GEYSERS D’AMPARAKY
Situés au côté de la route nationale reliant la capitale à la Région Bongolava (RN1), il faut dire que les
Geysers d'Amparaky ont auparavant eu la réputation de ne pas être facilement accessibles. Il était dit
que le goudron ne s'arrête qu'à la limite de l'autoroute susmentionnée. Il fallait beaucoup d'efforts pour
s'y rendre, voire il fallait utiliser des véhicules tout-terrains, surtout pendant la saison des pluies. Mais
maintenant, après la reconstruction de la route, la visite du site est plus facile, car le geyser est plus
facile d’accès.
Definition d’un geyser
Le terme geyser vient du nom du geyser le plus célèbre d'Islande, nommé Geysir, situé à Haukadalur,
dans le cercle d'or du côté sud de l'île. Le nom est dérivé du verbe islandais gjósa / geysa , lui-même
issu du vieux norrois.
Un geyser est un type spécial de source chaude qui jaillit par intermittence, projetant de l'eau et de la
vapeur à haute température et haute pression.
L'activité des geysers, comme celle de toutes les sources chaudes, est liée à l'infiltration de l'eau. L'eau
se réchauffe lorsqu'elle rencontre des roches, réchauffées par le magma ou par l'action des gradients
géothermiques (le fait que la température et la pression augmentent avec la profondeur), c'est pourquoi
on trouve des sources chaudes et des geysers dans les régions non volcaniques. Cette eau, chauffée et
sous pression, monte ensuite vers la surface par effet de convection. Les geysers géologiques diffèrent
des simples sources chaudes par leurs formations géologiques souterraines. Les trous dans la surface
sont souvent étroits, reliés à de petits conduits menant à des réservoirs d'eau souterrains.
En prenant compte de cela, nous pouvant conclure donc que le geyser d’Amparaky est un faux geyser,
un geyser d’eau froide.
Les geysers d'eau froide ont des éruptions similaires à celles des geysers d'eau chaude, sauf que ce
sont des bulles de CO2 qui entraînent l'éruption au lieu de vapeur à proximité de magma. Dans les
geysers d'eau froide, le CO2 se trouve dans un aquifère confiné, dans lequel l'eau et le CO2 sont piégés
par des couches sus-jacentes moins perméables. Cette eau et le CO 2 ne peuvent s'échapper de ces
strates que dans des régions faibles comme des failles, des joints ou des puits forés. Un forage permet
à l'eau sous pression et au CO2 d'atteindre la surface. L'ampleur et la fréquence de ces éruptions
dépendent de divers facteurs tels que la profondeur de la plomberie, les concentrations de CO 2, le
rendement de l'aquifère etc. La colonne d'eau exerce une pression suffisante sur le CO 2 gazeux pour
qu'il reste dans l'eau sous forme de petites bulles. Lorsque la pression diminue en raison de la
formation d'une fissure, les bulles de CO2 grandissent. Cette expansion déplace l'eau et provoque
l'éruption. Les geysers d'eau froide peuvent ressembler beaucoup à leurs homologues à vapeur ;
cependant, l'eau chargée en CO2 est souvent plus blanche et mousseuse.
Histoire du geyser d’Amparaky
Auparavant, les geysers sis dans le fokontany d’Amparaky, commune Analavory dans la région Itasy,
constituaient un endroit où les gens venaient faire du « Fanasinana ». Une rite ancestral à effectuer par
les intéressés dans l’espoir d’avoir des enfants, de recouvrer la guérison suite à une maladie
quelconque, ou encore d’obtenir une ou des solutions adéquates face aux problèmes de la vie de tous
les jours. Faut-il préciser qu’en ces temps-là, les « mpimasy » (guérisseurs traditionnels) furent les
seuls maîtres des lieux. Ce temps est révolu à l’heure actuelle : cet endroit plus connu sous le nom «
Geysers d’Amparaky » a été exploité et est devenu par la même occasion un site touristique à part
entière.
Culture
Dû à ce passé, pour visiter les geysers, il faut suivre des règles traditionnelles. Non loin des geysers, se
trouve la colline d’Ambohitriririnina. Sur ce sommet s’est dressée une tombe où gît le roi
Andriampohy, souverain ayant régné dans cette localité et ses environs il y a bien longtemps. Rappel
des faits : ce roi perdît la vie juste après avoir mangé des haricots et de la viande de chèvre au repas.
Au moment de rendre son dernier soupir, il avait ordonné à ses descendants de bannir la
consommation de haricots et de la viande de chèvre sur l’ensemble de son territoire. Il en fut ainsi
même jusqu’à ce jour.
Emplois
D’après les guides, le site des geysers d’Amparaky est visité par une quinzaine de personnes en
moyenne pendant les jours ouvrables. Par contre, le week-end, il reçoit en moyenne jusqu’à 500
touristes, dont la majorité sont des européens. C’est surtout le dimanche qu’il y a le plus de monde et
bien entendu les jours fériés. Le droit de visite est de cinq cent ariary pour les nationaux, et deux
milles Ariary pour les étrangers. Quant au frais de parking, il est de mille Ariary. La recette est versée
en totalité à la commune d’Analavory, a-t-on appris. En fait, c’est cette dernière qui se charge de
l’entretien des lieux. D’ailleurs, des travaux de rénovation y sont actuellement effectués pour rendre le
site plus attractif.
Mais il n’y a pas qu’à la commune que le site profite. Il y a aussi les photographes qui font le tirage
des photos sur place. Il vous suffit patienter quelques minutes et votre photo est prête. Ils ont déjà les
équipements nécessaires pour cela dans leurs stands implantés sur place. N’oublions pas non plus les
petits commerçants comme partout ailleurs. Mais ce qui a attiré notre attention étant la présence des
vendeurs dont la quasi-totalité des marchandises est composée de boissons alcooliques. A noter que
leurs points de vente sont implantés près du parking.
Comme tous les sites touristiques, les geysers d’Amparaky ont aussi des guides. Mais il y a guide et
guide. Il y a d’abord les guides attitrés qui sont au nombre de trois. Ils connaissent les lieux par cœur
ainsi que les vertus thérapeutiques de l’eau. D’autre part, il y a d’autres guides qu’on pourrait qualifier
de « squatters ». Les guides attitrés se plaignent que ces derniers augmentent en nombre alors qu’ils
n’exercent pas le métier comme se devant de l’être. Certains d’entre eux prennent le malin plaisir à
attendre les visiteurs bien avant l’arrivée au parking, semble-t-il. S’il en est ainsi, les guides officiels
n’ont pas intérêt à traîner les pattes. Dans la foulée, il importe de signaler que les guides (ceux attitrés
bien entendu) peuvent faire de la kinésithérapie sur place avec l’eau des geysers. D’après l’une d’eux,
la personne doit d’abord passer quelques minutes sous l’eau, notamment la partie du corps à traiter.
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