Annales de Probabilités Terminale S
Annales de Probabilités Terminale S
Probabilités
Frédéric Demoulin1
QCM P B (A) Variables Loi bino- Loi uni- Loi expo- Géomé-
N° Lieu Année ROC Suites
VF Indép. aléatoires miale forme nentielle trie
1 Nouvelle-Calédonie Mars 2008 ⋆ ⋆ ⋆
2 Nouvelle-Calédonie Déc 2007 ⋆ ⋆ ⋆
3 Antilles-Guyane Sept 2007 ⋆ ⋆
4 Polynésie Sept 2007 ⋆ ⋆
5 Amérique du Nord Juin 2007 ⋆ ⋆ ⋆
6 Liban Juin 2007 ⋆ ⋆
7 Polynésie Juin 2007 ⋆ ⋆ ⋆ ⋆
8 Inde Avril 2007 ⋆ ⋆
9 Nouvelle-Calédonie Mars 2007 ⋆ ⋆ ⋆
10 Amérique du Sud Nov 2006 ⋆ ⋆ ⋆
11 Nouvelle-Calédonie Nov 2006 ⋆
12 France Sept 2006 ⋆ ⋆
13 Polynésie Sept 2006 ⋆ ⋆
14 Antilles-Guyane Juin 2006 ⋆ ⋆ ⋆
15 Asie Juin 2006 ⋆ ⋆
16 Centres étrangers Juin 2006 ⋆ ⋆ ⋆
17 France Juin 2006 ⋆
18 La Réunion Juin 2006 ⋆ ⋆
19 Liban Juin 2006 ⋆ ⋆ ⋆ ⋆
20 Polynésie Juin 2006 ⋆ ⋆
21 Amérique du Nord Mai 2006 ⋆ ⋆
22 Amérique du Nord Juin 2005 ⋆ ⋆
23 Antilles-Guyane Juin 2005 ⋆ ⋆
24 Asie Juin 2005 ⋆ ⋆ ⋆
25 France Juin 2005 ⋆ ⋆
26 La Réunion Juin 2005 ⋆
27 Liban Juin 2005 ⋆ ⋆
28 Polynésie Juin 2005 ⋆ ⋆
29 Nouvelle-Calédonie Mars 2005 ⋆ ⋆
30 Amérique du Sud Nov 2004 ⋆
31 France Sept 2004 ⋆
32 Polynésie Sept 2004 ⋆ ⋆ ⋆
33 Amérique du Nord Juin 2004 ⋆ ⋆
34 Centres étrangers Juin 2004 ⋆ ⋆
35 France Juin 2004 ⋆
36 La Réunion Juin 2004 ⋆ ⋆ ⋆
37 Liban Juin 2004 ⋆ ⋆ ⋆
38 Polynésie Juin 2004 ⋆ ⋆ ⋆
39 Inde Avril 2004 ⋆ ⋆ ⋆
40 Amérique du Sud Nov 2003 ⋆
41 Nouvelle-Calédonie Nov 2003 ⋆ ⋆ ⋆
42 Antilles-Guyane Sept 2003 ⋆ ⋆
43 France Sept 2003 ⋆ ⋆ ⋆
44 Amérique du Nord Juin 2003 ⋆ ⋆ ⋆
45 Antilles-Guyane Juin 2003 ⋆ ⋆ ⋆
46 Centres étrangers Juin 2003 ⋆ ⋆ ⋆
47 La Réunion Juin 2003 ⋆ ⋆ ⋆ ⋆ ⋆
48 Liban Juin 2003 ⋆
49 Polynésie Juin 2003 ⋆ ⋆
50 Nouvelle-Calédonie Mars 2003 ⋆ ⋆ ⋆
51 Amérique du Sud Nov 2002 ⋆
52 Antilles-Guyane Sept 2002 ⋆ ⋆
53 France Sept 2002 ⋆
Deux éleveurs produisent une race de poissons d’ornement qui ne prennent leur couleur définitive qu’à l’âge de
trois mois :
– pour les alevins du premier élevage, entre l’âge de deux mois et l’âge de trois mois, 10 % n’ont pas survécu, 75 %
deviennent rouges et les 15 % restant deviennent gris ;
– pour les alevins du deuxième élevage, entre l’âge de deux mois et l’âge de trois mois, 5 % n’ont pas survécu,
65 % deviennent rouges et les 30 % restant deviennent gris.
Une animalerie achète les alevins à l’âge de deux mois : 60 % au premier éleveur, 40 % au second.
1. Un enfant achète un poisson le lendemain de son arrivée à l’animalerie, c’est-à-dire à l’âge de deux mois.
a. Montrer que la probabilité que le poisson soit toujours vivant un mois plus tard est de 0, 92.
b. Déterminer la probabilité qu’un mois plus tard le poisson soit rouge.
c. Sachant que le poisson est gris à l’âge de trois mois, quelle est la probabilité qu’il provienne du premier
élevage ?
2. Une personne choisit au hasard et de façon indépendante 5 alevins de deux mois. Quelle est la probabilité
qu’un mois plus tard, seulement trois soient en vie ? On donnera une valeur approchée à 10−2 près.
3. L’animalerie décide de garder les alevins jusqu’à l’âge de trois mois, afin qu’ils soient vendus avec leur cou-
leur définitive. Elle gagne 1 euro si le poisson est rouge, 0, 25 euro s’il est gris et perd 0, 10 euro s’il ne survit
pas.
Soit X la variable aléatoire égale au gain algébrique de l’animalerie par poisson acheté. Déterminer la loi de
probabilité de X et son espérance mathématique, arrondie au centime.
Un responsable de magasin achète des composants électroniques auprès de deux fournisseurs dans les propor-
tions suivantes : 25 % au premier fournisseur et 75 % au second.
La proportion de composants défectueux est de 3 % chez le premier fournisseur et de 2 % chez le second.
On note :
– D l’événement « le composant est défectueux » ;
– F 1 l’événement « le composant provient du premier fournisseur » ;
– F 2 l’événement « le composant provient du second fournisseur ».
1. a. Dessiner un arbre pondéré.
b. Calculer p (D ∩ F 1 ), puis démontrer que p(D) = 0,022 5.
c. Sachant qu’un composant est défectueux, quelle est la probabilité qu’il provienne du premier fournis-
seur ?
Dans toute la suite de l’exercice, on donnera une valeur approchée des résultats à 10−3 près.
2. Le responsable commande 20 composants. Quelle est la probabilité qu’au moins deux d’entre eux soient
défectueux ?
3. La durée de vie de l’un de ces composants est une variable aléatoire notée X qui suit une loi de durée de vie
sans vieillissement ou loi exponentielle de paramètre λ, avec λ réel strictement positif.
a. Sachant que p(X > 5) = 0, 325, déterminer λ.
Pour les questions suivantes, on prendra λ = 0, 225.
b. Quelle est la probabilité qu’un composant dure moins de 8 ans ? plus de 8 ans ?
c. Quelle est la probabilité qu’un composant dure plus de 8 ans sachant qu’il a déjà duré plus de 3 ans ?
Partie A
Partie B
On note n, b et r le nombre de boules respectivement noires, blanches et rouges figurant dans l’urne.
1. On note g (n, b, r ) la probabilité en fonction de n, b et r de l’événement G.
1
Démontrer que g (n, b, r ) = [n(n − 1) + b(b − 1) + r (r − 1)].
210
2. Le but de cette question est de³déterminer ´n, b et r afin que la probabilité g (n, b, r ) soit minimale.
L’espace est muni d’un repère O ; → − , →
−ı , → −
k orthonormal.
Soient les points N , B et R de coordonnées respectives (15 ; 0 ; 0), (0 ; 15 ; 0) et (0 ; 0 ; 15) et soit M le point de
coordonnées (n, b, r ). On pourra se rapporter à la figure ci-dessous.
a. Justifier qu’une équation cartésienne du plan (N BR) est x + y + z − 15 = 0.
b. En déduire que le point M est un point du plan (N BR).
1 ¡
c. Démontrer que g (n, b, r ) = OM 2 − 15 .
¢
210
d. Soit H le projeté orthogonal du point O sur le plan (N BR). Déterminer les coordonnées du point H .
e. En déduire tes valeurs de n, b et r afin que la probabilité g (n, b, r ) soit minimale. Justifier que cette
2
probabilité minimale est égale à .
7
Partie C
On suppose que les nombres de boules de chaque couleur ont été choisis par l’organisateur d’un jeu, de telle sorte
2
que la probabilité de l’événement G soit .
7
Un joueur mise x euros, avec x entier naturel non nul, puis tire simultanément au hasard deux boules de l’urne.
Dans tous les cas, il perd sa mise de départ.
