se basant sur des critères endogènes à
l’entreprise tels que la dimension humaine, le chiffre d’affaires, et d’autre part, celles utilisant
des critères exogènes à cette dernière comme le secteur d’activité et la forme juridique
1.2.1 Approche de délimitation des PME à base de critères endogènes à l’entreprise
De cette approche de délimitation du concept PME à base de critères endogènes à
l’entreprise, naissent deux sous approches : une approche quantitative, et une approche
qualitative.
1.2.1.1 L’approche quantitative
L’approche quantitative dite aussi descriptive, se refuse de pénétrer à l’intérieur de la
boite noire, ainsi, elle ne tient compte que des éléments les plus apparents de l’entreprise.
1
CHARONT.C. La nouvelle définition des PME. Chambre de commerce, d’industrie et de service de la Moselle,
Service Info Eco Fichier & Tic, Relais EIC 289 21/07/2006, P2.
2
Recommandation (N° 2003/301/CE) de commission Européenne, du 6 mai 2003, concernant la définition des
micros, petites et moyenne entreprises, journal officiel 124 du 20/05/2003.
3
Commission Européenne, La nouvelle définition des PME : Guide de l’utilisateur et modèle de déclaration,
Entreprise et Industrie. Publication, 2006, p14.
4
Effectifs : salariés, associés exerçant une activité régulière au sein de l’entreprise, propriétaires, personnes
considérées par l’Etat comme salariés.
5
Chiffre d’affaire annuel : bénéfices (= ventes après le paiement de toutes les charges) hors taxes.
Ce concept de boite noire représente un concept cher aux théoriciens classiques et néoclassiques. Utilisé par ces
derniers pour décrire la firme, qui ne représente pour eux qu’un point dans l’espace réduite à un agent mécanique
dont la fonction principale consiste à produire des biens et/ou services et dont l’organisation n’a pas été prise en
considération.
55
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Elle se base sur un ensemble des critères qui, dans leur ensemble mesurables et
quantifiables à savoir :
- Le nombre d’effectifs employés;
- Le chiffre d’affaires;
- Le montant du capital social engagé.
A. Le nombre d’effectifs employés
La prise en considération de ce critère permet la distinction entre trois catégories
d’entreprises1, il s’agit :
- Des ‘’toutes petites entreprises’’, qui sont toutes les unités employant moins de dix
(10) salariés ;
- Des entreprises dont le nombre de travailleurs varie entre dix (10) et quarante-neuf
(49) employés et qui sont identifiées par ‘’petites entreprises’’;
- Celles employant de cinquante (50) à cinq cent (500) employés, ces entreprises sont
considérées comme de ‘’moyennes entreprises’’.
Bien que ce nombre d’effectifs employés présente un intérêt certain, sa généralisation
ne peut pas dépasser le cadre d’un secteur.
En effet, passant d’un secteur à un autre, et tenant le même nombre d’effectifs, une
entreprise peut être vue dans un secteur comme étant ‘’grande’’ mais dans un autre comme
étant ‘’petite’’. Rien n’empêche que le nombre d’effectifs employés reste le critère le plus
couramment utilisé.
B. Le chiffre d’affaires
Tout comme le nombre d’effectifs employés, et correspondant au total des ventes, le
chiffre d’affaire reflétant l’importance économique relative d’une entreprise, est pris en
considération pour une définition plus appropriée et plus significative de la PME2.
Selon la Small Business Administration, est considérée comme PME, toute
entreprise ne dépassant pas les limites suivantes, qui peuvent encore varier suivant le sous-
secteur à l’intérieur du groupe sectoriel décrit dans le tableau suivant :
1
WTTERWULGHE, R : «La PME une entreprise humaine», Edition De Boeck, Paris, 1998, p.23-26.
2
P.A. Julien: «Les PME bilan et perspectives». Edition Economica, Paris, 1997.
La Small Business Administration est la structure publique américaine qui appuie la création d’entreprise aux
Etats-Unis depuis 1953. Elle veille également à protéger les intérêts des petites entreprises en préservant la libre
concurrence ainsi une partie des marchés publics est réservés aux petites entreprises.
56
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Extraction Travailleurs occupés ou Moins de 500 ou moins de 5 millions de $ selon les sous-
Recettes maximales annuelles secteurs
Services Travailleurs occupés ou De 500 à 1500 ou de 3.5 à 21.5millions de $, selon les sous-
Recettes maximales annuelles secteurs
Source: WTTERWULGHE, R, La PME une entreprise humaine, Ed. De Boeck, Paris, 1998, p.26
On ne peut ignorer l’intérêt que présente le chiffre d’affaire reflétant l’importance
relative d’une entreprise, notamment lorsqu’il est combiné avec celui de l’effectif employé.
Toutefois, le chiffre d’affaires ; peut varier passablement selon les branches industrielles en
croissance ou à large marché par rapport à celle qui ont un marché étroit.
De plus, il est peut être manipulé pour des raisons fiscales.
C. Autres critères quantitatifs :
Les tentatives visant plus de finesse dans la délimitation de concept de la PME ont
tenté d’introduire d’autres critères quantitatifs : le profit brut, la valeur ajoutée, le profit net
unitaire, le capital social, le patrimoine net, la part de marché1.
1.2.1.2 L’approche qualitative
L’approche qualitative rejoint plus la réalité socio-économique par son caractère
descriptif. Les différentes définitions qualitatives de la PME mettent toutes l’accent sur la
relation de l’entreprise avec son environnement. Il s’agit d’une approche beaucoup plus
managériale et organisationnelle.
Elle correspond à une approche de contingence à laquelle, nous ne pouvons échapper,
qui sont les suivantes:2
1
WTTERWULGHE, R. Op.cit, P.25.
2
Ibid.P.15.
57
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
A. La dimension humaine
L’aspect humain lié à l’entreprise constitue un élément fondamental dans la définition
de celle-ci, la PME est « une unité de production ou de distribution, une unité de direction et
de gestion sous l’autorité d’un dirigeant entièrement responsable de l’entreprise dont il est
souvent propriétaire et qui est directement lié à la vie de l’entreprise»1.
Le chef d’entreprise est omniprésent dans ces approches descriptives, son rôle est
considéré comme déterminant dans la PME.
Toutefois, cette typologie à dimension humaine peut se retrouver chez les grandes
entreprises où nous pouvons voir encore des conglomérant appartenant à une famille ou
d’origine récente et reposant toujours sur des fondateur. Ces typologies ne semblent pas donc,
très opérationnelles voire intéressantes pour distinguer les petites entreprises entre elles et
c’est pour quoi elles ont été plus au moins abandonnées.
B. Le rapport Bolton
La définition du rapport Bolton repose sur trois critères2:
Le fait que l’entreprise soit dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée
«Participation à tous les aspects de la gestion »;
Une part de marché restreinte « manque de pouvoir réel sur l’environnement
économique» ces entreprises ont affaire à de nombreux concurrents, manque de
pouvoir réel sur l’environnement économique cela est clairement influencé par la
théorie de concurrence parfaite;
L’indépendance de la société.
C. Les approches multicritères
A côté de l’élément humain et le rapport Bolton, ces approches mettent aussi en exergue
diverses autres caractéristiques plus descriptives, utiles pour l’élaboration d’une définition
qualitative3:
- La petite et moyenne entreprise est identifiée systématiquement à un entrepreneur;
1
WTTERWULGHE, R. Op.cit, p.15
Bolton (rapport ou commission): Nom du professeur qui dirigea en 1971 l’une des plus vastes enquêtes jamais
menées en Europe. Cette enquête réalisée en Grande Bretagne fournit encore aujourd’hui les bases sur les quelle
se fondent les politiques britanniques d’aide et soutien aux PME.
Le rapport a été réalisé sous l’égide de BOLTON en (1971) le travail a été effectué en Grande Bretagne afin
d’étudier la diminution de la population des PME lors des « Golden Sixties ».
2
GANI.M. « Les PME-PMI comme acteurs de développement local: Cas de la willaya de Tizi-Ouzou ».
Mémoire de magister, économie publique locale et gestion et collectivité locale, Tizi-Ouzou: Université de
Mouloud MAMERI de Tizi-Ouzou, FSEGC, 2010, p. 47.
3
BOURI.S, SELHAMI.S, MAHIDA.H. A la découverte de la PME en Algérie. Colloque national: la réalité et
les perspectives du système comptable financier dans les PME algériennes, Université d'El Oued Faculté SEGC,
2013, p.1-11.
58
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1.2.2 Approches de délimitation des PME sur la base de critères exogènes à l’entreprise
Autres que les critères dits internes à l’entreprise, d’autres critères qualifiés
d’exogènes à cette dernière, permettent une classification des PME en catégories plus ou
moins homogènes, ils sont :
- Le caractère juridique de l’entreprise ;
- Le type d’activité ;
- Qualité du secteur d’activité.
1.2.2.1 Classification en fonction du caractère juridique
Les formes revêtues par les entreprises classées suivant le caractère juridique sont
diverses et variées. On distingue les entreprises privées, les entreprises publiques et les
entreprises coopératives.
A. Les entreprises privées
Les entreprises privées se caractérisent juridiquement par la propriété du capital qui
relève d’une famille, d’une personne ou d’une association de personnes. Cette typologie
permet la distinction suivante1 :
- L’Entreprise individuelle: sa constitution est facile, elle présente toutefois des
risques importants dans la mesure où il n’y a pas de séparation entre les biens de
l’entreprise et ceux du propriétaire.
- La Société au Nom Collectif (S.N.C):elle est composée d’un groupe d’associés;
tous responsables indéfiniment du passif social, c'est-à-dire, qu’ils sont tenus de
régler les dettes de la société à ses créanciers sur leur propre patrimoine,
indépendamment du montant de leurs apports.
