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L'impact Des Réformes Bancaires Sur Le: Financement Des PME en Algérie: Cas de BNA, Agence de Tizi-Ouzou

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, DE GESTION ET SCIENCES


COMMERCIALES
DEPARTEMENT DES SCIENCES ECONOMIQUES

Mémoire de fin d’études en vuedel’obtention du Diplôme de


Master en sciences économiques
Option : Monnaie, Finance et Banques

Sujet :

L’impact des réformes bancaires sur le


financement des PME en Algérie : cas de
BNA, agence de Tizi-Ouzou

Réalisé par :

MANSOURI Zakia

OUCHENE Nawel
Soutenu devant le jury composé de :

Président : ABIDI Mohamed, Maître de conférences classe « B »

Rapporteur : HABBAS Boubekeur, Maître assistant classe « B »

Examinateur : ARHAB Samir, Maître assistant classe « B »

Promotion : 2015 - 2016


**Remerciements**

Nous remercions DIEU tout puissant de nous avoir donné la force, le courage et

la patience pour achever ce travail.

Nous remercions tout particulièrement monsieur HABBAS Boubekeur pour

avoir accepté d’être notre encadrant. Ses précieux conseils et sa patience nous

ont permis de mener à terme notre travail.

Nous tenons à remercier également monsieur BADHOUCHE qui a accepté

d’être notre promoteur au sein de la banque et aussi pour les informations qu’il

nous a fournies.

Nous remercions également les membres du jury qui nous ont fait honneur

d’accepter de juger ce travail et de participer à la soutenance.

Notre reconnaissance va également à nos familles et nos amis pour leurs aides

précieuses. Ainsi que touts nos enseignants de l’UMMTO qui ont contribué à

notre formation.

A ceux qui nous ont aidés de prés ou de loin, dans la concrétisation de ce

travail.
Dédicaces

Je tiens sincèrement à dédier ce travail à mes parents pour leurs

sacrifices, leurs soutiens, ainsi la confiance totale qu’ils m’ont accordée, surtout

pour leur patience ;

Mes très cher frères MASSI et M’HENA ;

Tous mes amis, ainsi que tous ceux qui me sont très chers, qui m’ont

toujours soutenue au cours de la réalisation de ce mémoire.

Enfin, je ne saurai à travers cette dédicace exprimer le dévouement et le

respect que je porte pour toute ma famille.

NAWEL
DEDICACES

Mes dédicaces vont de tout Cœur à ceux qui ont fait ma force:

A mes très chers parents devant les quels tous les mots de l'univers sont incapables

d'exprimer mon amour et mon affection. Ma considération pour les sacrifices

qu’ils ont consenti pour mon instruction et mon bien être.

A mes très chers frères Mohamed, Hamza et ma très chère sœur Madiha ;

A ma grande mère « NiNi » et tous les membres de la famille Mansouri ;

A mon très cher mari qui n’a jamais cessé de m’encourager ;

A ma tendre belle-mère et toute ma belle-famille ;

A tous mes amis.

ZAKIA
RESUME
Au fil de notre analyse nous sommes parvenues à dire que ces dernières années,
l’importance économique et sociale des petites et moyennes entreprises (PME) restent
l’élément le plus efficace et le moins coûteux pour le développement économique d’un pays.
Aujourd’hui, elles occupent une position importante dans l’économie algérienne,
continuent à prendre progressivement davantage de place dans l’activité économique du pays
et leur rôle ne cesse d’augmenter avec les innovations.
Cependant leur poids dans le développement économique reste à renforcer à travers
de différents dispositifs d’encouragement et d’accompagnement, en offrant divers services et
produits, parmi eux la banque.
L’objectif de ce travail est de contribuer à la réflexion sur une question aujourd’hui de
grande actualité en Algérie, à savoir celle de financement des PME, après la présentation de
l’environnement économique dans lequel elles évoluent, et l’importance des moyens de
financement mis en œuvre par les établissements bancaires et les organismes financier
spécialisés en faveur des PME, nous analyserons les multiples réformes bancaires et leurs
impact sur le financement des PME Algériennes, en prenant le cas de la BNA, agence de
TIZI-OUZOU.

Mots clés : Système bancaire Algérien, réformes bancaires, PME, financement des
PME, BNA Tizi-Ouzou.
ABSTRACT

In the course of our analysis, we have succeeded in saying that in recent years the
economic and social importance of small and medium-sized enterprises (SMEs) remain the
most effective and least costly element for a country's economic development.

Today, they occupy an important position in the Algerian economy, continue to take
progressively more place in the economic activity of the country and their role is constantly
increasing with innovations.

However, their weight in economic development remains to be strengthened through


various incentives and support schemes, offering various services and products among them
the bank.

The objective of this work is to contribute the reflection on an issue of current


relevance in Algeria, namely the financing of SMEs, after presenting the economic
environment in which they operate and the importance of We will analyse the multiple
banking reforms and their impact on the financing of SMEs in Algeria, taking the case of
BNA, TIZI-OUZOU agency.

Key words: Algerian banking system, banking reforms, SMEs, SME financing,
BNA agency of TIZI-OUZOU.
LISTE DES ABREVIATIONS

- ABEF : l’Association des Banques et Etablissements financiers


- ABF: Agent a Besoin de Financement
- ACF: Agent a Capacité de Financement
- AGI : Autorisations globales d’importations
- ANDI: Agence Nationale du Développement de l’Investissement
- ANDPME : Agence National de Développement de la PME
- ANEM: Agence Nationale de l’Emploi
- ANGEM: Agence Nationale de Gestion du Microcrédit
- ANSEJ: Nationale pour le Soutien à l’emploi des Jeunes
- BAD: Banque Algérienne de Développement
- BADR: Banque de l’Agriculture et de Développement Rurale
- BB : Barclays Bank
- BCA : Banque Nationale d’Algérie
- BDL: Banque de Développement Local
- BEA: Banque Extérieure d’Algérie
- BEPC: Brevet d’Études du Premier Cycle
- BFPME : Banque de Financement des PME
- BIAM : Banque Industrielle d’Algérie et de la Méditerrané
- BNA: Banque Nationale d’Algérie
- BNCIA : Banque Nationale pour le Crédit et d’Industrie d’Afrique
- BNP Pari bas: Banque Nationale de Paris et de Paribas
- BPPB : Banque de Paris et des Pays Bas
- BTP: Bâtiment et Travaux Publics
- CAD : Caisse Algérienne de développement
- CAF: Capacité d’Autofinancement
- CAP: Certificat d'Aptitude Professionnelle
- CFAT : Crédit Foncier d’Algérie et de Tunisie
- CGCI-PME : Caisse de Garantie de Crédits d’Investissement
- CIC : Crédit Industriel et Commerciale
- CL : Crédit Lyonnais
- CMC : le Conseil de la Monnaie et du Crédit
- CN : Crédit du Nord
- CNAC: Caisse Nationale d’Allocation Chômage
- CNEP: Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance
- CNI : Commission Nationale des Investissements
- CNMA: Caisse Nationale de Mutualité Agricole
- CPA: Crédit Populaire d’Algérie
- D.C.P.S: Direction du Crédit participatif et spécifique
- D.C: Département Crédit
- D.C: Direction de Comptabilité
- D.D.E.P: Direction de Développement Etude du projet
- D.E.J.S: Direction des Etudes Juridiques et du contentieux
- D.E.R: Direction Encadrement du Réseau
- D.F: Direction de la Formation
- D.G.A.B: Département de la Gestion Administratif et du Budget
- D.G.E: Direction des Grandes Entreprises
- D.M.C: Direction Marketing et Communication
- D.M.E.F: Direction des Mouvements Financier avec l’Etranger
- D.M.F: Direction des Marchés Financiers
- D.M.G: Direction des Moyens Généraux
- D.M.I.P: Département de la monétique et instrument de paiement
- D.O.D: Direction des Opérations Documentaires
- D.P.A.C: Département Promotion et Animation Commerciale
- D.P.M.E: Direction des Petites et Moyennes Entreprises
- D.P.O: Direction de la Prévision et de l’Organisation
- D.P.P: Direction de la Préservation du Patrimoine
- D.P.R.S: Direction du Personnel et des Relation Sociales
- D.P.S: Direction de la Production et des Services
- D.R.G: Direction des Réalisations des Garanties
- D.R.I.C.E: Direction des Relations Internationale et du Commerce Extérieur
- D.S.E.R.C: Direction du Suivi des Engagement et du Recouvrement des Créances
- D.T.A: Direction des Technologies et de l’Architecture
- DA: Dinars Algérie
- DAB: Distributeur Automatique de Billets
- EPA: Entreprises Publiques Autonomes
- EPE: Entreprises Publiques Economiques
- FGAR : Fonds de Garantie des Crédits aux PME
- FMI : le fonds Monétaire International
- GAB: Guichets Automatique Bancaire
- IARD: Incendie, Accidents et Risques Divers
- IBS: Impôt sur le Bénéfice de la Société
- ISMME: Industries Sidérurgiques, Métalliques, Mécaniques et Electriques
- OCDE: Organisation de Coopération et de Développement Économique
- OMC: Organisation Mondiale du Commerce
- ONS: Office Nationale des Statistiques
- OPCVM: Organisme de Placement Collectif des Valeurs Mobilières
- OSEO : Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière
- P & T: Poste et Télécommunication
- PAS : Plan d’Ajustement Structurel
- PCN: Plan Comptable Nationale
- PDG: Président Directeur Général
- PME: Petite et Moyenne Entreprise
- SARL : Société à Responsabilité Limité
- SBA: Small Business Administration
- SFD: Système Financier Décentralisé
- SG : société générale
- SGP : Société de gestion des participations
- SIS: Secteur Industriel Socialiste
- SMC : Société Marseillaise de Crédit
- SNC : Société au Nom Collectif
- SPA : Société Par Action
- SRH : Société de Refinancement Hypothécaire
- TPE: Très Petite Entreprise
- TRI: Taux de Rentabilité Interne
- TVA: Taxe sur la Valeur Ajoutée
- UE : Union Européen
- UERL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée
- VAN: Valeur Ajouté Nette
LISTE DES TABLEAUX

Tableau N°1 : Les critères de définition des PME (selon la commission européenne en
2006)......................................................................................................................................... 55

Tableau N°2 : Les critères de la Small Business Administration. ........................................... 57

Tableau N°3 : les caractéristiques de chaque type d’entreprise selon la taille......................... 68

Tableau N°4 : Les types des crédits par caisse (le financement global des actifs circulants).. 79

Tableau N°5 : Les types des crédits par caisse (le financement des valeurs d’exploitation) .. 79

Tableau N°6 : Les types des crédits par caisse (financement de poste « client ») .................. 80

Tableau N°7 : Les types des crédits par signatures ................................................................. 80

Tableau N°8 : Les types des crédits d’investissements ........................................................... 81

Tableau N°9 : Les autres types des crédits d’investissement................................................... 81

Tableau N°10 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016 ............................................................................................................................ 112
LISTE DES SHEMAS

Schéma N°1 : L’organisation du système bancaire jusqu’à la loi bancaire de 1988. .............. 28

Schéma N°2 : Schéma illustrant l’organisation du système bancaire actuel............................ 50

Schéma N°3 : Les caractéristiques des PME selon JULIEN.P. .............................................. 64

Schéma N°4 : L’organigramme de la Banque Nationale d’Algérie....................................... 101

Schéma N°5 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016............................................................................................................................... 114
SOMMAIRE

Introduction générale ............................................................................................................ 15

Chapitre I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes ............... 18


Section 1 : L’émergence du système bancaire national de 1962 à 1989 (la période de gestion
administrative de l’économie) .................................................................................................. 20
Section 2 : Le système bancaire algérien de 1990 à 2000 (la transition vers l’économie de
marché)..................................................................................................................................... 29
Section 3 : Le système bancaire de 2001 à nos jours (2016) ................................................... 41

Chapitre II : Les PME et leur financement en Algérie........................................................... 52


Section 1 : Généralités sur les PME ......................................................................................... 54
Section 2 : Les PME en Algérie ............................................................................................... 65
Section 3 : Financement et rôle des PME en Algérie............................................................... 75

Chapitre III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie, cas :
BNA agence de Tizi-Ouzou .................................................................................................... 89
Section 1 : Analyse d’évolution des PME Algériennes .......................................................... 91
Section 2 : Présentation de la Banque National d’Algérie ....................................................... 98
Section 3 : Analyse de l’évolution des PME financées par de la BNA agence de Tizi-Ouzou
(2010-2016) ............................................................................................................................ 107
Conclusion générale ............................................................................................................. 117
Introduction générale

L’Algérie a connu d’énormes changements dans les comportements sociaux,


économiques, politiques, voire même culturels depuis la fin des années quatre-vingt. Ces
mutations profondes sont dues à la transition d’une économie planifiée et administrée,
caractérisée par une relative stabilité de l’environnement et une faible concurrence locale, à
une économie de marché, pour déceler les prémices d’une politique favorable au
développement des PME notamment privées.
Les réformes économiques engagées depuis 1988, ont pour but entre autres, de
transformer la banque publique en vraie banque commerciale, afin d’apporter des
financements à l’entreprise privée (PME), qui représente un atout pour le développement de
notre économie.
En effet, un regain d’intérêt pour la PME en Algérie s’est manifesté à travers la création
d’un ministère dédié à la PME/PMI, ainsi qu’à la mise en place d’un ensemble de directions
et d’organismes dont l’une des missions principales, reste leur soutien, leur encadrement et
leur accompagnement. Cette nouvelle option a libéré les énergies entrepreneuriales et a
engendré une dynamique économique caractérisée par un développement relativement
important de PME/PMI dans un cadre encore en transformation1.
Compte tenu de la situation de marché financier algérien, on ne peut s’appuyer que sur
le système bancaire algérien qui constitue un tournant important dans l’évolution de l’activité
bancaire, pour mobiliser l’épargne permettant de financer les investissements les plus
rentables.
L’une des meilleures façons de relancer la croissance économique dans un pays comme
le notre est de faire participer aux activités économiques le plus grand nombre d'individus.
Agissant selon ses propres capacités, chacun pourra créer et faire jouer toutes les synergies
économiques et institutionnelles2.
En effet, la création des PME demeure le domaine parfait afin de regrouper les forces et
potentialités des jeunes créateurs ainsi que l'expérience et la volonté des institutions
économiques à rétablir la situation économique et sociale dans notre pays. La réussite de cette
politique dépend inévitablement de ces deux faits et leur devenir dans le temps et dans
l'espace. Particulièrement dans ce cadre, la création des PME semble être de plus en plus une
vérité première mais non encore suffisamment mise en valeur.

1
BOUKROU.A. Essai d’analyse des stratégies de pérennité dans les PME. Cas : PME dans la wilaya de Tizi-
Ouzou. Mémoire de magister, management des entreprises, Tizi-Ouzou : université Mouloud MAMMERI de
Tizi-Ouzou, FSEGC, 2011.P3.
2
BERRAH.K, BOURIF.M, La problématique de la création des petites et moyennes entreprises en Algérie,
Revue algérien de développement économique N° 02 ; juin 2015.

15
Introduction générale

Les PME semblent être, à vrai dire, les entités économiques les plus faciles à créer, les
plus dynamiques et potentiellement, les unités qui réussissent le mieux à promouvoir le tissu
économique.
Dans ce contexte, nous allons dans le cadre de notre recherche essayer d’apporter des
éléments de réponse à la question centrale suivante : Quel est l’impact des réformes
bancaires sur le financement des PME en Algérie ?
Afin de pouvoir répondre à cette question principale, nous tenterons de répondre aux
questions suivantes :
- Quelles sont les réformes du système bancaire algérien ?
- Quelle est la place des PME en Algérie ?
- Comment les PME ont elles évoluées dans la lumières des réformes bancaires ?
- Quelles sont les conditions ou les décisions d’accord d’un crédit aux PME au sein de
la BNA agence de Tizi-Ouzou ?
- Quel est le rôle de la BNA dans le financement des PME ?
Objectif de notre travail
L’objectif de la présente recherche consiste à inscrire à la fois la banque et la PME dans
l’environnement économique algérien, de présenter les deux parties de la relation de
financement. Et enfin, expliquer et comprendre l’impact des réformes engagées dans le
secteur bancaire sur le financement des PME en Algérie, en prenant le cas des PME financées
par la BNA agence de Tizi-Ouzou.
Choix du sujet
Parmi les raisons qui ont motivé le choix de notre sujet :
1. Vu que notre spécialité est monnaie finance et banque, nous considérons qu’il est très
important de s’intéresser au système bancaire national (réformes bancaires), nous
pensons qu’il va cerner ces trois domaines de notre spécialité.
2. L’importance des PME dans la dynamique de relance économique et sa contribution à
l’économie nationale.
3. Evaluer l’implication des banques dans le financement des PME, en particulier la
BNA agence de Tizi-Ouzou.
4. La problématique de financement des PME reste toujours une question d’actualité.

Pour répondre à la question centrale complétée par les questions secondaires, et les
objectifs précités, notre travail est fondé sur deux méthodes, la méthode qualitative qui portera
sur l’analyse des documents et des informations collectées et basées sur la consultation

16
Introduction générale

d’ouvrages, articles, revues, bulletins d’information, thèses et mémoires de magister et


master. Ainsi que la méthode empirique, nous avons exploité les notes et les documents
fournis par la BNA, même si nous nous sommes heurtées à un certain nombre d’entraves
quant à l’accès aux informations en particulier les statistiques des PME financées par la BNA.
Pour mener à bien notre travail, le présent mémoire est structuré en trois chapitres :
− Dans le premier chapitre, nous allons présenter l’évolution du système bancaire
algérien dont lequel nous évoquerons la constitution de ce système, les étapes
importantes, et les réformes engagées par les pouvoirs publics ;
− Dans le deuxième chapitre nous intéresserons aux PME, leur forces et leur faiblesses,
en fin leur financement et rôle en Algérie ;
− Dans le troisième chapitre, nous allons analyser l’impact des réformes bancaires sur
le financement des PME en Algérie, en évoquant les décisions d’accord d’un crédit aux
PME et en analysant l’évolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
entre 2010 et 2016.
Ce travail se termine par une conclusion dont laquelle nous allons citer quelques
entraves qui freinent le financement de la PME et nous donnerons quelques propositions pour
faire face à ces contraintes.

17
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Introduction

Le système bancaire algérien connait ces dernières années des mutations qui
constituent un tournant important dans l’évolution de l’activité bancaire en Algérie. Un effort
de modernisation ainsi qu’une volonté des banques à améliorer leurs anciennes pratiques n’est
pas à négliger, dans un marché où la concurrence ne cesse de s’accentuer, notamment avec
l’ouverture aux institutions bancaires étrangères, qu’avec leur notoriété et leur expérience sur
le plan international contribuent à modifier la donne du marché bancaire algérien. Cette
présentation tient compte des différentes étapes historiques traversées par le système ainsi
qu’aux différentes mutations ou réformes qu’ont connues les banques en Algérie.

Ce présent chapitre a pour objet, de présenter le système bancaire algérien. D’abord,


nous allons montrer l’émergence du système bancaire (section 1). Ensuite, nous allons
exposer le système bancaire de 1990 à 2000 (section 2), et enfin le système bancaire de 2001
à nos jours (section 3).

19
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Section 1 : L’émergence du système bancaire national de 1962 à 1989 : la période de


l’économie planifiée.

La politique financière d’un pays est une partie intégrante de sa politique économique
ayant choisi un système de gestion administrative de l’économie, l’Algérie a mis en place
depuis l’indépendance jusqu’en 1988 diverses réglementations en matière bancaire permettant
ainsi de financer le vaste programme des investissements planifiés. Nous allons essayer de
traiter chaque période à part pour suivre l’évolution de prés et donc comprendre les
changements effectués.

1.1 De l’indépendance à 1969 : nous distinguons deux étapes


1.1.1 l’étape de souveraineté 1962-1965

L’Algérie a mis en place, dès le 29/08/1962 un trésor public qui prend en charge les
activités traditionnelles de la fonction trésor, ainsi qu’une fonction exceptionnelle du « crédit
à l’économie ». Nous tenons à signaler, que cette dernière s’est développée dans le temps et
ce malgré la nationalisation des banques.

La banque centrale d’Algérie (BCA) ayant été créée le 13/12/1962, fut dotée de tous
les statuts d’un institut d’émission, afin de créer les conditions favorables à un développement
ordonnés de l’économie nationale. La banque centrale exerce les fonctions d’émissions de la
monnaie fiduciaire, de direction et de surveillance du crédit, ainsi que la gestion des réserves
de change.

Le 07/05/1963, on assiste à la création de la caisse Algérienne de développement


(CAD) « qui apparait comme une direction du plan, par son rôle dans l’établissement des
programmes d’investissements publics ou d’importation à la direction du trésor, par son rôle
de gestion du budget et de la contrevaleur des aides étrangères, à une banque d’affaires, par la
participation qu’elle est habilitée à prendre, à un établissement de crédit à court, moyen et
long terme, à une banque de commerce extérieur et une caisse des marchés de l’Etat »1.

La caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP)2, créée le 10/08/1964, avait


pour rôle la collecte de l’épargne destinée à la construction du logement, son activité sera
orientée par la suite vers le financement des programmes planifiés d’habitat collectif.

1
TIANO.A, Le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967.
2
Disponible sur : http://www.cnep.dz.

20
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

1.1.2 L’étape de nationalisation 1966-1969

En raison de peu d’empressement des banques étrangères à s’impliquer dans le


financement du développement, préférant les opérations de commerce extérieur qui procurent
une rentabilité immédiate, la banque centrale d’Algérie été contrainte d’agir directement dans
le financement de l’économie, en attendant la nationalisation de ces banques, ce qui a donner
naissance à trois banques commerciales dénommées primaires.

En 19661, ce fut la création de la Banque Nationale d’Algérie (B.N.A) qui disposait d’un
monopole légal en matière de traitement des opérations bancaires du secteur public, agricole,
industriel et commercial ainsi que les activités des banques étrangères telles que la banque de
paris et des Pays Bas (B.P.P.B), la banque nationale pour le crédit et d’industrie d’Afrique
(B.N.C.I.A), le crédit foncier d’Algérie et de Tunisie (C.F.A.T) et le crédit industriel et
commercial (C.I.C).

Le 29 décembre de la même année, fut créé le crédit populaire d’Algérie (C.P.A)2, pour le
financement et l’artisanat, de l’hôtellerie, les professions libérales ainsi que les PME, sur la
base du patrimoine de quarante banques populaires déjà existantes et par la reprise des
activités sous forme de conventions passées avec la société marseillaise de crédit (S.M.C) et
la banque Algérie (MISR-BIM).

Le 01/10/1967, l’Algérie venait de parachever le système bancaire algérien, en créant la


Banque Extérieur d’Algérie (B.E.A), par ordonnance n° 67-204 par reprise sous forme de
conventions passées avec le Crédit Lyonnais (C.L), la Banque Industrielle d’Algérie et de la
Méditerrané (B.I.A.M), la Société Générale (S.G), le Crédit du Nord (C.N) et enfin la
Barclays Bank (B.B). La BEA avait pour but le développement des relations bancaires et
3
financières avec le reste du monde comme le souligne à juste titre P.PASCALLON
« l’algérianisation des structures financières peut être considérée comme terminée ».
Soulignons toutefois, que le principe réglementaire de spécialisation des interventions
respectives de chaque banque a été battu, en fin sur le terrain à cause du « chevauchement des
compétences » au niveau des banques primaires, car il était impossible, sur le plan pratique,
d’assoir une activité bancaire à une clientèle nationale sans assise extérieure et vice-versa.

1
Par l’ordonnance n° 66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale d’Algérie.
2
Disponible sur : http://www.cpa.dz.
3
PASCALLON.P, le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre 1970, n° 289, p.876.

21
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

1.2 la période allant de 1970 à 1985 (l’étape de planification financière)

Cette période est marquée par la réforme de 1970, en raison des contraintes rencontrer par
les pouvoirs publics, suite à la phase d’investissement intense du premier plan quadriennal ;
ces contraintes qui les ont poussé à confier aux banques commerciales (primaires), la gestion
et le contrôle des opérations financières des entreprises publiques. Par conséquent, cette
nouvelle vocation attribuée au système bancaire algérien impliquait nécessairement dans le
cadre de la réforme de 1970, la réorganisation de toutes les structures financières du pays1.En
1978, le financement des investissements dits stratégiques et affecté par le système bancaire
algérien au trésor public. Cela sous forme, de concours remboursable a long terme.de ce fait
le crédit bancaire a cours terme est supprimé du système de financement des investissements
planifiés, a l’exception de certaines activités comme le transport et les services.

La loi de 1982 fait introduire une nouvelle logique (doctrine) le financement des
investissements publics par les banques primaires devrait obéir aux critères (exigences) de
rentabilité financière. Par ailleurs, en ce qui concerne le financement du secteur privé,
notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Le secteur bancaire algérien intervient
rarement comme pourvoyeur de crédits d’investissement. Ce secteur privé à tendance à
s’autofinancer. Cela dans le cadre du « régime d’autorisation » des investissements privés qui
a duré pendant la période de l’économie administrée en Algérie (la PME été classée au second
rang après la grande entreprise publique)2.

Durant cette période, il y a eu création de deux autres banques primaires (commerciales),


à savoir : la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R) et la Banque de
Développement Local (B.D.L).

La BADR est une institution financière nationale issue du démembrement de la BNA. Elle
est créée en 1982 (décret n° 82-106du 13 mars 1982). La BDL a été créée à partir de la
restructuration du CPA en 1985. La BDL et la banque des PME, du commerce au sens large
puis des professions libérale, des particuliers et des ménages3.

1
TAHRAOUI, M. pratiques bancaires des banques étrangères envers les PME algériennes : cas de la société
général Algérie d’Oran (en ligne). Mémoire de magister finance et économie international université d’Oran
FESGC 2008, p.18.
2
BENHALIMA, A. Le système bancaire algérien : textes et réalités, 2éme édition, Edition DAHLAB. Alger,
2001, p.24.
3
KPMG/Guide des banques et des établissements financiers en Algérie. Edition 2012.p.13.

22
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

1.3 Début des réformes bancaires en Algérie allant de 1986 à 1989

Les premières tentatives des réformes économiques notamment bancaires ont vu le


jour à partir de 1986.

1.3.1 La loi 86/12 du 19/08/86 relative au régime des banques et du crédit

C’est à partir de la loi 86/12 du 19/08/86 relative au régime des banques et du crédit
que le système bancaire algérien a commencé à retrouver ces marques. Cette loi a
fondamentalement modifie la démarche en matière d’investissement sur la banque la décision
de financer ou de ne pas financer le projet présenté par l’entreprise publique.

L’objectif essentiel de cette loi bancaire est de définir un cadre juridique commun à
l’activité de tous les établissements de crédits quel que soit leur statut légal ; une telle
unification semble nécessaire. En effet, la législation applicable aux établissements de crédit
est dépassée, fixée par des textes incohérents datant de l’indépendance alors que l’activité de
ces établissements s’était transformée dès l’hors.

Pour une meilleure appréhension de cette loi, seront examinés les points suivants. Il
s’agit de l’autonomie relative du système bancaire, consistant à définir les établissements de
crédits et leurs activités, le rôle de la banque centrale, du désengagement de trésor du
financement des investissements au profit des banques et d’une partielle des pouvoirs de
décision en matière d’investissement des autorités centrales vers les banques et entreprises 1.

1.3.1.1 L’autonomie du système bancaire

Pour mettre fin aux textes réglementaires épars et ambigus qui régissaient l’activité
bancaire auparavant (le législateur a mis en place l’édifice complet nécessaire au
fonctionnement du secteur bancaire) afin de faire ressortir la spécificité propre au système
bancaire et l’autonomie qui lui est indispensable pour la régulation d’une économie. Cette loi
fait apparaitre des dispositions répondant à des exigences et à des méthodes de gestion
bancaire différentes. Il s’agit évidemment de définition de l’activité des établissements de
crédit ainsi le rôle de la banque centrale2.

1
KPMG, Op, cit, édition 2015, p.10.
2
Idem.p10.

23
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

A. La définition de l’activité des établissements de crédit

L’article 15 de la loi 19/08/86 définit les établissements de crédit comme des


personnes morales qui affectent : « à titre de profession habituelle des opérations de
banque ». Ainsi son article 17 stipule que les établissements de crédit se définissent à partir de
leurs fonctions économiques c.-à-d. la réalisation d’opération de crédit : la réception de fond
public, opération de crédit, émission ou gestion de moyen de paiement 1.

Par ailleurs, cette loi respecte la diversité des établissements de crédit et distingue à cet
effet deux catégories d’établissements :

- Les établissements de crédit à vocation : banque.


- Les établissements de crédit spécialisés.

La première catégorie a une vocation universelle, en ce sens qu’elles peuvent recevoir


des dépôts de toutes formes et de toutes durées et consentir toute sorte de crédit sans
limitation de durée et de forme et assurer sa remboursabilité.

En ce qui concerne la deuxième catégorie, elles ne peuvent agir qu’en fonction de


leurs statuts. Elle est stipulée de l’article 18 de la loi 86 que les établissements de crédit
spécialisés ne collectent que les catégories de ressources et n’octroient que les catégories de
crédits relevant de leur objet2.

B. Le rôle de la banque centrale

La loi bancaire 86 veut assigner un rôle plus actif à la banque centrale ôtée des taches
traditionnelles assumées par l’institut d’émission. L’article 19 stipule : « La banque est
chargée dans le cadre de l’élaboration de la mise en œuvre du plan national de crédit, de
régler et contrôler la circulation monétaire, la distribution des crédits à l’économie ainsi que
réunir les conditions les plus favorables à la stabilité de la monnaie et au bon fonctionnement
du système bancaire »3.

