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Internet et Web des Objets : Guide Complet

Ce document décrit l'Internet des objets et le Web des objets. Il explique les composants clés comme l'identification, les capteurs, la connectivité et le traitement des données. Le document présente également l'historique et les définitions de l'Internet des objets ainsi que les normes et standards comme les codes-barres.

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Internet et Web des Objets : Guide Complet

Ce document décrit l'Internet des objets et le Web des objets. Il explique les composants clés comme l'identification, les capteurs, la connectivité et le traitement des données. Le document présente également l'historique et les définitions de l'Internet des objets ainsi que les normes et standards comme les codes-barres.

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Classe de terminale SI

Internet et web des objets


Table des matières
1. Internet des objets........................................................................................................................................ 2
1.1. Introduction........................................................................................................................................... 2
1.2. Histoire.................................................................................................................................................. 2
1.3. Définition............................................................................................................................................... 2
1.4. Composants systèmes.......................................................................................................................... 2
1.5. Normes et standards............................................................................................................................. 3
1.5.1. Codes-barre, EAN......................................................................................................................... 3
1.5.2. Système EPC................................................................................................................................ 4
2. Web des objets............................................................................................................................................. 4
2.1. Introduction........................................................................................................................................... 4
2.2. Définition............................................................................................................................................... 5
2.3. Objets intelligents.................................................................................................................................. 5
2.3.1. Systèmes embarqués connectés (SEC).......................................................................................6
2.3.2. Capteurs intelligents ou futés........................................................................................................ 6
2.4. Intégration des objets au Web.............................................................................................................. 6
2.5. Du compendium Web 2.0 au compendium physique............................................................................7
3. Le botnet des objets...................................................................................................................................... 7

L'Internet des objets (IdO ou IoT pour Internet of Things en anglais) représente l'extension
d'Internet à des choses et à des lieux du monde physique alors que le Web des objets désigne
l'intégration de tout appareil interrogeable ou contrôlable à distance, dans le monde du World Wide
Web.

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Classe de terminale SI

1. Internet des objets


1.1. Introduction
Alors qu'Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'Internet des
objets connectés représente les échanges d'informations et de données provenant de dispositifs
présents dans le monde réel vers le réseau Internet.
Considéré comme la quatrième évolution de l'Internet, baptisée Web 4.0 qui fait suite à l'ère du Web
sémantique, l'Internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux
usages variés, dans le domaine de la e-santé ou de la domotique.
L'internet des objets est en partie responsable d'un accroissement exponentiel du volume de données
générées sur le réseau, à l'origine du Big Data.
Du fait des smartphones puis du nombre croissant d'objets connectés, d’ici dix ans (2015-2025) 150
milliards d'objets devraient se connecter entre eux, avec l'internet et avec plusieurs milliards de
personnes.

1.2. Histoire
L'Internet des objets est apparu afin de connecter des machines à des serveurs capables de les
superviser (ces machines étant notamment des ordinateurs mis en réseau dans ce que certains ont
nommé l'« internet des machines »). Peu à peu des objets ont été modifiés (avec des puces RFID 1 par
exemple) ou conçus pour « parler le protocole IP2 », devenant des « objets connectés », reliés à des
serveurs centralisés et/ou capables de communiquer entre eux et/ou avec des réseaux de serveurs et
divers acteurs, d'une manière de moins en moins centralisée.
L'explosion du nombre de smartphones et de connexions a créé un marché nouveau aux opportunités
quasi-infinies. En 2016, 5,5 millions d'objets sont connectés chaque jour dans le monde. Un nombre qui
pourrait rapidement dépasser la barre des milliards, d'ici à 2020.

1.3. Définition
L'internet des objets est « un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification
électronique normalisés et sans fil, d’identifier et de communiquer numériquement avec des objets
physiques afin de pouvoir mesurer et échanger des données entre les mondes physiques et virtuels. »
D'autres définitions insistent sur les aspects techniques de l’IdO (« des objets ayant des identités et
des personnalités virtuelles, opérant dans des espaces intelligents et utilisant des interfaces
intelligentes pour se connecter et communiquer au sein de contextes d’usages variés »), d’autres
portent sur les usages et les fonctionnalités (« la convergence des identifiants numériques ») tant qu’il
devient possible d'identifier de manière unifiée des éléments d'information numérique (adresses) et
des éléments physiques (une palette dans un entrepôt, ou un animal dans un troupeau).

