Proba Stat
Proba Stat
BADIS
Département de Mathématiques-Informatique
Mars 2018
Table des matiéres
1 L’analyse combinatoire 6
1.1 Théorie des ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.1 Inclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.2 La complémentarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.3 Ensembles disjoints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.4 Réunion de deux ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.5 Intersection de deux ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.6 La différence de deux ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.7 Le cardinal d’un ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.8 Une application entre deux ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Généralités sur l’analyse combinatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.1 L’ensemble étudié : éléments discernables et éléments indiscernables 9
1.2.2 Les différentes dispositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.3 Principe multiplicatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.4 Les paires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.5 Les multiplets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.6 Arrangement avec répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.7 Arrangement sans répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.8 Permutation sans répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.9 Permutation avec répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.10 Combinaison sans répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.11 Combinaison avec répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3 Exercices sur l’analyse combinatoire et calculs simples de probabilités . . . 13
1.4 Corrigés des exercices d’analyse combinatoire et calculs simples de proba-
bilités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2
3
3 Variables aléatoire 41
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.2 Les variables aléatoires discrètes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.2.1 Fonction de répartition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.3 Les Variables Aléatoires Continues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.3.1 Fonction de densité de probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.3.2 Fonction de répartition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.4 Variables aléatoires à deux dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.4.1 Les variables aléatoires discrètes à deux dimensions . . . . . . . . . 45
3.4.2 Les variables aléatoires continues bidimensionnelles . . . . . . . . . 46
3.5 Les Paramètres centrales d’une variable alèatoires . . . . . . . . . . . . . . 47
3.5.1 Espérance mathématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3.5.2 Variance d’une distribution de probabilités . . . . . . . . . . . . . . 48
Ce document est un support de cours pour l’enseignement des probabilités et des statis-
tiques. Il traite de l’analyse combinatoire, le calcul des probabilités, et des lois de proba-
bilités d’usage courant.
Ce support correspond approximativement aux enseignements des étudiants en licence
et master mathématiques ainsi que que les étudiants en 3ième année licence en Informa-
tique.
Pour élaborer ce document, je me suis appuyé sur différentes références, des ouvrages
reconnus dans la discipline, mais aussi des ressources en ligne qui sont de plus en plus
présents aujourd’hui dans la diffusion de la connaissance. Ces cours et travaux dirigés on
été dispensés au Département de Mathématiques-Informatique de la Faculté des Sciences
Exactes et de l’Informatique à l’Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem.
Enfin, ce texte n’engage que son auteur. Toutes suggestions ou commen-
taires qui peuvent l’améliorer seront les bienvenus.
[lemme]Définition
5
Chapitre 1
L’analyse combinatoire
1.1.1 Inclusion
Soit E ⊂ Ω un évènement (un ensemble). E est inclus dans Ω si chaque élément e de E
appartient également à Ω.
∀e ∈ E =⇒ e ∈ Ω, alors E ⊂ Ω
Propriétés de l’inclusion
1. Transitivité : )
E⊂F
=⇒ E ⊂ F
F ⊂G
2. Réflexivité :
E ⊂ Etoujours vraie.
3. Antisymétrie : )
E⊂F
=⇒ E ≡ F
F ⊂E
6
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
L’inclusion est donc une relation d’ordre parmi les sous-ensembles de l’ensemble fon-
damental.
1.1.2 La complémentarité
Soit un sous-ensemble A de Ω. On appelle complémentaire de A par rapport à Ω, noté
A, le sous-ensemble de Ω constitué de tous les éléments qui n’appartiennent pas à A.
A = CΩA
1. )
A⊂C
=⇒ A ∪ B ⊂ C
B⊂C
2.
A ⊂ B =⇒ A ∪ B ≡ B
3. Commutativité :
A∪B ≡B∪A
4. Associativité :
(A ∪ B) ∪ C ≡ A ∪ (B ∪ C) ≡ A ∪ B ∪ C
7
1.1. THÉORIE DES ENSEMBLES M.A. GHEZZAR
2.
A∩B ⊂A∪B
3. )
A⊂C
=⇒ A ∩ B ⊂ A ∪ B ⊂ C
B⊂C
4.
B ⊂ A =⇒ A ∩ B = B
5. Commutativité :
A∩B =B∩A
6. Associativité :
(A ∩ B) ∩ C = A ∩ (B ∩ C) = A ∩ B ∩ C
A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)
et
(A ∪ B) ∩ (C ∪ D) = (A ∪ B) ∩ C) ∪ ((A ∪ B) ∩ D
= (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) ∪ (A ∩ D) ∪ (B ∩ D)
Soit un sous ensembles A d’un ensemble fini Ω. On appelle cardinal de A, noté card (A)
le nombre d’éléments de A.
8
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
Définition 1. Disposition sans répétition. C’est une disposition où un élément peut
apparaı̂tre au plus 1 fois.
Définition 2. Disposition avec répétition. Un élément peut figurer plus d’une fois.
9
1.2. GÉNÉRALITÉS SUR L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
Définition 4. Disposition non-ordonnée. L’ordre d’obtention d’un élément n’est pas im-
portant, on n’en tient pas compte dans la caractérisation de la disposition.
Prenons un jeu de dé à 6 faces, Ω = {1; 2; 3; 4; 5; 6}. Après 3 jets, nous obtenons
A = (2, 5, 1) ; nous réitérons les jets et nous obtenons B = (5, 1, 2). A et B sont équivalents
si nous considérons que les dispositions sont non-ordonnées. En revanche, ils ne sont pas
équivalents si nous sommes dans le cadre d’une disposition non-ordonnée.
Soit ξ une expérience qui comporte 2 étapes : la 1ère qui a p résultats possibles et chacun
de ces résultats donne lieu à q résultats lors de la 2ème . Alors l’expérience ξ a p × q
résultats possibles.