En outre, cette loi rétablit la banque centrale dans sa principale fonction, celle de banque des
banques.

1
KPMG. Op Cit, p.10.
2
SADEG, A. Système bancaire algérien : la réglementation relative aux banques et établissements financiers,
Edition les presses de l’imprimerie, BEN-AKNOUN, 2005, P.41.
3
Idem.p.41.

24
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

1.3.1.2 L’autonomie financière des entreprises

Les entreprises vont bénéficier de l’autonomie financière et affecter librement leurs


fonds à leurs activités. Cette décentralisation et transfert de pouvoir devait ainsi permettre à la
banque et à l’entreprise de négocier directement la demande de crédit.

Cependant, l’endettement de mesure des entreprises vis-à-vis des banques et par


ailleurs la forte dépendance des banques du refinancement direct par la banque centrale, ont
gelé dans la pratique toute initiative des uns et des autres pouvant aller dans le sens de la
véritable autonomie de gestion1.

1.3.1.3 Le régime du crédit et la relation des établissements de crédit avec sa clientèle

Dans le texte portant loi bancaire figure la définition du crédit, son objet et sa nature.
Au sens de la présente loi, une opération de crédit est : « tout acte par lequel un établissement,
habilité à cet effet, met ou promet de mettre temporairement, et à titre onéreux, des fonds à la
disposition d’une personne morale ou physique en contacte, pour le compte de celle-ci ; un
engagement par signature ».

Quant à l’objet du crédit et sa nature, il a été jugé utile de préciser dans la loi de 1986
que : « les concours accordés par les établissements de crédit sont destinés principalement au
financement de l’exploitation, des investissements et des exportations des entreprises, ils se
répartissent respectivement en crédit à court terme, d’une part et crédit à moyen et long terme,
d’autre part »2.

La loi bancaire 86 se préoccupe d’assurer la sécurité des dépôts, la garantie des dépôts
et le secret bancaire. En outre, toute personne aura la possibilité d’obtenir l’ouverture d’un
compte.

1.3.1.4 Les insuffisances de la loi bancaire 86

Cette loi procède à une refonte complète du système bancaire mais son objectif réel,
qui est la détermination d’un cadre juridique commun à l’activité de tous les établissements de
crédit, n’était pas atteint car l’article 60 de la loi 86/12 stipule que sa mise en œuvre est
conditionnée par la « publication » des statuts en particulier ceux de la banque ne sont pas
élaborés que tardivement à cause de la lenteur et des incohérences de déploiement des

1
SADEG, A. Op.cit, p.41.
2
NAAS, A. Le système bancaire Algérien : de la décolonisation à l’économie de marché, maison neuve - la
rose/édition Inas, paris, 2003.P.31.

25
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

mesures de réforme économique, la loi bancaire 86/12 s’est alors avérée totalement inadapté
au contexte socio-économique récent.

L’économie algérienne est restée fortement dépendante des hydrocarbures qui


représentés près de 95% des recettes d’exploitations. La faiblesse du régime de la
planification centrale est ressortie plus nettement en 1986, lorsque le contre-choc pétrolier a
entrainé en Algérie une baisse d’environ 50% des termes de l’échange et des recettes
budgétaires provenant du secteur des hydrocarbures.

Les autorités n’ont toutefois pas réagi de façon significative que tardivement en 1988
en procédant à d’autres réformes1.

1.3.2 La loi n° 88/06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86/12
du 19/08/86 relative au régime de banque et de crédit

La loi bancaire n° 88-06 avait comme principale objectif 2:

- Redéfinir le statut de la banque centrale d’Algérie et des établissements de crédit en


passant de l’entreprise publique EP à l’entreprise publique économique EPE soumise
au principe de l’autonomie financière et de l’équilibre comptable.

A cet effet, la Banque Centrale d’Algérie et les établissements de crédit se trouvent


totalement intégrées dans la catégorie juridique de l’entreprise publique conformément à la loi
d’orientation sur les entreprises publiques.

- Introduire et définit les institutions financière non bancaire comme étant des
entreprises publiques économiques, dotée de la personnalité morales.

- Les institutions financières, n’ayant pas de caractère bancaire et ne pouvant de ce fait


ni recevoir de dépôts ni accorder de crédits, sont chargées, à ce titre de prendre des
participations sous forme d’action, d’obligation, de titres de participations aux
dividendes ou toutes opérations de capital, aussi bien sur le territoire national qu’à
l’étranger.

- Elargir et confirmer les attributions de la Banque Centrale d’Algérie notamment en


matière de gestion des instruments de la politique monétaire, Ainsi, il revient à la
BCA :

1
NAAS, A. Op Cit. p.31.
2
Par La loi n° 88-06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86-12 du 19/08/86 relative au
régime de banque et de crédit.

26
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- De fixer les conditions de banque.

- De déterminer les plafonds de réescompte ouverts aux établissements de crédit


conformément aux principes édictés par le Conseil National de crédit.

Les établissements de crédit et les autres institutions financières sont autorisés


de procéder, dans les limites réglementaires, à émission d’emprunt à terme, auprès du
public, sur l’ensemble du territoire national et à mobiliser des concours d’origine
externe.

27
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Schéma n°1 : L’organisation du système bancaire jusqu’à la loi bancaire de 1988

Système bancaire et financier algérien


jusqu’à la réforme de 1988

Organismes consultatifs :
Ministère des finances
-conseil national du crédit
- commission de contrôle des banques

Banque centrale d’Algérie : Trésor public :

- Emission de monnaie - Fiscalité


Avances
- Régulation circulation monétaire - Mobilisation des crédits
- Gestion des réserves de changes extérieurs
- Concours au T-P - Mobilisation de
- Contrôle de distribution des crédits à ressources d’épargne
l’économie - Souscription de bon de
trésor
- Dépenses publiques
- subventions
Réescompte
Prêts à LT destinés à financer les investissements
et avances
planifiés des entreprises publiques

Banques primaires : BNA, Banque algérienne de


CPA, BEA, BADR, BDL développement (BAD)
Prêts à LT aux
entreprises par le biais
du circuit bancaire
Caisse d’assurance
Caisse de retraite
CNEP

Source : BENHALIMA, A. Le système bancaire algérien : textes et réalités. Alger, 2éme


édition, Edition DAHLAB.2001, p.72.

28
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Section 2 : Le système bancaire algérien de 1990 à 2000 (la transition vers l’économie de
marché)

Le système bancaire algérien, depuis 1990, a connus de grands changements


notamment avec la promulgation de la loi 90/10 du 1990 relative à la monnaie et au crédit.

2.1 Présentation de la loi 90/10 du 14-04-1990 relative à la monnaie et au crédit

La présentation de la loi 90-10 du 14-04-1990 relative à la monnaie et au crédit se fera


d’abord par sa définition. Ensuite ; par la présentation de ses objectifs. Et enfin, par
l’exposition de ses limites.

2.1.1 Définition de la loi 90/10

La loi 90-10 est un texte législatif qui couvre plusieurs domaines différents, comme les
statuts de la banque centrale, les principes généraux de la politique monétaire, les statuts des
banques, les taux relatifs, les activités commerciales des personnes étrangères sur le territoire
national, elle vient améliorer le système juridique existant. Une politique économique
s’accompagnant obligatoirement d’une réforme monétaire et financière pose la question de la
convertibilité ou non du dinar, des investissements étrangers en Algérie, de marché de
changes, des mouvements de capitaux, de gestion des payements extérieurs, de contrôle
financiers …etc. La loi sur la monnaie et le crédit a donc introduit des changements profonds
qui impliquent l’abrogation de toutes dispositions législatives antérieures ou non compatibles
avec la présente loi, qui ne compte pas moins de 215 articles.

Selon le principe de cette loi, le gouverneur de la banque centrale conçoit et mène en


toute indépendance sa propre politique monétaire et n’a aucune obligation de rendre compte
de ces activités au chef du gouvernement, ce qu’il fait est d’adresser un compte rendu
financier au président de la république, pour que le contenu de ce document soit publier dans
le journal officiel, pour qu’il soit à la portée de tout le monde ; ceci était bien indiqué dans son
article 101 concernant les comptes annuels et publication ; et les décisions prises par le
gouverneur sont exécutables dès cette publication1.

1
SEDDIKI, F. L’économie algérienne : économie d’endettement ou économie de marché financier ? Mémoire
de magister en sciences économiques, Tizi-Ouzou : Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, FESGC,
2013, p.49.

29
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

2.1.2 Les objectifs de la loi 90/10 1

La loi 90-10 vise plusieurs objectifs à savoir :

 La déspécialisation des banques

En mettant en place un nouveau cadre juridique de l’activité bancaire, en distinguant


d’une part, les banques et les établissements financiers, et d’autre part, les opérations de
banque et les opérations connexes.

- Les banques : les banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de
profession habituelle et principalement les opérations de banque.

- Les établissements financiers : les établissements financiers sont des personnes


morales qui effectuent à titre de profession habituelle et principalement les opérations de
banque, à l’exclusion de la perception de la réception de fonds du public.

- Les opérations de banque (dite les opérations de base) : les opérations de banque
comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit ainsi que la mise à la
disposition de la clientèle des moyens de paiement et la gestion de ceux-ci.

- Les opérations connexes : telles que : les opérations de change, les opérations sur or,
métaux précieux et pièces, le placement, la souscription, l’achat, la gestion, la garde et la
vente de valeurs mobilières et de tout produit financier, le conseil et l’assistance en matière de
gestion de patrimoine, le conseil et la gestion financière, l’ingénierie financière et, d’une
manière générale, tous les services destinés à faciliter la création et le développement des
entreprises en respectant les dispositions légales sur l’exercice des professions, les opérations
de location simple de biens meubles et immeubles pour les banques.

 L’ouverture du secteur bancaire à la concurrence nationale et internationale

L’ouverture en Algérie de succursales de banques et établissements financiers


étrangers peut être autorisée par le conseil elle est soumise au principe de réciprocité.

 Redéfinir le statut des banques et des établissements financiers

Les banques et les établissements financiers de droit algérien doivent être constitués
sous forme de sociétés par actions.

1
Par la loi n° 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.

30
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

 Réhabilité le rôle de la banque centrale

Créer, maintenir et développer dans les domaines de la monnaie, du crédit et des


changes, les conditions les plus favorables à un développement de l’économie.

 La mise en place de deux nouveaux organes

Le conseil de la monnaie et du crédit et la commission bancaire.

 Introduction de la réglementation bancaire

Normes imposés aux banques commerciales par la banque d’Algérie.

 La mise en place du marché monétaire

La banque centrale assure l’organisation et le fonctionnement du marché monétaire.

 La mise en place du marché de change interbancaire

La banque centrale assure l’organisation et le fonctionnement du marché des changes.

 Aboutir à une meilleure bancarisation de la monnaie

En s’appuyant sur des principes de protection des déposants, l’égalité de tous devant les
produits et services offerts par le système bancaire (seuls la rentabilité et la
solvabilité constitue de critère de différenciations) et l’introduction de nouveaux
produits financiers.

 L’encouragement des investissements étrangers

Dans ce domaine, la loi donne la préférence aux relations d’affaires entre opérateurs
nationaux et étrangers dans le cadre d’une démarche économique prenant en compte l’intérêt
national tels que projets créateurs d’emplois, ou ceux se traduisent par un apport de transfert
de technologies ou du savoir-faire.

2.1.3 Les critiques émises à l’encontre de la loi 90/10

La loi 90-10 du 14/04/1990, bien qu’elle ait apporté d’importants changements au


bénéfice exclusif du développement du système bancaire, elle est soumise à la critique par
certains analystes et économistes comme BABA AHMED et BENHALIMA, suite à la

31
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

découverte de quelques ambiguïtés et failles dans ces articles, ces critiques portées à la loi 90-
10 peuvent être scindées-en1 :

2.1.3.1 Les critiques relatives à la forme

Certains auteurs algériens, bien qu’ils voient en la loi bancaire un véritable


changement pour la sphère monétaire, émettent certaines réserves concernant certains articles
de la loi, et comme exemple de ces articles, on peut citer2 :

- Article 2 : « la loi fixe la valeur du dinar dans le respect des accords


internationaux » ; cette disposition ne peut être appliquée puisque le taux de change du dinar
doit être fixé par référence au marché et ne peut donc pas être fixé par la loi. Cependant, du
texte de cet article on peut comprendre que la loi fixe le mécanisme de détermination du taux
de change et non pas la valeur elle-même.

- Article 9 : « interdit à quiconque d’émettre, de mettre en circulation ou d’accepter


tout instrument libellé en dinars algérien destiné à servir de moyens de paiement au lieu de
monnaie nationale ». une lecture vite de cet article laisse croire que le législateur interdit la
manipulation d’effet de commerce ou de chèque libellé en dinars, or que lui veut interdire
toute sorte de falsification de contrefaçon de billets de banque.

2.1.3.2 Les critiques liés aux non-adéquations des textes de la loi avec la réalité
économique

C’est BENHALIMA qui en analysant le contenu de la loi 90-10 et comparé ces


dispositions avec l’état économique réel a du faire ressortir ces remarques 3 :

- La loi, en cédant tout le monopole du pouvoir de décision sur l’ensemble du système


bancaire et aussi le pouvoir de décision en matière de politique monétaire, surestime les
facultés techniques de la banque d’Algérie et néglige l’incompatibilité qui pourrait surgir
entre la politique monétaire de la banque centrale et la politique économique du
gouvernement et le type de conflit qui pourrait s’y mettre entre eux.

- La politique de crédit cherché par la loi est difficile à appliquer, parce que les
entreprises publiques ne sont pas productives suffisamment pour les soumettre à la contrainte

1
MADOUCHE, Y. la problématique d’évaluation du risque de crédit des PME par la banque en Algérie,
Mémoire de magister en management des entreprises, Tizi-Ouzou ; Université de Mouloud MAMMERI de Tizi-
Ouzou, FESGC, 2011 p.200.
2
Idem.p.200.
3
Idem.p.200.

32
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

monétaire et donc difficile pour la banque d’Algérie de limiter aux banques commerciales
l’accès au refinancement.

- La loi n’engage pas les actions adéquates pour affronter les entraves de
l’amélioration de l’épargne en Algérie.

- L’insuffisance de dispositions prises par la loi pour l’encouragement


d’investissement étranger et l’attraction de capitaux étrangers.

2.2 La nouvelle organisation du système bancaire

Le système bancaire algérien a connu une nouvelle organisation suite à la


promulgation de la loi 90-10. Cette nouvelle loi va redonner une importance grandiose à un
établissement financier national qui est la banque centrale et va mettre sous sa tutelle les
autres éléments pour assurer la maintenance de la politique monétaire au profit de l’économie
nationale.

2.2.1 La banque d’Algérie

La loi 90-10complétée et modifiée en 2003, accorde à la banque d’Algérie des


prérogatives importantes vis-à-vis des banques commerciales, des investisseurs non-résidents
ainsi que dans la gestion du taux de change. Le passage d’une banque centrale (B.C) à des fins
bureaucratiques qui lui sont imparties depuis son étatisation, à une banque qui doit veiller sur
la monnaie et le crédit comme une banque centrale d’une économie de marché, nécessite bien
sa réorganisation.

De ce fait, la banque d’Algérie est chargée de veiller au bon fonctionnement du


système bancaire algérien. Egalement, elle participe à la préparation et à la mise en œuvre de
la politique relative aux finances ou à la monnaie arrêtée par le gouvernement1.

2.2.1.1 La direction de la banque centrale

Elle est assurée par le gouverneur et le conseil d’administration qui est présidé par le
gouverneur et par deux censeurs. Le gouverneur est nommé par décret présidentiel avec les
deux censeurs sauf que ces derniers, c’est sur proposition du ministre chargé des finances. Le
conseil d’administration se compose de sa part, par2 :

1
MADOUCHE, Y. Op.cit, p.202.
2
Idem.p.202.

33
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- Le gouverneur et trois vices gouverneur nommés dans les mêmes conditions que le
gouverneur.

- Et de trois fonctionnaires nommés en fonction de leurs compétences en matière


économique et financière.

Sachant que les attributions du conseil d’administration sont bien déterminées dans
l’article 43 de la même loi ; le texte de cet article stipule que « le conseil délibère sur
l’organisation générale de la banque centrale et sur l’établissement ou la suppression des
succursales et agences »1.

Le conseil d’administration a pour mission selon cet article :

- Il approuve le statut du personnel et le régime de rémunération des agents de la banque


centrale.
- Il arrête les règlements applicables à la banque centrale.
- Il délibère sur l’initiative du gouverneur sur toute convention.
- Il statue sur les acquisitions et aliénation immobilière et mobilière, ainsi que sur
l’opportunité des actions judiciaires à engager par le gouverneur au nom de la banque
centrale, sous réserve des pouvoirs du gouverneur comme président de la commission
bancaire.
- Il autorise les compromis et transactions.
- Il détermine les conditions et la forme dans lesquelles la banque centrale établit et
arrête ses comptes.
- Il arrête chaque année le budget de la banque centrale et en cours d’exercice y apporte
les modifications jugées nécessaires.
- Il arrête la répartition des bénéfices dans les conditions prévues ci-après et approuve le
projet de compte rendu annuel que le gouverneur adresse en son nom au président de
la république.
- Il détermine les conditions de placement des fonds propres de la banque centrale.
- Il lui est rendu compte de toutes les affaires concernant la gestion de la banque
centrale2.

1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.202.
2
SEDEG, A. Op cit, p.23.

34
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

2.2.1.2 Le conseil de la monnaie et du crédit

Pour l’essentiel, les attributions du conseil sont définies par l’ordonnance relative à la
monnaie et au crédit qui énumère ses prérogatives (article 44) sans toutefois que cette
énumération ne soit limitative. En effet, d’autres dispositions de l’ordonnance invitent le
conseil à édicter, si nécessaire, des dispositions d’ordre réglementaire.

Les domaines dans lesquels le conseil est appelé à intervenir, en ce qui concerne les
banques et les établissements financiers, peuvent être regroupés en six grandes catégories 1:

- Les conditions générales d’exercice de l’activité bancaire, en particulier le niveau du


capital minimum, les conditions d’ouverture de guichets ou l’organisation de fichiers
professionnels.
- Les caractéristiques des opérations traités par les banques et établissements financiers,
notamment les conditions applicables en matière de relation avec la clientèle ;
- L’organisation du marché interbancaire ;
- La publicité des informations destinées aux autorités compétentes ;
- Les normes de gestion, en particulier les ratios prudentiels (solvabilité, division des
risques, transformation, etc.)
- La surveillance et la sécurité des systèmes de paiement
Le législateur a également confié au conseil le soin de préciser les conditions
auxquelles doit satisfaire le système de garantie des dépôts.
Divers textes législatifs confient, en outre, au conseil d’autres compétences, soit
explicitement comme en matière d’autorisation de constitution des coopératives d’épargne et
de crédit instituées par la loi n° 07-01 du 27 février 2007relative aux caisses d’épargne et de
crédit, soit implicitement comme en matière de titrisation des créances hypothécaires
(comptabilisation des opérations de titrisation par les banques).
La loi n° 05-01 du 06 février 2005 relative à la prévention et à la lutte contre le
blanchiment d’argent et le financement du terrorisme commande l’intervention du conseil
pour fixer les conditions de prévention par les institutions financières des opérations de
blanchiment2.

1
KPMG, Op cit p.95.
2
Idem.

35
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

2.2.1.3 La commission bancaire

La commission bancaire est l’autorité chargée de s’assurer du respect par les banques
et établissements financiers de la réglementation professionnelle qui leur est applicable. C’est
l’organe de supervision du système bancaire. A ce titre, la commission surveille la situation
financière des établissements assujettis, exerce les contrôles sur pièces et place et sanctionne
les éventuelles infractions. Les missions de contrôle sont confiées à la direction générale de
l’inspection générale, un département spécialisé de la Banque d’Algérie, et qui dispose d’un
effectif conséquent dédié au contrôle.
En 2002, une structure centrale au sein de la direction générale de l’inspection
générale est mise en place pour prendre en charge le renforcement du contrôle sur pièces. Ses
missions sont de1 :
- S’assurer de la régularité de la transmission des informations financières émanant des
banques et des établissements financiers ;
- Veiller au respect des canevas réglementaires de déclaration ;
- S’assurer du respect des règles et ratios prudentiels ;
- Assurer le traitement des informations produites et vérifier leur conformité avec la
réglementation en vigueur ;
- Procéder à la saisine de la commission bancaire, en cas de refus de communiquer ou
de fausse déclaration.
Les rapports de synthèse des contrôles sur pièces sont transmis à la commission
bancaire. Les contrôles sur pièces peuvent conduire à des missions de contrôle sur place.
Des contrôles périodiques sur place sont également effectués par les inspecteurs de la
banque d’Algérie pour le compte de la commission bancaire dans le cadre d’un programme
annuel. Ces contrôles peuvent être thématiques (contrôle de la distribution du crédit par les
banques, etc.) ou ponctuels. Ils peuvent être limités à un segment d’activité (commerce
extérieur, lutte contre le blanchiment d’argent).
La commission bancaire dispose d’un large pouvoir de sanctions qui va de
l’avertissement au retrait d’agrément. Elle a utilisé ce pouvoir à plusieurs reprises en
prononçant des amendes et des retraits d’agrément à plusieurs banques entre 2003 et 2006,
essentiellement des banques à capitaux privés appartenant à des résidents nationaux2.

1
KPMG, Op cit, p.96.
2
Idem.

36
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

2.2.1.4 La centrale des risques bancaires

Pour contribuer à la protection des déposants (épargnants). Cela, en imposant aux


banques de respecter les ratios de couverture et de division des risques. Et pour ce qui est des
instruments et mécanismes, la banque d’Algérie (B.A) intervient par une réglementation
prudentielle des risques et une réglementation du marché monétaire1.

Il est fait obligation aux banques et établissements financiers d’informer


systématiquement les autorités monétaires sur toutes les opérations effectuées avec leur
clientèle, que ce soit en matière d’octroi de crédits, ou bien les incidents liés aux crédits
octroyés et/ou sur les instruments de paiement mis à la disposition de la clientèle. Et c’est
dans ce sens que la Banque d’Algérie a érigé des centrales d’informations en l’occurrence la
centrale des risques, des impayés et des bilans, pour permettre de centraliser toutes les
informations communiquées par les banques et établissements financiers et les mettre, le cas
échéant, à la disposition de ces derniers pour mieux apprécier et évaluer les risques de crédit.
Il faut dire que parmi les buts recherchés par la Banque d’Algérie en érigeant ces centrales,
c’est de permettre de renforcer et d’encourager la transparence des flux d’informations
circulants, que ce soit entre la banque et sa clientèle, ou entre la banque et la Banque
d’Algérie, et ce dans le but de constituer une base de données sur les entreprises et les
ménages, en matière d’endettement et d’incident de paiement 2.

2.2.1.5 Les institutions bancaires et établissements financiers

Ce sont les banques et établissements financiers, l’article 114 et 115 les définissent
respectivement : « les banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession
habituelle et principalement des opérations bancaires, ces opérations sont la réception de
fonds publics, les opérations de crédit et la mise à la disposition de la clientèle des moyens de
paiement et de gestion ».

« Les établissements financiers sont des personnes morales qui effectuent à titre de
profession habituelles et principalement les opérations de la banque à l’exclusion de la
perception, de la réception de fonds du public ». De cette dernière définition, on constate le
changement par rapport à la loi de 1986 ; cette dernière autorise aux établissements financiers
à recevoir des fonds du public ; la loi 90-10 exclut cette opération à l’activité des

1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.198.
2
Ibid, p.209.

37
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

établissements financiers et depuis, la réception de fonds du public ne se fait que par les
banques1.

2.2.1.6 L’association des banques et des établissements financiers

Une association de banquiers algériens doit être créée par la Banque d’Algérie. A la
quelle, tout organisme bancaire ou financier doit adhérer. Actuellement cet organe est
constitué par l’Association des Banques et Etablissements Financiers (A.B.E.F), l’objectif de
sa création est double : d’une part, est la représentation des intérêts communs de ses membres
auprès des pouvoir publics ; d’autre part, est l’information et la sensibilisation de ses
adhérents et le public2.
L’Association des Banques et Etablissement Financiers (A.B.E.F) a pour mission,
d’étudier les questions liées à l’organisation de la profession bancaire telles que :
- L’amélioration des techniques de banques et de crédit ;
- La stimulation de la concurrence ;
- L’introduction de nouvelles technologies ;
- La formation du personnel ;
- Les relations avec les représentants des employés.
Les statuts de l’A.B.E.F, ainsi que toute modification de ses derniers, sont soumis à
l’approbation du conseil de la Monnaie et du Crédit (C.M.C).
2.2.1.7 La société de garantie de dépôt
La loi 90-10 stipule l’obligation faite aux banques d’adhérer à cette institution et cela
en leur exigeant un compte bloqué auprès de la banque centrale, cette réserve calculée soit sur
l’ensemble de leur placements, est nommé réserve obligatoire et d’après l’article 93 de la
même loi, le taux de cette réserve ne peut dépasser 28% des montants servant à la base de
calcul ; ceci est applicable sur les banques et les établissements financiers. L’objectif principal
de cette société de garantie est la protection des déposants leur permettant de bénéficier d’une
indemnisation dans le cas de faillite de la banque et la cessation de paiement de cette
dernière3.

1
BENHALIMA,A. Op, cit p.34
2
MADOUCHE, Y. Op cit. p.202-203.
3
BENHALIMA, A, Op. cit p.35.

38
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

2.3 Le système bancaire face à la crise 1990-2001

2.3.1 Le système bancaire et la contrainte extérieure 1990-1993

Les années 1990-1993 marquèrent la veille du rééchelonnement de la dette extérieure


et la mise en œuvre des programmes à moyen terme menés avec le Fond Monétaire
International « FMI ». Durant cette période, l’évolution du système bancaire national, et en
général, celle de l’économie dans son ensemble, va étre hypothéquée par la contrainte
extérieure. Durant toute la période 1990-1993, le système bancaire a évolué sous la pression
de la dette extérieure et, dès la promulgation de la loi relative à la monnaie et au crédit, la
banque d’Algérie va déployer une nouvelle politique de gestion de la dette extérieure.
L’accord de confirmation du 3juin 1991 regroupe plusieurs plans économique et politique à
suivre pour mieux gérer les biens du pays. Malgré le recours au FMI cette période est
marquée par les points suivants1 :

- La chute du cours de la monnaie nationale de plus de 60% en 1988 et 1991, et la


demande excédentaire de la devise ont affaibli le rapport du cours du dinar sur le marché
parallèle et sur le marché officiel.

- L’ajustement brutal du taux de change et la forte augmentation du taux d’inflation.

Ce nouveau dispositif concerne les domaines de la politique monétaire et du taux de change et


aussi le domaine de financement bancaire de l’économie.

2.3.2 Le système bancaire et l’ajustement structurel (1994-1998)

Après la crise économique de 1993, l’Algérie ne pouvait pas rembourser sa dette


extérieure et le service de cette dernière accapare l’essentiel du produit des exportations. Les
recettes pétrolières diminuent à cause de la dégradation des cours de pétrole qui impose une
dure politique de rééchelonnement de la dette extérieure accompagnée d’un Plan
d’Ajustement Structurel (PAS). De plus, après l’arrêt du processus mis en œuvre avec le FMI
en 1991, l’Algérie n’était pas soutenue par les organismes monétaires et financiers
internationaux. Cette situation financière a conduit l’Algérie à demander de l’aide à la Banque
Mondiale et au FMI avec lequel elle va passer les accords suivants2 :

- L’accord de confirmation, d’une durée de 12 mois, qui a été conclu en Avril 1994,
cet accord a été accompagné d’un accord de rééchelonnement ;

1
SADEG, A. Op cit. p.37.
2
Ibid, p.38.

39
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- L’accord appuyé par un mécanisme élargi de crédit et a été passé en Mai 1995. Il est
d’une durée de trois ans.
Avec ces deux accords, l’Algérie va opter pour une nouvelle économie qui est
« l’économie de marché » laissant ainsi le gradualisme des réformes et l’aménagement d’une
transition maitrisée, comme prévu par le programme triennal élaboré en 1992.
Durant toute cette période 1994-1998, l’Algérie va procéder à différents changements
concernant entre autres la politique budgétaire et celle du taux de change.
2.3.3 Le système bancaire de 1999 à 2001
Après l’ajustement structurel, l’économie algérienne a connu une véritable dégradation
qui ne favorise pas le passage à l’économie de marché. A partir de 1998, l’Algérie se
retrouvait dans l’obligation de révéler des défis pour améliorer la vie économique et sociale
de pays. Pour ce faire l’Algérie procède aux réformes suivantes1 :
- La transformation et l’adaptation du rôle de l’Etat pour qu’il assume ses missions
régaliennes et son rôle de régulateur dans une économie de marché ;
- La sauvegarde, d’abord, et le développement, en suite, de l’outil de production
relevant, à l’achèvement du programme d’ajustement structurel, du secteur public
économique ;
- La mise en place des conditions nécessaires pour soulager l’entreprise algérienne des
chocs extérieurs et prépare son intégration dans la mondialisation ;
- Le déblocage du système bancaire, qui demeure au centre de la réforme économique
et sa transformation pour en faire un outil au service du développement.
- Le développement du marché de capitaux pour en faire un puissant levier dans le
financement de l’économie et dans la transition d’une économie d’endettement en une
économie de marché.