- La Société à Responsabilité Limitée (SARL) : comme pour les associés de la
société anonyme, les associés d’une SARL sont responsables à concurrence de leurs
apports. L’incapacité, la faillite d’un associé n’entraîne pas la disparition de ce type
d’entreprise. Les parts sociales ne sont pas négociables et ne sont cessibles que sous
1
BERCHICHE. A. Typologies des sociétés commerciales : avantages et inconvénients. In mutation revue
trimestrielle, édition CNCA, 1999, P. 39-44
59
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
certaines conditions très strictes; ce qui les rapproche des sociétés par intérêts. La
société à responsabilité limitée comporte au minimum deux associés et au maximum
cinquante.
- L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : une variante
particulière de la société à responsabilité limitée. Elle est constituée d’une seule
personne (physique ou morale) ; et permet à l’entrepreneur individuel de ne pas
engager la totalité de son patrimoine personnel.
En égard aux avantages que présentent les deux dernières formes d’entreprise en termes
de souplesse de fonctionnement et de simplicité dans la constitution et le transfert des parts
sociales, elles semblent être le choix de prédilection pour la création des PME.
B. Les entreprises publiques
Les entreprises publiques sont celles où tout ou partie du capital et du pouvoir de
décision appartient à une collectivité publique (Etat, collectivité locale.....) Ces entreprises
opérant dans des activités productives marchandes et dont le nombre tend aujourd’hui à se
réduire avec la mise en œuvre de programmes de privatisation, ont des objectifs variés en
fonction de leur situation. On distingue: 1
- Les régies: n’ayant pas de personnalité morale, elles sont gérées par des
fonctionnaires.
- Les établissements publics: ont une personnalité morale et un budget autonome.
Dirigés par un conseil d’administration et un directeur général, ces dits
établissements publics peuvent être des hôpitaux, universités, écoles et peuvent avoir
un caractère d’établissement public industriel ou commercial.
- Les sociétés nationales: apparues à la suite des nationalisations d’entreprises
privées, s’apparentent à des sociétés anonymes avec un seul actionnaire, l’Etat ;
dirigées par un conseil d’administration regroupant les représentants de l’Etat, des
usagers et des consommateurs et un PDG nommé par l’Etat parmi les membres du
conseil d’administration.
- Les sociétés d’économie mixte : sont des sociétés anonymes regroupant des
capitaux publics et privés.
1
LORRIAUX. J.P : Economie d’entreprise. Edition DUNOD, Paris1991. P33
60
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
BOUKROU.A. Op cit, p.20
2
Ibid. P.21
61
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
BOUKROU.A. Op.cit p.21.
2
Réaliser par le compte d’un seul donneur d’ordre, autrement dit, lorsque les 50% ou plus de la valeur de la
production sont saturées par un contrat de production pour le compte du donneur d’ordre. Il existe trois types de
sous-traitance : la sous-traitance de capacité, la sous-traitance de la spécialité et la sous-traitance d’intelligence.
62
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
- Une stratégie intuitive ou peu formalisée: Les grandes entreprises doivent préparer
des «plans» relatives précis des actions projetées afin que toute l’organisation puisse
s’y référer, dans les petites entreprises, le propriétaire-dirigeantes suffisamment
proche de ces employés clés pour leur expliquer au besoin tout chargement de
direction;
- Le système d’information interne peu complexe ou peu organisé: dans la PME
l’information circule et se diffuse facilement et rapidement grâce au contact direct et
le dialogue entre la direction et les employés, ce qui favorise le contrôle,
contrairement aux grandes entreprises qui doivent mettre sur pied tant un mécanisme
formel.
- Le système d’information externe modeste : Dans des entreprises artisanales les
propriétaires discute directement avec sa clientèle tant pour connaitre leurs besoins et
leurs gouts qu’a expliquer différentes aspects des couts des produits. 1
1
JULIEN.P, MARCHESNAY.M, La petite entreprise. Edition G. VERMETTE, Paris, 1988, p.57.
63
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
La PME
centralisation
de la gestion
Le système
d’information
interne peu complexe
La faible
ou peu organisé
spécialisation du
travail
Le système
d’information
externe modeste
Source : Elaboré par nous-même à partir des caractéristiques des PME selon
JULIEN.P.
64
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
MERZOUK.F,Op.cit, P, 2
65
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Une fiscalité lourde, une législation du travail rude et la fermeture du commerce extérieure,
telles étaient les principaux blocages de cette période pour l’émancipation de la PME privée.
C’est ainsi qu’un total de 594 PME a été réalisé durant cette période.1
2.1.2 La période 1982-1988
Durant cette période, de grandes réformes ont été amorcée sous toujours le système de
l’économie administrée. Les deux plans quinquennaux (1980/1984) et (1985/1989) sont
l’exemple de ces réformes entamées en faveur du secteur privé. Il y a eu parallèlement une
promulgation d’un nouveau cadre législatif et réglementaire relatif à l’investissement privé
(loi du 21/08/1982) qui a dicté un ensemble de mesures favorables aux PME telles que :
- Le droit de transfert nécessaire pour l’acquisition des équipements et dans certains cas
des matières premières ;
- L’accès aux autorisations globales d’importations (A.G.I) ainsi qu’au système des
importations sans paiement.
Ces mesures d’aides ont aboutis à la réalisation de plus de 775 projets de PME,
quoique cette période est caractérisée également par certains obstacles aux PME tels que :
- Le financement par les banques ne dépasse pas 30 % du montant total de
l’investissement ;
- Les montants investis sont limités à 30 millions de DA pour la société à responsabilité
limitée (SARL) ou par actions et 10 millions de DA pour l’entreprise individuelle ou
au nom collectif;
- L’interdiction de posséder plusieurs affaires. 2
2.1.3 La période 1988-2000
L’assouplissement de la législation a été graduellement entamé à partir de 1988 par la
loi 88-25 du 19/07/1988 qui a libéré le plafond de l’investissement privé et a ouvert à ce
dernier d’autres créneaux. De ce fait le nombre des PME privées est passé à 19 843
entreprises. L’autorisation aux investissements étrangers a été mise en place à partir de 1990
par la loi 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit, puis avec le décret n°91-37
de 19/02/1991 portant libération du commerce extérieur, le nombre d’entreprises privées a
atteint 22 382 entreprises en 1992.
1
GHARBI Samia, « Les PME/PMI en Algérie : Etat des lieux. » Cahiers du lab.RII: document du travail n° 238.
Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation Université du Littoral Côte d’Opale, mars 2011, p6.
2
MERZOUK.F, Op.cit, P.3
66
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
GHARBI.S, Op. cit, p.6
67
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
employant entre 1 à 250 personnes à plein temps pendant une année, dont le chiffre
d’affaire annuel n’excède pas 2 milliards de DA ou dont le total bilan n’excède pas 500
millions de DA, et qui respecte le critère d’indépendance. » 1
L’Algérie adopte en 2001 la définition de la PME retenue par l’Union Européenne,
fondée sur trois critères qui sont: les effectifs, le chiffre d’affaire et l’indépendance de
l’entreprise.
Une entreprise est indépendante si son capital ou les droits de vote ne sont pas détenus
à 25% et plus par une autre entreprise ou conjointement par plusieurs autres entreprises de
productions ne répondant pas elles même à la définition de PME. La classification retenue
permet, des lors, de distinguer les trois catégories, la moyennes, la petite et la micro
entreprise, ce qui permet, dès lors, la comparaison de la PME algériennes avec d’autres PME
dans le monde. 2
Le tableau suivant récapitule les caractéristiques de chaque type selon la taille de
l’entreprise.
Tableau N°3 : caractéristiques de chaque type d’entreprise selon la taille.
Entreprise Effectifs Chiffre d’affaires (D.A) Total bilan (D.A)
Très petite 1–9 < 20 millions < 10 millions
Petite 10 – 49 < 200 millions < 100 millions
Moyenne 50 – 250 200 millions - 2 milliards (100 -500) millions
Source: Loi d’orientation sur la promotion de la petite et moyenne entreprise; décembre 2001.
Au titre de la présente loi, il est entendu par:
A / Personnes employées: le nombre de personnes correspond au nombre d’unités de travail-
année (UTA), c’est-à-dire au nombre de salariés employés à temps plein pendant une année.
Le travail partiel ou le travail saisonnier étant des fractions d’Unité de Travail-Année.
L’année à prendre en considération est celle du dernier exercice comptable clôturé.
B / Seuils pour la détermination du chiffre d’affaires ou pour le total du bilan ceux afférents
au dernier exercice clôturé de douze mois.
C / Entreprise indépendante: l’entreprise dont le capital n’est pas détenu à 25% et plus par une
ou plusieurs autres entreprises ne correspondant pas à la définition de la PME.
1
Bulletin de veille 25 /02/2012, op.cit
2
SEKKAL .H, Forces et faiblesses de la petite et moyenne entreprise privée Algérienne dans le contexte des
réformes Economiques, Mémoire de Magister en sciences économiques option : Gestion, Université d’Oran;
2011-2012.
68
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Art. 5- La moyenne entreprise est définie comme une entreprise employant 50 à 250
personnes et dont le chiffre d’affaires est compris entre 200 millions et 02 milliards de dinars
ou dont le total du bilan annuel est compris entre 100 et 500 millions de dinars.
Art. 6- La petite entreprise est définie comme une entreprise employant de 10 à 49
personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 200 millions de dinars ou dont le
total du bilan annuel n’excède pas 100 millions de dinars.
Art. 7- La très petite entreprise (TPE), ou micro entreprise est une entreprise
employant de 01 à 09 employés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 20 millions de
dinars ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 10 millions de dinars.
