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Limites et continuité : exercices corrigés

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Séance de soutien PCSI2 numéro 8 : Fonctions

réelles : limites et continuité - Correction des


exercices
Tatiana Labopin-Richard
28 janvier 2015

1 Problèmes de limites
Exercice 1 : Trouver les limites suivantes en identifiant une des méthodes
précédentes.
a) lim exp(x) + x1 .
x→+∞
√ √
1+x− 1−x
b) lim x
.
x→0
c) lim xb x1 c.
x→0
d) lim x2 b x1 c.
x→0
e) lim b 1 c.
x→0 x
f) lim exp(x − sin(x)).
x→+∞
g) lim x sin(x).
x→+0
sin(exp(x))
h) lim x
.
x→+∞
i) lim x cos(exp(x))
x2 +1
.
x→+∞ √
j) lim x− x .
x→+∞ ln(x)+x
x
k) lim+ x .
x→O
l) lim+ ln(x) ln(ln(x)).
x→1
1
m) lim (1 + x) x .
x→0
n) lim exp(x)−1
x
.
x→0
ln(1+x)
o) lim x .
x→0

Correction :

1
1
a) lim exp(x) = +∞ et lim = 0 donc par somme la limite vaut +∞.
x→+∞
√ √ x→+∞ x
b) 1+x− 1−x
x
= x(√1+x−(1−x)

1+x+ 1−x)
= (√1+x+2 √1−x) et notre limite vaut donc 1.
1
c) x
− 1 ≤ b x1 c ≤ x1 donc 1 − x ≤ xb x1 c ≤ 1 et le théorème des gendarmes
permet de conclure que la limite est 1.
2
d) En 0+ , on a |x2 b x1 c| ≤ xx via 0 ≤ b x1 c ≤ x1 et donc la limite vaut 0. En O− ,
on a |x2 b x1 c| ≤ x2 (1 − x1 ) via x1 − 1 ≤ b x1 c ≤ 0. La limite est donc aussi 0.
e) b x1 c ≥ x1 − 1 qui tend donc vers +∞.
f) exp(x − sin(x)) ≥ exp(x − 1) donc la limite est ecnore +∞.
g) La fonction f : x 7→ x sin( x1 ) est le produit de l’indentité de limite nulle en
0 et de x 7→ sin( x1 ) bornée. Donc la limite de notre produit vaut 0.
h) La fonction sin est bornée et la fonction inverse tend vers 0, la limite est
donc
encore une fois nulle.
x cos(exp(x))
i) x2 +1 ≤ x2x+1 qui tend vers 0.
√ 1− √1x
x− x
j) ln(x)+x
= ln(x) qui tend vers 1.
x
+1
x
k) x = exp(x ln(x)) = exp(X) avec X = x ln(x) qui tend vers 0. Donc la
limite vaut 1.
l) ln(x) ln(ln(x)) = X ln(X) avec X = ln(x) qui tend vers 0. Donc la limite
vaut 0.
1
m) (1 + x) x = exp( x1 ln(1 + x)) = exp(X) avec X = ln(1+x) x
qui tend vers 1.
Donc la limite vaut e.
n) C’est la dérivée de la fonction exp en 0, c’est à dire 1.
o) C’est la dérivée de la fonction ln(1 + x) en 0, c’est à dire 1.
Exercice 2 : Etudier les problèmes suivants en utilisant une des méthodes
précédentes :
a) Montrer que si f = g + h avec g qui admet une limite en 0 mais pas h, alors
f n’admet pas de limite en 0.
 2  2
b) Montrer que h1 : x 7→ sin x1 et h2 : x 7→ cos x1 n’admettent pas de
limite en 0.  2
c) Montrer que f : x 7→ x + sin x1 n’admet pas de limite en 0.
d) h1 + h2 admet-elle une limite en 0 ?
e) Montrer que la fonction sin n’admet pas de limite en +∞.
Correction :
a) Par l’absurder, h = f − g devrait avoir une limite.
1 1
b) Pour tout entier naturel non nul, h1 ( 2nπ ) = 0 et h1 ( 2nπ+ π ) = 1. Or les deux
2
1 1
suites ( 2nπ ) et ( 2nπ+ π ) tendent vers 0. Comme h2 = 1 − h1 on conclut avec
2
la question précédente.
c) f = id + h1 . id admet une limite en 0 contrairement à h1 donc f n’admet