1
TAHRAOUI, M. Op cit, p.21.

40
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Section 3 : Le système bancaire de 2001 à nos jours (2016)

L’Algérie est à partir de 2001, entrée dans une phase de croissance continue, avec un
taux moyen de croissance de 3% en 2003. La croissance du PIB est estimée pour 2003 à
6,80%. Mais la question critique de la structure de l’économie algérienne est la forte
dépendance de la production des hydrocarbures, surtout du gaz. En effet, l’Algérie est le
cinquième pays exportateur mondial de gaz naturel et le pétrole. Le principal marché des
exportations algériennes est l’UE : deux pipe-line, lient l’Algérie à l’Europe, l’un à l’Espagne
à travers le Maroc, et l’autre à l’Italie à travers la Tunisie, il y a aussi en construction un autre
pipe-line qui devra joindre l’Algérie au reste de l’Afrique à travers la Nigeria. Une
conjoncture favorable des prix de pétrole a permis depuis 2000 au gouvernement algérien de
dégager de substantiels excédents monétaires et financiers. En effet, 62,90% des revenus
totaux des finances publiques algériennes en 2002 dépendaient du pétrole1.

La loi 90- 10 du 14 avril 1990 est modifiée par l’ordonnance 03-11 du 26 aout 2003
relative à la monnaie et au crédit. Cette dernière est abrogée par l’ordonnance n° 10-04 du 26
aout 2010.

3.1 Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit

Ces aménagements ont été introduits sans pour autant touché à l’autonomie de la BA,
dans le but de rehausser l’influence de l’exécutif dans la prise de décision sur la politique
monétaire du pays. Afin de concrétiser ce but, l’ordonnance 01-01 du 27/02/2001 modifiant et
complétant la loi 90-10 a été créée, scindant le conseil de la monnaie et du crédit en deux
organes : le premier est constitué du conseil d’administration, chargé de l’administration et de
l’organisation de la BA. Le second organe constitué par le conseil de la monnaie et du crédit,
joue le rôle monétaire de l’autorité monétaire. Il est composé de sept membres dont trois sont
nommés par un décret présidentiel, alors qu’il était au nombre de quatre dans la loi 90-10.
Cette nouvelle composition, tout en maintenant le principe d’indépendance de la BA, a
atténué les déséquilibres en faveur de l’exécutif2.

3.2 L’ordonnance 03/11 du 26 Aout 2003 relative à la monnaie et au crédit

En 2003, le système bancaire algérien a été marqué par la faillite des deux banques
privées, il s’agit de la banque EL KHALIFA et la Banque pour le Commerce et l’Industrie

1
ZOURDANI, S. Le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA, mémoire de
Magister, UMMTO, Tizi-Ouzou, 2012, p.13.
2
TAHRAOUI, M, Op cit, p.21.

41
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

d’Algérie (B.C.I.A). Face à cette situation, les pouvoirs publics ont procédés à la refonte de la
loi sur la monnaie et le crédit, cela pour éviter (prévenir) ce genre de scandales financiers de
se produire à l’avenir.

Par ailleurs, à travers ce nouveau texte, le législateur insiste sur la concrétisation du


triple objectif, en soulignant les conditions exigées aux acteurs du système bancaire pour que
cette refonte puisse atteindre son succès1 :

- Permettre à la Banque d’Algérie (B.A) de mieux exercer ses prérogatives ;

- Renforcer la concertation entre la banque d’Algérie (B.A) et le gouvernement en


matière financière ;

- Permettre une meilleure protection des banques de la place et de l’épargne du public.

Dans le cadre de cette nouvelle loi, de nombreuses conditions été exigées par le
législateur. Ce dernier a toutefois conditionné le succès de cette ordonnance par la réunion de
trois (03) facteurs, à savoir2 :

- La formation d’un nombre important de superviseurs compétents pour le compte de


la Banque d’Algérie (B.A).

- L’existence chez les acteurs de la place des systèmes d’information performants assis
sur des supports techniques de transmission de l’information fiable, rapides et
sécurisés ;

- Le financement de l’économie par les ressources du marché adossé à un système


bancaire solide et à l’abri de toute suspicion.

En revanche, les conditions liées au succès de cette nouvelle ordonnance ne sont pas
vérifiées. D’une part, en raison des limites de notre système d’information et le
fonctionnement de notre système bancaire, qui ont accusées du retard par rapport aux
systèmes bancaires des pays développés et pays émergents, cela dans l’exploitation des
nouvelles technologies d’information et de communication. Et d’autre part, les compétences
de ressources humaines bancaires en Algérie, restent insuffisantes face au nouveau contexte
de notre économie qui s’ouvre à l’économie de marché3.

1
MADOUCHE, Y. Op cit, p.199.
2
ZOURDANI, S. Op cit, p.13.
3
Ibid, p.14.

42
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

3.2.1 Les conteurs de l’ordonnance n° 03/11 du 26 aout 2003

L’ordonnance n° 03-11 a pour objet de consolider le système et abroge la loi sur la


monnaie et le crédit de 1990. Le nouveau du texte en reprend cependant, dans une large
mesure, ses dispositions. La volonté du législateur est alors de porter plus loin la libéralisation
établie par la loi de 1990. La nouvelle banque centrale perd, quoiqu’un peu, de son autonomie
vis-à-vis du pouvoir politique : les membres du conseil de la monnaie et du crédit et du
conseil d’administration de la Banque d’Algérie sont tous nommés par le président de la
république. L’ordonnance consolide le régime déjà établi par la loi de 1990 en introduisant de
nouveaux principes et/ou en le définissant plus précisément : le secret professionnel, les
changes et les mouvements de capitaux, la protection des déposants. L’objectif de
l’ordonnance est de « renforcer la sécurité financière, améliorer nettement le système de
paiement et la qualité du marché »1.

3.2.2 Rappel du statut de l’établissement financier et des catégories juridiques

Le statut de l’établissement financier a été rappelé dans le cadre de cette ordonnance.


En effet, ces dernières ne peuvent pas recevoir des fonds publics et ne peuvent pas non plus
gérer les moyens de paiement. Par ailleurs, les opérations bancaires ne sont exercées que par
deux catégories d’établissements : les banques au sens de banques universelles et les
établissements financiers spécialisés. Les banques universelles sont venues ainsi supprimer la
distinction entre les banques d’affaires, banques de dépôts et banque à statut spécial. Ce choix
évitera toute distorsion de la concurrence et les banques agrées peuvent s’engager dans
n’importe quelle activité bancaire, sans pour autant, solliciter une autorisation préalable 2.

Etablir un cadre juridique unique est une garantie pour l’égalité des conditions de la
concurrence et de sécurité des opérations.
A cet effet, l’ordonnance n° 03/11 du 26 Aout 2003 stipule que les banques et les
établissements financiers soient constitués sous forme des sociétés par action (SPA), sur la
base d’un dossier complémentaire une enquête relative au respect des dispositions de
l’ordonnance 03/11 du 26 Aout 2003. Le conseil de la monnaie et du crédit apprécié
également l’opportunité pour ces organismes de rendre la forme d’une mutualité.

1
KPMG, Op cit, p.10.
2
Idem.p.10.

43
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Cependant, cette nouvelle catégorie d’établissements financiers est introduite sans


pour autant donner sa particularité et ses missions par rapport aux autres catégories
d’établissement financier1.

3.2.3 La règle du capital minimum

L’ordonnance 03-11 du 26/08/2003 offre un nouveau cadre juridique pour l’exercice


des opérations de banque et aussi elle fixe un capital minimum pour les banques.
Cette ordonnance constitue la nouvelle loi bancaire applicable à tous les acteurs de la
place bancaire. Puis, il y a eu le règlement n° 08-04 du 23 décembre 2008 dispose un nouveau
montant minimum2 :
-10 milliards de dinars, pour les banques.
-3.5 milliards de dinars, pour les établissements.
3.2.4 Renforcement de la supervision bancaire

Sous l’égide de la loi 90-10, le contrôle bancaire était confié à deux autorités
indépendantes dont la commission centrale qui se voyait accomplie quasiment les mêmes
missions de contrôle. Cette dualité de contrôle a été désormais avec l’ordonnance 03-11, et
seule la commission bancaire est à présent en charge de la supervision et se dote d’un statut de
juridiction.

Cependant, elle est considérée comme autorité administrative, dans les autres matières,
indépendante, sans personnalité juridique et sans patrimoine propre. De plus, la commission
bancaire est dotée d’un secrétariat général qui devient ainsi un organe de la loi, ce qui
renforcera inéluctablement son action et ses activités liées au contrôle3.

3.2.5 La garantie des dépôts

Des mesures ont été introduites visant au renforcement du contrôle des banques et des
établissements financiers, à la protection de la clientèle et à la qualité des prestations
bancaires, notamment en renforçant les obligations des banques primaires vis-à-vis de leurs
clients ou encore en affirmant le principe du droit au compte4.

1
KPMG, Op cit, p.27.
2
Ibid, p.34.
3
Ibid, p.12.

44
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

3.3 L’ordonnance n° 10/04 du 26 Août 2010 relative à la monnaie et au crédit

Les principales mesures sont les suivantes1 :


-Les participations étrangères dans les banques ne peuvent être autorisées que dans le
cadre d’un partenariat dont l’actionnariat national résident représente 51% au moins du
capital. Par actionnariat national, il peut être entendu un ou plusieurs partenaires.
- L’Etat détiendra une action spécifique dans le capital des banques et des
établissements financiers à capitaux privés et en vertu de laquelle il est représenté, sans droit
de vote, au sein des organes sociaux.
- L’Etat dispose d’un droit de préemption sur toute cession d’action ou de titres
assimilés d’une banque ou d’un établissement financier.
- Les cessions d’action ou de titres assimilés dans réalisées à l’étranger par des
sociétés détenant des actions ou titres assimilés dans des sociétés de droit algérien qui ne se
seraient pas réalisées conformément aux dispositions de l’ordonnance n° 01-03 relative au
développement de l’investissement sont nulles et du nul effet.
- Toute cession d’actions ou titres assimilés d’une banque ou d’un établissement
financier doit être autorisé par le gouverneur de la Banque d’Algérie dans les conditions
prévues par un règlement pris par le conseil de la monnaie et du crédit, non encore publié.
- La Banque d’Algérie a pour mission (supplémentaire) de veiller à la stabilité des prix
et doit établir la balance des paiements et présenter la position financière extérieure de
l’Algérie.
- Les banques ont l’obligation de mettre en place un dispositif de contrôle interne et de
contrôle de conformité. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une conformité aux lois et règlements
et du respect des procédures.
- La Banque d’Algérie organise et gère une centrale des risques des entreprises, une
centrale des risques des ménages et une centrale des impayés.
3.4 Les dernières décisions prises par la Banque Centrale (2015-2016)
Ces derniers temps, la banque d’Algérie a pris certaines modifications pour améliorer
le système bancaire.
3.4.1 Règlement n° 2014/04 du 22 octobre 2014
En date du 29 septembre 2014, le conseil de la monnaie et du crédit a adopté un
règlement fixant les conditions de transfert de capitaux à l’étranger au titre de l’investissement

1
KPMG, Op cit, p.12.

45
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

à l’étranger par les opérateurs économiques de droit algérien. Ce règlement est publié sous le
numéro 14-04 au journal officiel de la république algérienne n°63 du 22 octobre 20141.
Le règlement 14-04 a pour encrage légal l’article 126 de l’ordonnance 03-11 du 26
aout 2003, modifiée et complétée, relative à la monnaie et au crédit, qui institue la possibilité
d’investissement direct à l’étranger lorsque cet investissement est complémentaire à l’activité
de production de biens et de services de l’opérateur concerné et qui soumet le transfert de
capitaux à l’étranger pour le financement de cet investissement à autorisation préalable du
conseil de la monnaie et du crédit (CMC)2.
L’institution de cette possibilité d’investissement direct à l’étranger reflète la
reconnaissance de l’apport potentiel de ce type d’investissement à l’économie nationale,
notamment en termes d’acquisition de savoir-faire et de gains de productivité. Dans cet esprit,
le CMC avait adopté, en date du 20 février 2002, le règlement 2002-01 pour fixer les
conditions de constitution du dossier de demande d’autorisation en la matière.
Le règlement 14-04 abroge le règlement 2002-01 et met en place un cadre explicite et
exhaustif de prise en charge ordonnée de cet important volet pour l’économie nationale ; cette
prise en charge tenant compte des préoccupations de viabilité de la balance des paiements. A
cet effet, le règlement 14-04 :
-Cerne la nature de l’investissement à l’étranger projeté, à savoir la création de société
ou de succursale, la prise de participation dans des sociétés existantes ou l’ouverture de
bureau de représentation ;
-Définit les conditions d’éligibilité à examen par le CMC de la demande d’autorisation
de transfert de capitaux au titre dudit investissement, notamment3 :
o la nécessaire complémentarité entre l’investissement à l’étranger projeté et
l’activité, en Algérie, de production de biens et de services ;
o la nécessite pour l’opérateur concerné de disposer de ressources propres en
monnaie nationale suffisantes pour financer l’investissement projeté ;
o la contribution régulière de l’activité de production de biens et de services, en
Algérie, aux exportations ;
- Précise les éléments constitutifs du dossier en appui à la demande d’autorisation à
présenter au CMC ;

1
Communiqué de la banque d’Algérie. (En ligne) disponible sur : www.bank-of-
algeria.dz/html//communique.htm//COM29122014. (Consulté le 08/09/2016)
2
Idem.
3
Idem.

46
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- Précise les limites maximales des montants à transférer, modulables en fonction des
recettes d’exportation de l’opérateur et de la nature de l’investissement ; et rappelle les
obligations légales et réglementaires à respecter par l’opérateur lorsque ladite autorisation est
accordée par le CMC et l’investissement en question réalisé, notamment l’obligation de
fournir des états financiers annuels dûment certifiés et l’obligation de rapatriement des
revenus et, le cas échéant, du produit de l’opération de désinvestissement.

3.4.2 La dernière dévaluation du dinar (janvier 2015)

Le marché de change est toujours en fluctuation et varie à chaque fois en suivant les
événements et aussi selon la solidité d’une économie. Le mois de janvier 2015, le dinar
algérien, suite à la baisse du prix du baril de pétrole a connu une dévaluation afin d’être
compatible avec l’économie nationale.

3.4.2.1 Réalité et raisons de la dévaluation

La cotation du dinar, contrairement aux principales devises étrangères (dollar, euro,


livre sterling…), n’est pas fixée par les marchés. C’est la Banque d’Algérie qui décide de la
valeur de la monnaie nationale à travers un mécanisme dit de flottement dirigé.

L’institution monétaire fait des calculs économiques en évaluant les fondamentaux de


l’économie (prix du pétrole, entre autres) et en prenant en compte les variations des devises
étrangères entre elles. Ainsi, elle détermine le taux de change effectif réel (TCER), autrement
dit : la valeur du dinar.

Le fonds monétaire international (FMI) estime que le dinar est toujours surévalué de
près de 20%. Il situe sa valeur réelle autour de 140 dinars pour un euro.

3.4.2.2 les conséquences de cette dévaluation du dinar Algérien sur le pays

Une dévaluation qui arrive jusqu’à 20% ne passe pas sans effets sur une économie
quelconque. La dévaluation du dinar algérien en janvier 2015 aura des effets beaucoup plus
négatifs sur l’économie nationale. Les effets sont 1 :

- Le premier impact souhaité par le gouvernement est d’essayer de freiner les


importations.

1
Article du journal liberté (en ligne) disponible sur www.liberté-algerie.com/actualité/les impacts-de-la-
dévaluattion-du-dinar-algérien-196652 ( consulté le 07/09/2016).

47
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- Deuxième impact qui sera palpable pour tous les produits importés (et certainement
sur le cours de la devise sur le marché parallèle), l’on devrait assister à une poussée
inflationniste, à travers les différentes lois de finances 2008-2013 : pérenniser la
politique de l’Etat en matière de subvention des prix des produits de large
consommation comme les céréales, l’eau et le lait, l’électricité et le carburant (un des
prix les plus subventionné dans le monde) sinon le taux d’inflation officiel dépasserait
les 10/15%.

D’une manière générale, les investisseurs tant étrangers que locaux se méfient d’une
monnaie administrée faible qui fluctue continuellement, faussant toutes leurs prévisions et les
poussant non vers les secteurs productifs mais vers la sphère marchande.

3.4.2.3 Paysage du système bancaire Algérien en 2015-2016

Le secteur bancaire algérien compte vingt-huit (28) banques et établissements


financiers répartis entre le secteur public et le secteur privé plus les bureaux de
représentation1.
Pour les banques et établissements financiers à capitaux publics :
- Banque Extérieure d’Algérie (BEA)
- Banque Nationale d’Algérie (BNA)
- Crédit Populaire d’Algérie (CPA)
- Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR)
- Banque de Développement Local (BDL)
- Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-Banque)
- SOFINANCE
- Société de Refinancement Hypothécaire (SRH)
Pour les banques et les établissements financiers à caractère mutualiste :
- Caisse Nationale de Mutualité Agricole (CNMA)
Pour les banques et établissements financiers à capitaux privés :
- Bank Al Baraka d’Algérie, propriété pour 50% du groupe saoudien Dellah Al Baraka
et pour 50% de la banque publique BADR.
- Citibank NA Algeria, succursale de Citibank New York.

1
KPMG, Op cit, p.128-129.

48
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

- Arab Banking Corporation Algeria, une filiale contrôlée à 70% par le groupe ABC de
Bahrein, 10% par la SFI (BIRD), 10% par la Société Arabe d’Investissement (Jeddah),
et 10% par des Investisseurs nationaux.
- Société Générale Algérie, une filiale contrôlée à 100% par la Société Générale
(France).
- Natixis Al Amana Algérie, une filiale du groupe Natixis France (Paris).
- Arab Bank Algéria Plc, une succursale de l’Arab Bank de Amman (Jordanie).
- La Banque Nationale de Paris (Paribas) El Djazair, filiale à 100% du groupe français
BNP Paribas.
- La Trust Bank Algérie, mixage de capitaux privés internationaux et nationaux.
- Arab Leasing Algérie, établissement spécialisé dans le leasing, filiale d’Arab Bank
Corporation Algérie et de la CNEP.
- The Housing Trade and Finance (filiale de la banque jordanienne The Housing Bank
for Trade & Finance.
- Gulf Bank Algérie (banque) contrôlée par la Gulf Bank appurtenant au groupe
koweitien KIPCO.
- CETELEM (établissement financier, filiale du groupe BNP Paribas).
- Maghreb Leasing (établissement financier à capitaux tunisiens et investisseurs
Souverains).
- Fransbank El Djazair (fliale de la banque libanaise Fransabank et du groupe CMA
CGM).
- Calyon Algérie (filiale du groupe français Crédit Agricole).
- HSBC Algeria (filiale de HSBC France).
- Al Salam Bank Algeria (banque à capitaux émiratis).
- El Djazair Idjar – Spa (établissement financier à capitaux mixtes entre la Banque
Extérieure d’Algérie (BEA) et Banco Espirito Santo (BES).
Pour les bureaux de représentation sont en nombre de cinq (05) :
- Banco Sabadell (Espagne) ;
- British Arab Commercial Bank (Grande Bretagne) ;
- Crédit Industriel et Commercial (France) ;
- Monte Pashi de Sienne (Italie) ;
- Union des Banques Arabes et Françaises (France).

49
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Schéma n°02 : Schéma illustrant l’organisation du système bancaire actuel

Conseil de la monnaie Banque d’Algérie Commission bancaire


et du crédit

Autorisation Structures sous sa Supervision


dépendance
Les banques :

BNA

BADR

BEA
Marché monétaire
CPA
Marché interbancaire des changes
BDL

CNEP Centrale des risques

Al Baraka Bank Centrale des bilans


Citibank (succursale) Centrale des crédits aux particuliers
ABC

Société Générale Algérie

BNP Paribas El djazair

Natixis Algérie

Trust bank
Etablissement financiers:
Gulf bank
SRH
Bureaux de représentation :
Arab bank PLC (succursale)
Sofinance
The housing and trade finance MPS (Italie)
ALC
Fransabank UBAF (France)
Cetelem
Calyon BACB (GB)
HSBC (succursale) Maghreb leasing
Banco Sabadell (Espagne)
Al salam bank CNMA
CIC (France)

Association professionnelle des Banques et des Etablissements Financiers (ABEF)

Source : KPMG/Guide des banques et des établissements financiers en Algérie. Edition 2012, format
PDF, Disponible sur : http://www.kpmg.com/DZ /fr/IssuesAndInsights/Publications/Documents/Guide-
des-banques-Algérie-2012.pdf.p.13., p.32.

50
CHAPITRE I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes

Conclusion
La mise en place d’un système bancaire national a été l’une des premières priorités du
gouvernement Algérien, dès son accession à l’indépendance en procédant à la création d’un
institut d’émission et la nationalisation des banques privées coloniales.

Après la nationalisation de 1966 à 1968 les banques commerciales Algériennes furent


spécialisées par branche d’activité, c’était le trésor public qui finançait à fonds perdu tous
l’investissement public.

La loi sur la monnaie et le crédit promulguée en avril 1990 prévoyait un tout nouveau
dispositif législatif de soutien aux réformes engagées sur tous les plans dès 1980. Il s’agissait
d’un passage à une seconde époque, celle de l’économie de marché.

L’un des points figurant dans cette loi, était le désengagement définitif de l’Etat et la fin
de l’ingérence administrative dans le secteur financier en réhabilitant le rôle de la Banque
Centrale dans la gestion de la monnaie et du crédit.

Le secteur bancaire algérien s’est nettement amélioré depuis la promulgation de la loi


sur la monnaie et le crédit en 1990. Avant cela, l’économie algérienne été une économie
administrée dans laquelle les banques sont considérées comme de simple guichets de collecte
et de distribution de fonds pour financer les projets de la politique d’industrialisation à travers
les entreprises publiques adoptées par l’Etat. L’ordonnance de 2003et celle de 2010,
s’inscrivent en théorie dans le même sillage et offre un nouveau cadre juridique pour
l’exercice des opérations de banque, comparable en tous points à celui en vigueur dans les
pays à économie libérale. Elles prévoient une autonomie complète vis-à-vis du gouvernement.

51
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Introduction
L'environnement économique algérien a été marqué par la multiplication des petites et
moyennes entreprises (PME) qui ont réussi, tant bien que mal, à s'imposer comme étant l'une
des forces principales du développement économique du pays. Cette mutation de l'économie
algérienne a entraîné un développement important des PME.1
En Algérie, l’intérêt pour les PME apparaît au début des années 90 à la suite des
réformes économiques libérales. Le principe de la liberté d’investir est consacré par la loi.
La promulgation de la loi relative à la monnaie et au crédit de 1990 et la levée progressive du
monopole de l’Etat sur le commerce extérieur ont permis de réunir les conditions objectives
propices au développement de l’investissement et des PME en Algérie.
L’orientation en faveur des PME est apparue comme une alternative à la relance des
investissements et à l’essoufflement du modèle d’industrialisation de base en Algérie attesté
par l’effondrement du secteur public économique.2
Dans ce présent chapitre nous allons présenter des généralités sur les PME (section1),
ensuite les PME en Algérie dans la deuxième section et dans la dernière leur financement.

1
MOUMOU.O, les déterminants et les obstacles à la l’internationalisation des PME familiales algériennes,
Faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion, Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
P.1.
2
KERZABI.A, SAIDANI.M: La taille des PME Algériennes : Une explication par les coûts de transaction,
Université de Tlemcen.

53
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Section 1: Généralités sur les PME


Dans la présente section nous allons présenter les différentes définitions et les
typologies des PME, ainsi que les approches de délimitation, les caractéristiques et les
spécificités de ces dernières.
1.1 Les différentes définitions des PME
En effet, ce secteur n’a rien d’homogène puisqu’on compte les très petites entreprises,
les petites, les moyennes, les travailleurs autonomes, les artisans, le café du coin de la rue,
cybercafés etc.
« La construction de la classe des PME varie selon les aires géographiques»1. La
définition statistique de la PME varie d’un pays à l’autre. On tient généralement compte de la
valeur du chiffre d’affaire et/ou de la valeur des actifs ou du nombre des effectifs employés2.
Les PME sont souvent distinguées selon leur taille, mesurée d’effectifs et de chiffres
d’affaires. Néanmoins, la taille retenue n’est pas universelle. Les limites diffèrent selon les
pays :
- Etats Unis : une entreprise de 500 salariés est encore considérée comme une PME ;
- Canada : une PME ne doit généralement pas employer plus de 500 personnes, avoir
un actif inférieur à 25 millions de dollars et ne pas être détenue à plus de 25% de son
capital par une autre entreprise.
- Chine : ni le nombre de salariés ni le chiffres d’affaires ne sont retenus. Le critère
retenu est la capacité de production des entreprises.
- Japon : les critères de base sont le capital ou le portefeuille de l’investissement et/ou
les effectifs ;
- UE : selon la Commission Européenne ; une entreprise est « toute identité,
indépendamment de sa forme juridique, exerçant une activité économique ». Les seuils
ont été changés suite aux transformations et développement économiques intervenus
depuis 1996, date de la première définition commune des PME3.

1
LEVRATTO. N, les PME : définition, rôle économique et politiques publiques, 1re édition, Edition Boeck,
Bruxelles; 2009.
2
MERZOUK.F, PME et compétitivité en Algérie, Université de Bouira,
3
Bulletin de veille 25 /02/2012, Mise à niveau PME, Ministère de l’industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise
et de la Promotion de l’investissement.

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

L’effectif et le chiffre d’affaire annuel ou le total du bilan annuel, sont les différents
critères1 : selon la commission dans la recommandation (N° 2003/306/CE)2, sont considérées
comme PME, les entreprises dont les critères de définition sont présentés dans le tableau ci-
dessous:
Tableau N°1: les critères de définition des PME (selon commission européenne en 2006)3
Catégorie Effectifs4 : Chiffre d’affaire5 annuel Total du bilan annuel
d’entreprise unité de
travail par an
Moyenne < 250 ≤ 50 millions d’euros ≤ 43millions d’euros
(40 millions d’euros en 1996) (27 millions d’euros en 1996)
Petite < 50 ≤ 10 millions d’euros ≤ 10 millions d’euros
(7 millions d’euros en 1996) (5 millions d’euros en 1996)
Micro < 10 ≤ 2 millions d’euros ≤ 2millions d’euros
(non défini auparavant) (non défini auparavant)
Source: commission européenne (2006)
1.2 Typologie des PME
Les définitions des PME peuvent se subdiviser en deux approches distinctes selon les
critères de référence utilisés : d’une part, les définitions se basant sur des critères endogènes à
l’entreprise tels que la dimension humaine, le chiffre d’affaires, et d’autre part, celles utilisant
des critères exogènes à cette dernière comme le secteur d’activité et la forme juridique
1.2.1 Approche de délimitation des PME à base de critères endogènes à l’entreprise
De cette approche de délimitation du concept PME à base de critères endogènes à
l’entreprise, naissent deux sous approches : une approche quantitative, et une approche
qualitative.
1.2.1.1 L’approche quantitative
L’approche quantitative dite aussi descriptive, se refuse de pénétrer à l’intérieur de la
boite noire, ainsi, elle ne tient compte que des éléments les plus apparents de l’entreprise.

1
CHARONT.C. La nouvelle définition des PME. Chambre de commerce, d’industrie et de service de la Moselle,
Service Info Eco Fichier & Tic, Relais EIC 289 21/07/2006, P2.
2
Recommandation (N° 2003/301/CE) de commission Européenne, du 6 mai 2003, concernant la définition des
micros, petites et moyenne entreprises, journal officiel 124 du 20/05/2003.
3
Commission Européenne, La nouvelle définition des PME : Guide de l’utilisateur et modèle de déclaration,
Entreprise et Industrie. Publication, 2006, p14.
4
Effectifs : salariés, associés exerçant une activité régulière au sein de l’entreprise, propriétaires, personnes
considérées par l’Etat comme salariés.
5
Chiffre d’affaire annuel : bénéfices (= ventes après le paiement de toutes les charges) hors taxes.

Ce concept de boite noire représente un concept cher aux théoriciens classiques et néoclassiques. Utilisé par ces
derniers pour décrire la firme, qui ne représente pour eux qu’un point dans l’espace réduite à un agent mécanique
dont la fonction principale consiste à produire des biens et/ou services et dont l’organisation n’a pas été prise en
considération.

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Elle se base sur un ensemble des critères qui, dans leur ensemble mesurables et
quantifiables à savoir :
- Le nombre d’effectifs employés;
- Le chiffre d’affaires;
- Le montant du capital social engagé.
A. Le nombre d’effectifs employés
La prise en considération de ce critère permet la distinction entre trois catégories
d’entreprises1, il s’agit :
- Des ‘’toutes petites entreprises’’, qui sont toutes les unités employant moins de dix
(10) salariés ;
- Des entreprises dont le nombre de travailleurs varie entre dix (10) et quarante-neuf
(49) employés et qui sont identifiées par ‘’petites entreprises’’;
- Celles employant de cinquante (50) à cinq cent (500) employés, ces entreprises sont
considérées comme de ‘’moyennes entreprises’’.
Bien que ce nombre d’effectifs employés présente un intérêt certain, sa généralisation
ne peut pas dépasser le cadre d’un secteur.
En effet, passant d’un secteur à un autre, et tenant le même nombre d’effectifs, une
entreprise peut être vue dans un secteur comme étant ‘’grande’’ mais dans un autre comme
étant ‘’petite’’. Rien n’empêche que le nombre d’effectifs employés reste le critère le plus
couramment utilisé.
B. Le chiffre d’affaires
Tout comme le nombre d’effectifs employés, et correspondant au total des ventes, le
chiffre d’affaire reflétant l’importance économique relative d’une entreprise, est pris en
considération pour une définition plus appropriée et plus significative de la PME2.
Selon la Small Business Administration, est considérée comme PME, toute
entreprise ne dépassant pas les limites suivantes, qui peuvent encore varier suivant le sous-
secteur à l’intérieur du groupe sectoriel décrit dans le tableau suivant :

1
WTTERWULGHE, R : «La PME une entreprise humaine», Edition De Boeck, Paris, 1998, p.23-26.
2
P.A. Julien: «Les PME bilan et perspectives». Edition Economica, Paris, 1997.