2.2.2 Les caractéristiques des PME algériennes
Les PME jouent un rôle particulièrement important dans les économies en voie de
développement. Si elles sont appelées à jouer le même rôle que les PME des pays avancés et à
faire face aux mêmes contraintes, ou presque, celles des pays en développement subissent
plus que les autres la déficience de la qualité des capacités humaines et institutionnelles, avec
lesquelles elles évoluent et tardent à bénéficier des avantages qu’elles sont en légitimité
d’attendre des économies de marché et du commerce mondial.
On peut résumer les caractéristiques des PME des pays en développement et en transition
dans les points suivants1:
- La faible capacité des petites entreprises à faire entendre leur voix au stade de la
formulation de l’action gouvernementale et l’absence de dialogue institutionnalisé
entre les secteurs public et privé ;
- L’absence de législation adéquate sur les droits de propriété et des moyens pour la
faire respecter, qui compromet l’accès au crédit en particulier pour les femmes;
- L’existence des préjudices défavorables envers l’initiative privée, d’une prise de
distance et d’une méfiance réciproque entre le secteur privé et public ;
- La dominance des entreprises publiques dites nationales dans les secteurs stratégiques
et la prédominance du secteur public dans la promotion des exportations et des
investissements ;
- Le manque d’informations économiques et des données statistiques pertinentes,
actualisées sur les PME et les institutions de soutien ;
- Un nombre élevé des TPE dans le tissu des PME et le poids important du secteur
informel dans l’activité économique.
1
GABOUSSA, A. KORICH, Y. SI LEKHAL, K. Les PME en Algérie : « Etat des lieux, contraintes et
perspectives ». Revue des sociétés algériennes n°04/décembre 2013, p.37-57.
69
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
GABOUSSA, A. KORICH, Y. SI LEKHAL, K. Op cit, P.37-57.
2
BERRAH, K. BOURIF, M ; Op. cit.
70
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
71
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
En plus des dispositifs de création d’entreprises, les pouvoirs publics ont promulgué à
partir des années 2000 d’autres structures de suivi et d’appui au PME, que nous énumérons
dans les points suivants :
L’Agence National de Développement de la PME (ANDPME)
Elle est créée par le décret exécutif n ° 05- 165 du 3 mai 2005, elle est pour mission
principale, la mise en œuvre de la politique nationale de la promotion et de développement de
la petite et moyenne entreprise.
Le Fonds de Garantie des Crédits aux PME (FGAR)
Le FGAR est un organisme public sous tutelle du ministère de la petite et moyenne
entreprise et de l’artisanat, il est créé par décret exécutif n°373-02 du 11.11.2002 en
application de la loi d’orientation sur les PME.
Il est pour mission d’intervenir dans l’octroi de garanties en faveur des PME réalisant
des investissements en matière de création et extension d’entreprises, rénovation des
équipements et prise de participation. Il couvre un taux du solde du capital du crédit consenti
par la banque, ce pourcentage est établi pour chaque projet selon le coût et le risque et il est
plafonné à un maximum de 80% du crédit.
Le montant minimal de la garantie par projet est de 5 millions DA et le montant
maximal est de 50 millions DA, pour une durée maximale fixé à sept (07) ans pour un crédit
d'investissement classique et dix (10) ans pour un crédit-bail (leasing).
La Caisse de Garantie de Crédits d’Investissement (CGCI-PME)
Cette Caisse est créée par le décret présidentiel n°04-134 du 19 avril 2004, elle a pour
objet de garantir le remboursement d’emprunts bancaires contractés par les PME au titre du
financement d’investissements productifs de biens et de services portant sur la création et
l’extension ainsi que le renouvellement de l’équipement de l’entreprise. Le niveau maximum
de crédits éligibles à la garantie est de cinquante (50) millions de dinars.
Les pépinières d’entreprises et les centres de facilitations
Ce sont des structure d’accueil et de développement des entreprises naissantes, ayants
pour mission d’accompagner les nouveaux promoteurs jusqu’à maturation de leurs projets.
Dans le domaine du financement des entreprises, de nouveaux instruments financiers ont
été développés au cours de l’année 2006 et mis à la disposition des PME tels que :les fonds de
garanties de crédits spécifiques à des filières d’activités innovantes; les crédits à long terme
pour la restructuration de ces entreprises, destinés à l’achat d’appareils, d’équipements et de
l’immobilier; les crédits pour leur stabilité, leur permettant d’améliorer leurs fonctions
72
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
73
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
L'agressivité de l’environnement doit conduire la PME à mettre en place une "veille" pour
maintenir sa position dans son secteur d'activité. Cette "veille" peut être coûteuse à la PME.
La PME peut également rencontrer des problèmes de financement liés à son développement.
En effet, les banques sont souvent réticentes à accorder des crédits.
En cas d'évolution, la PME peut rencontrer des rigidités au changement. Dans une
PME, les salariés ont des évolutions de carrière (verticales et horizontales) moins importantes
que dans les grandes entreprises. Un changement pourrait les conduire à assumer des
nouvelles fonctions pour lesquelles ils ne sont pas formés et ainsi modifier le climat social.
La PME devra s'appuyer sur ses forces et limiter l'impact de ses faiblesses pour
déterminer la stratégie la mieux adaptée à son activité et à sa position dans l'environnement
économique1.
1
BOURI. S, SELHAMI.S, MAHIDA.H, Op.cit, p.7.
74
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
LORRIAUX, Jean-pierre. Economie de l’entreprise: Fonction-Structure-Environnement. Edition DUNOD,
Paris ; 1991, p. 233.
2
GILLET, R : finance d’entreprise, finance de marché, diagnostic financier.2éme édition, Edition DALOZ,
Paris 2003, p.171.
3
LUC, Bernet-rollande. Principes de technique bancaire, Edition DUNOD, Paris 2002, p.254.
75
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
BERKAL, S : les relations banque/entreprise publique : portées et limites (cas de la Banque Nationale
d’Algérie et l’entreprise Leader Meuble Taboukert). Mémoire de magister. Gestion des entreprises, FSEGC,
Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, 2012, p.11.
2
EDITH. Ginglinger. Gestion financière de l’entreprise. Edition MEMENTOS DALLOZ. Paris 1991, p.81.
76
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Selon VINCENT.F, «le microcrédit est à la mode. Conçu essentiellement comme une
facilité de paiement, les organismes d’aide internationale mais aussi les banques privées
l’utilisent pour en faire un moyen de financement du développement. Cependant, si ces crédits
servent effectivement d’outil de développement, ceci dépend de plusieurs facteurs: du
montant; il s’agit généralement de sommes entre 100 et 5000 Dollars, du taux d’intérêt
appliqué, du choix du bénéficiaire ciblé et de la forme de garantie choisie.»4
En Algérie, ce programme est mis en œuvre par les dispositifs tel que: ANSEJ,
CNAC, ANGEM,...etc.
1
MICHAEL, F. Les modes de financement des PME et TPE. Revue la commission et développement des
entreprises de la CCEF, Février-Mars 2013. P.6-11.
2
CHOINEL.A, ROUYER.G. Le marché financier: structure et acteurs. Edition revue banque, 8éme éd. Paris
2002, p.37.
Quand un agent économique réussit à épargner une partie de ses ressources, il a une capacité de financement,
qu’il peut utiliser soit pour son propre compte (acheter un bien) soit la mettre à la disposition d’autre agents
économiques.
Lorsque le financement d’un projet dépasse les ressources propres d’un agent économique, celui-ci doit faire
appel aux ressources épargnées ou créées par d’autres agents.
3
BOUZAR. Ch. Systèmes financiers: mutation financière et bancaire. EDITION EL-AMEL, Tizi-Ouzou 2010.
P.18.
4
MADOUCHE .Y, Op, cit. P, 124.
77
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
BOUYAKOUB. F, l’entreprise et le financement bancaires, CASBAH édition, Alger 2000, p.233-249.
78
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
La facilité de C’est un crédit qui permet à une entreprise de Le montant maximum d’une entreprise de
caisse pallier de courts décalages entre ses recettes. pallier dépend du chiffre d’affaire mensuel de
l’entreprise. En général il représente 60 à 70%
de ce chiffre d’affaire.
Le découvert C’est un crédit qui permet à l’entreprise de faire Le montant du découvert est en fonction du
face temporairement à un besoin en fonds de chiffre d’affaire réalisé par l’entreprise, de sa
roulement dépassant les possibilités de son fonds de structure financière, de son activité et de la
roulement. confiance du banquier en ses dirigeants.
Le crédit relais C’est une forme de découvert qui permet Cette rentrée peu provenir, par exemple, d’une
d’anticiper une rentrée de fonds qui doit se produire augmentation de capital ou encore d’une
dans un délai déterminé et pour un montant précis. cession d’actifs.
L’avance sur C’est un crédit par caisse consenti contre remise de Le montant de l’avance ne dépasse pas,
factures factures visées par des administrations ou des généralement 70% du montant de chaque
entreprises publiques généralement domiciliées aux facture.
guichets de la banque prêteuse.
L’avance sur C’est un crédit par caisse consenti aux exportateurs Le montant de cette avance de dépasse pas,
créances nées à contre présentation des documents d’expédition. généralement 80% du montant de
l’exportation l’expédition.
La mobilisation Ce sont des crédits qui ont fait l’objet d’un accord Les billets représentatifs de ces crédits sont
des crédits à préalable de la banque d’Algérie et d’une susceptibles d’être négociés ou pris en pension
court terme souscription de billets à ordre. sur le marché monétaire.
L’avance sur C’est un crédit par caisse qui finance un stock, financement garanti par des
marchandises marchandises remises en gage au banquier.
Le financement des Un marché public est un contrat passé entre un entrepreneur et une administration
marchés publics publique pour la fourniture de biens ou l’exécution de travaux.
Le financement des Un marché privé est un contrat passé entre un entrepreneur et une société du secteur
marchés privés privé.
79
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Il peut être défini comme un engagement contacté par une banque au profit de tiers à la
demande d’un client : l’essentiel réside dans le prêt de signature.