S’il obtient deux boules de la même couleur, il reçoit k fois le montant de sa mise, avec k nombre décimal stricte-
ment supérieur à 1. Sinon, il ne reçoit rien.
On note X la variable aléatoire égale au gain algébrique du joueur.
1. Calculer l’espérance E (X ) de la variable X en fonction de x et de k.
2. Déterminer la valeur de k pour laquelle le jeu est équitable.
z
R
− →
→ −
k
→
− O By
ı
N
x
La végétation d’un pays imaginaire est composée initialement de trois types de plantes :
40 % sont de type A, 41 % de type B et 19 % de type C.
Au début de chaque année, on choisit au hasard une plante dans la végétation et on relève son type.
Pour tout entier naturel n non nul, on note :
– A n l’événement « la plante choisie la n-ième année est de type A » ;
– B n l’événement « la plante choisie la n-ième année est de type B » ;
– C n l’événement « la plante choisie la n-ième année est de type C ».
On désigne par p n , q n et r n les probabilités respectives des événements A n , B n et C n .
Compte tenu de la composition initiale de la végétation (début de l’année n ◦ 0), on pose : p 0 = 0, 40, q 0 = 0, 41 et
r 0 = 0, 19.
q n+1 = 0, 3p n + 0, 6q n A ? B
Un joueur débute un jeu au cours duquel il est amené à faire successivement plusieurs parties.
La probabilité que le joueur perde la première partie est de 0,2.
2. Pour tout entier naturel n non nul, on note E n l’événement : « le joueur perd la n-ième partie », E n l’événe-
ment contraire, et on note p n la probabilité de l’événement E n .
a. Exprimer, pour tout entier naturel n non nul, les probabilités des événements E n ∩ E n+1 et E n ∩ E n+1
en fonction de p n .
b. En déduire que p n+1 = 0, 05p n + 0, 05 pour tout entier naturel n non nul.
1
3. On considère la suite (un ) définie pour tout entier naturel n non nul par : un = p n − .
19
a. Montrer que (un ) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
b. En déduire, pour tout entier naturel n non nul, un puis p n en fonction de n.
c. Calculer la limite de p n quand n tend vers +∞.
Pour réaliser une loterie, un organisateur dispose d’une part d’un sac contenant exactement un jeton blanc et 9
jetons noirs indiscernables au toucher et d’autre part d’un dé cubique équilibré dont les faces sont numérotées
de 1 à 6.
On note B l’événement « le jeton tiré est blanc » et G l’événement « le joueur gagne le jeu ». L’événement contraire
d’un événement E sera noté E . La probabilité d’un événement E sera notée p(E ).
Partie A
7
1. Montrer que p(G) = . On pourra s’aider d’un arbre pondéré.
30
2. Quelle est la probabilité que le joueur ait tiré le jeton blanc sachant qu’il a perdu ?
3. Un joueur fait quatre parties de façon indépendante.
Calculer la probabilité qu’il en gagne exactement deux et en donner une valeur approchée à 10−3 près.
4. Quel nombre minimal de parties un joueur doit-il faire pour que la probabilité d’en gagner au moins une
soit supérieure à 0, 99 ?
Partie B
2. L’organisateur décide de modifier le nombre n de jetons noirs (n entier naturel non nul) tout en gardant un
seul jeton blanc. Pour quelles valeurs de l’entier n le jeu est-il défavorable à l’organisateur ?
Pour réaliser une enquête, un employé interroge des personnes prises au hasard dans une galerie commerçante.
Il se demande si trois personnes au moins accepteront de répondre.
1. Dans cette question, on suppose que la probabilité qu’une personne choisie au hasard accepte de répondre
est 0,1. L’employé interroge 50 personnes de manière indépendante. On considère les événements :
– A : « au moins une personne accepte de répondre » ;
– B : « moins de trois personnes acceptent de répondre » ;
– C : « trois personnes ou plus acceptent de répondre ».
Calculer les probabilités des événements A, B et C . On arrondira au millième.
2. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3. Dans cette question, on suppose que la variable aléatoire
X qui, à tout groupe de n personnes interrogées indépendamment, associe le nombre de personnes ayant
accepté de répondre, suit la loi de probabilité définie par :
−a k
Pour tout entier k tel que 0 É k É n − 1, P (X = k) = e a
k!
X e−a a k
n−1
et P (X = n) = 1 − ,
k=0 k!
n
formules dans lesquelles a =
10
a. Montrer que la probabilité qu’au moins trois personnes répondent est donnée par :
a2
µ ¶
f (a) = 1 − e−a 1 + a + .
2
b. Calculer f (5). En donner l’arrondi au millième. Cette modélisation donne-t-elle un résultat voisin de
celui obtenu à la question 1 ?
3. On conserve le modèle de la question 2. On souhaite déterminer le nombre minimum de personnes à in-
terroger pour que la probabilité que trois d’entre elles au moins répondent soit supérieure ou égale à 0,95.
a. Étudier les variations de la fonction f définie sur R+ par :
x2
µ ¶
−x
f (x) = 1 − e 1+x +
2
Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Le candidat indiquera sur la copie le numéro de
la question et la lettre correspondant à la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.
Une réponse exacte rapporte les points attribués à la question, une réponse inexacte enlève la moitié des points
attribués à la question, l’absence de réponse est comptée 0 point.
Si le total est négatif la note est ramenée à 0.
A. Un sac contient 3 boules blanches, 4 boules noires et 1 boule rouge, indiscernables au toucher. On tire, au ha-
sard, successivement, trois boules du sac, en remettant chaque boule tirée dans le sac avant le tirage suivant.
Question
¡4¢ 1 : la probabilité de tirer trois boules noires est : µ ¶3
9 1 4×3×2
a. ¡38¢ b. c. d.
8 2 8×7×6
3
Question 2 : sachant que Jean a tiré 3 boules de la même couleur, la probabilité qu’il ait tiré 3 boules rouges est :
µ ¶3
1 23 1
a. 0 b. c. d.
8 128 92
B. Soit f la fonction définie sur [0; 1] par f (x) = x + m où m est une constante réelle.
Question 4 : la probabilité que ce composant électronique ait une durée de vie strictement supérieure à 5 ans est :
1 1 1 1
a. 1 − b. c. d. (e − 1)
e e 5e 0, 2
Un jardinier dispose de deux lots 1 et 2 contenant chacun de très nombreux bulbes donnant des tulipes de cou-
leurs variées.
1
La probabilité pour qu’un bulbe du lot 1 donne une tulipe jaune est égale à .
4
1
La probabilité pour qu’un bulbe du lot 2 donne une tulipe jaune est égale à .
2
Ce jardinier choisit au hasard un lot et plante 50 bulbes de tulipes.
Soit n un entier naturel vérifiant 0 É n É 50.
On définit les événements suivants :
– A : « le jardinier a choisi le lot 1 » ;
– B : « le jardinier a choisi le lot 2 » ;
– J n : « le jardinier obtient n tulipes jaunes ».
1. Dans cette question, on suppose que le jardinier choisit le lot 1.
a. Quelle loi de probabilité suit le nombre de tulipes jaunes obtenues à partir de 50 bulbes du lot 1 ?
b. Quelle est l’espérance mathématique de cette loi ?
c. Donner une expression de la probabilité que le jardinier obtienne n tulipes jaunes.
d. Calculer la probabilité que le jardinier obtienne 15 tulipes jaunes. On donnera l’arrondi au millième
du résultat.
2. Probabilités conditionnelles
¡50¢
a. Montrer que : P B (J n ) = n 2−50 .
b. En déduire la probabilité que le jardinier obtienne n tulipes jaunes.
c. On note p n la probabilité conditionnelle de l’événement A sachant que J n est réalisé. Établir que :
350−n
pn = .
350−n + 250
Une maladie est apparue dans le cheptel bovin d’un pays. Elle touche 0,5 % de ce cheptel (ou 5 pour mille).
1. On choisit au hasard un animal dans le cheptel. Quelle est la probabilité qu’il soit malade ?
2. a. On choisit successivement et au hasard 10 animaux. On appelle X la variable aléatoire égale au nombre
d’animaux malades parmi eux.
Montrer que X suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres. Calculer son espérance mathé-
matique.
b. On désigne par A l’événement « aucun animal n’est malade parmi les 10 ».
On désigne par B l’événement « au moins un animal est malade parmi les 10 ».
Calculer les probabilités de A et de B.
3. On sait que la probabilité qu’un animal ait un test positif à cette maladie sachant qu’il est malade est 0, 8.
Lorsqu’un animal n’est pas malade, la probabilité d’avoir un test négatif est 0, 9. On note T l’événement
« avoir un test positif à cette maladie » et M l’événement « être atteint de cette maladie ».
a. Représenter par un arbre pondéré les données de l’énoncé.
b. Calculer la probabilité de l’événement T .
c. Quelle est la probabilité qu’un animal soit malade sachant que le test est positif ?