1.4. Composants systèmes


L’Internet des objets n’est pas une technologie mais un système de systèmes où l’intégration de tous les
composants induit une complexité que l'interopérabilité diminue mais n'évite pas. La gestion des

1 radio frequency identification


2 Internet Protocol

[Link] 2
Classe de terminale SI

interfaces y est déterminante. Voici les principaux systèmes technologiques nécessaires au


fonctionnement de l’IdO :

Enjeux Technologies anciennes Technologies récentes

Identification Reconnaître chaque objet Codes barre, solutions Solutions RFID complexes,
de façon unique et RFID simples, URI, onde acoustique de surface,
recueillir les données coordonnées GPS puces optiques, ADN
stockées au niveau de
l’objet.

Capteurs Recueillir des informations Luxmètre, capteur de Accéléromètre, gyroscope,


présentes dans proximité, thermomètre, capteurs miniaturisés
l’environnement pour hydromètre... nanotechnologies
enrichir les fonctionnalités
du dispositif.

Connexion Connecter les systèmes Câbles, radio... Bluetooth, communication


entre eux. en champ proche, Wi-Fi,
ZigBee...

Intégration Intégrer les systèmes pour Middleware... Middleware évolués, analyse


que les données soient décisionnelle des systèmes
transmises d’une couche à complexes
l’autre.

Traitement de Stocker et analyser les Base de données, tableur, Entrepôt de données 3D


données données pour lancer des Progiciel de gestion intégré, (compatible avec les puces
actions ou pour aider à la Gestion de la relation RFID), Web sémantique...
prise de décisions. client...

Réseaux Transférer les données Internet, Ethernet... Réseau EPCglobal...


dans les mondes physiques
et virtuels.

1.5. Normes et standards


En l'absence de protocoles et de standards universels, le développement de l'internet des objets
présente le risque de réduire l'iot à un patchwork de réseaux propriétaires et incompatibles, chacun
dédié soit à une application particulière, soit à un groupe d'utilisateurs donnés.

1.5.1. Codes-barre, EAN


Les entreprises pionnières en matière de technologie RFID se sont heurtées à ce problème dès les
années 1990. L'utilisation de marqueurs RFID a rapidement mené au succès de nombreuses applications
propriétaires.
Dans le milieu de la grande distribution, un standard s'est imposé depuis les années 1970 pour
l'identification des produits : le code EAN3. Il s'agit du code-barres que l'on trouve sur la grande
majorité des produits de consommation courante. Un code EAN ne permet toutefois d'identifier qu'une

3 European Article Numbering

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Classe de terminale SI

classe de produits (« un paquet de chewing-gum Malabar » : tous les paquets portent le même code) et
non les instances individuelles de cette classe (« le paquet de chewing-gum Malabar n° 42 » : chaque
paquet porte un code individuel unique qui le distingue de tous les autres). Or, une telle distinction au
niveau individuel est indispensable à l'émergence de l'Internet des objets.

1.5.2. Système EPC


Le système EPC4 est souvent considéré comme directement lié à la technologie RFID. En effet, la
standardisation d'un système d'identification au niveau de l'article individuel s'est avérée indispensable
dans ce domaine. Il peut aisément prendre la forme d'un code-barres standard ou bidimensionnel (par
exemple, Data Matrix ou QR5 Code), ou simplement d'une suite de caractères numériques.
Le système EPC possède donc toutes les caractéristiques nécessaires pour servir de langage de base
commun à l'internet des objets : une identification individuelle et unique des objets, associée à la large
diffusion d'un système standardisé.

2. Web des objets


2.1. Introduction
Dans le Web des objets, les technologies populaires du Web (HTML, JavaScript, AJAX, …) peuvent
être utilisées pour développer des applications qui font appel à des objets intelligents. Les utilisateurs
peuvent se servir des mécanismes Web bien connus (la navigation, la recherche, l'étiquetage, la mise en
cache, les liaisons) pour interagir avec eux.
De multiples prototypes utilisent ces principes, dans un environnement de capteurs, de systèmes de
supervision d'énergie et d'objets RFID sur le Web.
Le tableau suivant récapitule l'évolution du Web, du Web 1.0 au Web 4.0 (Web des objets).