80
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Le crédit d’investissement (ou crédit à moyen et long terme) finance festif immobilisé
du bilan. C’est avec ces immobilisations que l’entreprise réalise sa mission sociale.
Le remboursement de crédit d’investissement est assuré essentiellement par les résultats
dégagés par l’entreprise. La durée d’un crédit d’investissement, dites parfois crédits à moyen
terme est de deux à cinq ans. Au-delà commence le crédit d’investissement à long terme,
crédit qui ne dépasse que rarement vingt ans. 1
Le crédit à moyen terme d’investissement : on peut le distingué d’autres crédits
comme suit dans le tableau ci-dessous.
1
BOUYAKOUB.F, Op.cit p.251-253.
81
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
PME à créer de l’emploi, plus particulièrement par le secteur privé et les artisans1.
Le dynamisme économique est dû principalement à des investissements dans le
domaine de l’industrie, il se trouve devant plusieurs contraintes à savoir le manque de
ressources financières, coûts élevés, centralisation de l’industrie, etc... Pour surmonter ces
difficultés, il est judicieux de créer de petites filiales liées aux grandes entreprises, et faire
appel à la sous-traitance, cette opération permettra de construire plusieurs unités pouvant
répondre à la demande progressive de l’emploi, en créant des postes permanents à moindre
coût.
L’Algérie comme beaucoup d’autre pays, a pris conscience de l’importance des PME
et son apport important pour l’emploi, et a réalisé des parts considérables sur ce plan.
En plus de la création de l’emploi qui est un facteur très important dans la croissance et le
développement de l’économie on trouve aussi (la création de la valeur ajoutée et la
distribution des revenus)2, de plus la contribution au commerce international.
3.2.2 La création de la valeur ajoutée
La valeur ajoutée se mesure par la différence des biens qu’elle vend et ce qu’elle a dû
acheter pour produire ces ventes. En 1994, la valeur ajoutée du secteur public était de 6 174
milliards de dinars représentent 53,5 % du total national, alors que celle dégagé par le secteur
privé avec 1178 milliards de dinars soit 46,5 % du total national.
A partir de 1998, les parts respectives se sont inversées faisant passer en tête le secteur privé
avec 1178 milliards de dinars soit 53,6 % et 1019,8 milliards de dinars soit 46.4 % pour le
secteur public. Par ailleurs, Il est à noter que plus de 65 % de la valeur ajoutée et de l’emploi
des pays développés provient des PME.
3.2.3 La distribution des revenus
La valeur ajoutée créée par chaque PME recouvre l’ensemble des rémunérations des
services qui ont été rendus au cours du processus de production et au fonctionnement des
administrations. La valeur ajoutée servira à :
- Rémunérer les services, force de travail, capital, moyens financiers (il s’agira alors des
salariés, de dividendes ou d’intérêts).
- Contribuer au fonctionnement des administrations en particulier en versant des impôts.
Il est clair donc que l’entreprise quelle que soit sa taille, en créant de la valeur ajoutée et en
redistribuant ce surplus sous des formes diverses aux autres agents, remplit un rôle essentiel
dans l’activité d’un pays. Il faut aussi préciser que ses fonctions de nature strictement
1
GHARBI, S. Op cit, p. 1-14
2
Idem.
82
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
économique ne sont pas les seules que l’on attribue à cette catégorie d’entreprise, de plus en
plus, et du fait de son importance dans les sociétés modernes, d’autres missions lui sont
attribuées : sociales, humaines et culturelles…
3.2.4 Contribution au commerce international
Par manque de sources d’approvisionnement, et aussi par saturation du marché
national ou encore pour fuir à la concurrence, les PME recourent à un marché dit extérieur, et
ce, soit pour couvrir leurs besoins en matières premières ou bien pour vendre sur ce dernier.
Elles contribuent donc dans le commerce international. Selon les statistiques du ministre de la
PME et de l’artisanat, les importations du secteur privé ont atteint 4984 millions de dollars en
1998, l’équivalant de 53% de l’ensemble des importations constituant 9403 millions de
dollars. 1
La part des exportations dans l’économie reste très limitée, sachant qu’elle atteint les
115 millions de dollars, l’équivalent de 29.5% du total des exportations qui constituent 390
millions de dollars. Selon le ministre du PME, l’Algérie occupe, en matière d’exportations
réalisées par les PME, la 20ème place en Afrique.2
3.3 Les contraintes de création et développement des PME en Algérie
1
Benkhaldi. N, Halimi. W, Le sculptage de la PME dans un contexte de mutations récentes. Colloque
international sur les nécessités de la promotion des PME dans les pays arabes, 2003, p.1-15
2
BOUKROU.A, Op.cit, p.152.
3
BOUZAR.Ch : les PME/PMI en Algérie : contraintes, soutien Etatique et impact sur l’emploi, proposition de
communication; Thème 6 : Emploi et entreprenariat dans les pays en transition, format PDF disponible sur
www.ummto.dz/IMG/pdf/BOUZAR_Chabha.pdf.
83
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
84
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
85
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
86
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
1
BOUZAR.Ch, Op.cit
87
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie
Conclusion
A travers ce chapitre nous avons identifié, qu’il existe de nombreuses PME de forme
diverse dans le pays, de toute taille et dans des activités très variée. Les PME à un rôle
primordial dans l’économie d’un pays, notamment celui de développement de nouveaux
produits, de distribuer les revenus et de crée des emplois pour lutter contre le problème de
chômage.
C’est pour cette raison que les PME nécessitent des ressources importantes pour
réaliser les objectifs, vu que l’autofinancement seul ne couvre pas toutes ces dépenses, ainsi il
faut noter que la plus part des PME ont des obstacles et des difficultés d’accéder aux marchés
des capitaux, c’est pour cette raison qu’elles font recours ou financement bancaire. A cet effet,
les banques présentent une multitude de crédit aux entreprises pour répondre à leurs besoins.
Sans oublier le rôle que jouent les dispositifs de microcrédit (ANSEJ, CNAC,
ANGEM, etc.) dans le financement des PME. Donc, par rapport aux systèmes de financement
externe des PME à savoir: le crédit bancaire, le microcrédit (finance indirecte) et le marché
financier (finance directe), c’est les deux premiers qui sont existants et qui peuvent allouer les
ressources nécessaires aux PME dans le cadre de leur développement.1
1
MADOUCHE.Y, Op.Cit, P.319.
88
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Introduction
90
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°6,2004.
91
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°8,2005.
92
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Les PME privées : l’évolution a atteint 9,04% par rapport à l’exercice écoulé, la
population est passée de 225 449 en 2004 à 245 842 en 2005. Quant à l’effectif total qui
comprend aussi bien les salariés que leurs employeurs, il s’élève à 888 829 réparti en 642 987
salariés et le reste, soit 245 842 est constitué d’employeurs. La moyenne des salariés de ces
PME, elle se maintient à 2,61 salariés1.
Ces résultats représentent l’effort mené par l’Etat pour soutenir et promouvoir le
secteur des PME.
- Exercice 2006 :
Pour les PME privées : les PME privées déclarées auprès de la CNAS ont atteint, à la
fin de l’exercice, le nombre de 269 806 entités, soit une croissance annuelle nette de 23 964
PME, résultant de la création de 24 352 nouvelles entreprises, de la réactivation de 2 702
autres et la radiation de 3 090. La tendance de l’évolution des PME privées est toujours à la
hausse (9,75%), contrairement aux PME publiques.
Les effectifs employés s’élèvent à 708 136 salariés et 269 806 employeurs, soit un
total global de 977 932. La moyenne des salariés par PME demeure sans changement (2,62).
Pour les PME publiques : le nombre des PME a enregistré une baisse de l’ordre de
15,45% faisant passer le nombre de ces entreprises de 874 en 2005 à 739 en 2006. Quant à
l’effectif employé, il a aussi connu une baisse assez considérable de 9,75% pour atteindre
61,661 salariés alors que l’effectif de 2005 a affiché 76,23 salariés. Cette baisse est la
conséquence des plans de volet social portant sur les départs volontaires des salariés et des
privatisations des EPE publiques. L’effectif moyen par PME a chuté à 83,44 salariés2.
- Exercice 2007 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 24 140 entreprises, passant de 269 806 en 2006 à 293 946
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 8,95%. Cette évolution est la conséquence
de : 24 835 créations nouvelles, de : 2 481 réactivations et de : 3 176 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 771 067 en 2007 contre 708 136
en 2006, c’est-à-dire une évolution nette de 62 901 salariés, et une évolution relative de
8,88%. Le nombre d’employeurs a atteint 293 946 en 2007 contre 269 806 en 2006, soit une
évolution de 8,95%.
1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n °10, 2006.
2
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°12,2007.
93
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-
dire une baisse de l’ordre de 9,88% par rapport à 2006, faisant porter le nombre de 739 à 666
PME en 2007, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du
secteur public. La PME publique emploie en moyenne 82.80 salariés.
Entre 2006 et 2007, la compression des effectifs a touché 4 515 salariés, entrainant une
réduction de l’ordre de 7,9% des effectifs, suite à la disparition de 73 PME publiques1.
- Exercice 2008 :
Les PME publiques : elles ne représentent que 0,19% de l’ensemble des PME, c’est-à-
dire avec seulement 626 entreprises en 2008, alors que le nombre était de 666 PME, en 2007,
soit une disparition de 40 PME. Les effectifs ont aussi enregistré, en 2008, une baisse de
7,63% par rapport à 2007, et passe de 57 146 salariés en 2007 à 52 786 en 2008. L’effectif
moyen est de 84,32 salariés par PME.
Les PME privées : c’est toujours la même tendance, avec le passage de 293 946 PME,
en 2007, à 321 387 en 2008, dégageant ainsi une évolution appréciable de 9,34%, en 2008 par
rapport à 2007. L’évolution est due à la création de 27 950 nouvelles entreprises et 2 966
réactivations contre 3 475 radiations.
