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Complexes Corrige

Ce document contient le corrigé de plusieurs exercices sur les nombres complexes. Il présente de manière détaillée les solutions attendues en expliquant les étapes de calcul. Le document est long et aborde différents sujets liés aux nombres complexes.

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Prépa CAPES UPMC 2008 Emmanuel Ferrand, Laurent Koelblen, Matthieu Romagny

Lundi 8 septembre 2008


Nombres complexes

Corrigé ex. 1 Posons z = 1 + eiθ , on a

z = 1 + cos(θ) + i sin(θ) = 2 cos2 (θ/2) + 2i sin(θ/2) cos(θ/2) = 2 cos(θ/2)eiθ/2 .

Il ne faut pas avoir l’impression d’avoir fini, car d’une part, si z = 0 l’argument n’est pas défini,
et d’autre part cos(θ/2) peut être négatif. Il faut donc discuter en fonction de son signe.
On a cos(θ/2) > 0 si et seulement si il existe k ∈ Z tel que −π/2 + 2kπ < θ/2 < π/2 + 2kπ,
si et seulement si il existe k ∈ Z tel que −π + 4kπ < θ < π + 4kπ. De même, cos(θ/2) < 0 ssi
il existe k ∈ Z tel que π + 4kπ < θ < 3π + 4kπ. On peut maintenant conclure la discussion :
- si θ = π + 2kπ, alors z = 0 donc |z| = 0 et l’argument n’est pas défini.
S
- si θ ∈ ] − π + 4kπ; π + 4kπ[, alors cos(θ/2) > 0 donc la forme module-argument est
k∈Z

z = 2 cos(θ/2)eiθ/2 .
S
- si θ ∈ ]π + 4kπ; 3π + 4kπ[, alors cos(θ/2) < 0. Dans ce cas
k∈Z

cos(θ/2) = −| cos(θ/2)| = | cos(θ/2)|eiπ

donc la forme module-argument est z = 2| cos(θ/2)|ei(π+θ/2) .

Remarque. En pratique, c’est souvent la formule 1 + eiθ = 2 cos(θ/2)eiθ/2 qui est utile.

Corrigé ex. 2 Noter que comme on exclut le cas ∆ = 0, on doit trouver deux racines distinctes
pour δ.
(1) L’équation δ 2 = ∆ est équivalente à σ 2 e2iϕ = ρeiθ , ou encore au système :

σ 2 = ρ et 2ϕ ≡ θ (2π) .

Comme ρ et σ sont strictement positifs, la première équation donne σ = ρ. Quant à la
deuxième, 2ϕ ≡ θ (2π) signifie qu’il existe k ∈ Z tel que 2ϕ = θ + 2kπ, donc ϕ = θ/2 + kπ.
Dans le cas pair k = 2` on trouve ϕ = θ/2 + 2`π donc ϕ ≡ θ/2 (2π). Dans le cas impair
k = 2` + 1, on trouve ϕ = θ/2 + π + 2`π donc ϕ ≡ θ/2 + π (2π).
√ √
Les solutions sont donc δ1 = ρ eiθ/2 et δ2 = −δ1 = ρ ei(θ/2+π) .

D’une autre manière, on peut proposer la racine évidente δ1 = ρ eiθ/2 puis faire observer

que l’autre racine est son opposée δ2 = −δ1 = −ρ eiθ/2 = ρ ei(θ/2+π) .
(2) On commence par démontrer l’équivalence proposée, et pour cela on commence par le sens
direct. Supposons donc que δ 2 = ∆. Alors en particulier,
p
- δ 2 et ∆ ont même module, donc x2 + y 2 = f 2 + g 2 ,
- ils ont même partie réelle, donc x2 − y 2 = f ,
- leurs parties réelles sont de même signe.
On a obtenu les trois conditions de l’accolade.
Réciproquement, supposons les conditions de l’accolade vérifiées. De la première condition
puis de la deuxième, on tire

g 2 = (x2 + y 2 )2 − (x2 − y 2 )2 = 4x2 y 2 donc g = ±2xy .

Comme xy et g sont de même signe, on trouve g = 2xy. Donc δ 2 = x2 − y 2 + 2ixy = f + ig = ∆.