La scène se passe en haut d’une falaise au bord de la mer. Pour trouver une plage et aller se baigner, les touristes ne
peuvent choisir qu’entre deux plages, l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest.
Partie A
Un touriste se retrouve deux jours consécutifs en haut de la falaise. Le premier jour, il choisit au hasard l’une des
deux directions. Le second jour, on admet que la probabilité qu’il choisisse une direction opposée à celle prise la
veille vaut 0,8.
Pour i = 1 ou i = 2, on note E i l’événement : « le touriste se dirige vers l’Est le i -ème jour » et O i l’événement : « le
touriste se dirige vers l’Ouest le i -ème jour ».
1. Dresser un arbre de probabilités décrivant la situation.
2. Déterminer les probabilités suivantes : p(E 1 ), p E 1 (O 2 ) et p(E 1 ∩ E 2 ).
3. Calculer la probabilité que ce touriste se rende sur la même plage les deux jours consécutifs.
Partie B
On suppose maintenant que n touristes (n Ê 3) se retrouvent un jour en haut de la falaise. Ces n touristes veulent
tous se baigner et chacun d’eux choisit au hasard et indépendamment des autres l’une des deux directions.
On note X la variable aléatoire donnant le nombre de ces touristes qui choisissent la plage à l’Est.
Partie A
Soit X une variable aléatoireZcontinue qui suit une loi exponentielle de paramètre λ.
a
On rappelle que P (X É a) = λe−λt dt .
0
La courbe ci-dessous représente la fonction densité associée.
1. Interpréter sur le graphique la probabilité P (X É 1).
2. Indiquer sur le graphique où se lit directement le paramètre λ.
0
0 1 2 3 4
Partie B
On pose λ = 1,5.
1. Calculer P (X É 1), en donner une valeur exacte puis une valeur approchée à 10−3 près par excès.
2. Calculer P (X Ê 2).
3. Déduire des calculs précédents l’égalité suivante : P (1 É X É 2) = 0,173 à 10−3 près.
Zx
4. Calculer l’intégrale F (x) = 1,5t e−1,5t dt .
0
Déterminer la limite quand x tend vers +∞ de F (x) ; on obtient ainsi l’espérance mathématique de la va-
riable X .
Partie C
Une machine outil fabrique des cylindres. On mesure l’écart, en dixièmes de millimètres, entre le diamètre des
cylindres et la valeur de réglage de la machine.
On suppose que cet écart suit une loi exponentielle de paramètre λ = 1,5.
Si l’écart est inférieur à 1, le cylindre est accepté. Si l’écart est compris entre 1 et 2, on procède à une rectification
qui permet d’accepter le cylindre dans 80 % des cas. Si l’écart est supérieur à 2, le cylindre est refusé.
1. On prélève au hasard un cylindre dans la production.
a. Montrer que la probabilité qu’il soit accepté est égale à 0,915 à 10−3 près.
b. Sachant qu’il est accepté, quelle est la probabilité qu’il ait subi une rectification ?
2. On prélève de manière indépendante dix cylindres de la production. On suppose le nombre de cylindres
suffisamment important pour assimiler ce tirage à un tirage successif avec remise.
a. Quelle est la probabilité que les dix cylindres soient acceptés ?
b. Quelle est la probabilité qu’au moins un cylindre soit refusé ?
Pierre et Claude jouent au tennis. Les deux joueurs ont la même chance de gagner la première partie. Par la suite,
lorsque Pierre gagne une partie, la probabilité qu’il gagne la suivante est 0,7. Et s’il perd une partie, la probabilité
qu’il perde la suivante est 0,8.
Dans tout l’exercice, n est un entier naturel non nul. On considère les événements :
– G n : « Pierre gagne la n-ième partie » ;
– P n : « Pierre perd la n-ième partie ».
On pose : p n = p(G n ) et q n = p(P n ).
1. Recherche d’une relation de récurrence.
1. Dans un stand de tir, un tireur effectue des tirs successifs pour atteindre un ballon afin de le crever. À chacun
de ces tirs, il a la probabilité 0, 2 de crever le ballon. Le tireur s’arrête quand le ballon est crevé. Les tirs
successifs sont supposés indépendants.
a. Quelle est la probabilité qu’au bout de deux tirs le ballon soit intact ?
b. Quelle est la probabilité que deux tirs suffisent pour crever le ballon ?
c. Quelle est la probabilité p n que n tirs suffisent pour crever le ballon ?
d. Pour quelles valeurs de n a-t-on p n > 0, 99 ?
Face k 1 2 3 4
Nombre de sorties de la face k 58 49 52 41
Première partie
Z1
Calculer l’intégrale xex dx.
0
Deuxième partie
³ −→ −→´
La figure ci-dessous représente une cible rectangulaire OI M N telle que, dans le repère orthonormal O ; OI , O J ,
la ligne courbe C reliant le point O au point M est une partie de la courbe représentative de la fonction f définie
sur R par f (x) = xex . Cette courbe partage la cible OI M N en deux parties A et B comme l’indique la figure ci-
dessous.
Un jeu consiste à lancer une fléchette qui atteint soit l’extérieur de la cible, soit l’une des parties A ou B. On admet
que la fléchette ne peut atteindre aucune des frontières de la cible, ni la courbe C .
N M
partie B
partie A
O I
1
Une étude statistique a montré que la fléchette tombe à l’extérieur de la cible avec une probabilité de et que les
2
probabilités d’atteindre les parties A et B sont proportionnelles à leurs aires respectives.
1
1. Démontrer que la probabilité d’atteindre la partie A est égale à .
2e
Quelle est la probabilité d’atteindre la partie B ?
2. On lance de manière indépendante trois fléchettes.
a. Soit X la variable aléatoire qui est égale au nombre de fléchettes ayant atteint la partie A. Définir la loi
de probabilité de X . En déduire la valeur exacte de son espérance mathématique.
b. Soit E l’événement : « exactement deux fléchettes atteignent la partie A ». Calculer une valeur appro-
chée au millième de la probabilité de E .
c. Soit F l’événement : « les trois fléchettes atteignent la partie B ». Calculer la probabilité de F (on don-
nera la valeur exacte).
Sachant qu’aucune fléchette n’a atteint l’extérieur de la cible, quelle est la probabilité que toutes les
trois se trouvent dans la partie B ?
3. On lance cette fois de manière indépendante n fléchettes.
a. Déterminer en fonction de n la probabilité p n pour qu’au moins une des fléchettes atteigne la partie
A.
b. Déterminer le plus petit naturel n tel que p n Ê 0, 99.
La durée de vie d’un robot, exprimée en années, jusqu’à ce que survienne la première panne est une variable
aléatoire qui suit une loi exponentielle de paramètre λ, avec λ > 0.
Ainsi, la probabilité qu’un robot tombe en panne avant l’instant t est égale à :
Zt
p(X É t ) = λe−λx dx.
0
1. Déterminer λ, arrondi à 10−1 près, pour que la probabilité p(X > 6) soit égale à 0,3.
Pour la suite de l’exercice, on prendra λ = 0, 2.
2. À quel instant t , à un mois près, la probabilité qu’un robot tombe en panne pour la première fois est-elle de
0, 5 ?
3. Montrer que la probabilité qu’un robot n’ait pas eu de panne au cours des deux premières années est e−0,4 .
4. Sachant qu’un robot n’a pas eu de panne au cours des deux premières années, quelle est, à 10−2 près, la
probabilité qu’il soit encore en état de marche au bout de six ans ?
5. On considère un lot de 10 robots fonctionnant de manière indépendante.
Déterminer la probabilité que, dans ce lot, il y ait au moins un robot qui n’ait pas eu de panne au cours des
deux premières années.
On a posé à 1 000 personnes la question suivante : « Combien de fois êtes-vous arrivé en retard au travail au cours
des deux derniers mois ? ». Les réponses ont été regroupées dans le tableau suivant.
un = p n − 0, 55.
Démontrer que (un ) est une suite géométrique dont on donnera la raison.
e. Déterminer lim un . En déduire lim p n .
n→+∞ n→+∞
Pour chacune des 3 questions, une seule des trois propositions est exacte.
Le candidat indiquera sur la copie le numéro de la question et la lettre correspondant à la réponse choisie. Aucune
justification n’est demandée.
Une réponse exacte rapporte 1 point ; une réponse inexacte enlève 0,5 point ; l’absence de réponse est comptée 0
point. Si le total est négatif, la note est ramenée à zéro.
On dispose d’un dé cubique équilibré dont une face porte le numéro 1, deux faces portent le numéro 2 et trois
faces portent le numéro 3.
