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Aperçu géographique et historique du Maroc

Le document décrit brièvement l'histoire et la géographie du Maroc ainsi que certains avantages et obstacles à son développement économique, notamment une stabilité politique, des avantages fiscaux et une inflation due au tourisme.

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MAROC

Bademba BARRY 212418


BBA2G

IAM 2017-2018

MERMOZ

MR BAH Washington
Données Géographiques et Historiques

I- Données Géographiques
Le Maroc ou le Royaume du Maroc est un pays du nord-ouest de l'Afrique. Sa longue
côte donnant sur l'océan Atlantique se termine au-delà du détroit de Gibraltar sur la mer
Méditerranée.

Au sud du Maroc se trouve le territoire contesté Sahara occidental, revendiqué et


contrôlé en grande partie par le Maroc. À l'est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de
l'Algérie. À quelque distance de la côte atlantique se trouvent les îles Canaries et
Madère. Au nord du détroit de Gibraltar se trouve l'Espagne.

Le Royaume du Maroc est dirigé par le roi MOHAMMED VI intronisé le 30 juillet 1999

Superficie : 446.550 Km2 


Capitale : Rabat
Villes principales : Casablanca, Fès, Tanger, Meknès, Marrakech, Salé, Agadir
Langue(s) officielle(s) : arabe, tamazight
Langue(s) courante(s) : arabe dialectal (darija), langues berbères, français
(commerce, politique, diplomatie)
Monnaie : dirham marocain 1 euro = ± 10,43 dirhams marocain
Fête nationale : 30 juillet (Fête du Trône)

II- Données Historiques

Premiers habitants, premières conquêtes:


Berbères : Origine et histoire mal connues,
Phéniciens : XIIème siècle avant JC,
Carthaginois : A partir du Véme siècle avant JC,
Romains : A la chute de CARTHAGE (IIème siècle avant JC). Au Ier siècle avant JC, ils

1
fondent dans le nord du MAROC la province de MAURETANIE TINGITANE
(aujourd'hui TANGER). Le développement économique, architectural et culturel
devient important (ville de VOLUBILIS). Effondrement de l'empire à partir de la fin
du IVème siècle.
Arabes : L'expansion arabe vers l'ouest commence vers 640 pour s'achever vers
705. Le MAROC servira de base arrière pendant la campagne d'ESPAGNE. En 788,
Idriss ibn Abdallah, descendant de Mahomet, s'établit à VOLUBILIS et se fait
désigner chef par la tribu berbère des Aourabas. Son fils Idriss II fonde la ville de FES
et parvient à rassembler les berbères du nord du MAROC en un seul royaume. A sa
mort, son royaume est partagé entre ses fils.
La colonisation:
Les troupes françaises débarquent à ALGER en 1830 et pénètrent au MAROC en
1844 (bataille d'ISLY). Dans le même temps, les espagnols s'emparent de TETOUAN
(1860). A la suite de la conférence de MADRID (1880) qui reconnaît la souveraineté
du MAROC, de nombreuses grandes entreprises s'implantent alors dans le pays.
Des mouvements de révolte éclatent un peu partout dans le pays. Devant
l'impuissance du souverain Abd el Aziz, la FRANCE envisage l'installation d'un
protectorat. En 1906, à ALGASIRAS, les puissances coloniales tiennent une
conférence internationale. La FRANCE renonce à l'ÉGYPTE et obtient le champ libre
au MAROC. Pour faire face aux émeutes anti- françaises, les troupes débarquent
occupant tour à tour, OUJDA, CASABLANCA puis FES. Une crise majeure avec
l'ALLEMAGNE est évitée de justesse. Le traité de protectorat est signé le 30 mars
1912. L'ESPAGNE obtient le RIF, le sud du SAHARA et différentes enclaves. La
FRANCE obtient le reste du territoire. TANGER devient une zone franche
internationale. Lyautey devient résident général de la partie française. Il réorganise
le pays avec une grande rigueur, un profond respect pour l'Islam et intègre dans sa
gestion les notables locaux.
De l'indépendance à nos jours …:
En novembre 1942, les alliés débarquent à CASABLANCA. Un an plus tard, une
conférence y a lieu réunissant Churchill, De Gaulle et Roosevelt qui prend position
pour l'émancipation et l'affranchissement de la tutelle française. Le sultan
Mohammed ben Youssef rejoint le parti indépendantiste (Istiqlal). La résidence
organise sa destitution. Le sultan et ses fils sont exilés à MADAGASCAR en 1953.
Manifestations, boycott des produits français, attentats, actions commando, l'échec
en INDOCHINE et les troubles en ALGERIE poussent la FRANCE à rappeler
Mohammed V qui rentre triomphalement au MAROC. L'indépendance est
proclamée le 2 mars 1956.
A la mort de Mohammed V, Hassan II s'attache à mettre fin à toute forme
d'opposition en dépit de deux tentatives d'attentats (1971, 1972). Il s'empare
pacifiquement du SAHARA occidental aux mains des espagnols. La crise économique
à partir de 1981 conduit à des émeutes (CASA) qui sont réprimés dans le sang. Les