On jette 3 dés identiques. Combien y-a-t-il de résultats possibles ?
le nombre de résultats possibles est : 6 × 6 × 6 = 63 .
et
B = {b1 , b2 , b3 , ..., bβ } .
10
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
A = (a1 , a2 , a3 , ..., aα )
B = (b1 , b2 , b3 , ..., bβ )
C = (c1 , c2 , c3 , ..., cρ )
...
S = (s1 , s2 , s3 , ..., sλ )
On appelle multiplets une disposition ordonnée de λ éléments dont le 1er est un élément
de A, le second un élément de B,..., et le λème un élément de S.
Les multiplets sont de la forme (aiα , biβ , ciρ , ..., siλ ).
Un multiplet de λ éléments peut être considéré comme une paire où : le 1er élément
est constitué des (λ − 1) éléments, et le second élément, un élément de S.
mλ = m(λ−1) × λ
= m(λ−2) × ρ × λ
...
= α × β × ... × λ
Quelle est la capacité d’un code constitué de mots où les 2 premiers symboles sont des
lettres de l’alphabet, et les 2 derniers symboles sont des chiffres ? Réponse :
m = 26 × 26 × 10 × 10 = 67600
11
1.2. GÉNÉRALITÉS SUR L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
Apn = np
n! = 1 × 2 × ... × n,
par convention 0! = 1.
1 Pour plus d’informations, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Factorielle
n!
Pn = Ann = = n!
(n − n)!
p!
P(p
p
1 ,p2 ,...)
=
p1 !p2 !...
12
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
n!
Cnp =
p!(n − p)!
p
Knp = Cn+p−1
K72 = C7+2−1
2
= 28.
Exercice 2. Dans notre pays imaginaire ci-dessus, combien y a-t-il de numéros compor-
tant des chiffres tous différents ?
13
1.3. EXERCICES SUR L’ANALYSE COMBINATOIRE ET CALCULS SIMPLES DE
PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
3. Combien y a-t-il de résultats où la face ”1” se retrouve 5 fois, ”2” se retrouve 3 fois,
”3” se retrouve 3 fois, et ”4” se retrouve 1 fois ?
Exercice 5. Quatre hommes déposent leur chapeau au vestiaire en entrant dans un restau-
rant et choisissent au hasard en sortant 1 des 4 chapeaux. Calculer les probabilités suiv-
antes.
Exercice 6. Aicha et Zakaria jouent aux dés. Ils lancent tour à tour 2 dés et observent
les chiffres sortis. Quand la somme est 7 ou le produit 6, Aicha marque un point ; quand
la somme est 6 ou le produit 4, Zakaria en marque 1. Pour qui parieriez-vous ?
Exercice 7. Parmi les familles de 2 enfants, la moitié se trouve être bien répartie, c’est-
à-dire composée d’autant de garcons que de filles. En est-il de même parmi les familles de
4 enfants ? (On suppose ici que chaque naissance donne avec équiprobabilité un garçon
ou une fille.)
Exercice 8. On tire au hasard 2 cartes d’un jeu de cartes de poker (52 cartes). Quelle
est la probabilité qu’elles forment un black jack, ou autrement dit, que l’une soit un as et
l’autre un dix, un valet, une dame ou un roi?
Exercice 9. Problème posé par le Chevalier de Mérée à Pascal en 1654. Quel est
l’événement le plus probable : obtenir au moins 1 fois 1 as en lançant 4 fois un dé
ou obtenir au moins 1 fois 1 double as en lançant 24 fois 2 dés?
14
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
Exercice 11. On considère une famille avec 2 enfants. On suppose que la venue d’une
fille est aussi certaine que celle d’un garçon.
1. Quelle est la probabilité que les 2 enfants soient des garçons sachant que l’aı̂né est
un garçon?
2. Quelle est la probabilité que les 2 enfants soient des garçons sachant qu’au moins
un des enfants est un garçon?
N.B. : Attention, dans 01abc par exemple, les chiffres (a, b et c) ne peuvent provenir
que de Ω = {2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}d’où la formule de l’arrangement A38 .
(A pour un arrangement sans répétition).
15
1.4. CORRIGÉS DES EXERCICES D’ANALYSE COMBINATOIRE ET CALCULS
SIMPLES DE PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
Solution 14. On jette successivement 12 dés. On appelle ”’résultat”’ une suite ordonnée
de 12 points emmenés. Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}, n = card (Ω) = 6,
3. Le nombre de résultats où la face ”1” se retrouve 5 fois, ”2” se retrouve 3 fois, ”3”
se retrouve 3 fois, et ”4” se retrouve 1 fois est :
5 32! 28 × 29 × 30 × 31 × 32
C32 = = = 201376
5!(32-5)! 1×2×3×4×5
1. On compte les issues favorables, à savoir celles qui n’ont ni le 1 en 1re position, ni
le 2 en 2eme , ni le 3 en 3eme , ni le 4 en 4eme . On dénombre alors 9 issues favorables.
9 3
La probabilité est donc de = .
24 8
2. On procède de la même manière en choisissant comme issues favorables celles qui ont
exactement 2 chapeaux placés au bon endroit. On en dénombre 6 et la probabilité
6 1
est de = .
24 4
16
CHAPITRE 1. L’ANALYSE COMBINATOIRE M.A. GHEZZAR
Solution 17. Avec 2 dés de 6 faces, il y a 36 issues possibles. Aicha marque 1 point si
les dés montrent une des 8 combinaisons suivantes
(2, 3), (6, 1), (2, 5), (4, 3), (3, 2), (1, 6), (5, 2) ou (3, 4).
(2, 2), (4, 1), (5, 1), (4, 2), (3, 3), (2, 4), (1, 5) ou (1, 4),
8 2
P (Aicha marque 1 point) = P (Ali marque 1 point) = = .
36 9
Les probabilités de marquer 1 point sont égales.
Solution 18. Soient F l’événement avoir une fille et G l’événement avoir un garçon .
