Université Pierre & Marie Curie M1 de Mathématiques
MM002 (Algèbre et théorie de Galois) Automne 2015
TD n◦ 5-Corrections.
1 Modules sur un anneau principal
Exercice 1. Combien y a-t-il de groupes abéliens de cardinal n=24 à isomorphisme près ? Même question pour
n=48.
Solution. Notons an le nombre de classes d’isomorphismes de groupes abéliens de cardinal n. Si G est de
cardinal 24, G = G[2] × G[3], avec G[2] de cardinal 8 et G[3] de cardinal 3, de plus G ' G0 si et seulement si
G[2] ' G0 [2] et G[3] ' G0 [3], donc a24 = a3 a8 . Tout groupe de cardinal 3 est monogène, donc isomorphe à Z/3Z,
donc a3 = 1. Les facteurs invariants d’un groupe abélien de cardinal 8 peuvent être (2), (2), (2), ou (2), (4) ou
(8). Donc a24 = a8 = 3.
De même a48 = a16 a3 = a16 et les facteurs invariants d’un groupe de cardinal 48 peuvent être (2), (2), (2), (2)
ou (2), (2), (4) ou (2), (8) ou (4), (4) ou (16). Donc a48 = 5.
Exercice 2. Soient A un anneau principal et a, b ∈ A. Quels sont les facteurs invariants de A/(a) × A/(b) ?
Solution. Il suffit de trouver les facteurs invariants de la matrice diagonal 2 × 2 de coefficients diagonaux a
et b. Le premier facteur invariant est donné par le pgcd des coefficients de la matrice : c’est d = pgcd(a, b).
Le produit des deux facteurs invariant est le déterminant de la matrice : c’est ab. Donc le deuxième facteur
invariant est ab/d = ppcm(a, b)
Exercice 3. Soit A un anneau intègre et noetherien. Montrer que A est principal si et seulement si tous les
A-modules de type fini sans torsion sont libres.
Solution. Le sens directe est un résultat du cours. Supposons récirpoquement que tous les A-modules de type
fini sans torsion sont libres. Soit I un idéal de A. Comme A est noethérien, I est un A-module de type fini ; comme
A est intègre, I est sans torsion. Par hypothèse, I est donc un module libre. Mais si a, b ∈ I, b × a − a × b = 0
donc (a, b) est une famille liée. Par conséquent, une base de I est de cardinal 0 (alors I = 0) ou 1 (alors I est
un idéal principal comme voulu).
Exercice 4. Donner une base :
a) de Z2 adaptée à N = {(a, b) ∈ Z2 : 2|a + b}.
b) de Z3 adaptée au sous-module M engendrée par (4, −2, 0), (2, −2, 2), (3, 0, −9).
Solution. a) N est un sous-module d’indice 2 de Z2 : le morphisme Z2 → Z qui à (a, b) associe a + b se
factorise en un isomorphisme Z2 /N → Z/2Z. Les facteurs invariants de N sont donc 1 et 2. Comme premier
vecteur de notre base adapté, il faut (et il suffit de) choisir une droite D de Q2 telle que D ∩ Z2 = D ∩ N
et de prendre un générateur de D ∩ Z2 : on peut prendre v1 = (1, 1) par exemple. Le deuxième vecteur
doit compléter v1 en une base de Z2 , on peut prendre v2 = (1, 0).
Exercice 5. Soit A un anneau principal, et (a1 , a2 , a3 ) ∈ A3 tels que pgcd(a1 , a2 , a3 ) = 1. On cherche à décrire
P3
E = {(x1 , x2 , x3 ) ∈ A3 , i=1 ai xi = 0}. Pour i, j, k distincts, on note dk = pgcd(ai , aj ).
a) Montrer que E est un sous-A-module libre de A3 de rang 2.
b) Montrer que si i, j, k sont distinct di dj |ak . Soit bk ∈ A tel que ak = di dj bk .
c) Montrer que les bi sont premiers deux à deux.
