Chapitre II
ETUDE DES MONTAGES UTILISER DANS
LES CIRCUITS DE COMMANDES
I. Introduction :
Dans un système complet, l’électronique de commande assure :
► le fonctionnement d’un convertisseur d’énergie imposant la commutation périodique des interrupteurs
électronique; suivant le type de convertisseur et la technologie des composants de puissance, on emploie
entre autre des oscillateurs de rapport cyclique réglable, des générateurs d’impulsions de fréquence
autonome ou bien synchronisés sur le secteur, des oscillateurs à sorties multiples ou éventuellement
décalables…
► la gestion des signaux de rétroaction (dans le cas d’un système bouclé) ; ces signaux sont délivrés par
des capteurs appropriés qui permettent l’isolement galvanique par rapport au circuit de puissance ; ensuite
interviennent des montages atténuateurs, des filtres, des réseaux correcteurs…
► la protection en courant, soit par limitation et boucle prioritaire de courant, soit par mise en œuvre d’un
disjoncteur électronique.
Le fonctionnement de l’électronique de commande nécessite une ou plusieurs alimentations stabilisées, dont
nous supposerons connues la conception et la réalisation.
Ce chapitre permet l’analyse (justification et fonctionnement physique des différents sous-ensembles) de blocs
de commande des convertisseurs sont présentés sous forme synoptique ou développée.
La forme synoptique correspond à un premier stade de conception qui s’attache à l’aspect fonctionnel. Un
schéma développé n’est que l’une des variantes possibles parmi les nombreuses solutions ; l’essentiel est
évidemment de satisfaire au problème de la conception d’un déclencheur tout en respectant la fiabilité et une
relatrétive simplicité.
II. Les multivibrateurs :
1. Définitions :
Un multivibrateur est un circuit faisant partie de l'une des trois catégories suivantes :
- Monostable : La fonction officielle est GENERER DES IMPULSIONS DE LARGEUR CALIBREE.
Il s'agit d'un circuit ayant :
● UN SEUL ETAT STABLE (repos) en sortie (d'où le nom de MONOSTABLE), dans lequel il peut rester
indéfiniment.
● Sous l’action d'une commande externe (déclenchement sur FRONT) il passe dans un ETAT "QUASI-
INSTABLE", de durée Tw (W=width=large) déterminé par des éléments du montage et généralement
indépendant de l'impulsion incidente ;
Tw est la DURةE PROPRE du monostable, appelé (improprement) "période".
A l'issue de cette période, le monostable repasse spontanément dans son état stable.
Cette durée est souvent appelée RELAXATION, car elle est calibrée par un circuit de RELAXATION RC.
- Bistable : il présente deux états stable de fonctionnement.
• Une entrée sert à basculer l'état
• Le même signal ou un autre réinitialise le bistable
- Astable : il présente deux états instable, aucune entrée nécessaire mais un signal d'activation (enable)
est souvent utilisée.
Ce sont des montages dépourvus de signal d’entrée qui produisent dès leur mise sous tension des signaux
périodiques. L’une des sorties est proche d’un signal rectangulaire de période T et de rapport cyclique α ;
les autre sorties éventuelles peuvent être de forme différente (rampe par exemple) mais sont de même
11
période.
Fig.1 : Signal rectangulaire
Un tel oscillateur possède un rôle d’horloge ; les paramètres T et α sont fixés par le choix de composants
passifs ou d’une tension de réglage. Généralement pour les hacheurs nous travaillons avec T ajusté et α
variable ; on utilise essentiellement, pour la commande des interrupteurs électroniques, le niveau haut pour
les montages à transistors et les fronts pour les montages à thyristors ; par contre pour les onduleurs α fixe et
T variable.
2. Amplificateur opérationnel
Bien que l'amplificateur opérationnel ne soit pas un composant discret de commutation, son fonctionnement
non linéaire justifie qu'on en parle dans ce chapitre.
L'amplificateur opérationnel est un circuit intégré linéaire qui sert à réaliser les fonctions mathématiques
telles que l'addition, la soustraction, la multiplication, l'intégration, la comparaison, la division.
