Amendement RAS 08 : Navigabilité aérienne
Amendement RAS 08 : Navigabilité aérienne
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Dakar,le i1 { ftv 2019
L€ Dlrecteur général,
VU la Constitution ;
VU ia Convention de Chicago relative à l'aüation ciü1e internationa-le
VU 1a loi 2015-1O du O4 mai 2015 portant code de l'aviation civile ;
VU le décret n' 2O I 1- 1O55 du 28 juilIet 201 1 porta-nt création et fixant 1es règles
d'organisation et de fonctionnement de lâgence Nationale de lAviation Civile
et de la Météorologie (ANACIM), modifré par le décret n" 2015-981 du 10
juillet 2015;
VU Ie décret 2013-560 du 18 awil 2013 portant nomination du Directeur
Général de lâgence Nationale de lAviation Ciü1e et de la Météorologie ;
VU 1e décret n"2015-1968 du 21 décembre 2O15 fixant le cadre de supervision de
la sécurité de 1'aüation civile au Sénégal ;
VU l'arrêté n"O3038/MTTA/ANACIM/DG du 29 févrter 2016 portant approbation
des Règlements aéronautiques du Sénégal (RAS) ;
VU la décision n' O00161/ANACIM/DG/ du 18 janvier 2019 portant approbation
de la cinquième édition des procédures d'élaboration, d'adoption et
d'amendement des Règlements Aéronautiques du Sénégal et documents
associés;
DECIDE:
Art icle premier. - l,e Sénégal n"8 (Navigabilité des
Rè glement Aéronautique du
Aéronefs) est amendé conformément aux articles suivants.
Ledit règlement amendé peut être consulté sur le site internet de I Agence Nationale
de lAviaüon Ciüle et de la Météorologie www.a_naclm.sn
Aéroport Ls.Senghor - BP : tlt4 Dâkar YoffSéûégtl - Té1. :+ 221 33 865 00 0O - Fâx : 221 820 04 03
llmâil: â nr(ir nâ(im.sn Site rÿeb: sBs.:r
AGENCE IYATIONALE DE L'AVIATION CTVILE ET DE LA METEOROLOGIE
irec
Gén
ANAC
AéroportLS.Senghor-BP:8184DakarYoffSénégal-Tél-:+221338650000-Fax:.221 8200403
Email: [email protected] - Site web: www'anacim.sn
AGENCE NATIONALE DE L’AVIATION CIVILE ET DE LA METEOROLOGIE
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(RAS 08)
(RAS 08)
AMENDEMENTS
INSCRIPTION DES AMENDEMENTS ET DES RECTIFICATIFS
AMENDEMENTS RECTIFICATIFS
Applicable Inscrit Date de Inscrit
N° le le Par N° publication le Par
01 26/05/16 - ANACIM
02 30/11/16 - ANACIM
03 03/10/18 - ANACIM
04 14/02/19 - ANACIM
RÉFÉRENCES
PARTIE I. DÉFINITIONS
Dans les dispositions du présent Règlement, les termes suivants ont la signification indiquée ci-après :
1) Aéronef. Tout appareil qui peut se soutenir dans l’atmosphère grâce à des réactions de l’air autres que
les réactions de l’air sur la surface de la terre.
2) Aéronef lourd. Avion dont la masse maximale au décollage certifiée est supérieure à 5 700 kg ou un
hélicoptère dont la masse maximale au décollage certifiée est supérieure à 3 175 kg.
3) Aire d’approche finale et de décollage (FATO). Aire définie au-dessus de laquelle se déroule la phase
finale de la manœuvre d’approche jusqu’au vol stationnaire ou jusqu’à l’atterrissage et à partir de laquelle
commence la manœuvre de décollage. Lorsque la FATO est destinée aux hélicoptères exploités en classe
de performances 1, l’aire définie comprend l’aire de décollage interrompu utilisable.
4) À l’épreuve du feu. Capable de tenir pendant 15 minutes à la chaleur engendrée par une flamme.
Les caractéristiques d’une flamme acceptable figurent dans la norme ISO 2685.
6) Approuvé. Accepté par un État contractant comme convenant à une fin particulière.
Altitude
géopotentielle Gradient de température
(km) (degrés Kelvin par kilomètre
de à géopotentiel standard)
2 2
Le mètre géopotentiel standard a pour valeur 9,806 65 m /s .
9) Avion. Aérodyne entraîné par un organe moteur et dont la sustentation en vol est obtenue principalement
par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol.
10) Catégorie A. En ce qui concerne les hélicoptères, appareil multimoteur intégrant les caractéristiques
d’isolement de moteur et de système spécifiées à la Partie IVB et capable d’opérations utilisant des données
de décollage et d’atterrissage établies dans le cadre d’un concept de défaillance du moteur le plus
défavorable qui assure une superficie désignée adéquate et des performances suffisantes pour poursuivre
le vol ou interrompre le décollage en sécurité.
11) Catégorie B. En ce qui concerne les hélicoptères, appareil monomoteur ou multimoteur ne répondant pas
aux critères de la catégorie A. Il n’est pas garanti qu’un hélicoptère de catégorie B pourra poursuivre son vol
en sécurité en cas de panne moteur, et un atterrissage forcé est présumé.
12) Certificat de type. Document délivré par un État contractant pour définir la conception d’un type d’aéronef,
de moteur ou d’hélice et pour certifier que cette conception est conforme au règlement applicable de
navigabilité de cet État.
Certains Etats contractants délivrent un document équivalent au certificat de type pour les moteurs et les
hélices.
13) Charges limites. Charges maximales qui sont censées s’exercer dans les conditions d’utilisation prévues.
14) Charge ultime. Charge limite multipliée par le coefficient de sécurité approprié.