Il y a 24 = 16 issues possibles pour une famille de 4 enfants. On dénombre 6 issues avoir
2 filles et 2 garçons :
6 3
et la probabilité cherchée est = . Il y a donc moins de familles bien réparties avec
16 8
4 enfants.
Solution 19. Le nombre d’issues possibles lorsqu’on tire 2 cartes parmi 52 est C252 . Le
nombre d’issues favorables (un 10 OU un valet OU une dame OU un roi) ET
C41 × C16
1
4! × 16! × 2! × 50! 32
P (blackjack) = 2
= =
C52 3! × 15! × 52! 663
Solution 20. Soient les événements A obtenir au moins 1 as en lançant 4 fois un dé et
B obtenir au moins une paire d’as en lançant 24 fois 2 dés . Ainsi
4
5
P (A) = 1 − P (A) = 1 − ' 0.518
6
et 24
35
P (B) = 1 − P (B) = 1 − ' 0.491.
36
17
1.4. CORRIGÉS DES EXERCICES D’ANALYSE COMBINATOIRE ET CALCULS
SIMPLES DE PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
L’événement le plus probable est A.
P (A ∪ B ∪ C) = P (A ∪ B) + P (C) − P ((A ∪ B) ∩ C)
= P (A) + P (B) − P (A ∩ B) + P (C) − P ((A ∩ C) ∪ (B ∩ C))
= P (A) + P (B) + P (C) − P (A ∩ B) − P (A ∩ C) − P (B ∩ C) + P (A ∩ B ∩ C).
Solution 22. Soient F l’événement avoir une fille et G l’événement avoir un garçon .
Dans une famille avec 2 enfants, il y a 4 issues possibles
(GG, GF, F G, F F ).
1. On cherche
P (GG) 1/4 1
P (GG|GF ∪ GG) = = = .
P (GF ) + P (GG) 1/4 + 1/4 2
2. Cette fois,
1
P (GG|GF ∪ F G ∪ GG) = .
3
18
Chapitre 2
Le calcul des probabilités
2.1 Introduction
Ce sont les jeux du hasard qui sont à l’origine du calcul des probabilités. Vers 1654, Pascal
et Fermat se sont confrontés au problème suivant : pourquoi en jetant 3 dés obtient-on
plus souvent la somme 11 que la somme 12 alors que avoir
la somme 11 : 146, 236, 155, 335, 443, 245.
la somme 12: 156, 246, 255, 345, 336, 444.
C’est à la suite de leur correspondance qu’est né le calcul des probabilités. Les prob-
abilités ont connu un grand essor au XIX e , mais ce n’est qu’en 1933 que grâce à Kol-
mogorov le calcul des probabilités s’inscrit enfin dans un cadre théorique rigoureux.
La découverte des théories modernes de l’imprévisibilité redonnent au calcul des prob-
abilités une place centrale dans la science.
19
2.3. DÉFINITION ET MESURE DE LA PROBABILITÉ DANS LE CAS
M.A.ΩGHEZZAR
FINI
P : P (Ω) −→ R
A −→ P (A)
P (Ω) l’ensemble des parties de Ω, R l’ensemble des réels, P (A) est la probabilité de
réalisation de l’évènement A.
Soit A un évènement de Ω, constitué de nA éventualités équiprobables, avec card(A) =
nA . La probabilité de réalisation de l’évènement A est
nA
P (A) = .
n
Ω est constitué d’un jeu de 32 cartes. Il comporte 8 hauteurs {7, 8, 9, 10, J, D, K, A}.
Dans chaque hauteur, il y a 4 couleurs {pique, coeur, carreau, tref le}.
4
P (tirer la hauteur 7) =
32
7
P (tirer la couleur pique) =
32
Maintenant, si nous lançons un dé à 6 faces, les résultats possibles sont {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
20
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
Axiomes de Kolmogorov
L’application P est restreinte par 3 axiomes, dites ”axiomes de Kolmogorov”.
∀E ⊂ Ω, P (E) > 0.
Preuve
P (E ∪ ∅) = P (E) + P (∅)
21
2.3. DÉFINITION ET MESURE DE LA PROBABILITÉ DANS LE CAS
M.A.ΩGHEZZAR
FINI
puisque E ∪ ∅ = E, alors
P (E ∪ ∅) = P (E)
donc
P (E) + P (∅) = P (E) .
Par conséquent,
P (∅) = 0.
P E ∪ E = P (E) + P E
car E ∩ E = ∅ et
P E∪E = P (Ω)
= 1
implique
P (E) + P E = 1.
Par conséquent,
P E = 1 − P (E) .
E∪G = E∪ E∩F
= E ∪ E ∩ (E ∪ F )
= Ω ∩ (E ∪ F )
= E ∪ F.
et
P (E ∪ G) = P (E) + P (G) = P (E ∪ F )
alors
P (G) = P (E ∪ F ) − P (E) .
22
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
G ∩ (E ∩ F ) = ∅.
G ∪ (E ∩ F ) = F,
P (G ∪ (E ∩ F ) = F ) = P (F ) = P (G) + P (E ∩ F )
alors
P (G) = P (F ) − P (E ∩ F )
Avec (
P (G) = P (E ∪ F ) − P (E)
P (G) = P (F ) − P (E ∩ F )
nous en déduisons :
P (E ∪ F ) = P (F ) + P (E) − P (E ∩ F )
d’où le résultat.
4. F ⊂ E alors E = F ∪ (E r F ) d’où
P (E) = P (F ) + P (E r F )
et
P (E r F ) > 0
d’où le résultat.