Il existe aujourd'hui de nombreux types d'amplificateur opérationnel adaptés chacun à un usage spécifié. Le
741 reste néanmoins l'amplificateur opérationnel le plus utilisé. L'amplificateur opérationnel est symbolisé
par :
+Vcc
i - i-
- V- -
Vd Vd Vs
+ V + +
V- i+ i+
-Vcc Vs
V+
Fig.2 : Symbole d'un A. O
V+ : entrée non inverseuse
V- : entrée inverseuse
Vs : tension de sortie
±VCC : l'alimentation
Vd = V+- V-: tension différentielle
L'ampli opérationnel est dit idéal i- = i+= 0
3. Les comparateurs et le triggers à AOP
Un comparateur de tension est un montage possédant :
- Deux entrées : l'une sur laquelle on applique un signal de référence appelé tension de seuil ; l'autre sur
laquelle on applique le signal dont en veut comparer la valeur instantanée à celle du signal de référence
- Une sortie.
- Les caractéristiques de transfert : Vs=f(Ve) (fig. 3 et 4)
L'utiliser de l'AOP avec contre réaction positive, a l'avantage de présenter deux seuils de basculement. Le
trigger de Schmitt est la configuration à contre réaction positive la plus courante. Un trigger de schmitt est un
comparateur à hystérésis possédant :
- Une entrée sur laquelle on applique le signal à traiter
- Une sortie
12
+Vcc Vs
i-
Vréf - Vsat
Vd
+
i+
0 Vréf Ve
-Vcc Vs
Ve
-Vsat
Fig.3 : Comparateur non inverseur
+Vcc
i- Vs
- Vsat
Vd
Ve
+
i+
Vréf 0 Vréf Ve
-Vcc Vs
-Vsat
Fig.4 : Comparateur inverseur
Vd n'est égale à zéro au moment de la
commutation
Vd>0 ; V+-V->0
VS = VSat
Ved<0 <↔ V+<V- ↔ VS=-VSat
VSat = 90%VCC
Fig.5 : Illustration de l'utilisation d'un AOP en comparateur
On observe sur la figure que si le signal d'entrée V+ comporte un brouittage indésirable, le signal de sortie en
tiendra compte et sera inutilisable dans la majeure partie des cas.
En pratique, la commutation de ce montage dépend un peu du gain de l'ampli et de façon dont il est plus ou
moins saturé. De plus, les fronts de montée et de descente de Vs sont affectés par le "slew-rate" de l'ampli.
Par conséquent, ce type de comparateur à ampli opérationnel doit être réservé au traitement des signaux à
basse fréquence. Dans le cas où des performances plus grandes sont nécessaires, il faut utiliser des circuits
intégrés spécialisés (circuit type 311 ou 710).
• Vs=+Vsat
2 1
= + é = 2
1+ 2 1+ 2
• Vs=-Vsat
2 1
=− + é = 1
1+ 2 1+ 2
Si Vref=0 : VS1 = -VS2. La courbe de la fig. 6
est symétrique par rapport à zéro.
Fig.6 : Trigger de Schmitt
13
On remarque sur la fig. 7 que ce montage est insensible
aux signaux parasites. Il est donc bien adapté à la mise en
forme d'un signal numérique affaibli et bruité durant une
transmission par exemple. Les seuils seront choisis tels
que VS1-VS2 soit supérieure à l'amplitude crête à crête du
bruit.
Fig. 7 : Fonctionnement d'un trigger de Schmitt
4. Multivibrateur à base d'AOP (Oscillateurs de relaxation)
4.1. Montage astable
Ces circuits sont simplement des comparateurs inverseurs symétriques qui génèrent eux-mêmes le signal
d'entrée ve(t) en chargeant une capacité C.
Fig. 8 : Montage
4.1.1. Chronogramme
Fig. 9 : Chronogramme du fonctionnement
14
4.1.2. Analyse du fonctionnement
L’AOP fonctionne en comparateur ; c’est-à-dire de manières non linéaires. Sa tension de sortie vs(t) ne peut
prendre que deux valeurs : -Vsat ou +Vsat . On pose =
On a : = . = .