L’effectif de ces entreprises privées est passé de 771 037 salariés en 2007, à 841 060,
en 2008, et de 293 946 employeurs, en 2007, à 321 387 en 2008. L’effectif moyen par PME
demeure constant2.
- Exercice 2009 :
Les PME publiques : toujours en confirmant la tendance de baisse, elles sont passées
de 666 en 2008, à 591 en 2009, soit 75 nouvelles disparitions entrainant la perte de 1 151
postes d’emploi en 2009, faisant passer le nombre de salariés de 53 786, en 2008, à 51 635 en
2009. Ces PME, en 2009, emploient en moyenne 87,37 salariés.
Les PME privées, sont toujours en hausse et leur nombre passe de 321 387, en 2008, à
345 902 en 2009, soit une évolution de 7,63%.l’évolution de 24 515 entreprises est la
conséquence de 30 541 nouvelles entreprises et 3 866 réactivations contre 9 892 radiations.
Pour les emplois déclarés, ils passent de 841 060 salariés en 2008 à 908 046 en 2009, soit une
évolution de 7,96%.
L’effectif de ces entreprises privées est passé de 841 060 salariés, en 2008 à 908 046
en 2009 dégageant une évolution de près de 8%. L’effectif moyen se maintient au même
1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°14,2008.
2
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°16,2009.
94
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
niveau (1,69 salariés). Quant au nombre d’employeurs, il est passé de 321 387, en 2008, à 345
902, portant la progression à près de 7,63%1.
- Exercice 2010 :
Les PME publiques : en poursuivant la politique de désengagement de l’Etat de la
sphère économique, notamment par la privatisation des entités publiques ou leur disparition,
cela a engendré, encore une fois, la réduction de la population de ces PME pour atteindre 557
entreprises, en 2010, contre 591 en 2009, et ces PME ne représentent au fait que 0,15% de la
population totale des PME (publiques et privées).
Concernant les effectifs employés dans ces PME publiques, ils s’élèvent, en 2010, à 48
656 contre 51 635 salariés en 2009 causant une perte nette de 2 979 postes d’emploi. En
moyenne, les effectifs par PME avoisinent 87,35 salariés.
Les PME privées : elles enregistrent une évolution continue de l’ordre de 5,39%.
Faisant passer leur population de 587 494 entreprises, en 2009, à 618 515, en 2010, portant la
croissance nette à 23 417 entreprises. Les salariés employés s’élèvent à 958 515, en 2010,
contre 908 046 en 2009, et pour les employeurs, leur nombre passe de 586 903, en 2009 à 618
515 en 20102.
Le nombre de PME enregistrées en 2010 a augmenté par rapport à celui de 2009 et ça
grâce à la réforme engagée dans le secteur bancaire en 2010 et aux efforts fournis par les
pouvoirs publics dans ce domaine.
- Exercice 2011 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 40 222 entreprises, passant de 618 515 en 2010 à 658 737
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 6,5%. Cette évolution est la conséquence
de : 44 375 créations nouvelles, de : 5 392 réactivations et de : 9 189 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 1 017 374 en 2011 contre 958
515 en 2010, c’est-à-dire une évolution nette de 58 859 salariés, et une évolution relative de
6,14%. Le nombre d’employeurs a atteint 658 737 en 2011 contre 618 515 en 2010, soit une
évolution de 6,5%.
1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin d’information statistique n°
18,2010.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin d’information statistique
n°20,2011.
95
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Les PME publiques : elles passent de 557 à 572 PME en 2012, soit une évolution de
2,69%. Les salariés de ces PME s’élèvent à 48 086 en 2011 contre 48 656 en 2010, soit une
rétrogradation de 1,17%1.
Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur.
- Exercice 2012 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 52 538 entreprises, passant de 658 737 en 2011 à 711 275
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 7,98%. Cette évolution est la conséquence
de : 55 144 créations nouvelles, de : 5 876 réactivations et de : 8 482 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 108 9467 en 2012 contre 1 017
374 en 2011, c’est-à-dire une évolution nette de 72 093 salariés, et une évolution relative de
7,09%. Le nombre d’employeurs a atteint 711 275 en 2012 contre 658 737 en 2011, soit une
évolution de 7,98%.
Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-
dire une baisse de l’ordre de 2,62% par rapport à 2011, faisant porter le nombre de 572 à 557
PME en 2012, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du
secteur public. La PME publique emploie en moyenne 85,05 salariés (48 086 en 2011 ; 47
375 en 2012)2.
Ces résultats s’inscrivent dans la case des efforts fournis par le gouvernement algérien.
- Exercice 2013 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 36 112 entreprises, passant de 711 275 en 2012 à 747
387 PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 5,08%. Cette évolution est la
conséquence de : 34 811 créations nouvelles, de : 3 962 réactivations et de : 2 423 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 1 121 976 au premier semestre
2013 contre 1 089 467 en 2012, c’est-à-dire une évolution nette de 32 509 salariés, et une
évolution relative de 2,98%. Le nombre d’employeurs a atteint 747 387 au premier semestre
2013 contre 711 275 en 2012, soit une évolution de 5,07%.
1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique n°22,
2012.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique n°23,
2013.
96
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-dire une
baisse de l’ordre de 4,57% par rapport à 2012, faisant porter le nombre de 547 à 572 PME en
2013, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du secteur
public1.
Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur
- Exercice 2014 :
A fin 2014, la population globale des PME s’élève à 852 053 entités, Par rapport à
2013, les PME ont progressé de 9,54% soit une hausse de 74 237 entités.
Les PME privées : le nombre des PME privées créées en 2014 est de 76 551 PME, les
radiations ont touchées 9 585 PME privées, la réactivation d’activité a concerné 7 286 entités,
soit une croissance annuelle de 742 520 PME privées.
Les effectifs passent de 48 256 à 46 567 salariés, en fin 2014, les emplois cumulés dans les
PME s’élèvent à 2 157 232 salariés par rapport à 2013 il est à signaler une progression de
7,76%.2
Ces résultats s’inscrivent dans la case des efforts fournis par le gouvernement algérien.
- Exercice 2015 :
A la fin de l’année 2015, la population globale des PME s’élève à 934 569 entités.
Les PME publiques : les PME publiques représentent une part minime dans la
population globale des PME, leur nombre est de 532 PME durant l’année 2015 contre 542
durant l’année 2014 soit un recul de 1,84%. Baisse due essentiellement à la restructuration de
certains portefeuilles du secteur public marchand (SPM).Leur effectif passe de 46 567 en
2014 à 43 727 salariés en 2015.
Les PME privées : le nombre des PME privées à fin 2015 est de 934 037, les PME
privées se concentrent au niveau du secteur des services (le transport en particulier),
l’artisanat et le BTPH (le bâtiment en particulier)
Le nombre de PME privées créées durant l’année 2015 est de 84 223 PME, les
réactivations ont touché 6 949 PME, les radiations : 8 646 PME privées étaient radiées3.
1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°23, 2013.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°26, 2014.
3
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°28, mai 2016.
97
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur qui sont toujours en cours.
Section 2 : Présentation de l’organigramme d’accueil de la BNA
Notre intérêt sera focalisé à travers cette section à la présentation de l’une des banques
réputée commerciale, il s’agit de la Banque Nationale d’Algérie, nous allons essayer de
développer ses diverses missions, ainsi étaler son organisation qui constitue des subdivisions
chargées de prendre en compte les demandes de leurs clients.
2.1 Présentation de la Banque Nationale d’Algérie
Cet élément a pour but de donner un aperçu général sur l’historique de la Banque
Nationale d’Algérie et la position de client sur le marché de la banque.
2.1.1 Historique de la Banque Nationale d’Algérie
La Banque Nationale d'Algérie, première banque commerciale nationale créée le 13
juin 19661, suite à la réorganisation du système bancaire entamée en 1966 avec la
nationalisation des banques étrangères.
En 1982, la BNA est restructurée. Il est créé une nouvelle banque spécialisée qui aura pour
vocation principale la prise en charge du financement et de la promotion du monde rural 2.
Elle devient en 1988 (Loi n°88-01 du 12 janvier 1988),une entité juridique autonome,
dotée du statut d’entreprise publique économique,3qui s’oriente vers leur autonomie à des
implications incontestables sur l’organisation et les missions de la BNA, avec le retrait du
trésor des circuits financiers qui se traduit dans le nouveau système par l’absence de
centralisation de distribution des ressources par le trésor, la libre domiciliation des entreprises
auprès des banques et la non automaticité des financements.4
La loi n°90-10 du 14avril 1990 relative à la monnaie et au crédit quant à elle, pose une
refonte radicale du système bancaire en harmonie avec les nouvelles orientations
économiques du pays. Elle met en place des dispositions fondamentales dont le passage à
l’autonomie des entreprises publiques5.
1
Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Ordonnance no 66-178 du 13 juin 1966 portant création et
fixant les statuts de la Banque Nationale d’Algérie en ligne. Journal officiel, no 51, 14/ 06/1966, p. 1. Format
PDF. Disponible sur : http://41.221.27.114/JO6283/1966/051/Fp581.pdf.
2
La Banque Nationale d’Algérie. Une banque au passé riche, tournée vers l’avenir (en ligne). (2009). Disponible
sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
3
Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Loi no 88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises publiques économiques en ligne. Journal officiel, 13/01/1988, p. 18-19. Format PDF. Disponible sur
: http://prescriptor.info/file_download/160/Loi+d%27orientation+sur+les+entreprises+publiques.pdf
4
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
5
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
98
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Au plan interne, les reformes liées à ces deux textes fondamentaux ont donné lieu à
une Série d’actions multiformes, tant sur le plan institutionnel et organisationnel (mise en
place des organes statutaires et réorganisation des règles prudentielles, et assainissement du
portefeuille), que sur celui de la gestion sociale (entrée en régime de partenariat consacrée par
la convention collective et le règlement intérieur, en sus de l’enrichissement suivant des
instruments de gestion des ressources humaines).