On en déduit la résolution pratique de l’équation δ 2 = ∆ en cartésiennes. Il s’agit de calculer
x et y. Or les deux premières équations du système permettent d’exprimer
1 p 1 p
x2 = ( f 2 + g 2 + f ) et y2 = ( f 2 + g2 − f ) .
2 2
p
Comme f 2 + g 2 ≥ |f |, le membre de gauche de ces équations est positif ou nul donc on tire
r r
1 p 2 1 p 2
x=± ( f + g2 + f ) et y=± ( f + g2 − f ) .
2 2
Si g = 0, l’une de ces deux expressions est nulle. Par exemple, si f < 0, c’est la première. On
trouve alors x = 0 et pour y deux valeurs possibles, d’où les deux solutions pour δ. Le cas
f > 0 est analogue, c’est alors la deuxième expression qui est nulle.
Si g 6= 0, aucune des deux expressions n’est nulle. On a exactement deux possibilités pour
x, deux pour y, donc au total quatre possibilités pour δ. Mais la condition que xy est du signe
de g en élimine deux, et il reste deux solutions pour δ.
(3) D’abord un mot sur la résolution de l’équation du second degré az 2 + bz + c avec a, b, c
complexes (et a 6= 0). C’est sensiblement la même chose que lorsque a, b, c sont réels. Notons
∆ := b2 − 4ac le discriminant. Les solutions sont à rechercher dans C, comme d’ailleurs dans
le cas réel avec ∆ < 0. La différence principale est√que pour les nombres complexes, il n’existe
pas de racine carrée privilégiée donc le symbole ∆ n’a pas de sens. Ceci dit, si l’on note δ
l’une des racines carrées de ∆, l’autre est bien sûr −δ. Le calcul habituel
b 2 ∆
az 2 + bz + c = a (z + ) − 2
2a 4a
montre que les solutions de l’équation sont z1 = −b+δ 2a
et z2 = −b−δ
2a
. La difficulté est donc
essentiellement de calculer les racines carrées de ∆. Pour cela on utilise la méthode de la
question (2), que l’on détaillera à chaque fois (les formules ne sont pas à connaître par cœur).
Passons à l’exemple z 2 + (1 − 2i) − 7i. On trouve ∆ = −3 + 24i. Soit δ = q x + iy une racine
√ √ √ √
carrée, alors x2 +y 2 = 9 + 576 = 585 = 3 65 et x2 −y 2 = −3. Ainsi x = ± 12 (3 65 − 3) =
p p√ p p√
± 3/2 65 − 1 et y = ± 3/2 65 + 1. Comme la partie imaginaire de δ 2 , égale à 2xy,
doit être du signe de celle de ∆, on obtient finalement les racines carrées de ∆ :
√ √
q q 
p
δ = 3/2 65 − 1 + i 65 + 1 et −δ .

Finalement les solutions de z 2 + (1 − 2i) − 7i = 0 sont


p p√ p√
−1 + 2i + 3/2( 65 − 1 + i 65 + 1)
z1 =
2
et p p√ p√
−1 + 2i − 3/2( 65 − 1 + i 65 + 1)
z2 = .
2


Corrigé ex. 3 (1) Notons z = a + bi, alors Re(z) ≤ |z| car a ≤ a2 + b2 . On a Re(z) = |z|
ssi (b = 0 et a ≥ 0), c’est-à-dire z ∈ R+ .
(2) Regardons le cas n = 2. Clairement |z1 + z2 | = |z1 | + |z2 | ssi |z1 + z2 |2 = (|z1 | + |z2 |)2 , or

|z1 + z2 |2 = |z1 |2 + |z2 |2 + 2Re(z1 z 2 )

et
(|z1 | + |z2 |)2 = |z1 |2 + |z2 |2 + 2|z1 ||z2 | .
On trouve donc Re(z1 z 2 ) = |z1 ||z2 | = |z1 ||z 2 | = |z1 z 2 |. D’après le point (1) on a z1 z 2 ∈ R+ .
Comme z2 6= 0, en divisant par |z2 |2 on trouve z1 /z2 ∈ R+ , ou encore Arg(z1 ) = Arg(z2 ).
Ceci suggère que |z1 + · · · + zn | = |z1 | + · · · + |zn | ssi Arg(z1 ) = · · · = Arg(zn ). Un sens est
évident, car si Arg(z1 ) = · · · = Arg(zn ) =: θ alors pour tout k on a zk = ρk eiθ et donc

|z1 + · · · + zn | = |(ρ1 + · · · + ρn )eiθ | = ρ1 + · · · + ρn = |z1 | + · · · + |zn | .

Démontrons par récurrence sur n ≥ 2 l’implication récriproque :

P (n) : |z1 + · · · + zn | = |z1 | + · · · + |zn | ⇒ Arg(z1 ) = · · · = Arg(zn ) .

On a déjà démontré P (2). Vérifions que P (n) ⇒ P (n + 1). On se donne n + 1 complexes non
nuls tels que |z1 | + · · · + |zn+1 | = |z1 + · · · + zn+1 |. Par l’inégalité du triangle, on a
hyp
|z1 | + · · · + |zn+1 | = |z1 + · · · + zn+1 | ≤ |z1 + · · · + zn | + |zn+1 | ≤ |z1 | + · · · + |zn | + |zn+1 | .

