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Guide Mammiferes

Le guide présente la biodiversité des mammifères d'Albi, soulignant l'importance de leur préservation dans divers habitats locaux. Il inclut des informations sur l'identification des espèces, leurs comportements et leurs habitats, tout en sensibilisant les Albigeois à la biodiversité. Ce document, fruit d'une collaboration avec des organismes locaux, est destiné à l'éducation et à la sensibilisation des écoliers.

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Guide Mammiferes

Le guide présente la biodiversité des mammifères d'Albi, soulignant l'importance de leur préservation dans divers habitats locaux. Il inclut des informations sur l'identification des espèces, leurs comportements et leurs habitats, tout en sensibilisant les Albigeois à la biodiversité. Ce document, fruit d'une collaboration avec des organismes locaux, est destiné à l'éducation et à la sensibilisation des écoliers.

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DÉCOUVRIR LES

MAMMIFERES D’ALBI

mairie-albi.fr
Édito
Ville au patrimoine minéral et immatériel
exceptionnel, ville de culture, ville sportive,
Albi est riche de ses multiples facettes.
Même si la biodiversité mondiale est en souf-
france, elle est pour le territoire albigeois
un élément précieux et reconnu.
Engagée depuis de nombreuses années
mammifères sauvages sont bien représentés
dans des démarches de préservation de
du fait de la diversité des biotopes albigeois :
son environnement, Albi a reçu bon nombre
jardins privés, espaces nature, jachères,
de distinctions nationales venant récom-
bois, zones humides, etc.
penser son engagement.
Vous découvrirez dans ce guide les qualités
L’Atlas de Biodiversité Communale (ABC),
originales de certains mammifères peu
lancé début 2018, a été subventionné par
connus (taille des musaraignes, multiplicité
l’Agence Française de la Biodiversité (AFB).
des variétés de rongeurs, mode de vie des
Outre la détermination et la cartographie
chauve-souris) ou identifiés récemment
de zones à enjeux écologiques, un large
dans Albi (loutre, castor, …).
volet de l’ABC est consacré à la sensibili-
sation des Albigeois à la biodiversité locale Des ongulés aux chiroptères, nous vous
avec des conférences, des animations de proposons des critères simples pour les
terrain et, bien sûr, des publications reconnaître et/ou identifier leur présence
thématiques. afin de mieux pouvoir préserver leur biotope.
Ce guide de découverte des mammifères Comme les précédents, ce guide est offert
d’Albi vient enrichir celui sur les oiseaux à tous les écoliers albigeois, et accessible
et sur les insectes, publiés en 2016 et en téléchargement depuis le site internet
2017. Il a été réalisé en collaboration avec de la ville (www.mairie-albi.fr) afin de
la Fédération des Chasseurs du Tarn, et la pouvoir servir de support pédagogique en
Ligue Protectrice des Oiseaux du Tarn classe et de sensibilisation à la biodiversité
(LPO) pour la partie sur les chiroptères. à la maison.
Plus discrets que les oiseaux et beaucoup Nous vous souhaitons une agréable lecture
moins nombreux que les insectes, les et de belles découvertes naturalistes !

Stéphanie Guiraud-Chaumeil Bruno Lailheugue


Maire d’Albi Adjoint au maire délégué à l’urbanisme,
Présidente de la Communauté aux systèmes d’information et à la biodiversité
d’Agglomération de l’Albigeois Vice-président de la Communauté d’Agglomération
de l’Albigeois délégué aux financements extérieurs,
à l’économie circulaire, à l’économie sociale et solidaire
Avant-propos
Bien que les mammifères ne représentent qu’un tout petit groupe
dans le monde du vivant (5 416 espèces parmi des millions),
ils font partie des animaux les plus étudiés. Pourquoi ?
Sans doute parce que l’être humain (Homo sapiens) appartient
à ce groupe, mais également car de nombreuses espèces
de mammifères entrent régulièrement en interaction avec l’homme,
aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

Qu’est-ce qu’un mammifère ?


Pour faire partie des mammifères, les scientifiques ont retenu
plusieurs critères bien précis. Ainsi les mammifères se caractérisent
par leur capacité à réguler leur température interne (homéo-
thermes). Ils possèdent également un pelage (poil, fourrure,…), des
mamelles destinées à allaiter les jeunes, un squelette interne
osseux, des dents spécialisées en fonction du régime alimentaire
(herbivores, carnivores, omnivores, etc), quatre pattes compo-
sées de doigts, une queue et d’un certain nombre de glandes pou-
vant sécréter des substances jouant divers rôles (protection,
communication, etc). Autre critère majeur, les jeunes se développent
avant la naissance dans un organe spécialisé de la femelle :
l’utérus.
Bien entendu les mammifères occupent des milieux très variés.
Chaque espèce a développé des particularités qui l’éloignent
plus ou moins de ce modèle de base, reflétant ainsi des millions
d’années d’évolution et la formidable capacité du vivant à
s’adapter à son environnement.

SOMMAIRE ONGULES MUSTELIDES VIVERRIDES


DES ESPÈCES P.08 P.13 P.18
L’observation des animaux requiert beaucoup
d’attention et de patience. Savoir identifier une
silhouette et estimer la taille ou le poids d’un
animal permet déjà de se faire une idée de la
famille à laquelle il appartient.

Afin d’augmenter les possibilités d’identification


jusqu’à l’espèce, il est important de chercher
plusieurs indices : les mammifères sont relativement
discrets et il est plus facile de confirmer leur présence
grâce à leurs empreintes, leurs crottes ou leurs
restes de repas...

Le guide est divisé en plusieurs « grandes familles »


pour vous guider dans leur détermination. Chaque
famille a des comportements, une alimentation, des
habitats et des caractéristiques morphologiques
propres. Pour la plupart des animaux décrits,
qui sont présents sur Albi, il est possible de
pousser l’identification jusqu’à l’espèce.

Gardez à l’esprit qu’il faut savoir adapter les


connaissances théoriques sur le terrain : une trace
peut être déformée dans la boue et elle n’aura pas
la même forme selon la vitesse de déplacement de
l’animal. Les crottes peuvent varier en fonction
des saisons.