Définition 9. Soit Ω fini ou infini dénombrable, P une application de P (Ω) dans [0, 1],
est une probabilité si et seulement si
23
2.5. PROBABILITÉS COMPOSÉES M.A. GHEZZAR
1. P (Ω) = 1.
Remarque 10. Dans le cas Ω infini non dénombrable, on ne peut pas forcément définir
une probabilité sur P (Ω), qui satisfasse les axiomes (1) , (2) et (3) sur P (Ω) . On est obligé
de la définir sur une famille F de P (Ω) , qui vérifie certaines propriètés :
1. Si E ∈ F, E ∈ F.
2. Si E, F ∈ F, E ∪ F ∈ F et E ∩ F ∈ F.
2. P (E ∪ F ) = P (E) + P (F ) − P (E ∩ F ) .
3. Si F ⊂ E, alors P (F ) 6 P (E) .
P (B ∩ E)
P (F E) =
P (E)
24
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
et
P (B ∩ A) = P (AB) × P (B) si P (B) > 0
Théorèm 11. Soit A ∈ P (Ω) (ou F) tels que P (A) > 0, P une probabilité sur P (Ω) (ou
F)
PA : P (Ω) −→ [0, 1]
B −→ PA (B) = P (BA)
P (AB) = P (A)
P (BA) = P (B)
P (A ∩ B) = P (A) × P (B)
25
2.6. PROBABILITÉS TOTALES M.A. GHEZZAR
Un premier sac contient 5 boules rouges et 15 boules jaunes. un deuxième sac contient
9 boules rouges.
L’expérience aléatoire ξ :
Etape 1 : On tire au hasard une boule du 1er sac et on la remet dans le deuxième sac
sans regarder la couleur.
Etape 2 : On tire alors une boule du 2ème sac.
Question :
Quelle est la probabilité que le 2ème tirage est une boule rouge ?
Réponse
A = (A ∩ B1 ) ∪ (A ∩ B2 ) ,
et
P (A) = P (A ∩ B1 ) + P (A ∩ B2 ) ,
puisque (
5 1
P (B1 ) = 20
= 4
>0
15 3
P (B2 ) = 20
= 4
> 0,
on peut utiliser la formule des probabilités composées
26
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
n
X
P (A) = P (ABi ) × P (Bi ) .
i=1
alors
Soit un sac contenant 6 jetons (5 jetons contiennent le numéro ”1” et un jeton contient
le numéro ”2”).
Soient deux urnes :
L’expérience aléatoire ξ :
Question :
2. Sachant que la boule est blanche, quelle est la probabilité qu’elle provienne de la
1ère urne ?
27
2.7. LE THÉORÈME DE BAYES M.A. GHEZZAR
Réponse
A = (A ∩ U1 ) ∪ (A ∩ U2 ) ,
1.
P (A) = P (A ∩ U1 ) + P (A ∩ U2 )
= P (AU1 ) × P (U1 ) + P (AU2 ) × P (U2 )
6 5 8 1 7
= × + × =
10 6 10 6 15
P (A ∩ U1 )
P (U1 A) =
P (A)
P (AU1 ) × P (U1 )
=
P (A)
P (AU1 ) × P (U1 )
=
P (AU1 ) × P (U1 ) + P (AU2 ) × P (U2 )
6
× 56 7
= 6 10 5 8 1 =
10
× 6 + 10 × 6 5
Théorèm 12. Soit Ω un univers, P une probabilité sur P (Ω) (ou F).
Soient (Bi )i=1...n ∈ P (Ω) (ou F), tels que
(
P (Bi ) > 0, ∀i
Bi ∩ Bj = ∅, ∀i 6= j.
28
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
P (ABk ) × P (Bk )
P (Bk A) = Pn .
i=1 P (ABi ) × P (Bi )
Un appareil peut être monté avec des pièces de haute qualité (40% des cas) et avec
des pièces ordinaires (60% des cas). Dans le premier cas, sa fiabilité (probabilité de
fonctionnement) sur une durée t est égale à 0.95 ; dans le second, elle est de 0.7. L’appareil
a été soumis à un essai et s’est avéré fiable (fonctionnement sans défaillance sur la durée
de référence). Déterminer la probabilité que l’appareil soit composé de pièces de haute
qualité.
Solution :
29
2.8. EXERCICES SUR LES PROBABILITÉS TOTALES ET THÉORÈME DE
BAYES M.A. GHEZZAR
1. Si une panne du système n’est pas causée par A, quelle est la probabilité qu’elle soit
causée par B?
2. Si une panne du système n’est causée ni par A, ni par B, quelle est la probabilité
qu’elle soit causée par C ou D?
Exercice 24. On compte respectivement 50, 75, et 100 employés dans 3 entrepôts A, B
et C, les proportions des femmes étant respectivement égales à 50%, 60% et 70%. Une
démission a autant de chance de se produire chez tous les employés, indépendamment de
leur sexe. Une employée donne sa démission. Quelle est la probabilité qu’elle vienne de
l’entrepôt C?
Exercice 25. Tous les meilleurs joueurs du monde sont inscrits au tournoi de boxe pour
lequel le 1er prix est un Lingot d’Or. On estime a priori que Ali a 4 chances sur 10 de
gagner, Othmane 3 chances sur 10 et Omar 2 sur 10. Si par hasard Ali se blesse et annule
sa participation au dernier moment, que deviennent les chances respectives de Othmane
et Omar de remporter le Lingot d’Or ?
Exercice 26. Une compagnie d’assurance répartit les assurés en 3 classes : personnes à
bas risque, risque moyen et haut risque. Ses statistiques indiquent que la probabilité qu’une
personne soit impliquée dans un accident sur une période d’un an est respectivement de
0, 05, 0, 15 et 0, 30. On estime que 20 % de la population est à bas risque, 50 % à risque
moyen et 30 % à haut risque.
1. Quelle est la proportion d’assurés qui ont eu un accident ou plus au cours d’une
année donnée?
2. Si un certain assuré n’a pas eu d’accidents l’année passée, quelle est la probabilité
qu’il fasse partie de la classe à bas risque?