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années 90 marquent le début d'une détente : libération de détenus politiques,
instauration de deux assemblées chargées de contrôler l'action gouvernementale.
Hassan II meurt en 1999.
Son fils Mohammed VI lui succède. Le MAROC attend beaucoup de son nouveau roi
qui séduit par sa simplicité et par sa jeunesse. Dès son accession au trône, il libère
plus de 40.000 prisonniers. Il rend son mariage public. Il entreprend de moraliser la
vie publique. Des élections libres sont organisées en 2002 remportées par le parti
des islamistes modérés. Le gouvernement doit faire face au chômage, à une crise
persistante avec remise en cause du modèle social marocain, à des épisodes de
sécheresse mais aussi aux fanatiques intégristes (attentats de CASABLANCA en mai
2003).

Avantages et obstacles sur le plan politique et


economique
Le Maroc est en train de réaliser une forte croissance en développant des activités économiques
à forte valeur ajoutée. Ainsi, le royaume a lancé depuis 2005 un plan ambitieux (plan
émergence)visant à redynamiser l’activité industrielle et économique. Ce plan s’est axé sur
certaines activités pour lesquelles le Maroc dispose de forts potentiels de développement.
L’aéronautique, l’offshoring, l’industrie automobile, l’électronique, l’agroalimentaire, et l’industrie du
textile sont les axes majeurs de ce plan d’accélération économique.
La ville dispose aussi de plusieurs infrastructures visant à encourager les jeunes à développer et
à créer des startups et des entreprises dans les domaines des nouvelles technologies. Avec une
distance de seulement 14 km de l’Europe, la position géographique du Maroc est
considérablement stratégique. L’accord de libre-échange conclu avec l’Union européenne
permet à toute entreprise implantée au Maroc d’importer des produits fabriqués dans l’Union
européenne sans payer de droits de douane. Le pays est bien ancré dans ses racines africaines,
et entretient de bonnes relations politiques et économiques avec les pays du continent. D’ailleurs,
plusieurs multinationales américaines ont choisi le royaume pour y implanter leurs sièges
africains. A noter également que le Maroc est en phase de préparation d’un accord de libre-
échange avec le Nigeria et les pays de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de
l’Afrique Centrale).

Une stabilité politique


Contrairement aux autres pays de l’Afrique du Nord, le Maroc est une monarchie constitutionnelle
qui jouit d’une stabilité politique remarquable. Grâce à cette stabilité, le pays continue d’attirer

3
les investissements étrangers et de renforcer son classement comme 2e destination africaine
privilégiée par les investisseurs étrangers. Le royaume a pris une série de mesures visant à
renforcer le niveau de sécurité nationale, et à prévenir contre les attentats terroristes. De
manière générale, le Maroc est un pays sûr fréquenté par un grand nombre de touristes français.

