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Calculs Barycentriques Terminale C

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Calculs

barycentriques
TERMINALES C

Prenum-AC Cameroun SOH ARNOLD


[email protected]
OBJECTIFS ET STRUCTURATION

Objectif général
Développer chez l’apprenant des compétences lui permettant de résoudre des
problèmes d’équilibre.

Objectifs spécifiques
A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :
I déterminer le point d’équilibre d’un ensemble de points massifs
I déterminer les lieux géométriques
I utiliser le barycentre pour réduire des écritures vectorielles
I utiliser le barycentre pour établir des alignements de points, le point de
concours de droites
I utiliser le barycentre pour caractériser un segment de droite, une demi-droite,
une droite, un plan ou un domaine du plan.

Pré-requis
Comme pré-requis, nous avons les notions de : vecteurs du plan, addition
vectorielle, produit d’un vecteur par un réel, vecteurs colinéaires, produit sca-
laire, relation de Chasles, repère et coordonnées, notion de parallélisme et d’ali-
gnement, point de concours.

DIPES II 2013-2014 2
Liens avec les autres parties du programme
• Applications affines (translation, homothétie, etc.)
Toutes les applications affines conservent le barycentre.
1. Expression d’une translation à l’aide du barycentre.
Soient A et B deux points, la transformation qui, au point M associe le point
−→
M 0 = bar{(B; 1), (A; −1), (M ; 1)} est une translation, qui a pour vecteur AB.
2. Expression d’une homothétie à l’aide du barycentre.
Soient C un point et k un scalaire non nul. La transformation qui au point M
associe le point M 0 = bar{(C; 1 − k), (M ; k)} est l’homothétie de centre C et
rapport k.
• Nombres complexes
Affixe du barycentre d’un système de points.
• Calcul vectoriel
Réduction des sommes vectorielles à partir du barycentre.

Place dans le programme


Les calculs barycentriques introduisent la partie géométrique en terminale C car ils sont mis
en oeuvre dans presque tous les chapitres de géométrie.

Introduction
Ce cours est subdivisé en quatre parties dont la première est une leçon sur la notion de
barycentre et ses propriétés, la deuxième une leçon sur la notion de recherche de lieux géomé-
triques, la troisième une leçon sur les applications du barycentre et la dernière est un ensemble
de plusieurs types d’exercices classés par ordre de difficultés..
Tout au long de ce cours P désignera le plan, V l’ensemble des vecteurs du plan, E l’espace
et W l’ensemble des vecteurs de l’espace.

Organisation d’une leçon


Les définitions, propriétés, théorèmes ou méthodes d’une leçon sont introduits par des acti-
vités. La leçon étant renforcée par beaucoup d’exemples et des exercices d’application.

PRENUM-AC 3
Sommaire

Historique 5

1 Barycentre 6
1.1 Définition du barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Caractéristiques du barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2 Recherche des lieux géométriques 16


2.1 Droite, segment et barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2 Barycentre, plan et triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3 Barycentre et lignes de niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3 Autres applications du barycentre 25


3.1 Alignement des points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Concours et parallélisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

4 Exercices 29
4.1 Exercices de synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.2 Exercices de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Bibliographie et Webographie 40

ANNEXE 41

DIPES II 2013-2014 4
Historique

Notion purement physique à l’origine, le barycentre a évolué progressivement et se


présente de nos jours comme un instrument fondamental en mathématiques. Le barycentre qui
vient du grec barus (lourd, pesant) et de centre, est initialement le centre des poids. Il s’agit
donc à l’origine d’une notion mécanique. Le premier à avoir étudié le barycentre en tant que
centre des poids, que l’on appelle aujourd’hui centre de gravité, est le mathématicien-physicien
Archimède (287 − 212 avant J.-C.). Il a écrit dans son traité sur le centre de gravité des surfaces
planes : « Tout corps pesant a un centre de gravité bien défini en lequel tout le poids du corps
peut être considéré comme concentré ». August Ferdinand Möbius(1790-1868) mathématicien-
physicien allemand, généralise les travaux d’Archimède : en 1827, il envisage le barycentre
de plus de deux points et définit le calcul barycentrique. Cependant, on considère Archimède
comme le père du calcul barycentrique. En effet, il a mis au point une machine sur le principe
du levier pour lancer à lui seul un grand vaisseau à la mer.

DIPES II 2013-2014 5
Sommaire
1
1.1 Définition du barycentre . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Caractéristiques du barycentre . . . . . . . . . . 11

Barycentre

Notion de point pondéré : soit A un point du plan (ou de l’espace) et a un nombre réel, le
couple (A, a) est appelé point pondéré. Dans ce cas a est appelé coefficient (ou masse) de A.
Motivation : une balance est constituée d’une masse M = 3Kg et d’un plateau fixés aux
extrémités d’une tige. Pour peser une masse m, le vendeur place, à une position précise, un cro-
chet sur la tige. Cette balance a l’avantage, pour le commerçant, de ne pas manipuler plusieurs
masses.

A B

1. On donne m = 2Kg , où faut-il fixer le crochet G sur le segment [AB] pour réaliser
l’équilibre ?
−→ −→
2. Le point G est tel que AG = 14 AB. Quelle est la masse m pesée ?

1.1. Définition du barycentre


Nous avons vu en physique, dans les classes précédentes que le centre de gravité d’un corps
est le point par lequel ce corps tient en équilibre. Le barycentre est une généralisation de la
notion de centre de gravité dans le domaine des mathématiques.

DIPES II 2013-2014 6
Activité 1. 1 (le but de cette activité est la définition du barycentre)
 
Considérons (Ai ; λi ) un système de n points pondérés et M un point quelconque.
1≤i≤n
n
P −−→ → − P n −−−→ P n −−−→
1. Montrer que λi M A i = 0 ⇔ λi A1 M = λi A1 Ai .
i=1 i=1 i=2
n
P −−→ → −
2. En déduire l’ensemble des points M vérifiant λi M A i = 0 .
i=1
n
P n
P
(On distinguera deux cas : λi = 0 et λi 6= 0).
i=1 i=1

Solution :
1. On a :
n n
X −−→ X −−−→ −−−→
λi M A i = λi (M A1 + A1 Ai )
i=1 i=1
n n
X −−−→ X −−−→
= λi M A 1 + λi A1 Ai
i=1 i=1

n
P −−→ → − n
P −−−→ P n −−−→
Ainsi, λi M Ai = 0 ⇔ λi A1 M = λi A1 Ai
i=1 i=1 i=2
2. Distinguons les cas suivants :
n
1er Cas :
P
λi = 0.
i=1
n
P −−→ → − n
P −−−→ → −
On déduit de la question 1 que λi M Ai = 0 ⇔ λi A1 Ai = 0 et tous les
i=1 i=2
points M de l’espace (ou du plan) vérifient cette égalité.
Donc l’ensemble cherché est l’espace (ou le plan).
n
2e Cas :
P
λi 6= 0.
i=1
−−−→ 1
n
P −−−→
Dans ce cas, on obtient de la question 1 l’égalité vectorielle A1 M = n
P λi A1 Ai
λi i=2
i=1
et on conclut que l’ensemble des points cherché est le singleton {G} tel que :
−−→ 1
P n −−−→
A1 G = P n λi A1 Ai .
λi i=2
i=1

PRENUM-AC 7
Activité 1. 2 (Le but de cette activité est de savoir réduire une relation vectorielle)
 