P3
d) Soit F = {(y1 , y2 , y3 ) ∈ A3 : i=1 bi yi = 0}. Montrer que
F → E
(y1 , y2 , y3 ) 7→ (d1 y1 , d2 y2 , d3 y3 )
est un isomorphisme de A-modules.
e) Décrire une base de F .
f) Déterminer l’ensemble des solutions dans Z3 de 5x + 7y + 35z = 0.
1
Solution. a) E est un sous-module d’un module libre de type fini, donc est libre car A est principal. Le rang
de E est alors la dimension du K-espace vectoriel engendré EK par E dans K 3 (où K est le corps des
P3
fractions de A). On a EK = {(x1 , x2 , x3 ) ∈ K 3 , i=1 ai xi = 0} qui est de codimension 1 (c’est le noyau
d’une forme linéaire non nulle) donc de dimension 2.
b) di |ak et dj |ak . Or si d divise di et dj , d diviserait ai , aj , ak , ce qui est impossible par hypothèse. Donc di
et dj sont premiers entre eux, donc en utilisant le lemme de Gauss, di dj |ak .
c) si d divise bi et bj , d divise alors ai et aj , donc divise également dk . Du coup d2 divise ai et aj et donc
également dk . Du coup d3 divise ai et aj ... Par récurrence, on obtient que d doit être inversible, donc bi
et bj sont premiers entre eux.
P P P
d) Si (y1 , y2 , y3 )/inF , ai di yi = di dj dk bi yi = di dj dk bi yi = 0, donc on obtient bien une application
linéaire de F vers E. L’injectivité est immédiate. Pour la surjectivité, soit (x1 , x2 , x3 ) ∈ E. Alors ai xi =
−aj xj −ak xk est divisible par di . Comme ai et di sont premiers entre eux, di divise xi : on pose yi = xi /di .
On verifie immédiatement que (y1 , y2 , y3 ) ∈ F .
e) Soient (u, v) ∈ A2 tels que b1 u + b2 v = 1. Alors v1 = (−b3 u, −b3 v, 1) ∈ F . Si y = (y1 , y2 , y3 ) ∈ F ,
y − y3v1 = (z1 , z2 , z3 ) ∈ F vérifie z3 = 0. Donc b1 z1 + b2 z2 = 0. Comme b1 , b2 sont premiers entre eux,
z1 est multiple de b2 : z1 = lb2 et donc (z1 , z2 , z3 ) = (lb2 , −lb1 , 0) = lv2 avec v2 = (b2 , −b1 , 0). Donc y est
combinaison linéaire de v1 et v2 . On vérifie facilement que v1 , v2 forme une base de F (c’est une famille
libre car échelonnée).
f) On trouve b1 = b2 = b3 = 1, donc F admet pour base de solutions (−1, 0, 1), (1, −1, 0). En utilisant
l’isomorphisme de d), on obtient comme base de solutions (−7, 0, 1), (7, −5, 0).
Exercice 6. a) Soit f : Zn → Zn un endomorphisme de groupe abélien. Montrer que Zn /f (Zn ) est fini si
et seulement si det(f ) 6= 0, et qu’alors Card(Zn /f (Zn )) = |det(f )|.
b) Soit x = a + ib ∈ Z[i] avec x 6= 0. Montrer que Card(Z[i]/(x)) = a2 + b2 .
Solution. a) Zn /f (Zn ) est de type fini. L Soit a1 | · · · |ak et (e1 , · · · , ek ) tel que (a1 e1 , · · · ak ek ) forme une base
de f (M ). Alors Zn /f (Zn ) ' Zn−k ⊕ i (Z/ai Z). Donc Zn /f (M ) est fini si et seulement si k = n, si et
seulement si fQ : Qn → Qn est surjectif (car l’image de fQ est le sous-Q-espace vectoriel de Qn engendré
par Zn /f (Zn ), donc est de dimension k), si et seulement si det(f ) = det(fQ ) 6= 0.