Ces actions soutenues ainsi que la situation et les performances de l’institution ont fait,
par délibération du conseil de la monnaie et du crédit du 05 septembre 1995, que la BNA a été
la première à obtenir son agrément. Au mois de juin 2009, le capital de la BNA a été
augmenté. Il a été de 14.600 milliards de dinars à 41,600 milliards de dinars par l’émission de
27.000 nouvelles actions de 01millionde dinars chacune, souscrites et détenues par le trésor
public1.
2.1.2 Définition de la Banque Nationale d’Algérie
La Banque Nationale d’Algérie est une banque de détail. Elle exerce son activité dans
plusieurs régions de pays.
Cette banque commerciale, traditionnelle par ses produits et ses services, évolue dans
un contexte économique et financier favorable. Elle bénéficie d’une bonne image de marque
assise sur sa proximité relationnelle et son professionnalisme.
En effet, elle s’adresse aussi bien aux chefs d’entreprises, qu’aux professionnels et/ou
particuliers2.
La BNA à l’instar des autres banques, est considérée comme une personne morale qui
effectue, à titre de profession habituelle et principalement des opérations portant sur la
réception de fonds de public, des opérations de crédit ainsi que la mise à disposition de la
clientèle, des moyens de paiement et la gestion de ceux-ci3.
2.1.3 La position sur le marché de la Banque Nationale d’Algérie
Il est difficile de donner une part de marché exacte à cette banque. Le rapport de la
Banque Nationale d’Algérie de l’année 2005 affiche une proportion de 90,8% pour
l’ensemble des banques publiques qui activent sur la place bancaire.
La banque gère un portefeuille clients répartis entre particuliers, professionnels et
entreprises. L’effectif du réseau compte plus de 5720 personnes à la fin de 2006, réparti par
1
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
2
ZOURDANI, S, Op cit, p. 181.
3
Montage d’un dossier de crédits, (dossier intérieur de la banque).
99
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
site proportionnellement aux nombres d’agences, en trois grandes fonctions à savoir le front
office qui représente les guichetiers et l’accueil clientèle et le back office.1
Compte tenu de l’éclatement géographique et l’organisation de la concurrence, les opérations
bancaires des clients sont traitées partiellement sur chaque site, notamment pour les
entreprises.
Elle n’éprouve aucune difficulté dans le traitement de masse du marché des
particuliers, par contre, la monétique est peu développée à cause de la rareté des automates
qui sont DAB, concentrés sur les sites des agences, introuvable dans les nouvelles zones de
chalandise tels que les centres commerciaux et les stations-service...etc.2
2.2 L’organigramme général de la Banque Nationale d’Algérie
L’organigramme de la BNA peut s’arranger d’une certaine manière (le schéma n°4) où
nous pouvons la présenter comme suit:
2.2.1 Direction Générale
La structure rattachée à la Direction Générale est: La Secrétariat Générale, Inspection
Générale, Direction de l’Audit Interne, Direction de la Gestion des risques et Superviseur du
Contrôle Interne, qui a pour tâche la conception, l’organisation. Elle coordonne les efforts des
différentes directions et prendre des décisions.
Autrement dit la direction générale est responsable de l’exécution des directives de finance et
l’application des règles et procédures.
2.2.2 La succursale
Se compose de Division internationale, Division Exploitation et Action Commerciale,
Division des Systèmes d’Information, Division du Recouvrement des Etudes Juridiques et du
Contentieux, Division Engagement, Division Gestion Moyens Matériels et Ressources
Humaines et Division Financière. C’est l’organe intermédiaire entre les agences et les services
centraux, cette succursale a pour fonction principale le contrôle, la supervision et la
coordination du fonctionnement dans les agences qui lui rattaché.
2.2.3 L’agence
Est la cellule de base d’exploitation de la banque, elle devrait être en mesure de
satisfaire efficacement la clientèle grâce à ces structure d’accueil et de traitement.
1
ZOURDANI, S, Op cit, p.182.
2
ZOURDANI, S, Op cit, p.182
100
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Directeur général
Secrétariat général
Division Gestion
Division Division Division des Division du Division Division
Moyens Matériels
internationale Exploitation et Systèmes Recouvrement des Engagemen Financière
et
Action Commerciale d’Information Etudes Juridiques t
Ressources
et du Contentieux
Humaines
AGENCE
101
Source : Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
102
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
1
BELIMANE.S. Contrôle interne: finalité de l'audit interne. Etude de cas: audit du cycle de financement des
opérations Commerce extérieur par Crédit Documentaire  «Credoc » ; (BNA). Mémoire de magister.
Comptabilité et audit .Alger : Ecole supérieure de commerce Alger, 2012, p.30. Disponible sur:
http://www.memoireonline.com/01/13/6806/m_Contrle-interne-finalite-de-l-audit-interne-Etude-de-cas-auditdu-
cycle-de-financement-des-op34.html#toc74
2
Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou.
103
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Pour remplir sa mission, l’agence dispose d’un personnel de démarche destiné à visiter
la clientèle et dynamiser la fonction commerciale et d’un personnel qui assure la gestion
administrative et technique de l’agence1.
Comme toute autre banque commerciale, la BNA a pour objectif le financement de
l'économie.
Elle doit maximiser sa rentabilité en collectant des ressources financières auprès des
agents économiques pour une redistribution sous forme de crédits au profit du développement
de l'économie. C'est le rôle d'intermédiation financière.
2.3.2 Organisation d’une agence bancaire
L’agence est classée en fonction de niveau d’activité déployée, elle peut relever des
catégories suivantes:2
Agence principale;
Agence de première catégorie;
Agence de deuxième catégorie;
Agence de troisième catégorie.
Ces agences sont dirigées par un directeur et directeur adjoint, selon leur importance et
le nombre de clientèle géré, elles sont structurées soit en compartiment soit en services.
Notre travail consistera dans l’étude de la structure et l’organisation d’une agence de première
catégorie à savoir l’agence de Tizi-Ouzou, qui comprend cinq compartiments suivants:3
2.3.2.1 Le compartiment commercial et juridique
Il est dirigé par un chef de compartiment qui anime et coordonne les activités
commerciales et juridiques de l’agence, ce chef a pour missions la prospection, l’assistance, le
conseil de la clientèle et le suivi de leur comptes. Il assure par tous les moyens mis à sa
disposition. Le développement de son portefeuille commercial et aussi il analyse et suit
quotidiennement l’évolution de la collecte des ressources réalisées par l’agence.
Ce compartiment regroupe trois services à savoir:
- Service de gestion des fichiers clients et comptes: il comprend une section clients
et comptes et suspects et renseignements commerciaux.
- Services de gestion des placements et produits financiers: il regroupe la section
produites bancaires et les sections produites financiers.
- Service gestion juridique.
1
Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Idem.
3
Idem.
104
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
105
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
- Il synthétise des informations disponible sur le client (état des encours par client,
fonctionnement des différents comptes, renseignements commerciaux interne et
externe...);
- Il instruit les demandes de crédit de la clientèle, procède au montage des dossiers de
demande de crédit (la retranscription des bilans, calcul des ratios, rédaction de la
demande de crédit...).
Ce compartiment regroupe cellule d’étude et de gestion administrative des crédits,
service engagement par signature et services gestion des créances comprises.
2.3.2.5 Le compartiment contrôle comptable, informatique et gestion administrative
Il est dirigé par un chef de compartiment, supervisé par le directeur adjoint administratif
de l’agence qui coordonne ces activités, qui comprend:
La cellule contrôle comptable et fiscalité
Elle se charge de la vérification du journal des écritures comptables de chaque entité de
l’agence après un contrôle de validité des événements enregistrées dans la journée et veiller à
la correction de toutes les anomalies constatées, aussi elle assure la transmission à bonne date
des déclarations (TVA, IBS...).
Le correspondant informatique
Il veille au bon fonctionnement du matériel informatique, résoudre tous problèmes
concernant le fonctionnement et la mise en œuvre du système informatique de l’agence. Il se
charge aussi de l’introduction pour chaque utilisateur du système d’information, une sécurité
d’accès en liaison avec le directeur de l’agence et procéder à l’ouverture technique ainsi que
la fermeture du système et de l’ensemble de parc d’ordinateur de l’agence.
L’assistant administratif
Il veille sur la discipline générale au sein de l’agence et au respect du règlement intérieur
de la banque, élabore et suit le budget annuel de l’agence.
L’organisation de la BNA s’articule autour des structures centrales et du réseau de succursales
et agences, celle-ci entretiennent entre elles des relations fonctionnelles.
L’organisation de cette agence obéit à la stratégie de développement des activités de la
banque et à la politique commerciale.
106
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
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CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
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Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
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CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
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CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
hiérarchique pour être discuter au niveau de l’organe chargé de l’octroi des prêts, ce dernier
juge la recevabilité de la demande selon deux critères:
- Analyse individuelle: il s’agit d’analyser la demande.
- Analyse globale: il s’agit de prendre en considération l’impact de cette demande sur
l’activité crédit en particulier, et sur le SFD de manière générale.
Ce dernier critère permet aux SFD de faire ressortir les points faibles et forts du dossier
et ceux qui ont échappé aux analystes.
3.1.3 Condition d’accord d’un crédit
Trois possibilités peuvent découler de la décision du comité sur le dossier de prêt, la
première proposition est l’acceptation de la demande, la seconde est l’ajournement en cas
d’information manquante ou de dossier incomplet et la dernière proposition est le rejet.