On dispose également d’une urne contenant dix boules indiscernables au toucher, portant les lettres L, O, G, A, R,
I, T, H, M, E (soit quatre voyelles et six consonnes).
Un joueur fait une partie en deux étapes :
Première étape : il jette le dé et note le numéro obtenu.
Deuxième étape :
– Si le dé indique 1, il tire au hasard une boule de l’urne. Il gagne la partie si cette boule porte une voyelle et il
perd dans le cas contraire ;
– Si le dé indique 2, il tire au hasard et simultanément deux boules de l’urne. Il gagne la partie si chacune de ces
deux boules porte une voyelle et il perd dans le cas contraire ;
– Si le dé indique 3, il tire au hasard et simultanément trois boules de l’urne. Il gagne la partie si chacune de ces
trois boules porte une voyelle et il perd dans le cas contraire.
À la fin de chaque partie, il remet dans l’urne la ou les boules tirée(s).
On définit les événements suivants :
– D 1 : « le dé indique 1 » ;
– D 2 : « le dé indique 2 » ;
– D 3 : « le dé indique 3 » ;
– G : « la partie est gagnée ».
A et B étant deux événements tels que p(A) 6= 0, on note p A (B) la probabilité de B sachant que A est réalisé.
1. a. Déterminer les probabilités p D 1 (G), p D 2 (G), et p D 3 (G)
23
b. Montrer alors que p(G) = .
180
2. Un joueur a gagné la partie. Calculer la probabilité qu’il ait obtenu le numéro 1 avec le dé.
3. Un joueur fait six parties. Calculer la probabilité qu’il en gagne exactement deux et en donner une valeur
arrondie à 10−2 près.
4. Quel nombre minimal de parties un joueur doit-il faire pour que la probabilité d’en gagner au moins une
soit supérieure à 0,9 ?
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples constitué de six questions ; chacune comporte trois réponses, une
seule est exacte. On notera sur la copie uniquement la lettre correspondant â la réponse choisie.
Un lecteur d’une bibliothèque est passionné de romans policiers et de biographies. Cette bibliothèque lui propose
150 romans policiers et 50 biographies.
40 % des écrivains de romans policiers sont français et 70 % des écrivains de biographies sont français.
Le lecteur choisit un livre au hasard parmi les 200 ouvrages.
1. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier est :
1
(a) 0, 4. (b) 0, 75. (c) .
150
2. Le lecteur ayant choisi un roman policier, la probabilité que l’auteur soit français est :
(a) 0, 3. (b) 0, 8. (c) 0, 4.
3. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier français est :
(a) 1, 15. (b) 0, 4. (c) 0, 3.
4. La probabilité que le lecteur choisisse un livre d’un écrivain français est :
(a) 0, 9. (b) 0, 7. (c) 0, 475.
5. La probabilité que le lecteur ait choisi un roman policier sachant que l’écrivain est français est :
4 12
(a) . (b) . (c) 0, 3.
150 19
6. Le lecteur est venu 20 fois à la bibliothèque ; la probabilité qu’il ait choisi au moins un roman policier est :
(a) 1 − (0, 25)20 . (b) 20 × 0, 75. (c) 0, 75 × (0, 25)20 .
Réponses à l’exercice
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Une association organise une loterie pour laquelle une participation m exprimée en euros est demandée.
Un joueur doit tirer simultanément au hasard, deux boules dans une urne contenant 2 boules vertes et 3 boules
jaunes.
Si le joueur obtient deux boules de couleurs différentes, il a perdu.
Si le joueur obtient deux boules jaunes, il est remboursé de sa participation m.
Si le joueur obtient 2 boules vertes, il peut continuer le jeu qui consiste à faire tourner une roue où sont inscrits
des gains répartis comme suit :
1
– sur de la roue le gain est de 100 € ;
8
1
– sur de la roue le gain est de 20 € ;
4
– sur le reste le joueur est remboursé de sa participation m.
On appelle V l’événement « le joueur a obtenu 2 boules vertes ».
On appelle J l’événement « le joueur a obtenu 2 boules jaunes ».
On appelle R l’événement « le joueur est remboursé de sa participation et ne gagne rien ».
1. Quelques calculs.
2. On appelle X la variable aléatoire donnant le gain algébrique du joueur c’est-à-dire la différence entre les
sommes éventuellement perçues et la participation initiale m.
3. Un joueur se présente et décide de jouer 4 fois, quels que soient les résultats obtenus.
Calculer la probabilité qu’il perde au moins une fois sa mise.
4. On voudrait qu’un joueur ait plus d’une chance sur deux d’être remboursé de sa mise ou de gagner quand
il joue une seule fois. On note G cet événement.
Pour cela on garde deux boules vertes dans l’urne mais on modifie le nombre de boules jaunes.
On appelle n le nombre de boules jaunes, on suppose n Ê 1.
Calculer la valeur minimale de n pour que la condition précédente soit vérifiée.
Pour les questions 1 et 2, on donnera les résultats sous forme de fraction et sous forme décimale approchée par dé-
faut à 10−3 près.
Un enfant joue avec 20 billes : 13 rouges et 7 vertes. Il met 10 rouges et 3 vertes dans une boîte cubique et 3 rouges
et 4 vertes dans une boîte cylindrique.
1. Dans un premier jeu, il choisit simultanément trois billes au hasard dans la boîte cubique et il regarde com-
bien de billes rouges il a choisies. On appelle X la variable aléatoire correspondant au nombre de billes
rouges choisies.
a. Déterminer la loi de probabilité de X .
b. Calculer l’espérance mathématique de X .
2. Un deuxième jeu est organisé de telle sorte que l’enfant choisisse d’abord au hasard une des deux boîtes,
puis qu’il prenne alors une bille, toujours au hasard, dans la boîte choisie. On considère les événements
suivants :
– C 1 : « L’enfant choisit la boîte cubique » ;
– C 2 : « L’enfant choisit la boîte cylindrique » ;
– R : « L’enfant prend une bille rouge » ;
– V : « L’enfant prend une bille verte ».
3. L’enfant reproduit n fois de suite son deuxième jeu, en remettant à chaque fois la bille tirée à sa place.
a. Exprimer, en fonction de n, la probabilité p n que l’enfant ait pris au moins une bille rouge au cours de
ses n choix.
b. Calculer la plus petite valeur de n pour laquelle p n Ê 0, 99.
N3
N2
R3
R1
N3
R2
R3
2. a. Calculer la probabilité des événements N1 ∩ N2 ∩ N3 , et N1 ∩ R2 ∩ N3 .
b. En déduire la probabilité de l’événement N1 ∩ N3 .
c. Calculer de façon analogue la probabilité de l’événement R1 ∩ N3 .
3. Déduire de la question précédente la probabilité de l’événement N3 .
4. Les événements N1 et N3 sont-ils indépendants ?
5. Sachant que la boule tirée dans U 3 est noire, quelle est la probabilité que la boule tirée de U 1 soit rouge ?
Un fabricant d’écrans plasma teste une première fois ses appareils à la sortie de la chaîne de fabrication.
Si le test est positif (c’est-à-dire si l’écran fonctionne correctement), l’écran est acheminé chez le client. Sinon
l’écran retourne en usine où il est réparé puis testé une seconde fois. Si ce deuxième test est positif, l’écran est
acheminé chez le client, sinon il est détruit.
Une étude statistique a permis de montrer que le test est positif pour 70% des écrans neufs sortis directement des
chaînes de fabrication, mais que parmi les écrans réparés, seulement 65% d’entre eux passent le second test avec
succès.
On note T1 l’événement « le premier test est positif ».
On note C l’événement « l’écran est acheminé chez le client ».
1. On choisit un écran au hasard à la sortie de la chaîne de fabrication.
Déterminer les probabilités des événements T1 et C .
2. La fabrication d’un écran revient à 1000 € au fabricant si l’écran n’est testé qu’une fois.
Cela lui coûte 50 € de plus si l’écran doit être testé une seconde fois.
Un écran est facturé a euros (a étant un réel positif) au client.
On introduit la variable aléatoire X qui, à chaque écran fabriqué, associe le « gain » (éventuellement négatif)
réalisé par le fabricant.
a. Déterminer la loi de probabilité de X en fonction de a.
b. Exprimer l’espérance de X en fonction de a.
c. À partir de quelle valeur de a, l’entreprise peut-elle espérer réaliser des bénéfices ?
Une compagnie de transport désire optimiser les contrôles afin de limiter l’impact des fraudes et les pertes occa-
sionnées par cette pratique.
Cette compagnie effectue une étude basée sur deux trajets par jour pendant les vingt jours ouvrables d’un mois
soit au total quarante trajets. On admet que les contrôles sont indépendants les uns des autres et que la probabilité
pour tout voyageur d’être contrôlé est égale à p.