LES CANIDES LAGOMORPHES RONGEURS chiroptères


P.19 P.20 P.22 P.30
DéTERMINATION PAR LES EMPREINTES
Les empreintes « pelotes »
plus ou moins visibles

Les empreintes en forme de


« doigts » avec ou sans palmures

Les empreintes « Sabots »


en 1, 2 ou 4 parties

Hominidés Talpidés
Sans
griffes Humain

Patte avant
Sans aplatie Taupe d’Europe
palmures
Plus de 1 cm
de long Hérisson
5 doigts avant Avec
d’Europe
et arrière Griffes
< ou = 1 cm
de long Musaraigne
Avec
palmures
Castor d’Europe
Rongeurs

Patte arrière
Empreintes plus de
de mains Trace de 14 cm Ragondin
queue entre
les empreintes patte arrière
moins
de 7 cm Rat Musqué
Si taille pattes avant et
pattes arrière identiques Écureuil roux

4 doigts avant
5 doigts et arrière Si taille pattes avant Souris, Mulot,
et arrière différentes Rat, Loir, Lérot,
6 Campagnol
Avec
palmures
Loutre

Avec
Pelotes

Mustélidés
griffes
digitales
alignée Blaireau
5 pelotes Sans
digitales palmures
Sans Pelotes
griffes digitales Martre,
en cercle Fouine, Putois,
Belette, Vison

Viverrides Canides
Empreintes
de pelotes
Genette

Empreinte Plus
Avec
de forme de 4 cm
4 pelotes griffes
ovale de long Renard
digitales roux

Plus
de 4 cm

Lagomorphes
Pattes arrières de long Lièvre
beaucoup d’Europe
plus longues
avec poils < ou =
4 cm
de long Lapin de
garenne

Bord externe
Plus
régulièrement
de 6 cm
arqué
de long Cerf élaphe
Ongulés

2 ongles
Moins Bord externe
visibles
de 6 cm arrondi
de long Chevreuil

Empreintes
Plus Bord externe
de sabots
de 6 cm arrondi et
4 ongles de long usé au bout Sanglier
visibles 7
SUPER ORDRE DES

ONGULES

Le super ordre des « Ongulés » regroupe un ensemble


d’espèces de mammifères possédant
une caractéristique particulière : ils marchent
sur leurs ongles ou sabot. On trouve un à quatre
sabots à l’extrémité de chaque patte avant et arrière.
Ces sabots sont constitués de la même matière que
les ongles chez les primates : la kératine. Ainsi, cette matière
étant plutôt rigide, les pattes sont particulièrement protégées
et adaptées pour le déplacement. Par contre,
ils ne s’en servent pas comme organe du toucher.
C’est pour cela que ce sens est principalement
concentré sur leurs lèvres ou leur museau,
qui sont très souvent sur-développés.

8
LES ONGULES

Sanglier (mâle) - Laie (femelle)

le SANGLIER
OREILLES
BUTOIR

Sus scrofa QUEUE


Le sanglier est un animal sauvage DÉFENSES
robuste, pouvant peser plus de 100kg. GARDES
Ancêtre de nos cochons domestiques, PINCEAU
il possède un pelage foncé, de noir
à brun, et des canines spécialisées :
SEPT.
les inférieures se nomment défenses OC
T.
et les supérieures grès. Le sanglier OU
T
vit principalement dans les forêts de REPRODUCTION :
A

NO
feuillus où il y consomme différents RUT

V.
..
JUIL

fruits (glands, noisettes, etc). Il retourne ÉTÉ AUTOMNE


également le sol à la recherche de DÉC
lombric, avec son butoir puissant, ce
JUIN.

qui peut provoquer d’importants dégâts


JAN.

dans les champs. Omnivore, il s’abrite le PRINTEMPS HIVER


jour dans une bauge (creux dans le sol,
ON
I.

souvent dans un fourré) et sort surtout


MA

TI

V.
la nuit à la recherche de nourriture. En
A

T
S
GE
. MAR
cas de danger (notamment pour AVR S.

protéger ses petits), le sanglier produit


des claquements appelés « casse-noix » NAISSANCE
en frottant ses dents les unes contre les
autres.
Bête rousse - (sub-adulte) Marcassin (jeune)

9
LES ONGULES

Chevreuil mâle ou brocard

le CHEVREUIL
Capreolus capreolus
Le chevreuil est un animal vif et agile,
d’environ 20kg. Il possède un museau VELOPPE
U DÉ SEPT MENT D
noir et des lèvres bordées de blanc. ÊTD .
OC U FO
R
Son pelage est plutôt brun en été et AR T T. E
OU

TU OV.
grisâtre en hiver. Le mâle et la femelle REPRODUCTION
A

S
N
se distinguent l’un de l’autre par AUTOMNE
ÉTÉ
..

deux critères physiques : les bois et


JUIL

le postérieur. Seul le mâle possède

DÉC

TION
des bois sur le sommet du crâne.
JUIN.

Pour le postérieur, les deux possèdent

STA
JAN.
une tache blanche typique, en forme
de haricot pour le mâle et en forme PRINTEMPS HIVER

GE
I.

de coeur inversé pour la femelle.


MA


LA
V.
Le chevreuil est herbivore. Il se nourrit E
de pousses et de jeunes feuilles NAISSANCE AVR
. MAR
D
E
S.

d’arbres. Lorsqu’il percoit un danger, JEUNES (2 FAONS) IS


REPR
le chevreuil pousse un cri puissant,
on dit qu’il aboit. La femelle,
lorsqu’elle est accompagnée d’un
jeune faon, frappe le sol avec ses sabots
pour qu’il se couche au sol.
Brocard (mâle) - Chevrette (femelle) Faon (jeune)

10
LES ONGULES

Cerf (mâle)

le CERF Biche
Cervus elaphus (femelle)

Le cerf est un puissant mammifère, REPRODUC


TIO
pouvant facilement dépasser 200kg. BRAM N
E
Avec ses 1,50m au garrot SEPT.
OC
T.
et ses 1,80m au niveau de la tête T
OU
(sans compter les bois), le cerf est
A

NO
le plus grand mammifère terrestre de AUTOMNE

V.
..

France. Son pelage est brun en été et


JUIL

ÉTÉ
grisâtre en hiver. Il se nourrit aux

DÉC
premières et dernières lueurs du soleil, et
JUIN.

exclusivement de végétaux en lisière de

JAN.
forêt. Le mâle possède des bois sur le
PRINTEMPS

ON
sommet du crâne, qui évoluent et se HIVER
I.

développent avec les années. Lors de la TI


MA

V.
A

période de reproduction, le cerf pousse S


T

de puissants cris afin d’attirer les NAISSANCE


. MAR
E
AVR S.
G
JEUNE (1 FAON)
femelles et dissuader les autres mâles :
c’est le brame. Les bois, quant à eux,
servent à la parade mais également lors
des confrontations entre mâles.

Daguet (mâle juvénile de moins de 2 ans)


Faon (jeune) Bichette (femelle juvénile de moins de 2 ans)

11
LES ONGULES Les bois
Exemple du cerf
les différentes étapes de la vie du cerf se caractérisent par l’évolution
de sa ramure ; Au cours d’une même année et tout au long de sa vie,
l’animal sera désigné et caractérisé en fonction de la longueur,
de la forme et du nombre de pointes qui
composent sa ramure.

FAON HÈRE DAGUET JEUNE CERF CERF(SUB)ADULTE VIEUX CERF


6 mois 1 an 2 ans 4 ans 8 ans et +

Pas Apparition Apparition Développement Les bois Suite à des


de bois des supports des 1er bois des bois, atteignent leur changements
osseux pour à une seule ramification taille maximale, hormonaux, les
les bois : les pointe, et apparition parfois jusqu’à bois régressent.
pivots. À 9 appelés d’andouillets 1m pour un poids On dit que
mois, les bois « Dague ». de 7 à 8kg. le cerf ravale.
commencent
à pousser
AUTOMNE
Les bois sont un indicateur
ÉTÉ de l’état de santé de l’animal.
Les bois atteignent Un mâle ayant des bois bien
leur taille maximale. développés aura plus
Le velours se de chance de se reproduire.
déssèche et tombe,
c’est la «frayure». Les bois tombent,
rarement en
même temps.