Exercice 27. Un avion est porté disparu. On pense que l’accident a pu arriver aussi
bien dans n’importe laquelle de 3 régions données. Notons par 1 − αi la probabilité qu’on
découvre l’avion dans la région i s’il y est effectivement. Les valeurs αi représentent donc
la probabilité de manquer l’avion lors des recherches. On peut l’attribuer à diverses causes
d’ordre géographique ou à la végétation propre à la région. Quelle est la probabilité que
l’avion se trouve dans la ie région (i = 1, 2, 3) si les recherches dans la région 1 n’ont rien
donné?
30
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
Exercice 28. A Mostaganem il pleut en moyenne 1 jour sur 2 et donc la météo prévoit
de la pluie la moitié des jours. Les prévisions sont correctes 2 fois sur 3, c’est-à-dire les
probabilités qu’il pleuve quand on a prévu de la pluie et qu’il ne pleuve pas quand on a
2
prévu du temps sec sont égales à . Quand la météo prévoit de la pluie, Mr. Momo prend
3
toujours son parapluie. Quand la météo prévoit du temps sec il le prend avec probabilité
1
. Calculer :
3
1. la probabilité que Mr. Momo prenne son parapluie un jour quelconque ;
Exercice 29. Dans 2 urnes, on peut mettre 5 boules blanches (b) et 5 boules noires
(n). On répartis les boules dans les urnes, mais on rend ensuite les urnes indiscernables
(égales). On gagne si on tire une boule blanche.
1. Quelle est la probabilité que Mohammed gagne le tirage s’il place les 4 boules blanches
dans la 1ère urne et les 5 noires dans la 2ème ?
Exercice 30. Les opératrices d’une clinique psychiatrique sont si occupées que :
• En moyenne seuls 60 % des patients téléphonant pour la 1ère fois obtiendront une
communication avec l’un de ces opérateurs.
• On demande aux autres de laisser leur numéro de téléphone. Trois fois sur 4 un
opérateur trouve le temps de rappeler le jour même, autrement le rappel a lieu le
lendemain.
L’expérience a montré que, dans cette clinique, la probabilité que le patient demande
une consultation est de 0.8 s’il a pu parler immédiatement à un opérateur, tandis qu’elle
tombe à 0.6 et 0.4 respectivement s’il y a eu rappel du patient le jour même ou le lendemain.
31
2.8. EXERCICES SUR LES PROBABILITÉS TOTALES ET THÉORÈME DE
BAYES M.A. GHEZZAR
2. Quel pourcentage des patients en consultation n’a pas eu à attendre qu’on les rap-
pelle?
Exercice 31. On a à disposition 2 tests sanguins pour le dépistage du HIV : d’une part
l’ELISA, relativement bon marché (environ 20 ) et raisonnablement fiable, et d’autre
part le W esternBlot (W B), nettement meilleur mais beaucoup plus cher (environ 100 ).
Un patient vient vers vous, un médecin, avec des symptômes vous suggérant qu’il peut
être HIV -positif. Pour ce patient, le prévalence du HIV est estimée par la littérature
médicale à P (A) = P (il est HIV −positif) = 0, 01. Les données concernant des personnes
dont on connaı̂t le statut HIV apportent :
Exercice 32. L’hôpital d’une petite ville du Nord-Est de l’Algérie, compte parmi ses
malades 4 % qui sont Européen, 58 % Arabe, 32% Kabyle et 6 % Africain. Sachant que 3
% des Kabyles ont un sang de rhésus négatif, ainsi que 87 % des Européens et 22 % des
populations Arabes-Africains, quelle est la probabilité pour qu’une éprouvette de sang de
rhésus négatif provienne d’un malade européen?
Exercice 33. Depuis Alger (ALG) où il habite, Ali veut se rendre à Djedda (DJE)
pour assister à une conférence. S’y étant pris un peu tard, tous les avions pour aller en
Arabie Saoudite sont presque pleins. Trois itinéraires différents et équiprobables s’offrent
à lui : passer par Tunis (T U N ),Istanbul (IST ) ou Damas (DAM ). Un agent d’accueil
à l’aéroport, a une bonne expérience et fait l’estimation suivante :
1
• la correspondance partant de T U N a une probabilité de d’être pleine ;
5
1
• celle partant de IST , une probabilité de ;
4
32
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
1
• celle partant de DAM , une probabilité de .
2
Il existe encore une possibilité supplémentaire. Si Ali décide de passer par IST (et
la liaison IST − DJE est complète), il aura le temps de prendre un train rapide qui
l’amènera à DAM à temps pour prendre le vol DAM − DJE (à condition qu’une place
soit disponible dans l’avion, bien entendu). Cinq jours plus tard, Ali rencontre Mohammed
et lui témoigne le plaisir qu’il a eu de pouvoir assister à cette conférence. Quelle est la
probabilité qu’il soit passé par DAM ?
Exercice 34. Le petit Zakaria aime beaucoup les bonbons ; il en a toujours quelques-uns
dans les poches. Manquant d’esprit de décision quant à l’arôme qu’il préfère, il procède
au jeu suivant.
Dans sa poche gauche, il met 5 bonbons à l’orange et 3 à la fraise et, dans la droite, il
en met 4 à l’orange et 2 à la fraise. Il tire ensuite une pièce et si elle donne pile, il pioche
à gauche et si elle donne f ace, il se sert à droite. La pièce est bien sûr parfaitement
équilibrée.
1. Quelle est la probabilité qu’après 2 jets, il ait mangé 2 bonbons ayant le même
parfum?
2. Il rentre ensuite chez lui et vide ses poches sur une table. Sa mère, au courant du
jeu de son fils, trouve sur la table 7 bonbons à l’orange et 5 à la fraise. Aidez-la à
trouver la séquence des 2 jets de pièce la plus probable qu’a eue Zakaria.
3. Le lendemain, Zakaria n’a plus que des bonbons à l’orange. Il en met 5 à gauche
et 2 à droite. Il passe chez l’épicier pour en acheter à la fraise. Sachant qu’il les
mettra tous dans la poche droite, combien doit-il en acheter pour qu’au prochain jet,
il soit le plus près possible d’avoir autant de chances d’en tirer un à l’orange ou à
la fraise?