Soit (Ai ; λi ) un système de n points pondérés et M un point quelconque.
1≤i≤n
n
P
1. On suppose que λi 6= 0.
i=2
n
P −−→  P n −−→ n
P −−→ → −
Montrer que λi M A i = λi M G où G est tel que λi GAi = 0 .
i=1 i=1 i=1
n
P
2. On suppose que λi = 0.
i=1
n
P −−→
Montrer que le vecteur λi M Ai est indépendant de M .
i=1

Solution :
Soit M un point quelconque.
Pn
1) Supposons que λi 6= 0, on a :
i=1

n n
X −−→ X −−→ −−→
λi M Ai = λi (M G + GAi )
i=1 i=1
n −−→ X n
X −−→
= λi M G + λi GAi
i=1 i=1
n −−→ n
X X −−→ → −
= λi M G car λi GAi = 0
i=1 i=1

n
P
2) Supposons que λi = 0, on a :
i=1

n n
X −−→ X −−−→ −−→
λi M A i = λi M A 1 + M A i
i=1 i=1
n −−−→ X n
X −−−→
= λi M A1 + λi A1 Ai
i=1 i=2
n n
X −−−→ X
= λi A1 Ai car λi = 0.
i=2 i=1

n
P −−→ P n −−−→
D’où λi M A i = λi A1 Ai qui est un vecteur indépendant de M .
i=1 i=2

PRENUM-AC 8
Définition 1. 1

 Pn
Etant donné n points pondérés (Ai ; λi ) tel que λi 6= 0.
1≤i≤n i=1
 
On appelle barycentre des points pondérés (Ai ; λi ) le point G tel que :
1≤i≤n
n
P −−→ → − −−→ 1
P n −−−→
λi GAi = 0 ou de manière équivalente A1 G = Pn λi A1 Ai .
i=1 λi i=2
i=1

A1 A2 ... An
On note : G=bar ou G = bar{(A1 ; λ1 ), (A2 ; λ2 ), . . . , (An ; λn )}.
λ1 λ2 ... λn

Remarques :
– Le barycentre d’un système de points pondérés existe lorsque la somme des coefficients
de ces points est non nulle.
– Le barycentre lorsqu’il existe est unique.

Théorème 1. 1 (théorème de réduction d’une somme vectorielle)

Soit (Ai ; λi )1≤i≤n un système de n points pondérés. Pour tout point M , on a :


n
P n
P −−→  P n −−→
(i) Si λi 6= 0, alors λi M Ai = λi M G où G est barycentre des (Ai ; λi ).
i=1 i=1 i=1
Pn n
P −−→
(ii) Si λi = 0, alors le vecteur λi M Ai est indépendant de M .
i=1 i=1

Définition 1. 2

On appelle isobarycentre des points A1 , A2 , . . . , An , le barycentre de ces points tous


affectés d’un même coefficient non nul.

Remarques :

• Soit α ∈ R∗ , le milieu I d’un segment [AB] est en fait le barycentre de (A; α) et (B; α) ou
de manière équivalente l’isobarycentre de A et B.
• L’isobarycentre de trois points non alignés A, B et C est le centre de gravité du triangle
ABC.

Exemple 1. 1. :
Soit A, B et C trois points non alignés.

PRENUM-AC 9
1. Dans chacun des cas suivants, justifier que le point G défini par l’égalité vectorielle don-
née est le barycentre d’un système de points pondérés que l’on précisera :
−→ −−→ → − −→ −→ −−→
a) 2GA + 3GB = 0 b) AG + 15 AC = GB
2. Construire, s’ils existent, les barycentres des systèmes de points pondérés suivants :
n     o
a) {(A; −2), (B; 5)} b) A; 23 , B; − 14 , C; − 12
5
c) {(A; −2), (B; 5), (C; 1)}

Solution :
−→ −−→ →−
1. (a) On a : 2GA + 3GB = 0 et par définition de G on peut conclure que
G = bar{(A; 2), (B; 3)}.
−→ −→ −−→
(b) Sachant que AG + 15 AC = GB, par la relation de Chasles, on a :
−→ 1 −→ 1 −→ −−→ −→ −−→ −→ → −
AG + 5 AG + 5 GC = GB, donc, 56 AG + BG − 15 CG = 0 .
D’où G = bar{(A; 6), (B; 5), (C; −1)}.
−→
2. (a) On a : −2 + 5 = 3 et 3 est non nul, donc G = {(A; −2), (B; 5)} existe et AG =
5 −→
3
AB ; sa construction est :

A B G

2
(b) On a : 3
− 41 −A12
5
= 0 donc ce système
G A pas de barycentre.
n’admet
B −2), (B; 5), (C; G
(c) On a :−2 + 5 + 1 = 4 6= 0, donc G = {(A; 1)} existe et
−→ 5 −→ 1 −→
AG = 4 AB + 4 AC ; sa construction est :

A B G
C

A
C

Exemple 1. 2. :
Soit ABC un triangle et M un point du plan.
−−→ −−→ −−→ − −−→ −−→ −−→
Réduire les vecteurs suivants : →

u = 2M A + M B + 3M C et →
v = 2M A − 4M B + 2M C.

Solution :
La somme des coefficients des points (A; 2), (B; 1), (C; 3) est non nulle donc leur bary-
centre existe, notons le G.

PRENUM-AC 10
−−→ −−→ −−→ −−→
Ainsi, →

u = 2M A + M B + 3M C = 6MG.
La somme des coefficients des points (A; 2), (B; −4), (C; 2) est nulle. Comme les points
(A; 2) et (C; 2) ont un même coefficient, désignons par I le milieu de [AC].
Par conséquent,

− −−→ − → −−→ −→ −−→ −→
v = 2(M I + IA) − 4(M I + IB) + 2(M I + IC)
−→ −→ −→
= 2(IA + IC) − 4IB
−→ −→ −→ → −
Donc, →

v = −4IB car IA + IC = 0 .

1.2. Caractéristiques du barycentre

Activité 1. 3
  n
P
Soit (Ai ; λi ) n points pondérés vérifiant λi 6= 0 et G leur barycentre.
1≤i≤n i=1
1. On suppose que λ1 + λ2 6= 0.
Montrer que le barycentre des systèmes {(A1 ; λ1 ), (A2 ; λ2 )} et {(A2 ; λ2 ), (A1 ; λ1 )} sont
confondus.
2. Soit α ∈ R∗ .
Montrer que G est aussi le barycentre des points pondérés (Ai , αλi )1≤i≤n .

− →−
3. Dans la suite, le plan P est muni d’un repère (O, i , j ) et l’espace E est muni d’un

− → − →−
repère (O, i , j , k ).
A partir du théorème de réduction d’une somme vectorielle (théorème 1),
−→ 1
n
P −−→
montrer que OG = P n λi OAi .
λi i=1
i=1

4. Soit (xi , yi ) les coordonnées du point Ai , 1 ≤ i ≤ n et (xG , yG ) celles du point G.


En déduire l’expression des coordonnées de G en fonction des coordonnées des points
Ai .
5. Soit (xi , yi , zi ) les coordonnées du point Ai , 1 ≤ i ≤ n et (xG , yG , zG ) celles de G.
En déduire l’expression des coordonnées de G en fonction des coordonnées des points
Ai .