Le prix de chaque trajet est de dix euros, en cas de fraude l’amende est de cent euros.
Claude fraude systématiquement lors des quarante trajets soumis à cette étude.
Soit X i la variable aléatoire qui prend la valeur 1 si Claude est contrôlé au i e trajet et la valeur 0 sinon. Soit X la
variable aléatoire définie par X = X 1 + X 2 + X 3 + . . . + X 40 .
1. Déterminer la loi de probabilité de X .
1
2. Dans cette partie on suppose que p = .
20
a. Calculer l’espérance mathématique de X .
b. Calculer les probabilités P (X = 0), P (X = 1) et P (X = 2).
c. Calculer à 10−4 près la probabilité pour que Claude soit contrôlé au plus deux fois.
3. Soit Z la variable aléatoire qui prend pour valeur le gain algébrique réalisé par le fraudeur.
1
Justifier l’égalité Z = 400 − 100X puis calculer l’espérance mathématique de Z pour p = .
5
4. On désire maintenant déterminer p afin que la probabilité que Claude subisse au moins trois contrôles soit
supérieure à 99 %.
b. Soit f la fonction définie sur [0; 1] par : f (x) = (1−x)38 741x 2 + 38x + 1 . Montrer que f est strictement
¡ ¢
décroissante sur [0; 1] et qu’il existe un unique réel x0 appartenant à l’intervalle [0; 1] tel que f (x0 ) =
n n +1
0, 01. Déterminer l’entier naturel n tel que < x0 < .
100 100
c. En déduire la valeur minimale qu’il faut attribuer à p afin que la probabilité que Claude subisse au
moins trois contrôles soit supérieure ou égale à 99 %.
(On exprimera p en fonction de x0 ).
On note p A (B) la probabilité conditionnelle de l’événement B sachant que l’événement A est réalisé.
Une urne contient 4 boules rouges et 2 boules noires indiscernables au toucher.
1. On effectue au hasard un tirage sans remise de deux boules de l’urne.
On note :
– A 0 l’événement : « on n’a obtenu aucune boule noire » ;
– A 1 l’événement : « on a obtenu une seule boule noire » ;
– A 2 l’événement : « on a obtenu deux boules noires ».
Calculer les probabilités de A 0 , A 1 et A 2 .
2. Après ce premier tirage, il reste donc 4 boules dans l’urne.
On effectue à nouveau au hasard un tirage sans remise de deux boules de l’urne.
On note :
– B 0 l’événement : « on n’a obtenu aucune boule noire au tirage no 2 » ;
– B 1 l’événement : « on a obtenu une seule boule noire au tirage no 2 » ;
– B 2 l’événement : « on a obtenu deux boules noires au tirage no 2 ».
a. Calculer p A 0 (B 0 ), p A 1 (B 0 ) et p A 2 (B 0 ).
b. En déduire p(B 0 ).
c. Calculer p(B 1 ) et p(B 2 ).
d. On a obtenu une seule boule noire lors de ce second tirage. Quelle est la probabilité d’avoir obtenu
une seule boule noire lors du premier ?
3. On considère l’événement R « il a fallu exactement les deux tirages pour que les deux boules noires soient
extraites de l’une ».
Montrer que p(R) = 31 .
Partie A
1. Soit une particule au hasard. Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants :
– A 1 : « la particule isolée est de type A et elle entre dans K 1 » ;
– A 2 : « la particule isolée est de type A et elle entre dans K 2 » ;
– B 1 : « la particule isolée est de type B et elle entre dans K 1 » ;
– B 2 : « la particule isolée est de type B et elle entre dans K 2 » ;
– C 1 : « la particule entre dans K 1 » ;
– C 2 : « la particule entre dans K 2 ».
2. On procède cinq fois de suite et de façon indépendante à l’épreuve décrite en introduction.
Le nombre de particules étant très grand, on admettra que les proportions 75 % et 25 % restent constantes.
Calculer la probabilité de l’événement E suivant : « il y a exactement deux particules dans K 2 ».
Partie B
Un récipient contient le gaz décrit précédemment. Les particules A sont radioactives et se transforment sponta-
nément en particules B ; chaque particule A donne en se transformant une particule B.
On note p(t ) la proportion de particules A dans le gaz. Ainsi, à l’instant t = 0, on a p(0) = 0, 75.
Plus généralement, si t est exprimé en années, on a p(t ) = 0, 75e−λt , où λ est une constante réelle.
La demi-vie 1 des particules de type A est égale à 5 730 ans.
1. Calculer λ ; on prendra une valeur approchée décimale à 10−5 près par défaut.
2. Au bout de combien d’années 10 % des particules de type A se seront-elles transformées en particules de
type B ?
3. Déterminer la valeur de t pour laquelle il y aura autant de particules de type A que de particules de type B
(on arrondira à l’unité).
1. Justifier que les points pondérés (A, a), (B, b) et (C , 4) admettent un barycentre. On le note G.
2. a. Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants :
– E 1 : « G appartient à la droite (BC ) » ;
– E 2 : « G appartient au segment [BC ] ».
b. Montrer que la probabilité de l’événement E 3 « G est situé à l’intérieur du triangle ABC et n’appartient
à aucun des côtés » est égale à 52 . On pourra faire appel à des considérations de signe.
3. Soit n un entier naturel non nul. On répète n fois dans les mêmes conditions l’épreuve qui consiste à tirer
un carton dans chacune des urnes U et V puis à considérer le barycentre G de la question 1.
On désigne par X la variable aléatoire prenant pour valeurs le nombre de réalisations de l’événement E 3 .
Un jeu de hasard est formé d’un dispositif lançant de façon aléatoire une fléchette dans une cible ayant la forme
suivante :
B B B B B B B B B J J J V V R
R V V J J J B B B B B B B B B
Un employé se rend à son travail. S’il est à l’heure il prend le bus de ramassage gratuit mis à disposition par
l’entreprise, s’il est en retard il prend le bus de la ville et il lui en coûte 1,5 €.
Si l’employé est à l’heure un jour donné, la probabilité qu’il soit en retard le lendemain est 15 , s’il est en retard un
1
jour donné la probabilité qu’il soit en retard le lendemain est .
20
Pour tout entier naturel non nul n, on appelle Rn l’événement « l’employé est en retard le jour n ». On note p n , la
probabilité de Rn et q n , celle de Rn . On suppose que p 1 = 0.
1. Détermination d’une relation de récurrence.
On s’intéresse à la durée de vie, exprimée en semaines, d’un composant électronique. On modélise cette situation
par une loi de probabilité p de durée de vie sans vieillissement définie sur l’intervalle [0; +∞[ : la probabilité que
le composant ne soit plus en état de marche au bout de t semaines est :
Zt
p([0; t [) = λe−λx dx.
0
Une étude statistique, montrant qu’environ 50 % d’un lot important de ces composants sont encore en état de
marche au bout de 200 semaines, permet de poser p ([0; 200[) = 0, 5.
ln 2
1. Montrer que λ = .
200
2. Quelle est la probabilité qu’un de ces composants pris au hasard ait une durée de vie supérieure à 300
semaines ? On donnera la valeur exacte et une valeur approchée décimale au centième près.
3. On admet que la durée de vie moyenne dm de ces composants est la limite quand A tend vers +∞ de
ZA
λxe−λx dx.
0
− λAe−λA − e−λA + 1
ZA
a. Montrer que λxe−λx dx = .
0 λ
b. En déduire dm ; on donnera la valeur exacte et une valeur approchée décimale à la semaine près.
Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.
Les réponses à cet exercice sont à inscrire dans la grille ci-jointe, en cochant pour chaque question la case correspon-
dante à la réponse proposée. Aucune justification n’est demandée.
Une réponse exacte rapporte 1 point ; une réponse inexacte enlève un demi-point ; l’absence de réponse est comptée
0 point.
Si le total est négatif, la note est ramenée à 0.
Première partie
Pour réaliser des étiquettes de publipostage, une entreprise utilise deux banques de données :
– B 1 , contenant 6000 adresses, dont 120 sont erronées et 5 880 sont exactes ;
– B 2 , contenant 4 000 adresses, dont 200 sont erronées et 3800 sont exactes.
1. On prélève au hasard, avec remise, 10 étiquettes parmi les 6 000 réalisées à l’aide de B 1 . La probabilité
qu’exactement trois de ces étiquettes comportent une adresse erronée est :
¡120¢ ¡5880¢
3 + 7 3
(a) ¡6000¢ . (b) .
120
10
120 3
¡10¢ ¢ ¡ 5880 ¢7 ¡ ¢ ¡ 3 ¢3 ¡ 7 ¢7
(c) 6000 × 6000 . (d) 10
3 × 120 × 5880 .