Des avantages fiscaux


L’administration marocaine a considérablement simplifié la procédure de création des
entreprises. Grâce à l’introduction du guichet unique, il est désormais possible d’entamer toutes
les procédures administratives dans l’un des centres régionaux d’investissement. La création
d’une entreprise dure en moyenne 15 jours et peut être entièrement confiée à un représentant.
Les sociétés bénéficient d’une exonération sur l’IS pendant les 5 premières années. Les sociétés
qui s’engagent à investir un montant supérieur à 100 millions de Dirhams sont exonérées
des droits d’importation de tout matériel, équipement, pièces de rechange, outillage et
accessoires nécessaires à la réalisation de leurs projets. L’état peut également accorder des
aides à la création des entreprises dans le secteur industriel et les nouvelles technologies afin
d’encourager les entrepreneurs à investir dans le pays.

OBSTACLES

Il existe plusieurs conséquences de ce secteur, dont on cite principalement l’obligation et


l’importance de l’agrandissement des villes principales en construisant des complexes hôteliers,
autoroutes, parkings, centres commerciaux, ce qui a répercuté sur l’urbanisme marocain,
beaucoup d’habitations ont été détruites en profit de cette construction. Une partie des
propriétaires ont bénéficié de nouveaux logements, mais une importante catégorie s’est trouvée
dans des bidonvilles. En plus du fait que le revenu des touristes est trop élevé par rapport à celui
des citoyens locaux, l’arrivée touristique a bel et bien favorisé l’augmentation du cout de la vie,
du coup la classe moyenne marocaine n’est plus capable de bénéficier des denrées alimentaires
à l’inflation. D’autant plus le secteur immobilier a été touché par cette inflation, il est donc
question d’une hausse remarquable, et ce à cause de l’augmentation du nombre de projets
touristiques, il s’agit d’une régression de l’offre par rapport à la demande.

Le trafic de drogue (cannabis) est considéré comme une économie souterraine développée au
Maroc et entretenue par les touristes étrangers qui représentent les premiers clients de ce genre
d’économie.

Politique Economique du Maroc

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LE CHOIX DE LA DÉMOCRATIE Consolidation des institutions démocratiques (Multipartisme, Nouvelle
loi sur le financement des partis politiques, Création du Conseil Supérieur des Résidents Marocains à
l’Étranger) Renforcement de l’Etat de droit: Libertés politiques et syndicales, Instance Équité
Réconciliation Promotion des droits de la femme / promulgation d’un code moderne de la famille /
réforme du code de la nationalité Nouvelle politique de régionalisation

LA SOLIDARITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL Initiative Nationale pour le Développement Humain


Programme d’habitat social: 150.000 logements/an Équipements de base des ménages (eau et
électrification) : généralisation à l’horizon 2015 Mise en place de l’Assurance Maladie Obligatoire à
partir de 2007 Lutte contre l’analphabétisme et promotion de l’éducation non formelle
Désenclavement des zones rurales: taux de couverture de 65% en 2011, 80% en 2018

PROGRAMME ECONOMIQUE FONDEMENTS Valoriser l’atout géographique du Maroc pour en faire


une plateforme régionale de commerce et de délocalisations à travers les accords de libre échange
( UE, USA, Turquie, pays arabes…) Extension des Infrastructures (Tanger Med, Programmes
Autoroutier , Ferroviaire, Aéroportuaire, Plan Azur, Zones intelligentes, Villes nouvelles) Libéralisation
des services publics (open sky, démonopolisation des Télécoms, de l’exploitation portuaire, du
raffinage du pétrole, de la production électrique ..) Tirer profit de la mobilité des capitaux
internationaux corollaires à la mondialisation et à la hausse des cours des matières premières
(pétrole, minerais, denrées agricoles …)