Solution :
1. Désignons par I le barycentre du système {(A1 ; λ1 ), (A2 ; λ2 )}.
−−→ −−→ → − −−→ −−→ → −
On a : λ1 IA1 + λ2 IA2 = 0 ⇔ λ2 IA2 + λ1 IA1 = 0 .
Donc I est aussi le barycentre du système {(A2 ; λ2 ), (A1 ; λ1 )}.

PRENUM-AC 11
n −−→ → − n
P −−→ → − n −−→ → −
2. ∀α ∈ R∗ ,
P P
λi GAi = 0 ⇔ α λi GAi = 0 ⇔ αλi GAi = 0 .
i=1 i=1 i=1
Donc G est le barycentre des points pondérés (Ai , αλi )1≤i≤n .
3. D’après ce théorème, pour tout point M du plan ou de l’espace, on a :
Pn −−→  P n −−→
λi M A i = λi M G.
i=1 i=1
Pn −−→  P n −→ −→ 1
n
P −−→
Pour M = O, on obtient : λi OAi = λi OG, donc OG = P n λi OAi .
i=1 i=1 λi i=1
i=1
n
P n
P
λ i xi λi yi
i=1 i=1
4. On en déduit que : xG = Pn ; yG = Pn ;
λi λi
i=1 i=1
n
P n
P n
P
λ i xi λi yi λi z i
i=1 i=1 i=1
5. On en déduit que : xG = Pn ; yG = Pn ; zG = Pn .
λi λi λi
i=1 i=1 i=1

Propriétés

 (commutativité) : Le barycentre ne change pas si on modifie l’ordre des points pondérés.


 (homogénéité) : Le barycentre ne change pas lorsqu’on multiplie les coefficients par un
même réel non nul
n
P
 (coordonnées du Barycentre) : Soit (Ai ; λi )1≤i≤n n points pondérés vérifiant λi 6= 0 et
i=1
soit G leur barycentre.

− → −
• Le plan P est muni d’un repère (O, i , j ).
Soit (xi , yi ) les coordonnées de Ai , 1 ≤ i ≤ n et (xG , yG ) celles de G, On a :
n
P n
P
λ i xi λi yi
i=1 i=1
xG = Pn ; yG = Pn ;
λi λi
i=1 i=1


− → − → −
• L’espace E est muni d’un repère (O, i , j , k ).
n
P
Soit (Ai ; λi )1≤i≤n n points pondérés vérifiant λi 6= 0 et soit G leur barycentre.
i=1
Soit (xi , yi , zi ) les coordonnées de Ai , 1 ≤ i ≤ n et (xG , yG , zG ) celles de G :
n
P n
P n
P
λi xi λi y i λi zi
i=1 i=1 i=1
xG = Pn ; yG = Pn ; zG = Pn .
λi λi λi
i=1 i=1 i=1

PRENUM-AC 12
Exemple 1. 3. Déterminer les coordonnées de l’isobarycentre G :
→ des points A, B, C dans le repère affine (A, B, C) où ABC est un triangle.
→ des points A, B, C, D dans le repère affine (A, B, C, D) où ABCD est un tétraèdre.

Solution : à ignorer

Déterminons les coordonnées de l’isobarycentre G d’un triangle ABC A


dans le repère affine (A, B, C).
−→ −−→ −→ → − G C
G isobarycentre de ABC, entraîne que : GA + GB + GC = 0 . Par la
−→ −→ 1 −→
relation de Chasles, on obtient : AG = 31 AB
 + 3AC. B
Ainsi, le point G a pour coordonnées 31 , 13 dans le repère affine
(A, B, C).

Déterminons les coordonnées de l’isobarycentre G d’un tétraèdre à ignorer


ABCD dans le repère affine (A, B, C, D). A
−→ −−→ −→ −−→ → −
G étant l’isobarycentre de ABCD, GA + GB + GC + GD = 0 . Par
−→ 1 −→ 1 −→ 1 −−→
la relation de Chasles, on obtient : AG =
 4 AB + 4 AC + 4 AD. G
1 1 1
Ainsi, le point G a pour coordonnées 4 , 4 , 4 dans le repère affine B
D
(A, B, C, D).
C

Activité 1. 4
n
P
Soit (Ai ; λi )1≤i≤n , n points pondérés tel que λi 6= 0 et G leur barycentre . On suppose
i=1
que la somme des coefficients des p (1 ≤ p ≤ n) premiers points A1 , A2 , . . . , Ap est non nulle.
A1 A2 . . . Ap
Soit G1 = bar .
λ1 λ2 . . . λp
Ecrire le point G comme barycentre des points G1 et Ai avec p + 1 ≤ i ≤ n.

p
P
Solution : G1 existe puisque λi 6= 0, on sait que :
i=1

n
P −−→ → −
λi GAi = 0
i=1
p −−→ n −−→ →
P P −
⇔ λi GAi + λi GAi = 0
i=1 i=p+1

PRENUM-AC 13
p −−→ −−−→ n −−→ →
P P −
⇔ λi (GG1 + G1 Ai ) + λi GAi = 0
i=1 i=p+1
p −−→ X p
P −−−→ n
P −−→ → −
⇔ λi GG1 + λi G1 Ai + λi GAi = 0
i=1 i=p+1
|i=1 {z }


0
p −−→ n −−→ →
P P −
⇔ λi GG1 + λi GAi = 0
i=1 i=p+1
p
P
D’où G est le barycentre des points (G1 , λi ) et (Ai , λi )p+1≤i≤n .
i=1

Théorème 1. 2 (association du barycentre ou barycentre partiel)

Le barycentre de n points pondérés ne change pas lorsqu’on remplace p d’entre eux 0 <
p < n dont la somme des coefficients est non nulle par leur barycentre affecté de cette somme.

Exemple 1. 4. :
Déterminer la position de G, barycentre des points pondérés (A; 1), (B; 2) et (C; 3).

Solution :
−−→ −→
Désignons par H le barycentre de (A; 1) et (B; 2). On a : AH = 23 AB.
G est aussi le barycentre de (H; 3) et (C; 3). C’est-à-dire que G est le milieu de [HC].

Exemple 1. 5. :
ABCD est un carré de centre O.
En utilisant les barycentres partiels, construire le point G = bar{(A; 1), (B; 2), (C; −1), (D; 2)}.

Solution : à ignorer
G = bar{(A; 1), (C; 1), (B; 2), (D; 2), (C; −2)} A B
or O = bar{(A; 1), (C; 1)} = bar{(B; 2), (D; 2)} G
Donc, G = bar{(O; 2), (O; 4), (C; −2)} = bar{(O; 6), (C; −2)}, O
−→ −→
ainsi, OG = − 12 OC.
D C

Exercices d’application
Exercice 1.1. :

− → − → −
Soit (O, i , j , k ) un repère orthonormé de l’espace, on donne les points A(−1; 0; 2); B(3; −4; 1)
et C(1; −2; 3).
1. Calculer les coordonnées de l’isobarycentre I des points A, B et C.
2. Déterminer les réels α, β, et γ pour que le point G(0; −1; 1) soit le barycentre du système
{(A; α), (B; β), (C; γ)}.