Dans le cas où f (M ) est d’indice fini dans Zn , l’idéal Q de Z engendré par det(f ) est le produit des idéaux
de Zn /f (Zn ), qui est donc engendré par i ai . En prenant le générateur positif on obtient
invariants Q
|det(f )| = i |ai | = Card(Zn /f (Zn ).
b) On identifie Z[i] à Z2 en considérant la base (1, i). Soit f : Z[i] → Z[i] qui à z associe xz. Alors (x) est
l’image de Zn et la matrice de f dans la base (1, i) est
a −b
,
b a
qui est bien de déterminant a2 + b2 . On conclut en appliquant a).
2 Extensions finies de corps
Exercice 7. Montrer que pour tout corps K, il existe une infinité de polynômes unitaires irréductibles. En
déduire que tout corps algébriquement clos est infini.
Solution. Si P1 , · · · Pn est une famille finie d’élément irréductible unitaire, alors P1 · · · Pn + 1 n’est divisible
par aucun des Pi et n’est pas inversible : il existe donc un élément irréductible unitaire divisant P1 · · · Pn + 1 et
donc distinct de tous les Pi .
Si K est algébriquement clos, les polynômes irréductibles unitaires sont les X − a pour a ∈ K, et leur ensemble
a donc le même cardinal que celui de K. Donc K est infini.
Exercice 8. Une extension finie de corps K/k est dite monogène s’il existe x ∈ K tel que K = k(x).
a) Montrer que toute extension de degré premier est monogène.
b) Soient K/k une extension et P un polynôme irréductible sur k. Montrer que si le degré de P est premier
au degré de K/k, alors P est irréductible sur K.
c) Soient k un corps et x un élément algébrique sur k de degré impair. Montrer que k(x2 ) = k(x).
2
Solution. a) Soit x ∈ K −k. On a k ⊂ k(x) ⊂ K donc [k(x) : k]|[K : k] = p. Comme k(x) 6= k, [k(x) : k] 6= 1,
donc [k(x) : k] = p donc k(x) = K.
b) Soit R un facteur irréductible de P dans K[X]. Soit L = K[X]/R le corps de rupture de R et notons x la
classe de X. Alors R(x) = 0 donc P (x) = 0. Comme P est irréductible sur k, k(x) est le corps de rupture
de x sur k, donc degP = [k(x) : k]|[L : k] = [L : K][K : k]. Comme degP et [K : k] sont premier entre
eux, on obtient degP |[L : K] = degR ce qui n’est possible que si R est associé à P .
c) On a [k(x) : k(x2 )] ≤ 2 car x est racine de X 2 − x2 ∈ k(x2 )[X]. Or [k(x) : k(x2 )]|[k(x) : k] qui est impair
donc [k(x) : k(x2 )] 6= 2. D’où l’égalité voulue.
Exercice 9. Déterminer le degré des extensions suivantes de Q :
√ √ √ √ √ √ √ √
q q
4 3
Q( 2, 18, −7), Q(i, 2), Q( 3, 2), Q( 2 + 2), Q(i, 2 + 2).
√ √ 2
√
Solution. On a [Q( √ 2) : √ Q] = 2 car 2 √ est racine de X√ − 2 qui est irréductible
2
(sinon on √ aurait
√ 2√∈ Q).
Remarquons
√ que 18 =√ 3 2 est dans √Q( 2). Comme −7) est
√ √ √ racine de X + 7,
√ on a [Q( √ √ −7)
2, 18, √ :
Q(√2)] ≤ 2. Or, comme
√ √ √ −7 ∈/ R et [Q( 2) ⊂ R, on a donc Q( 2, 18, −7) 6
= Q( 2). Donc [Q( 2, 18, −7) :
Q( 2)] = 2 et [Q( 2, 18, −7) : Q] = 4 par multiplicativité.