Lorsque la décision de crédit est prise et les autorisations requises obtenues, il est important
de communiquer rapidement la réponse au requérant. Pour ce faire, il est recommandé de
réaliser un entretien de fermeture. Les points couverts au cours de cet entretien varieront bien
évidemment s’il s’agit d’un prêt refusé ou d’un prêt accepté.
Cette étude se réalise suivant certaines étapes ci-dessous:1
3.1.3.1 La visite du terrain
La visite du terrain est une étape importante dans la mesure où elle permet de confirmer
les informations données par le client. En effet, suite à l’entretien de l’étude de dossier de
crédit, le banquier doit se déplacer chez le client. Il procède à la vérification des informations
qui lui a fournies l’emprunteur, à une enquête de moralité du client auprès de ses voisins ou
des clients de son entreprise, ce qui permet au banquier de savoir si le client n’est pas endetté
et s’il n’a pas des engagements qui pourrait entraver le bon remboursement du crédit qui sera
mis à sa disposition.
3.1.3.2 Etude du dossier de crédit par le comité de crédit
A la suite de la visite du client, le banquier complète le dossier du client par des
informations collectées et le conduit auprès du comité de crédit pour validation. Le comité du
crédit a pour missions, d’étudier tous les dossiers de demande de crédit, prend la décision
d’accorder le prêt ou pas après d’être assuré que le dossier qui lui a été transmis est complet et
répond aux critères fixés par l’institution ou non.
Cette institution procédera à une analyse financière en trois phases:
1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou
110
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
111
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
le compte de l’intéressé. Cependant le banquier doit s’assurer que les sommes prêtées sont
utilisées aux fins prévues. Par ailleurs, un risque peut se procurer lors de l’octroi du crédit au
client, pour cela il ne faut pas ignorer sa gestion.
3.2 Analyse de l’évolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou 2010-
2016
La Banque Nationale d’Algérie se redéploie et entend investir dans le financement des
PME. Ainsi, la banque a consacré une enveloppe de près de 70 milliards de dinars pour le
financement des crédits au profit des PME pour l’année 20081.
En effet l’objectif de la banque en la matière est de satisfaire sa clientèle et avoir des
gains, et dans ce domaine, la mission de la BNA consiste à combiner et optimiser les produits
et services en faveur de la population, pour cela dans cette présente analyse, pour mieux
apporter des réponses à notre problématique qui est notre objet d’étude, nous essayerons
d’analyser l’évolution des PME par rapport au financement pour voir l’impact des nouvelles
réformes sur le financement des PME dans la BNA.
Suite aux chiffres avancés par le directeur de l’agence de Tizi-Ouzou, nous allons
présenter le tableau suivant :
Tableau N°10 : Evolution des PME financées par la BNA 2010-2016
Années Nombre de dossiers accordés Montants (DZD)
2010 551 997 551 220,17
2011 598 1 020 348 176,63
2012 623 1 210 774 000,75
2013 731 1 630 220 728,92
2014 926 2 176 934 274,44
2015 985 2 364 770 368,13
Septembre 2016 1019 2 751 713 311,51
En analysant le tableau ci-dessus nous distinguons que la BNA agence de Tizi-Ouzou avait
accordé2 :
1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
112
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Pour l’année 2010 : un nombre de 551 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant 997 551 220,17 de dinars.
Pour l’année 2011 : un nombre de 598 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant 1 020 348 176,63 de dinars.
Nous constatons que durant cette année y a une légère évolution de dossiers qui ont
été accordé aux PME. En effet, le nombre est passé de 551 à 598, une hausse de 47
dossiers accordés, soit un montant total de 227 96956,46 de dinars par rapport à l’année
précédente.
Pour l’année 2012 : un nombre de 623 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant de 1 210 774 000,75 de dinars.
Par rapport à l’année écoulée, nous remarquant une augmentation de 25 dossiers
accordés aux PME privées, soit un montant de 190 425 824,12 de dinars.
Pour l’année 2013 : un nombre de 731 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant de 1 630 220 728,92 de dinars.
En comparaison à l’année 2012, nous constatons une progression de 108 dossiers
accordés aux PME privées, soit un montant de 419 446 728,17 de dinars.
Pour l’année 2014 : un nombre de 926 dossiers accordés au financement des PME
privées, soit un montant de 2 176 934 274,44 de dinars.
Par rapport à l’année précédente nous constatons une évolution de 195 dossiers accordés
soit un montant de 546 713 545,52 de dinars.
Pour l’année 2015 : la BNA avait accordé 985 dossiers de crédits aux PME privées,
soit un montant de 2 364 770 368,13 de dinars.
Il est à signaler une progression de 59 dossiers accordés par rapport à l’année écoulée,
soit une différence de 187 836 093,69 dinars.
En septembre 2016 : la BNA avait accordé 1019 dossiers de crédits aux PME
privées, soit un montant de 2 751 713 311,51 dinars, une évolution de 34 dossiers
accordés par rapport à l’année 2015 soit un montant de 386 942 943,38 dinars.
113
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Schéma N°5 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016
Source : Etablie par nous-même selon les données du tableau plus haut.
114
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.
Conclusion
En 2001, les pouvoirs publics ont renforcé les dispositions relatives au développement
des investissements productifs par une nouvelle loi d’orientation sur la PME, visant la
promotion de l’entrepreneuriat (adoptée en mois de décembre). Ainsi le nombre des PME a
considérablement accru pour atteindre 934 037 PME en 2015, soit une évolution de 77,73%.
Nous relevons à travers ces statistiques que le secteur de la PME notamment privé a
entamé une phase de développement en enregistrant des performances positives, et ça n’est
que la suite de l’effet des réformes engagées pour ce secteur qui a bénéficié en 2003 de trois
nouveaux organismes de soutien à savoir la CNAC, l’ANGEM et la CGCI qui ont donné un
plus pour l’économie en dehors des hydrocarbures.
Après avoir fait une lecture des chiffres, et une analyse d’informations collectées, nous
observons une évolution assez importante des PME financées par la BNA d’une année à une
autre, en effet, comme nous l’avons citer ci-dessus, le nombre de dossiers ayant été financés
par la BNA, a passer de 551 en 2010 à 1019 en septembre 2016, Cette évolution est due à la
fois à la réforme engagée dans le secteur bancaire en 2010 qui porte la politique de
désengagement de l’Etat de la sphère économique, notamment par la privatisation des entités
publiques ou leur disparition, et les efforts fournit par les pouvoirs publics pour la promotion
de secteur des PME, ainsi que la politique interne à la BNA.
115
Conclusion générale
Par ailleurs, nous constatons à travers notre recherche, qu’en Algérie, l’entreprise peut
avoir deux sources de financements soit interne (l’autofinancement) ou externe comme le
système bancaire qui joue un rôle très important, du fait qu’il constitue l’une des premières
sources de financement. Les missions des banques sont devenues plus au moins nombreuses
selon le type d’institution. Notamment les banques publiques comme la BNA à une double
obligation, La première qui découle tout naturellement de la nature de la profession, lui
impose un strict respect des impératifs universels liés à l’exercice de la profession, avec
comme finalité, une obligation de résultats. La seconde qui découle du caractère public de
l’activité, fait qu’elle doit s’impliquer plus fortement dans le processus de développement
économique.
C’est donc un défi qui s’est posé et qui continue à se poser aux banques : celui de
concilier les impératifs de profession et ceux du développement économique, dans un cadre
professionnel et commercial. C’est dans un esprit nouveau de lutte contre la bureaucratie, les
pratiques irrationnelles, la médiocrité et les comportements négatifs, que s’inscrit les réformes
des banques publiques, qui auront à créer des espaces privilégiés de concertation et de
contribution collectives au traitement des grands problèmes du secteur bancaire et partant à
l’amélioration des relations banques/entreprises. La clé de réussite repose sur l’idée
fondamentale que les intérêts des acteurs économiques ont certainement un point de
convergence autour duquel il importe de créer des synergies propres à orienter les énergies
des uns et des autres vers la réalisation de ces intérêts communs.
117
Conclusion générale
1
Les banques algériennes restent à traine au Maghreb disponible sur :
http://www.algeriepatriotique.com/article/les-banques-alg%C3%A9riennes-restent-%C3%A0-la-
tra%C3%AEne-au-maghreb.
118
Conclusion générale
- Les lenteurs dans le traitement des dossiers de crédit : A force de recevoir des
reproches objectifs et des contestations continues de l’ensemble des opérateurs économiques,
nationaux et étrangers pour les lenteurs que subissent les dossiers de crédit et dont les délais
dépassent plus de deux mois, les banques doivent prendre les mesures qui s’imposent. A cet
effet, une nouvelle procédure d’acheminement, de traitement et de sanction des dossiers de
crédit. La demande est traitée dans un délai se situant entre 20 et 90 jours, selon qu’il s’agisse
d’un dossier de crédit ou d’un dossier d’investissement, et selon le niveau de sanction du
dossier : agence, succursale ou direction générale.
- Les difficultés d’accès au crédit bancaire : pour être éligible au financement
bancaire, le projet doit remplir un certain nombre de critères universellement connus. Un
crédit ne se décrète pas, il s’octroie ou se refuse après une évaluation minutieuse des risques
encourus, notamment du risque de non remboursement. Pour tout traitement de dossier, il
existe une méthodologie universelle d’études, d’analyse et d’évaluation du risque de crédit,
avec pour fil conducteur : la viabilité et la rentabilité du projet, dans le cas d’investissement.
Il est reproché aux banques publiques le manque de développement de la
communication et de la transparence en direction de la clientèle et des opérateurs
économiques en général. Les banques s’attèlent à combler ces retards afin d’instaurer un
climat de compréhension et de confiance propice au développement harmonieux des relations
banques/entreprises.