Donc les inégalités intermédiaires sont des égalités, en particulier |z1 +· · ·+zn | = |z1 |+· · ·+|zn |.
Par l’hypothèse de récurrence P (n), Arg(z1 ) = · · · = Arg(zn ) =: θ. Le même raisonnement en
faisant jouer à z1 le rôle de zn+1 donne Arg(z2 ) = · · · = Arg(zn+1 ) = θ et on a fini.
Passons à une démonstration directe de l’implication

|z1 + · · · + zn | = |z1 | + · · · + |zn | ⇒ Arg(z1 ) = · · · = Arg(zn ) .

En posant θ := Arg(z1 + · · · + zn ) et yk = e−iθ zk comme suggéré par l’énoncé, on a

y1 + · · · + yn = e−iθ (z1 + · · · + zn ) ∈ R+ .

Par conséquent |y1 + · · · + yn | = y1 + · · · + yn . Ainsi,

y1 + · · · + yn = |y1 + · · · + yn | = |z1 + · · · + zn | = |z1 | + · · · + |zn | = |y1 | + · · · + |yn | .

On en déduit (|y1 |−y1 )+· · ·+(|yn |−yn ) = 0. En particulier Re(|y1 |−y1 )+· · ·+Re(|yn |−yn ) = 0.
Comme pour chaque k on a Re(|yk |−yk ) ≥ 0 (cf première question), ceci impose Re(|y1 |−y1 ) =
· · · = Re(|yn | − yn ) = 0. D’après le cas d’égalité (première question encore) on trouve yk ∈ R+
pour tout k. Ainsi Arg(yk ) = 0 donc Arg(zk ) = θ pour tout k = 1, . . . , n.
Rb
Corrigé ex. 4 Comme suggéré, notons a f (t) dt = ρeiθ la forme polaire de l’intégrale en
question, et g(t) = e−iθ f (t). On a, par l’hypothèse faite sur f ,
déf déf hyp déf
de g de ρ sur f de g
b ↓ b ↓ b ↓ b ↓ b
Z Z Z Z Z
−iθ

g(t) dt = e f (t) dt = ρ = f (t) dt = |f (t)| dt = |g(t)| dt .
a a a a a
Rb Rb
Il s’ensuit que a |g(t)| − g(t) dt = 0 et en particulier a Re (|g(t)| − g(t)) dt = 0. Comme la
fonction qui à t associe Re (|g(t)| − g(t)) est continue, positive (première question de l’exercice
précédent) et que l’intégrale d’une fonction continue positive n’est nulle que si cette fonction
est nulle, on trouve
Re (|g(t)| − g(t)) = 0 pour tout t ∈ [a; b] .
Il en découle que g(t) ∈ R+ , ou encore Arg(g(t)) = 0 (cf première question de l’exercice
précédent, cas d’égalité). Alors Arg(f (t)) = θ pour tout t ∈ R.
Pn
Corrigé ex. 5 L’astuce classique est de remarquer que k=0 sin(kθ) est la partie imaginaire
de nk=0 eikθ et cette dernière somme est une série géométrique, facilement calculable :
P

n
X 1 − ei(n+1)θ
eikθ = .
k=0
1 − eiθ

On peut utiliser la formule


θ+π
1 − eiθ = 1 + ei(θ+π) = 2 cos(θ/2 + π/2)ei 2 = −2i sin(θ/2)eiθ/2

d’où
1 − ei(n+1)θ 1 − ei(n+1)θ i −iθ/2 i(n+1/2)θ)

= = e − e .
1 − eiθ −2i sin(θ/2)eiθ/2 2 sin(θ/2)
On doit en calculer la partie imaginaire ; comme, de manière générale, la partie imaginaire de
iz est égale à la partie réelle de z, on cherche la partie réelle de la parenthèse. On trouve
n
X 1 
sin(kθ) = cos(θ/2) − cos((n + 1/2)θ) .
k=0
2 sin(θ/2)

−−→ −−→
Corrigé ex. 6 Supposons qu’aucun des vecteurs OM 1 et OM 2 n’est nul.
Notons z1 = eiθ1 et z2 = eiθ2 . Alors ils sont orthogonaux ssi θ2 ≡ θ1 + π/2 (2π) ou
θ2 ≡ θ1 − π/2 (2π). Il est équivalent de dire :
que z1 /z2 ∈ iR,
ou encore que z1 z 2 ∈ iR (en multipliant par z2 z 2 = |z2 |2 ∈ R),
ou encore que Re(z1 z 2 ) = 21 (z1 z 2 + z2 z 1 ) = 0.
Si l’un des deux vecteurs est nul, on voit que les trois conditions sont automatiquement
remplies, donc encore équivalentes dans ce cas.
On notera que hz1 , z2 i = 12 (z1 z 2 + z2 z 1 ) est l’expression du produit hermitien standard sur
C, donc on n’est pas surpris que son annulation corresponde à l’orthogonalité des vecteurs.

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