INFRASTRUCTURE INFRASTRUCTURES T CTURES TERRESTRES : COUVERT RRESTRES : COUVERTURE


DE TOUT LE RE DE TOUT LE TERRITO TERRITOIRE NATIONAL 816 Km d’autoroutes en 2007 380 km
d’autoroutes supplémentaires en 2012 (connectant au réseau actuel les villes d’El Jadida, Safi et Beni
Mellal) Dédoublement des voies ferroviaires existantes Extension du réseau vers le Nord (port
Tanger-Med et Nador) et vers le Sud (Agadir) Projet d’une ligne à grande vitesse reliant Tanger –
Marrakech (lancement du tronçon Tanger / Casablanca à partir de 2009) Réseau autoroutier (4
Milliards de dirhams / an = 160 Km par an au lieu de 100 auparavant) Réseau ferroviaire (Programme
2005 / 2009 = 17.2 Milliards de dirhams)

INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES

Nouvel aéroport à Ben Slimane Nouvel aérogare d’Er-Rachidia Nouveau terminal d’Oujda Nouvel
aérogare d’Essaouira Diverses extensions d’infrastructures et d’aérogares Divers équipements de
sûreté et de gestion aéroportuaire

INFRASTRUCTURES INDUSTRIELLE D’ACCUEIL

Edification de technopoles (Casanearshore réalisé, Rabat Technopoles en chantier, projets de Fès


shore et Tanger shore …) et de nouvelles zones d’activité économique Chantier en cours:
Réhabilitation et création de nouveaux parcs industriels et zones d’activités économiques (1600 ha)
avec une forte implication du secteur privé/ 0.5 Milliard Euros

PROMOTION ET SÉCURISATION DES INVESTISSEMENTS

Meilleures conditions d’attrait des investissements, valorisant les atouts du Maroc, déclinées en
dispositifs d’incitation compétitifs PROMOTION ET SÉCURISATION DES INVESTISSEMENTS PROCESSUS
DE MODERNISATION Ciblage sectoriel : Mesures incitatives sous forme de packages complets

5
(foncier, constructions, coûts de production) Des procédures douanières considérées par la banque
mondiale parmi les meilleures pratiques dans la région Effort de simplification des procédures de
création d’entreprises (Centres régionaux d’investissement et guichets uniques)

INDUSTRIE AUTOMOBILE/ASSEMBLAGE

Le Maroc a signé avec Renault Nissan la convention de réalisation d’une usine de production de400
000 véhicules par an à Tanger Med Prédispositions favorables pour l’implantation d’importants sites
d’assemblage au Maroc Objectif : Le Maroc future plate-forme régionale de montage de véhicules

INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE

Transformation des produits de la pêche Disponibilité des matières premières agricoles et halieute es
et halieutiques en terme de qualité et de quantité Ø Disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée et
peu coûteuse Ø Program Programme de cession de terres agricole appartenant à l’Etat (56000
hectares): projets d’investissement pour le développement des principales filières agro-alimentaires
Ø Importance de la demande au ni e au niveau international: Opportunités grandissantes à l’export à
travers les ALE USA et UE Conserves des fruits et légumes

Le pays sur la scène internationale


Le Maroc est l’un des seuls pays de la région à être particulièrement actif sur la question des
migrations. Depuis l’appel du roi en septembre 2013 pour une gestion plus humaine des
migrations, des mesures fortes en direction des réfugiés ont été prises, avec la régularisation
de dizaines de milliers de demandeurs d’asile entre 2013 et 2017, parallèlement au maintien
un contrôle étroit sur flux irréguliers. Le Maroc s’implique également sur ce sujet dans les
instances internationales. Il devrait organiser, du 5 au 7 décembre 2018, la 11e édition du
Forum mondial de la migration et du développement qu’il a co-présidé avec l’Allemagne sur
la période 2017-2018. Le Maroc organisera également la conférence internationale sur les
migrations au cours de laquelle sera formellement adopté le Pacte mondial pour des
migrations sûres, ordonnées et régulières, le 10-11 décembre 2018.