√ √ √
On a Q ⊂√Q( 2) ⊂ Q( 4 2) ⊂ Q(i, 4 2).
On a [Q( √2) : Q] =√ 2 comme précédemment.
√ √ √ √ √ √
On a [Q( 4 2) : Q( 2)] ≤ 2 car 4 2 est racine de X 2√− 2. Si 4 2 ∈ Q( 2), on aurait (a + b 2)2 = 2 avec
2 2 4
a, b ∈ Q, on obtient, en décomposant √ dans la √base 1, 2, a + 2b = 0 et 2ab = 1, on obtient a = −1/2 dans Q
4
ce qui n’est pas √
possible. √
Donc [Q( 2) : Q( 2)] = 2. √ √
De√même [Q(i, 4 2) : Q( 4 2)] ≤ 2, car i est solution de X 2 − 1. Comme Q( 4 2) ⊂ R mais i ∈ / R, [Q(i, 4 2) :
4
Q( 2)] ≤ 2. √
Par multiplicativité, [Q(i, 4 2) : Q] = 8.
Le polynome X 3 − 2 est irréductible sur√Q car sinon il aurait un facteur de degré 1, et donc aurait une racine √
dans Q ce qui n’est pas le√ cas.√Donc [Q( √
3
2) : Q] = 3. De même X 2 − 3 est irréductible sur Q, donc sur Q( 3 2)
d’après exo 9.b. Donc [Q( 3, 3 2) : Q( 3 2)] = 2, et donc le degré cherché est 6 par multiplicativité
√ p √ √ √ √
On a Q ⊂ Q( 2) ⊂ Q( 2 + 2). L’important est de savoir si 2+ 2 est un carré dans Q( 2). Or N (2+ 2) = 2,
√ √ p √ √
qui pn’est pas un carré dans Q, donc 2 + 2 est un carré dans Q( 2). Donc [Q( 2 + 2) : Q( 2)] = 2, et
√
[Q( 2 + 2) : Q] = 4 par multiplicativité.
p √ p √ p √
On a Q( 2 + 2) ⊂ R et i ∈ / R, donc comme précédemment [Q(i, 2 + 2) : Q] = 2[Q( 2 + 2) : Q] = 8.
Exercice 10. Soit K une extension de k de degré 2.
a) On suppose que la caractéristique de k est différente de 2. Montrer qu’il existe a ∈ k tel que K soit
isomorphe à k[X]/(X 2 − a). À quelle condition deux extensions de cette forme sont-elles isomorphes ?
Décrire les automorphismes de K fixant k.
b) On suppose que k est de caractéristique 2. Montrer qu’il existe a ∈ k tel que K soit isomorphe à k[X]/(X 2 −
a) ou à KkX]/(X 2 − X − a). À quelle condition deux extensions de cette forme sont-elles isomorphes ?
Décrire les automorphismes de K fixant k.
Solution. Soit x ∈ K\k. La famille 1, x est libre sur k donc x2 = bx + c. En caractéristique différente de 2, on
obtient (x + b/2)2 = c + b2 /4. En posant a = c + b2 /4 et en envoyant X sur x + b/2, on obtient un morphisme
k[X]/(X 2 − a) → K, qui est un isomorphisme
√ car 1, x + b/2 forment une base de K sur k. Si b ∈ k est un carré
dans k[X]/(X 2 − a), alors b = (c + d a)2 , et donc 2cd = 0 et b = c2 + ad2 . Donc soit b soit b/a est un carré dans
k. Or si b est un carré k[X]/(X 2 − a) n’est pas un corps. Donc k[X]/(X 2 − a) et k[X]/(X 2 − b) sont isomorphes
si et seulement si b/a est un carré.
