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Méthodes d'évaluation patrimoniale

Ce document décrit plusieurs méthodes d'évaluation d'entreprise, notamment l'actif net comptable, l'actif net comptable corrigé, la valeur de cession et la prise en compte de la fiscalité latente.

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Chapitre II

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• La valorisation patrimoniale regroupe l’ensemble
des éléments appartenant à l’entreprise après avoir
effectué divers retraitements.

JALAL AZEGAGH_ENCGK 2
Cette méthode est peu utilisée. Elle comporte peu de retraitements et ne prend pas
en compte les plus ou moins-values latentes. On distingue deux méthodes de
détermination de l’ANC :
1re méthode:
ANC = Capitaux propres – Capital non appelé + Écarts de conversion passif – Actif fictif
Actif fictif = Frais d’établissements nets + Frais de recherche et développement nets
(sauf s’ils ont une valeur marchande) + Charges à répartir sur plusieurs exercices +
Primes de remboursement des obligations + Écart de conversion actif (sauf s’ils
sont couverts par une provision pour pertes de change) + Charges constatées
d’avance à condition d’être assimilées à des non-valeurs.
2e méthode :
ANC = Actif net réel – Passif exigible
Actif net réel = Actif net total – Actif fictif
Passif exigible = Provisions pour risques et charges + Dettes (sauf écarts de conversion
passifs car assimilés à des capitaux propres).
Les dividendes prévus doivent être inclus dans les dettes.

JALAL AZEGAGH_ENCGK 3
JALAL AZEGAGH_ENCGK 4
L’actif net comptable corrigé est obtenu en
prenant les actifs à leur valeur de marché
diminués des dettes à leur valeur de marché
ANCC = actif en valeur de marché – dettes en
valeur de marché

JALAL AZEGAGH_ENCGK 5
JALAL AZEGAGH_ENCGK 6
elle est égale aux actifs réels d’exploitation
évalués en valeur de marché auxquels on
ajoute des actifs sans support comptable (par
exemple des relations privilégiées avec
l’actionnariat, une clientèle fidèle et de
qualité, des contrats particuliers…)
VSB = Actifs réels d’exploitation (en valeur de
marché) + actifs sans support comptable
Valeur de l’entreprise = VSB – Passif exigible
JALAL AZEGAGH_ENCGK 7
Ils sont constitués de la somme des actifs
immobilisés réels de l’exploitation évalués en
valeur de marché et du fonds de roulement
nécessaire à la mise en valeur de ces actifs
immobilisés c’est-à-dire au BFR normatif.
CPNE = actifs immobilisés réels de
l’exploitation (en valeur de marché) + fonds de
roulement nécessaire (BFR normatif).
Valeur de l’entreprise = CPNE – passif exigible
JALAL AZEGAGH_ENCGK 8
C’est la valeur que possèdera l’entreprise si
ses actifs sont liquidés, c’est-à-dire si les actifs
sont vendus et les dettes remboursés. Cette
valeur est obtenue en déduisant de l’actif net
comptable corrigé les frais de liquidation de
l’entreprise (frais de licenciements, impôts
exigibles et autres frais de liquidation).

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L’évaluation des postes de l’actif va se faire selon la méthode la plus
appropriée compte tenu de leur nature :
– sur la base de valeurs de marché ;
– sur la base de cotes ou d’argus ;
– par actualisation de flux futurs ;
– par comparaisons.
L’évaluation de l’entreprise par l’approche patrimoniale est
généralement précédée d’un arrêté des comptes et un audit
d’acquisition. De ce fait, les actifs dont la valeur à la date d’arrêté
est inférieure à leur valeur nette comptable (VNC) ont fait l’objet
d’une provision pour dépréciation. En conséquence, si un arrêté des
comptes a eu lieu, les postes du bilan ne recèlent pas de moins-
values mais peuvent engendrer des plus-values.