Date apparition Description Technologies

Web 1.0 1995 Page HTML statique HTML, HTTP

Web 1.5 1997 Contenu HTML dynamique Coté client (JavaScript, DHTML,
Flash…), coté serveur (CGI, PHP,
Perl, JSP…)

Web 2.0 2003 Partage d'information participatif, Weblogs, wikis, podcasts, fils RSS,
interopérabilité, conception centré web services, … URI, XML, RDF,
sur l'utilisateur et collaboration OWL
sur le Web

Web 3.0 2008 Les définitions varient du Web Amélioration des technologies du
sémantique à l'intelligence Web 2.0
artificielle

Web 4.0 2010 Tous les jours, des périphériques Utilise les normes standards (URI,
et des objets sont complètement HTTP, Atom, REST…)
intégrés au Web

4 Electronic product code


5 Quick Response

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2.2. Définition
La notion du Web des objets est définie par une architecture commune et très utilisée telle que le
World Wide Web afin d'y intégrer des objets physiques, permettant ainsi de combler le fossé entre les
mondes physiques et numériques.
Ainsi tout objet connecté devient alors une ressource disponible sur le Web. Il peut donc à son tour
être utilisé dans n'importe quelle application basée sur le Web, conçue pour interagir avec le monde
physique.
Le Web des objets consiste essentiellement dans le développement de concepts, d'outils et de
systèmes pour la création et l'exploitation de réseaux d'objets associés à des ressources embarquées
(puces RFID, capteurs et actionneurs, installations informatiques complexes) accessibles par des
services web :
• Le Web social
• Le Web physique
• Le Web sémantique
• Le Web temps réel
• Le Web programmable

Web social : partage des objets, des données ou des fonctionnalités vers une utilisation participative et
collaborative.
Web physique : applications de géolocalisation.
Web sémantique : en-tête de métadonnées analysées et indexées par des moteurs de recherche pour
permettre à des agents logiciels de partager, de réutiliser ou de combiner ces informations.
Real-Time Web : informations en temps réel livrées en temps opportun.
Web programmable : accès à des données brutes avec une interaction avec les objets physiques par le
biais d'API ouvertes.

2.3. Objets intelligents


On définit les objets intelligents comme des objets du monde réel doués d'une capacité de
communication. Ils sont également appelés « objets connectés » ou « objets communicants ».
Les objets intelligents sont généralement limités en puissance (CPU6, RAM7, mémoire flash, énergie).
Typiquement, sur 1 cm², on trouvera un microprocesseur, très peu de RAM (quelques dizaines d’octets),
un peu de mémoire flash (quelques douzaines de kibioctets), des interfaces et un module radiofréquence
ou CPL8. Lorsque ces objets disposent de piles et sont connectés en sans-fil, le point critique est leur
consommation en énergie. Les flux de données sont souvent extrêmement limités (quelques paquets par
minute, voire par mois), mais chaque bit transmis a un coût énergétique, et l’objet intelligent doit rester
autonome (sans remplacement de pile) pendant 5 à 10 ans.

6 central processing unit


7 Random access memory
8 Courants porteurs en ligne

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Classe de terminale SI

2.3.1. Systèmes embarqués connectés (SEC)


Tout appareil possédant une puissance de calcul limitée et/ou une source d’énergie restreinte, équipé
d’une interface de communication avec ou sans fil et de divers capteurs ou actionneurs, est un système
embarqué connecté. Il existe une quantité de systèmes embarqués connectés :
• Sun Spot
• Arduino
• Raspberry Pi
• ...

2.3.2. Capteurs intelligents ou futés


Un capteur est un dispositif qui transforme une grandeur physique mesurée (température, pression,
niveau) en une grandeur utilisable (intensité électrique, position d’un flotteur) à l'aide d'au moins un
transducteur.
Le qualificatif intelligent correspond principalement à l'intégration dans le corps du capteur d'un
organe de calcul interne (microprocesseur, microcontrôleur), d'un système de conditionnement du signal
(programmable ou contrôlé) et d'une interface de communication bidirectionnelle.