PRINTEMPS
Les bois repoussent
rapidement, en 4/5
mois ; de 1 à 2 cm/
jour. Une peau qu’on HIVER
appelle « velours », Les bois sont tombés.
et qui sert à leur Le mâle est
croissance appelé « mulet »
les recouvre.
12
SUPER ORDRE DES

MUSTELIDES
ET AUTRES CARNIVORES

Méconnus voire méprisés, les mustélidés


forment une famille difficile à caractériser.
Ils ont en commun un corps allongé, des pattes courtes
et des glandes qui peuvent dégager une forte odeur.

Leur discrétion est sans doute leur principale particularité.


Elle est liée à leurs mœurs souvent nocturnes.

Les empreintes de Mustélidés comptent 5 doigts


à griffes non rétractiles.

Carnivore, Nocturne, Solitaire


Corps allongé
Petites oreilles Fourrure épaisse

Glandes
sécrétrices

Museau
Pattes
5 griffes non rétractiles

13
MUSTELIDES

le Blaireau Entrée
secondaire
Meles meles
Il s’agit du plus gros animal de la famille des
mustelidés, avec un poids de 8 à 20 kg.
Entrée
principale
On le reconnaît aisément à son dos gris,
son ventre noir et sa tête noire et
déblais
de terre
blanche.
galerie
Le blaireau est très prudent et passe les
journées dans son terrier pour n’en sortir
que le soir afin de se nourrir. C’est un chambre
omnivore opportuniste, les végétaux chambre
occupant une place importante dans son
alimentation. Son régime alimentaire
est également composé de vers de
terre, d’amphibiens, d’insectes, de
charognes et de petits mammifères.

Il vit dans des milieux assez variés même


s’il préfère les forêts très touffues offrant
des sous-bois denses. Vous ne l’observerez
pas de jour mais sa présence est trahie
par ses terriers massifs (habités de
génération en génération) ou ses
latrines qu’il recouvre une fois pleines.

La femelle, qui est de la même taille


que le mâle, se nomme la blairelle et
donne naissance en janvier ou février
à 2 à 7 petits blaireautins qui seront
sevrés 4 mois plus tard.

14
MUSTELIDES

re la Loutre d’Europe
Lutra lutra
La Loutre d’Europe est une espèce de mammifère
piscicole principalement nocturne. Autrefois
présente sur tout le territoire, les populations ont 
chuté jusqu’en 1980. Elles sont actuellement en
lègère progression. Quelques individus sont observés
de façon ponctuelle dans le Tarn. Pesant entre
6 et 11kg, son pelage, brun foncé, est composé de
deux couches : le poil de bourre (court, très fin,
dense et laineux) et le poil de jarre (long, lisse,
bre brillant et imperméable).
Excellente nageuse, elle dispose de pattes palmées,
d’un corps allongé et vit au bord des cours d’eau. La
loutre emprunte régulièrement les mêmes passages
sur la berge pour se mettre à l’eau : les « coulées ».
Elle fait sa tanière (catiche) entre les racines des
arbres de berges ou dans d’autres cavités.
La Loutre se nourrit d’espèces de poissons 
différentes et consomme assez fréquemment
des batraciens et des écrevisses.
Cette espèce marque son territoire à l’aide de son
urine ou de ses crottes (épreintes), contenant les
restes non digérés de ses proies (écailles et arêtes 
de poissons), généralement déposées à des endroits
précis (sur un caillou, une souche...).
Ce marquage joue un rôle important dans
la communication entre individus. La loutre 
est une espèce patrimoniale protégée.

15
MUSTELIDES
La Belette (Mustela nivalis) est
à la fois diurne et nocturne. Son pelage
est brun sur le dessus et blanc au dessous.
Elle se nourrit surtout de petits rongeurs
mais les oiseaux sont appréciés. Le gîte est
souvent celui d’une espèce qu’elle a chassé
(proie) et qu’elle a tapissé avec ses poils.

0,5kg
19 cm

La Fouine (Martes foina) est très semblable


à la Martre dont elle diffère par sa tâche
ventrale blanche qui descend sur les pattes
avant, des oreilles plus petites et plus étroites,
ainsi qu’un museau plus court et plus large.
Son domaine vital s’établit essentiellement
dans les bois de feuillus et leurs lisières,
les coteaux rocailleux, les habitats ruraux.
Elle s’abrite dans un arbre creux, un tas de
pierres, un grenier, une grange, et creuse
parfois un terrier. En partie carnivore, elle
1,7kg se nourrit de rongeurs, d’oiseaux, de fruits.
43 cm Commune en Europe, la Fouine
est uniquement nocturne.

La Martre (Martes martes) est carnivore,


insectivore et frugivore. Crépusculaire et
nocturne elle est identifiable par sa bavette
de couleur blanc-orangé qui ne descend pas
pas sur ses pattes comme chez la Fouine.
Elle fréquente les habitats forestiers et se
tient à l’écart des habitations
ou des milieux ouverts. Adaptée à une
existence arboricole, très agile, elle se
déplace rapidement dans le houppier des
1,3 kg arbres. Elle peut parcourir 25 km en une nuit.
46 cm

16
Le vison d’amérique (Neovison vison),
est une espèce exogène originaire
d’Amérique du nord, introduite dans
le passé pour le commerce  des peaux.
Les pattes sont semi-palmées. Le vison
est pourvu d’une dentition de carnivore,
avec quatre canines proéminentes.
Cet animal, actif de jour comme de nuit,
occupe exclusivement les milieux aquatiques
tels que les étangs, les marais, les petits
cours d’eau. On le rencontre néanmoins le
1,6 kg plus fréquemment sur les rivières de taille
45 cm moyenne. Le Vison d’Amérique a pris la place
du Vison d’Europe qui a quasiment disparu.

Le Putois (Mustela putorius putorius)


a un corps d’une couleur proche du brun
foncé avec une tête plus claire.
Cet animal qui est essentiellement nocturne,
silencieux et furtif, affectionne les milieux
humides comme les bordures d’étangs et
les marais. Sa nourriture est principalement
constituée de lapins, grenouilles et
de campagnols, mais aussi parfois,
de rats ou d’autres petites proies.
1,7 kg Cet animal n’a rien à voir avec la Moufette
ou Skons, également nommée Putois, qui
50 cm est originaire d’Amérique du Nord.

17
VIVERRIDES

la Genette
Genetta genetta
Elle est présente dans vingt­neuf
départements du Sud-­Ouest de la
France avec des effectifs d’importance
variable. Originaire d’afrique de l’est,
elle est le seul membre en Europe
de la famille des viverridés.

La Genette est un petit carnivore


à la robe tâchetée et à la queue
annelée. Elle a la taille d’un chat
et un corps élancé (50 à 60cm)
sur de courtes pattes avec une
queue d’environ 40cm.
Elle affectionne les milieux fermés
au couvert végétal abondant.

Peu farouche elle peut vivre


à proximité des maisons
de celles-ci, chassant rat et souris.
Les femelles ont une portée
de deux à quatre jeunes par an. En 2016, ce sont 11 genettes qui ont
été observées sur Albi et son agglomération.