33
2.9. CORRIGÉS DES EXERCICES DES PROBABILITÉS TOTALES ET
THÉORÈME DE BAYES M.A. GHEZZAR
2. le juge 1 a voté coupable ou le juge 2 a voté coupable ;
1.
P (B ∩ A)
P (B|A) =
P (A)
Puisque B ⊂ A
P (B ∩ A) P (B) 0, 3 30
= = = ' 0, 46.
P (A) 1 − P (A) 1 − 0, 35 65
P (C ∪ D) P (C) + P (D) 30
P (C ∪ D|A ∪ B) = = = ' 0, 86.
P (C ∪ D ∪ E) P (C) + P (D) + P (E) 35
P (F |C) × P (C)
P (C|F ) =
P (F |A) × P (A) + P (F |B) × P (B) + P (F |C) × P (C)
0.7 × 100
225 1
= 50 75 100 = .
0.5 × 225 + 0.6 × 225 + 0.7 × 225 2
34
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
on déduit 3 4
P (B) − P (B|A) × P (A) 10
− 0× 10 1
P (B|A) = = 6 = .
P (A) 10
2
De la même manière, on trouve
1
P (C|A) = .
3
Exercice 39. Soient :
l’événement A : avoir 1 accident ou plus et
l’événement B1 : appartenir à la catégorie bas risque .
l’événement B2 : appartenir à la catégorie moyen risque
l’événement B3 : appartenir à la catégorie haut risque .
1.
2.
P (A|B1 ) × P (B1 ) 0.95 × 0.2
P (B1 |A) = = ' 0.23.
P (A) 0.825
1
P (Ei ) = et P (Mi |Ei ) = αi , i = 1, 2, 3.
3
On cherche les probabilités que l’avion se trouve dans une des 3 régions en sachant que
les recherches dans la zone 1 n’ont rien donné
Dans ce calcul, on a tenu compte du fait qu’il est certain de ne pas trouver l’avion dans la
zone 1 si ce dernier se trouve en réalité dans les zones 2 ou 3 (P (M1 |E2 ) = P (M1 |E3 ) =
1). On procède de la même manière pour
35
2.9. CORRIGÉS DES EXERCICES DES PROBABILITÉS TOTALES ET
THÉORÈME DE BAYES M.A. GHEZZAR
l’événement B : il pleut
l’événement C : M. Momo prend son parapluie .
1
On sait que P (B) = .
2
1.
1 2 1 1 1 1 1 1 2 1 2
P (C) = × + × + × × + × × = ,
2 3 2 3 2 3 3 2 3 3 3
2. 1
P (C ∩ B) 2
× 31 × 2
3 2
P (C|B) = = 1 = ,
P (B) 2
9
3. 1
P (B ∩ C) 2
× 32 × 13 + 12 × 13 × 1 5
P (B|C) = = 2 = .
P (C) 3
12
1 1 1
P (S) = 1 × +0× = ;
2 2 2
2. Deux boules blanches et 2 boules noires sont placées dans chacune des 2 urnes
1 1 1 1 1
P (S) = × + × = ;
2 2 2 2 2
1 1 1 3
P (S) = 1 × + × = ;
2 5 2 5
4. Mohammed maximise ses gains en plaçant 1 boule blanche dans la 1ère urne et toutes
les autres dans la 2ème
1 3 1 5
P (S) = 1 × + × = .
2 7 2 7
36
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
1. Le pourcentage des patients demandant une consultation parmi ceux qui appellent
est
3
X
P (A) = P (A|Bi ) × P (Bi )
i=1
= 0.8 × 0.6 + 0.6 × 0.4 × 0.75 + 0.4 × 0.4 × 0.25 = 0.7 = 70%.
2. Le pourcentage des patients en consultation qui n’ont pas eu à attendre d’être rappelés
est
P (A|B1 ) × P (B1 ) 0.8 × 0.6
P (B1 |A) = = ' 68.6%.
P (A) 0.7
P (E − |HIV + ) × P (HIV + )
P (HIV + |E − ) =
P (E − |HIV + ) × P (HIV + ) + P (E − |HIV − ) × P (HIV − )
0.05 × 0.01
= = 0.000515 = 0.05 %
0.05 × 0.01 + 0.98 × 0.99
et
P (E + |HIV − ) × P (HIV − )
P (HIV − |E + ) =
P (E + |HIV + ) × P (HIV + ) + P (E + |HIV − ) × P (HIV − )
0.02 × 0.99
= = 0.6758 = 67.58 %.
0.02 × 0.99 + 0.95 × 0.01
Au vu de ces résultats, il est évident que l’ELISA est un très bon test pour déterminer si un
patient n’est pas HIV -positif. Par contre, il est inefficace pour décider de la contamination
d’un patient. Il y a un autre test est utilisé pour déterminer si un patient est vraiment
malade.
37
2.9. CORRIGÉS DES EXERCICES DES PROBABILITÉS TOTALES ET
THÉORÈME DE BAYES M.A. GHEZZAR
l’événement A : le malade est Européen
l’événement B : le malade est Kabyle
l’événement C : le malade est Arabe ou Africain
l’événement RH + : le sang contenu dans une éprouvette est de rhésus positif
l’événement RH − : le sang contenu dans une éprouvette est de rhésus négatif.
On cherche la probabilité que le sang de rhésus négatif contenu dans une éprouvette
provienne d’un malade Européen :
P (DAM ∩ P )
P (DAM |P ) =
P (P )
1 3 1 1 3
× + × ×
= 3 4 3 2 4
1 4 1 3 1 1 3 1 1
× + × + × × + ×
3 5 3 4 3 2 4 3 2
45
= ' 0.46.
97
38
CHAPITRE 2. LE CALCUL DES PROBABILITÉS M.A. GHEZZAR
P (2 parfums identiques)
1 5 4 5 2 3 2 3 1 2 5 2 3 1 3 1 1
= × + × + × + × + × + × + × + × ' 0, 50.