15) Coefficient de sécurité. Coefficient de calcul destiné à couvrir l’éventualité de charges plus élevées que
les charges admises et les incertitudes du calcul et de la construction.
16) Conception de type. Ensemble des données et d’informations nécessaire à la définition d’un type d’aéronef,
de moteur ou d’hélice aux fins de la détermination de la navigabilité.
17) Conditions d’utilisation prévues. Conditions révélées par l’expérience ou que l’on peut considérer
logiquement comme susceptibles de se produire pendant le temps de service de l’aéronef, compte tenu des
utilisations auxquelles l’aéronef est déclaré apte. Ces conditions sont celles qui se rapportent à l’état de
l’atmosphère, à la topographie, au fonctionnement de l’aéronef, à l’efficacité du personnel et à tous les
éléments dont dépend la sécurité de vol. Les conditions d’utilisation prévues ne comprennent pas :
a) les conditions extrêmes qui peuvent être effectivement évitées au moyen de procédures d’exploitation ;
b) les conditions extrêmes si rares que le fait d’exiger que les normes soient respectées dans ces
conditions entraînerait un niveau de navigabilité plus élevé que le niveau nécessaire et pratiquement
suffisant indiqué par l’expérience.
18) Configuration (d’un avion). Combinaison particulière des positions des éléments mobiles (volets
hypersustentateurs, train d’atterrissage, etc.) dont dépendent les caractéristiques aérodynamiques de l’avion.
19) Dommage provenant d’une source discrète. Dommage structural susceptible de résulter d’un impact
d’oiseau, d’une projection de débris résultant de la rupture d’une aube de soufflante, d’un moteur ou d’une
machine tournant à haute énergie ou d’autres causes similaires.
20) Enregistrements de maintenance. Enregistrements indiquant les détails des travaux de maintenance
effectués sur un aéronef, un moteur, une hélice ou une pièce connexe.
21) En état de navigabilité. État d’un aéronef, d’un moteur, d’une hélice ou d’une pièce qui est conforme à son
dossier technique approuvé et qui est en état d’être utilisé en toute sécurité.
22) État de conception. État qui a juridiction sur l’organisme responsable de la conception de type.
23) État de construction. État qui a juridiction sur l’organisme responsable de l’assemblage final de l’aéronef,
d’un moteur ou d’une hélice.
24) État d’immatriculation. État sur le registre duquel l’aéronef est inscrit.
25) Facteur de charge. Rapport d’une charge définie au poids de l’aéronef, cette charge pouvant correspondre
aux forces aérodynamiques, aux forces d’inertie ou aux réactions du sol.
26) Fiche de maintenance. Document qui contient une certification confirmant que les travaux de maintenance
auxquels il se rapporte ont été effectués de façon satisfaisante conformément au règlement applicable de
navigabilité. Cette expression renvoie notamment au certificat de remise en service, au certificat
d’autorisation de remise en service, à la remise en service prononcée sur le compte-rendu matériel, etc.
27) Groupe motopropulseur. Système comprenant tous les moteurs, les éléments du système
d’entraînement (le cas échéant) et les hélices (si elles sont installées), leurs accessoires, les éléments
auxiliaires et les circuits de carburant et d’huile installés sur un aéronef, mais excluant les rotors des
hélicoptères.
28) Hélicoptère. Aérodyne dont la sustentation en vol est obtenue principalement par la réaction de l’air sur
un ou plusieurs rotors qui tournent, entraînés par un organe moteur, autour d’axes sensiblement verticaux.
29) Hélicoptère de classe de performances 1. Hélicoptère exploité à des performances telles que, en cas de
défaillance d’un moteur, il peut soit atterrir sur l’aire de décollage interrompu, soit poursuivre son vol en
sécurité jusqu’à une aire d’atterrissage appropriée.
30) Hélicoptère de classe de performances 2. Hélicoptère exploité à des performances telles que, en cas de
défaillance d’un moteur, il peut poursuivre son vol en sécurité, sauf lorsque cette défaillance intervient en
deçà d’un point défini après le décollage ou au-delà d’un point défini avant l’atterrissage, auxquels cas un
atterrissage forcé peut être nécessaire.
31) Hélicoptère de classe de performances 3. Hélicoptère exploité à des performances telles que, en cas de
défaillance d’un moteur en un point quelconque du profil de vol, un atterrissage forcé doit être exécuté.
32) Justification satisfaisante. Ensemble de documents ou d’activités qu’un État contractant accepte comme
étant suffisant pour démontrer la conformité à un règlement de navigabilité.
33) Maintenance. Exécution des tâches sur un aéronef, un moteur, une hélice ou une pièce connexe qui sont
nécessaires au maintien de la navigabilité de l’aéronef, du moteur, de l’hélice ou de la pièce connexe. II
peut s’agir de l’une quelconque ou d’une combinaison des tâches suivantes : révision, inspection,
remplacement, correction de défectuosité et intégration d’une modification ou d’une réparation.
34) Maintien de la navigabilité. Ensemble de processus par lesquels un aéronef, un moteur, une hélice
ou une pièce se conforment aux spécifications de navigabilité applicables et restent en état d’être utilisés
en toute sécurité pendant toute leur durée de vie utile.
35) Manuel des spécifications de l’Organisme d’Entretien (M.O.E.). Document validé par le Dirigeant
Responsable de l’organisme de maintenance qui précise la structure et les responsabilités en matière de
gestion, le domaine d’activité, la description des installations, les procédures de maintenance et les
systèmes d’assurance de la qualité ou d’inspection de l’organisme.
Ce M.O.E., ainsi que ses amendements, sont approuvés par l’Autorité.
36) Masse de calcul à l’atterrissage ou à l’amerrissage. Masse maximale de l’aéronef pour laquelle, aux fins
du calcul de la structure, on admet que l’atterrissage ou l’amerrissage sera prévu.