¡
3 ×
2. Parmi les 10 000 étiquettes, on en choisit une au hasard. Sachant que l’étiquette comporte une adresse
exacte, la probabilité qu’elle ait été réalisée à l’aide de B 1 est :
0, 4 × 0, 95
(a) 0, 98. (b) .
0, 6 × 0, 98 + 0, 6 × 0, 02
0, 6 × 0, 98
(c) 0, 6 × 0, 98. (d) .
0, 6 × 0, 98 + 0, 4 × 0, 95
Deuxième partie
La durée de vie, exprimée en heures, d’un robot jusqu’à ce que survienne la première panne est modélisée par
une loi de probabilité p de durée de vie sans vieillissement définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ (loi exponentielle de
paramètre λ = 0, 000 5). Ainsi la probabilité que le robot tombe en panne avant l’instant t est :
Zt
p ([0 ; t [) = λe−λx dx.
0
1. La probabilité qu’un robot ait une durée de vie supérieure à 2 500 heures est :
2500 5 2500 2000
(a) e− 2000 . (b) e 4 . (c) 1 − e− 2000 . (d) e− 2500 .
Zt
2. La durée de vie moyenne d’un robot ménager est donnée par la formule : E = lim λxe−λx dx.
t →+∞ 0
Zt
a. L’intégrale λxe−λx dx est égale à :
0
t2 e−λt 1
(a) λ e−λt . (b) − t e−λt − + .
2 λ λ
−λt
e
(c) λt e−λt − λe−λt − λ . (d) t e−λt − .
λ
b. La durée de vie moyenne des robots, exprimée en heures, est :
Réponses à l’exercice
(Mettre une croix dans la case correspondant à la réponse choisie)
1.
Partie 1
2.
1.
Partie 2 2. (a)
2. (b)
Le personnel d’un très grand hôpital est réparti en trois catégories : les médecins, les soignants (non médecins) et
le personnel AT (administratif ou technique).
12 % des personnels sont des médecins et 71 % sont des soignants.
67 % des médecins sont des hommes et 92 % des soignants sont des femmes.
Le laboratoire de physique d’un lycée dispose d’un parc d’oscilloscopes identiques. La durée de vie en années d’un
oscilloscope est une variable aléatoire notée X qui suit la « loi de durée de vie sans vieillissement » (ou encore loi
exponentielle de paramètre λ avec λ > 0).
Toutes les probabilités seront données à 10−3 près.
1. Sachant que p(X > 10) = 0, 286, montrer qu’une valeur approchée à 10−3 près de λ est 0, 125.
On prendra 0, 125 pour valeur de λ dans la suite de l’exercice.
2. Calculer la probabilité qu’un oscilloscope du modèle étudié ait une durée de vie inférieure à 6 mois.
3. Sachant qu’un appareil a déjà fonctionné huit années, quelle est la probabilité qu’il ait une durée de vie
supérieure à dix ans ?
4. On considère que la durée de vie d’un oscilloscope est indépendante de celle des autres appareils. Le res-
ponsable du laboratoire décide de commander 15 oscilloscopes. Quelle est la probabilité qu’au moins un
oscilloscope ait une durée de vie supérieure à 10 ans ?
5. Combien l’établissement devrait-il acheter d’oscilloscopes pour que la probabilité qu’au moins l’un d’entre
eux fonctionne plus de 10 ans soit supérieure à 0,999 ?
Rappel :
Loi exponentielle de paramètre λ sur [0; +∞[, dite aussi loi de durée de vie sans vieillissement :
Zb Zc
pour 0 É a É b, p([a ; b]) = λe−λt dt et pour c Ê 0, p([c ; +∞[) = 1 − λe−λt dt .
a 0
Un joueur dispose d’un dé cubique bien équilibré dont les faces sont numérotées de 1 à 6, et de trois urnes U 1 , U 2
et U 3 contenant chacune k boules, où k désigne un entier naturel supérieur ou égal à 3.
Il y a trois boules noires dans l’urne U 1 , deux boules noires dans l’urne U 2 et une boule noire dans l’urne U 3 , et
toutes les autres boules contenues dans les urnes sont blanches.
Les boules sont indiscernables au toucher.
Une partie se déroule de la façon suivante : le joueur lance le dé,
– s’il obtient le numéro 1, il prend au hasard une boule dans l’urne U 1 , note sa couleur et la remet dans l’urne U 1 ;
– s’il obtient un multiple de 3, il prend au hasard une boule dans l’urne U 2 , note sa couleur et la remet dans l’urne
U2 ;
– si le numéro amené par le dé n’est ni le 1 ni un multiple de 3, il prend au hasard une boule dans l’urne U 3 , note
sa couleur et la remet dans l’urne U 3 .
On désigne par A, B, C et N les événements suivants :
– A : « Le dé amène le numéro 1 » ;
– B : « Le dé amène un multiple de 3 » ;
– C : « Le dé amène un numéro qui n’est ni le 1 ni un multiple de 3 » ;
– N : « La boule tirée est noire ».
1. Le joueur joue une partie.
5
a. Montrer que la probabilité qu’il obtienne une boule noire est égale à .
3k
b. Calculer la probabilité que le dé ait amené le 1 sachant que la boule tirée est noire.
1
c. Déterminer k pour que la probabilité d’obtenir une boule noire soit supérieure à .
2
1
d. Déterminer k pour que la probabilité d’obtenir une boule noire soit égale à .
30
2. Dans cette question, k est choisi pour que la probabilité d’obtenir une boule noire en jouant une partie soit
1
égale à . Le joueur joue 20 parties, indépendantes les unes des autres. Calculer, sous forme exacte puis
30
arrondie à 10−3 , la probabilité qu’il obtienne au moins une fois une boule noire.
H
G
E
F
→
−
k
→
−
O
→
−ı
A
B
On observe sur une longue période le nombre d’accidents de scooters à un carrefour. Il est alors possible de propo-
ser la modélisation suivante : pour n scooters franchissant le carrefour durant une année (n est un grand nombre
inconnu), on admet que la variable aléatoire S n qui totalise le nombre d’accidents de scooters à ce carrefour du-
rant cette année suit une loi binomiale ; on estime que l’espérance mathématique de S n notée E (S n ) est égale à
10.
Soit p la probabilité pour un scooter d’être accidenté à ce carrefour pendant l’année considérée.
à !n−k
¡n ¢¡ 10 ¢k 10
1. Calculer p, puis justifier l’égalité P (S n = k) = k n 1− , où k est un entier naturel tel que 0 É k É
n
n.
2. a. Établir l’égalité :
à !
10
ln 1 −
n
ln [P (S n = 0)] = −10 × ,
10
−
n
n −k 10
P (S n = k + 1) = P (S n = k) × × ,
n − 10 k +1
où k est un entier naturel tel que 0 É k É n − 1.
10k
c. Démontrer que si lim P (S n = k) = e−10 pour 0 É k É n, alors on a également :
n→+∞ k!
10k+1
lim P (S n = k + 1) = e−10 pour 0 É k + 1 É n.
n→+∞ (k + 1)!
10k
lim P (S n = k) = e−10 où k est un entier naturel tel que 0 É k É n.
n→+∞ k!
10k
3. On suppose que le nombre n est suffisamment grand pour que l’on puisse admettre que e−10 est une
k!
−4
approximation acceptable de P (S n = k). Utiliser cette approximation pour calculer à 10 près la probabilité
pour qu’au cours de cette année il y ait au moins trois accidents de scooters à ce carrefour.
Une association organise des promenades en montagne. Douze guides emmènent chacun, pour la journée, un
groupe de personnes dès le lever du Soleil. L’été il y a plus de demandes que de guides et chaque groupe doit
s’inscrire la veille de la promenade.
Mais l’expérience des dernières années prouve que la probabilité que chacun des groupes inscrits ne se présente
1
pas au départ de la promenade est égale à . On admettra que les groupes inscrits se présentent indépendamment
8
les uns des autres.
Les probabilités demandées seront arrondies au 100e le plus proche.
1. a. Montrer que la probabilité qu’un jour donné les 12 groupes inscrits soient tous présents est comprise
entre 0,20 et 0,21.
b. On désigne par X la variable aléatoire égale au nombre de jours où les 12 groupes inscrits se sont tous
présentés au départ lors d’un mois de 30 jours.
Montrer que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
Donner la signification des événements X = 30 puis X = 0 et calculer la probabilité de ces événements.
Préciser l’espérance mathématique E (X ).
Quelle signification peut-on donner à ce résultat ?
c. Une somme de 1 Crédit (la monnaie locale) est demandée à chaque groupe pour la journée. Cette
somme est réglée au départ de la promenade. Dans le cas où un groupe ne se présente pas au départ,
l’association ne gagne évidemment pas le Crédit que ce groupe aurait versé pour la journée.