18
CANIDES

le RENARD
Vulpes vulpes
Le renard est un carnivore nocture,
commun dans tous les départements. Il
mesure entre 35 et 40 cm au garrot,
environ 1 mètre de long et pèse jusqu’à
14kg. Généralement brun-roux, son
pelage varie du beige au brun voire au
roux vif en fonction des saisons. Ses
oreilles sont pointues, dressées, noires
sur l’arrière.
La queue est longue et touffue avec
une extrémité plus ou moins blanche.
Il s’adapte à des milieux très variés, en
forêt, en campagne et même en zone
urbanisée. Il s’abrite dans un terrier qu’il
creuse lui-même ou qu’il emprunte aux
lapins ou aux Blaireaux, et qu’il réaménage.
On trouve des restes alimentaires
(plumes, pattes de lapins, musaraignes,
taupes) près des terriers. Quand des
renardeaux y sont présents, il est
possible d’entendre leurs gémissements Mulotage
aigus et rythmés.
Le régime alimentaire du renard est très
varié : rongeurs, lagomorphes, oiseaux,
insectes (surtout coléoptères), œufs,
lombrics. Il s’approprie les dépôts
d’ordures, tas de compost, mangeoires
pour oiseaux, etc. En été et en automne,
il consomme les fruits tombés et les baies.
19
SUPER ORDRE DES

LAGOMORPHES

Venant du terme « Lagos », le lièvre et « morphe », la forme, le nom


signifie donc « en forme de lièvre ». Le lièvre et le lapin sont les
uniques représentants en France des lagomorphes. Ils se distinguent
des rongeurs par une deuxième paire d’incisives plus
petites derrière la première, sur la machoire supérieure.
Les lagomorphes sont herbivores stricts. Ils ont la particularité de
pouvoir digérer la celluloses des plantes grâce à la présence de
bactéries dans la partie de leur intestin nommée caecum. Des crottes
rondes et molles en sont évacuées par moment puis réavalées par
l’animal. On appelle ce procédé la caecotrophie. Ces crottes sont
particulièrement riches en vitamines et protéines.
Les lagomorphes ont de nombreux prédateurs :
l’homme, les mammifères carnivores, les rapaces.
On les retrouve dans différentes types de milieux ; des zones
agricoles ouvertes aux lisières de forêt.
Ils se déplacent par bonds et possédent une fécondité exceptionnelle.

Fiche d’identité

• Taille variable de 12 à 25cm • Queue courte


• Recouvert d’une fourrure • Lèvre supérieure fendue
dense dont la couleur en son milieu
varie avec les saisons • Ouïe très fine
• Museau avec de • Yeux sur le côté de
nombreuses vibrisses la tête permettant d’avoir
• Pattes postérieures un large champ de vision
et oreilles longues

20
Le lièvre Le lapin Garenne

Lepus saxatilis Oryctolagus cuniculus


Le lièvre est le plus grand des Le lapin est un petit lagomorphe de
lagomorphes et peut peser plus de 1.5kg en moyenne. Il a les oreilles plus
5kg. Les membres postérieurs sont courtes que la tête. Il préfère les
adaptés à la course. Un lièvre peut habitats diversifiés où alternent
atteindre en quelques secondes la zones ouvertes et zones plus denses.
vitesse de 70 km/h et faire un bond de Il vit en colonie dans une structure
2 mètres de haut. Il a de longues souterraine constituée de galeries,
oreilles, noires en bout. Il préfère les d’ouvertures et de chambres, appelée
terrains ouverts et herbeux où il peut y garenne. La lapine fait jusqu’à
faire son gîte, simple cuvette creusée cinq portées par an de quarte à cinq
dans le sol. Le lièvre est solitaire sauf jeunes en moyenne, pour une durée de
pendant la reproduction, que l’on gestation de 28 à 31 jours. Les lapereaux
appelle bouquinage. Le mâle et la naissent dans la rabouillère, une chambre
femelle se livrent alors à de véritables un peu à l’écart de la garenne principale.
combats de boxe. La hase fait 3 à 4 Ils sont nus, aveugles et sourds.
portées par an de 1 à 4 jeunes pour
t es
ein
une durée de gestation de 41 jours en • 4 pelotes avec
moyenne. Les levrauts naissent les griffes. Identiques
empr

yeux ouverts avec leur pelage complet. au lièvre mais


plus petites.
t es
ein
• Crottes verdâtres
à noires en amas
e
empr

dans des lieux appelés


• 4 pelotes ott latrine ; avec jusqu’à
100 crottes par lapin
Cr

avec 4 griffes.
et par jour.
• Voie en forme de Y
e
ott
• Crottes brunes
jaunâtres de 2 cm
Cr

de diamètre
Crottier
et dispersées.

21
SUPER ORDRE DES

RONGEURS
et apparentés

Les rongeurs sont des mammifères présents presque partout


dans le monde. Leur système dentaire est adapté à
un régime herbivore (racines, graines, pousses et fruits qu’ils râpent
avec leurs incisives et qu’ils broient avec leurs molaires). Plus de la
moitié des mammifères de la planète sont des rongeurs.

Les incisives des rongeurs sont au nombre de deux par mâchoire


et s’usent en permanence du fait d’un usage continu.
Contrairement aux dents des autres mammifères,
elles poussent constamment pour compenser l’usure continue.
Les rats ont des incisives plus dures que le plomb, le cuivre ou
l’aluminium et font de gros dégâts. En se déplaçant d’avant
en arrière, la mâchoire fonctionne comme une râpe ou une lime.

Pour plus de simplicité, les soricidés (musaraignes…)


ont été intégrés à ce super ordre.

22
Le Castor Le ragondin
Castor fiber  Myocastor coypus
Le castor est le plus grand rongeur Le ragondin est une espèce
européen. Il est en progression sur la envahissante introduite dans le passé
rivière Tarn, où des individus sont pour le commerce des peaux. Des
observés de façon ponctuelle à Lescure animaux ont été lâchés dans la nature
d’albigeois, Albi à Castelnau-de-Lévis. à l’arrêt de ce commerce et ont
Sa queue en forme de palette est colonisé progressivement le territoire
écailleuse et large. Il possède de français.
grandes incisives orangées, ses pattes Entre 3 000 et 6 500 ragondins sont
arrières sont palmées et deux fois plus capturés dans le Tarn/an, dont 400
grandes que les pattes avant. Son dans l’albigeois. Cette espèce exotique
domaine vital est variable selon les préfére vivre dans les milieux aqua-
lieux. Une famille peut s’approprier de tiques d’eau douce, parfois saumâtres.
500 à 5 500 mètres de berges le long Le ragondin est à l’origine de gros
d’une rivière. Le régime alimentaire est dégâts sur les berges des cours d’eau :
composé de plantes herbacées, feuilles le creusement de longs terriers
et rameaux. Le castor s’éloigne assez entraine souvent une déstabilisation et
peu de l’eau pour abattre des arbres. Il une érosion de celles-ci.
ronge surtout les peupliers, saules et
trembles et peut couper des arbres de
20 cm de diamètre et plus. Monogame,
il vit en petits groupes familiaux
dont l’importance varie selon le succès
de la reproduction. cette espèce
n’hiberne pas mais prolonge ses
moments de repos durant la saison
froide.