Notons y une racine de a dans K. Si σ est un automorphisme de K fixant k. On a σ(y)2 = σ(y 2 ) = σ(a) = a
donc σ(y) est y ou −y. Comme y engendre K, on obtient au plus deux automorphismes possibles. On vérifie
facilement que σ(e + f y) = e − f y définit bien un automorphisme
Exercice 11. On dit qu’un nombre algébrique x est constructible à la règle et au compas si il existe une tour
d’extensions de corps
k0 = Q ⊂ k1 ⊂ · · · ⊂ kn
avec [ki+1 : ki ] = 2 et x ∈ kn .
√
a) Montrer que 3 2 n’est pas constructible à la règle et au compas.
b) Montrer que cos( π9 ) n’est pas constructible à la règle et au compas.
3
√ √
Solution. Supposons qu’il existe k1 , . . . , kn comme dans l’énoncé avec 3 2 ∈ kn . Alors
√ [kn : Q] = 2n et √
[ 3 2 : Q]
divise 2n donc doit être une puissance de 2. Or on a déjà dans l’exercice 11 que [ 3 2 : Q] = 3, donc 3 2 n’est
pas constructible à la règle et au compas.
On a (eit +e−it )3 = e3it +e−3it +3(eit +e−it ). Donc 2 cos( π9 ) est racine de P = X 3 −3X−2cos(Pi/3) = X 3 −3X−1.
On vérifie que Q est irréductible sur Q en vérifiant qu’il n’a pas de racine : une telle racine a serait un entier
algébrique, donc un entier. Donc 1 = a3 − 3a est divisible par a ce qui montre que a = 1 ou −1. On vérifie que
1 et −1 ne sont pas solutions.
Donc [Q(cos( π9 )) : Q] est divisible par 3, ce qui prouve la non constructibilité de cos( π9 )
Exercice 12. Soit L/Kune extension
de corps de degré 3 et soient α, β ∈ L tels que L = K[α] = K[β].
a b
Montrer qu’il existe g = ∈ GL2 (K) tel que β = g · α = aα+b
cα+d . Discuter l’unicité de g.
c d
Solution. E = vect(1, α) est un sous-K-espace vectoriel de L dimension 2. L’application f de L dans L définie
par f : (x) = xβ est K-linéaire (même L-linéaire en fait) et bijective. Donc f (E) est un sous-K-espace vectoriel
de dimension 2. Comme dim E +dim f (E) > dimK L, on en déduit qu’il existe x 6=
0 ∈ E ∩f (E). D’où a, b, c, dK
a b
non tous nuls tels que β(cα + d) = aα + b (mais a priori la matrice g = est seulement dans M2 (K)).
0 c0 d
a b
En intervertissant le rôle de α et β dans l’autre sens, on obtient g 0 = telle que α = (a0 β+b0 )/(c0 β+d0 ).
c0 d0
On a donc g 0 g · α = g · βα, c’est-à-dire (c00 α2 + d00 α) = (a00 α + b00 ) et donc g 0 g = a00 Id, avec a00 6= 0, donc
g ∈ GL2 (K).
Supposons par l’absurde que f (E) = E. Alors 1 ∈ E et donc par récurrence β n ∈ E, et donc K[β] ⊂ E
contrairement à l’hypothèse. Donc E ∩ f (E) est de dimension 1 sur K, ce qui montre l’unicité de a, b, c, d à
multiplication par un scalaire commun près.
Exercice 13. Montrer que tout automorphisme de corps de R est l’identité (on pourra montrer qu’un tel
automorphisme est nécessairement croissant).
Solution. Un tel automorphisme s conserve la propriété d’être un carré, donc la propriété d’être positif. Donc
si a ≤ b, s(b) − s(a) = s(b − a) ≤ 0, donc s est croissant. De plus s est l’identité sur Q comme tout morphisme
de corps. Soit x ∈ R. Soit (an ) (resp. (bn )) une suite de rationnels tendants vers x par valeurs inférieures (par
valeurs supérieurs). Alors, comme s est croissante, an = s(an ) ≤ s(x) ≤ s(bn ) = bn . En prenant la limite quand
n tend vers l’infini, on obtient s(x) = x.