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Devoir de Mathématiques TSI2 - 2017/2018

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Lycée Jean Perrin

Classe de TSI2 2017/2018 Vendredi 15 Septembre

Devoir surveillé no1 de Mathématiques


(Durée : 3h)

Exercice 1 Exercices de cours

n
1
I) On pose, pour n entier > 1 : Un = et, pour n entier > 1 :
X
k
k=1

an = Un − ln n, et bn = Un − ln(n + 1).
1 1
(a) Montrer que : ∀k > 1, 6 ln(k + 1) − ln k 6 (utiliser l'inégalité des accroissements nis).
k+1 k
(b) Montrer que les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes, et que leur limite commune est strictement positive.
II) Donner la nature des séries de terme général :
1 √ √ 2n n!
a) un = √ b) vn = n
n+1− n
n c) wn =
n(ln n)3 nn
Correction H [cours1]

Exercice 2

1
Pour n > 1, on pose un = .
(2n − 1)52n−1
1. Justier que la série un converge.
X

n>1
On note ensuite U la somme de la série, Un la somme partielle d'indice n, et Rn le reste d'indice n déni par :
+∞
X
Rn = U − Un = uk
k=n+1

2. Montrer par récurrence que :


un+1
∀k > 0, un+k+1 6
25k
Montrer ensuite que
25
∀n > 1, Rn 6 un+1
24
Correction H [sn18]

Exercice 3

Soit a, b, c, d des réels strictement positifs et (un )n∈N une suite réelle dénie par son premier terme u0 > 0 et par la
relation de récurrence :
un+1 (n + a)(n + b)
∀n ∈ N, =
un (n + c)(n + d)
1. Soit α ∈ R. On pose vn = ln(nα un ).
(a) Montrer qu'il existe A ∈ R, qu'on exprimera en fonction de a, b, c, d et α tel que :
 
A 1
vn+1 − vn = +O
n n2

(b) En déduire que (vn ) converge vers une limite ` si et seulement si α = c + d − a − b.


2. On suppose cette condition remplie. En déduire un équivalent de la suite (un ) en fonction de ` et de α.
En déduire une condition nécessaire et susante sur a, b, c, d pour que la série un converge.
X

n>0

1/7
(3n)!
3. Quelle est la nature de la série ?
X
33n (n!)3
n>0

4. Calculer un lorsque u0 = 1, a = 1, b = 3, c = 2 et d = 4.
X

n>0
Correction H [sn14]

Exercice 4 Problème

A) Recherche d'un équivalent des sommes partielles d'une série de Riemann :


∞ n
1 1
On donne la série √ . On note un =
X X

k=1
k k=1
k
1. Quelle est la nature de cette série ?
1
2. Étudier et représenter la fonction t 7→ √ avec t ∈ R∗+ .
t
1
3. En intégrant t 7→ √ entre des bornes bien choisies, montrer la relation :
t
1 √ √ 1
∀k ∈ N∗ , √ 62 k+1−2 k 6 √
k+1 k

4. En déduire que √ √
∀n ∈ N∗ , 2( n + 1 − 1) 6 un 6 2 n + 1

puis montrer avec soin que un ∼ 2 n.
n→+∞
n
1 √
5. Soit Sn = √ − 2 n.
X

k=1
k
1
Montrer que Sn+1 − Sn ∼ √ .

n→+∞ 4n n

6. En déduire qu'il existe une constante C telle que un = 2 n + C + o(1).
n→+∞

B) Généralisation du résultat précédent :

1. Donner, sans démonstration, une condition nécessaire et susante, portant sur le réel α, pour que la série 1
P

soit convergente.
2. Soit β ∈ R\N. Donner, sans démonstration, le développement limité en 0 à l'ordre 2 de f : x 7→ (1 + x)β .
Soit α ∈]0, 1[. On pose, pour n ∈ N∗ :
n
!
X 1 1
An = − n1−α
kα 1−α
k=1

3. Déterminer le réel K , qui dépend de α, tel que l'on ait, quand n → +∞ :


K  1 
An − An−1 = +o
nα+1 nα+1
P 
4. Quelle est la nature de la série An − An−1 ?

5. Montrer que la suite (An )n∈N est convergente. On note L sa limite.


6. Donner un équivalent de quand n → +∞.
Pn 1
k=1 kα
Correction H [pb1]

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Lycée Jean Perrin
Classe de TSI2 2017/2018 Vendredi 15 Septembre

Correction de l'exercice 1 N

I) Voir cours.
2n n!
II) Voir cours sauf c), qui est une légère variante de l'exercice 11 fait dans le cours. Remarquons que wn = n > 0,
n
puis :
n −n
2n+1 (n + 1)! nn
 
wn+1 n 1
= × n =2 =2 1+
wn (n + 1)n+1 2 n! n+1 n
      
1 1 1
= 2 exp −n ln 1 + = 2 exp −n +o
n n n
wn+1 2
= 2 exp(−1 + o(−1)) −→ <1
wn n→+∞ e

D'après la règle de d'Alembert, la série wn est convergente.