La Small Business Administration est la structure publique américaine qui appuie la création d’entreprise aux
Etats-Unis depuis 1953. Elle veille également à protéger les intérêts des petites entreprises en préservant la libre
concurrence ainsi une partie des marchés publics est réservés aux petites entreprises.

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Tableau N°2: Les critères de la Small Business Administration


Groupes Critères selon l’industrie Intervalles des limites
d’industries

Commerce Travailleurs occupés Moins de 100


de gros
Commerce Recettes maximales annuelles De 5 à 20 Millions de $, selon les sous-secteurs
de détail
Construction Recettes maximales annuelles De 7 à 17 millions de $ selon les sous-secteurs

Manufacture Travailleurs occupés De 500 à 1500 selon les sous-secteurs

Transports Recettes maximales annuelles De 1 à 25 millions de $ selon les sous-secteurs

Extraction Travailleurs occupés ou Moins de 500 ou moins de 5 millions de $ selon les sous-
Recettes maximales annuelles secteurs

Agriculture Recettes maximales annuelles De 0.5 à 9 millions de $ selon les sous-secteurs

Services Travailleurs occupés ou De 500 à 1500 ou de 3.5 à 21.5millions de $, selon les sous-
Recettes maximales annuelles secteurs

Source: WTTERWULGHE, R, La PME une entreprise humaine, Ed. De Boeck, Paris, 1998, p.26
On ne peut ignorer l’intérêt que présente le chiffre d’affaire reflétant l’importance
relative d’une entreprise, notamment lorsqu’il est combiné avec celui de l’effectif employé.
Toutefois, le chiffre d’affaires ; peut varier passablement selon les branches industrielles en
croissance ou à large marché par rapport à celle qui ont un marché étroit.
De plus, il est peut être manipulé pour des raisons fiscales.
C. Autres critères quantitatifs :
Les tentatives visant plus de finesse dans la délimitation de concept de la PME ont
tenté d’introduire d’autres critères quantitatifs : le profit brut, la valeur ajoutée, le profit net
unitaire, le capital social, le patrimoine net, la part de marché1.
1.2.1.2 L’approche qualitative
L’approche qualitative rejoint plus la réalité socio-économique par son caractère
descriptif. Les différentes définitions qualitatives de la PME mettent toutes l’accent sur la
relation de l’entreprise avec son environnement. Il s’agit d’une approche beaucoup plus
managériale et organisationnelle.
Elle correspond à une approche de contingence à laquelle, nous ne pouvons échapper,
qui sont les suivantes:2

1
WTTERWULGHE, R. Op.cit, P.25.
2
Ibid.P.15.

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

A. La dimension humaine
L’aspect humain lié à l’entreprise constitue un élément fondamental dans la définition
de celle-ci, la PME est « une unité de production ou de distribution, une unité de direction et
de gestion sous l’autorité d’un dirigeant entièrement responsable de l’entreprise dont il est
souvent propriétaire et qui est directement lié à la vie de l’entreprise»1.
Le chef d’entreprise est omniprésent dans ces approches descriptives, son rôle est
considéré comme déterminant dans la PME.
Toutefois, cette typologie à dimension humaine peut se retrouver chez les grandes
entreprises où nous pouvons voir encore des conglomérant appartenant à une famille ou
d’origine récente et reposant toujours sur des fondateur. Ces typologies ne semblent pas donc,
très opérationnelles voire intéressantes pour distinguer les petites entreprises entre elles et
c’est pour quoi elles ont été plus au moins abandonnées.
B. Le rapport Bolton
La définition du rapport Bolton repose sur trois critères2:
 Le fait que l’entreprise soit dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée
«Participation à tous les aspects de la gestion »;
 Une part de marché restreinte « manque de pouvoir réel sur l’environnement
économique» ces entreprises ont affaire à de nombreux concurrents, manque de
pouvoir réel sur l’environnement économique cela est clairement influencé par la
théorie de concurrence parfaite;
 L’indépendance de la société.
C. Les approches multicritères
A côté de l’élément humain et le rapport Bolton, ces approches mettent aussi en exergue
diverses autres caractéristiques plus descriptives, utiles pour l’élaboration d’une définition
qualitative3:
- La petite et moyenne entreprise est identifiée systématiquement à un entrepreneur;

1
WTTERWULGHE, R. Op.cit, p.15

Bolton (rapport ou commission): Nom du professeur qui dirigea en 1971 l’une des plus vastes enquêtes jamais
menées en Europe. Cette enquête réalisée en Grande Bretagne fournit encore aujourd’hui les bases sur les quelle
se fondent les politiques britanniques d’aide et soutien aux PME.

Le rapport a été réalisé sous l’égide de BOLTON en (1971) le travail a été effectué en Grande Bretagne afin
d’étudier la diminution de la population des PME lors des « Golden Sixties ».
2
GANI.M. « Les PME-PMI comme acteurs de développement local: Cas de la willaya de Tizi-Ouzou ».
Mémoire de magister, économie publique locale et gestion et collectivité locale, Tizi-Ouzou: Université de
Mouloud MAMERI de Tizi-Ouzou, FSEGC, 2010, p. 47.
3
BOURI.S, SELHAMI.S, MAHIDA.H. A la découverte de la PME en Algérie. Colloque national: la réalité et
les perspectives du système comptable financier dans les PME algériennes, Université d'El Oued Faculté SEGC,
2013, p.1-11.

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

- Personnel de direction relativement peu spécialisé;


- Contacts personnels étroits entre les organes supérieurs de direction et les ouvriers, les
clients, les fournisseurs;
- Recours à l’autofinancement;
- Innovation intuitive.

1.2.2 Approches de délimitation des PME sur la base de critères exogènes à l’entreprise
Autres que les critères dits internes à l’entreprise, d’autres critères qualifiés
d’exogènes à cette dernière, permettent une classification des PME en catégories plus ou
moins homogènes, ils sont :
- Le caractère juridique de l’entreprise ;
- Le type d’activité ;
- Qualité du secteur d’activité.
1.2.2.1 Classification en fonction du caractère juridique
Les formes revêtues par les entreprises classées suivant le caractère juridique sont
diverses et variées. On distingue les entreprises privées, les entreprises publiques et les
entreprises coopératives.
A. Les entreprises privées
Les entreprises privées se caractérisent juridiquement par la propriété du capital qui
relève d’une famille, d’une personne ou d’une association de personnes. Cette typologie
permet la distinction suivante1 :
- L’Entreprise individuelle: sa constitution est facile, elle présente toutefois des
risques importants dans la mesure où il n’y a pas de séparation entre les biens de
l’entreprise et ceux du propriétaire.
- La Société au Nom Collectif (S.N.C):elle est composée d’un groupe d’associés;
tous responsables indéfiniment du passif social, c'est-à-dire, qu’ils sont tenus de
régler les dettes de la société à ses créanciers sur leur propre patrimoine,
indépendamment du montant de leurs apports.
- La Société à Responsabilité Limitée (SARL) : comme pour les associés de la
société anonyme, les associés d’une SARL sont responsables à concurrence de leurs
apports. L’incapacité, la faillite d’un associé n’entraîne pas la disparition de ce type
d’entreprise. Les parts sociales ne sont pas négociables et ne sont cessibles que sous

1
BERCHICHE. A. Typologies des sociétés commerciales : avantages et inconvénients. In mutation revue
trimestrielle, édition CNCA, 1999, P. 39-44

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

certaines conditions très strictes; ce qui les rapproche des sociétés par intérêts. La
société à responsabilité limitée comporte au minimum deux associés et au maximum
cinquante.
- L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : une variante
particulière de la société à responsabilité limitée. Elle est constituée d’une seule
personne (physique ou morale) ; et permet à l’entrepreneur individuel de ne pas
engager la totalité de son patrimoine personnel.
En égard aux avantages que présentent les deux dernières formes d’entreprise en termes
de souplesse de fonctionnement et de simplicité dans la constitution et le transfert des parts
sociales, elles semblent être le choix de prédilection pour la création des PME.
B. Les entreprises publiques
Les entreprises publiques sont celles où tout ou partie du capital et du pouvoir de
décision appartient à une collectivité publique (Etat, collectivité locale.....) Ces entreprises
opérant dans des activités productives marchandes et dont le nombre tend aujourd’hui à se
réduire avec la mise en œuvre de programmes de privatisation, ont des objectifs variés en
fonction de leur situation. On distingue: 1
- Les régies: n’ayant pas de personnalité morale, elles sont gérées par des
fonctionnaires.
- Les établissements publics: ont une personnalité morale et un budget autonome.
Dirigés par un conseil d’administration et un directeur général, ces dits
établissements publics peuvent être des hôpitaux, universités, écoles et peuvent avoir
un caractère d’établissement public industriel ou commercial.
- Les sociétés nationales: apparues à la suite des nationalisations d’entreprises
privées, s’apparentent à des sociétés anonymes avec un seul actionnaire, l’Etat ;
dirigées par un conseil d’administration regroupant les représentants de l’Etat, des
usagers et des consommateurs et un PDG nommé par l’Etat parmi les membres du
conseil d’administration.
- Les sociétés d’économie mixte : sont des sociétés anonymes regroupant des
capitaux publics et privés.

1
LORRIAUX. J.P : Economie d’entreprise. Edition DUNOD, Paris1991. P33

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CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

C. Les entreprises coopératives


Les entreprises coopératives peuvent être définies comme étant des entreprises
collectives dont les membres associés à égalité de droits et d’obligations mettent en commun
travail et capital pour satisfaire leurs besoins sans dépendre du marché.
Leur objectif premier n’est pas la maximisation du profit et leurs activités se déploient
dans de nombreux secteurs tels que la production, l’artisanat, le commerce de détail, les
assurances et les BTP.
Etant donné les avantages offerts, à savoir la simplicité de distinction par les
conditions de constitution et d’objectifs stratégiques particuliers, la classification des PME à
base du critère juridique semble être utile. Néanmoins, se limiter au seul critère juridique rend
délicate cette distinction et ce, à cause de l’abstraction faite des spécificités de chaque unité
productive.1
1.2.2.2 Classification des PME par type d’activité
A ce niveau de classification, on parle d’une répartition classique et d’une répartition
moderne.
A. La répartition classique
Traditionnellement, on distingue les entreprises par leur type d’activité qu’on peut, classer
en trois (03) secteurs2 :
− Le secteur primaire: ce secteur regroupe l’ensemble des entreprises agricoles ou
celles travaillant dans les domaines de l’extraction ou de l’exploitation forestière,
c'est-à-dire l’ensemble des entreprises ayant comme activité principale l’extraction ou
l’exploitation des ressources naturelles.
− Le secteur secondaire: concerne toutes les entreprises dont l’activité principale
consiste à produire des biens économiques, autrement dit, l’ensemble des entreprises
dont l’activité de production provient d’une activité de transformation.
− Le secteur tertiaire : recouvre les activités de services et à son tour, il comprend
toutes les entreprises dont la fonction principale consiste à fournir des services à
destination des entreprises ou bien des particuliers. Cependant, vu les changements
opérés lors de la révolution industrielle du 18ème siècle et les progrès réalisés à travers
le monde tout au long des dernières années, cette distinction n’a plus beaucoup de
signification, ce qui a d’ailleurs donné naissance à une nouvelle répartition des
activités.

1
BOUKROU.A. Op cit, p.20
2
Ibid. P.21

61
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

B. Classification en fonction du regroupement moderne des activités


Comparativement à la classification précédente, celle-ci fait apparaître de nombreux
secteurs d’activités économiques à savoir : l’énergie, matériel de transports, BTP, commerce,
transports et télécommunication...
1.2.2.3 Classification selon la qualité du secteur d’activité
Une autre classification des entreprises en l’occurrence les PME est possible.
Autre que les précédentes, cette classification se base sur la qualité du secteur d’activité. 1 Elle
permet la distinction entre ce qu’on appelle le secteur traditionnel caractérisé par la
prépondérance du facteur travail, la non modernisation des équipements et l’absence
d’innovations technologiques, et le secteur moderne caractérisé à son tour, par
l’indépendance des entreprises en l’occurrence les PME et l’apparition de ce qui est connu
sous les PME sous-traitantes ou annexes2.
1.3. Caractéristiques des PME
Les PME présentent des caractéristiques presque communes à travers le monde. Il existe
six caractéristiques principales des PME :
- La petite taille : elle est distinguée à partir du nombre d’employés, le chiffre
d’affaire et le bilan de l’entreprise ;
- La centralisation de la gestion : elle entraine une grande dépendance à l’égard du
dirigeant qui joue un rôle central dans la PME ; il s’occupe et gère toutes les
fonctions de l’entreprise et il en est responsable, il est à la fois entrepreneur, manager
et organisateur ;
- La faible spécialisation du travail : au niveau de la direction et d’exécution, ainsi
qu’au niveau des employés et des équipements. Tant au niveau de la direction (celle-
ci assumant des tâches de direction et d’exécution, surtout lorsqu’elle est petite) que
des employés et des équipements. La spécialisation vient avec l’augmentation de la
taille, le passage de la production variée sur commande ou très petites séries à une
production en série et répétitive. C’est ainsi que l’entreprise grandit, elle doit mettre
en place plusieurs niveaux organisationnels, d’abord dans les fonctions comptable et
de production, ensuite dans la fonction marketing, puis, dans celle des achats et du
personnel;

1
BOUKROU.A. Op.cit p.21.
2
Réaliser par le compte d’un seul donneur d’ordre, autrement dit, lorsque les 50% ou plus de la valeur de la
production sont saturées par un contrat de production pour le compte du donneur d’ordre. Il existe trois types de
sous-traitance : la sous-traitance de capacité, la sous-traitance de la spécialité et la sous-traitance d’intelligence.

62
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

- Une stratégie intuitive ou peu formalisée: Les grandes entreprises doivent préparer
des «plans» relatives précis des actions projetées afin que toute l’organisation puisse
s’y référer, dans les petites entreprises, le propriétaire-dirigeantes suffisamment
proche de ces employés clés pour leur expliquer au besoin tout chargement de
direction;
- Le système d’information interne peu complexe ou peu organisé: dans la PME
l’information circule et se diffuse facilement et rapidement grâce au contact direct et
le dialogue entre la direction et les employés, ce qui favorise le contrôle,
contrairement aux grandes entreprises qui doivent mettre sur pied tant un mécanisme
formel.
- Le système d’information externe modeste : Dans des entreprises artisanales les
propriétaires discute directement avec sa clientèle tant pour connaitre leurs besoins et
leurs gouts qu’a expliquer différentes aspects des couts des produits. 1

1
JULIEN.P, MARCHESNAY.M, La petite entreprise. Edition G. VERMETTE, Paris, 1988, p.57.

63
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Schéma N°3 : Les caractéristiques des PME selon JULIEN.P.

La petite taille Une stratégie


intuitive ou peu
formalisée

La PME
centralisation
de la gestion

Le système
d’information
interne peu complexe
La faible
ou peu organisé
spécialisation du
travail
Le système
d’information
externe modeste

Source : Elaboré par nous-même à partir des caractéristiques des PME selon
JULIEN.P.

64
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Section 2 : Les PME en Algérie


Cette section sera focalisée sur les PME en Algérie au fil des temps, Présentation de
quelques dispositifs et structures d’aide et de soutien à la création d’entreprises en Algérie,
enfin les forces et les faiblesses des PME en Algérie.
2.1 Genèse et développement des PME en Algérie
La majorité des PME en Algérie sont nées à partir de la fin des années 1980. La PME
avant cette date n’a joué qu’un rôle secondaire.
2.1.1 La période 1962-1982
A la veille de l’indépendance, la plupart des PME qui existaient, étaient aux mains des
colonies. Juste après l’indépendance, ces entreprises ont été confiées à des Comités de gestion
après le départ de leurs propriétaires étrangers ; elles furent intégrées à partir de 1967 dans des
sociétés nationales.
Le premier Code des Investissements qui a été promulgué en 1963 n’a pas eu d’effets
notables sur le développement du secteur des PME, et ce, malgré les garanties et les avantages
qui comptait accorder aux investisseurs nationaux et étrangers.
Cette période est caractérisée également par l’adoption d’une économie planifiée à
prédominance publique et d’une industrialisation basée sur des industries de biens
d’équipements et des produits intermédiaires.
Le nouveau Code des Investissements N° 66/284 qui a été promulgué le 15/09/1966 a
essayé de faire jouer au secteur privé son rôle dans le développement économique tout en
prévoyant une place prédominante pour le secteur public sur les secteurs stratégiques de
l’économie.
Ce code a obligé les entrepreneurs privés d’obtenir l’agrément de leurs projets auprès de
la Commission Nationale des Investissements (CNI).
A noté que la CNI n’a ajouté que complexité et lourdeur administrative et bureaucratique,
chose qui a fait dissoudre la CNI en 1981.1
A vrai dire, la PME a été considérée durant toute cette période comme « appoint » au
secteur public, car toutes les politiques sont concentrées sur le développement de ce dernier
laissant en marge le secteur privé se débrouiller comme il peut. De ce fait, le promoteur privé
a investi des créneaux qui nécessitent peu une maitrise de la technologie et une présence
d’une main d’œuvre qualifiée ; à savoir le commerce et les services.

1
MERZOUK.F,Op.cit, P, 2

65
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Une fiscalité lourde, une législation du travail rude et la fermeture du commerce extérieure,
telles étaient les principaux blocages de cette période pour l’émancipation de la PME privée.
C’est ainsi qu’un total de 594 PME a été réalisé durant cette période.1
2.1.2 La période 1982-1988
Durant cette période, de grandes réformes ont été amorcée sous toujours le système de
l’économie administrée. Les deux plans quinquennaux (1980/1984) et (1985/1989) sont
l’exemple de ces réformes entamées en faveur du secteur privé. Il y a eu parallèlement une
promulgation d’un nouveau cadre législatif et réglementaire relatif à l’investissement privé
(loi du 21/08/1982) qui a dicté un ensemble de mesures favorables aux PME telles que :
- Le droit de transfert nécessaire pour l’acquisition des équipements et dans certains cas
des matières premières ;
- L’accès aux autorisations globales d’importations (A.G.I) ainsi qu’au système des
importations sans paiement.
Ces mesures d’aides ont aboutis à la réalisation de plus de 775 projets de PME,
quoique cette période est caractérisée également par certains obstacles aux PME tels que :
- Le financement par les banques ne dépasse pas 30 % du montant total de
l’investissement ;
- Les montants investis sont limités à 30 millions de DA pour la société à responsabilité
limitée (SARL) ou par actions et 10 millions de DA pour l’entreprise individuelle ou
au nom collectif;
- L’interdiction de posséder plusieurs affaires. 2
2.1.3 La période 1988-2000
L’assouplissement de la législation a été graduellement entamé à partir de 1988 par la
loi 88-25 du 19/07/1988 qui a libéré le plafond de l’investissement privé et a ouvert à ce
dernier d’autres créneaux. De ce fait le nombre des PME privées est passé à 19 843
entreprises. L’autorisation aux investissements étrangers a été mise en place à partir de 1990
par la loi 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit, puis avec le décret n°91-37
de 19/02/1991 portant libération du commerce extérieur, le nombre d’entreprises privées a
atteint 22 382 entreprises en 1992.

1
GHARBI Samia, « Les PME/PMI en Algérie : Etat des lieux. » Cahiers du lab.RII: document du travail n° 238.
Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation Université du Littoral Côte d’Opale, mars 2011, p6.
2
MERZOUK.F, Op.cit, P.3

66
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

L’année d’après d’autres mesures d’encouragement et d’appui aux PME par la


création de plusieurs institution de soutien et d’accompagnement, et jusqu’à 2002 en
dénombre 188 664 PME.
La date de 1988 pour l’économie algérienne, est la période de transition vers une
économie de marché, ce changement l’a conduit à établir des relations avec des institutions
internationales telles que le FMI et la banque Mondiale pour atténuer la crie de ses dettes et
pour pouvoir appliquer un régime de politiques monétaires, financières et commerciales, qui
lui a dicté la privatisation de nombreuses entreprises publiques, une procédures qui a
contribuer au lancement et au développement des PME.
L’Etat a mis en place un nouveau cadre législatifs et des réformes de redressement
économique, tel le nouveau code de la promotion de l’investissement promulgué le
05/10/1993, ce code a eu pour but :
- La promotion de l’investissement ;
- L’égalité entre les promoteurs nationaux privés et étrangers ;
- Réduction des détails d’étude des dossiers ;
- Remplacement de l’agrément obligatoire par une simple déclaration pour investir.
Les résultats satisfaisants ont poussé l’Etat promulgué en 2001 l’ordonnance relative au
développement de l’investissement (ordonnance N° 01/03 du 20/08/2001) et la loi
d’orientation sur la promotion de la PME (loi N° 01/18 du 12/12/2001). Cette procédure a fixé
des mesures de facilitation administratives dans la phase de création de l’entreprise, ainsi que
la création d’un Fonds de Garantie des prêts accordés par les banques en faveur des PME, la
création du Conseil National de l’Investissement (CNI), et la suppression de la distinction
entre investissements publics et investissements privés.1
2.2 La PME en Algérie à partir de 2000
2.2.1 Définition de la PME Algérienne
En 2001 a été arrêtée la première définition de la PME. Cette dernière a été introduite
suite à la promulgation de la loi 18-01 portant la loi d’orientation pour la promotion de la
PME. A partir de là, la création et le développement de la PME, occupent une position de
premier plan dans le processus de développement algérien.
« La définition des PME est celle adoptée par l’UE en 1996. Elle est reprise par la loi
n°01-18 du 12 décembre 2001 portant loi d’orientation sur la promotion de la PME et qui
définit la PME algérienne comme une entreprise de production de biens et de services,

1
GHARBI.S, Op. cit, p.6

67
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

employant entre 1 à 250 personnes à plein temps pendant une année, dont le chiffre
d’affaire annuel n’excède pas 2 milliards de DA ou dont le total bilan n’excède pas 500
millions de DA, et qui respecte le critère d’indépendance. » 1
L’Algérie adopte en 2001 la définition de la PME retenue par l’Union Européenne,
fondée sur trois critères qui sont: les effectifs, le chiffre d’affaire et l’indépendance de
l’entreprise.
Une entreprise est indépendante si son capital ou les droits de vote ne sont pas détenus
à 25% et plus par une autre entreprise ou conjointement par plusieurs autres entreprises de
productions ne répondant pas elles même à la définition de PME. La classification retenue
permet, des lors, de distinguer les trois catégories, la moyennes, la petite et la micro
entreprise, ce qui permet, dès lors, la comparaison de la PME algériennes avec d’autres PME
dans le monde. 2
Le tableau suivant récapitule les caractéristiques de chaque type selon la taille de
l’entreprise.
Tableau N°3 : caractéristiques de chaque type d’entreprise selon la taille.
Entreprise Effectifs Chiffre d’affaires (D.A) Total bilan (D.A)
Très petite 1–9 < 20 millions < 10 millions
Petite 10 – 49 < 200 millions < 100 millions
Moyenne 50 – 250 200 millions - 2 milliards (100 -500) millions
Source: Loi d’orientation sur la promotion de la petite et moyenne entreprise; décembre 2001.
Au titre de la présente loi, il est entendu par:
A / Personnes employées: le nombre de personnes correspond au nombre d’unités de travail-
année (UTA), c’est-à-dire au nombre de salariés employés à temps plein pendant une année.
Le travail partiel ou le travail saisonnier étant des fractions d’Unité de Travail-Année.
L’année à prendre en considération est celle du dernier exercice comptable clôturé.
B / Seuils pour la détermination du chiffre d’affaires ou pour le total du bilan ceux afférents
au dernier exercice clôturé de douze mois.
C / Entreprise indépendante: l’entreprise dont le capital n’est pas détenu à 25% et plus par une
ou plusieurs autres entreprises ne correspondant pas à la définition de la PME.

1
Bulletin de veille 25 /02/2012, op.cit
2
SEKKAL .H, Forces et faiblesses de la petite et moyenne entreprise privée Algérienne dans le contexte des
réformes Economiques, Mémoire de Magister en sciences économiques option : Gestion, Université d’Oran;
2011-2012.

68
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Art. 5- La moyenne entreprise est définie comme une entreprise employant 50 à 250
personnes et dont le chiffre d’affaires est compris entre 200 millions et 02 milliards de dinars
ou dont le total du bilan annuel est compris entre 100 et 500 millions de dinars.
Art. 6- La petite entreprise est définie comme une entreprise employant de 10 à 49
personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 200 millions de dinars ou dont le
total du bilan annuel n’excède pas 100 millions de dinars.
Art. 7- La très petite entreprise (TPE), ou micro entreprise est une entreprise
employant de 01 à 09 employés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 20 millions de
dinars ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 10 millions de dinars.
2.2.2 Les caractéristiques des PME algériennes
Les PME jouent un rôle particulièrement important dans les économies en voie de
développement. Si elles sont appelées à jouer le même rôle que les PME des pays avancés et à
faire face aux mêmes contraintes, ou presque, celles des pays en développement subissent
plus que les autres la déficience de la qualité des capacités humaines et institutionnelles, avec
lesquelles elles évoluent et tardent à bénéficier des avantages qu’elles sont en légitimité
d’attendre des économies de marché et du commerce mondial.
On peut résumer les caractéristiques des PME des pays en développement et en transition
dans les points suivants1:
- La faible capacité des petites entreprises à faire entendre leur voix au stade de la
formulation de l’action gouvernementale et l’absence de dialogue institutionnalisé
entre les secteurs public et privé ;
- L’absence de législation adéquate sur les droits de propriété et des moyens pour la
faire respecter, qui compromet l’accès au crédit en particulier pour les femmes;
- L’existence des préjudices défavorables envers l’initiative privée, d’une prise de
distance et d’une méfiance réciproque entre le secteur privé et public ;
- La dominance des entreprises publiques dites nationales dans les secteurs stratégiques
et la prédominance du secteur public dans la promotion des exportations et des
investissements ;
- Le manque d’informations économiques et des données statistiques pertinentes,
actualisées sur les PME et les institutions de soutien ;
- Un nombre élevé des TPE dans le tissu des PME et le poids important du secteur
informel dans l’activité économique.

1
GABOUSSA, A. KORICH, Y. SI LEKHAL, K. Les PME en Algérie : « Etat des lieux, contraintes et
perspectives ». Revue des sociétés algériennes n°04/décembre 2013, p.37-57.

69
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Aujourd’hui, considérées comme un acteur majeur des performances économiques du


pays, les PME algériennes ont des caractéristiques, qui ne sont pas homogènes et varient d’un
secteur d’activité à un autre, selon la dimension de l’entreprise et la région de son
implantation.
Grosso modo, on peut dire que, les PME en Algérie se distinguent, en plus de celles partagées
par leurs homologues des pays en développement, par les caractéristiques suivantes:1
- Une structure financière souvent fragile et la prédominance du capital amical
(familial) ;
- Une concentration relative dans les secteurs de la production des biens de
consommation et des services ;
- Prépondérance des micros-entreprises;
- Compétence et qualification professionnelles des dirigeants des PME sont souvent non
justifiées (faible capacité managériale) ;
- Manque d’encadrement technique ;
- Faiblesse de l’accumulation technologique ;
- Quasi-absence de l’innovation et manque d’inventivité ;
- Faiblesse de l’activité de sous-traitance ;
- Une grande souplesse structurelle et un manque de spécialisation.
2.3 Présentation de quelques dispositifs et structures d’aide et de soutien à la création
d’entreprise en Algérie 2
Les mesures d’aides financières de l’Etat se concrétisent à travers les dispositifs
(ANSEJ, ANDI, CNAC, ANGEM..). Leur éventail s’élargit suite à la loi du 12/12/2001. Elles
constituent des solutions d’accompagnement à de nombreux projets, parmi eux nous
présentons les principaux acteurs :
 Agence Nationale de Développement des Investissements « ANDI »
C’est une agence cantonné dans le domaine des investissements et en relation avec les
administrations et organismes. Elle contribue à alléger les démarches administratives relatives
au lancement des projets d’investissement à travers un guichet unique décentralisé au niveau
local. Ce dernier regroupe l’ensemble des administrations concernées par l’investissement. Il
est doté de pouvoirs réels pour fournir toutes les prestations nécessaires à la concrétisation des
investissements. Cette agence gère en collaboration avec le Conseil National
d’Investissement, le Fonds d’appui à l’investissement, qui est destiné pour la prise en charge

1
GABOUSSA, A. KORICH, Y. SI LEKHAL, K. Op cit, P.37-57.
2
BERRAH, K. BOURIF, M ; Op. cit.

70
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

des dépenses partielles ou globales en gagées pour l’amélioration des infrastructures


environnantes de l’investissement (arrivées d’électricité, de gaz, d’eau, les routes, les réseaux
d’assainissement).
Ce fonds est consacré particulièrement aux projets localisés dans les zones à développer
et ceux soumis à convention;
 Agence Nationale de Soutien à l’Emploi de Jeune « ANSEJ »
Créée en 1996, l’ANSEJ est une institution publique chargée de l’encouragement, du
soutien et de l’accompagnement des jeunes chômeurs porteurs d'idée de projet de création
d'entreprise. A travers les étapes de création et d’extension de son entreprise, le jeune
promoteur bénéficie d’assistance à titre gracieux, d’avantages fiscaux (exonération de TVA et
abattement sur les droits de douane en phase de réalisation et exonération d'impôts en phase
d'exploitation), d’aides financières (Prêt Non Rémunéré – bonification des intérêts bancaires).
 Agence Nationale de Gestion du Micro-crédit « ANGEM»
L’ANGEM est créée conformément aux dispositions de l’article 7 du décret présidentiel
n° 04-13 du 22 janvier 2004 relatif au dispositif du Micro-crédit. le seul dispositif en Algérie
qui accorde des prêts à des catégories de citoyens sans revenus et/ou disposant de petits
revenus instables et irréguliers, leur permettant l'achat d'un petit équipement ou de matière
première pour exercer une activité ou un métier, il vise à leur intégration économique et
sociale à travers la création d’activités de production de biens et services, y compris à
domicile, dont le montant des investissements est fixé à cinquante mille dinars (50 000 DA)
minimum et ne saurait dépassé les quatre cent mille dinars (400 000 DA), remboursable dans
un délai de 12 à 60 mois (1 à 5 ans).
 Caisse Nationale d’Assurance Chômage « CNAC »
Créée en 1994, en tant qu’institution publique de sécurité sociale, (sous tutelle du
Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité Sociale), elle avait pour vocation d’amortir
les effets sociaux consécutifs aux licenciements massifs de travailleurs salariés du secteur
économique décidés en application du plan d’ajustement structurel (PAS), à partir de 2004 et
dans le cadre du Plan de soutien à la croissance économique et en l'application du décret
présidentiel n° 03-514 du 30 décembre 2003 relatif au soutien à la création d’activités par les
chômeurs, la CNAC s’est consacrée en priorité à la mise en œuvre du dispositif visant à
favoriser la création d’activités de production de biens et de services par les chômeurs
promoteurs âgés de trente-cinq (35) à cinquante (50) ans, dont le montant des investissements
prévus par le décret ne saurait dépasser cinq (5) millions de dinars.