= = (Tension aux bornes du condensateur)
• Situation 1
On suppose qu’à l’instant t=0, le condensateur est déchargé = = − = 0, = + et + = donc
= d 0⇒ − 0⇒ <( = #= s2)
A partir de cet instant, le condensateur se charge à travers R, quand − = devient égal à + = , la sortie
bascule de l’état haut + vers l’état bas et on aura = − à l’instant t1.
• Situation 2
A partir de l’instant t1, le condensateur se décharge à travers R, et =− donc + = −
<0⇒− − <0⇒ > (− = &= s1) et la sortie vs(t) bascule de nouveau de − à+
à l’instant [Link] décrit la portion de la courbe M1M2 indiqué dans le chronogramme.
Lorsque vc(t) atteint la valeur + = − , l’AOP bascule à nouveau à + et on reprend le processus
avec cette fois-ci '( = − au moment de commutation. On décrit alors la boucle M2M3 et le processus
se répète indéfiniment.
Il est évident que ) =t(+3) − (+1) = 2- (+2) − (+1)]. Si l’on prend l’origine des temps au point M2
0
(t=t2), la loi de charge est de la forme ' ( ) = /. 12 + 34
9:; (4)
' ( ) = ' ( ) + . 5( ) avec ' ( ) = 6 7 5( )8 ⇒ 5( ) = 94
et ' ( ) = 34 (1er basculement)
9:; (4)
D'où ' ( ) + 94
=+ 34 équation différentielle du 1er ordre avec second membre.
♦ Calcul de constante A :
à t=0 ; ' (0) = − =/− ⇒ / = −-1 + ]
0
Solution : ' ( ) = ' ( ) = 34 (1 − (1 + )) 12
A
>
Au point M3 on peut écrire : ' ( < ) = ' =?@ = + 34 = 34 (1 − (1 + )) 12 ce qui donne l’expression
C
de la période : ) = 2 &B = C
@
Si R1 = R0 donc = ? ⇒ ) = 2&B(3). ⋍ 2.2
4.1.3. Autres montages :
Fig. 10 : Astable à fréquence variable et rapport cyclique
15
Fig. 11 : Astable à fréquence fixe et rapport cyclique variable.
4.2. Montage monostable :
Un multivibrateur monostable est un montage possédant deus états de fonctionnement différents : l'un stable,
l'autre instable.
Le montage étant initialement à l'état stable, une impulsion de commande le fait passer à l'état instable puis,
le montage revient de lui-même à l'état stable au bout d'un temps T dépendant du circuit et appelé période (ou
durée ) du monostable.
4.2.1. Schéma du montage :
Fig. 12 : Montage monostable
On suppose l'AOP parfait et 34 = − 34 = 34
4.2.2. Analyse du fonctionnement :
• Etat stable
En l’absence d’une impulsion de commande, l'entrée – de l'AOP est à la masse (par la résistance R).
D'autre part, à l'état stable, par définition, la sortie du montage reste dans l'état où elle se trouve. Par conséquent,
aucun courant ne circule dans le circuit R1, R2, C, et le potentiel de l'entrée + est égal à EéF.
Deux cas sont possibles :
- EéF 0, donc le potentiel de l'entrée est supérieure à celui de l'entrée et par conséquent
= 34 .
- EéF < 0, donc le potentiel de l'entrée est supérieure à celui de l'entrée et par conséquent
= 34 .
On se place par la suite de l'étude, dans le cas EéF > 0.
Remarque importante : pour ne pas dépasser GHI3J (5 à 7 ) pour l'AOP on doit respecter la condition :
N EéF N > GHI3J .
On supposera cette condition remplie dans la suite de l'étude.
16
Soit t1 l’instant où cette impulsion a été appliquée. A partir de cet instant, on a :
< ⇒ = − 34
Le condensateur se charge via R1 et R2 (un courant le traverse de Vréf à Vs).