Tronc rongé sur les


berges du Tarn à Albi
23
Le loir Le lérot
Glis glis Eliomys quercinus
Le loir (Glis glis) est un petit animal Le lérot (Eliomys quercinus) est présent
crépusculaire et nocturne à la queue partout en France. Nocturne, il est
grise et touffue qui pèse généralement aussi actif après l’aube et peut être vu
entre 70 et 200 g. dans la journée. Il diffère du loir gris
par sa tête plus pointue, son masque
En été, il construit un nid de mousse et
noir. Sa queue est longue, velue avec
de fibres situé à grande hauteur dans
une touffe terminale noire et blanche.
un trou d’arbre, un trou de muraille, ou
Le lérot a un poids de 45 à 120 g qui
dans un terrier. Il peut aussi utiliser un
peut doubler avant l’hibernation qui se
nichoir. On trouve jusqu’à cinq individus
fait d’octobre à avril dans un arbre creux,
dans un même nid. Son alimentation
un trou de mur, une grotte, un grenier.
se compose de fruits, d’écorces, de
bourgeons, de noisettes... Cet animal se trouve souvent dans les
Le loir accumule de la graisse pour murs des jardins, dans les vergers, les
l’hiver et a l’habitude de faire des terrasses et les vieux bâtiments. Le
provisions importantes dans ses lérot est le plus carnivore des rongeurs
caches. Il hiberne d’octobre à avril. européens. Son régime est constitué
à 80 % de proies animales. Il s’agit
surtout d’insectes mais il consomme
également des escargots, des œufs
et même les oisillons d’une couvée.
Les fruits, notamment les noix
et les pommes entreposées dans les
greniers sont également au menu.

24
Le rat gris Le rat noir
ou surmulot Rattus rattus
Rattus norvegicus Le rat noir est une espèce en
régression, face au rat gris introduit
Le rat gris ou surmulot est originaire
au 18ème siècle. Plus petit que
de Chine. Présent dans toutes les aires
ce dernier (longueur de 15 à 20 cm
de répartition humaine,il est abondant
sans la queue), son pelage
dans les villes et dans les aggloméra-
est de couleur noir à noisette.
tions rurales.
C’est un bon grimpeur qui cherche
De couleur grise, il mesure environ
plutôt à s’enfuir par le haut.
25cm et pèse en moyenne 350gr. Sa
Nocturne et omnivore, il a une
queue annelée est moins longue que
préférence marquée pour les graines
son corps.
et éventuellement les fruits. Très
Cet animal nocturne est un omnivore intelligent, il est également méfiant
opportuniste qui se nourrit de nos et peut mettre longtemps avant de
déchets et de tout ce qu’il parvient consommer une nourriture nouvelle.
à dérober. Il se montre extrêmement Les nids de rats noirs sont
prudent lorsqu’il découvre toute généralement localisés en hauteur,
nouvelle nourriture. dans les parties sèches et recoins
Le rat gris, dont l’espérance de vie sombres bien tranquilles des
est de 18 mois, est extrêmement bâtiments. La durée de vie
prolifique, intelligent et sociable. moyenne est de 2 à 3 ans.
Il a quatre doigts sur les pattes
avant et cinq sur les pattes arrières.

25
La souris grise (Mus musculus) a une taille adulte comprise
entre 7 et 10 cm pour un poids adulte qui va de 21g jusqu’à
60g pour les plus grosses femelles. C’est un animal nocturne
qui vit, dans les champs ou à proximité des habitations.
Son régime alimentaire est omnivore à tendance gra-
nivore. Elle consomme moins de 5gr de nourriture par
jour. L’espérance de vie d’une souris est de deux ans en
l’absence de prédateurs, mais seulement de cinq mois à
l’état sauvage.

Le campagnol des champs (Microtus arvalis) a un corps


trapu et arrondi, d’une dizaine de centimètres (sans la
queue) pour un poids de 18 à 50g. Il se différencie du mulot
par ses petites oreilles et sa queue courte. Le campagnol
des champs vit dans des terriers. Il creuse des galeries
avec de nombreuses ouvertures béantes reliées en surface
par des coulées où il dépose ses crottes. Il se nourrit de
plantes herbacées ou de graines prélevées à la surface du
sol, ce qui en fait un ravageur de plantes cultivées

Le mulot Sylvestre (Apodemus sylvaticus) mesure


entre 7,5 et 11cm pour un poids de 18 à 50g. Sa queue qui
est aussi longue est pourvue de poils. Il a de gros yeux
saillants, de grandes oreilles et ses pattes arrières sont plus
longues que les pattes avant. Plutôt solitaire, actif toute
l’année, à la nuit tombée. Il est visible partout en France
et fréquente de grandes variétés de milieux, y compris
les habitations. Le mulot est granivore, voire omnivore.

Le rat des moissons (Micromys minutus), qui ne pèse que


6gr environ, est le seul animal européen à posséder une
queue préhensile (partie terminale). On le trouve dans les
champs de céréales comme le blé et l’avoine, ainsi que
dans les grandes herbes et les haies. Il se déplace avec
une grande aisance le long des tiges. Le rat des moissons
est actif toute l’année. Son régime alimentaire est à base
de végétaux de graines et de baies mais aussi d’insectes.

26
La musaraigne commune (Sorex araneus) est une espèce
qui n’hésite pas à pénétrer dans les maisons à l’automne.
De couleur généralement gris-brun, elle possède un
corps plutôt mince par rapport à la tête et un museau
pointu caractéristique. Les pointes des dents sont rouges.
La musaraigne est active toute l’année, solitaire, s’activant
de jour comme de nuit avec des périodes de pause régulières.
Elle mange l’équivalent de son poids chaque jour en insectes,
gastéropodes, vers ou petits vertébrés.

La crocidure musette (Crocidura russula) est un animal


allongé à la tête fine, au museau pointu et aux dents
blanches. Le poids varie de 6 à 13 grammes. L’espèce,
principalement nocturne, est active toute l’année. Présent
dans toute la France, cet insectivore est bien utile dans le
jardin car son régime alimentaire est constitué d’insectes,
d’araignées, de gastéropodes, de vers ou de petits vertébrés.
Cette musaraigne est régulièrement consommée par la
chouette effraie.

La crocidure des jardins (Crocidura suaveolens) est


une espèce dont la biologie et l’écologie sont peu connues
et sont en général considérées comme très semblables à
celles de la Crocidure musette à qui elle ressemble
beaucoup. La Crocidure des jardins est cependant plus
petite avec un poids qui varie de 6 à 9 grammes.

Le Pachyure étrusque (Suncus etruscus) est le plus léger


des mammifères : il ne pèse que 1,8 gramme en moyenne
pour une taille de 3 et 5,2 cm, queue exclue. C’est un
animal fin au museau allongé, aux dents totalement
blanches et au pelage gris tirant sur le brun sur le dos. Il
fréquente les milieux ensoleillés herbeux ou rocailleux.
Son activité est principalement nocturne et il est actif
toute l’année. Son alimentation est à base d’insectes et
de larves d’insectes.