37) Masse de calcul au décollage. Masse maximale de l’aéronef pour laquelle, aux fins du calcul de la
structure, on admet que le début du roulement ou de l’hydroplanage au décollage sera prévu.
38) Masse de calcul pour les évolutions au sol. Masse maximale de l’aéronef pour laquelle on calcule la
structure à la charge susceptible de se produire pendant l’utilisation de l’aéronef au sol, avant le début du
décollage.
39) Modification. Changement apporté à la conception de type d’un aéronef, d’un moteur ou d’hélices.
40) Moteur. Appareil utilisé ou destiné à être utilisé pour propulser un aéronef. Il comprend au moins les
éléments et l’équipement nécessaires à son fonctionnement et à sa conduite, mais exclut l’hélice/les rotors
(le cas échéant).
41) Moteur(s) le(s) plus défavorable(s). Moteur(s) dont la défaillance a l’effet le plus défavorable sur les
caractéristiques de l’aéronef dans le cas considéré.
Sur certains aéronefs, il peut y avoir plus d’un moteur répondant à cette définition. Dans leur cas,
l’expression « moteur le plus défavorable » désigne un des moteurs les plus défavorables.
42) Organisme responsable de la conception de type. Organisme qui détient le certificat de type ou un
document équivalent délivré par un Etat contractant pour un aéronef, un moteur ou une hélice.
44) Performances humaines. Capacités et limites de l’être humain qui ont une incidence sur la sécurité et
l’efficacité des opérations aéronautiques.
45) Principes des facteurs humains. Principes qui s’appliquent à la conception, à la certification, à la
formation, aux opérations et à la maintenance aéronautiques et qui visent à assurer la sécurité de l’interface
entre l’être humain et les autres composantes des systèmes par une prise en compte appropriée des
performances humaines.
46) Produit aéronautique. Comprend tout aéronef, tout moteur d’aéronef, toute hélice d’aéronef ou toute pièce
installée sur aéronef.
47) Produit aéronautique de classe 1. Un aéronef complet, un moteur ou une hélice pour lequel ont été
délivrés un certificat de type et une fiche de caractéristiques correspondante conformément aux normes de
navigabilité applicables.
48) Produit aéronautique de classe II. Un élément essentiel d’un produit aéronautique de classe I tel qu’un
fuselage, une aile ou un empennage dont la défaillance mettrait en péril la sécurité de ce produit de classe I
ou de l’une de ses parties, de son matériau ou l’un de ses systèmes.
49) Produit aéronautique de classe III. Tout composant qui n’est ni de classe I ou II ni une pièce standard.
50) Règlement applicable de navigabilité. Règlement de navigabilité complet et détaillé établi, adopté ou
accepté par un État contractant pour la classe d’aéronefs, le moteur ou l’hélice considérés.
51) Réparation. Remise d’un aéronef, d’un moteur, d’une hélice ou d’une pièce connexe dans l’état de
navigabilité qu’il a perdu par suite d’endommagement ou d’usure, conformément au règlement applicable de
navigabilité.
52) Résistant au feu. Capable de tenir pendant 5 minutes à la chaleur engendrée par une flamme.
Les caractéristiques d’une flamme acceptable figurent dans la norme ISO 2685.
53) Surface d’atterrissage. Partie de la surface d’un aérodrome que l’administration de l’aérodrome a déclarée
utilisable pour le roulement normal au sol des aéronefs atterrissant ou pour l’hydroplanage normal des
hydroaéronefs amerrissant dans une direction donnée.
54) Surface de décollage. Partie de la surface d’un aérodrome que l’administration de l’aérodrome a déclarée
utilisable pour le roulement normal au sol des aéronefs ou pour l’hydroplanage normal des hydroaéronefs
décollant dans une direction donnée.
55) Type d’aéronef orphelin. Aéronef dont le certificat de type a été révoqué par l’Etat de conception et qui n’a plus
d’Etat de conception désigné aux termes de l’Annexe 8 de la Convention relative à l’aviation civile internationale.
Les aéronefs de ce type ne satisfont pas aux normes de l’Annexe 8.
56) Validation (d’un certificat de navigabilité). Mesure prise par un État contractant lorsque, au lieu de délivrer un
nouveau certificat de navigabilité, il reconnaît à un certificat délivré par un autre État contractant la valeur d’un
certificat délivré par ses soins.
1.3.1. La délivrance d’un certificat de type constitue la preuve de la conformité d’un aéronef, d’un moteur ou
d’une hélice aux prescriptions de conception du règlement applicable de navigabilité conformément au
point 1.2 de ce chapitre.
1.3.2. (Réservé)
1.3.4. L’Autorité accepte une approbation technique pour une réparation, une modification ou une pièce de
rechange sur la base d’une justification satisfaisante que l’aéronef, le moteur ou l’hélice sont conformes
au règlement de navigabilité qui a servi à la délivrance ou aux amendements du certificat de type de
l’aéronef, du moteur ou de l’hélice ou à un règlement ultérieur déterminé par l’Autorité.
1.3.4.1. Les réparations sont classées soit mineures soit majeures. Une réparation est classée comme mineure si
la réparation n’a pas d’effet appréciable sur la masse, le centrage, la résistance de la structure, la fiabilité,
les caractéristiques opérationnelles, le bruit, la perte de carburant par la mise à l’air libre et les gaz
d’échappement ou sur toutes autres caractéristiques affectant la navigabilité du produit. Toutes les autres
réparations sont classées comme majeures.
1.3.4.2. La classification d’une réparation est effectuée par l’Autorité, l’Etat de conception ou par un organisme de
conception dûment agréé par l’Etat de conception.