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JALAL AZEGAGH_ENCGK 11
Le traitement des biens en crédit-bail
Bien que l’entreprise n’en soit pas propriétaire, les biens qui font
l’objet d’un contrat de crédit-bail doivent être considérés comme
étant la propriété de l’entreprise. En effet, d’un point de vue
économique, le crédit-bail est assimilable à un mode de
financement, au même titre que l’emprunt, car l’entreprise à
vocation à devenir propriétaire du bien concerné. À partir de là, il
faut en tirer toutes les conséquences :
• à l’actif : le bien est à retenir pour sa valeur réévaluée. Dans la
plupart des cas, elle est assimilable à sa VNC théorique estimée sur
la base de sa durée d’utilisation (et non sur la durée du contrat) ;
• au passif : une dette doit être ajoutée, comme si le bien avait été
financé par emprunt.
Elle est donc égale à la part en capital des loyers restant dus. Ce
montant peut être estimé en actualisant les loyers futurs au taux
actuariel du contrat.

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La prise en compte de la fiscalité latente
Pour le calcul de l’actif net réévalué, il peut être nécessaire de tenir compte d’une
fiscalité latente. Cette dernière trouve son origine dans :
– la réévaluation des actifs et passifs de l’entreprise ;
– l’existence de déficits fiscaux ;
– certains postes de capitaux propres ;
– les actifs fictifs.
Cette fiscalité latente entraîne la prise en compte, pour le calcul de l’ANR, de dettes ou
de créances fiscales latentes. La réévaluation des actifs et passifs peut faire
apparaître des plus ou moins-values.
S’il s’agit d’une plus-value, la question qui se pose est de savoir si elle va entraîner ou
non une imposition. Il y aura imposition si la plus-value est fiscalement réalisée,
c’est-à-dire si le bien est effectivement cédé. Or la cession de la société n’entraîne
pas nécessairement la cession par cette dernière des biens concernés. Si le bien
est nécessaire à l’exploitation, il restera dans le patrimoine de l’entreprise et la
plus-value ne sera pas fiscalement réalisée. Par contre, si le bien n’est pas
nécessaire à l’exploitation, il est probable qu’il sera cédé suite à l’acquisition de
l’entreprise et la plus-value sera alors réalisée.

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La prise en compte de la fiscalité latente
Le cas des moins-values est différent car soit elles seront fiscalement
réalisées (d’où une créance latente), soit elles ne seront pas réalisées mais
entraîneront la comptabilisation d’une provision pour dépréciation, ce qui
réduira la base d’imposition (d’où une créance latente).
Si la société a accumulé des déficits fiscaux, ces deniers pourront lui
permettre de payer moins d’impôt dans le futur. Elle dispose donc d’une
créance latente sur le Trésor Public, à la condition qu’elle soit en mesure
de faire des bénéfices dans l’avenir et que l’opération à l’origine de
l’évaluation (une fusion par exemple) n’entraîne pas la disparition des
déficits. Certains postes des capitaux propres ne sont pas libérés de
l’impôt. Cela signifie qu’ils vont engendrer, dans le futur, un impôt et qu’il
faut donc tenir compte d’une dette fiscale latente. Les postes concernés
sont les provisions réglementées, les amortissements dérogatoires et les
subventions d’investissement. Enfin, la suppression des actifs fictifs est
assimilable à leur amortissement total sur un exercice, ce qui permet de
générer une économie d’impôt

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La prise en compte de la fiscalité latente

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L’évaluation du fonds commercial
Si la société à évaluer a une activité commerciale, se pose la
question de l’évaluation du fonds commercial. Ce fonds
commercial est constitué de tous les éléments incorporels
du fonds de commerce, les éléments corporels du fonds
étant comptabilisés et évalués séparément.
Comptablement, un fonds commercial apparaît au bilan à la
condition qu’il ait été acquis. S’il a été créé par l’entreprise,
il ne peut faire l’objet d’une comptabilisation. Pour sa prise
en compte dans l’approche patrimoniale, deux solutions
alternatives sont possibles :
soit sa valeur est estimée directement, sur la base de
transactions comparable ;
soit sa valeur est estimée de façon indirecte, par le calcul d’un
goodwill.
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