4 8 7 8 3 8 7 8 3 3 8 3 5 3 8 3 5
2. Il reste 7 bonbons à l’orange et 5 à la fraise. Cela signifie que Zakaria a tiré 2 bonbons
à l’orange. Pour trouver la séquence la plus probable, on calcule la probabilité pour
chacune des quatre séquences possibles
avec
1 5 4 5 2 2 3 2 5
P (OO) = × + × + × + × ' 0.40.
4 8 7 8 3 3 5 3 8
Les 2 séquences les plus probables sont P P et P P (elles sont équivalentes).
3. Soit X le nombre de bonbons à la fraise que Zakaria doit acheter. On veut que
1
P (O) =
2
1 2 1 1
P (O) = P (O|P ) × P (P ) + P (O|P ) × P (P ) = 1 × + × =
2 2+X 2 2
2
=⇒ = 0 =⇒ X¨→ ∞.
2+X
Il faudrait que Zakaria achète une infinité de bonbons pour équilibrer les chances de
tirer un bonbon à l’orange ou à la fraise.
39
2.9. CORRIGÉS DES EXERCICES DES PROBABILITÉS TOTALES ET
THÉORÈME DE BAYES M.A. GHEZZAR
l’événement C : ” l’accusé est effectivement coupable”.
1. On cherche d’abord la probabilité que le 3ème juge vote coupable en sachant que les
2 premiers votent coupable
Il faut faire attention de ne pas utiliser lfindLependance dans cette équation directe-
ment. Il y a seulement indépendance entre les décisions des juges conditionnées
à la culpabilité (ou non culpabilité) de l’accusé. Ainsi, il est nécessaire de faire
apparaı̂tre des probabilitées conditionnelles pour utiliser l’hypothèse d’indépendance
:
3.
40
Chapitre 3
Variables aléatoire
3.1 Définition
Exemple 49. Dans un jeu decarte, 2 parieurs suivent le raisonnement suivant: si un
d”eux tire une carte noir il perd 500DA, s’il tire une carte rouge il gagne 1000 DA. Les
possibilités sont nombreuses, et les valeurs obtenues forment une variable aléatoire.
Définition 13. Soit l’ensemble fondamental Ω associé à une expérience aléatoire. Une
variable aléatoire est une application définie sur l’ensemble fondamental Ω des événements
élémentaires vers R. On note généralement les variables aléatoires par X, Y, Z ...etc.
Autrement dit, une variable aléatoire X est une application qui associe des valeurs numériques
à des événements aléatoires.
Les valeurs d’une variable aléatoire X sont notés xi , i = 1, 2, .....
Exemple 50. Le loto sportif est une variable alèatoire qui associe à chaque série de 6
numéros cochés, une somme d’argent appelée gain.
Définition 14. Une V.A discrète est une V.A qui ne prend que des valeurs entières, en
nombre fini ou dénombrable.
Dans l’étude d’une V.A X, il est important caractériser toutes ses valeurs les fréquemmentes
et les plus rarement, et les mettre dans un ensemble des valeurs permise pour X noté
41
3.2. LES VARIABLES ALÉATOIRES DISCRÈTES M.A. GHEZZAR
X(ω)Pour cela; nous devons calculer les probabilités associées à chacunes des valeurs de
la V.A.
k
X
p(X = xi ) = p({ai }),
i=1
Exemple 51. On jette consécutivement et à deux reprises, une pièce de monnaie non
truquée, et on compte le nombre d’apparitions du coté “face” (F). Pour calculer les prob-
abilités des événements, on pose X une V.A qui désigne le nombre de coté“F” obtenus.
La V.A est alors définie par X = nombre de“F” et X(ω) = {0, 1, 2}. (On note côté ”pile”
par ”P”).
On aura alors;
1
p1 = p(X = 0) = p(P, P) = ;
4
1
p2 = p(X = 1) = p(P, F) + p(F, P) = ;
2
1
p3 = p(X = 2) = p(F, F) = ;
4
xi 0 1 2 somme
pi 0.25 0.5 0.25 1
X
∀x ∈ R, F (x) = p(X ≤ x) = p(X = xi ).
xi ≤x
42
CHAPITRE 3. VARIABLES ALÉATOIRE M.A. GHEZZAR
• ∀x ∈ R, 0 ≤ F (x) ≤ 1
Définition 17. On appelle variable aléatoire continue toute V.A qui elle n’est pas discréte,
autrement dit; si elle prend toutes ces valeurs dans un intervalle fini ou infini.
Cette fonction a les propriétés suivantes: a) f est une fonction toujours positive.
Z b
p(a < X ≤ b) = f (x) dx
a
43
3.3. LES VARIABLES ALÉATOIRES CONTINUES M.A. GHEZZAR
2. ∀x ∈ R, F 0 (x) = f (x).
Exercice 53.
1. f doit être une impérativement fonction positive, donc il faut trouver la valeur de
k. La fonction de densité de probabilité doit vérifier:
R R +∞ −x
R
f (x) dx = 1, donc 0
ke dx = 1. Donc par un simple calcule, on trouve
k = 1.
3.
Z 1.5
p(1 < X < 2) = e−x dx = e−0.5 − e−1.5 ∼ 0.16.
0.5
44
CHAPITRE 3. VARIABLES ALÉATOIRE M.A. GHEZZAR
Considérons deux V.A.D X et Y . Pour cela, Il faut définir une fonction qui nous donne
la probabilité que (X = xi ) et que (Y = yj ) en même temps. Cette fonction est appelée la
loi de probabilité conjointe. Dans ce qui suit, nous allons considérer le cas ou l’interaction
est pour 2 V.A dicrétes et 2 V.A contnues.