Pour faire face à ces contraintes, nous devons restaurer la relation banques/entreprises en :
- Modernisant le système bancaire en l’impliquant davantage dans le financement des
petits entrepreneurs, en développant des instruments adaptés aux besoins spécifiques
des PME et en décentralisant la décision d’octroi de crédit ;
- Renforçant la capacité de financement des entreprises par la création d’une banque
spécialisée dans le financement des PME, comme OSEO en France ou BFPME en
Tunisie. Qui aura pour vocation d’accompagner le développement de ces entreprises
dans toutes les étapes de leur croissance et leur faciliter l’accès aux financements ;2
2
GABOUSSA, A. KORICHI, Y. SI LEKHAL, K. les PME en Algérie : Etat des lieux, contraintes et
perspectives, ﻣﺠﻠﺔ أداء اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺠﺰاﺋﺮﯾﺔ, 04 اﻟﻌﺪد,2013.p.46
119
Conclusion générale
Pour conclure notre recherche, il nous est nécessaire de citer les difficultés que nous
avons rencontrées. Commençons par la durée consacrée à ce travail sachant que ce genre de
recherche nécessite au moins six mois, alors que nous n’avons exploité que trois mois vu
qu’on a terminé le troisième semestre en mois de juin. Une autre difficulté à laquelle nous
nous sommes exposés c’est l’absence de ressources (livres et mémoires pendant l’été) et
surtout la difficulté rencontré dans la communication des informations et statistiques au sein
de la BNA (évolution des PME ou concernant leur financement) pour consolider notre travail.
Nous ne prétendons pas avoir réussi complétement ce travail, vu les insuffisances qui
peuvent marquer notre travail. Toutefois, nous estimons que les résultats obtenus, même s’ils
révèlent dans certains cas l’aspect de simples constatations, seront à la hauteur.
Donc des réflexions doivent être menées pour contribuer à la libéralisation du secteur
financier bancaire dans notre pays. Ainsi, parallèlement à notre analyse, nous proposons
comme thème à étudier :
- Le financement bancaire d'un projet de création d’une PME.
- Problèmes du financement des PME par les banques commerciales.
- Conditions d’accès au financement bancaire pour les PME.
- Etudes et analyse de la distribution des crédits aux PME.
- Quelle place occupe les PME dans le développement de l’économie algérienne.
Ces thématiques nous semblent des sujets intéressants de recherches sachant que leurs
réponses viendraient en complément à notre analyse, le tout pour contribuer à la promotion du
financement à l'égard des PME, pour mieux jouer le rôle de levier et de développement
économique de l’Algérie.
120
Bibliographie
Ouvrages
1. BENHALIMA, A. Le système bancaire algérien : textes et réalités. Alger, 2éme
édition, Edition DAHLAB.2001
2. BOUYACOUB, Farouk. L’entreprise et le financement bancaire. Edition CASBAH,
Alger, 2000.
3. BOUZAR, C. Système financier : mutation financière et bancaire, édition el- Amel,
Tizi-Ouzou, 2010.
4. EDITH. Ginglinger. Gestion financière de l’entreprise. Edition MEMENTOS
DALLOZ. Paris, 1991.
5. GILLET, R : finance d’entreprise, finance de marché, diagnostic financier.2éme
édition, Edition DALOZ, Paris 2003.
6. LEVRATTO. N « les PME : définition, rôle économique et politiques publiques » 1re
édition ; Edition Boeck ; Bruxelles; 2009.
7. LORRIAUX, Jean-Pierre. Economie de l’entreprise: Fonction-Structure-
Environnement. Edition DUNOD, Paris 1991.
8. LUC, Bernet-rollande. Principes de technique bancaire, Edition DUNOD, Paris 2002
9. NAAS, A. Le système bancaire Algérien : de la décolonisation à l’économie maison neuve et
la rose/édition Inas, paris, 2003.
10. P.A JULIEN, MARCHESNAY, M, La petite entreprise, édition G.VERMETTE.
1988.
11. P.A. Julien: «Les PME bilan et perspectives». Edition Economica, Paris, 1997.
12. PASCALLON.P, le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre
1970, n° 289.
13. SEDEG, A. Système bancaire algérien : la réglementation relative aux banques et
établissement financiers, les presses de l’imprimerie, BEN-AKNOUN, Alger, 2005.
14. TIANO.A, Le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967.
15. WTTERWULGHE, R : «La PME une entreprise humaine», Edition De Boeck, Paris,
1998.
122
Bibliographie
123
Bibliographie
124
Bibliographie
125
Bibliographie
15. Par l’ordonnance n° 66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale
d’Algérie.
16. Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Loi no 88-01 du 12 janvier 1988
portant loi d’orientation sur les entreprises publiques économiques en ligne. Journal
officiel, 13/01/1988, Format PDF. Disponible sur :
http://prescriptor.info/file_download/160/Loi+d%27orientation+sur+les+entreprises+p
ubliques.pdf
17. La loi n° 88-06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86-12
du 19/08/86 relative au régime de banque et de crédit.
18. La loi n° 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.
19. Bulletin de veille 25 /02/2012, Mise à niveau PME, Ministère de l’industrie, de la
Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’investissement.
Sites internet :
126
Bibliographie
Autres Documents
1. Document intérieur de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2. Montage d’un dossier de crédits, (dossier intérieur de la banque).
3. Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
127
Table des Matières
REMERCEIMENTS
DEDICACES
RESUME EN FRANÇAIS
RESUME EN ENGLAIS
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES SCHEMAS
SOMMAIRE
Introduction générale ............................................................................................................ 15
Chapitre I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes… ........... 18
Introduction .............................................................................................................................. 19
Section 1 : L’émergence du système bancaire national de 1962 à 1989 (la période de gestion
administrative de l’économie) .................................................................................................. 20
1.1 De l’indépendance à 1969 .................................................................................................. 20
1.1.1 L’étape de souveraineté 1962-1965 ................................................................................ 20
1.1.2 L’étape de nationalisation 1966-1969 ............................................................................. 21
1.2 La période allant de 1970 à 1985 (l’étape de planification financière).............................. 22
1.3 Début des réformes bancaires en Algérie allant de 1986 à 1989 ....................................... 23
1.3.1 La loi 86/12 du 19/08/86 relative au régime des banques et du crédit ........................... 23
1.3.1.1 L’autonomie du système bancaire................................................................................ 23
A. La définition de l’activité des établissements de crédit ................................................ 24
B. Le rôle de la banque centrale ........................................................................................ 24
1.3.1.2 L’autonomie financière des entreprises ....................................................................... 25
1.3.1.3 Le régime du crédit et la relation des établissements de crédit avec sa clientèle......... 25
1.3.1.4 Les insuffisances de la loi bancaire 86......................................................................... 25
1.3.2 La loi N°88/06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire N°86/12 du
19/08/86 relative au régime de banque et de crédit.................................................................. 26
Section 2 : Le système bancaire algérien de 1990 à 2000 (la transition vers l’économie de
marché)..................................................................................................................................... 29
2.1 Présentation de la loi 90/10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit .................. 29
2.1.1 Définition de la loi 90/10 ................................................................................................ 29
2.1.2 Les objectifs de la loi 90/10 ............................................................................................ 30
2.1.3 Les critiques émises à l’encontre de la loi 90/10 ............................................................ 31
2.1.3.1 Les critiques relatives à la forme ................................................................................. 32
Table des Matières
2.1.3.2 Les critiques liés aux non adéquations des textes de la loi avec la réalité économique32
2.2 La nouvelle organisation du système bancaire................................................................... 33
2.2.1 La banque d’Algérie........................................................................................................ 33
2.2.1.1 La direction de la banque centrale................................................................................ 33
2.2.1.2 Le conseil de la monnaie et du crédit ........................................................................... 35
2.2.1.3 La commission bancaire .............................................................................................. 36
2.2.1.4 La centrale des risques bancaires ................................................................................. 37
2.2.1.5 Les institutions bancaires et établissements financiers ................................................ 37
2.2.1.6 L’association des banques et des établissements financiers......................................... 38
2.2.1.7 La société de garantie de dépôt .................................................................................... 38
2.3 Le système bancaire face à la crise 1990-2001 .................................................................. 39
2.3.1 Le système bancaire et la contrainte extérieure 1990-1993 ............................................ 39
2.3.2 Le système bancaire et l’ajustement structurel 1994-1998 ............................................. 39
2.3.3 Le système bancaire de 1990 à 2001............................................................................... 40
Section 3 : Le système bancaire de 2001 à nos jours (2016) ................................................... 41
3.1 Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit ............... 41
3.2 L’ordonnance 03/11 du 26 août 2003 à la monnaie et au crédit ........................................ 41
3.2.1 Les conteurs de l’ordonnance N°03/11 du 26 août 2003 ................................................ 43
3.2.2 Rappel du statut de l’établissement financier et des catégories juridiques ..................... 43
3.2.3 La règle du capital minimum ......................................................................................... 44
3.2.4 Renforcement de la supervision bancaire........................................................................ 44
3.2.5 La garantie des dépôts ..................................................................................................... 44
3.3 L’ordonnance N° 10/04 du 26 août 2010 relative à la monnaie et au crédit...................... 45
3.4 Les dernières décisions prises par la banque centrale (2015-2016) ................................... 45
3.4.1 Règlement N° 2014-04 du 22 octobre 2014.................................................................... 45
3.4.2 La dernière dévaluation du dinar algérien (janvier 2015) .............................................. 47
3.4.2.1 Réalité et raisons de la dévaluation ............................................................................. 47
3.4.2.2 Les conséquences de cette dévaluation du dinar algérien sur le pays .......................... 47
3.4.2.3 le paysage du système bancaire algérien en 2015-2016............................................... 48
Conclusion................................................................................................................................ 51
Chapitre II : Les PME et leur financement en Algérie........................................................... 52
Introduction .............................................................................................................................. 53
Section 1 : Généralités sur les PME......................................................................................... 54
1.1 Les différentes définitions des PME .................................................................................. 54
Table des Matières