PRENUM-AC 14
Exercice 1.2. :

1. Placer dans un repère les points A(1; 2), B(−3; 4) et C(−2; 5).
Soit G le barycentre des points pondérés (A; 3), (B; 2) et (C; −4).
2. Quelles sont les coordonnées de G ? Placer G.
3. La droite (BG) passe-t-elle par l’origine du repère ? (Justifier)

Exercice 1.3. :

− → −
Dans un repère (O, i , j ), placer les points A(2, 1), B(−1, 5), C(5, 7) et G(1, 52 ).
1. Déterminer les coordonnées de l’isobarycentre I des points B et C.
2. Déterminer les coordonnées du centre de gravité H du triangle ABC.
3. Existe-t-il un réel k tel que G soit barycentre de (A; 1) et (B; k) ? Justifier.

Exercice 1.4. :
Observer la figure ci-contre : à ignorer
C
1. Déterminer des entiers naturels m, n et p tels que :
G = bar{(A; m), (B; n), (C; p)}.
2. La droite (AG) coupe (BC) en L.
−→ −→ G
Exprimer LC en fonction de LB.
A B

PRENUM-AC 15
Sommaire
2
2.1 Droite, segment et barycentre . . . . . . . . . . . 16
2.2 Barycentre, plan et triangle . . . . . . . . . . . . 17
2.3 Barycentre et lignes de niveau . . . . . . . . . . 19

Recherche des lieux géométriques

Lieu géométrique
Un lieu géométrique est un ensemble de points satisfaisant certaines conditions, données
par un problème de construction géométrique.
Dans cette leçon, on donne des problèmes de lieux géométriques.

2.1. Droite, segment et barycentre


Il s’agit de donner la caractérisation d’une droite et d’un segment à partir du barycentre.

Activité 2. 1

Soient A et B deux points distincts du plan ou de l’espace. Soit M un autre point.


1. Montrer que le point M appartient à la droite(AB) si et seulement si M peut s’écrire
comme barycentre des points A et B.
2. Montrer que le point M appartient au segment [AB] si et seulement si M peut s’écrire
comme barycentre des points A et B affectés des coefficients de même signes.
3. En déduire la caractérisation barycentrique d’un point M appartenant à (AB)\[AB].

Solution :
−−→ −→
1. Si M est un point de la droite (AB), alors AM et AB sont colinéaires, c’est-à-dire qu’il
−−→ −→
existe un réel k tel que AM = k AB.
−−→ −→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ → −
De AM = k AB, on déduit : AM = k(AM + M B), d’où (1 − k)AM + k M B = 0 .
Or (1 − k) + k 6= 0, donc M est le barycentre de (A; 1 − k) et (B; k).
Réciproquement, si M est barycentre des points (A; a) et (B; b), alors :

DIPES II 2013-2014 16
−−→ −→ −−→ b −→
(a + b)AM = bAB, soit AM = a+b
AB.
Par conséquent, M appartient à la droite (AB).
−−→ −→
2. Si M ∈ [AB], alors il existe k ∈ [0; 1] tel que AM = k AB.
−−→ −−→ → −
On en déduit alors que (1 − k)M A + k M B = 0 et comme k ∈ [0; 1], 1 − k et k sont
positifs.
Ainsi, M = bar{(A; 1 − k), (B; k)} avec 1 − k et k positifs.
Réciproquement, si M est le barycentre du système de points pondérés {(A; a), (B; b)}
−−→ b −→
avec a.b > 0, alors AM = a+b AB.
b
Or ab ≥ 0, ce qui donne 0 ≤ a+b
≤ 1, d’où M ∈ [AB].
3. D’après les questions précédentes, il est clair que si M ∈ (AB)\[AB] alors M s’écrit
comme barycentre des points A et B affectés des coefficients de signes contraires.

Théorème 2. 1

• L’ensemble des barycentres de deux points A et B est la droite (AB).


• L’ensemble des barycentres de deux points A et B affectés des coefficients de mêmes signes
est le segment [AB].
• L’ensemble des barycentres de deux points A et B affectés des coefficients de signes
contraires est (AB)\[AB].

2.2. Barycentre, plan et triangle


Il s’agit de donner la caractérisation d’un plan et d’un triangle à partir du barycentre.

Activité 2. 2

Soient A, B et C trois points non alignés, α, β et γ des réels tels que α + β + γ 6= 0 et G le


barycentre de (A; α), (B; β), (C; γ).
1. Montrer que G appartient au plan (ABC).
2. Montrer que tout point M du plan (ABC) peut s’écrire comme barycentre des points
A, B et C.
3. Que peut-on conclure ?

Solution :

PRENUM-AC 17
1. G barycentre des points (A; α), (B; β), (C; γ) entraîne que :
−→ β −→ γ −→
AG = AB + AC.
α+β+γ α+β+γ
Donc G appartient au plan de repère affine (A, B, C).
2. Soit M un point du plan (ABC) M est de coordonnées (x, y) dans le repère (A, B, C) :
−−→ −→ −→
AM = xAB + y AC
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ →−
= xAM + xM B + y AM + xM C i.e: (1 − x − y)AM + xBM + y CM = 0 .

Ainsi, M = bar{(A; 1 − x − y), (B; x), (C; y)} car 1 − x − y + x + y 6= 0.


3. L’ensemble des barycentres de A, B et C est le plan (ABC).

Théorème 2. 2

L’ensemble des barycentres de trois points A, B et C non alignés est le plan (ABC).

NB : L’ensemble des barycentres de 4 points non coplanaires est l’espace E.


Exemple 2. 1. : à ignorer
ABCDEF GH est un cube ; I est le milieu de [AB] et J celui de [BC]. E H
K est le barycentre de {(A; 1), (B; 2), (C; 1), (H; 1)}. A D
Prouver que les points K, I, J et H sont coplanaires.

Solution : I
K
I est le barycentre de {(A; 1), (B; 1)} et J celui de {(B; 1), (C; 1)}. F G
Puisque K est barycentre de {(A; 1), (B; 2), (C; 1), (H; 1)}, J
par associativité du barycentre, K est aussi barycentre de B C
{(I; 2), (J; 2), (H; 1)}.
Ainsi K est dans le plan (IJH) et les points K, I, J, et H sont copla-
naires.

Activité 2. 3

Soient A, B et C trois points non alignés de l’espace.

1. Montrer que tout point M intérieur au triangle ABC peut s’écrire comme barycentre des
points A, B et C affectés des coefficients positifs et non tous nuls.
2. Soit a, b et c trois réels positifs de somme non nulle. Montrer que le barycentre du sys-
tème de points pondérés {(A; a); (B; b); (C; c)} est intérieur au triangle ABC.

PRENUM-AC 18
Solution :

1) Soit M est un point intérieur au triangle ABC, alors :


– Supposons que M est un point d’un des côtés du triangle par exemple [AB], alors il
existe deux réels a et b positifs ou nuls tels que M soit barycentre de {(A; a), (B; b)}.
M est alors barycentre du système {(A; a), (B; b), (C; 0)}.
De même pour les côtés [AC] et [BC].
– Supposons que M n’appartient à aucun des côtés de ce triangle. à ignorer
Soit P le point d’intersection des droites (AM ) et (BC). C
Comme P est sur [BC] (P 6= B et P 6= C), il existe deux P
réels b0 et c0 strictement positifs tel que P soit barycentre de B
{(B; b0 ), (C; c0 )}. M
De plus M est sur [AP ], donc il existe deux réels a et λ positifs
tels que M soit barycentre de {(A; a); (P ; λ)}. On a alors, A
−−→ −−→ → −
aM A + λM P = 0 . 
−−→ b0 −−→ c0 − −→ → −
Ce qui donne aM A + λ b0 +c0 M B + b0 +c0 M C = 0 .
λb0
D’où M est barycentre de {(A; a), (B; b), (C; c)} avec a > 0, b = b0 +c0
> 0 et
λc0
c= b0 +c0
> 0.
2) Soit M le barycentre du système {(A; a), (B; b), (C; c)} avec a, b et c trois réels positifs et
non tous nuls. Alors l’une des trois sommes a + b, b + c ou a + c est non nulle (sinon la
somme a + b + c serait nulle). On suppose a + b 6= 0 et soit H le barycentre du système
(A; a), (B; b). On en déduit que M est le barycentre de (H; a + b), (C; c) avec a + b et c
positifs et non tous nuls . Donc M est un point du segment [CH] et M est bien un point
intérieur au triangle ABC. 