le Maroc a renforcé et institutionnalisé ses liens avec les pays du Golfe lors du
premier sommet Maroc-Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG),
le 20 avril 2016 à Riyad. Le Maroc apporte son soutien à la coalition saoudienne au
Yémen et participe à la coalition de lutte contre le terrorisme de l’Arabie saoudite.
Sur le plan économique et social, 5 milliards de dollars ont été versés au Maroc sur
cinq ans (2012 – 2016) par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït et le
Qatar. Onze accords économiques ont été signés, le 11 mars 2018, entre le Qatar et
le Maroc à l’occasion de la tenue, à Rabat, de la Haute commission mixte bilatérale
présidée par le Premier ministre qatari et son homologue marocain.
Avec l’Union européenne et le « statut avancé » obtenu en 2008, le Maroc dispose
d’un partenariat particulièrement étendu et approfondi (cf. IV)
Le Maroc entretient par ailleurs un dialogue politique régulier avec les Etats-Unis,
avec lesquels il a conclu un accord de libre-échange qui est entré en vigueur en
2006. Les Etats-Unis et le Maroc entretiennent un dialogue stratégique, le Maroc

6
étant un « allié non-OTAN majeur ». Le Roi Mohammed VI, qui avait été reçu par le
Président Obama à Washington en novembre 2013, a adressé un message de
félicitations à Donald Trump à l’occasion de son élection à la présidence des Etats-
Unis, le 9 novembre 2016.
Le Maroc est candidat à l’organisation de la Coupe du monde de football en 2016.
Ce projet, dont le coût prévisionnel est estimé à 15,8 milliards de dollars (14% du PIB
2017), divise l’opinion marocaine. Il fait face à la candidature conjointe du Mexique,
des Etats-Unis et du Canada. La candidature marocaine est notamment soutenue
par la Fédération française de football et la Fédération algérienne de football. La
FIFA désignera le pays hôte en mai 2020.

Actualité Politique et Economique du Maroc


Actualité Politique :
L’Afrique est une priorité de la diplomatie marocaine. Plus de trente ans après
s’être retiré de l’Union africaine (1984) pour protester contre l’admission de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD), le Maroc réintègre l’Union
africaine (UA) le 31 janvier 2017, à l’occasion du 28e sommet de l’institution
panafricaine à Addis-Abeba. Il s’agit d’un retour qui marque une étape importante
dans l’offensive diplomatique du royaume chérifien vers le sud. Cette décision
s’inscrit dans la stratégie africaine du Maroc qui cherche à développer une influence
multiforme sur le continent africain (économique, coopération, religieuse, militaire).
Le roi s’est rendu au sommet UA-UE d’Abidjan les 29 et 30 novembre 2017, malgré
l’échec du Maroc à empêcher l’invitation puis la présence de la RASD. La question
de l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest
(CEDEAO), à laquelle les Etats membres ont donné leur « accord de principe » au
sommet de Monrovia en juin 2017, est en suspens. Un comité de plusieurs chefs
d’État de la CEDEAO est désormais chargé de superviser une étude approfondie
des implications de la demande d’adhésion du Maroc. Le 22 janvier 2018,
M. Mohcine Jazouli a été nommé ministre délégué auprès du ministre des affaires
étrangères et de la coopération internationale, chargé de la coopération africaine. Le
Maroc a été élu pour siéger au Conseil de paix et de sécurité de l’UA lors du sommet
d’Addis-Abeba, le 26 janvier 2018. Enfin, Le 21 mars 2018, le royaume a participé au
sommet extraordinaire de l’UA de Kigali où il a signé l’accord prévoyant la mise en
place de la zone de libre-échange continentale.

Le pays est résolument engagé dans une transition écologique. Après le succès de
la COP22 à Marrakech, en novembre 2016, le Roi a pris part, en présence du Prince
héritier, au « One Planet Summit » (Paris, 12 décembre 2017). Des projets ambitieux
dans le domaine des énergies renouvelables (certains soutenus par l’Agence
française de développement) ont été lancés ces dernières années : centrale solaire
Noor de Ouarzazate, parcs éoliens, instituts de formation aux métiers des énergies
renouvelables.