1.3.4.3. Une réparation est approuvée par l’Etat de conception ou par un organisme de conception dûment agréé
par l’Etat de conception. L’Autorité accepte formellement l’approbation de la réparation par l’Etat de
conception ou par un organisme de conception agréé par l’Etat de conception.
1.3.4.4. Les modifications sont classées soit mineures soit majeures. Une modification est classée comme
mineure si la modification n’a pas d’effet appréciable sur la masse, le centrage, la résistance de la
structure, la fiabilité, les caractéristiques opérationnelles, le bruit, la perte de carburant par la mise à l’air
libre et les gaz d’échappement ou sur toutes autres caractéristiques affectant la navigabilité du produit.
Toutes les autres modifications sont classées comme majeures.
1.3.4.5. La classification d’une modification est effectuée par l’Autorité, l’Etat de conception ou par un organisme
de conception dûment agréé par l’Etat de conception.
1.3.4.6. Une modification est approuvée par l’Etat de conception ou par un organisme de conception dûment
agréé par l’Etat de conception. L’Autorité accepte formellement l’approbation de la modification par l’Etat
de conception ou par un organisme de conception agréé par l’Etat de conception.
1.4.1. (Réservé)
1.4.2. Les certificats de type délivrés par les autorités de l’aviation civile des Etats-Unis d’Amérique, des Etats
européens et du Canada sont acceptés par l’Autorité. Sont également acceptées, les attestations de
conformité aux prescriptions de conception acceptées au §1.2.1. Ces attestations de conformité doivent
être délivrées par les autorités de l’aviation civile des Etats-Unis d’Amérique, des Etats européens et du
Canada ou par des organismes de conception dûment agréés par ces dernières.
1.5.1. Suite à une suspension d’un certificat de type d’aéronef accepté par l’Autorité conformément au § 1.4.2,
les certificats de navigabilité correspondants des aéronefs immatriculés au Sénégal sont suspendus,
sans délai, durant toute la période de suspension dudit certificat de type.
1.5.2. Suite à une suspension du certificat de type d’un moteur ou d’une hélice acceptés par l’Autorité
conformément au § 1.4.2, les certificats de navigabilité des aéronefs équipés de ces types de moteur ou
d’hélice sont suspendus, sans délai, durant toute la période de suspension dudit certificat de type.
1.5.3. Nonobstant les § 1.5.1 et 1.5.2, dans le cas où le motif de suspension du certificat de type d’un aéronef,
d’un moteur ou d’une hélice ne concerne pas la navigabilité de type, les exploitants des aéronefs
concernés peuvent postuler à un certificat de navigabilité spécial, valable uniquement dans le territoire du
Sénégal et d’une durée maximale de validité de six (06) mois non renouvelables.
1.5.4. Les § 1.5.1, 1.5.2 et 1.5.3 sont applicables aux aéronefs disposant d’un certificat de navigabilité délivré
ou validé par l’Autorité.
1.6.1. Suite à une révocation d’un certificat de type d’aéronef accepté par l’Autorité conformément au § 1.4.2,
les certificats de navigabilité correspondants des aéronefs immatriculés au Sénégal deviennent caducs
sans délai.
1.6.2. Suite à une révocation d’un certificat de type d’un moteur ou d’une hélice acceptés par l’Autorité
conformément au § 1.4.2, les certificats de navigabilité correspondants des aéronefs équipés de ces
types de moteur ou d’hélice et immatriculés au Sénégal deviennent caducs sans délai.
1.6.3. Les § 1.6.1 et 1.6.2 sont applicables aux aéronefs disposant d’un certificat de navigabilité délivré ou
validé par l’Autorité.
1.7.1. Suite à un transfert d’un certificat de type d’aéronef accepté par l’Autorité conformément au § 1.4.2 :
a) les certificats de navigabilité des aéronefs correspondants sont mis à jour lors du prochain
renouvellement de certificat de navigabilité ;
b) en cas de changement d’Etat de conception et de non reconnaissance par l’Autorité des certificats
de type délivrés par cet Etat, les certificats de navigabilité des aéronefs correspondants deviennent
caducs sans délai.
1.7.2. Suite à un transfert d’un certificat de type d’un moteur ou d’une hélice accepté par l’Autorité
conformément au § 1.4.2 :
a) les certificats acoustiques des aéronefs correspondants sont mis à jour lors du prochain
renouvellement de certificat de navigabilité ;
b) en cas de changement d’Etat de conception et de non reconnaissance par l’Autorité des certificats
de type délivrés par cet Etat, les certificats de navigabilité des aéronefs équipés de ces types de
moteur ou d’hélice deviennent caducs sans délai.
CHAPITRE 2. PRODUCTION
Les normes du présent chapitre sont applicables à la production de tous les aéronefs et de toutes les pièces
d’aéronef au Sénégal.
RESERVE
RESERVE
RESERVE
3.2.2. L’Autorité délivre ou valide un certificat de navigabilité dont Elle entend demander la reconnaissance aux
termes de l’article 33 de la Convention relative à l’aviation civile internationale lorsqu’Elle a une
justification satisfaisante que l’aéronef est conforme aux normes applicables du RAS 08.
3.2.2.1. Une demande de délivrance, de renouvellement ou de validation d’un certificat de navigabilité doit être
faite sous une forme acceptable et d’une manière établie par l'Autorité.
3.2.3. Le certificat de navigabilité est renouvelé ou reste en état de validité, conformément à l’Appendice 1, à
condition que le maintien de la navigabilité de l’aéronef soit constaté au moyen de vérifications
périodiques effectuées à des intervalles déterminés en tenant compte du temps d’utilisation et de la
nature de cette utilisation, ou au moyen d’un système de vérifications approuvé par l’Autorité et ayant un
effet au moins équivalent.