La loi des mailles nous donne :
17
18
4.2.3. Chronogramme
Remarque : Vs est revenue à son état stable après T, mais il faut attendre que V+, V- et Vs soient revenues à
l’état de départ pour pouvoir donner une nouvelle impulsion. (TR= 3 à 5 τ)
5. Multivibrateur à base des circuits logiques
5.1. Les comparateurs
Un circuit inverseur peut être utilisé comme comparateur inverseur. La caractéristique de transfert dépend de
la technologie utilisée (TTL, CMOS).
• Circuits logique TTL
C'est la porte NAND à 2 entrées qui et la porte logique de base de la famille TTL. Pour la série TTL standard
(74xx). La caractéristique de transfert idéalisée VS=f(Ve)
Pour les caractéristiques d'entrée et sortie ainsi que les modèles équivalents.
• Circuit CMOS
La porte inverseuse est la porte de base de la logique CMOS
Le courant d'entrée I est très faible de l'ordre de 110PA. Il sera donc souvent négligé, mais lorsque la tension
VE<VD ou VE<0.
Ce courant croit rapidement, il sera important d'adjoindre à l'entrée inverseuse, une résistance en série pour
limiter le courant IE. La caractéristique de transfert est la suivante.
19
Pour les caractéristiques d'entrée et sortie ainsi que les modèles équivalant.
Pour obtenir un comparateur non inverseur, il suffit de mettre deux inverseurs en cascade.
5.2. Multivibrateur astable
Les montages à AOP sont limités en fréquences, le circuit astable à circuits logiques CMOS permet la
réalisation de générateur de signaux carrés à fréquences plus élevées.
5.2.1. Les astables à portes CMOS
Hypothèse de départ :
VC=0 et VS=VDD , S=1
Fonctionnement :
• Pour t0<t<t1
A t=t0 VC=0 ; VS=Vdd ; S=1 ; Ve1=Vdd ; Vs1=0V ; S1=0V
Le condensateur C se charge à travers R jusqu'à l'instant t1 en visant la tension VDD avec une constante de
temps τ=RC.
4
' ?( ) = ' ( ) = HH −( HH − O ). P
QRR
' ? ( ) augmente et lorsqu'elle atteint ?
, ' ( ) passe à 0 ce qui implique que VS1=Vdd . Soit t1 le temps de
basculement.
20
• Pour t1≤tt<t2
A t=t1 il y'a basculement
HH 3
' ( 1) = 0 ; ' = HH ; = ; = HH
6 2 ? 2
(4 4 )
' ? ( ) = . 5( ) = . 5( 1 ). P
HHT
5( 1) =
HH 2
3 (4 4 )
' ? ( ) = HH . P
2
QRR
' ? diminue et lorsqu'elle atteint , ' ( ) passe à VDD ce qui implique que VS1 à 0. C transmet sur ' ? la
?
QRR
discontinuité présente sur ' et égale à − . Soit t2 le temps de basculement.
?
• Pour t2≤t1<t3
A t=t2 il y'a basculement :
VS = VDD et VS1 = 0V ; VC = -½Vdd
(0U0V)
QRR
Le condensateur se charge. ' ? ( ) = ' ( ) = HH − = HH − @. W
?
QRR
' ? ( ) augmente et lorsqu'elle atteint , ' ( ) passe à 0 à l'instant t=t3, il y'a un nouveau basculement et
?
le cycle recommence.
21
• Période des oscillations
) = 3 − 1 = ( 3 − 2) − ( 2 − 1)
HHT 3 HHT
(0VU0Y)
HHT
On a : ' ? ( 2) = 2⇔ 2.
W = 2 ⇒ 2 − 1 = Z. &B(3)
HHT 3 HHT
(0[U0V)
HHT
De même ' ? ( 3) = 2⇔ HH − 2.
W = 2 ⇒ 3 − 2 = Z. &B(3)
) = 2. . &B(3)
22
5.2.2. Les astables à porte TTL
Le condensateur se charge en visant la valeur V0 à travers la résistance R. Avec une constante de temps τ=RC.