7
Actualité Economique
Le Maroc a renoué avec la croissance économique depuis le début des années
2000, mais celle-ci reste corrélée au secteur agricole et à la conjoncture mondiale.
Après une année 2016 marquée par une croissance à la baisse (1,6 %) en raison de
la sécheresse, le taux est remonté à 4% en 2017. La loi de finances adoptée par le
Parlement en décembre 2017 prévoit un taux de croissance de 3.2% en 2018, alors
que les faibles précipitations de l’automne 2017 continuent de faire peser des
incertitudes sur la production céréalière.
Le pays s’applique à favoriser une meilleure résilience de l’économie marocaine aux
fluctuations agricoles. En ce sens, d’importantes réformes ont ainsi vu le jour dans le
cadre d’une stratégie de diversification sectorielle (décompensation de l’essence, du
gasoil et du fuel industriel, amorce de fiscalisation du secteur agricole, réforme de la
TVA, adoption d’une loi organique relative aux lois de finance, nouveau plan de
développement industriel). L’adoption de ces réformes a été facilitée par des
conditions exogènes favorables (baisse du cours du pétrole, bonne pluviométrie,
reprise de l’activité européenne).
Ce plan de réformes n’a pas compromis les efforts des gouvernements successifs à
redresser les comptes budgétaires et extérieurs. Le déficit budgétaire s’est
constamment réduit depuis 5 ans pour atteindre 3,5% du PIB en 2017. La dette
extérieure du Trésor, bien qu’en hausse, reste à un niveau soutenable, à 64% du PIB
en 2016. Le Maroc jouit de la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs
étrangers. Les réserves nettes de change ont ainsi pu être relevées à plus de 5 mois
d’importations. Concernant le risque pays et le classement des affaires, COFACE
maintient sa notation de double A4 pour le Maroc, qui se place à la 68e place du
classement « doing business » 2017 de la Banque mondiale.
Malgré ces indicateurs encourageant, le taux de chômage peine à diminuer, au
contraire, il a dépassé la barre symbolique des 10% en 2017 pour s’établir à 10,2%.
Il touche principalement les jeunes (26,5% des 15-24 ans). En soulignant les lacunes
du modèle de développement marocain en matière d’inclusion, le rapport de suivi de
la situation économique du Maroc, publié par la Banque mondiale en avril 2018,
recommande au royaume de s’orienter vers un modèle économique basé sur les
exportations et dans lequel le secteur privé jouera un rôle plus important en tant que
promoteur de la croissance et de l’emploi.
Après une accélération en 2016 (1,3%), le taux d’inflation s’est contracté pour
atteindre 0,7% en 2017. Le taux de change du dirham est actuellement fonction d’un
panier de devise pondéré à 60% en euro et à 40% en dollar.
Le Roi insiste régulièrement sur l’ambition de faire du Maroc un pays émergent. A
cette fin, le Maroc a décidé de compléter son dispositif de zones franches (Tanger) et
ses plans de développement sectoriels (agriculture, tourisme, pêche, pôles de
compétitivité) par une dynamique de développement régional vers l’Afrique
subsaharienne, afin de trouver de nouvelles sources de croissance.

8
INTRODUCTION
Le Maroc est probablement l’un des pays les plus étudiés de la région par les sciences
sociales et humaines. Cette faveur ambiguë tient probablement aussi bien à sa diversité
objective qu’à la possibilité de le considérer tant du point de vue de la continuité de la
« tradition » que de celui de la « modernité ». De fait, une partie des élites du pays
semble revendiquer l’une et l’autre caractéristique. Cette manière de penser par
dichotomie ne constitue sans doute pas une description tout à fait juste de ce qui s’est
réellement passé, mais elle nourrit la manière dont on pense le Maroc, tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur, de sorte que cela fait indéniablement partie de son identité. L’existence
d’une monarchie pluriséculaire se rattachant au prophète Mohammed tout en se

présentant comme modernisatrice renforce cette perception. Pour comprendre le cas du


Maroc notre analyse s’articulera autour de cinq axes principaux à savoir sa situation
géographique et les données historique ; les avantages et les obstacles au plans économique
et politique ; la politique économique du pays ; le pays sur la scène internationale et
l’actualité politique et économique du pays.

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