3.2.4. (Réservé)
3.2.5. Quand l’Autorité valide un certificat de navigabilité délivré par un autre Etat contractant au lieu de délivrer
son propre certificat de navigabilité, l’Autorité établit la validité au moyen d’une autorisation appropriée
destinée à accompagner l’ancien certificat de navigabilité, dans laquelle l’Autorité indique accepter celui-
ci comme l’équivalent de son propre certificat de navigabilité. La validité de l’autorisation ne dépasse pas
la période de validité du certificat de navigabilité rendu valide et n’excède pas six (06) mois. L’Autorité
veille à ce que le maintien de navigabilité de l’aéronef soit déterminé conformément aux dispositions du §
3.2.3.
3.6.2. Si les dégâts se produisent ou sont constatés lorsque l’aéronef immatriculé au Sénégal se trouve sur le
territoire d’un autre État, les autorités de cet État auront le droit d’empêcher l’aéronef de reprendre son
vol, et ce jusqu’à ce que l’Autorité soit avisée et formule le jugement mentionné au § 3.6.1.
3.6.3. Si l’Autorité considère que les dégâts sont tels que l’aéronef n’est plus en état de navigabilité, Elle interdit
à cet aéronef de reprendre son vol jusqu’à ce qu’il soit remis en état de navigabilité. Toutefois, l’Autorité
peut, dans des cas exceptionnels, prescrire des limites d’emploi spéciales dans lesquelles l’aéronef
pourra effectuer un vol non commercial jusqu’à un aérodrome où il sera remis en état de navigabilité.
Lors de la prescription des limites d’emploi en question, l’Autorité tient compte de toutes les limitations
proposées par l’État contractant qui, en application du § 3.6.2, a empêché l’aéronef de reprendre son vol.
3.6.4. Si l’Autorité considère que les dégâts ne sont pas tels que l’aéronef n’est plus en état de
navigabilité, l’aéronef sera autorisé à reprendre son vol.
a) faire un vol de convoyage vers une base d’entretien pour y effectuer la maintenance, ou pour un
stockage ;
c) livrer l’aéronef;
e) exploiter l’aéronef avec un poids excédant le poids maximum autorisé au décollage pour effectuer un
vol au-delà des limites du rayon d'action normal, au-dessus de l'eau ou des aires d'atterrissage qui
ne disposent pas d’une assistance adéquate ou de carburant approprié. L’emport du poids
supplémentaire sera limité au carburant additionnel, aux équipements de transport du carburant et
aux équipements de navigation nécessaires pour ce vol.
3.7.4. Dans le cas de permis de vol spécial, l’Autorité exige une approbation pour remise en service enregistrée
dans le dossier de l’aéronef, délivrée par une personne habilitée ou un organisme de maintenance agréé
par l’Autorité, stipulant que l'aéronef en question a été inspecté et a été jugé sûr pour le vol prévu.
3.7.5. Le permis de vol est valide pour les dates et la durée mentionnées sur le permis mais ne dépassera
guère 72 heures.
3.7.6. L’exploitant est tenu d’obtenir auprès des Etats tiers survolés, toutes les autorisations de survol requises
pour ces dits vols.
3.8.1. L’Autorité délivre un certificat de navigabilité spécial à un aéronef immatriculé au Sénégal sous réserve
que l’aéronef soit conforme à des spécifications de navigabilité particulières et que les documents,
inspections et essais pertinents démontrent que l’état de l’Aéronef garantit la sécurité de son utilisation
compte tenu de l’utilisation prévue
3.8.2. Le certificat de navigabilité spécial permet la circulation aérienne au-dessus du territoire sénégalais. Son
utilisation dans un but lucratif est interdite.
3.8.3. Le certificat de navigabilité spécial ne permet pas le survol de territoires étrangers sauf accord des
autorités concernées.
3.9.1. Afin de faciliter le transfert d’aéronefs sur le registre d’un autre État, l’Autorité peut délivrer à un aéronef
complet précédemment immatriculé au Sénégal un certificat de navigabilité aux fins d’exportation, au
moment de sa radiation du registre sénégalais.
3.9.2. Le propriétaire d’un aéronef ou son représentant soumet une demande de certificat sous une forme
prescrite par l’Autorité.
3.9.3. Le certificat de navigabilité aux fins d’exportation n’autorise pas l’exécution d’un vol.
3.9.4. L’Autorité ne délivre pas de certificats de navigabilité aux fins d’exportation aux moteurs, aux
hélices et aux produits aéronautiques de classe II ou de classe III.
4.2.3.1. L’Autorité :
a) lorsqu’Elle immatricule pour la première fois un aéronef d’un type déterminé dont le Sénégal n’est pas
l’État de conception et qu’Elle délivre ou valide un certificat de navigabilité conformément aux
dispositions du § 3.2 de la présente partie, avise l’État de conception qu’Elle a immatriculé l’aéronef en
question ;
c) adopte des spécifications pour assurer le maintien de la navigabilité de l’aéronef pendant sa durée de
vie utile et aussi pour faire en sorte que l’aéronef :
e) veille à communiquer à l’État de conception tous les renseignements obligatoires relatifs au maintien
de la navigabilité concernant un produit ou une modification qu’il a établis en qualité d’État
d’immatriculation pour l’aéronef en question ;
f) dans le cas d’un avion dont la masse maximale au décollage certifiée est supérieure à 5 700 kg ou
d’un hélicoptère dont la masse maximale au décollage certifiée est supérieure à 3 175 kg, fait en sorte
qu’il existe un système permettant de transmettre à l’organisme responsable de la conception de type
de l’aéronef des renseignements sur les défauts, anomalies de fonctionnement, défectuosités et autres
cas qui ont ou qui pourraient avoir un effet défavorable sur le maintien de la navigabilité de cet aéronef.