On nomme S la variable aléatoire égale à la somme, en Crédits, perçue par l’association un jour donné.
Calculer la probabilité de l’événement [S = 11].
Préciser l’espérance mathématique de S.
2. a. Agacé par le nombre de guides inemployés, le dirigeant de l’association décide de prendre chaque jour
une réservation supplémentaire. évidemment si les 13 groupes inscrits se présentent, le 13e groupe
sera dirigé vers une activité de substitution. Toutefois, cette activité de remplacement entraîne une
dépense de 2 Crédits à l’association.
Quelle est la probabilité P 13 qu’un jour donné il n’y ait pas de désistement, c’est-à-dire que les 13
groupes inscrits la veille se présentent au départ de la promenade ?
Calculer ce gain.
d. La décision du dirigeant est-elle rentable pour l’association ?
Un commerce possède un rayon « journaux » et un rayon « souvenirs ». À la fin d’une journée, on trie les pièces de
monnaie contenues dans les caisses de chaque rayon.
On constate que la caisse du rayon « journaux » contient 3 fois plus de pièces de 1 € que celle du rayon « souvenirs
».
Les pièces ont toutes le côté pile identique, mais le côté face diffère et symbolise un des pays utilisant la monnaie
unique. Ainsi, 40 % des pièces de 1 € dans la caisse du rayon « souvenirs » et 8 % de celle du rayon « journaux »
portent une face symbolisant un pays autre que la France (on dira « face étrangère »).
1. Le propriétaire du magasin, collectionneur de monnaies, recherche les pièces portant une face étrangère.
Pour cela il prélève au hasard et avec remise 20 pièces issues de la caisse « souvenirs ». On note X la variable
aléatoire qui associe à chaque prélèvement le nombre de pièces portant une face « étrangère ».
a. Expliquer pourquoi X suit une loi binomiale ; déterminer les paramètres de cette loi.
b. Calculer la probabilité qu’exactement 5 pièces parmi les 20 portent une face étrangère.
c. Calculer la probabilité qu’au moins 2 pièces parmi les 20 portent une face étrangère.
2. Les pièces de 1 € issues des deux caisses sont maintenant rassemblées dans un sac.
On prélève au hasard une pièce du sac.
On note S l’événement « la pièce provient de la caisse souvenirs » et E l’événement « la pièce porte une face
étrangère ».
3. Dans la suite, la probabilité qu’une pièce choisie au hasard dans le sac porte une face étrangère est égale à
0,16.
Le collectionneur prélève n pièces (n entier supérieur ou égal à 2) du sac au hasard et avec remise.
Calculer n pour que la probabilité qu’il obtienne au moins une pièce portant une face étrangère soit supé-
rieure ou égale à 0,9.
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples constitué de six questions : chacune comporte trois réponses, une
et une seule étant exacte.
Les réponses à cet exercice sont à inscrire dans la grille ci-jointe, en cochant pour chaque question la case correspon-
dante à la réponse proposée.
Toute réponse ambiguë sera considérée comme une absence de réponse. Toute réponse exacte entraîne une bonifica-
tion, toute erreur est pénalisée.
On s’intéresse à la durée de vie, exprimée en années, d’un appareil ménager avant la première panne. On peut
modéliser cette situation par une loi de probabilité p de durée de vie sans vieillissement, définie sur l’intervalle
[0; +∞[. Ainsi, la probabilité d’un intervalle [0; t [, notée p([0; t [), est la probabilité que l’appareil ménager tombe
en panne avant l’instant t . Z t
Cette loi est telle que p([0; t [) = λe−λx dx, où t est un nombre réel positif représentant le nombre d’années (loi
0
exponentielle de paramètre λ, avec λ > 0).
1. Pour t Ê 0, la valeur exacte de p([t ; +∞[) est :
(a) 1 − e−λt . (b) e−λt . (c) 1 + e−λt .
2. La valeur de t pour laquelle on a p([0; t [) = p([t ; +∞[) est :
ln 2 λ λ
(a) . (b) . (c) .
λ ln 2 2
3. D’après une étude statistique, la probabilité que l’appareil tombe en panne avant la fin de la première année
est 0,18. ÃLa valeur
! exacte de λ est alors : Ã !
50 41 ln(82)
(a) ln . (b) ln . (c) .
41 50 ln(100)
4. Sachant que cet appareil n’a connu aucune panne au cours des deux premières années après sa mise en
service, la probabilité qu’il ne connaisse aucune panne l’année suivante est :
(a) p([1; +∞[). (b) p([3; +∞[). (c) p([2; 3[).
Dans la suite de l’exercice on prendra λ = 0, 2.
5. La probabilité que l’appareil n’ait pas eu de panne au cours des trois premières années, arrondie à 10−4 près,
est :
(a) 0, 552 3. (b) 0, 548 8. (c) 0, 451 2.
6. Dix appareils neufs de ce type ont été mis en service en même temps. On désigne par X la variable aléatoire
égale au nombre d’appareils qui n’ont pas de panne au cours des trois premières années.
La valeur la plus proche de la probabilité de l’événement « X = 4 » est :
(a) 0, 555 5. (b) 0, 802 2. (c) 0, 160 7.
Réponses à l’exercice
(Mettre une croix dans la case correspondant à la réponse choisie)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Une entreprise A est spécialisée dans la fabrication en série d’un article. Un contrôle de qualité a montré que
chaque article produit par l’entreprise A pouvait présenter deux types de défaut : un défaut de soudure avec une
probabilité égale à 0,03 et un défaut sur un composant électronique avec une probabilité égale à 0,02. Le contrôle
a montré aussi que les deux défauts étaient indépendants. Un article est dit défectueux s’il présente au moins l’un
des deux défauts.
1. Montrer que la probabilité qu’un article fabriqué par l’entreprise A soit défectueux est égale à 0,049 4.
2. Une grande surface reçoit 800 articles de l’entreprise A. Soit X la variable aléatoire qui à cet ensemble de
800 articles associe le nombre d’articles défectueux.
a. Définir la loi de X .
b. Calculer l’espérance mathématique de X . Quel est le sens de ce nombre ?
Calculer la probabilité, à 10−3 près, qu’un tel article ait une durée de vie comprise entre 700 et 1 000 jours.
Une entreprise d’autocars dessert une région montagneuse. En chemin, les véhicules peuvent être bloqués par
des incidents extérieurs comme des chutes de pierres, la présence de troupeaux sur la route, etc.
Un autocar part de son entrepôt. On note D la variable aléatoire qui mesure la distance en kilomètres que l’autocar
va parcourir jusqu’à ce qu’il survienne un incident. On admet que D suit une loi exponentielle de paramètre
1
λ= , appelée aussi loi de durée de vie sans vieillissement.
82
On rappelle que la loi de probabilité est alors définie par :
1
ZA
x
p(D É A) = e− 82 dx.
0 82
Dans tout l’exercice, les résultats numériques seront arrondis au millième.
1. Calculer la probabilité que la distance parcourue sans incident soit :
a. comprise entre 50 et 100 km ;
b. supérieure à 300 km.
2. Sachant que l’autocar a déjà parcouru 350 kilomètres sans incident, quelle est la probabilité qu’il n’en su-
bisse pas non plus au cours des 25 prochains kilomètres ?
3. Détermination de la distance moyenne parcourue sans incident.
1 −x
ZA
a. Au moyen d’une intégration par parties, calculer I (A) = xe 82 dx où A est un nombre réel positif.
0 82
b. Calculer la limite de I (A) lorsque A tend vers +∞. (Cette limite représente la distance moyenne cher-
chée).
4. L’entreprise possède N0 autocars. Les distances parcourues par chacun des autocars entre l’entrepôt et le
lieu où survient un incident sont des variables aléatoires deux à deux indépendantes et de même loi expo-
1
nentielle de paramètre λ = .
82
d étant un réel positif, on note X d la variable aléatoire égale au nombre d’autocars n’ayant subi aucun
incident après avoir parcouru d kilomètres.
a. Montrer que X d suit une loi binomiale de paramètres N0 et e−λd .
b. Donner le nombre moyen d’autocars n’ayant subi aucun incident après avoir parcouru d kilomètres.
1. Une urne contient 75 boules blanches et 25 boules noires. L’expérience élémentaire consiste à tirer une
boule. Les boules ont toutes la même probabilité d’être tirées. On effectue n tirages indépendants et avec
remise, n désignant un entier supérieur à 10. Soit X la variable aléatoire prenant pour valeur le nombre de
boules blanches tirées.
1
a. X suit une loi binomiale de paramètres n et .
4
1
b. P (X = 0) = 2n .