Théorème 2. 3

Soient A, B et C trois points non alignés de l’espace.


Un point M est intérieur au triangle ABC si, et seulement si, il existe trois réels a, b et c
positifs ou nuls tels que a + b + c 6= 0 et M est le barycentre du système de points pondérés
{(A; a); (B; b); (C; c)}.

2.3. Barycentre et lignes de niveau


Soit f une application qui, à tout point M du plan, associe un réel f (M ).

PRENUM-AC 19
Définition 2. 3 (Ligne de niveau)

On appelle ligne de niveau k de l’application f , l’ensemble des points M du plan tel que
f (M ) = k.

n
λiM Ai2
P
A. Ligne de niveau de f : M 7−→ .
i=1

Activité 2. 4

Soit (Ai ; λi )1≤i≤n un ensemble de points pondérés et k un réel. On veut déterminer


les lignes de niveaux k de l’application f , c’est-à-dire l’ensemble (Ek ) des points M tel que
n
λi M Ai 2 = k.
P
i=1
n
P
1. On suppose que λi 6= 0, soit G le barycentre de (Ai ; λi )1≤i≤n et M un point.
i=1
n
λi GAi 2
P
k−
2 i=1
Montrer que M G = ρ avec ρ = n
P .
λi
i=1

En déduire l’ensemble (Ek ) suivant le signe de ρ.


n
λi = 0. Soit O un point et →

P
2. On suppose que u le vecteur définie par :
i=1


n
P −−→
u = λi OAi .
i=1
n −−→ − n
λi M Ai 2 = k ⇔ OM · →
P 
u = 12 λi OAi 2 − k .
P
(a) Montrer que
i=1 i=1


(b) On suppose que →−
u = 0 . En déduire suivant les valeurs de k l’ensemble (Ek ).


(c) Détermine l’ensemble (Ek ) dans le cas →

u 6= 0 .

Solution :
Pn
1) Si λi 6= 0, alors
i=1
Soit G le barycentre de (Ai , λi )1≤i≤n , alors :
n n n n
X
2
X 
2
X
2 −−→ X −−→ 
λi M Ai = λi M G + λi GAi + 2M G λi GAi
i=1 i=1 i=1
|i=1 {z }


0
n
λi GAi 2
P
n
X k−
i=1
Ainsi, λi M A i 2 = k ⇔ M G 2 = Pn =ρ
i=1 λi
i=1

PRENUM-AC 20
On conclut que :
? Si ρ < 0, Ek = ∅
? Si ρ = 0, Ek = {G}

? Si ρ > 0, Ek est le cercle de centre G et de rayon ρ dans le plan (la sphère de centre

G et de rayon ρ dans l’espace).
Pn
2) Si λi = 0, alors :
i=1
n n Pn  −−→ P
n −−→
λi M A i 2 = λi OAi 2 + λi OM 2 − 2OM
P P
λi OAi .
i=1 i=1 i=1 i=1
n n −−→ − n
λi M Ai 2 = λi OAi 2 − 2OM · →
P P P
Donc u car λi = 0.
i=1 i=1 i=1
n −−→ − n
λi M Ai 2 = k ⇔ OM · →
P 
u = 12 λi OAi 2 − k .
P
Ainsi,
i=1 i=1

− →

– Si u = 0 , alors on a deux cas :
n
λi OAi 2 , on conclut que Ek = ∅.
P
Pour k 6=
i=1
n
λi OAi 2 , on conclut que Ek = E ( ou Ek = P).
P
Pour k =
i=1


– Si →

u 6= 0 , alors
−−−→ −
Considérons la droite (D) de repère (O, →

u ). Soit M0 ∈ (D) tel que OM0 = →
u.
Fixons un point M et Prenons son projeté orthogonal H sur (D).
−−→ − −−→ −−−→
On a : OM · →u = OH × OM0 = OA × OM0 × cos(OH; OM0 ).
−−→ − n  −−→
Des égalités OM · → λi OAi 2 − k et OM · →−
P
u = 21 u = OH × OM0 , on en
i=1
n
2 −k
P
λi OAi
i=1
déduit que OH = 2×OM0
qui est une constante.
Conclusion : (Ek ) est le plan (respectivement la droite ) passant par H et orthogonal(e)
à (D) dans l’espace (respectivement dans le plan) où H est le point de (D) tel que :
n
λi OAi 2 −k
P
i=1
OH = 2×OM0
.

PRENUM-AC 21
Théorème 2. 4

Soit (Ai ; λi )1≤i≤n , n points pondérés.


n
P
1. Si λi 6= 0, alors posons G le barycentre de (Ai ; λi )1≤i≤n , la ligne de niveau k (k ∈ R)
i=1
n
λi M Ai 2 est :
P
de l’application M 7→
i=1

• soit l’ensemble vide ∅.


• soit le singleton {G}
• soit un cercle dans le plan (respectivement une sphère dans l’espace).
n n
λi M Ai 2 est :
P P
2. Si λi = 0, la ligne de niveau k, (k ∈ R) de l’application M 7→
i=1 i=1

• soit l’ensemble vide.


• soit l’ensemble tout entier.
• soit une droite dans le plan (ou un plan dans l’espace).

B. Ligne de niveau de f : M 7−→ MA .


MB

Activité 2. 5

Soit A et B deux points distincts du plan et k un réel strictement positif. On veut


déterminer les lignes de niveaux k de l’application f , c’est-à-dire l’ensemble (Ek ) des points
MA
M tel que MB
= k,.
1. Déterminer l’ensemble (E1 ).
2. Montrer que (Ek ) avec k 6= 1 est le cercle (resp. la sphère) de diamètre [AB] dans le
plan (resp. l’espace).

Solution :
– Si k = 1, alors M A = M B. Par conséquent M décrit la médiatrice (resp. plan médiateur)
de [AB] dans le plan (resp. dans l’espace).
−−→ −−→ −−→ −−→
– Si k 6= 1, alors M A2 = k 2 M B 2 . Donc (M A + k M B) · (M A − k M B) = 0.
−−→ −−→
Soit I = bar{(A; 1), (B; k)} et J = bar{(A; 1), (B; −k)}, on obtient : M I · M J = 0. Il
vient que M décrit le cercle (ou la sphère) de diamètre [AB].

PRENUM-AC 22
Théorème 2. 5

Soit A et B deux points distincts du plan, k un réel strictement positif et différent de 1.


MA
• La ligne de niveau k de l’application M 7→ MB
est le cercle de diamètre [IJ] où I et J sont
tels que : I = bar{(A; 1), (B; k)} et J = bar{(A; 1), (B; −k)}.
MA
• La ligne de niveau 1 de l’application M 7→ MB
est la médiatrice (resp. plan médiateur) du
segment [AB] dans le plan (resp. dans l’espace).