Lorsque ces renseignements concernent un moteur ou une hélice, ils sont communiqués à la fois à
l’organisme responsable de la conception de type du moteur ou de l’hélice et à l’organisme
responsable de la conception de type de l’aéronef. Lorsque le maintien de la navigabilité ne peut être
assuré en raison d’un problème de sécurité lié à une modification, l’Autorité fait en sorte qu’il existe un
système permettant de transmettre ces renseignements à l’organisme responsable de la conception de
la modification.
4.2.3.2. Lorsque l’Autorité agrée un organisme de maintenance ou qu’Elle valide l’agrément d’un organisme de
maintenance délivré par un autre État contractant, l’Autorité veille au respect de la Partie 145.
4.2.3.3. L’Autorité veille à ce que des informations sensibles concernant la sûreté de l’aviation ne soient pas
transmises dans les renseignements obligatoires relatifs au maintien de la navigabilité.
4.2.3.4. L’Autorité veille à ce que les informations sensibles concernant la sûreté de l’aviation soient transmises de
façon sécurisée à l’autorité compétente de l’État de conception conformément aux dispositions du RAS 17.
b. Lorsque l’aéronef est loué, les responsabilités du propriétaire sont transférés au loueur si :
(i) Le loueur est stipulé sur le certificat d’immatriculation ; ou
(ii) Cela est précisé dans le contrat de location.
Dans le présent appendice, lorsqu’il est fait référence au « propriétaire », le terme couvre le propriétaire ou le
loueur, selon le cas.
c. Toute personne ou organisme effectuant l’entretien reste responsable des tâches effectuées.
d. Le pilote commandant de bord ou, dans le cas du transport aérien commercial, l’exploitant reste responsable du
bon déroulement de la visite pré-vol. Cette visite doit être effectuée par le pilote ou toute autre personne
qualifiée mais ne doit pas être nécessairement effectuée par un organisme de maintenance agréé ou un
personnel de certification Partie 66.
e. Le traitement des pièces suspectées non approuvées, le démantèlement d’un aéronef réformé, le traitement
des pièces d’aéronef destinées à la casse et la dépose d’une pièce d’aéronef pour une installation sur un autre
aéronef doivent être effectués conformément aux lignes directrices établies par l’Autorité.
6) Dysfonctionnement important d'un système ou d'un équipement essentiel à la sécurité, y compris d'un
système ou d'un équipement de secours, lors des essais d'entretien ou impossibilité d'activer ces systèmes
après l'entretien.
7) Assemblage ou installation incorrects d'éléments de l'aéronef, constatés lors d'une procédure d'inspection
ou d'essai non prévue à cet effet.
8) Erreur d'appréciation d'un défaut grave ou non-respect grave de la LME et des procédures liées au compte
rendu matériel du livret technique.
9) Dommage grave causé au système d'interconnexion du câblage électrique (EWIS).
10) Tout défaut d'une pièce essentielle à durée de vie limitée entraînant son retrait avant la fin de sa durée de
vie.
11) Recours à des produits, éléments ou matériels d'origine inconnue ou suspecte, ou à des éléments critiques
inutilisables.
12) Données ou procédures d'entretien applicables trompeuses, incorrectes ou insuffisantes qui pourraient
entraîner des erreurs d'entretien importantes, y compris à cause de problèmes linguistiques.
13) Contrôle ou application incorrects des limites ou de la périodicité de l'entretien de l'aéronef.
14) Remise en service après entretien d'un aéronef qui présente une non-conformité compromettant la sécurité
du vol.
15) Dommage grave causé à un aéronef lors des opérations d'entretien, en raison d'un entretien incorrect ou
du recours à du matériel de soutien au sol inadapté ou inutilisable, exigeant des mesures d'entretien
supplémentaires.
16) Cas répertoriés de combustion, fusion, fumée, formation d'arc électrique, surchauffe ou incendie.
17) Tout événement au cours duquel les performances humaines, y compris la fatigue du personnel, ont
directement contribué ou auraient pu contribuer à un accident ou un incident grave.
18) Dysfonctionnement important, problème de fiabilité ou problème récurrent de qualité de l'enregistrement
d'un enregistreur de vol (tel qu'un enregistreur des paramètres de vol, des liaisons de données ou des
conversations du poste de pilotage) ou absence des informations nécessaires pour garantir l'aptitude au
service d'un enregistreur de vol.
c. Les comptes rendus doivent être établis de la manière prescrite par l'Autorité et contenir toutes les informations
pertinentes relatives à la situation connue de la personne ou de l'organisme.
d. Lorsque la personne ou l'organisme entretenant l'aéronef est sous contrat avec un propriétaire ou un exploitant
pour assurer l'entretien, la personne ou l'organisme entretenant l'aéronef doit également rapporter au
propriétaire, à l'exploitant ou à l'organisme de gestion du maintien de la navigabilité, tout état affectant l'aéronef
ou un élément de l'aéronef de ce propriétaire ou de cet exploitant.
e. Les comptes rendus doivent être établis dès que possible, et en tout état de cause dans les trois (03) jours
après que la personne ou l'organisme a identifié la situation faisant l'objet du rapport.
2. aux instructions de maintien de la navigabilité fournies par les détenteurs du certificat de type, du
certificat de type supplémentaire, de l'agrément de conception d'une réparation majeure, de
l'autorisation ETSO/TSO ou de tout autre agrément pertinent délivré.