71
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

En plus des dispositifs de création d’entreprises, les pouvoirs publics ont promulgué à
partir des années 2000 d’autres structures de suivi et d’appui au PME, que nous énumérons
dans les points suivants :
 L’Agence National de Développement de la PME (ANDPME)
Elle est créée par le décret exécutif n ° 05- 165 du 3 mai 2005, elle est pour mission
principale, la mise en œuvre de la politique nationale de la promotion et de développement de
la petite et moyenne entreprise.
 Le Fonds de Garantie des Crédits aux PME (FGAR)
Le FGAR est un organisme public sous tutelle du ministère de la petite et moyenne
entreprise et de l’artisanat, il est créé par décret exécutif n°373-02 du 11.11.2002 en
application de la loi d’orientation sur les PME.
Il est pour mission d’intervenir dans l’octroi de garanties en faveur des PME réalisant
des investissements en matière de création et extension d’entreprises, rénovation des
équipements et prise de participation. Il couvre un taux du solde du capital du crédit consenti
par la banque, ce pourcentage est établi pour chaque projet selon le coût et le risque et il est
plafonné à un maximum de 80% du crédit.
Le montant minimal de la garantie par projet est de 5 millions DA et le montant
maximal est de 50 millions DA, pour une durée maximale fixé à sept (07) ans pour un crédit
d'investissement classique et dix (10) ans pour un crédit-bail (leasing).
 La Caisse de Garantie de Crédits d’Investissement (CGCI-PME)
Cette Caisse est créée par le décret présidentiel n°04-134 du 19 avril 2004, elle a pour
objet de garantir le remboursement d’emprunts bancaires contractés par les PME au titre du
financement d’investissements productifs de biens et de services portant sur la création et
l’extension ainsi que le renouvellement de l’équipement de l’entreprise. Le niveau maximum
de crédits éligibles à la garantie est de cinquante (50) millions de dinars.
 Les pépinières d’entreprises et les centres de facilitations
Ce sont des structure d’accueil et de développement des entreprises naissantes, ayants
pour mission d’accompagner les nouveaux promoteurs jusqu’à maturation de leurs projets.
Dans le domaine du financement des entreprises, de nouveaux instruments financiers ont
été développés au cours de l’année 2006 et mis à la disposition des PME tels que :les fonds de
garanties de crédits spécifiques à des filières d’activités innovantes; les crédits à long terme
pour la restructuration de ces entreprises, destinés à l’achat d’appareils, d’équipements et de
l’immobilier; les crédits pour leur stabilité, leur permettant d’améliorer leurs fonctions

72
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

stratégiques (production, commercialisation, développement technologique) et d’atténuer les


effets néfastes engendrés par les réformes structurelles ou par les catastrophes naturelles.
L’Algérie mis à la disposition de ses PME un ensemble de programme d’appui destiné
à financer ces dernières, dont nous remarquant que leurs objectif ou mission principale est
pratiquement la lutte contre le chômage, l’ANSEJ ainsi permettent aux jeunes chômeurs de
créer leurs propres emplois. Tant aux conditions qui doivent être respectées c’est que les
jeunes doivent posséder une qualification ou savoir-faire en rapport avec l’activité projetée,
nous remarquant également que l’âge est limité pour avoir un crédit ANSEJ et CNAC alors
que pour l’ANDI et l’ANGEM est illimité, mais pour ce dernier le montant octroyé est limité
à 400.000 DA contrairement à l’ANDI qui est illimité malgré toutes ces conditions les
montants accordés par ces dispositifs ne sont pas rémunérés.
2.4 Les forces et faiblesses des PME
2.4.1 Les forces des PME
La PME présente généralement une structure simple et flexible qui lui permet d'être
réactive à toute modification de l'environnement.
Cette organisation entraîne de faibles coûts de structure ce qui peut lui donner un avantage
concurrentiel par rapport à la grande entreprise. Cependant, dans une phase d'expansion qui
pourrait entraîner des modifications de sa structure, la PME devra faire en sorte que ces coûts
soient absorbés par les ventes futures.
Les niveaux hiérarchiques étant souvent très réduits, les processus de décisions sont plus
rapides pour régler les problèmes liés à l'activité. L'information circule également de manière
plus efficace même si elle revêt un caractère informel.
Dans les PME, les salariés peuvent être plus motivés que dans une GE. En effet, ils
peuvent se sentir plus impliqués dans la pérennité de la PME car cette dernière n'offre pas
toutes les possibilités d'une grande entreprise en cas de licenciement (reclassement,
indemnités de licenciement par exemple).
De plus, la taille de la PME permet aux salariés d'être plus souvent associés aux prises
de décisions.
2.4.2 Les faiblesses des PME
La taille de la PME est aussi un handicap. En effet, la PME est vulnérable de par son
domaine d'activité. Si la PME est mono-produit, une chute de la demande entraînera une
baisse des revenus que la PME ne pourra pas compenser.
La PME qui dépend d'un seul client, par exemple dans la grande distribution, ou d'un
seul fournisseur s'expose à un risque économique très important.

73
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

L'agressivité de l’environnement doit conduire la PME à mettre en place une "veille" pour
maintenir sa position dans son secteur d'activité. Cette "veille" peut être coûteuse à la PME.
La PME peut également rencontrer des problèmes de financement liés à son développement.
En effet, les banques sont souvent réticentes à accorder des crédits.
En cas d'évolution, la PME peut rencontrer des rigidités au changement. Dans une
PME, les salariés ont des évolutions de carrière (verticales et horizontales) moins importantes
que dans les grandes entreprises. Un changement pourrait les conduire à assumer des
nouvelles fonctions pour lesquelles ils ne sont pas formés et ainsi modifier le climat social.
La PME devra s'appuyer sur ses forces et limiter l'impact de ses faiblesses pour
déterminer la stratégie la mieux adaptée à son activité et à sa position dans l'environnement
économique1.

1
BOURI. S, SELHAMI.S, MAHIDA.H, Op.cit, p.7.

74
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Section 3 : Financement et rôle des PME en Algérie


Dans la présente section nous allons présenter les modalités de financement des PME,
ensuite la contribution des PME dans l’économie algérienne, enfin les contraintes de création
et développement des PME en Algérie.
3.1 Les modalités de financement des PME
Les besoins en financement d'une entreprise évoluent à mesure que celle-ci prend son
essor, si bien que les PME en démarrage n'utilisent pas les mêmes sources de financement que
les PME bien établies ayant accumulé des capitaux propres et disposant de biens à affecter en
garantie.
Il existe deux grandes catégories de sources de financement, soit les sources internes et
les sources externes.
3.1.1 Les sources de financement internes (l’autofinancement)
Les sources de financement internes proviennent principalement de l’autofinancement,
une entreprise s’autofinance lorsqu’elle utilise ses fonds propres pour investir.
L’autofinancement, c’est le processus de financement des investissements de
l’entreprise par l’utilisation de ses propres ressources (bénéfices, réserves, provisions).
L’autofinancement favorise la croissance, c’est-à-dire le développement progressif des
entreprises. Dans une économie en continuel changement technologique, les entreprises
doivent investirent de plus en plus1.
L’autofinancement «correspond à une rétention de tout ou partie de la rémunération
annuelle des actionnaires en vue de couvrir les divers besoins de l’entreprise. Il s’agit donc
d’un processus d’épargne réalisé au niveau de la société»2.
On appelle l’autofinancement l’opération qui consiste pour une entreprise à financer ses
investissements sans faire appel à des capitaux extérieurs. Elle se finance donc avec ses
propres capitaux.
L’autofinancement peut être constitué par les amortissements de l’exercice, le bénéfice
de même exercice ou ceux des exercices précédents3.
D’un point de vue comptable, les sommes non distribuées sont mises en réserves, ces
dernières lorsqu’elles sont suffisamment importantes, peuvent donner lieu à la distribution
gratuite d’action. Autrement dit, l’autofinancement est la part de la CAF consacrée au

1
LORRIAUX, Jean-pierre. Economie de l’entreprise: Fonction-Structure-Environnement. Edition DUNOD,
Paris ; 1991, p. 233.
2
GILLET, R : finance d’entreprise, finance de marché, diagnostic financier.2éme édition, Edition DALOZ,
Paris 2003, p.171.
3
LUC, Bernet-rollande. Principes de technique bancaire, Edition DUNOD, Paris 2002, p.254.

75
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

financement de l’entreprise. C’est la ressource interne disponible après rémunération des


associés, sa définition résultant du tableau de financement du PCN par la différence entre
capacité d’autofinancement et les dividendes distribués au cours de l’exercice1.
Les caractéristiques qui spécifient l’autofinancement sont :2
 L’autofinancement est un moyen de financement très flexible
Il n’est assorti d’aucun délai de dossier ou d’attente de fonds, puisqu’il est dégagé
progressivement tout au long de l’exercice.
 L’autofinancement est parfois le seul financement possible
C’est le cas notamment lorsque l’entreprise est déjà lourdement endettée, que l’appel aux
associés est impossible, et que l’accès au marché financier ne peut être envisagé. Il est un
multiplicateur d’endettement, comme tout financement par fond propres, s’il on se réfère aux
normes bancaires.
 L’autofinancement est un moyen de financement contrôlé par les dirigeants de
l’entreprise
L’autofinancement est contrôlé par les dirigeants et non par les fournisseurs de capitaux; il
permet de ce fait une plus grande liberté d’action aux dirigeants, mais limite le droit de regard
des actionnaires sur des fonds qui leur appartiennent.
 Le coût de l’autofinancement
En apparence, l’autofinancement est peu onéreux, voir gratuit: il n’engendre ni charges
financières, ni remboursement, ni frais d’opérations financières.
Ceci peut amener les dirigeants à en user de façon sous-optimale, et conduire à l’acceptation
de projets d’investissement insuffisamment rentables.
 L’autofinancement diminue la mobilité du capital
Contribue à diminue la mobilité du capital en maintenant dans son secteur d’origine l’épargne
qui y est dégagée. Or, si ces montants étaient distribués aux actionnaires, ceux-ci
procèderaient à leur réallocation selon les perspectives des différents secteurs d’activité, et les
fonds seraient ainsi utilisés de façon plus efficace. Il faut préciser cependant que cette critique
n’est recevable que pour la part d’autofinancement correspondant aux bénéfices non
distribués.

1
BERKAL, S : les relations banque/entreprise publique : portées et limites (cas de la Banque Nationale
d’Algérie et l’entreprise Leader Meuble Taboukert). Mémoire de magister. Gestion des entreprises, FSEGC,
Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, 2012, p.11.
2
EDITH. Ginglinger. Gestion financière de l’entreprise. Edition MEMENTOS DALLOZ. Paris 1991, p.81.

76
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

3.1.2 Les sources de financement externes


Les ressources internes aux entreprises sont généralement insuffisantes pour couvrir
leurs besoins de financement en cas de développement rapide. Dans ce cas, le chef
d’entreprise s’adresse à des agents économiques externes. Du fait des contraintes actuelles, les
conditions d’accès au crédit sont plus en plus difficiles. Les entreprisses devront donc se
tourner vers d’autres solutions de financement et d’autres acteurs traditionnels.1
3.1.2.1 Le financement externe direct (marché financier)
Le financement externe direct fait transiter les ressources d’investissement par le
marché financier, qui est tout d’abord « un marché de valeurs mobilières qui constitue une
forme nouvelle de la richesse dont l’importance est allée en grandissant, celle-ci sont des titres
négociables qui représentent soit des droits d’associés, soit des droits de créances qui sont
susceptibles de procurer des revenus à leurs détenteurs»2
Il se réalise lorsque les ACF vont placer directement leurs disponibilités auprès des ABFen
achetant des titres de créance sur eux-mêmes ou des titres de propriétés en échange des fonds
cédés.3 Celui-ci constitue en effet, le moyen par lequel l’entreprise dispose des capitaux
nécessaires lui permettant de couvrir ses besoins de financement.
3.1.2.2 Le microcrédit

Selon VINCENT.F, «le microcrédit est à la mode. Conçu essentiellement comme une
facilité de paiement, les organismes d’aide internationale mais aussi les banques privées
l’utilisent pour en faire un moyen de financement du développement. Cependant, si ces crédits
servent effectivement d’outil de développement, ceci dépend de plusieurs facteurs: du
montant; il s’agit généralement de sommes entre 100 et 5000 Dollars, du taux d’intérêt
appliqué, du choix du bénéficiaire ciblé et de la forme de garantie choisie.»4
En Algérie, ce programme est mis en œuvre par les dispositifs tel que: ANSEJ,
CNAC, ANGEM,...etc.

1
MICHAEL, F. Les modes de financement des PME et TPE. Revue la commission et développement des
entreprises de la CCEF, Février-Mars 2013. P.6-11.
2
CHOINEL.A, ROUYER.G. Le marché financier: structure et acteurs. Edition revue banque, 8éme éd. Paris
2002, p.37.

Quand un agent économique réussit à épargner une partie de ses ressources, il a une capacité de financement,
qu’il peut utiliser soit pour son propre compte (acheter un bien) soit la mettre à la disposition d’autre agents
économiques.

Lorsque le financement d’un projet dépasse les ressources propres d’un agent économique, celui-ci doit faire
appel aux ressources épargnées ou créées par d’autres agents.
3
BOUZAR. Ch. Systèmes financiers: mutation financière et bancaire. EDITION EL-AMEL, Tizi-Ouzou 2010.
P.18.
4
MADOUCHE .Y, Op, cit. P, 124.

77
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

3.1.2.3 Le financement bancaire


Un autre moyen de financement externe est le financement bancaire qui permet
d’atténuer les insuffisances des capitaux propres sur l’équilibre financier des entreprises.
Selon la maturité de la banque le crédit peut être accordé soit à court, moyen ou long terme.
A. Crédits d’exploitation
Les crédits d’exploitation financent l’actif circulant du bilan plus précisément les
valeurs d’exploitation et/ou réalisable.
Le remboursement d’un crédit d’exploitation dont la durée est généralement fixée à une année
(elle peut atteindre deux ans) est assuré par les recettes d’exploitations.
La préoccupation essentielle du banquier porte sur la structure financière de l’entreprise et sa
solvabilité à court terme. Les ratios de structure sont alors les principaux outils avec lesquels
il conduit son analyse1.
Il permet de couvrir les décalages de trésorerie tout au long du cycle d’exploitation de
l’entreprise. On distingue deux grandes catégories de crédit d’exploitation:
− Le crédit par caisse;
− Les crédits par signature.
 Le crédit par caisse
Dans ce type de crédit on distingue : le financement global des actifs circulants, le
financement des valeurs d’exploitation et le financement de post « client ».
Les tableaux ci-après vont nous permettre de comprendre ces trois types de financement.

1
BOUYAKOUB. F, l’entreprise et le financement bancaires, CASBAH édition, Alger 2000, p.233-249.

78
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

− Le financement global des actifs circulant


Tableau N°4: les types des crédits par caisse (le financement global des actifs circulants)
Type de crédit Définitions Modalités

La facilité de C’est un crédit qui permet à une entreprise de Le montant maximum d’une entreprise de
caisse pallier de courts décalages entre ses recettes. pallier dépend du chiffre d’affaire mensuel de
l’entreprise. En général il représente 60 à 70%
de ce chiffre d’affaire.
Le découvert C’est un crédit qui permet à l’entreprise de faire Le montant du découvert est en fonction du
face temporairement à un besoin en fonds de chiffre d’affaire réalisé par l’entreprise, de sa
roulement dépassant les possibilités de son fonds de structure financière, de son activité et de la
roulement. confiance du banquier en ses dirigeants.
Le crédit relais C’est une forme de découvert qui permet Cette rentrée peu provenir, par exemple, d’une
d’anticiper une rentrée de fonds qui doit se produire augmentation de capital ou encore d’une
dans un délai déterminé et pour un montant précis. cession d’actifs.
L’avance sur C’est un crédit par caisse consenti contre remise de Le montant de l’avance ne dépasse pas,
factures factures visées par des administrations ou des généralement 70% du montant de chaque
entreprises publiques généralement domiciliées aux facture.
guichets de la banque prêteuse.
L’avance sur C’est un crédit par caisse consenti aux exportateurs Le montant de cette avance de dépasse pas,
créances nées à contre présentation des documents d’expédition. généralement 80% du montant de
l’exportation l’expédition.
La mobilisation Ce sont des crédits qui ont fait l’objet d’un accord Les billets représentatifs de ces crédits sont
des crédits à préalable de la banque d’Algérie et d’une susceptibles d’être négociés ou pris en pension
court terme souscription de billets à ordre. sur le marché monétaire.

Source : BOUYACOUB. F, l’entreprise et le financement bancaire, CASBAH édition Alger, 2000 ; p


234-236

− Le financement des valeurs d’exploitation


Tableau N°5 : les types de crédit par caisse (le financement des valeurs d’exploitation)
Type de crédit Définitions

L’avance sur C’est un crédit par caisse qui finance un stock, financement garanti par des
marchandises marchandises remises en gage au banquier.

Le financement des Un marché public est un contrat passé entre un entrepreneur et une administration
marchés publics publique pour la fourniture de biens ou l’exécution de travaux.

Le financement des Un marché privé est un contrat passé entre un entrepreneur et une société du secteur
marchés privés privé.

Source : BOUYACOUB.F, Op cit, p237-240.

79
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

− Financement de poste « clients »


Tableau N°6: les types de crédit par caisse (financement de poste « client »)
Type de crédit Définition
L’escompte commercial C’est une opération de crédit par laquelle le banquier met à la disposition du
porteur d’un effet de commerce non échu le montant de cet effet( déduction faite
des intérêts et commissions) contre le transfert à son profit de la propriété de la
créance et ses accessoires.
La lettre de change C’est un regroupement des créances détenues sur la clientèle sur une lettre de
relevée (L.C.R) change relevée que le banquier rend globalement à l’escompte. (inexistante en
Algérie)
Le crédit de mobilisation C’est un crédit de mobilisation des créances commerciales, forme de
des créances commerciales mobilisation plus évoluée, s’appuie à la fois sur les postes clients et effets à
C.M.C.C recevoir. (inexistante en Algérie)
Source: BOUYACOUB.F, Op cit, p 240-242
 Les crédits par signature

Il peut être défini comme un engagement contacté par une banque au profit de tiers à la
demande d’un client : l’essentiel réside dans le prêt de signature.

Le tableau ci-dessous montre les types de crédit par signature existants.

Tableau N°7: les types des crédits par signature

Type de crédit Définition


Caution délivrées dans Les créances fiscales sont généralement des créances privilégiées. La banque qui
le cadre de créances est amenée à payer pour honorer sa signature se trouve souvent subrogée aux droits
fiscales de l’administration et devient, de ce fait un créancier privilégié de l’entreprise
cliente.
Cautions délivrées dans Dans ce domaine particulier d’engagement par signature, l’E0tat n’intervient plus
le cadre de marchés comme créancier fiscal, mais comme fournisseur de travaux ou demandeur de
publics services, au travers de marchés que l’administration passe avec les entreprises.
Cautions délivrées dans Dans le cadre de marché de gré à gré passé entre des entreprises du secteur privé, la
le cadre de marchés banque peut être sollicitée pour la –délivrance de cautions,-telle la caution de
privés restitution d’escomptes.
Cautions délivrées dans Dans le cadre d’un chantier à l’étranger, il peut apparaitre des besoins de trésorerie
le cadre marché pour alimenter le chantier, besoins qui font alors l’objet de demandes de
étrangers découvertes locaux.
L’aval C’est l’engagement par lequel un tiers se porte garant du payement d’un effet.
L’avaliste est tenu de la même manière que celui dont il s’est porté garant.
Source: BOUYAKOUB. F.Op cit, p.244-249.

80
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

B. Les crédits d’investissement

Le crédit d’investissement (ou crédit à moyen et long terme) finance festif immobilisé
du bilan. C’est avec ces immobilisations que l’entreprise réalise sa mission sociale.
Le remboursement de crédit d’investissement est assuré essentiellement par les résultats
dégagés par l’entreprise. La durée d’un crédit d’investissement, dites parfois crédits à moyen
terme est de deux à cinq ans. Au-delà commence le crédit d’investissement à long terme,
crédit qui ne dépasse que rarement vingt ans. 1
 Le crédit à moyen terme d’investissement : on peut le distingué d’autres crédits
comme suit dans le tableau ci-dessous.

Tableau N°8: les types des crédits d’investissement :

Type de crédit Définition


Le crédit à moyen Ce type de crédit donne aux banques de dépôts la possibilité de réescompter leurs
terme réescomptable crédits à moyen terme auprès de la Banque d’Algérie.
Le crédit à moyen Le crédit à moyen terme est dit direct lorsqu’il est nourri par la banque sur sa
terme direct propre trésorerie.
Source: BOUYAKOUB. F. Op.cit, p.252.

 Les autres credits d’investissement

Le tableau ci-dessous démontre les autres types de crédit d’investissement.

Tableau N°9: les autres types de crédits d’investissement

Type de crédit Définition


Le crédit à long Ce type de crédit s’inscrit dans la fourchette hit ans/vingt ans. Il finance des
terme immobilisations lourdes, notamment des constructions.
Le crédit-bail C’est un contrat de location assorti d’une promesse de vente.
Source: BOUYAKOUB.F. Op.cit, p.253.

3.2 La contribution des PME dans l’économie Algérienne


Nul ne peut nier le rôle et l’importance de la PME dans toutes les économies, car elle
permet et contribue à la croissance et au développement économique, par:
3.2.1 La création d’emploi
La tendance constatée ces dernières années dans l’évolution du taux de chômage en
Algérie continue à s’inscrire globalement à la baisse, en raison de la contribution du secteur

1
BOUYAKOUB.F, Op.cit p.251-253.

81
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

PME à créer de l’emploi, plus particulièrement par le secteur privé et les artisans1.
Le dynamisme économique est dû principalement à des investissements dans le
domaine de l’industrie, il se trouve devant plusieurs contraintes à savoir le manque de
ressources financières, coûts élevés, centralisation de l’industrie, etc... Pour surmonter ces
difficultés, il est judicieux de créer de petites filiales liées aux grandes entreprises, et faire
appel à la sous-traitance, cette opération permettra de construire plusieurs unités pouvant
répondre à la demande progressive de l’emploi, en créant des postes permanents à moindre
coût.
L’Algérie comme beaucoup d’autre pays, a pris conscience de l’importance des PME
et son apport important pour l’emploi, et a réalisé des parts considérables sur ce plan.
En plus de la création de l’emploi qui est un facteur très important dans la croissance et le
développement de l’économie on trouve aussi (la création de la valeur ajoutée et la
distribution des revenus)2, de plus la contribution au commerce international.
3.2.2 La création de la valeur ajoutée
La valeur ajoutée se mesure par la différence des biens qu’elle vend et ce qu’elle a dû
acheter pour produire ces ventes. En 1994, la valeur ajoutée du secteur public était de 6 174
milliards de dinars représentent 53,5 % du total national, alors que celle dégagé par le secteur
privé avec 1178 milliards de dinars soit 46,5 % du total national.
A partir de 1998, les parts respectives se sont inversées faisant passer en tête le secteur privé
avec 1178 milliards de dinars soit 53,6 % et 1019,8 milliards de dinars soit 46.4 % pour le
secteur public. Par ailleurs, Il est à noter que plus de 65 % de la valeur ajoutée et de l’emploi
des pays développés provient des PME.
3.2.3 La distribution des revenus
La valeur ajoutée créée par chaque PME recouvre l’ensemble des rémunérations des
services qui ont été rendus au cours du processus de production et au fonctionnement des
administrations. La valeur ajoutée servira à :
- Rémunérer les services, force de travail, capital, moyens financiers (il s’agira alors des
salariés, de dividendes ou d’intérêts).
- Contribuer au fonctionnement des administrations en particulier en versant des impôts.
Il est clair donc que l’entreprise quelle que soit sa taille, en créant de la valeur ajoutée et en
redistribuant ce surplus sous des formes diverses aux autres agents, remplit un rôle essentiel
dans l’activité d’un pays. Il faut aussi préciser que ses fonctions de nature strictement

1
GHARBI, S. Op cit, p. 1-14
2
Idem.

82
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

économique ne sont pas les seules que l’on attribue à cette catégorie d’entreprise, de plus en
plus, et du fait de son importance dans les sociétés modernes, d’autres missions lui sont
attribuées : sociales, humaines et culturelles…
3.2.4 Contribution au commerce international
Par manque de sources d’approvisionnement, et aussi par saturation du marché
national ou encore pour fuir à la concurrence, les PME recourent à un marché dit extérieur, et
ce, soit pour couvrir leurs besoins en matières premières ou bien pour vendre sur ce dernier.
Elles contribuent donc dans le commerce international. Selon les statistiques du ministre de la
PME et de l’artisanat, les importations du secteur privé ont atteint 4984 millions de dollars en
1998, l’équivalant de 53% de l’ensemble des importations constituant 9403 millions de
dollars. 1
La part des exportations dans l’économie reste très limitée, sachant qu’elle atteint les
115 millions de dollars, l’équivalent de 29.5% du total des exportations qui constituent 390
millions de dollars. Selon le ministre du PME, l’Algérie occupe, en matière d’exportations
réalisées par les PME, la 20ème place en Afrique.2
3.3 Les contraintes de création et développement des PME en Algérie

Le territoire algérien, en même temps, qu’il confère des opportunités pour


l’implantation des PME, il présente également des forces répulsives dont la typologie se fixe
autour de deux grandes catégories de contraintes: exogènes et endogènes. 3
3.3.1 Les contraintes exogènes
Ce type de contraintes, dites exogènes, résulte de deux origines distinctes. Les
premières sont générées par la nature géographique de l’espace physique d’implantation des
entreprises.
Les secondes, quant à elles, sont le résultat des actions administratives dont on note les
mesures prises par les Pouvoirs Publics en vue de la protection de l’environnement, l’opacité
de l’information, la bureaucratie...

1
Benkhaldi. N, Halimi. W, Le sculptage de la PME dans un contexte de mutations récentes. Colloque
international sur les nécessités de la promotion des PME dans les pays arabes, 2003, p.1-15
2
BOUKROU.A, Op.cit, p.152.
3
BOUZAR.Ch : les PME/PMI en Algérie : contraintes, soutien Etatique et impact sur l’emploi, proposition de
communication; Thème 6 : Emploi et entreprenariat dans les pays en transition, format PDF disponible sur
www.ummto.dz/IMG/pdf/BOUZAR_Chabha.pdf.