27
RONGEURS

L’écureuil roux
Sciurus vulgaris
L’écureuil roux (Sciurus vulgaris) panache comme un balancier indispensable
est une espèce arboricole protégée pour se déplacer de branche en branche
qui mène une vie solitaire, fréquentant en conservant l’équilibre. À terre, il se
aussi bien les forêts que les boisements déplace très rapidement par bonds.
urbains, dont les effectifs, en baisse, Il se nourrit essentiellement de bourgeons,
souffrent notamment de la de baies, de fruits et de champignons,
fragmentation des milieux. auxquels s’ajoutent quelques petits
L’écureuil roux est l’un des rares animaux (escargots, insectes, oisillons).
mammifères diurnes de nos régions. Il écorce les résineux, ouvre les noisettes
Toujours en activité, il mène une vie au et épluche les cônes d’épicéa.
ralenti l’hiver, mais n’hiberne pas. C’est En automne, l’écureuil consacre beaucoup
un grimpeur agile qui utilise sa queue en de temps à cacher des réserves de
nourriture dans des trous d’arbres, ses
nombreux nids ou sous les vieilles
souches. Comme il a très mauvaise
mémoire, il fouille systématiquement les
caches potentielles à proximité de ses
passages habituels. Ses nombreux oublis
participent à la régénération des forêts
Excepté durant la période d’élevage des
jeunes, l’écureuil reste seul dans son nid.
Ce dernier se trouve généralement à plus
de 5 mètres de haut dans un arbre, pour
échapper aux prédateurs. Il est composé
de branches feuillues, garni de mousse
et d’herbe et son entrée est positionnée
vers le bas. Le jeunes restent quelques
mois à proximité avant de se disperser.

28
TALPIDES ERINACEIDES

La Taupe d’Europe Le Hérisson


Talpa europaea Erinaceus europaeus
Le hérisson est un animal commun,
La taupe d’Europe est un petit mammifère
largement répandu, mais localement
fouisseur de 15 à 20 cm de long qui
absent sans raisons évidentes. Il est
est présent partout en France. Elle vit
protégé dans toute la communauté
sous terre, dans les sols humides et
européenne. Nocturne, il est bruyant
meubles. Ses pattes antérieures sont
quand il se déplace dans la végétation.
adaptées au creusement. Avec ses
Le hérisson menacé se roule en boule,
doigts munis de griffes puissantes, elle
protégé par ses 6 000 piquants.
peut creuser vingt mètres de galerie
Le hérisson habite les bois de feuillus,
en une seule journée sur une zone de
les haies, les broussailles, les parcs
chasse qui varie de 600 à 900 m².
mais cette espèce souffre de la
Elle voit mal les formes mais discerne
fragmentation des milieux, de la
assez bien les mouvements, ce qui la
pollution, et de la circulation routière.
rend vulnérable en surface mais pas
Le hérisson consomme surtout des
en sous-sol. Son ouïe est parfaite et,
invertébrés terrestres tels que les
dotée d’un odorat très puissant, elle
lombrics, les carabes, les chenilles,
est capable de repérer un ver de terre
les araignées, les limaces : c’est un
dans plusieurs centimètres de terre.
ami du jardinier très utile au potager !
C’est un animal peu sociable qui vit
Il vit 3 ans en moyenne (10 au
seul (durée de vie en moyenne de 6
maximum). Solitaire, il hiberne dans un
ans). Les taupinières correspondent à
nid d’herbes et de feuilles, à l’abri, sous
des points d’évacuation de la terre. Elle
une vieille souche ou un tas de bois.
mange près de la moitié de son poids
Sa vue est faible mais l’odorat
en une journée et peut mourir de faim
et l’ouïe sont excellents.
en moins de douze heures de jeûne.
Le hérisson est une espèce parapluie :
en la protégeant, on étend la protection
à toutes les espèces qui partagent son
habitat ou qui interagissent avec sa
niche écologique.

29
SUPER ORDRE DES

chiroptères

Les chauves-souris sont de petits mammifères volants


et exclusivement nocturnes. On les appelle également chiroptères,
signifiant « qui vole avec les mains », en référence à leur membrane
alaire (patagium) englobant leurs doigts très longs. En France,
on ne dénombre pas moins de 34 espèces de chauves-souris dont
31 d’entre-elles sont observables en région Occitanie.
Pas la peine de vous munir d’une gousse d’ail
ou d’un crucifix, les chiroptères européens ne sucent
pas de sang et se nourrissent uniquement d’insectes.
Pour se repérer dans un environnement nocturne,
les chauves-souris ont développé un système
de repérage acoustique bien rodé, celui de l’écholocation.
Leurs cris, inaudibles pour nous car trop aigus, se répercutent
sur un obstacle avant de revenir à leurs oreilles à l’anatomie
très sophistiquée. Le son réceptionné est alors analysé permettant
à la chauve-souris de « voir » dans le noir complet.

L’encart consacré aux chauves-souris


à été rédigé par la Ligue de Protection
des Oiseaux du Tarn (Pierre Rigou)

30
Une année bien mouvementée
Les accouplements ont lieu essentiellement en automne, la femelle pouvant
conserver la semence du mâle tout l’hiver grâce à une ovulation différée. Elles se
regroupent ensuite en colonie au début de l’été (juin-juillet) pour mettre-bas.
Chaque femelle a généralement un seul petit par an. Ce dernier est allaité dès
la naissance et reste accroché à sa mère pendant les deux à trois premiers
jours, même lorsqu’elle part chasser. Il prendra son premier envol environ trois
semaines plus tard. L’hiver, les chiroptères se regroupent dans des grottes,
bâtiments, carrières ou tout autre lieu avec une température relativement
stable. Ils passeront la saison froide à dormir : c’est l’hibernation.

DES ANIMAUX PEU CONNUS ET FRAGILES


En France, toutes les espèces de chiroptères sont protégées et leur population
générale est en net déclin. Les origines de cette diminution sont multiples :
• Pesticides : les insectes sont leur unique source de nourriture, s’ils
disparaissent les chauves-souris aussi.
• Dérangement en hiver : un réveil accidentel pendant l’hibernation peut
leur être fatal.
• Destruction des sites : arbres morts enlevés, grottes obstruées, zones
humides asséchées, combles fermées, etc.
• Trafic routier : les collisions avec les voitures sont fréquentes et peu
perceptibles.
• Mauvaise réputation : vampires, accrochage dans les cheveux, porte-malheur,
autant de fausses idées qui ne jouent pas en leur faveur.

DES CHAUVES-SOURIS
DANS MA MAISON TRAN
On retrouve de nombreuses espèces de SI
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chiroptères au niveau des habitations. BA T. A
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En effet, ses grottes étant trop froides
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pour mettre bas, les chauves-souris vont


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rechercher des endroits plus tempérés


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comme des combles, des arbres creux, ÉTÉ


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les débords de toits et même juste


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derrière un volet. Réjouissez-vous de


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leur présence, elles sont d’excellents


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insecticides naturels et jouent un rôle
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essentiel dans la régulation des moustiques PRINTEMPS


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et des pyrales du buis. Vous pouvez éga- A


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lement installer des gîtes à chiroptères SI H


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AVR
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S.
PRI
sur vos arbres ou vos murs pour faciliter NTANIER
leur installation.