3. aux instructions complémentaires ou différentes proposées par le propriétaire, après avoir été
approuvées, sauf pour la fréquence des tâches relatives à la sécurité visées au point e, qui peut être
augmentée et uniquement lorsqu'il est soumis à approbation directe conformément au point b.
d. Le programme d'entretien de l'aéronef doit détailler l'ensemble des opérations d'entretien à effectuer, y compris
leur fréquence ainsi que toutes tâches particulières relatives au type et à la spécificité des opérations. Le
programme d’entretien doit contenir :
1. les tâches de maintenance et les intervalles auxquels elles doivent être effectuées, compte tenu de
l’utilisation prévue de l’aéronef ;
2. le cas échéant, un programme de maintien de l’intégrité structurale ;
3. les procédures permettant de modifier les dispositions des alinéas 1 et 2 ci-dessus, ou de s’en écarter ;
4. le cas échéant, une description du programme de surveillance de l’état et de fiabilité des systèmes et
éléments de bord ainsi que des moteurs.
e. Pour les aéronefs lourds, lorsque le programme d'entretien de l'aéronef est fondé sur une logique de groupe
directeur d'entretien ou sur un contrôle de l'état de l'appareil, le programme d'entretien de l'aéronef doit
comporter un programme de fiabilité.
f. Le programme d'entretien de l'aéronef est régulièrement revu et modifié en conséquence si nécessaire. Ces
réexamens doivent permettre de s'assurer que le programme reste valable compte tenu de l'expérience
d'exploitation et des instructions de l'autorité compétente, tout en tenant compte des instructions d'entretien
nouvelles et/ou modifiées énoncées par les détenteurs du certificat de type et du certificat de type
supplémentaire et de tout autre organisme qui publie ce type de données.
b. Tous les propriétaires ou exploitants d’un aéronef immatriculé au Sénégal devant se conformer à une consigne
de navigabilité doivent disposer de toutes les données descriptives appropriées et des instructions nécessaires
pour l’application de cette consigne de navigabilité.
b. de données approuvées par un organisme de conception dûment agréé par l’Etat de conception.
1. un livret d'aéronef, un ou des livrets moteur ou des fiches d'entretien de modules de motorisation, un ou
des livrets et fiches d'entretien d'hélice, pour tout élément d'aéronef à durée de vie limitée, selon le cas,
et,
2. lorsque cela est exigé pour le transport aérien commercial ou pour les opérations commerciales autres
que le transport aérien commercial, le compte rendu matériel de l'exploitant.
c. Le type et l'immatriculation des aéronefs, la date, ainsi que le temps total de vol et/ou les cycles de vol et/ou les
atterrissages, selon le cas, doivent être inscrits dans les livrets/carnets de bord des aéronefs.
1. l'état en cours des consignes de navigabilité et les mesures prescrites par l'Autorité en réaction
immédiate à un problème de sécurité ;
5. le devis de masse ;
e. En plus du document d'autorisation de mise en service, les informations suivantes concernant tout élément
d'aéronef installé (moteur, hélice, module de motorisation ou élément d'aéronef à durée de vie limitée) doivent
être inscrites dans le livret moteur ou hélice, la fiche d'entretien de module de motorisation ou d'élément
d'aéronef à durée de vie limitée, approprié :
1. identification de l'élément d'aéronef, et
2. type, numéro de série et immatriculation, selon le cas, de l’aéronef, du moteur, de l’hélice, du
module de motorisation ou de l’élément d’aéronef à durée de vie limite sur lequel l’élément en
question est installé avec la référence à la pose et dépose de l’élément d’aéronef, et
3. la date ainsi que le cumul du temps total de vol et/ou des cycles de vol et/ou des atterrissages et/ou
jours calendaires, selon le cas, de l'élément d'aéronef, et
4. les informations actuelles du point d) applicables à l'élément d'aéronef.
f. La personne responsable de la gestion des tâches de maintien de navigabilité doit contrôler les enregistrements
spécifiés dans ce point et présenter les enregistrements à l'Autorité sur demande.
g. Toutes les inscriptions portées dans les enregistrements de maintien de navigabilité des aéronefs doivent être
claires et précises. Lorsqu'il est nécessaire de corriger une inscription, la correction doit être effectuée de
manière à laisser voir clairement l'inscription originale.
h. Un propriétaire ou un exploitant doit s'assurer de la mise en place d'un système pour conserver les
enregistrements suivants, pour les périodes spécifiées :
1. tous les enregistrements des travaux d'entretien détaillés relatifs à l'aéronef et à tout élément de
l'aéronef à durée de vie limitée qui y est installé, jusqu'à ce que les informations qu'ils contiennent
soient remplacées par de nouvelles informations équivalentes quant à leur objet et à leur degré de
précision, et au moins trente-six mois après que l'aéronef ou l'élément de l'aéronef a été remis en
service, et
2. le temps total de vol (heures, jours calendrier, cycles et atterrissages) de l'aéronef et de tous les
éléments de l'aéronef à durée de vie limitée, au moins douze mois après que l'aéronef ou l'élément
d'aéronef a été définitivement retiré du service, et
3. le temps de vol (heures, jours calendrier, cycles et atterrissages), selon le cas, depuis la dernière
maintenance programmée de l'élément d'aéronef à durée de vie limitée, au moins jusqu'à ce que la
dernière maintenance programmée de l'élément d'aéronef ait été remplacée par une autre
maintenance programmée de même nature en portée et en détails, et
5. l'état en cours des consignes de navigabilité applicables à l'aéronef et aux éléments d'aéronef, au
moins douze mois après que l'aéronef ou l'élément d'aéronef a été définitivement retiré du service,
et
6. les détails des modifications et réparations effectuées sur l'avion, le ou les moteurs, l'hélice ou les
hélices, et tout élément vital pour la sécurité en vol, au moins douze mois après qu'ils ont été
définitivement retirés du service.
a. Le propriétaire ou l'exploitant doit s'assurer que lorsqu'un aéronef est transféré définitivement d'un propriétaire
ou d'un exploitant à un autre, les enregistrements de maintien de navigabilité d'aéronef et le cas échéant, le
compte rendu matériel de l'exploitant sont également transférés.
b. La période pendant laquelle les enregistrements doivent être conservés continue de s'appliquer au nouveau
propriétaire, opérateur.