83
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

3.3.1.1 Les contraintes géographiques


Celles-ci sont issues de la nature même du territoire. Elles représentent des obstacles
préliminaires que les promoteurs de projets industriels subissent avant d’entamer leurs
démarches pour la mise en œuvre de leur projet d’investissement.
Les contraintes géographiques peuvent être appréhendées à deux niveaux: le relief et l’état du
foncier.
- Le relief: Pour ce qui est du relief, l’espace algérien se caractérise par un ensemble de
montagnes et quelques plaines au Nord tandis que le Sud est complètement désertique.
Les autres éléments (climat, réseau hydrique...) sont aléatoires surtout ces dernières
années. Ceci rend difficile le processus d’implantation des activités économiques en
général et industrielles en particulier. Le relief, plutôt hostile, engendre un
déséquilibre spatial en termes d’entreprises et une hypertrophie au niveau des espaces
urbains.
- La problématique du foncier industriel : La rareté du foncier met les porteurs de
projets devant une double situation désorientant souvent leur décision de localisation :
il s’agit de la cherté du foncier industriel et de la nature juridique des terrains, qui, en
grande partie, font l’objet de propriété privée qui échappe totalement au contrôle de
l’Etat. Ce dernier doit, en principe, jouer le rôle de régulateur en la matière.
3.3.1.2 Les contraintes administratives
Les contraintes administratives se traduisent généralement par:
- Le respect de règles formelles, l’excès de démarches et les dossiers exigés (le registre
de commerce par la CNRC, l’autorisation d’exploitation par les services de la Wilaya,
l’attestation d’hygiène, l’attestation d’éligibilité, l’attestation de conformité et autres).
Les nombreuses procédures et surtout le manque de coordination entre les structures
concernées poussent les promoteurs à détourner le projet de son objectif initial, le localiser
dans d’autres territoires ou carrément l’abandonner.
Les difficultés sont accentuées par le manque de transparence ou l’inexistence
d’informations et de leur échange entre les partenaires respectifs intégrés dans le processus de
création d’entreprises: le promoteur, l’ANSEJ, l’ANDI, la CNAC, l’ANGEM, le Trésor, la
banque, la caisse ou le fonds de garantie...
- Par ailleurs, la logique de protection de l’environnement et la nécessité
d’aménagement du territoire, se trouvent controversées par les attentes des
entrepreneurs privés pour lesquels, les préoccupations de maximisation de profit
l’emporte sur ces considérations.

84
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

A titre d’exemple, les interventions des Pouvoirs Publics empêchent l’implantation de


projets portant atteinte à l’environnement, voir la localisation d’unités industrielles à
proximité de cours d’eau, d’ateliers de fabrication à côté des habitations...
- A ces différents obstacles, s’ajoute le manque de culture et d’initiative, industrielle et
managériale chez les populations concernées. L’âge relativement jeune des
promoteurs, leur manque d’expérience et de qualifications nécessaires (leurs
rudiments de savoir sont très souvent acquis par apprentissage) limitent leurs
interventions.
3.3.2 Les contraintes endogènes
Outre les contraintes imposées par l’environnement naturel et administratif, les
obstacles d’ordre économique et technique pèsent lourdement sur le démarrage des
entreprises. En effet, un grand nombre d’entre elles surtout les petites, qu’elles soient de biens
ou de services, formelles ou informelles, succombent au bout de la deuxième ou parfois la
troisième année de leur existence.
3.3.2.1 Les contraintes économiques
Les contraintes économiques relèvent d’une connaissance insuffisante du marché et des
mécanismes de financement mal maîtrisés.
- L’accès au marché, en amont et en aval, constitue l’un des principaux objectifs de
l’entrepreneur lors du lancement de son projet.
En amont, l’essentiel de ses approvisionnements en matières premières, fournitures ou
biens d’équipement proviennent de l’extérieur. Ceci occasionne non seulement des paiements
en devises mais aussi, souvent, faute de leur non-obtention auprès des banques, les
entrepreneurs subissent l’emprise du marché informel. Ces derniers font également face à de
multiples tracas au niveau des services douaniers et des réseaux de financement, qui se
répercutent négativement sur les délais de livraisons des marchandises.
En aval, c’est-à-dire, sur le marché d’écoulement des produits, les entreprises font face à
une double concurrence: celle des produits domestiques et celle des produits étrangers
importés légalement ou par le circuit informel.
- Les contraintes de financement, en ce qui les concerne, revêtent beaucoup d’aspects:
les besoins financiers, l’efficacité des sources de financement, la nature du
financement. Ces différents aspects sont mis en exergue et développés dans le
troisième point de ce travail.

85
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

3.3.2.2 Les contraintes technologiques


La création d’entreprises nécessite une technologie et des équipements qui
s’acquièrent, presque en totalité, auprès de pays étrangers notamment européens (France,
Espagne, Italie, Allemagne..). En plus des marchandises, les entrepreneurs se doivent
d’importer l’ingénierie, les licences et les brevets nécessaires à leur cycle d’exploitation.
Effectivement, la maîtrise de la technologie incorporant des systèmes informatiques et
électroniques nécessite des compétences adéquates. Or, les porteurs de projets sont très
souvent limités non seulement en matière commerciale et managériale mais surtout dans le
domaine technologique. Certes, quelques tentatives innovantes existent mais elles restent
minimes.
Pour ces raisons, de nombreux chefs d’entreprises font recours au partenariat avec les
fournisseurs étrangers, stratégie qui paraît appropriée à plus d’un titre.
Il ressort, que la fragilité du mouvement de création d’entreprises privées est liée à l’ensemble
de ces facteurs hostiles mais, dans la majorité des cas, les contraintes de financement
demeurent prépondérantes.
3.3.2.3 Les contraintes de financement de la création d’entreprises privées
La plupart des chefs d’entreprises et autres opérateurs économiques relèvent que
l’accès au financement et notamment de l’investissement initial connaît des handicaps. Plus
précisément, ils considèrent que le financement de la phase de création est le maillon le plus
vulnérable. En effet, « le taux d’échec dans le financement de la création d’entreprise est de
l’ordre de 30 à 40% » selon les chiffres révélés par les institutions financières. D’ailleurs,
comme le souligne F. Prakke: les diverses formes de financement sont comme « les maillons
d’une chaîne », le plus faible déterminant la résistance de toute la chaîne.
Les principales contraintes de financement recensées sont les suivantes:
- Le recours au financement informel ;
- La contrainte des besoins de financement et de leur évaluation;
- Les conditions d’accès à la source de financement;
- L’insuffisance du montant accordé par rapport à la taille du projet;
- Les lenteurs dans la décision d’octroi de crédit;
- La consistance de garantie.
A. Le recours au financement informel
Bien qu’il soit difficilement quantifiable, le financement informel constitue une source
d’argent appréciable pour les jeunes promoteurs et ce, pour plusieurs raisons : l’absence de
conditions préétablies (pas de démarche à effectuer, pas de formalités à remplir, et surtout pas

86
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

de garantie à donner), l’absence de frais de gestion (pas d’administration), l’absence de cadre


fixe, donc pas de contrôle; ce qui permet l’évasion fiscale. Il constitue un apport financier aux
moments et aux endroits voulus sans coûts de transaction et parfois sans intérêts.
Les jeunes promoteurs le réalisent à travers l’épargne personnelle, les prêts de famille,
d’amis, collègues. Ils peuvent aussi débrouiller un crédit fournisseur, une avance de paiement
du client à la commande... A ce titre, rappelons que beaucoup de surplus de liquidités dégagés
par les ménages et même certaines entreprises s’oriente vers les réseaux informels, qui
alimentent, entre autres, bon nombre de micro entreprises et P.M.E privées.
Notons, toutefois que le financement informel présente lui aussi des limites: sous-
capitalisation des petites unités créées, le prêteur informel peut exiger une contrepartie non
mesurable, par exemple, l’embauche d’un proche, une demande future de prêt, un
remboursement en nature (produits fabriqués)...
B. Le financement bancaire
Qualifiée encore d’économie d’endettement, en Algérie, les financements des
entreprises se font de manière prépondérante auprès des banques qu’ils s’agissent de crédits
d’investissement ou d’exploitation. Néanmoins, l’accès aux crédits bancaires demeure
contraignant et les porteurs de projets sont parfois amenés à abandonner leur initiative faute
de dossier inéligible1.

1
BOUZAR.Ch, Op.cit

87
CHAPITRE II : Les PME et leur financement en Algérie

Conclusion
A travers ce chapitre nous avons identifié, qu’il existe de nombreuses PME de forme
diverse dans le pays, de toute taille et dans des activités très variée. Les PME à un rôle
primordial dans l’économie d’un pays, notamment celui de développement de nouveaux
produits, de distribuer les revenus et de crée des emplois pour lutter contre le problème de
chômage.
C’est pour cette raison que les PME nécessitent des ressources importantes pour
réaliser les objectifs, vu que l’autofinancement seul ne couvre pas toutes ces dépenses, ainsi il
faut noter que la plus part des PME ont des obstacles et des difficultés d’accéder aux marchés
des capitaux, c’est pour cette raison qu’elles font recours ou financement bancaire. A cet effet,
les banques présentent une multitude de crédit aux entreprises pour répondre à leurs besoins.
Sans oublier le rôle que jouent les dispositifs de microcrédit (ANSEJ, CNAC,
ANGEM, etc.) dans le financement des PME. Donc, par rapport aux systèmes de financement
externe des PME à savoir: le crédit bancaire, le microcrédit (finance indirecte) et le marché
financier (finance directe), c’est les deux premiers qui sont existants et qui peuvent allouer les
ressources nécessaires aux PME dans le cadre de leur développement.1

1
MADOUCHE.Y, Op.Cit, P.319.

88
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Introduction

Le contenu de ce présent chapitre a été choisi en raison de montrer l’impact des


réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie, pour cela nous allons opter pour
l’analyse de l’évolution des PME publiques et privées, en se basant sur les données
communiquées par le Ministère de la PME et de l’artisanat à travers ses bulletins
d’informations et ce depuis l’année 2003 jusqu’à 2015.
Ainsi que, montrer l’intermédiaire financier bancaire qui est la Banque Nationale
d’Algérie d’où nous avons collectées des données et des informations portant sur l’évolution
des PME financées entre 2010 et septembre 2016 et d’étaler son rôle dans le financement des
Petites et Moyennes Entreprises.

90
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Section 1 : Analyse de l’évolution des PME Algériennes 2000-2015


En se basant sur les données communiquées par le Ministère de la PME et de
l’artisanat, à travers ses bulletins d’informations, cette analyse va porter sur l’évolution des
PME publiques et privées et ce depuis l’année de publication de ces bulletins qui remonte à
2003 jusqu’à 2015. Il est vrai que les données sont enrichies au fil des temps.
Les informations de l’année 2003 se sont limitées uniquement à la répartition des PME
entre celles appartenant au secteur privé et celles du secteur publique. Depuis 2004, dans le
cadre de la démographie de ces entités, il est fait part de la croissance de ces PME, qui résulte
des opérations de créations nouvelles, de réactivations, c’est-à-dire reprise d’activité après
arrêt temporaire, et de radiations, car d’un côté, nous remarquons le rétrécissement des PME
publiques avec au départ, en 2003, le nombre de 788 PME et, à la fin de l’année 2015,
seulement 532 PME, soit une baisse de 67,51% conséquemment à l’éclatement des PME en
petites entités suite à la restructuration des sociétés de gestion des participations (SGP) ou
entreprise publique économique (EPE) et la privatisation de certaines PME. Quant à la
tendance des PME privées depuis 2003, elle est en hausse, en 2015, leur nombre a atteint 934
037 entités, soit une progression de 77,73%.
- Exercice 2003 :
Compte tenu de la création récente du Ministère de la PME et de l’Artisanat, les
données officielles communiquées portant sur les PME sont très limitées et se résument en
2003, en nombre de ces entreprises, réparties par secteur :
- Public : 788 entreprises, soit 0,38% du total des PME.
- Privé : 207 949 entreprises, et constituent la majeure partie des PME avec 99,62%
du total1.
Le nombre de PME a augmenté par rapport aux années qui précédent cette date ce qui
signifie que les montants des prêts accordés par les banques aux PME est supérieur à ceux
accordés aux années précédentes.
Ce progrès est dû à la réforme engagée dans le secteur bancaire en 2003 et à
l’instauration de la loi sur la promotion de l’investissement en décembre 2001.
- Exercice 2004 :
Les 1 300 PME publiques qui sont réparties entre les 33 sociétés de gestion des
participations (SGP) en remplacement des holdings, ont enregistré une baisse de 10
entreprises, passant de 788 en 2003 à 778 en 2004, soit une légère diminution de 1,27% cette

1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°6,2004.

91
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

baisse s’explique par le processus de privatisation. Le total des entreprises publiques


recensées est de 2 172 entreprises, dont 59,85% sont des PME publiques. Pour les emplois
déclarés, ils s’élèvent à 71 826, soit une moyenne de 92 salariés par PME.
Par contre le secteur privé a vu le nombre des PME augmenter, durant l’année 2004,
de 17 500 entreprises, avec 18 987 créations, et 1 920 réactivations après un arrêt temporaire
et 3 407 radiations, dégageant ainsi une évolution nette de 8,41% par rapport à l’année
écoulée, faisant passer le nombre de ces PME de 207 949 en 2003 à 225 449 en 2004. Quant
aux salariés déclarés, leur nombre s’élève à 225 449 alors qu’ils étaient 207 949 en 2003. La
moyenne des effectifs par PME est de 2,62 employés1.
Nous constatons à travers ces statistiques que le secteur de la PME notamment privé a
entamé une nouvelle phase de développement en enregistrant des performances positives.
Le nombre de PME a augmenté par rapport à celui de 2003, et ça n’est que la suite de
l’effet des réformes engagées sachant qu’en cette année-là, le secteur des PME a bénéficié de
trois nouveaux organismes de soutien à savoir la CNAC, l’ANGEM et la CGCI qui ont donné
un plus pour l’économie en dehors des hydrocarbures.
- Exercice 2005 :
Les PME publiques : le nombre des PME publiques est passé de 778 en 2004 à 874 en
2005 du fait que cette période s’est caractérisée par le processus de privatisation. C’est ainsi
que la démographie de ces PME publiques a subi deux phénomènes diamétralement opposés
et qui agissent sur le nombre total de ces PME publiques ;
- D’un côté, la restructuration des grandes entreprises publiques donne lieu à la
création de nombreuses filiales dotées d’une autonomie quasi-totale et éligibles à la
privatisation ou au partenariat. C’est le cas des entreprises des SGP régionales, du
secteur du BTP ;
- De l’autre côté, le processus de privatisation sous toutes ses formes (partielles ou
totales) fait diminuer le nombre de PME publiques qui passent au statut de « privé ».
Il faut signaler aussi que sur le statistique, les entités économiques de type « ferme
pilotes » relevant de la SGP « SGDA : société de gestion du développement agricole »
s’apparentent aux PME et ont été dénombrées par l’ECOFIE (producteur des statistiques du
MPPI) pour l’exercice 2005, ces PME emploient 245 842 salariés, soit une moyenne de 87
salariés par PME.

1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°8,2005.

92
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Les PME privées : l’évolution a atteint 9,04% par rapport à l’exercice écoulé, la
population est passée de 225 449 en 2004 à 245 842 en 2005. Quant à l’effectif total qui
comprend aussi bien les salariés que leurs employeurs, il s’élève à 888 829 réparti en 642 987
salariés et le reste, soit 245 842 est constitué d’employeurs. La moyenne des salariés de ces
PME, elle se maintient à 2,61 salariés1.
Ces résultats représentent l’effort mené par l’Etat pour soutenir et promouvoir le
secteur des PME.
- Exercice 2006 :
Pour les PME privées : les PME privées déclarées auprès de la CNAS ont atteint, à la
fin de l’exercice, le nombre de 269 806 entités, soit une croissance annuelle nette de 23 964
PME, résultant de la création de 24 352 nouvelles entreprises, de la réactivation de 2 702
autres et la radiation de 3 090. La tendance de l’évolution des PME privées est toujours à la
hausse (9,75%), contrairement aux PME publiques.
Les effectifs employés s’élèvent à 708 136 salariés et 269 806 employeurs, soit un
total global de 977 932. La moyenne des salariés par PME demeure sans changement (2,62).
Pour les PME publiques : le nombre des PME a enregistré une baisse de l’ordre de
15,45% faisant passer le nombre de ces entreprises de 874 en 2005 à 739 en 2006. Quant à
l’effectif employé, il a aussi connu une baisse assez considérable de 9,75% pour atteindre
61,661 salariés alors que l’effectif de 2005 a affiché 76,23 salariés. Cette baisse est la
conséquence des plans de volet social portant sur les départs volontaires des salariés et des
privatisations des EPE publiques. L’effectif moyen par PME a chuté à 83,44 salariés2.
- Exercice 2007 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 24 140 entreprises, passant de 269 806 en 2006 à 293 946
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 8,95%. Cette évolution est la conséquence
de : 24 835 créations nouvelles, de : 2 481 réactivations et de : 3 176 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 771 067 en 2007 contre 708 136
en 2006, c’est-à-dire une évolution nette de 62 901 salariés, et une évolution relative de
8,88%. Le nombre d’employeurs a atteint 293 946 en 2007 contre 269 806 en 2006, soit une
évolution de 8,95%.

1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n °10, 2006.
2
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°12,2007.

93
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-
dire une baisse de l’ordre de 9,88% par rapport à 2006, faisant porter le nombre de 739 à 666
PME en 2007, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du
secteur public. La PME publique emploie en moyenne 82.80 salariés.
Entre 2006 et 2007, la compression des effectifs a touché 4 515 salariés, entrainant une
réduction de l’ordre de 7,9% des effectifs, suite à la disparition de 73 PME publiques1.
- Exercice 2008 :
Les PME publiques : elles ne représentent que 0,19% de l’ensemble des PME, c’est-à-
dire avec seulement 626 entreprises en 2008, alors que le nombre était de 666 PME, en 2007,
soit une disparition de 40 PME. Les effectifs ont aussi enregistré, en 2008, une baisse de
7,63% par rapport à 2007, et passe de 57 146 salariés en 2007 à 52 786 en 2008. L’effectif
moyen est de 84,32 salariés par PME.
Les PME privées : c’est toujours la même tendance, avec le passage de 293 946 PME,
en 2007, à 321 387 en 2008, dégageant ainsi une évolution appréciable de 9,34%, en 2008 par
rapport à 2007. L’évolution est due à la création de 27 950 nouvelles entreprises et 2 966
réactivations contre 3 475 radiations.
L’effectif de ces entreprises privées est passé de 771 037 salariés en 2007, à 841 060,
en 2008, et de 293 946 employeurs, en 2007, à 321 387 en 2008. L’effectif moyen par PME
demeure constant2.
- Exercice 2009 :
Les PME publiques : toujours en confirmant la tendance de baisse, elles sont passées
de 666 en 2008, à 591 en 2009, soit 75 nouvelles disparitions entrainant la perte de 1 151
postes d’emploi en 2009, faisant passer le nombre de salariés de 53 786, en 2008, à 51 635 en
2009. Ces PME, en 2009, emploient en moyenne 87,37 salariés.
Les PME privées, sont toujours en hausse et leur nombre passe de 321 387, en 2008, à
345 902 en 2009, soit une évolution de 7,63%.l’évolution de 24 515 entreprises est la
conséquence de 30 541 nouvelles entreprises et 3 866 réactivations contre 9 892 radiations.
Pour les emplois déclarés, ils passent de 841 060 salariés en 2008 à 908 046 en 2009, soit une
évolution de 7,96%.
L’effectif de ces entreprises privées est passé de 841 060 salariés, en 2008 à 908 046
en 2009 dégageant une évolution de près de 8%. L’effectif moyen se maintient au même

1
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°14,2008.
2
Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n°16,2009.

94
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

niveau (1,69 salariés). Quant au nombre d’employeurs, il est passé de 321 387, en 2008, à 345
902, portant la progression à près de 7,63%1.
- Exercice 2010 :
Les PME publiques : en poursuivant la politique de désengagement de l’Etat de la
sphère économique, notamment par la privatisation des entités publiques ou leur disparition,
cela a engendré, encore une fois, la réduction de la population de ces PME pour atteindre 557
entreprises, en 2010, contre 591 en 2009, et ces PME ne représentent au fait que 0,15% de la
population totale des PME (publiques et privées).
Concernant les effectifs employés dans ces PME publiques, ils s’élèvent, en 2010, à 48
656 contre 51 635 salariés en 2009 causant une perte nette de 2 979 postes d’emploi. En
moyenne, les effectifs par PME avoisinent 87,35 salariés.
Les PME privées : elles enregistrent une évolution continue de l’ordre de 5,39%.
Faisant passer leur population de 587 494 entreprises, en 2009, à 618 515, en 2010, portant la
croissance nette à 23 417 entreprises. Les salariés employés s’élèvent à 958 515, en 2010,
contre 908 046 en 2009, et pour les employeurs, leur nombre passe de 586 903, en 2009 à 618
515 en 20102.
Le nombre de PME enregistrées en 2010 a augmenté par rapport à celui de 2009 et ça
grâce à la réforme engagée dans le secteur bancaire en 2010 et aux efforts fournis par les
pouvoirs publics dans ce domaine.
- Exercice 2011 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 40 222 entreprises, passant de 618 515 en 2010 à 658 737
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 6,5%. Cette évolution est la conséquence
de : 44 375 créations nouvelles, de : 5 392 réactivations et de : 9 189 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 1 017 374 en 2011 contre 958
515 en 2010, c’est-à-dire une évolution nette de 58 859 salariés, et une évolution relative de
6,14%. Le nombre d’employeurs a atteint 658 737 en 2011 contre 618 515 en 2010, soit une
évolution de 6,5%.

1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin d’information statistique n°
18,2010.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin d’information statistique
n°20,2011.

95
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Les PME publiques : elles passent de 557 à 572 PME en 2012, soit une évolution de
2,69%. Les salariés de ces PME s’élèvent à 48 086 en 2011 contre 48 656 en 2010, soit une
rétrogradation de 1,17%1.
Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur.
- Exercice 2012 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 52 538 entreprises, passant de 658 737 en 2011 à 711 275
PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 7,98%. Cette évolution est la conséquence
de : 55 144 créations nouvelles, de : 5 876 réactivations et de : 8 482 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 108 9467 en 2012 contre 1 017
374 en 2011, c’est-à-dire une évolution nette de 72 093 salariés, et une évolution relative de
7,09%. Le nombre d’employeurs a atteint 711 275 en 2012 contre 658 737 en 2011, soit une
évolution de 7,98%.
Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-
dire une baisse de l’ordre de 2,62% par rapport à 2011, faisant porter le nombre de 572 à 557
PME en 2012, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du
secteur public. La PME publique emploie en moyenne 85,05 salariés (48 086 en 2011 ; 47
375 en 2012)2.
Ces résultats s’inscrivent dans la case des efforts fournis par le gouvernement algérien.
- Exercice 2013 :
Les PME privées : l’évolution annuelle de ces PME par rapport à l’année écoulée se
caractérise par une augmentation de 36 112 entreprises, passant de 711 275 en 2012 à 747
387 PME, enregistrant ainsi une évolution de l’ordre de 5,08%. Cette évolution est la
conséquence de : 34 811 créations nouvelles, de : 3 962 réactivations et de : 2 423 radiations.
Pour les effectifs, les salariés de ces PME s’élèvent à 1 121 976 au premier semestre
2013 contre 1 089 467 en 2012, c’est-à-dire une évolution nette de 32 509 salariés, et une
évolution relative de 2,98%. Le nombre d’employeurs a atteint 747 387 au premier semestre
2013 contre 711 275 en 2012, soit une évolution de 5,07%.

1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique n°22,
2012.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique n°23,
2013.

96
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Les PME publiques : elles suivent la même tendance que l’exercice écoulé, c’est-à-dire une
baisse de l’ordre de 4,57% par rapport à 2012, faisant porter le nombre de 547 à 572 PME en
2013, engendrée par les mêmes causes à savoir la privatisation et la réorganisation du secteur
public1.
Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur
- Exercice 2014 :
A fin 2014, la population globale des PME s’élève à 852 053 entités, Par rapport à
2013, les PME ont progressé de 9,54% soit une hausse de 74 237 entités.
Les PME privées : le nombre des PME privées créées en 2014 est de 76 551 PME, les
radiations ont touchées 9 585 PME privées, la réactivation d’activité a concerné 7 286 entités,
soit une croissance annuelle de 742 520 PME privées.
Les effectifs passent de 48 256 à 46 567 salariés, en fin 2014, les emplois cumulés dans les
PME s’élèvent à 2 157 232 salariés par rapport à 2013 il est à signaler une progression de
7,76%.2
Ces résultats s’inscrivent dans la case des efforts fournis par le gouvernement algérien.
- Exercice 2015 :
A la fin de l’année 2015, la population globale des PME s’élève à 934 569 entités.
Les PME publiques : les PME publiques représentent une part minime dans la
population globale des PME, leur nombre est de 532 PME durant l’année 2015 contre 542
durant l’année 2014 soit un recul de 1,84%. Baisse due essentiellement à la restructuration de
certains portefeuilles du secteur public marchand (SPM).Leur effectif passe de 46 567 en
2014 à 43 727 salariés en 2015.
Les PME privées : le nombre des PME privées à fin 2015 est de 934 037, les PME
privées se concentrent au niveau du secteur des services (le transport en particulier),
l’artisanat et le BTPH (le bâtiment en particulier)
Le nombre de PME privées créées durant l’année 2015 est de 84 223 PME, les
réactivations ont touché 6 949 PME, les radiations : 8 646 PME privées étaient radiées3.

1
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°23, 2013.
2
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°26, 2014.
3
Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin information statistique
n°28, mai 2016.

97
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Cette évolution n’est que la poursuite des efforts fournis par l’Etat algérien pour la
promotion de ce secteur qui sont toujours en cours.
Section 2 : Présentation de l’organigramme d’accueil de la BNA
Notre intérêt sera focalisé à travers cette section à la présentation de l’une des banques
réputée commerciale, il s’agit de la Banque Nationale d’Algérie, nous allons essayer de
développer ses diverses missions, ainsi étaler son organisation qui constitue des subdivisions
chargées de prendre en compte les demandes de leurs clients.
2.1 Présentation de la Banque Nationale d’Algérie
Cet élément a pour but de donner un aperçu général sur l’historique de la Banque
Nationale d’Algérie et la position de client sur le marché de la banque.
2.1.1 Historique de la Banque Nationale d’Algérie
La Banque Nationale d'Algérie, première banque commerciale nationale créée le 13
juin 19661, suite à la réorganisation du système bancaire entamée en 1966 avec la
nationalisation des banques étrangères.
En 1982, la BNA est restructurée. Il est créé une nouvelle banque spécialisée qui aura pour
vocation principale la prise en charge du financement et de la promotion du monde rural 2.
Elle devient en 1988 (Loi n°88-01 du 12 janvier 1988),une entité juridique autonome,
dotée du statut d’entreprise publique économique,3qui s’oriente vers leur autonomie à des
implications incontestables sur l’organisation et les missions de la BNA, avec le retrait du
trésor des circuits financiers qui se traduit dans le nouveau système par l’absence de
centralisation de distribution des ressources par le trésor, la libre domiciliation des entreprises
auprès des banques et la non automaticité des financements.4
La loi n°90-10 du 14avril 1990 relative à la monnaie et au crédit quant à elle, pose une
refonte radicale du système bancaire en harmonie avec les nouvelles orientations
économiques du pays. Elle met en place des dispositions fondamentales dont le passage à
l’autonomie des entreprises publiques5.

1
Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Ordonnance no 66-178 du 13 juin 1966 portant création et
fixant les statuts de la Banque Nationale d’Algérie en ligne. Journal officiel, no 51, 14/ 06/1966, p. 1. Format
PDF. Disponible sur : http://41.221.27.114/JO6283/1966/051/Fp581.pdf.
2
La Banque Nationale d’Algérie. Une banque au passé riche, tournée vers l’avenir (en ligne). (2009). Disponible
sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
3
Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Loi no 88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises publiques économiques en ligne. Journal officiel, 13/01/1988, p. 18-19. Format PDF. Disponible sur
: http://prescriptor.info/file_download/160/Loi+d%27orientation+sur+les+entreprises+publiques.pdf
4
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
5
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.

98
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Au plan interne, les reformes liées à ces deux textes fondamentaux ont donné lieu à
une Série d’actions multiformes, tant sur le plan institutionnel et organisationnel (mise en
place des organes statutaires et réorganisation des règles prudentielles, et assainissement du
portefeuille), que sur celui de la gestion sociale (entrée en régime de partenariat consacrée par
la convention collective et le règlement intérieur, en sus de l’enrichissement suivant des
instruments de gestion des ressources humaines).
Ces actions soutenues ainsi que la situation et les performances de l’institution ont fait,
par délibération du conseil de la monnaie et du crédit du 05 septembre 1995, que la BNA a été
la première à obtenir son agrément. Au mois de juin 2009, le capital de la BNA a été
augmenté. Il a été de 14.600 milliards de dinars à 41,600 milliards de dinars par l’émission de
27.000 nouvelles actions de 01millionde dinars chacune, souscrites et détenues par le trésor
public1.
2.1.2 Définition de la Banque Nationale d’Algérie
La Banque Nationale d’Algérie est une banque de détail. Elle exerce son activité dans
plusieurs régions de pays.
Cette banque commerciale, traditionnelle par ses produits et ses services, évolue dans
un contexte économique et financier favorable. Elle bénéficie d’une bonne image de marque
assise sur sa proximité relationnelle et son professionnalisme.
En effet, elle s’adresse aussi bien aux chefs d’entreprises, qu’aux professionnels et/ou
particuliers2.
La BNA à l’instar des autres banques, est considérée comme une personne morale qui
effectue, à titre de profession habituelle et principalement des opérations portant sur la
réception de fonds de public, des opérations de crédit ainsi que la mise à disposition de la
clientèle, des moyens de paiement et la gestion de ceux-ci3.
2.1.3 La position sur le marché de la Banque Nationale d’Algérie
Il est difficile de donner une part de marché exacte à cette banque. Le rapport de la
Banque Nationale d’Algérie de l’année 2005 affiche une proportion de 90,8% pour
l’ensemble des banques publiques qui activent sur la place bancaire.
La banque gère un portefeuille clients répartis entre particuliers, professionnels et
entreprises. L’effectif du réseau compte plus de 5720 personnes à la fin de 2006, réparti par

1
Disponible sur : http://www.bna.dz/presentation.html.
2
ZOURDANI, S, Op cit, p. 181.
3
Montage d’un dossier de crédits, (dossier intérieur de la banque).