Exercices d’application
Exercice 2.1 (théorème de la médiane). :
Soit A et B deux points du plan et I le milieu de [AB]. Pour tout point M du plan, Montrer
que :
−−→ −−→ 2
a) M A · M B = M I 2 − AB
4
.
−−→ 2
b) M A2 + M B 2 = 2M I 2 + AB 2
.
−−→ −→
c) M A2 − M B 2 = 2IM · AB

Exercice 2.2. :
Soit ABC un triangle isocèle tel que AB = 4, CA = CB = 6.
Déterminer l’ensemble des points M du plan tel que M A2 + M B 2 − 2M C 2 = 0.

Exercice 2.3. :

→ −→ −→ −→
ABC est un triangle. I et G sont définis par : AI = −2AB et CG = 51 CI.
1. Exprimer G comme barycentre des points A, B et C.
2. La droite (BG) coupe le segment [AC] en un point J. Déterminer la position de J sur
[AC].
3. Déterminer et tracer l’ensemble des points M du plan tel que :
−−→ −−→ −−→ −−→
k3M A − 2M Bk = kM A − M Ik.

Exercice 2.4. :
Le but de ce problème est de déterminer, étant donnés deux points A et B distincts, l’en-
−−→ −−→
semble des points M du plan vérifiant la relation : kM A + 2M Bk = 3.
1. Construire le point G, barycentre du système {(A; 1), (B; 2)}.
2. Prouver que l’ensemble des points M cherchés est un cercle dont on précisera le centre
et le rayon.

PRENUM-AC 23
Exercice 2.5. :
Le but de ce problème est de déterminer, étant donné un triangle quelconque ABC, l’en-
−−→ −−→
semble des points M du plan vérifiant la relation : k2M A + M Bk = 3M C.
1. Construire le point G barycentre du système {(A; 2), (B; 1)}.
−−→
2. En utilisant la relation de Chasles et la définition du barycentre G prouver que 2M A +
−−→ −−→
M B = 3M G
3. En déduire que l’ensemble des points cherchés est la médiatrice d’un segment que l’on
précisera.

Exercice 2.6. :
Déterminer et construire les lieux géométriques suivant :
−−→ −−→
1. kM A − 3M Bk = AB.
−−→ −−→
2. k3M A − 2M Bk = AM .
−−→ −−→ −−→ −−→
3. k3M A + M Bk = kM A + 3M Bk.

PRENUM-AC 24
Sommaire
3
3.1 Alignement des points . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Concours et parallélisme . . . . . . . . . . . . . 26

Autres applications du barycentre

3.1. Alignement des points

Activité 3. 1

Soient ABCDE une pyramide de sommet A. I et J les centres de gravité


des faces ABC et ADE respectivement, G le barycentre des points pondérés
(A, 3), (B; 2), (C; 2), (D; 2), (E; 1).
Démontrer que les points G, I et J sont alignés.
En déduire une construction du points G.

Solution :
A B C A D E
On a : G = bar à ignorer
2 2 2 1 1 1
A
I J
⇒ G = bar
6 3

−→ −→ → −
⇒ 6GI + 3GJ = 0 I J
−→ −→ −→ → −
⇒ 6GI + 3GI + 3GJ = 0 G
B
−→ −→ → − E
⇒ 9GI + 3IJ = 0
−→ −→
⇒ 9IG = 3IJ
C D
−→ 1 − →
⇒ IG = IJ
3
Donc, les points G,I et J sont alignés.

DIPES II 2013-2014 25
Activité 3. 2

Soit ABCD un quadrilatère, I le milieu de [AC], J le milieu de [BD] et G le point défini par
−→ 1 −−→ −−→
AG = 2 (BC + DC).
1. Montrer que G est le barycentre de (A; 2), (B; −1), (C; 2) et (D; −1).
2. En déduire que les points I, J et G sont alignés.

Méthode
Pour montrer que trois points sont alignés, il suffit de montrer que l’un peut s’expri-
mer comme barycentre des deux autres (en utilisant éventuellement la propriété du barycentre
partiel).

Exemple 3. 1. :
−→ −→
Soient ABCD un parallélogramme, P le point tel que AP = 31 AB. Q est le symétrique du
milieu de [AD] par rapport à A.
−→ −−→ QA QP
On a : QA = 13 QD or QD = QC = 13 . à ignorer
−→ −→ Q A D
Donc, 3QP = QC
Et on obtient : Q = bar{(P ; 3), (C; −1)}.
P
Ainsi, les points Q, P et C sont alignés.

B C

3.2. Point de concours et parallélisme des droites

Activité 3. 3

Soit ABC un triangle α, β et γ des réels tels que : α + β 6= 0, α + γ 6= 0, β + γ 6= 0.


Soit A0 = bar{(B; β), (C; γ)} B 0 = bar{(A; α), (C; γ)} C 0 = bar{(A; α), (B; β)}.
a) Démontrer que si α + β + γ = 0, alors les droites (AA0 ), (BB 0 ) et CC 0 sont parallèles.
b) Démontrer que si α + β + γ 6= 0, alors les droites (AA0 ), (BB 0 ) et (CC 0 ) sont concourantes
en un point que l’on précisera.

Solution :
On a : A0 6= A; B 0 6= B; C 0 6= C car ABC est un triangle.

PRENUM-AC 26
−−→ −−→ −−→
a) Si α + β + γ = 0, alors pour tout point M le vecteur αM A + β M B + γ M C est constant
−−→ −−→ −−→
Posons →

u = αM A + β M B + γ M C.
−−→ −−→ −−→ −−→
Pour M = A0 , on a :→
−u = αA0 A + β A0 B + γ A0 C = αA0 A.
−−→ −−→
De même, pour M = B 0 , on a : → −
u = β B 0 B et pour M = C 0 , on a : →

u = γ C 0 C.
−−→ −−→ −−→
D’où, αA0 A = β B 0 B = γ C 0 C.
Donc les droites (AA0 ), (BB 0 ) et (CC 0 ) sont parallèles.
b) si α + β + γ 6= 0, soit G = bar{(A; α), (B; β), (C; γ)}.
−−→ −−→ −−→ −−→
Pour tout point M , on a : αM A + β M B + γ M C = (α + β + γ)M G.
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
Pour M = A0 , on a : αA0 A + β A0 B + γ A0 C = (α + β + γ)A0 G donc A0 G = α
α+β+γ
A0 A
⇒ G ∈ (A0 A).
−−→ β −−0→ −−→ γ −−0→
En prenant M = B 0 , puis M = C 0 , on obtient : B 0 G = α+β+γ
BB et C 0 G = α+β+γ
CC
Donc G ∈ (BB 0 ) et G ∈ (CC 0 ) or G ∈ (AA0 ).
D’où les droites (AA0 ), (BB 0 ) et (CC 0 ) sont concourantes en G.
à ignorer

Activité 3. 4

ABCD est un quadrilatère. G est le centre de gravité du


A
triangle ABC. I et J sont les milieux respectifs de [AB] et D
[BC]. L est le barycentre de (A; 1) et (D; 3) et K le bary- I
centre de (C; 1) et (D; 3).
Le but de l’activité est de démontrer que les droites (IK), B
G
(JL) et (DG) sont concourantes. Pour cela, on utilisera le
J
barycentre H de (A; 1), (B; 1), (C; 1) et (D; 3).
C

1. Placer, en justifiant, les points L et K.


2. Démontrer que H est le barycentre de G et D munis des coefficients que l’on précisera.
3. Démontrer que H est le barycentre de J et L munis des coefficients que l’on précisera.
4. Démontrer que H est le barycentre de I et K munis des coefficients que l’on précisera.
5. Conclure.