31
Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)
ENVERGURE : 18-24 cm ; POIDS : 4-8 gr.
Pas plus grande qu’un pouce, c’est la chauve-souris la plus
commune et la plus répandue de France. On la retrouve
régulièrement accrochée derrières les volets ouverts, où
elle aime bien passer la journée et même installer une
colonie. Grande prédatrice de Diptères, elle vous protégera
des moustiques communs (Culex) mais peu de moustiques
qui volent rarement de nuit.

Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)


ENVERGURE : 35 cm ; POIDS : 11-20,5 gr.
Espèce cavernicole, le minioptère passe le plus clair de
son temps dans de vastes grottes, d’anciennes carrières
ou des tunnels. Le minioptère se nourrit essentiellement de
petits papillons de nuit et de Diptères. Il chasse d’ailleurs
à proximité de ses gîtes souterrains mais il peut aussi
parcourir plus de 20km pour trouver sa nourriture.

Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)


ENVERGURE : 33-40 cm ; POIDS : 13-34 gr.
Le plus grand des rhinolophes. Cette famille se caractérise
par leur nez en forme de fer à cheval qui émet les ultrasons
à la place de la bouche. Les femelles mettent-bas sous les
toits des grands bâtiments ou dans les souterrains. Lié aux
bocages, il chasse de gros insectes volants qu’il attrape en
vol ou au sol, le long des haies et des lisières.

Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)


ENVERGURE : 19-25, 4 cm ; POIDS : 5-9 gr.
Tout comme la Grand Rhinolophe, il émet ses ultrasons
par le nez. Les Petits Rhinolophes passent l’hiver en cavité
(grottes ou anciennes carrières) et se rapprochent
généralement des vieux bâtiments, type grange ou ferme,
pour se reproduire. Lorsque qu’il dort, on le reconnaît
facilement à son aspect de sac pendant dû à ses ailes qui
recouvrent entièrement son corps suspendu.

NE MANIPULEZ JAMAIS UNE CHAUVE-SOURIS


32
Murin à oreilles échancrées Myotis emarginatus
ENVERGURE : 22-25 cm ; POIDS : 7-15 gr.
Ce murin de taille moyenne a une échancrure très nette
au milieu de ses oreilles. Son pelage brun et grisâtre a un
aspect laineux. Presque essentiellement cavernicole, on
le retrouve également dans les combles où les femelles
viennent mettre-bas. Il se nourrit surtout d’araignées et
de mouches qu’il attrape directement sur la végétation
des boisements.

Grand Murin Myotis myotis


ENVERGURE : 35-43 cm ; POIDS : 28-40 gr.
Il installe ses colonies estivales dans les combles d’anciens
bâtiments en pierres ainsi que dans les églises. L’hiver, il
reste dans les cavités souterraines comme les anciennes
carrières. Le Grand murin a la particularité de chasser de
gros coléoptères au sol, que ce soit dans les prairies ou
dans les forêts claires.

Oreillard roux Plecotus auritus


ENVERGURE : 24-28,5 cm ; POIDS : 5-12 gr.
Les oreillards sont facilement identifiables grâce à leur
immenses oreilles, d’où leur nom. Essentiellement fores-
tiers, on les retrouve également dans les parcs et jardins.
En été, ils gîtent dans les bâtiments, les cavités d’arbres et
les nichoirs. Lorsqu’ils hibernent, ils replient souvent leurs
grandes oreilles sous leurs ailes pour les protéger du froid.

Noctule commune Nyctalus noctula


ENVERGURE : 32-45 cm ; POIDS : 17-44 gr.
Les noctules font partie des plus grandes chauves-souris
d’Europe. Cette espèce vit essentiellement dans les cavités
d’arbres, que ce soit pour mettre-bas ou pour hiberner.
Un trou creusé par un pic ou un arbre mort lui conviennent
mieux. La Noctule commune mange, entre autres, des
sauterelles ou de gros coléoptères, qu’elle trouve dans les
forêts et les parcs.

Si vous trouvez une chauve-souris en détresse ou que vous en avez simplement


chez vous, contactez le Conservatoire d’Espaces Naturels de Midi-Pyrénées.
Tél. : 05 81 60 81 90 - www.cen-mp.org
33
INDICES DE PRÉSENCE DE MAMMIFÈRES

CROTTES, FROTTIS, COULÉES, POILS

CONSEILS POUR
TROUVER
DES INDICES
Épreinte de Sanglier
DE PRÉSENCE Branche broutée

DE LA FAUNE
SAUVAGE
En se promenant dans
la nature un grand nombre
Crotte de hérisson Passage dans un champ
d’indices de présence de
mammifères sont observables :
des traces de l’animal
(empreintes), aux restes
de repas, en passant par
les crottes, les cris, les odeurs,
les poils... pour peu qu’on
prenne le temps d’y prêter
Crottes de lapin attention. Terre sur tronc
Les mammifères de ce livret
laissent l’essentiel de leurs
indices de présence au sol. Si
on ne cherche pas d’espèces
particulières, un sol dégagé,
nu, est un bon champ
d’investigation. Plus un sol
Crottes de lièvre est mou (argileux, humide) Poil sur barbelé
et dégagé (sans végétation),
plus il y a de chance de
trouver des empreintes !
Si l’on recherche des indices
d’une espèce en particulier,
connaître le mode de vie de
cette espèce est nécessaire.
Reste de repas Reste de repas
34
RENCONTRES DE MAMMIFÈRES

QUE FAIRE SI…

Je trouve un mammifère sauvage blessé ou mort


Dans les deux cas de figure, il faut contacter la police
de l’environnement (gendarmerie, police nationale ou ONCFS) et
préciser le lieu et les circonstances de découverte de l’animal. Pour
des raisons sanitaires et de sécurité, il faut éviter de manipuler l’animal.

Cas particulier : collision routière


Il existe deux cas de figure
Le mammifère percuté est une espèce protégée : qu’il soit blessé ou
mort suite à la collision, il faut contacter la police de l’environnement
(gendarmerie, police nationale ou ONCFS).
Le mammifère percuté est chassable : qu’il soit blessé ou mort suite à
la collision, il faut avertir les services de la gendarmerie ou de la police
nationale. Pour un animal blessé le maire doit également être avertit
(responsable de la sécurité publique sur sa commune). Pour un animal
mort, l’automobiliste peut récupérer l’animal pour sa consommation
personnelle uniquement après en avoir informé les autorités (pour des
raisons sanitaires toujours demander conseil auprès de spécialistes :
chasseurs locaux, vétérinaires,…)