Définition 18. Soit (X,Y ) un couple de deux V.A.D. Alors, associer à chaque couples
(xi , yj ) de (X, Y ), la probabilité f (xi , yj ), revient à définir la loi de probabilité conjointe
du couple de V.A.D (.X,Y ) (oû i=1,2,...,n et j=1,2,....,m)
Le couple (X, Y ) est appelé V.A bidimensionnelle ou (à deux dimensions) et prendra
m × n valeurs.
Exemple 55. On tire une carte dans un jeu de rami de 52 cartes et soit X le nombre
de coeurs obtenus et Y le nombre de coeurs obtenus dans un deuxième tirage et cela sans
remise. X et Y ne peuvent prendre que les valeurs 0 et 1 (pas de pique) ou (un pique).
39 38 13 39
f (0, 0) = × = 0.56, f (1, 0) = × = 0.19,
52 51 52 51
39 13 39 12
f (0, 1) = × = 0.19, f (1, 1) = × = 0.06.
52 51 52 51
45
3.4. VARIABLES ALÉATOIRES À DEUX DIMENSIONS M.A. GHEZZAR
Un outil trés important dans lacaractérisation des V.AD bidimensionnele étant le calcul
des probabilités marginales et cela biensur après avoir pris connaissance de la loi conjointe
des deux variables aléatoires X et Y .
Définition 19. Soit (X, Y ) un couple de V.A.D ayant comme loi de probabilité conjointe
f (x, y). Alors, les lois de probabilité marginales de X et Y sont respectivement définies
par
m
X
fX (xi ) = p(X = xi ) = f (xi , yj ) pour i = 1, 2, . . . , n,
j=1
n
X
fY (yj ) = p(Y = yi ) = f (xi , yj ) pour j = 1, 2, . . . , m.
i=1
Y = y1 = 0 Y = y2 = 1 fX (xi )
X = x1 = 0 0.56 0.19 0.75
X = x2 = 1 0.19 0.06 0.25
fY (yj ) 0.75 0.25 1.00
Remarque 57. Le couple (X, Y ) et les deux variables X et Y constituent trois variables
aléatoires distinctes. La première est à deux dimensions, les deux autres à une dimension.
46
CHAPITRE 3. VARIABLES ALÉATOIRE M.A. GHEZZAR
En usant du meme raisonnement, on peut définir pour les couples de V.A.D les fonctions
densités marginales. (Pour bienles définir, il suffit de remplacer les sommes par des
intégrales.)
Définition 20. Soit (X, Y ) une V.A.C bidimensionnelle qui admet comme densité con-
jointe sa fonction f (x, y). Donc, les densités marginales de X et Y sont réspectivement
définies par
Z
fX (x) = f (x, y) dy pour x ∈ R,
ZR
fY (y) = f (x, y) dx pour y ∈ R.
R
47
3.5. LES PARAMÈTRES CENTRALES D’UNE VARIABLE ALÈATOIRES
M.A. GHEZZAR
48
Chapitre 4
Lois de probabilités usuelles
Introduction
Il exsite une multitude de lois usuelles pour la modélisation de phenomenes aléatoires.
L’étude des modèles stochastique et probabilistes pourra aider à mieux analyser les fluc-
tuations de certains phénomènes comme les finances, les assurances, la cilatologie ...etc.
Nous allons mettre en revue les 2 principales lois usuelles discrétes: La loi binomiale,
la loi de Poisson. Puis deux lois continues : la loi exponentielle et la loi normale.
Définition
Définition 23. Une variable aléatoire discrète qui ne prend que les valeurs 1 et 0 avec
les probabilités respectives p et q = 1 − p est appelée variable de Bernoulli.
La loi de Bernoulli est généralement utilisée lorsque l’experience n’a que deux résulatats
possibles, le succès (1) et l’échec (0).
Loi de probabilités
x 0 1
f (x) = p(X = x) q p
49
4.1. DISTRIBUTION BINOMIALE M.A. GHEZZAR
Loi de probabilités
√
E(X) = np V (X) = npq σ(X) = npq
50
CHAPITRE 4. LOIS DE PROBABILITÉS USUELLES M.A. GHEZZAR
Définition 24. On peut défini la loi de Poisson de paramètre λ comme la limite d’une loi
binomiale B(n, λ/n) lorsque n tend vers l’infini, le produit des paramètres n.λ/n restant
toujours constant égal à λ c’est-à-dire X ,→ P (λ).
Proposition 59. La loi de Poisson de paramètre λ est définie par la relation suivante:
λk
P (X = k) = e−λ .
k!
La loi binomiale n’est pas simple à utiliser car elle dépend de deux paramètres n et p. ,
par contre la loi de Poisson ne dépend que d’un seul paramètre.
On peut changer la loi binomiale par la loi de poisson lorsque n est grand et p petit,
de telle façon que le produit np = λ reste petit par rapport à n. On peut appliquer cette
approximation lorsque p est petit, et la loi de Poisson est appelée la loi des phénomenes
rares. En pratique, l’approximation est valable si n > 20, p ≤ 0.1 et np ≤ 5.
51
4.3. LA LOI NORMALE M.A. GHEZZAR
1 1 x−m 2
f (x) = √ e− 2 ( σ ) , x ∈ R.
σ 2π
Cette loi dépend des deux paramétres réels m et σ et notée N(m, σ).
La oi normale standardisée
Ou Loi normale centrée réduite. C’estla loi normale de paramètres 0 et 1 La loi stan-
dardisée est appelée loi normale centrée réduite, et notée N(0, 1).
X * N(m, σ) T * N(0, 1)
X−m
E(X) = m T = σ
E(T ) = 0
2
V ar(X) = σ V ar(T ) = 1
52
CHAPITRE 4. LOIS DE PROBABILITÉS USUELLES M.A. GHEZZAR
sup V ar(Xk )
3. lim Pn k = 0.
j=1 V ar(Xj )
n→∞
53
Bibliography
[10] S.M. Ross, Initiation aux probabilités. Les Presses polytechniques et universitaires
romandes, 2004.
54