2
pas de limite en 0.
d) h1 + h2 = 1 donc la limite vaut 1.
e) Les deux suite (2nπ) et (2nπ + pi2 ) permettent de conclure.
Exercice 3 : Ajuster a pour la fonction suivante soit continue :
(
a exp(x) si x ≤ 0
f : x 7−→
exp(−x) sinon

Correction :f (0) = a et lim+ f (x) = 1 il faut donc prendre a = 1.


x→0
q
Exercice 4 : Etudier la continuité sur R de f pour f (x) = bxc + x − bxc et
f (x) = bxc + (x − bxc)2 .
Correction :Par opérations, f est continue sur chaque Ik =]k, k + 1[ avec
+
q Il reste donc à étudier la continuer en a ∈ Z. Pour x → a ,
k entier relatif.
f (x) = bxc + x − bxc → a = f (a) car bac → a lorsque a est entier. Lorsque a
q
tend vers a− , f (x) = bxc + x − bxc → a − 1 + 1 = a = f (a) car bxc → a − 1.
Par continuité à droite et à gauche, f est continue en a et donc sur R.
/ Z, au voisinage de a, f (x) = bac + (x − bac)2 et donc f est
Soit a ∈ R. Si a ∈
continue en a. Lorsque a ∈ Z, on a si x → a+ , f (x) → a = f (a) et si x → a− ,
f (x) = a − 1 + (a − (a − 1))2 = a = f (a). Donc f est continue sur R.
Exercice 5 : Soit f : R → R définie par
(
1 si x ∈ Q
f : x 7−→
0 sinon
Montrer que f est totalement discontinue.
Correction :Soit a ∈ R. Il existe une suite (un ) de nombres rationnels et
une suite (vn ) de nombres irrationnels tels que un → a et vn → a. On a alors
f (un ) = 1 → 1 et f (vn ) = 0 → 0. Ainsi, f est discontinue en a.
n
Exercice 6 : Etudier la continuité de f définies sur R+ par f (x) = sup xn! .
n∈N

xn
Correction :La suite (un ) avec un = n! converge vers 0 donc la borne supé-
rieure existe dans R. De plus, on a uun+1
n
x
= n+1 .
Pour n ≥ bxc, n + 1 ≥ x et donc un+1 ≤ un . Pour n < bxc, n + 1 ≤ x et donc
un+1 ≥ un . Par suite,

xbxc
f (x) =
bxc!

3
et f est clairement continue sur tout a ∈ R+ privé de N et continue à droite
sur N. Il nous reste donc à étudier la continuité à gauche sur les entiers. Lorsque
x → a− , on a

xa−1 aa−1 aa
f (x) = → = = f (a).
(a − 1)! (a − 1)! a!
donc f est continue sur R.

2 Théorèmes fondamentaux sur les fonctions conti-


nues
2.1 Théorème des valeurs intermédiaires
Exercice 7 : Montrer qu’un polynôme unitaire de degré 3 possède au moins
une racine réelle.
Correction :f (x) = x3 + ax2 + bx + c. f est continue car polynômiale. Nous
avons de plus lim = +∞ et lim f = −∞ donc la fonction prend une valeur
x→+∞ x→−∞
négative et une valeur positive. Donc elle s’annule.
Exercice 8 : Soient f, g : [a, b] → R continues telles que f (a) ≤ g(a) et
f (b) ≥ g(b). Montrer qu’il existe x ∈ [a, b] tel que f (x) = g(x).
Correction :On introduit la fonction φ : x 7→ f (x) − g(x). φ est continue par
somme de deux fonctions continues. De plus, on a φ(a) ≤ 0 et φ(b) ≥ 0 donc φ
s’annule en un point x qui vérifie f (x) = g(x).
Exercice 9 : Soit f : R → R telle que lim f = −1 et lim f = 1 montrer que f
+∞ +∞
s’annule.
Correction :Comme lim f = −1, f prend des valeurs stirctement négatives.
−∞
Comme lim f = 1, f prend des valeurs strictement potitives. Donc f s’annule.
+∞

Exercice 10 : Soit f : [0, 1] → [0, 1] continue. Montrer que f admet un point


fixe.
Correction :Posons φ : [0, 1] → R définie par φ(x) = f (x)−x. Un point fixe de
f est une valeur d’annulation de φ. Comme φ est continue et vérifie φ(0) = f (0) ≥ 0
et φ(1) = f (1) − 1 ≤ 0, le TVI s’applique et nous avons l’existence d’un point fixe.
Exercice 11 : Soit f : [a, b] → R continue.