3) les instructions applicables pour le maintien de la navigabilité délivrées par des titulaires de certificat de
type ou de supplément au certificat de type et tout autre organisme qui publie ces données ;
c) La personne ou l'organisme entretenant un aéronef doit s'assurer que toutes les données d'entretien
applicables sont à jour et utilisables immédiatement en cas de besoin. La personne ou l'organisme doit
établir un système de cartes de travail ou de fiches de travail à utiliser et doit soit transcrire avec
précision les données d'entretien sur ces cartes de travail ou sur ces fiches de travail soit établir des
références précises sur la ou les tâches particulières comprises dans ces données d'entretien.
b) Tous les travaux d'entretien doivent être effectués en utilisant les outils, équipements et matériels spécifiés
dans les données d'entretien sauf indication contraire dans la Partie 145. Au besoin, les outils et les
équipements seront contrôlés et étalonnés selon une norme reconnue officiellement.
c) La zone dans laquelle l'entretien est effectué doit être bien organisée et propre en ce qui concerne la
poussière et la contamination.
d) Tous les travaux d'entretien doivent être effectués dans le respect des limites environnementales spécifiées
dans les données d'entretien.
e) En cas de météo défavorable ou de longs travaux d'entretien, des installations adaptées doivent être
utilisées.
f) À l'issue de tout l'entretien, une vérification générale doit être effectuée pour s'assurer qu'il ne reste pas
d'outils, d'équipements ou d'autres pièces et matériels étrangers à l'aéronef ou à l'élément d'aéronef, et que
tous les panneaux d'accès déposés ont été réinstallés.
b) Seuls les personnels de certification habilités peuvent décider, en utilisant les données d'entretien, si un
défaut d'aéronef porte gravement atteinte à la sécurité du vol et décider du moment et de la manière dont
l'action de correction doit être entreprise avant tout vol et quelle action corrective peut être reportée. Ceci ne
s'applique pas lorsque:
1) le pilote commandant de bord utilise la liste minimale des équipements approuvée telle que
mandatée par l'Autorité; ou
2) les défauts d'aéronef sont considérés par l'Autorité compétente comme acceptables.
c) Tout défaut d'aéronef qui ne porterait pas gravement atteinte à la sécurité du vol doit être rectifié dès que
possible, après identification de la date de ce défaut et dans les limites spécifiées dans les données
d'entretien.
d) Tout défaut qui n'est pas rectifié avant vol doit être enregistré dans le système d'enregistrement des travaux
d'entretien des aéronefs ou le système de compte rendu matériel de l'exploitant, selon le cas.
b) Avant d'installer un élément sur un aéronef, la personne ou l'organisme de maintenance agréé s'assurera que
cet élément d'aéronef particulier remplit les conditions pour être monté sur l'aéronef lorsque différentes normes
de modifications et/ou de consignes de navigabilité peuvent être applicables.
c) Les pièces standards seront montées sur un aéronef ou un élément d'aéronef uniquement lorsque les données
d'entretien indiquent la pièce standard spécifique. Ces pièces doivent uniquement être montées si elles sont
accompagnées d'une attestation de conformité à la norme applicable.
d) Les matières, étant soit des matières premières ou des matières consommables, seront utilisées dans un
aéronef ou élément d'aéronef uniquement lorsque le fabricant de l'aéronef ou de l'élément d'aéronef le précise
dans des données d'entretien pertinentes ou comme spécifié dans la partie 145 du RAS 06. Ces matières
doivent uniquement être utilisées quand elles remplissent les spécifications requises et qu'elles ont une
traçabilité appropriée. Toutes les matières doivent être accompagnées d'une documentation spécifique à ces
matières et conforme aux spécifications du fabricant et du fournisseur.
b) La durée de vie approuvée est exprimée en jours calendrier, heures de vol, atterrissages ou cycles, selon le
cas.
c) Au terme de sa durée de vie approuvée, l'élément d'aéronef doit être retiré de l'aéronef en vue d'être soumis à
des travaux d'entretien ou, s'il s'agit d'un élément possédant une limite de vie certifiée, d'être mis au rebut.
3) absence des informations nécessaires pour déterminer l'état de navigabilité ou l'admissibilité pour
l'installation;
b) Les éléments d'aéronef inutilisables seront identifiés et stockés dans un endroit sûr sous le contrôle d'un
organisme d'entretien agréé jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur l'état futur de ces éléments d'aéronef.
Néanmoins, pour les aéronefs ne participant pas au transport aérien commercial autres que les aéronefs lourds,
la personne ou l'organisme qui a déclaré le composant inutilisable peut en transférer la garde, après avoir
constaté qu'il est inutilisable, au propriétaire de l'aéronef à condition que ce transfert soit inscrit dans le livret de
l'aéronef, ou le livret moteur ou le livret composant.
c) Les éléments d'aéronef qui ont atteint leur limite de vie certifiée ou qui contiennent un défaut non réparable
seront classés comme irrécupérables et ne seront pas autorisés à réintégrer le système d'approvisionnement
en éléments d'aéronef à moins que les durées de vie certifiées aient été prolongées ou qu'une solution de
réparation ait été approuvée selon l’appendice 5.
d) Toute personne ou tout organisme responsable en vertu du présent règlement doit, dans le cas d'un élément
d'aéronef irrécupérable du point c):
2) s'arranger pour que l'élément d'aéronef soit suffisamment détérioré pour qu'aucune récupération ou
réparation ne soit rentable avant de renoncer à la responsabilité pour cet élément.
e) Nonobstant le point d), une personne ou organisme responsable peut transférer la responsabilité sur des
éléments d'aéronef classés comme irrécupérables à un organisme dans un but de formation ou de recherche
sans mutilation.