A t=t1- juste avant le basculement on a :
Ve1 = VC = 1,6V = VBVR = 2,4V = VA
• Pour t1≤t<t2
A t=t1, il y'a basculement VS=0 ; S=0 et S2=1 ; VS2
VC = 1,6V = VB
Le condensateur se décharge en visant la valeur -V0 à travers la résistance R.
A t=t2- ; juste avant le basculement Ve1=1,6V=VB
23
VC = Ve1-V2 = 1,6 - 4 = -2,4 = -VA
• Pour t2≤t<t3
A t=t2 il y'a basculement VS2=0 ; VS=V0 ; VC=-VA
Le condensateur se charge à nouveau en visant la valeur V0. A t=t3 ; il y'a un nouveau basculement et le cycle
recommence.
24
5.3. Monostable à portes logiques (Monostables à portes CMOS)
* Fonctionnement :
• Etude de l'état stable :
Le condensateur est complètement déchargé, le courant i=0, la tension VC=0 ; Ve2=VDD ; Vs=0 ;
VS1=VDD
• Etude de l'état instable :
A t=t1 on applique une impulsion de déclenchement positive : Ve=VDD ; VS1=0 ; VC=0 ; Ve2=0 ;
VS=VDD
Le condensateur se charge en visant la valeur VDD avec une constante de temps égale à RC.
A t=t2-X juste avant le basculement VC=Ve2=½VDD
• Etat de récupération :
A t=t2 il y'a un nouveau basculement
25
Le condensateur se décharge à travers R avec une constante de temps RC. VE2 décroît de 3VDD/2 à VDD, on
revient à l'état initial.
T=0,7RC
26
6. Oscillateur avec le circuit intégré NE555
6.1. Présentation
Le composant NE555 (répertorié temporisateur ou timer) est un circuit intégré comportant deux comparateurs
et une logique de sortie ; il est alimenté par une tension VCC.
Son synoptique est donné par la figure suivante :
?
Si la borne 5 n’est pas polarisée extérieurement, son potentiel prend la valeur < ((; les seuils de
?
comparaison sont (( et ((.
< <
Tant que le seuil haut n’est pas atteint par valeurs croissant (sur la borne 6), alors la sortie 3 est à son niveau
haut Vcc et la borne 7 se comporte comme un circuit ouvert.
Tant que le seuil bas n’est pas atteint par valeurs décroissant (sur la borne 2), alors la sortie 3 est au niveau
0v et la borne 7 se comporte comme un court-circuit avec la masse : plus exactement le transistor intégré
placé entre les bornes 7 et 1 devient saturable.
Si l’on applique une tension Uc sur la borne 5, les seuils sont modifiés et prennent les valeurs Uc et ? \(; le
fonctionnement du composant reste inchangé par ailleurs.
Montage
6.2. Fonctionnement du 555 en mode astable
Soit le schéma du 555 en mode astable.
27
6.3. Analyse du fonctionnement
Le diviseur de tension résistif permet de fixer les tensions de référence des comparateurs. Ainsi, pour le
comparateur supérieur, Vref =V- =2/3 Vcc, et pour le comparateur inférieur, Vref = V+ =1/3 Vcc.
Le condensateur C est supposé initialement déchargé ; Uc(0) = 0.
Si Q=0 alors T est bloqué. Les AOP étant considérés comme parfaits ; i+ = i- = 0. Le condensateur se trouve
donc dans le circuit suivant :
Le condensateur se charge, via R1 et R2. Suivant la loi :
_
]^ (_) = `aa . bc − d (ec ef).a g
Lorsque la tension aux bornes de C dépasse 2/3 Vcc, on obtient :
Si Q=1 alors T est saturé. La sortie du premier comparateur passe à 1 et commande la bascule sur "set". La
sortie de cette bascule qui, à l'origine, était à 0, passe à 1. Ce qui rend le transistor passant. Ce transistor court-
28
circuite alors le condensateur C en dérivant vers la masse son courant de charge. Le condensateur se décharge
via la broche 7 et R2: la tension à ses bornes diminue.