4
a) Montrer que si f ([a, b]) ⊂ [a, b] alors f admet un point fixe.
b) Montrer que si [a, b] ⊂ f ([a, b]) alors f admet un point fixe.
Correction :Comme précédemment, on pose φ(x) = f (x) − x, φ est continue,
notre objectif et de montrer qu’elle s’annule. Pour le premier cas, f (a) ∈ [a, b] et
donc φ(a) = f (a) − a ≥ 0 et φ(b) ≤ 0 donc on applique le TVI (c’est exactement
la même chose que l’exercice précédent. Dans le deuxième cas, si [a, b] ⊂ f ([a, b])
alors il existe α ∈ [a, b] tel que f (α) = a. φ(α) = a − α ≤ 0. En introduisant de
même β tel que f (β) = b, on peut conclure parce que φ(β) ≥ 0.
Exercice 12 : Soit f : R → R continue et décroissante. Montrer que f admet
un unique point fixe.
Correction :Unicité : Soit g : x 7→ f (x) − x. g est strictement décroissante et
injective donc ne peut s’annule qu’au plus une fois.
Existence : Par l’absurde, puisque g est continue, si elle ne s’annule pas, alors
elle est strictement positive ou strictement négative. Si ∀x ∈ R, g(x) > 0 alors
f (x) > x et donc f (x) tend vers +∞ lorsque x tend vers +∞. Ceci est absurde
car lim f = inf f (puisque f est décroissante). On raisonne de même si g(x) est
+∞ R
négative.
Exercice 13 : Montrer que les applications continues de R dans Z sont les
fonctions constantes.
Correction :Par l’absurde, si f n’est pas constante, alors il existe a < b tel
que f (a) 6= f (b). Soit y non entier compris entre f (a) et f (b). Le TVI implique
qu’il existe x ∈ R tel que y = f (x) et donc f n’est pas à valeurs entières.

2.2 Image d’un segment


Exercice 14 : Soit f : [a, b] → R continue telle que
∀x ∈ [a, b], f (x) > 0.
Montrer que inf f (x) > 0.
x∈[a,b]

Correction :f est continue sur [a, b], elle admet donc un minimum en un
certain c ∈ [a, b] :

inf f (x) = min f (x) = f (c) > 0.


x∈[a,b] x∈[a,b]

Exercice 15 : Soit f : R+ → R continue telle que f converge en +∞. Montrer


que f est bornée.

5
Correction :Puisque f converge en +∞, f est bornée au voisinage de +∞ :
∃M ∈ R et A ∈ R+ tels que :

∀x ∈ [A; +∞[, et |f (x)| ≤ M.


De surcroît, f est bronée par un certain M 0 sur [0, A] car continue sur un
segment. Donc f est bornée par max(M, M 0 ) sur R+ .
Faire un dessin pour bien comprendre ce qu’il se passe dans cet
exercice.
Exercice 16 : Montrer qu’une fonction continue et périodique sur R est bornée.
Correction :Soit T > 0 une période de f . Sur [0, T ], f est bornée par un certain
M car f est continuesur ce segment. ∀x ∈ R, x − nT ∈ [0, T ] pour n = b Tx c donc

|f (x)| = |f (x − nT )| ≤ M.
Donc f est bornée par M sur R.
Exercice 17 : Montrer que f : R → R bornée et g : R → R continue ont des
composées bornées.
Correction :Soit M ∈ R tel que pour tout réel x, |f (x)| ≤ M . On a alors
pour tout réel x, |f (g(x))| ≤ M donc f ◦ g est bornée.
Puisque g est continue sur le segment [−M, M ] elle y est bornée par un certain
M . Ainsi, pour tout réel x, |g(f (x))| ≤ M 0 car f (x) ∈ [−M, M ] donc g ◦ f est
0

bornée.
Exercice 18 : Soit f : R → R continue telle que

lim f = lim f = +∞.


x→+∞ x→−∞

Montrer que f admet un minimum absolu.