2.4. Intégration des objets au Web


Le Web des objets propose d’embarquer des serveurs web dans les
environnements systèmes qui sont très contraints et ne disposent
pas d’écran. Une des particularités
communes à ces serveurs Web
embarqués est qu'ils utilisent le
concept d'AJAX9. Ce modèle
d’application Web permet de
construire des applications Web
et des sites Web dynamiques
interactifs depuis un poste
client à travers le protocole
HTTP10.
Dans le cas des objets
intelligents limités en
ressources, notamment ceux qui n'ont pas
de connexion filaire, les besoins des
protocoles TCP/IP et HTTP ne sont pas
adaptés car trop consommateurs en
termes d’énergie, de calcul, de
mémoire et de bande passante. De
plus, certains objets intelligents ne les supportent pas nativement. C'est généralement le cas des
réseaux de capteurs sans-fil. Dans ce cas, l’intégration du monde physique (objets intelligents) au Web
passe par l’utilisation d’un reverse-proxy. Il sert de passerelle entre le réseau interne (les objets qui ne
communiquent pas via IP) et le Web.

9 Asynchronous JAvascript and Xml


10 HyperText Transfer Protocol

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2.5. Du compendium Web 2.0 au compendium physique


De nombreux systèmes ont été proposés pour intégrer des systèmes de capteurs à Internet. Ils sont
conçus comme un service web qui permet à des personnes de connecter et partager en temps réel les
données de leurs capteurs et de les transmettre vers un serveur central.
Ces approches sont basées sur un référentiel centralisé et les objets intelligents doivent être
enregistrés avant de pouvoir publier des données. Les objets intelligents sont considérés comme des
acteurs passifs qui sont seulement autorisés à transmettre des données. Ce type d'application concerne
davantage le stockage et la récupération de données, ce n'est pas suffisamment évolutif, et donc moins
adapté au Web des objets.
L'un des buts du Web des objets est d’amener ces derniers au plus proche du Web et de faciliter leurs
utilisations dans des applications composites afin de créer facilement des applications légères et
dynamiques utilisant plusieurs services du Web.

3. Le botnet des objets


Une attaque de grande ampleur a eu lieu le vendredi 21 octobre 2016, mettant hors service pendant
quelques heures plusieurs grands sites Internet comme Amazon, Netflix, Twitter, Reddit, Spotify ou
Tumblr. Ces sites n'étaient pas directement sous le coup d'une attaque, ils ont été les victimes
collatérales d'une attaque contre un service DNS11, qui permet de corréler un nom de domaine (comme
"[Link]") en une adresse IP et vice versa.
Il s'agissait d'une attaque par déni de service distribué (DDoS) ayant pour but de rendre un service
indisponible en le noyant d'informations inutiles. L’attaque s'appuyait principalement sur le botnet
Mirai : un malware qui a pris le contrôle de réseaux de machines pour mener une attaque coordonnée.
Traditionnellement, les machines infectées étaient des ordinateurs dont les mises à jour de sécurité
n'avaient pas été faites. Mais les progrès en matière d'antivirus et de solutions d'atténuation
d'attaques DDoS limitent aujourd'hui sérieusement l'intérêt d'utiliser un botnet constitué
d'ordinateurs (long et difficile à mettre en place) pour ce type d'opération (peu rentable car les
rançons sont désormais rarement payées).
La différence avec Mirai, c'est qu'il s'attaque aux objets connectés. Son modus operandi consiste à
parcourir Internet en cherchant à se connecter à toutes les adresses telnet qu'il trouve avec une liste
de 62 logins/mots de passe par défaut (dont le classique admin/admin). Une fois l'appareil infecté,
Mirai en bloque certains ports pour empêcher qu'on en reprenne le contrôle. De plus, contrairement aux
ordinateurs, un botnet d'objets connectés n'a aucune utilité réelle autre qu'effectuer des attaques par
déni de service. Le fait que les objets connectés ont tendance à être allumés 24h/24 et 7j/7 facile
aussi cet usage.
Code source de Mirai : [Link]

11 système de noms de domaine

[Link] 7

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