99
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

site proportionnellement aux nombres d’agences, en trois grandes fonctions à savoir le front
office qui représente les guichetiers et l’accueil clientèle et le back office.1
Compte tenu de l’éclatement géographique et l’organisation de la concurrence, les opérations
bancaires des clients sont traitées partiellement sur chaque site, notamment pour les
entreprises.
Elle n’éprouve aucune difficulté dans le traitement de masse du marché des
particuliers, par contre, la monétique est peu développée à cause de la rareté des automates
qui sont DAB, concentrés sur les sites des agences, introuvable dans les nouvelles zones de
chalandise tels que les centres commerciaux et les stations-service...etc.2
2.2 L’organigramme général de la Banque Nationale d’Algérie
L’organigramme de la BNA peut s’arranger d’une certaine manière (le schéma n°4) où
nous pouvons la présenter comme suit:
2.2.1 Direction Générale
La structure rattachée à la Direction Générale est: La Secrétariat Générale, Inspection
Générale, Direction de l’Audit Interne, Direction de la Gestion des risques et Superviseur du
Contrôle Interne, qui a pour tâche la conception, l’organisation. Elle coordonne les efforts des
différentes directions et prendre des décisions.
Autrement dit la direction générale est responsable de l’exécution des directives de finance et
l’application des règles et procédures.
2.2.2 La succursale
Se compose de Division internationale, Division Exploitation et Action Commerciale,
Division des Systèmes d’Information, Division du Recouvrement des Etudes Juridiques et du
Contentieux, Division Engagement, Division Gestion Moyens Matériels et Ressources
Humaines et Division Financière. C’est l’organe intermédiaire entre les agences et les services
centraux, cette succursale a pour fonction principale le contrôle, la supervision et la
coordination du fonctionnement dans les agences qui lui rattaché.
2.2.3 L’agence
Est la cellule de base d’exploitation de la banque, elle devrait être en mesure de
satisfaire efficacement la clientèle grâce à ces structure d’accueil et de traitement.

1
ZOURDANI, S, Op cit, p.182.
2
ZOURDANI, S, Op cit, p.182

100
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Schéma N°4 : l’organigramme de la Banque Nationale d’Algérie (2016)

Directeur général
Secrétariat général

Superviseur du Direction de la Gestion des Direction de l’Audit Inspection


Contrôle Interne risques Interne Générale

Division Gestion
Division Division Division des Division du Division Division
Moyens Matériels
internationale Exploitation et Systèmes Recouvrement des Engagemen Financière
et
Action Commerciale d’Information Etudes Juridiques t
Ressources
et du Contentieux
Humaines

D.M.E.F D.M.C D.P.S D.E.J.C D.G.E D.M.F


D.T.A D.P.R.S
D.R.I.C.E D.M.I.P D.S.E.R.C D.P.M.E D.C
D.D.E.P D.F
D.O.D D.E.R D.R.G D.C.P.S D.P.O
D.P.P
D.M.G

AGENCE

Direction de Réseau Secrétariat Compartiment


d’Exploitation Animation
Engagement
(DRE) Commerciale
DIRECTION
DIRECTION CONTROLE
Caisse / Portefeuille
Compartiment Etude
DIRECTION ADJOINT et
DPAC DC DGAB Cellule Comex Analyse des Risques
Informatique

101
Source : Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Liste des abréviations de l’organigramme de BNA


 D.C: Direction de Comptabilité
 D.C: Département Crédit
 D.C.P.S: Direction du Crédit participatif et spécifique
 D.D.E.P: Direction de Développement Etude du projet
 D.E.J.S: Direction des Etudes Juridiques et du contentieux
 D.E.R: Direction Encadrement du Réseau
 D.F: Direction de la Formation
 D.G.A.B: Département de la Gestion Administratif et du Budget
 D.G.E: Direction des Grandes Entreprises
 D.M.C: Direction Marketing et Communication
 D.M.E.F: Direction des Mouvements Financier avec l’Etranger
 D.M.F: Direction des Marchés Financiers
 D.M.G: Direction des Moyens Généraux
 D.M.I.P: Département de la monétique et instrument de paiement
 D.O.D: Direction des Opérations Documentaires
 D.P.A.C: Département Promotion et Animation Commerciale
 D.P.M.E: Direction des Petites et Moyennes Entreprises
 D.P.O: Direction de la Prévision et de l’Organisation
 D.P.P: Direction de la Préservation du Patrimoine
 D.P.R.S: Direction du Personnel et des Relation Sociales
 D.P.S: Direction de la Production et des Services
 D.R.G: Direction des Réalisations des Garanties
 D.R.I.C.E: Direction des Relations Internationale et du Commerce Extérieur
 D.S.E.R.C: Direction du Suivi des Engagement et du Recouvrement des Créances
 D.T.A: Direction des Technologies et de l’Architecture

102
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

2.3 Missions et organisation de la BNA


La Banque Nationale d’Algérie a certaines missions a remplir pour satisfaire les
besoins de sa clientèle, et pour se faire elle s’organise en compartiment pour que chacun
d’eux effectue une tâche.
2.3.1 Les principales missions de la BNA
La BNA exerce toutes les activités d'une banque de dépôts, elle assure notamment le
service financier des groupements professionnels des entreprises. Elle traite toutes les
opérations de banque, de change et de crédit dans le cadre de la législation et de la
réglementation des banques.
L'ordonnance N°66-178 du 13 juin 1966 créant la BNA charge cette dernière des missions
suivantes:1
 En tant que banque commerciale: elle traite toutes les Opérations de banque,
recueille des dépôts et souscrit des crédits à court terme ou crédits d'exploitation,
finance les opérations du commerce extérieur;
 En tant que banque d'investissement: elle collabore avec les autres institutions
financières les crédits à moyen et long terme;
 En tant que société nationale: elle sert d'instrument de planification financière,
chargée d'exécuter et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de
crédit.
L’agence bancaire BNA est la première catégorie constitue l’image de marque de la
banque, quant à ses missions, en peut dire que cette agence dispose des prérogatives de
gestion dans la limite des pouvoirs qui lui sont conférés. Elle assure le développement et la
rentabilité du fonds de commerce de la banque dans le cadre de ses objectifs.
L’agence est essentiellement un organe d’action commerciale qui se doit d’avoir
l’initiative de la recherche des ressources et des affaires qu’elle traite dans le cadre des
orientations et des instructions mises en vigueur par la banque2.
L’agence assure un contrôle de premier niveau inhérent à l’accès des utilisateurs au
système d’information, ainsi que la validation des événements en vue de garantir le bon
déroulement des opérations.

1
BELIMANE.S. Contrôle interne: finalité de l'audit interne. Etude de cas: audit du cycle de financement des
opérations Commerce extérieur par Crédit Documentaire  «Credoc » ; (BNA). Mémoire de magister.
Comptabilité et audit .Alger : Ecole supérieure de commerce Alger, 2012, p.30. Disponible sur:
http://www.memoireonline.com/01/13/6806/m_Contrle-interne-finalite-de-l-audit-interne-Etude-de-cas-auditdu-
cycle-de-financement-des-op34.html#toc74
2
Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou.

103
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Pour remplir sa mission, l’agence dispose d’un personnel de démarche destiné à visiter
la clientèle et dynamiser la fonction commerciale et d’un personnel qui assure la gestion
administrative et technique de l’agence1.
Comme toute autre banque commerciale, la BNA a pour objectif le financement de
l'économie.
Elle doit maximiser sa rentabilité en collectant des ressources financières auprès des
agents économiques pour une redistribution sous forme de crédits au profit du développement
de l'économie. C'est le rôle d'intermédiation financière.
2.3.2 Organisation d’une agence bancaire
L’agence est classée en fonction de niveau d’activité déployée, elle peut relever des
catégories suivantes:2
 Agence principale;
 Agence de première catégorie;
 Agence de deuxième catégorie;
 Agence de troisième catégorie.
Ces agences sont dirigées par un directeur et directeur adjoint, selon leur importance et
le nombre de clientèle géré, elles sont structurées soit en compartiment soit en services.
Notre travail consistera dans l’étude de la structure et l’organisation d’une agence de première
catégorie à savoir l’agence de Tizi-Ouzou, qui comprend cinq compartiments suivants:3
2.3.2.1 Le compartiment commercial et juridique
Il est dirigé par un chef de compartiment qui anime et coordonne les activités
commerciales et juridiques de l’agence, ce chef a pour missions la prospection, l’assistance, le
conseil de la clientèle et le suivi de leur comptes. Il assure par tous les moyens mis à sa
disposition. Le développement de son portefeuille commercial et aussi il analyse et suit
quotidiennement l’évolution de la collecte des ressources réalisées par l’agence.
Ce compartiment regroupe trois services à savoir:
- Service de gestion des fichiers clients et comptes: il comprend une section clients
et comptes et suspects et renseignements commerciaux.
- Services de gestion des placements et produits financiers: il regroupe la section
produites bancaires et les sections produites financiers.
- Service gestion juridique.
1
Document interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Idem.
3
Idem.

104
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

2.3.2.2 Le compartiment opérations de caisse et portefeuille


Il est dirigé par un chef de compartiment qui veille à la bonne exécution des opérations
de caisse et de portefeuille effectuées par/ou pour le compte de la clientèle, il est organiser en
deux services:
- Service opération de caisse: qui a pour charge de recevoir des dépôts d’espèces et
versement ou virement de toute origine effectuées par/ou pour le compte de la
clientèle, ainsi de gérer les opérations sur le distributeur automatique, assurer les
règlements ou paiements et ordonnancer par la clientèle dans la limite des montants
disponibles.
- Service opération de portefeuille: qui a pour charge de traiter les opérations de
recettes, encaissement des chèques sur place et hors place, encaissement des effets
sur place, retour des impayés et compensation avec confrères et de gérer les comptes
ressources interbancaires.
2.3.2.3 Le compartiment Opérations avec l’étranger
Il est dirigé par un chef de compartiment qui est chargé de:
- Superviser, contrôler et coordonner toutes les opérations avec l’étranger;
- Contrôler en concertation avec ses collaborateurs la conformité et la régularité des
opérations enregistrer au cours de la journée à l’aide des documents qui sont soumis
à sa signature ou à son visa au fur et à mesure de leur confection;
- Assurer le recueil d’analyse, la centralisation et la transmissions des informations
statique au service utilisateur interne et externe.
2.3.2.4 Le compartiment crédits et engagements
Il est dirigé par un chef de compartiment qui anime et contrôle les activités de crédits et
engagements de l’agence. Il a pour missions:
- L’assistance et orientation de ses collaborateurs en matières des études et analyses
des dossiers de crédits, de traitement des engagements par signature et de gestion des
créances comprises;
- Il gère également les autorisations de crédits octroyés à la clientèle et suit leur
utilisation;
- Le traitement des dossiers de crédits est confié à un chargé d’étude qui recueille les
documents concernant le client, son activité ou son projet à financer;

105
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

- Il synthétise des informations disponible sur le client (état des encours par client,
fonctionnement des différents comptes, renseignements commerciaux interne et
externe...);
- Il instruit les demandes de crédit de la clientèle, procède au montage des dossiers de
demande de crédit (la retranscription des bilans, calcul des ratios, rédaction de la
demande de crédit...).
Ce compartiment regroupe cellule d’étude et de gestion administrative des crédits,
service engagement par signature et services gestion des créances comprises.
2.3.2.5 Le compartiment contrôle comptable, informatique et gestion administrative
Il est dirigé par un chef de compartiment, supervisé par le directeur adjoint administratif
de l’agence qui coordonne ces activités, qui comprend:
 La cellule contrôle comptable et fiscalité
Elle se charge de la vérification du journal des écritures comptables de chaque entité de
l’agence après un contrôle de validité des événements enregistrées dans la journée et veiller à
la correction de toutes les anomalies constatées, aussi elle assure la transmission à bonne date
des déclarations (TVA, IBS...).
 Le correspondant informatique
Il veille au bon fonctionnement du matériel informatique, résoudre tous problèmes
concernant le fonctionnement et la mise en œuvre du système informatique de l’agence. Il se
charge aussi de l’introduction pour chaque utilisateur du système d’information, une sécurité
d’accès en liaison avec le directeur de l’agence et procéder à l’ouverture technique ainsi que
la fermeture du système et de l’ensemble de parc d’ordinateur de l’agence.
 L’assistant administratif
Il veille sur la discipline générale au sein de l’agence et au respect du règlement intérieur
de la banque, élabore et suit le budget annuel de l’agence.
L’organisation de la BNA s’articule autour des structures centrales et du réseau de succursales
et agences, celle-ci entretiennent entre elles des relations fonctionnelles.
L’organisation de cette agence obéit à la stratégie de développement des activités de la
banque et à la politique commerciale.

106
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Section 3 : Analyse de l’évolution des PME par rapport au financement au sein de la


BNA agence de Tizi-Ouzou (2010-2015)
Dans cette section nous allons aborder les conditions ou les décisions d’accord d’un
crédit au sein de la BNA agence de Tizi-Ouzou, tout d’abord en évaluant la demande de crédit
ensuite la démarche à suivre pour son accord.
3.1 Décision d’octroi de crédit bancaire
Avant d’aborder les conditions ou les décisions d’accord d’un crédit, nous allons tout
d’abord évaluer la demande de crédit et la démarche à suivre pour l’accord de ce crédit.
3.1.1 Etude et évaluation des demandes des crédits par la banque
La banque opte pour :
3.1.1.1 Traitement de la demande et l’étude du dossier de crédit
Le crédit est la principale source de financement de toutes les activités économiques.
De ce fait, toute personne désireuse d’obtenir un prêt devra d’abord déposer sa demande
auprès de l’institution qui fera l’objet d’étude. En règle générale, l’enregistrement du dossier
est effectué le jour même de son arrivée.
A la réception de cette demande, le banquier dispose d’un certain délai qui porte sur un
mois et 10 jours c’est à dire 40 jours, entre l’agence et la direction centrale pour le traitement
de cette dernière.
En effet, après l’obtention du dossier, l’agence convoque le client pour un entretien,
cela lui permettre d’obtenir des informations sur le client et sur son activité et procéder à
l’analyse de sa situation financière (le montant solliciter par le client ou les garanties à
donner).
Il n’accepte guère l’accord de ce crédit qu’avec certains principes qui constituent une
démarche basée sur une analyse profonde sur les différentes situations du client (situation
financière, économique...). Après avoir analysé ces différents principes, le banquier négocie
les conditions d’octroi de crédit avec l’emprunteur pour l’acceptation ou le refus de ce
dernier1.
L’étape de l’étude du dossier étant très importante, car elle constitue le moment que
l’institution prendre les précautions suffisantes pour réduire le risque du crédit.2

1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.

107
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

3.1.1.2 Evaluation des risques de crédit des PME par la banque


L’aspect relatif aux difficultés rencontrées par les banquiers lors de l’évaluation du
risque crédit PME met l’accent sur les niveaux de risque crédit et la dimension de
l’information recherchée par la banque pour cerner au mieux le risque crédit PME avant la
prise de décision d’octroi ou de refus de crédit.
La prise de risque d’une banque commence dès l'entrée en relation avec les entreprises
et la formulation de besoins de financement. L'attribution d’un prêt ou son rejet est soumise à
une analyse financière approfondie et, le plus souvent, à l’accord de crédit de banque sollicité
par le client.
*Les principaux risques à analyser par le banquier sont 1:
De nombreux risques auxquels est exposée une banque, le plus traditionnel découle de
l’activité de préteur. Le banquier est toujours exposé à la défaillance de son débiteur.
Analyser et prévenir le risque c’est possible, se garantir sont des aspects permanents du métier
du banquier, selon la BNA les principaux risques à analyser sont :
- Risque lié à la situation géographique de l’entreprise
- Risque lié au secteur d’activité et à la branche d’activité
- Risque lié aux fournisseurs et aux concurrents
- Risque lié aux moyens de production (performance des équipements, technologie
utilisée)
- Risque liés aux moyens humains (performance du personnel, compétence et stabilités
des dirigeants)
- Risque lié à l’activité de l’entreprise.
- Risque lié à la structure financière de l’entreprise.
- Risque lié à l’insolvabilité ou à la capacité de remboursement de l’emprunteur.
- Risque lié à la rentabilité financière et économique de l’entreprise.
- Risque lié à la forme juridique et aux associés et/ ou actionnaires de l’entreprise.
- Risque lié au capital de l’entreprise.
3.1.2 La démarche d’un accord d’un crédit
L’activité d’octroi de crédit s’effectue selon certains principes qui se présentent de
manière ci-après2.

1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.

108
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

3.1.2.1 L’expression du besoin du client


L’expression du besoin est la première étape dans la procédure du crédit. Le client qui
sollicite le crédit, manifeste son intention soit par écrit ou verbalement à l’endroit du prêteur.
Pour convaincre le prêteur, le client doit faire preuve de la clarté parce qu’un besoin mal
exprimé ou inadapté aux besoins réel peut conduire à des déceptions. Il doit être constant et
ne pas également se laisser influencer par son environnement en surévaluant sa demande ou à
exprimer des besoins visant à répondre à des demandes de tiers.
3.1.2.2 Montage et validation du dossier de crédit
A la réception de la demande de prêt, le banquier, convoque le demandeur en entretien
pour le montage du dossier de prêt afin d’instruire cette demande aux autorités ou aux
services compétents, pour faciliter le montage de dossier, les systèmes financiers décentralisés
élaborent des fiches qui comportent souvent tous les éléments relatifs au dossier de prêt. Les
éléments que l’on retrouve souvent sur le dossier de demande de crédit sont:
L’identification de demandeur, sa capacité financière, sa capacité de remboursement...etc.
Le banquier vérifie que la demande est complète et respecte les critères d’éligibilité, et
aussi il doit faire des recherches auprès des débiteurs et des créanciers de l’entreprise et des
entrepreneurs, cette démarche lui permettra de vérifier si l’information fournie par
l’entrepreneur est conforme à la réalité, car la validation de l’information est très importante.
Pour valider l’information, le banquier doit se référer aux déclarations faites au bilan de
l’entreprise et au compte de résultat, il peut aussi examiner d’autres éléments comme
l’achalandage lors de la visite, l’accueil des clients par les employés et l’atmosphère générale
dans l’entreprise. Pour chaque donnée recueillie, il faut inscrire tous les commentaires et
observations pertinentes dans un tableau, ces commentaires devront mentionner si
l’information ainsi obtenue concorde ou non avec ce que l’entrepreneur a affirmé.
3.1.2.3 L’instruction du dossier et la décision d’octroi
Après avoir analysé des données recueillies lors de l’entretien, le banquier passe à
l’analyse du dossier du prêt, à cette étape, il reprend la composante de l’analyse préliminaire
effectuée en entretien et d’y ajouter les points plus précis de l’identification des besoins, de
l’analyse financière, de la capacité de remboursement et de l’évaluation des garanties pour
établir les points forts et faibles de l’entreprise. Une fois ce travail est achevé, selon le degré
de satisfaction des données, le banquier recommande l’accord soit en partie ou en totalité du
montant au comité du crédit. Lorsque le dossier est terminé il se transmis au responsable

109
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

hiérarchique pour être discuter au niveau de l’organe chargé de l’octroi des prêts, ce dernier
juge la recevabilité de la demande selon deux critères:
- Analyse individuelle: il s’agit d’analyser la demande.
- Analyse globale: il s’agit de prendre en considération l’impact de cette demande sur
l’activité crédit en particulier, et sur le SFD de manière générale.
Ce dernier critère permet aux SFD de faire ressortir les points faibles et forts du dossier
et ceux qui ont échappé aux analystes.
3.1.3 Condition d’accord d’un crédit
Trois possibilités peuvent découler de la décision du comité sur le dossier de prêt, la
première proposition est l’acceptation de la demande, la seconde est l’ajournement en cas
d’information manquante ou de dossier incomplet et la dernière proposition est le rejet.
Lorsque la décision de crédit est prise et les autorisations requises obtenues, il est important
de communiquer rapidement la réponse au requérant. Pour ce faire, il est recommandé de
réaliser un entretien de fermeture. Les points couverts au cours de cet entretien varieront bien
évidemment s’il s’agit d’un prêt refusé ou d’un prêt accepté.
Cette étude se réalise suivant certaines étapes ci-dessous:1
3.1.3.1 La visite du terrain
La visite du terrain est une étape importante dans la mesure où elle permet de confirmer
les informations données par le client. En effet, suite à l’entretien de l’étude de dossier de
crédit, le banquier doit se déplacer chez le client. Il procède à la vérification des informations
qui lui a fournies l’emprunteur, à une enquête de moralité du client auprès de ses voisins ou
des clients de son entreprise, ce qui permet au banquier de savoir si le client n’est pas endetté
et s’il n’a pas des engagements qui pourrait entraver le bon remboursement du crédit qui sera
mis à sa disposition.
3.1.3.2 Etude du dossier de crédit par le comité de crédit
A la suite de la visite du client, le banquier complète le dossier du client par des
informations collectées et le conduit auprès du comité de crédit pour validation. Le comité du
crédit a pour missions, d’étudier tous les dossiers de demande de crédit, prend la décision
d’accorder le prêt ou pas après d’être assuré que le dossier qui lui a été transmis est complet et
répond aux critères fixés par l’institution ou non.
Cette institution procédera à une analyse financière en trois phases:

1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou

110
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

- La première phase consiste à dégager les caractéristiques essentielles de l’entreprise et


de son environnement;
- La seconde phase consiste à retraiter les comptes de l’entreprise et à établir les
documents standard, faire le calcul rations de gestion ainsi que le tableau de
financement;
- La dernière phase consiste à interpréter ces documents et établir le commentaire avec
les recommandations.
3.1.3.3 Analyse et commentaire du contrôle interne crédit
Le contrôle interne vérifiera donc que le besoin a été correctement exprimé par le
véritable demandeur et destinataire du crédit à travers de:
- Vérification du besoin;
- Vérification de l’identité du demandeur.
3.1.3.4 La signature du contrat du prêt et la mise en place du crédit
La mise en place du crédit fait suite à la décision favorable du comité de crédit. Le
responsable d’agence invite les clients dont les dossiers ont été acceptés pour la signature de
leur contrat de crédit. Il leur donne également de manière verbale les informations sur le mode
et la régularité des remboursements à bonne date. Toutefois, il faut s’assurer que l’on prête de
l’argent aux personnes ayant un historique en matière de crédit, ou qui tiennent une
comptabilité de leurs activités commerciales ou qui ont fourni des garanties, cela évitera
l’octroi de mauvais crédit.
Un mauvais crédit peut se définir comme les crédits dont les dossiers ont été mal
étudiés en ce concerne la qualité et la moralité de l’emprunteur ainsi que la mauvais
appréciation de sa capacité financier à prendre des engagements, il s’agit aussi du mauvais
suivi ou du quasi-inexistant de suivi des clients par l’institution après le déboursement du
crédit.
Les institutions chargées de l’octroi du crédit doivent comprendre qu’elles jouent un
rôle crucial dans l’économie de tout pays, mais pour leur pérennité, il faut autant que les
emprunteurs prouvent des capacités de remboursement, sinon ils exposent ces institutions à
un risque d’illiquidité.
3.1.3.5 Octroi de crédit
Une fois les conditions acceptées par le requérant et toutes les formalités
administratives terminées, le banquier décaisse la valeur du crédit en faveur du bénéficiaire,
ce décaissement peut se faire soit par une remise de chèque soit par un virement de fonds dans

111
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

le compte de l’intéressé. Cependant le banquier doit s’assurer que les sommes prêtées sont
utilisées aux fins prévues. Par ailleurs, un risque peut se procurer lors de l’octroi du crédit au
client, pour cela il ne faut pas ignorer sa gestion.
3.2 Analyse de l’évolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou 2010-
2016
La Banque Nationale d’Algérie se redéploie et entend investir dans le financement des
PME. Ainsi, la banque a consacré une enveloppe de près de 70 milliards de dinars pour le
financement des crédits au profit des PME pour l’année 20081.
En effet l’objectif de la banque en la matière est de satisfaire sa clientèle et avoir des
gains, et dans ce domaine, la mission de la BNA consiste à combiner et optimiser les produits
et services en faveur de la population, pour cela dans cette présente analyse, pour mieux
apporter des réponses à notre problématique qui est notre objet d’étude, nous essayerons
d’analyser l’évolution des PME par rapport au financement pour voir l’impact des nouvelles
réformes sur le financement des PME dans la BNA.
Suite aux chiffres avancés par le directeur de l’agence de Tizi-Ouzou, nous allons
présenter le tableau suivant :
Tableau N°10 : Evolution des PME financées par la BNA 2010-2016
Années Nombre de dossiers accordés Montants (DZD)
2010 551 997 551 220,17
2011 598 1 020 348 176,63
2012 623 1 210 774 000,75
2013 731 1 630 220 728,92
2014 926 2 176 934 274,44
2015 985 2 364 770 368,13
Septembre 2016 1019 2 751 713 311,51

Source : Note interne à la BNA agence de Tizi-Ouzou.

En analysant le tableau ci-dessus nous distinguons que la BNA agence de Tizi-Ouzou avait
accordé2 :

1
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2
Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.

112
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

 Pour l’année 2010 : un nombre de 551 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant 997 551 220,17 de dinars.
 Pour l’année 2011 : un nombre de 598 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant 1 020 348 176,63 de dinars.
Nous constatons que durant cette année y a une légère évolution de dossiers qui ont
été accordé aux PME. En effet, le nombre est passé de 551 à 598, une hausse de 47
dossiers accordés, soit un montant total de 227 96956,46 de dinars par rapport à l’année
précédente.
 Pour l’année 2012 : un nombre de 623 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant de 1 210 774 000,75 de dinars.
Par rapport à l’année écoulée, nous remarquant une augmentation de 25 dossiers
accordés aux PME privées, soit un montant de 190 425 824,12 de dinars.
 Pour l’année 2013 : un nombre de 731 dossiers de crédits aux PME privées, soit un
montant de 1 630 220 728,92 de dinars.
En comparaison à l’année 2012, nous constatons une progression de 108 dossiers
accordés aux PME privées, soit un montant de 419 446 728,17 de dinars.
 Pour l’année 2014 : un nombre de 926 dossiers accordés au financement des PME
privées, soit un montant de 2 176 934 274,44 de dinars.
Par rapport à l’année précédente nous constatons une évolution de 195 dossiers accordés
soit un montant de 546 713 545,52 de dinars.
 Pour l’année 2015 : la BNA avait accordé 985 dossiers de crédits aux PME privées,
soit un montant de 2 364 770 368,13 de dinars.
Il est à signaler une progression de 59 dossiers accordés par rapport à l’année écoulée,
soit une différence de 187 836 093,69 dinars.
 En septembre 2016 : la BNA avait accordé 1019 dossiers de crédits aux PME
privées, soit un montant de 2 751 713 311,51 dinars, une évolution de 34 dossiers
accordés par rapport à l’année 2015 soit un montant de 386 942 943,38 dinars.

113
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Schéma N°5 : Evolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016

Source : Etablie par nous-même selon les données du tableau plus haut.

En observant le diagramme ci-dessus nous remarquons l’évolution de nombre de


dossiers accordés aux PME privées par la BNA agence de Tizi-Ouzou et leurs montants en
passant de 551 dossiers soit 997 551 220,17 DZD en 2010 à 1019 dossiers soit
2 751 713 311,51 DZD en septembre 2016, comme nous l’avons commenté au tableau plus
haut.

114
CHAPITRE III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en
Algérie, cas : BNA agence de Tizi-Ouzou.

Conclusion

En 2001, les pouvoirs publics ont renforcé les dispositions relatives au développement
des investissements productifs par une nouvelle loi d’orientation sur la PME, visant la
promotion de l’entrepreneuriat (adoptée en mois de décembre). Ainsi le nombre des PME a
considérablement accru pour atteindre 934 037 PME en 2015, soit une évolution de 77,73%.
Nous relevons à travers ces statistiques que le secteur de la PME notamment privé a
entamé une phase de développement en enregistrant des performances positives, et ça n’est
que la suite de l’effet des réformes engagées pour ce secteur qui a bénéficié en 2003 de trois
nouveaux organismes de soutien à savoir la CNAC, l’ANGEM et la CGCI qui ont donné un
plus pour l’économie en dehors des hydrocarbures.
Après avoir fait une lecture des chiffres, et une analyse d’informations collectées, nous
observons une évolution assez importante des PME financées par la BNA d’une année à une
autre, en effet, comme nous l’avons citer ci-dessus, le nombre de dossiers ayant été financés
par la BNA, a passer de 551 en 2010 à 1019 en septembre 2016, Cette évolution est due à la
fois à la réforme engagée dans le secteur bancaire en 2010 qui porte la politique de
désengagement de l’Etat de la sphère économique, notamment par la privatisation des entités
publiques ou leur disparition, et les efforts fournit par les pouvoirs publics pour la promotion
de secteur des PME, ainsi que la politique interne à la BNA.

115
Conclusion générale

En vue de donner un nouveau souffle à l’économie algérienne, et dans la perspective


d’adapter cette dernière aux nouvelles transformations qu’a connues l’environnement
économique international qui est caractérisé par la mondialisation, la globalisation des
marchés, il importe de conférer une place prépondérante aux PME.
La croissance économique d’un pays dépend aussi et dans une large mesure de la
valeur de son système bancaire et financier et plus particulièrement de l’efficacité de ses
missions d’intermédiation. En Algérie, les mécanismes d’intermédiation bancaires ont
longtemps reposé sur une approche de type administratif. Cette situation a fait qu’au fil du
temps, les pratiques et les prestations bancaires se sont fortement teintées de comportements
bureaucratiques ce qui a provoqué une dévalorisation du système bancaire.