Méthode
Pour montrer que trois droites (AB), (CD) et (EF ) sont concourantes, il suffit de
montrer qu’un certain point G peut-être obtenu comme un barycentre de A et B, puis comme
un barycentre de C et D, et enfin comme un barycentre de E et F (cela prouve en effet que G
appartient aux trois droites).

PRENUM-AC 27
Exemple 3. 2. :
Soient un tétraèdre ABCD, G le centre de gravité du triangle ABC, et P le barycentre de
{(A; 1), (B; 1), (C; 1), (D; 3)}.Alors :
P est le barycentre de (G; 3) et (D; 3).
−−→
P est aussi le barycentre de (I; 2) et (K; 4) où I est le milieu de [AB] et K tel que CK =
3−−→
4
CD.
P est aussi le barycentre de (J; 2) et de (L; 4) où J est le milieu de [BC] et L est tel que
−→ 3 −−→
AL = 4 AD.
Il en résulte que les droites (DG), (IK) et (JL) sont concourantes en P .

Exercices d’application
−→ −→
Exercice 3.1. : ABC est un triangle. I est milieu de [AB]. J et L sont définis par : AJ = 52 AB
−→ −→
et AL = 3CA.
La droite parallèle à (AC) menée par J coupe la droite (BC) en K.
1. Exprimer I comme barycentre de A, B et L comme barycentre des points A et C.
2. Exprimer K est comme barycentre de B et C.
3. Démontrer que les points I, K et L sont alignés et préciser la position de ces trois points.

Exercice 3.2. On considère un triangle ABC quelconque, avec I le milieu du segment [BC],
on définit G1 = bar{(A; −2), (B; 5), (C; 5)} et G2 = bar{(A; 5), (B; −2), (C; 2)}.
1. Prouver que les points A, I et G1 sont alignés.
2. Prouver que les droites (AG2 ) et (BC) sont parallèles.

Exercice 3.3. Dans un triangle ABC on définit, I le barycentre de (B; 2), (C; 1), J le bary-
centre de (A; 3), (C; 2) et K le barycentre de (A; 3) et (B; 4).
1. Faire une figure.
2. En considérant G le barycentre de (A; 3), (B; 4) et (C; 2), montrer que les droites (AI), (BJ)
et (CK) sont concourantes en G.

Exercice 3.4. Soit ABC un triangle et I, J et K les points définis par : I est le milieu de
−→ −→ −−→ −−→
[AB] ; JC = 23 JA; BK = 3BC.
1. Déterminer les coefficients pour lesquels I est le barycentre de (A; a), (B; b), J celui de
(A; a0 ), (C; c) et K celui de (B, b0 ), (C, c0 ).
2. Démontrer que les droites (AK), (BJ) et (CI) sont concourantes en G barycentre de
(A; 2), (B; 2) et (C; −3).

PRENUM-AC 28
Sommaire
4
4.1 Exercices de synthèse . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.2 Exercices de recherche . . . . . . . . . . . . . . 32

Exercices

4.1. Exercices de synthèse


Exercice 4.1. :
1. Soit G le barycentre des points massifs (A; a) et (B; b).
(a) Etudier la position de G par rapport à A et B, en fonction de a et b.
(b) A quelle condition G est-il le milieu du segment [AB] ?
2. (a) Déterminer le barycentre D des points massifs (A; α), (B; −α), (C; α), α ∈ R∗
étant un réel non nul.
(b) Comment choisir α, β, γ pour que le barycentre D des points massifs (A; α), (B; β), (C; γ)
forme avec A,B,C un parallélogramme.

Exercice 4.2 (isobarycentre d’un triangle). :


Soit ABC un triangle.
−−→ −−→ −−−→ −−→
1. Construire les points A0 et A00 définis par : 2BA0 = BC et 3A0 A00 = A0 A.
A quelle droite particulière du triangle appartient le point A00 ?
−−→ −→ −−−→ −−→
2. Construire les points B 0 , B 00 , C 0 et C 00 définis par : 2AC 0 = AB et 3C 0 C 00 = C 0 C ;
−−→ −→ −−−→ −−→
2CB 0 = CA et 3B 0 B 00 = B 0 B.
Que peut-on dire des points A00 , B 00 , C 00 ?
Quel théorème classique a-t-on redémontré ?

Exercice 4.3. :
Soit ABC un triangle, D le barycentre du système {(A; 1), (B; 2), (C; 3)}, E le barycentre
de {(A; 2), (B; 3), (C; 1)} et F le barycentre de {(A; 3)(B; 1)(C; 2}).
Montrer que le centre de gravité du triangle ABC est aussi le centre de gravité du triangle
DEF .

DIPES II 2013-2014 29
Exercice 4.4. :
ABCDE est une pyramide à base carrée BCDE. Soit G l’isobarycentre de A, B, C, D et
E.
On note O le centre du carré BCDE (c’est-à-dire l’intersection des diagonales (CE) et
(BD)).
1. Démontrer que O est l’isobarycentre de BCDE.
2. Démontrer que G est le barycentre de(O, 4) et (A, 1).
3. Soit G1 le centre de gravité du triangle ABE et I le milieu de [CD].
Démontrer que G ∈ (G1 I).
(Pour cet exercice, une figure est recommandée)

Exercice 4.5. :
ABCD est un tétraèdre ; G l’isobarycentre des points A, B, C et .; I, J, K, L, M et N les
milieux respectifs des segments [AB], [CD], [BC], [AD], [BD] et [AC].A0 , B 0 , C 0 et D0 les
centres de gravité respectifs des triangles BCD, CDA, DAB et ABC.
1. (a) Montrer que G est le milieu du segment [IJ].
(b) Montrer que les droites (IJ), (KL) et (M N ) sont concourantes en G.
(c) Quelle est la nature exacte du quadrilatère IKJL.
2. (a) Montrer que G appartient au segment [AA0 ].
(b) Montrer que les droites (AA0 ), (BB 0 ), (CC 0 ) et (DD0 ) sont concourantes en G.
−→ −→ −−→ −−→
(c) Démontrer que AB + AC + AD = 3AA0 .
−−→ −−→ −−→ −−→ → −
(d) En déduire que AA0 + BB 0 + CC 0 + DD0 = 0 .

Exercice 4.6. :

− → − → −
L’espace est rapporté à un repère orthonormal (O, i , j , k ). On note I, J, K les points de
coordonnées respectives (1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1).
1. (a) Etant donné un point M . Calculer f (M ) = M I 2 + M J 2 + M K 2 à l’aide des
coordonnées (x, y, z) de M .
(b) En déduire que l’ensemble des points M tels que f (M ) = 3 est une sphère dont on
précisera le centre et le rayon.
2. Soit G l’isobarycentre des points I, J et K.
(a) Montrer que pour tout point M de l’espace, f (M ) = 3M G2 + f (G).
(b) Retrouver ainsi le résultat de la question précédente.
3. (a) Etant donné un point M . Calculer g(M ) = M I 2 + M J 2 − 2M K 2 à l’aide des
coordonnées (x, y, z) de M .