Je trouve un mammifère sauvage vivant


qui semble « abandonné »
Les animaux sauvages, surtout les jeunes, sont rarement laissés à
l’abandon. On peut par exemple être tenté de venir en aide à un jeune
faon caché dans un fourré ou à un oisillon tombé d’un nid. Or très
souvent les parents ne sont pas loin, en quête de nourriture pour eux
ou leur progéniture. Malheureusement, déplacer ou toucher un animal
« abandonné » peut s’avérer mortel pour celui-ci. En effet, d’une part
la disparition du jeune animal peut être interprétée par ses parents
comme de la prédation, et d’autre part le fait de le toucher l’imprègne
de votre odeur, ce qui le rend étranger pour ses congénères, qui
l’abandonneront. La meilleure solution est donc très souvent de ne
pas s’approcher et de ne pas intervenir.
Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS)
Service départemental Tarn : 05 81 27 54 23
Gendarmerie ou Police nationale : 17 ou 112

35
AMÉNAGEMENTS POUR LES MAMMIFÈRES
FAVORISEONS LA BIODIVERSITÉ
De nombreux mammifères se gîtent, s’abritent et se nourrissent régulièrement dans
les jardins, les parcs ou les maisons. Pour la plupart nocturnes et discrets, il n’est
toutefois pas rare de croiser un lapin, un écureuil, un hérisson ou bien une musaraigne.
Ces espèces peuvent être aussi de précieux alliés pour le jardinier en se nourrissant
notamment des limaces et autres ravageurs de cultures.
Pour favoriser les mammifères, des aménagements simples peuvent être créés en
diversifiant le plus possible les espaces avec par exemple des zones plus tondues et
d’autre laissées en l’état. Voici quelques astuces pour accueillir au mieux ces mystérieux
mammifères :

Créer ou restaurer une


mare ou un point d’eau
La mare est bien sûr
le lieu de vie des
amphibiens et des
insectes aquatiques,
mais elle est également
un lieu d’abreuvement
pour beaucoup de
mammifères, du
chevreuil aux petits
rongeurs.

Construire une
garenne pour les lapins
Les garennes sont les lieux de
vie et de reproduction du lapin.
Elles sont constituées d’un
réseau de terriers creusé par
les générations successives de
lapin. Une garenne peut être
très simple à mettre en place.
Il suffit d’entasser des souches
et des pierres que l’on vient
recouvrir de terre et de
branchage sur 20 à 30m².

36
Semer une jachère
La jachère offre une ressource
alimentaire pour tout un cortège
d’insectes par la présence d’essences
fleuries mellifères et nectarifères,
mais également pour les mammifères
herbivores qui peuvent y trouver
des graminées et des herbacées
constituant leur régime alimentaire.
Les mélanges sont principalement
semés au printemps après les gelées
et doivent être composés de plantes
locales (sarrazin, bourrache, phacélie,
trèfles, fétuque ou encore bleuet.

Planter une haie champêtre


La haie est un abri, un garde-manger,
un lieu de déplacement naturel
pour de nombreuses espèces. La
plantation s’effectue en hiver entre
novembre et mars. Il est nécessaire
de privilégier des essences locales
et champêtres diversifiées (au moins
huit essences différentes), pluris-
trates (arbuste, arbre de haut-jet)
avec des périodes de floraison et de
fructification étalées dans le temps.
La présence d’une bande enherbée
tondue une fois par an en automne
après les périodes de reproduction
sera la bienvenue.

« Besoin d’un conseil, d’une expertise sur la faune


sauvage, n’hésitez pas à contacter la fédération
départementale des chasseurs du Tarn «
37
Fabriquer un nichoir
pour les chauves-souris
Les maisons modernes et bien
isolées, offrent peu de gîte pour
les chauves-souris qui recherchent
des sites sombres, à l’abri des
courants d’air et accessibles. Si
vous n’avez pas la possibilité de
laisser des ouvertures dans le
grenier, le garage ou la cave,
Il est possible de fabriquer des
nichoirs qui disposent d’une
ouverture dirigée vers le bas et à
l’intérieur desquels il est possible
Fabriquer un gite de disposer de manière verticale
pour les hérissons des planchettes en bois.
Les abris naturels pour les
hérissons sont de plus en plus
rares. En période hivernale, ces
caches sont pourtant essentielles.
Pour se faire, il suffit de réaliser
un tas de bûches en laissant au
milieu une entrée et un passage
de 12cm. Puis ajouter à l’intérieur,
des feuilles sèches et des copeaux.
Enfin recouvrir d’écorces,
de brindilles et d’herbes sèches
pour isoler le nid du froid.
Le gîte doit être placé à l’abri
du vent, de la pluie et le
plus éloigné d’une route.

Créer un abri pour les musaraignes


Les musaraignes sont de vraies alliées du
jardinier. Elles dévorent une grande quantité de
larves de pucerons, de chenilles ou d’escargots.
Un tas de branchage disposé dans un coin
tranquille du jardin suffit à les satisfaire.

38
LA FDC DU TARN
La Fédération Départementale des Chasseurs
du Tarn (FDC81) est une association loi 1901 agréée
au titre de la protection de la Nature qui organise
et structure la chasse dans le département du Tarn.
Elle assure la valorisation des différents modes
de chasse et leurs représentants. Ainsi plus de
10 000 chasseurs et 513 sociétés y sont adhérents.

La Fédération assure de nombreuses missions


• DE SERVICES PUBLICS ET D’INTÉRÊT GÉNÉRAL :
prévention et l’indemnisation des dégâts de
grands gibiers sur les cultures, veille sanitaire
sur la faune sauvage, lutte contre le braconnage,…
• DE GESTION DE LA FAUNE SAUVAGE :
suivis et recensement d’espèces (cerf, chevreuil,
perdrix,…), la gestion des populations via les
plans de chasse, participation active aux réseaux
d’étude sur la faune sauvage avec l’Office
National de la Chasse et de la Faune Sauvage,…
• D’AMÉNAGEMENT DURABLE DES TERRITOIRES :
préservation et restauration d’espaces naturels
via la plantation de haie, la mise en place de
couverts faunistiques, la recréation de mares,...
• DE SENSIBILISATION À L’ENVIRONNEMENT :
animation découverte de la faune savage auprès
des scolaires (intervenant et périscolaire) et du grand
public, lors de manifestations ou d’évènements
nationaux (ex : Fête de la science, brame du cerf,…).
• DE FORMATION ET D’INFORMATION :
Chemin du seminaire formation aux épreuves du permis de chasser,
du Roc 81012 Albi cedex 9 formation aux différents modes de chasse
05 63 49 19 00 et aux évolutions de la réglementation chasse,...
fdc81@chasseurdefrance
www.chasse-nature-nature-occitanie/tarn

Textes : FDC 81, LPO 81, Ville d’Albi - Photo : FDC 81, Dominique Gest, Pierre Rigou, LPO 81, Sylvain Dejean,
Nicolas Belcourt, Guillaume Laval, Jean-Jacques Boujot, Prof.bizarro, Sébastien Ritter, Frederic Salein, Annca,
Milesl, Gilbertfilion, Llez, Austromat, Alexas Fotos, Sab k, Dieter TD, Fortescue, Rhae ,Trebol-A, Beeki, Bru nO,
Nagy pele, José-Manuel Benito, J Ctramasure, François Guibilato - Ville d’Albi.

Ce guide est imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement avec des encres végétales.­
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guide téléchargeable sur
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