X

n>1

Correction de l'exercice 2 N
1
Pour n > 1, on pose un = .
(2n − 1)52n−1
1. Remarquons que la série un est une série à termes positifs. De plus, pour n > 1 :
X

n>1

1
un+1 (2n − 1)52n−1 (2n − 1) 1− 1
2n
un
=
(2n + 1)52n+1
=
(2n + 1)52
= 1 × 52
1 + 2n
un+1 1
Donc lim = < 1. D'après le critère de d'Alembert :
n→+∞ un 25
La série un est convergente.
X

n>1

2. Remarquons pour tout entier n on a 2n−1


2n+1 6 1, le calcul de la question précédente montre que :
un+1 1 un
∀n ∈ N, 6 , c'est à dire : un+1 6
un 25 25
Montrons alors par récurrence sur k que :
un+1
∀k > 0, un+k+1 6
25k
u
C'est clair pour k = 0. Soit k > 0 xé. On suppose que un+k+1 6 n+1 . D'après la remarque et l'hypothèse de
25k
récurrence :
1 1 un+1 un+1
un+k+2 6 un+k+1 6 × 6 k+1
25 25 25k 25
Le résultat est vrai au rang k + 1. On conclut par récurrence que :
un+1
∀k > 0, un+k+1 6
25k
Cette inégalité permet de majorer le reste d'indice n moyennant un décalage d'indice :
+∞ +∞ +∞
X X X un+1
Rn = uk = un+k+1 6
25k
k=n+1 k=0 k=0

1
On reconnaît dans le majorant la somme d'une série géométrique convergente de raison < 1.
25
+∞ +∞  k
X un+1 X 1 un+1
= un+1 =
k=0
25k
k=0
25 1 − 24
25

Finalement :
25
∀n > 1, Rn 6 un+1
24

3/7
Correction de l'exercice 3 N

1. (a) Très simplement, on écrit :


 
un+1
vn+1 − vn = α ln(n + 1) − α ln n + ln
un
 
1
= α ln 1 + + ln(n + a) + ln(n + b) − ln(n + c) − ln(n + d)
n
     
1  a b  c d
= α ln 1 + + ln 1 + + ln 1 + − ln 1 + − ln 1 +
n n n n n

(b) En utilisant le développement limité avec  grand O de ln(1 + u) = 1 + u + O(u2 ) en 0, on obtient :
 
a+b−c−d+α 1
vn+1 − vn = +O
n n2

2. On sait que la suite (vn ) est de même nature que la série (vn+1 − vn ). D'après la question précédente, deux
X

cas se présentent :
a+b−c−d+α X1
 Si α 6= c + d − a − b, alors (vn+1 − vn ) . Puisque diverge, alors
X
∼ (vn+1 − vn )
n→+∞ n n
n>1 n>1
diverge.
X 1
 Si α = c + d − a − b, alors (vn+1 − vn ) = O . Puisque converge, alors (vn+1 − vn ) converge.
X
1

n2 n2
n>1 n>1
En résumé :
La suite (vn ) converge donc si et seulement si α = c + d − a − b.
e vn
3. Puisque un = , on en déduit par composition des limites :

e`
un ∼

Le terme général de la série un est équivalent au terme général d'une série de Riemann (qui converge ssi α > 1),
P
donc ces deux séries sont de même nature :

un converge si et seulement si c + d > 1 + a + b


X

n>0

(3n)!
4. On pose un = > 0, alors :
33n (n!)3

un+1 (3n + 3)! 33n (n!)3


= ×
un 33n+3 ((n + 1)!)3 (3n)!
(3n + 3)(3n + 2)(3n + 1) (n + 1)(n + 2/3)(n + 1/3) (n + 2/3)(n + 1/3)
= = =
33 (n + 1)3 (n + 1)3 (n + 1)2

Dans ce cas précis, on remarque que c + d = 2 = 1 + a + b, donc la série diverge.


5. Lorsque u0 = 1, a = 1, b = 3, c = 2 et d = 4, on a :
un+1 (n + 1)(n + 3)
∀n ∈ N, =
un (n + 2)(n + 4)

On peut retrouver le terme général de la suite (un ) par une technique de télescopage de produits :
n−1 n−1
Y (k + 1)(k + 3) n−1
un Y uk+1 Y ak a0
= = = = avec ak = (k + 1)(k + 3)
u0 uk (k + 2)(k + 4) ak+1 an
k=0 k=0 k=0

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Lycée Jean Perrin
Classe de TSI2 2017/2018 Vendredi 15 Septembre

3
Finalement un = . Une décomposition en éléments simples donne :
(n + 1)(n + 3)
+∞ +∞  
X 3X 1 1
un = −
n=0
2 n=0 n + 1 n + 3