Une véritable opération de réhabilitation de la fonction bancaire en Algérie devrait être


engagée en même temps qu’un repositionnement de la banque publique en tant qu’institution
au service de sa clientèle et du développement économique.

Par ailleurs, nous constatons à travers notre recherche, qu’en Algérie, l’entreprise peut
avoir deux sources de financements soit interne (l’autofinancement) ou externe comme le
système bancaire qui joue un rôle très important, du fait qu’il constitue l’une des premières
sources de financement. Les missions des banques sont devenues plus au moins nombreuses
selon le type d’institution. Notamment les banques publiques comme la BNA à une double
obligation, La première qui découle tout naturellement de la nature de la profession, lui
impose un strict respect des impératifs universels liés à l’exercice de la profession, avec
comme finalité, une obligation de résultats. La seconde qui découle du caractère public de
l’activité, fait qu’elle doit s’impliquer plus fortement dans le processus de développement
économique.
C’est donc un défi qui s’est posé et qui continue à se poser aux banques : celui de
concilier les impératifs de profession et ceux du développement économique, dans un cadre
professionnel et commercial. C’est dans un esprit nouveau de lutte contre la bureaucratie, les
pratiques irrationnelles, la médiocrité et les comportements négatifs, que s’inscrit les réformes
des banques publiques, qui auront à créer des espaces privilégiés de concertation et de
contribution collectives au traitement des grands problèmes du secteur bancaire et partant à
l’amélioration des relations banques/entreprises. La clé de réussite repose sur l’idée
fondamentale que les intérêts des acteurs économiques ont certainement un point de
convergence autour duquel il importe de créer des synergies propres à orienter les énergies
des uns et des autres vers la réalisation de ces intérêts communs.

117
Conclusion générale

C’est précisément pour favoriser et encourager l’apparition de nouvelles PME,


créatrices d’emplois et de richesses que les banques algériennes ont pris un certain nombre de
dispositions en matière de financement.
Pour cela, Nous constatons également à partir de notre recherche que les réformes
engagées dans le secteur bancaire algérien étaient un facteur essentiel pour le développement
des PME, leur accès au financement bancaire s’est amélioré après ces réformes et les
décisions politiques de l’Etat qui portent sur la promotion de l’investissement en général et de
la PME en particulier, même si ce secteur reste peu développé et loin de pallier du déficit du
secteur public.
Les PME ont toujours reproché aux banques :
- La cherté des crédits : Le niveau des taux de crédit est un élément souvent essentiel
dans la décision d’investissement. Jusqu’au passé récent, les taux pratiqués par les
banques décourageaient plus d’un investisseur. Le loyer de l’argent dépassait, vers les
années 1980, les 20%. Il était plus intéressant sur le plan de la rémunération des fonds
disponibles, de souscrire des bons de caisse ou de les engager dans des opérations
d’importations pour la revente en état que de les investir dans un projet dont la
rentabilité financière se situait à un niveau nettement plus bas. Mais depuis, le loyer de
l’argent a connu une baisse importante. Le parachèvement de l’assainissement
financier des banques publiques et la surliquidité qui caractérisent aujourd’hui le
marché monétaire ont entrainé une nette amélioration de la situation de trésorerie des
banques et donc de leur capacité à prêter de l’argent à des taux attractifs.
Cette conjoncture favorable pour le financement de l’économie a amené les banques à
baisser leurs taux débiteurs dans des proportions importantes. Les taux appliqués en Algérie
sont bien meilleurs que nos voisins de l’Est et de l’Ouest et se situent à un niveau de l’Europe
et des Etats-Unis1.
Maintenant comme les projets, tous secteurs confondus, donnent une rentabilité
financière moyenne supérieure aux taux de crédits d’investissement en cours, le loyer de
l’argent ne peut plus être présenté comme un obstacle à la volonté d’investir. Mais si le taux
est très attractif cela ne veut pas dire que tout promoteur a accès aux crédits
d’investissements.

1
Les banques algériennes restent à traine au Maghreb disponible sur :
http://www.algeriepatriotique.com/article/les-banques-alg%C3%A9riennes-restent-%C3%A0-la-
tra%C3%AEne-au-maghreb.

118
Conclusion générale

- Les lenteurs dans le traitement des dossiers de crédit : A force de recevoir des
reproches objectifs et des contestations continues de l’ensemble des opérateurs économiques,
nationaux et étrangers pour les lenteurs que subissent les dossiers de crédit et dont les délais
dépassent plus de deux mois, les banques doivent prendre les mesures qui s’imposent. A cet
effet, une nouvelle procédure d’acheminement, de traitement et de sanction des dossiers de
crédit. La demande est traitée dans un délai se situant entre 20 et 90 jours, selon qu’il s’agisse
d’un dossier de crédit ou d’un dossier d’investissement, et selon le niveau de sanction du
dossier : agence, succursale ou direction générale.
- Les difficultés d’accès au crédit bancaire : pour être éligible au financement
bancaire, le projet doit remplir un certain nombre de critères universellement connus. Un
crédit ne se décrète pas, il s’octroie ou se refuse après une évaluation minutieuse des risques
encourus, notamment du risque de non remboursement. Pour tout traitement de dossier, il
existe une méthodologie universelle d’études, d’analyse et d’évaluation du risque de crédit,
avec pour fil conducteur : la viabilité et la rentabilité du projet, dans le cas d’investissement.
Il est reproché aux banques publiques le manque de développement de la
communication et de la transparence en direction de la clientèle et des opérateurs
économiques en général. Les banques s’attèlent à combler ces retards afin d’instaurer un
climat de compréhension et de confiance propice au développement harmonieux des relations
banques/entreprises.
Pour faire face à ces contraintes, nous devons restaurer la relation banques/entreprises en :
- Modernisant le système bancaire en l’impliquant davantage dans le financement des
petits entrepreneurs, en développant des instruments adaptés aux besoins spécifiques
des PME et en décentralisant la décision d’octroi de crédit ;
- Renforçant la capacité de financement des entreprises par la création d’une banque
spécialisée dans le financement des PME, comme OSEO en France ou BFPME en
Tunisie. Qui aura pour vocation d’accompagner le développement de ces entreprises
dans toutes les étapes de leur croissance et leur faciliter l’accès aux financements ;2

2
GABOUSSA, A. KORICHI, Y. SI LEKHAL, K. les PME en Algérie : Etat des lieux, contraintes et
perspectives,‫ ﻣﺠﻠﺔ أداء اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺠﺰاﺋﺮﯾﺔ‬, 04 ‫اﻟﻌﺪد‬,2013.p.46

119
Conclusion générale

Pour conclure notre recherche, il nous est nécessaire de citer les difficultés que nous
avons rencontrées. Commençons par la durée consacrée à ce travail sachant que ce genre de
recherche nécessite au moins six mois, alors que nous n’avons exploité que trois mois vu
qu’on a terminé le troisième semestre en mois de juin. Une autre difficulté à laquelle nous
nous sommes exposés c’est l’absence de ressources (livres et mémoires pendant l’été) et
surtout la difficulté rencontré dans la communication des informations et statistiques au sein
de la BNA (évolution des PME ou concernant leur financement) pour consolider notre travail.
Nous ne prétendons pas avoir réussi complétement ce travail, vu les insuffisances qui
peuvent marquer notre travail. Toutefois, nous estimons que les résultats obtenus, même s’ils
révèlent dans certains cas l’aspect de simples constatations, seront à la hauteur.
Donc des réflexions doivent être menées pour contribuer à la libéralisation du secteur
financier bancaire dans notre pays. Ainsi, parallèlement à notre analyse, nous proposons
comme thème à étudier :
- Le financement bancaire d'un projet de création d’une PME.
- Problèmes du financement des PME par les banques commerciales.
- Conditions d’accès au financement bancaire pour les PME.
- Etudes et analyse de la distribution des crédits aux PME.
- Quelle place occupe les PME dans le développement de l’économie algérienne.
Ces thématiques nous semblent des sujets intéressants de recherches sachant que leurs
réponses viendraient en complément à notre analyse, le tout pour contribuer à la promotion du
financement à l'égard des PME, pour mieux jouer le rôle de levier et de développement
économique de l’Algérie.

120
Bibliographie

Ouvrages
1. BENHALIMA, A. Le système bancaire algérien : textes et réalités. Alger, 2éme
édition, Edition DAHLAB.2001
2. BOUYACOUB, Farouk. L’entreprise et le financement bancaire. Edition CASBAH,
Alger, 2000.
3. BOUZAR, C. Système financier : mutation financière et bancaire, édition el- Amel,
Tizi-Ouzou, 2010.
4. EDITH. Ginglinger. Gestion financière de l’entreprise. Edition MEMENTOS
DALLOZ. Paris, 1991.
5. GILLET, R : finance d’entreprise, finance de marché, diagnostic financier.2éme
édition, Edition DALOZ, Paris 2003.
6. LEVRATTO. N « les PME : définition, rôle économique et politiques publiques » 1re
édition ; Edition Boeck ; Bruxelles; 2009.
7. LORRIAUX, Jean-Pierre. Economie de l’entreprise: Fonction-Structure-
Environnement. Edition DUNOD, Paris 1991.
8. LUC, Bernet-rollande. Principes de technique bancaire, Edition DUNOD, Paris 2002
9. NAAS, A. Le système bancaire Algérien : de la décolonisation à l’économie maison neuve et
la rose/édition Inas, paris, 2003.
10. P.A JULIEN, MARCHESNAY, M, La petite entreprise, édition G.VERMETTE.
1988.
11. P.A. Julien: «Les PME bilan et perspectives». Edition Economica, Paris, 1997.
12. PASCALLON.P, le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre
1970, n° 289.
13. SEDEG, A. Système bancaire algérien : la réglementation relative aux banques et
établissement financiers, les presses de l’imprimerie, BEN-AKNOUN, Alger, 2005.
14. TIANO.A, Le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967.
15. WTTERWULGHE, R : «La PME une entreprise humaine», Edition De Boeck, Paris,
1998.

Articles, Communications et Bulletins d’information


1. Benkhaldi. N, Halimi. W Le sculptage de la PME dans un contexte de mutations
récentes. Colloque international sur les nécessités de la promotion des PME dans les
pays arabes, 2003.

122
Bibliographie

2. BERCHICHE. A, typologies des sociétés commerciales : avantages et inconvénients.


In mutation revue trimestrielle, édition CNCA, 1999.
3. BERRAH.K, BOURIF.M, La problématique de la création des petites et moyennes
entreprises en Algérie, Revue algérien de développement économique N ° 02 ; juin
2015.
4. BOURI.S, SELHAMI.S, MAHIDA.H. A la découverte de la PME en Algérie. In:
Colloque national: la réalité et les perspectives du système comptable financier dans
les PME algériennes, Université d'El Oued Faculté SEGC, 2013.
5. BOUZAR.Ch : les PME/PMI en Algérie : contraintes, soutien Etatique et impact sur
l’emploi, proposition de communication, Thème 6: Emploi et entreprenariat dans les
pays en transition.
6. CHARONT.C. La nouvelle définition des PME. Chambre de commerce, d’industrie et
de service de la Moselle, Service Info Eco Fichier & Tic, Relais EIC 289 21/07/2006.
7. Commission Européenne, La nouvelle définition des PME : Guide de l’utilisateur et
modèle de déclaration, Entreprise et Industrie. Publication, 2006.
8. GABOUSSA, A. KORICH, Y. SI LEKHAL, K. Les PME en Algérie : Etat des lieux,
contraintes et perspectives. Revue des sociétés algériennes n°04/décembre 2013
9. GHARBI S, Les PME/PMI en Algérie : Etat des lieux. Cahiers du lab.RII: document
du travail n° 238. Laboratoire de Recherche sur l’Industrie et l’Innovation Université
du Littoral Côte d’Opale
10. Harnane.N. Yahioui.N, Entreprises en difficulté et changement organisationnel : Etat
de l'art et perspectives concernant les PME, Colloque International, Marrakech 30 et
31 Octobre 2014.
11. KERZABI.A ; SAIDANI.M: La taille des PME Algériennes : Une explication par les
coûts de transaction, Université de Tlemcen.
12. MERZOUK, F. PME et compétitivité en Algérie, [email protected]
Université de Bouira – Algérie
13. MICHAEL, F : les modes de financement des PME et TPE, Revue la commission et
développement des entreprises de la CCEF, Février- mars 2013.
14. MOUMOU.O, les déterminants et les obstacles à la l’internationalisation des PME
familiales algériennes, Faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion,
Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Toures II, lot n°136, BP 36, DBK, Tizi-
Ouzou, Algérie.

123
Bibliographie

Travaux universitaires (Mémoires et thèses)

1. BERKAL. S, les relations banque/entreprise publique : portées et limites (cas de la


Banque Nationale d’Algérie et l’entreprise Leader Meuble Taboukert). Mémoire de
magister. Gestion des entreprises, Tizi-Ouzou : université Mouloud MAMMERI de
Tizi-Ouzou FSEGC, 2012.
2. BOUKROU. A, Essai d’analyse des stratégies de pérennité dans les PME. Cas : PME
dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Mémoire de magistère, management des entreprises,
Tizi-Ouzou : université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, FSEGC, 2011.
3. EL GHAZI. H, Type de manager et pratiques entrepreneuriales en Algérie (secteur-
public), Mémoire de magister en sciences Economiques, Spécialité: Finances, 2010-
2011.
4. GANI. M, Les PME-PMI comme acteurs de développement local: Cas de la willaya
de Tizi-Ouzou. Mémoire de magister, économie publique locale et gestion et
collectivité locale, Tizi-Ouzou: Université de Mouloud MAMERI de Tizi-Ouzou,
FSEGC, 2010.
5. KICHOU. N, Le management stratégique dans la PME cas d’une PME publique.
Mémoire de magister en sciences commerciales. Option : management. Université
d’Oran. FSEGC 2012.
6. MADOUCHE. Y, la problématique d’évaluation du risque de crédit des PME par la
banque en Algérie, Mémoire de magister en management des entreprises, Tizi-Ouzou ;
Université de Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, FESGC, 2011.
7. SEDDIKI. F, L’économie algérienne : économie d’endettement ou économie de
marché financier ? Mémoire de magister en sciences économiques, Tizi-Ouzou :
Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, FESGC, 2013.
8. SEKKAL. H, Forces et faiblesses de la petite et moyenne entreprise privée
Algérienne dans le contexte des réformes Economiques, Mémoire de Magister en
sciences économiques option : Gestion, Université d’Oran.
9. TAHRAOUI. M, pratique bancaire des banques étrangères en vers les PME
algériennes : cas de la société générale d’Algérie d’Oran, mémoire de magister
finance et économie internationale. Université d’Oran, FESGC, 2008.
10. ZOURDANI. S, le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la
BNA, mémoire de magister, UMMTO, Tizi-Ouzou, 2012.

124
Bibliographie

Journaux officiels, Ordonnances et lois :

1. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin


d’information statistique n° 18,2010.
2. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin
d’information statistique n°20,2011.
3. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin
information statistique n°22, 2012.
4. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin
information statistique n°23, 2013.
5. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin
information statistique n°26, 2014.
6. Ministère de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement. Bulletin
information statistique n°28, mai 2016.
7. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique
n°6,2004.
8. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique
n°8,2005.
9. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique n
°10, 2006.
10. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique
n°12,2007.
11. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique
n°14,2008.
12. Ministère de la PME et d’Artisanat (MPMEA), bulletin d’information économique
n°16,2009.
13. Recommandation (N° 2003/301/ce) de commission Européenne, du 6 mai 2003,
concernant la définition des micros, petites et moyenne entreprises, journal officiel
124 du 20/05/2003.
14. Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Ordonnance no 66-178 du 13 juin
1966 portant création et fixant les statuts de la Banque Nationale d’Algérie en ligne.
Journal officiel, no 51, 14/ 06/1966. Format PDF. Disponible sur :
http://41.221.27.114/JO6283/1966/051/Fp581.pdf

125
Bibliographie

15. Par l’ordonnance n° 66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale
d’Algérie.
16. Secrétariat générale du gouvernement, Algérie. Loi no 88-01 du 12 janvier 1988
portant loi d’orientation sur les entreprises publiques économiques en ligne. Journal
officiel, 13/01/1988, Format PDF. Disponible sur :
http://prescriptor.info/file_download/160/Loi+d%27orientation+sur+les+entreprises+p
ubliques.pdf
17. La loi n° 88-06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire n ° 86-12
du 19/08/86 relative au régime de banque et de crédit.
18. La loi n° 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.
19. Bulletin de veille 25 /02/2012, Mise à niveau PME, Ministère de l’industrie, de la
Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’investissement.
Sites internet :

1. Les banques algériennes restent à traine au Maghreb disponible sur :


http://www.algeriepatriotique.com/article/les-banques-alg%C3%A9riennes-restent-%C3%A0-
la-tra%C3%AEne-au-maghreb

2. Article du journal liberté (el ligne) disponible sur www.liberté-


algerie.com/actualité/les impacts-de-la-dévaluattion-du-dinar-algérien-196652.
3. Communiqué de la banque d’Algérie. (En ligne) disponible sur : www.bank-of-
algeria.dz/html//communique.htm//COM29122014.
4. Comptabilité et audit .Alger : Ecole supérieure de commerce Alger, 2012, p. 30.
Disponible sur: http://www.memoireonline.com/01/13/6806/m_Contrle-interne-
finalite-de-l-audit-interne-Etude-de-cas-auditdu-cycle-de-financement-des-
op34.html#toc74
5. http://prescriptor.info/file_download/160/Loi+d%27orientation+sur+les+entreprises+p
ubliques.pdf
6. http://www.bna.dz/presentation.html.
7. http://www.cnep.dz.
8. http://www.cpa.dz.
9. KPMG/Guide des banques et des établissements financiers en Algérie. Edition 2012,
format PDF, Disponible sur : http://www.kpmg.com/DZ/fr/IssuesAndInsights/
Publications/Documents/Guide-des-banques-Algérie-2012.pdf

126
Bibliographie

Autres Documents
1. Document intérieur de la BNA agence de Tizi-Ouzou.
2. Montage d’un dossier de crédits, (dossier intérieur de la banque).
3. Note interne de la BNA agence de Tizi-Ouzou.

127
Table des Matières

REMERCEIMENTS
DEDICACES
RESUME EN FRANÇAIS
RESUME EN ENGLAIS
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES SCHEMAS
SOMMAIRE
Introduction générale ............................................................................................................ 15
Chapitre I : Evolution du système bancaire Algérien et le processus des réformes… ........... 18
Introduction .............................................................................................................................. 19
Section 1 : L’émergence du système bancaire national de 1962 à 1989 (la période de gestion
administrative de l’économie) .................................................................................................. 20
1.1 De l’indépendance à 1969 .................................................................................................. 20
1.1.1 L’étape de souveraineté 1962-1965 ................................................................................ 20
1.1.2 L’étape de nationalisation 1966-1969 ............................................................................. 21
1.2 La période allant de 1970 à 1985 (l’étape de planification financière).............................. 22
1.3 Début des réformes bancaires en Algérie allant de 1986 à 1989 ....................................... 23
1.3.1 La loi 86/12 du 19/08/86 relative au régime des banques et du crédit ........................... 23
1.3.1.1 L’autonomie du système bancaire................................................................................ 23
A. La définition de l’activité des établissements de crédit ................................................ 24
B. Le rôle de la banque centrale ........................................................................................ 24
1.3.1.2 L’autonomie financière des entreprises ....................................................................... 25
1.3.1.3 Le régime du crédit et la relation des établissements de crédit avec sa clientèle......... 25
1.3.1.4 Les insuffisances de la loi bancaire 86......................................................................... 25
1.3.2 La loi N°88/06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi bancaire N°86/12 du
19/08/86 relative au régime de banque et de crédit.................................................................. 26
Section 2 : Le système bancaire algérien de 1990 à 2000 (la transition vers l’économie de
marché)..................................................................................................................................... 29
2.1 Présentation de la loi 90/10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit .................. 29
2.1.1 Définition de la loi 90/10 ................................................................................................ 29
2.1.2 Les objectifs de la loi 90/10 ............................................................................................ 30
2.1.3 Les critiques émises à l’encontre de la loi 90/10 ............................................................ 31
2.1.3.1 Les critiques relatives à la forme ................................................................................. 32
Table des Matières

2.1.3.2 Les critiques liés aux non adéquations des textes de la loi avec la réalité économique32
2.2 La nouvelle organisation du système bancaire................................................................... 33
2.2.1 La banque d’Algérie........................................................................................................ 33
2.2.1.1 La direction de la banque centrale................................................................................ 33
2.2.1.2 Le conseil de la monnaie et du crédit ........................................................................... 35
2.2.1.3 La commission bancaire .............................................................................................. 36
2.2.1.4 La centrale des risques bancaires ................................................................................. 37
2.2.1.5 Les institutions bancaires et établissements financiers ................................................ 37
2.2.1.6 L’association des banques et des établissements financiers......................................... 38
2.2.1.7 La société de garantie de dépôt .................................................................................... 38
2.3 Le système bancaire face à la crise 1990-2001 .................................................................. 39
2.3.1 Le système bancaire et la contrainte extérieure 1990-1993 ............................................ 39
2.3.2 Le système bancaire et l’ajustement structurel 1994-1998 ............................................. 39
2.3.3 Le système bancaire de 1990 à 2001............................................................................... 40
Section 3 : Le système bancaire de 2001 à nos jours (2016) ................................................... 41
3.1 Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit ............... 41
3.2 L’ordonnance 03/11 du 26 août 2003 à la monnaie et au crédit ........................................ 41
3.2.1 Les conteurs de l’ordonnance N°03/11 du 26 août 2003 ................................................ 43
3.2.2 Rappel du statut de l’établissement financier et des catégories juridiques ..................... 43
3.2.3 La règle du capital minimum ......................................................................................... 44
3.2.4 Renforcement de la supervision bancaire........................................................................ 44
3.2.5 La garantie des dépôts ..................................................................................................... 44
3.3 L’ordonnance N° 10/04 du 26 août 2010 relative à la monnaie et au crédit...................... 45
3.4 Les dernières décisions prises par la banque centrale (2015-2016) ................................... 45
3.4.1 Règlement N° 2014-04 du 22 octobre 2014.................................................................... 45
3.4.2 La dernière dévaluation du dinar algérien (janvier 2015) .............................................. 47
3.4.2.1 Réalité et raisons de la dévaluation ............................................................................. 47
3.4.2.2 Les conséquences de cette dévaluation du dinar algérien sur le pays .......................... 47
3.4.2.3 le paysage du système bancaire algérien en 2015-2016............................................... 48
Conclusion................................................................................................................................ 51
Chapitre II : Les PME et leur financement en Algérie........................................................... 52
Introduction .............................................................................................................................. 53
Section 1 : Généralités sur les PME......................................................................................... 54
1.1 Les différentes définitions des PME .................................................................................. 54
Table des Matières

1.2 Typologie des PME ............................................................................................................ 55


1.2.1 Approche de délimitation des PME à base de critères endogènes à l’entreprise ............ 55
1.2.1.1 L’approche quantitative................................................................................................ 55
A. Le nombre d’effectifs employés................................................................................. 56
B. Le chiffre d’affaire ..................................................................................................... 56
C. Autres critères quantitatifs.......................................................................................... 57
1.2.1.2 L’approche qualitative.................................................................................................. 57
A. La dimension humaine .............................................................................................. 58
B. Le rapport Bolton........................................................................................................ 58
C. Les approches multicritères …………………………………………………………58
1.2.2 Approche de délimitation des PME sur la base de critères exogènes à l’entreprise ....... 59
1.2.2.1 Classification en fonction du caractère juridique ......................................................... 59
A. Les entreprises privées .............................................................................................. 59
B. Les entreprises publiques............................................................................................ 60
C. Les entreprises coopératives ....................................................................................... 61
1.2.2.2 Classification des PME par type d’activité .................................................................. 61
A. La répartition classique .............................................................................................. 61
B. Classification en fonction du regroupement moderne des activités ........................... 62
1.2.2.3 Classification selon la qualité du secteur d’activité ..................................................... 62
1.3. Caractéristiques des PME.................................................................................................. 62
Section 2 : Les PME en Algérie............................................................................................... 65
2.1 Genèse et développement des PME en Algérie ................................................................. 65
2.1.1 La période 1962-1982 ..................................................................................................... 65
2.1.2 La période 1982-1988 ..................................................................................................... 66
2.1.3 La période 1988-2000 ..................................................................................................... 66
2.2 Les PME en Algérie à partir de 2000 ................................................................................. 67
2.2.1 Définition des PME Algériennes..................................................................................... 67
2.2.2 Les caractéristiques des PME algériennes ...................................................................... 69
2.3 Présentation de quelques dispositifs et structures d’aide et de soutien à la création
d’entreprises en Algérie ........................................................................................................... 70
2.4 Les forces et faiblesses des PME ....................................................................................... 73
2.4.1 Les forces des PME......................................................................................................... 73
2.4.2 Les faiblesses des PME .................................................................................................. 73
Section 3 : Financement et rôle des PME en Algérie .............................................................. 75
Table des Matières

3.1 Les modalités de financement des PME ........................................................................... 75


3.1.1 Les sources de financement internes (l’autofinancement) .............................................. 75
3.1.2 Les sources de financement externes .............................................................................. 77
3.1.2.1 Le financement externe direct (le marché financier) ................................................... 77
3.1.2.2 Le microcrédit ............................................................................................................. 77
3.1.2.3 Le financement bancaire .............................................................................................. 78
A. Les crédits d’exploitation ........................................................................................... 78
B. Les crédits d’investissement ....................................................................................... 81
3.2 La contribution des PME dans l’économie Algérienne...................................................... 81
3.2.1 La création d’emploi ....................................................................................................... 81
3.2.2 La création de la valeur ajoutée ...................................................................................... 82
3.2.3 La distribution des revenus ............................................................................................ 82
3.2.4 Contribution au commerce international ........................................................................ 83
3.3 Les contraintes de création et développement des PME en Algérie .................................. 83
3.3.1 Les contraintes exogènes ................................................................................................ 83
3.3.1.1 Les contraintes géographiques ..................................................................................... 84
3.3.1.2 Les contraintes administratives .................................................................................... 84
3.3.2 Les contraintes endogènes............................................................................................... 85
3.3.2.1 Les contraintes économiques ....................................................................................... 85
3.3.2.2 Les contraintes technologiques .................................................................................... 86
3.3.2.3 Les contraintes de financement de la création d’entreprises privées ........................... 86
A. Le recours au financement informel............................................................................ 86
B. Le financement bancaire.............................................................................................. 87
Conclusion................................................................................................................................ 88
Chapitre III : Impact des réformes bancaires sur le financement des PME en Algérie ........ 89
Introduction .............................................................................................................................. 90
Section 1 : Analyse de l’évolution des PME Algériennes 2000-2015..................................... 91
Section 2 : Présentation de l’organisme d’accueil de la BNA ................................................. 98
2.1 Présentation de la BNA ..................................................................................................... 98
2.1.1 Historique de la BNA ...................................................................................................... 98
2.1.2 Définition de la BNA ...................................................................................................... 99
2.1.3 La position sur le marché de la BNA .............................................................................. 99
2.2 L’organigramme général de la BNA ............................................................................... 100
2.2.1 La direction générale ..................................................................................................... 100
Table des Matières

2.2.2 La succursale ................................................................................................................. 100


2.2.3 L’agence ........................................................................................................................ 100
2.3 Missions et organisation de la BNA................................................................................. 103
2.3.1 Les principales missions de la BNA ............................................................................. 103
2.3.2 Organisation d’une agence bancaire.............................................................................. 104
2.3.2.1 Le compartiment commercial et juridique ................................................................. 104
2.3.2.2 Le compartiment opérations de caisse et portefeuille ................................................ 105
2.3.2.3 Le compartiment opération avec l’étranger ............................................................... 105
2.3.2.4 Le compartiment crédits et engagements ................................................................... 105
2.3.2.5 Le compartiment contrôle comptable, informatique et gestion administrative.......... 106
Section 3 : Analyse de l’évolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
(2010-2016) ............................................................................................................................ 107
3.1 Décision d’octroi de crédit bancaire................................................................................. 107
3.1.1 Etude et évaluation des demandes des crédits par la banque ........................................ 107
3.1.1.1 Traitement de la demande et l’étude de dossier de crédit ......................................... 107
3.1.1.2 Evaluation des risques de crédit des PME par la banque ........................................... 108
3.1.2 La démarche d’un accord d’un crédit............................................................................ 108
3.1.2.1 L’expression du besoin du client................................................................................ 109
3.1.2.2 Montage et validation du dossier de crédit................................................................. 109
3.1.2.3 L’instruction du dossier et la décision d’octroi ......................................................... 109
3.1.3 Condition d’accord d’un crédit ..................................................................................... 110
3.1.3.1 La visite du terrain...................................................................................................... 110
3.1.3.2 Etude du dossier de crédit par le comité de crédit...................................................... 110
3.1.3.3 Analyse et commentaire du contrôle interne crédit.................................................... 111
3.1.3.4 La signature du contrat du prêt et la mise en place du crédit ..................................... 111
3.1.3.5 Octroi de crédit........................................................................................................... 111
3.2 Analyse de l’évolution des PME financées par la BNA agence de Tizi-Ouzou
2010-2016............................................................................................................................... 112
Conclusion.............................................................................................................................. 115
Conclusion générale ............................................................................................................. 117
Bibliographie
Table des matières

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