Lorsque celle-ci sera au-dessous de 1/3 , on obtient :
Le transistor est bloqué et ne s'oppose plus à la charge du condensateur. Le condensateur recommence de se
charger et nous nous retrouvons dans la situation initiale.
Lorsque la tension aux bornes de C dépasse 2/3 , on obtient :
Un nouveau cycle recommence.
6.4. Calcul des durées t1 et t0
Dans cette configuration, la période T des créneaux du signal Vs est donnée par la formule :
)=( 1+2 2). .ln2
Et la durée du niveau bas (ou 0) vaut :
La durée pendant laquelle la sortie est à son niveau haut (t1) est égale au temps que prend C pour se charger
de 1/3 Vcc à 2/3 Vcc, soit :
2 2 1
. (( = ((. b1 − ij k− lg
3 3 ( 1 + 2).
t1 = ( 1+ 2). .ln2
La durée pendant laquelle la sortie est à son niveau bas (t0) est égale au temps que prend C pour se
décharger de 2/3 Vcc à 1/3 Vcc, soit :
1 2 0
. (( = . ((. ij k− l
3 3 2.
t0 = 2. .ln2
Il en résulte que le rapport cyclique, défini comme le quotient de la durée du niveau haut par la durée totale
4 ?
du cycle, est donné par : m = >
=
? ?
29
Il sera donc très voisin de 50 % (d'où un signal quasi symétrique) si R1 est beaucoup plus petite que R2. A
noter que la résistance R2 est souvent remplacée par un ajustable, ce qui permet de faire varier très aisément
la période du signal, et par conséquent sa fréquence.
7. OSCILLATEURS DE RELAXATION : réglage par tension
7.1. Introduction
Dans cette partie nous étudions des oscillateurs de relaxation dont les caractéristiques de période et/ou de
rapport cyclique sont réglables par modification d’une tension continue de commande, notée UC.
Cette tension est délivrée par une source basse impédance, à savoir :
• alimentation stabilisée.
• Amplificateur opérationnel monté en suiveur, pour des montages d’essai.
Cependant l’utilisation fondamentale concerne les montages bouclés. En effet, dans les asservissements la
grandeur contrôlée, traduite sous forme de tension, vient réagir sur la commande.
7.2. Réglage de période par tension
7.2.1. Montage
7.2.2. Analyse de fonctionnement
Considérons le montage déjà étudié et imposons la tension UC sur la borne 5 ; par sécurité de bon
fonctionnement, UC est choisie dans l’intervalle [2; − 2] .
n
L’oscillation de tension v(t) aux bornes du condensateur évolue entre les seuils de basculement et UC
?
Les caractéristiques du signal rectangulaire recueilli sur la borne 3 sont
Q n /?
• durée du niveau haut : )1 = 1. . &B Q n
• durée du niveau bas : )2 = 2 oB2.
On voit que la tension UC agissant uniquement sur T1 influe à la fois sur la période et le rapport cyclique, et
ceci de façon non proportionnelle ; ce montage est donc peu intéressant si la linéarité de la loi ) = (\ ) est
souhaitée.
On s’affranchit de la variation du rapport cyclique en créant un signal carré ; pour cela on emploie une bascule
utilisée en diviseur de fréquence par 2 ; les sorties de cette bascule commutent pour chaque front montant sur
son entrée d’horloge.
Les signaux délivrés en p et p ̅ sont de rapport cyclique 1/2 et de période ) = 2()1 + )2) variant de façon
monotone croissante avec \ .
Le montage proposé dans la figure suivante est un autre oscillateur de relaxation qui présente le cycle de
fonctionnement suivante :
• charge du condensateur à courant constant,
30
• décharge rapide au travers d’une résistance de limitation et du transistor intégré.
7.2.3. Caractéristiques de l’oscillation
7.3. Rapport cyclique réglable par tension
7.3.1. Montage et analyse de fonctionnement
31
7.3.2. Chronogramme
7.4. Convertisseur tension-fréquence
7.4.1. Montage
32
7.4.2. Analyse de fonctionnement
7.4.3. Chronogramme
33
`
7.4.4. Application : source à q constant
34