2
c. P (X < 5) = 1 − P (X > 5).
d. E (X ) = 0, 75 n.
2. Une maladie atteint 1 % d’une population donnée.
Un test de dépistage de cette maladie a les caractéristiques suivantes :
– Chez les individus malades, 99 % des tests sont positifs et 1 % sont négatifs ;
– Chez les individus non malades, 98 % des tests sont négatifs (les autres étant positifs).
Un individu est choisi au hasard dans cette population et on lui applique le test.
On note M l’événement « l’individu est malade » et T l’événement « le test pratiqué est positif ».
a. P M (T ) + P M (T ) = 1, 01.
b. P M (T ) + P M (T ) = P (T ).
c. P (T ) = 2, 97.10−2 .
d. Sachant que le test est positif, il y a deux chances sur trois pour que l’individu testé ne soit pas malade.
3. La durée d’attente en seconde à la caisse d’un supermarché est une variable aléatoire Y qui suit la loi expo-
nentielle de paramètre 0,01. Alors :
a. La densité de probabilité de Y est la fonction f définie sur [0; +∞[ par : f (t ) = e−0,01t .
b. Pour tout réel t positif, P (Y É t ) = 1 − e−0,01t .
c. La probabilité d’attendre moins de 3 minutes à cette caisse est, à 0,01 près, égale à 0,16.
d. Il y a plus d’une chance sur deux que l’attente à cette caisse soit supérieure à une minute.
Réponses à l’exercice
(Vous inscrirez en toutes lettres « VRAI » ou « FAUX » dans la case correspondante du tableau)
1.
2.
3.
3. On pose : S n = p 2 + p 3 + . . . + p n .
a. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, on a :
à ! à !n
n 2
Sn = 1 − +1 × .
2 3
Partie A
→
−
k
→
−ı
→
−
C D
Partie B
On dispose de trois tétraèdres identiques au précédent, parfaitement équilibrés. Chacun d’eux a une face peinte
en bleu, une face peinte en jaune et deux faces peintes en rouge.
On lance les trois tétraèdres simultanément (on remarquera que, lorsqu’on lance un tel tétraèdre, une seule face
est cachée et trois faces sont visibles).
1. Calculer la probabilité pour qu’au moins trois faces rouges soient visibles sur les trois tétraèdres.
2. Calculer la probabilité pour que la couleur bleue ne soit visible sur aucun tétraèdre.
3. Calculer la probabilité de l’événement E « les six faces rouges sont visibles ».
4. On répète n fois l’expérience qui consiste à lancer les trois tétraèdres.
Calculer la probabilité p n pour que l’événement E soit réalisé au moins une fois.
Calculer lim p n .
n→+∞
Une société de maintenance de photocopieurs désire optimiser ses prestations au niveau des entreprises, afin de
proposer un abonnement adapté à ses services.
On note, pour n entier naturel non nul, I n l’événement « la société intervient durant le n e mois qui suit l’installa-
tion d’un photocopieur » et p n = p(I n ) la probabilité de l’événement I n .
Le bureau d’études a mis en évidence les résultats suivants pour une entreprise déterminée :
– p(I 1 ) = p 1 = 0, 75 ;
– Sachant qu’il y a eu une intervention durant le n e mois qui suit l’installation d’un photocopieur, la probabilité
d’intervention le mois suivant est égale 0, 04 ;
– Sachant qu’il n’y a pas eu d’intervention durant le n e mois qui suit l’installation d’un photocopieur, la probabi-
lité d’intervention le mois suivant est égale à 0, 64.
On rappelle que A est l’événement contraire de l’événement A et que p B (A) est la probabilité conditionnelle de A
sachant que B est réalisé.
Partie 1
³ ´
1. Préciser p I n (I n+1 ) et p I n (I n+1 ) puis calculer p (I n+1 ∩ I n ) et p I n+1 ∩ I n en fonction de p n (n ∈ N∗ ).
2. En déduire p n+1 = −0, 6p n + 0, 64.
3. On considère la suite (q n ) définie sur N∗ par : q n = p n − 0, 4.
a. Démontrer que (q n ) est une suite géométrique.
b. En déduire q n puis p n en fonction de n.
c. Donner une valeur approchée de p 6 à 10−3 près par excès.
Partie 2
Le même mois, la société de maintenance installe un photocopieur dans 10 entreprises. Six mois plus tard, elle
désire libérer une partie de son personnel afin de proposer un stage de mise à niveau.
On estime que la probabilité d’intervention du service de maintenance durant ce mois auprès de chacune de ces
entreprises est égale à 0, 373.
Donner, à 10−3 près par excès, la probabilité qu’il y ait au moins un déplacement du service de maintenance
durant ce mois (on supposera que les interventions dans les différentes entreprises sont des événements indé-
pendants).
Une urne A contient une boule rouge et trois boules vertes. Une urne B contient deux boules rouges et deux
boules noires. Les boules sont indiscernables au toucher.
1. On dispose d’un dé à 6 faces, parfaitement équilibré, numéroté de 1 à 6. On le lance une fois ; si l’on obtient
un multiple de 3, on tire au hasard une boule de l’urne A, sinon on tire au hasard une boule de l’urne B.
a. Calculer la probabilité d’obtenir une boule noire.
b. Quelle est la couleur qui a la plus grande probabilité de sortir ?
c. Quelle est la probabilité que la boule tirée provienne de l’urne B sachant qu’elle est rouge ?
2. On réunit toutes les boules dans une seule urne et on tire successivement trois boules que l’on pose à
chaque fois devant l’urne.
1
a. Montrer que la probabilité de l’événement « la 3e boule tirée est noire » vaut .
4
b. Certains pensent que l’événement « la première boule tirée est noire » a une probabilité supérieure à
l’événement « la troisième boule tirée est noire ». Est-ce vrai ? Justifier.
1
1. Soit la suite (un ) définie par u1 = et par la relation de récurrence :
2
1 1
un+1 = un + .
6 3
2
a. Soit la suite (v n ) définie pour n Ê 1 par v n = un − ; montrer que (v n ) est une suite géométrique dont
5
on précisera la raison.
b. En déduire l’expression de v n en fonction de n puis celle de un .
2. On considère deux dés, notés A et B. Le dé A comporte trois faces rouges et trois faces blanches. Le dé B
comporte quatre faces rouges et deux faces blanches.
On choisit un dé au hasard et on le lance : si on obtient rouge, on garde le même dé, si on obtient blanc, on
change de dé. Puis on relance le dé et ainsi de suite.
On désigne par :
– A n l’événement « on utilise le dé A au n-ième lancer » ;
– A n l’événement contraire de A n ;
– Rn l’événement « on obtient rouge au n-ième lancer » ;
– Rn l’événement contraire de Rn ;
– an et r n les probabilités respectives de A n et Rn .
a. Déterminer a1 .
b. Déterminer r 1 . Pour cela, on pourra s’aider d’un arbre.
³ ´
c. En remarquant que, pour tout n Ê 1, Rn = (Rn ∩ A n ) ∪ Rn ∩ A n , montrer que :
1 2
r n = − an + .
6 3
³ ´
d. Montrer que, pour tout n Ê 1, A n+1 = (A n ∩ Rn ) ∪ A n ∩ Rn .
1 1
e. En déduire que, pour tout n Ê 1, an+1 = an + , puis déterminer l’expression de an en fonction de n.
6 3
f. En déduire l’expression de r n en fonction de n puis la limite de r n quand n tend vers +∞.
1. a. Déterminer la probabilité p(D) pour que le point soit placé dans le disque D.
b. Déterminer la probabilité p(S 1 ) pour que le point soit placé dans le secteur S 1 .
2. Pour cette question 2., on utilisera les valeurs approchées suivantes :
p(D) = 0,008 et pour tout k appartenant à {1; 2; 3; 4; 5; 6; 7; 8}, p(S k ) = 0,078 5.
À cette situation aléatoire est associé le jeu suivant :
– un point placé dans le disque D fait gagner 10 euros ;
– un point placé dans le secteur S k fait gagner k euros pour tout k appartenant à {1; 2; 3; 4; 5; 6; 7; 8} ;
– un point placé dans la zone R fait perdre 4 euros.
On note X la variable aléatoire égale au gain algébrique obtenu.
a. Calculer la probabilité p(R) pour que le point soit placé dans la zone R.
Calculer l’espérance de X .
b. On joue deux fois de suite. On a donc placé deux points de manière indépendante dans le carré. Cal-
culer la probabilité d’obtenir un gain total positif ou nul.
c. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à deux. On joue n fois de suite. On a donc placé n points de
manière indépendante dans le carré.
Calculer la probabilité p n d’obtenir au moins un point placé dans le disque D.
Déterminer la plus petite valeur de n tel que p n Ê 0, 9.