On sépare alors cette somme en deux sommes de séries convergentes de façon à faire apparaître des télescopages :
+∞ +∞   +∞  
X 3X 1 1 3X 1 1
un = − + −
n=0
2 n=0 n + 1 n + 2 2 n=0 n + 2 n + 3
 
3 1 9
= 1+ =
2 2 4

Correction de l'exercice 4 N

A) Recherche d'un équivalent des sommes partielles d'une série de Riemann :


∞ n
1 1
On donne la série √ . On note un =
X X

k=1
k k=1
k
n
1
1. La série √ est une série de Riemann avec α = 1/2 6 1, donc elle diverge.
X

k=1
k
1
2. La fonction t 7→ √ est clairement continue, décroissante, et de limite +∞ en 0, et nulle à l'innie. Elle possède
t
donc l'allure suivante :

1
1
3. Soit k ∈ N∗ . La fonction t 7→ √ est décroissante sur [k, k + 1], donc :
t
1 1 1
∀t ∈ [k, k + 1], √ 6√ 6√
k+1 t k
Par croissance de l'intégrale, on a :
Z k+1 Z k+1 Z k+1
1 1 1
√ dt 6 √ dt 6 √ dt
k k+1 k t k k
Et après calcul :
1 √ √ 1
∀k ∈ N∗ , √ 62 k+1−2 k 6 √
k+1 k
4. Une sommation de l'inégalité de droite donne :
n n √  X n
X 1 X √ 1
√ 62 k+1−2 k 6 √ = un
k=1
k+1 k=1 k=1
k

et par télescopage : √
2( n + 1 − 1) 6 un
De plus, en utilisant l'inégalité de gauche avec un décalage d'indice :
n n √
X 1 X √ 
√ 62 ( k− k−1
k=2
k k=1

5/7
et par télescopage :

un − 1 6 2 n

On en déduit que
√ √
∀n ∈ N∗ , 2( n + 1 − 1) 6 un 6 2 n + 1

En utilisant cette dernière inégalité, on encadre alors :


r
∗ 1 1 un 1
∀n ∈ N , 1+ − √ 6 √ 61+ √
n n 2 n 2 n
un
Et le théorème des gendarmes donne lim √ = 1. D'où :
n→+∞ 2 n

un ∼ 2 n
n→+∞

n
1 √
5. Soit Sn = √ − 2 n.
X

k=1
k

1 √ √
Sn+1 − Sn = √ −2 n+1+2 n
n+1
− 21 1 !

 
1 1 1 2
= √ 1+ −2 n 1+ −1
n n n

     
1 1 1 1 1 1
= √ − √ +o √ −2 n 1+ − 2o − 1
n 2n n n n 2n 8n n2
 
1 1
Sn+1 − Sn = − √ +o √
4n n n n

1
Sn+1 − Sn ∼ − √
n→+∞ 4n n

6. La série (Sn+1 − Sn ) est convergente car son terme général (négatif) équivaut au signe près à celui d'une série
X

de Riemann convergente. Ainsi, la suite (Sn ) converge vers une limite C , ce qui s'écrit aussi :

Sn = un − 2 n = C + o(1)

On peut conclure :

Il existe une constante C telle que un = 2 n + C + o(1).
n→+∞

B) Généralisation du résultat précédent :

1. Le critère de Riemann nous permet d'armer l'équivalence :


La série 1
est convergente ⇐⇒ α > 1
P

2. Un développement limité en 0 à l'ordre 2 donne :

β(β − 1) 2
(1 + x)β = 1 + βx + x + o(x2 )
2

Soit α ∈]0, 1[. Pour n ∈ N∗ :


n
!
X 1 1
An = − n1−α
kα 1−α
k=1

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1. On a quand n → +∞ :
1 1 h 1−α i
An − An−1 = α
− n − (n − 1)1−α
n 1−α
1 n1−α h  1 1−α i
= − 1 − 1 −
nα 1−α n
1 n1−α h 1 − α α(1 − α)  1 i
An − An−1 = − + + o
nα 1−α n 2n2 n2
et enn :
α 1  1 
An − An−1 = − α+1
+ o α+1
2n n
P 
2. Le terme général de la série An − An−1 est donc équivalent à − α2 nα+1
1
, qui est le terme général d'une série
de Riemann convergente (à termes < 0). On conclut :
P 
la série An − An−1 converge

3. On a par télescopage : nk=2 (Ak −Ak−1 ) = An −A1 , ce qui ramène la convergence de la suite (An ) à la convergence
P
de la suite des sommes partielles de la série précédente. Donc :
la suite (An )n∈ est convergente
On note L sa limite.
4. On a donc : !
n
X 1 1
− n1−α → L
kα 1−α n→∞
k=1

d'où : n
X 1

k=1
−1→0
1
n1−α
1−α
et par suite :
n
X 1 1
∼ n1−α
kα n→∞ 1−α
k=1

7/7

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