Pour M = f (0) + 1.
Puisque lim f = lim f = +∞, il existe (A, B) ∈ R2 tels que :
+∞ −∞

∀x ≤ A, f (x) ≤ M ∀x ≥ B, f (x) ≥ M.
on a A ≤ 0 ≤ B car f (0) < M . Sur [A, B], f admet un minimum en un point
a ∈ [A, B], f admet un minimum en un point a ∈ [A, B] car continue sur un
segment.
On a f (a) ≤ f (0) car 0 ∈ [A, B] donc f (a) ≤ M . Puis ∀x ∈ [A, B], f (x) ≥ f (a)
et ∀x ∈] − ∞; A[∪[B; +∞[, f (x) ≥ M ≥ f (a).
Donc f admet un minimum absolu en a.

6
Encore une fois, il est conseillé de faire un dessin pour bien com-
prendre ce que l’on fait ici : on se restreind sur un segment pour avoir
un minimum puis on gére les soucis aux bords.
Exercice 19 : Soit f : R → R continue. On suppose que chaque y ∈ R admet
au plus deux antécédents par f . Montrer qu’il existe y ∈ R possédant exactement
un antécédent.
Correction :Soit y une valeur prise par f . Si celle-ci n’a qu’un antécédent,
c’est terminé. Sinon, soit a < b les deux seuls antécédents de y. f est continue sur
[a, b] donc y admet un minimum en x et un maximum en d, l’un au moins n’étant
pas une extrémité de [a, b]. Supposons que ce soit c.
Si f (c) possède c0 comme autre antécédent alors :
Si c0 ∈ [a0 , b0 ] alors f ne peut être constante entre c et c0 et une valeur stricte-
ment comprise entre f (c) = f (c0 ) et max 0
f possède au moins 3 antécédents. C’est
[c,c ]
impossible.
Si c0 6= [a, b] alors une valeur sctrictement intermédiaire à y et f (c) possède au
moins 3 antécédents. c’est impossible.
Ainsi, il n’y a pas de c0 autre antécédent de f (c).
Exercice 20 : Appliquer ce théorème à f : R+∗ → R définies par f (x) =
x + ln(x).
Correction :f est continue et strictement croissante (f (x) = 1 + x1 > 0).
Ses limites en 0+ et +∞ sont respectivement −∞ et +∞. le téhorème de la bi-
jection monotone permet donc d’affirmer que f réalise une bijection de R+∗ vers
] lim f ; lim f [= R. De plus, son application réciproque f −1 est continue et stricte-
0 +∞
ment croissante et de limite 0+ en −∞ et +∞ en +∞.
x
Exercice 21 : Soit f : R → R définie par f (x) = 1+|x| .
a) Montrer que f réalise une bjiection de R vers ] − 1, 1[.
b) Déterminer f −1 .
x 1
Correction :a) Sur [0; +∞[, f (x) = 1+x = 1 − 1+x continue et strictement
croissante, f (0) = 0 et lim f = 1. Donc f réalise une bijection de [0; +∞[ vers
+∞
[0; 1[.
1
Sur ] − ∞; 0[, f (x) = −1 + 1−x continue et strictement croissante. lim f = 0
0
et lim = 1. Donc f réalise une bijection de R vers ] − 1; 0[. Nous avons donc une
−∞
bijection de R vers ] − 1, 1[.
y
b) Pour y ∈]0, 1[, x = f −1 (y) ∈ [0, +∞[ et y = f (x) ⇔ x = 1−y . Pour
−1 y
y ∈] − 1, 0[, x = f (y) ∈ [−∞, 0[ et y = f (x) ⇔ x = 1+y . Finalement, nous avons

7
y
∀y ∈] − 1; 1[, f −1 (y) = .
1 − |y|

Exercice 22 : Soit f : [0, +∞[→ [0, +∞[ continue vérifiant f ◦ f = id. Déter-
miner f .
Correction :f est bijective et continue, strictement monotone. Elle ne eput
pas être décroissante car alors elle ne serait pas surjective sur [0, +∞[, elle est docn
strictement croissante.
Si ∃x ∈ [0, 1], tel que f (x) < x, alors par stricte croissance, f (f (x)) < f (x) et
donc f (f (x)) < x ce qui contredit f ◦ f = id. De même, f (x) > x est impossible.
Donc f = id.

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