PRENUM-AC 30
(b) En déduire l’ensemble des points M tels que g(M ) = 4.
−−→ −→ −→ −−→
4. (a) Monter que pour tout point M de l’espace, g(M ) = −2OM · (OI + OJ − 2OK).
(b) Retrouver le résultat de la question précédente.

Exercice 4.7. On considère trois points non alignés A, B, C.


−−→ −−→ −−→ −−→
Quel est l’ensemble des points P défini par : M P = M A + M B + M C lorsque M décrit
une droite (D) ?

Exercice 4.8 (formule de Leibniz). :


Soit (A1 ; α1 ), (A2 ; α2 ), . . . , (An ; αn ) n points massifs. Pour tout point M de l’espace
n
αi M A i 2 .
P
On pose : F (M ) =
i=1
1. Soit O un point de l’espace E.

− n
P −−→
Exprimer F (M ) en faisant intervenir F (O) et le vecteur V = αi OAi .
i=1
n
P
2. On suppose αi 6= 0, et on appelle G le barycentre des (Ai ; αi )1≤i≤n .
i=1
n n n
αi M Ai 2 = αi M G2 + αi GAi 2 .
P P P
Etablir la formule de Leibniz :
i=1 i=1 i=1
n
P
3. On suppose αi = 0.
i=1
(a) Montrer que F est une fonction affine.
(b) Ecartant le cas trivial où tous les αi sont nuls, on considère une partie I de {1, 2, ..., n}
n
6= 0. Soit G0 le barycentre des (Ai ; αi ), i ∈ I, G00 le barycentre des
P
telle que :
i=1
(Ai ; αi ), i ∈
/ I.


– Que peut-on dire de F si G0 = G00 ? et de V ?
– Si G0 6= G00 , on appelle G le milieu du segment [G0 G].
−−→ → − →

Montrer que F (M ) = 2M G · V + F (G), et calculer V en fonction des αi de G0
et de G00 .

Exercice 4.9. :

1. On donne deux points A et B.


Transformer M A2 − M B 2 en s’inspirant de l’exercice précédent.
(Pour la deuxième transformation, on choisira le point O de la manière la plus simple).
2. Montrer que, dans un parallélogramme, la somme des carrés des longueurs des diagonales
est égale à la somme des carrés des longueurs des quatre côtés.

Exercice 4.10. :
On donne deux parallélogrammes ABCD et A0 B 0 C 0 D0 de centres respectifs O et O0 .

PRENUM-AC 31
1. Quel est l’ensemble des points M du plan tels que : M A2 + M B 2 + M C 2 + M D2 soit
égal à une constante positive donnée ?
2. Quel est l’ensemble des points M tels que :
M A2 + M B 2 + M C 2 + M D 2 = M A0 2 + M B 0 2 + M C 0 2 + M D 0 2 ?

4.2. Exercices de recherche


Exercice 4.11. :
On considère un tétraèdre quelconque. Démontrer que les droites joignant les sommets au
centres de gravité des faces opposées sont concourantes.

Exercice 4.12 (droite d’Euler). :


Soit ABC un triangle quelconque, O le centre du cercle circonscrit à ce triangle (point
−−→
d’intersection des médiatrices), et G son centre de gravité. Soit H le point défini par OH =
−→ −−→ −→
OA + OB + OC.
−−→ −−→ −→
1. a. Soit A0 le milieu de [BC]. Démontrer que OA0 = 12 (OB + OC).
−−→ −−→
b. Démontrer que les vecteurs AH et OA0 sont colinéaires.
2. Soit M un point quelconque du plan.
−−→ −−→ −−→ −−→
a. Démontrer que 3M G = M A + M B + M C.
b. Déduire des questions précédentes que les points O, G et H sont alignés.

Exercice 4.13. :
ABCD est un rectangle tel que AB = 6.
1. Déterminer et construire l’ensemble Γ1 des points M du plan tels que :
−−→ −−→ −−→ −−→
k2M A + M Bk = k5M C − 2M Dk.
Démontrer que le milieu de [BC] appartient à Γ1 .
2. Déterminer et construire l’ensemble Γ2 des points M du plan tels que :
−−→ −−→
k2M A + M Bk = 2AB.
Démontrer que le point B appartient à Γ2 .

Exercice 4.14. :
Soient ABCD un parallélogramme et I le milieu de [AB]. Les droites (DB) et (CI) se
coupent en un point noté G
1. Faire une figure.(la figure est à compléter progressivement).
−→ −−→ −→ → −
2. Montrer que GA + GB + GC = 0 .
3. a) Construire le barycentre K du système de points pondérés (A; 1), (B; 1) et (C; −1).
b) Montrer que K est aussi le barycentre des points pondérés (G; 3) et (C; −2).

PRENUM-AC 32
4. a) Déduire de la relation (1) que A est le barycentre des points pondérés (D; 1), (G; 3) et
(C; −2).
b) Montrer que A est le milieu de segment [DK].
5. Déterminer et construire l’ensemble (E) des points M du plan tels que :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→
kM D + 3M G − 2M Ck = kM A + M Bk.
6. a) Pour quelle(s) valeur(s) du réel m le barycentre Im du système (D; m), (G; 3) et
(C; −2) existe -t-il ?
−−→ 1 −−→
b) Lorsque Im existe, montrer que : DIm = 1+m
DK.
1
c) Etudier les variations de la fonction x 7 → 1+x
− et dresser son tableau de variations (on
précisera ses limites aux bornes de son domaine de définition sans justification).
d) En déduire le lieu géométrique du point Im lorsque le réel décrit l’ensemble R \ {−1}.

Exercice 4.15. :
Dans le plan (P), on considère un triangle ABC isocèle en A, de hauteur [AH], telle que
AH = BC = 4, l’unité choisie étant le centimètre.
1. Construire, en justifiant, le point G barycentre du système {(A; 2), (B; 1), (C, 1)}.
2. M est un point quelconque de (P).

− −−→ −−→ −−→
Montrer que le vecteur V = 2M A − M B · M C est un vecteur de norme 8.
3. Déterminer et construire l’ensemble des points M du plan tels que :
−−→ −−→ −−→ →

k2M A + M B + M Ck = k V k.
4. On considère le système de points pondérés {(A; 2), (B; n), (C; n)} où n est un entier
naturel fixé.
a) Montrer que le barycentre Gn de ce système, existe quelle que soit la valeur de n.
b) Monter que pour tout entier naturel n, Gn appartient à [AH].
−−→ −−→ −−→ →

c) Soit Γn l’ensemble des points M du plan tels que k2M A + nM B + nM Ck = nk V k.
Montrer que Γn est un cercle contenant le point A, dont on précisera le centre et le rayon.
d) Déterminer la distance AGn en fonction de n.
5. Quel est le comportement de Gn lorsque n tend vers +∞ ?

Exercice 4.16. :
Soit ABC est un triangle. La bissectrice de l’angle BAC
[ coupe le segment [BC] en I. La
parallèle à la droite (AI) passant par C coupe (AB) en D.
1. a) Montrer que le triangle CAD est isocèle en A.
IB AB
b) En déduire que IC
= AC
.
2. On note AB = c, BC = a et CA = b.
Démontrer que le point I est barycentre du système pondéré (B; b) et (C; c).

PRENUM-AC 33
3. La bissectrice de l’angle ABC
[ coupe [AC] en J et la bissectrice de ACB
[ coupe [AB] en
K. On note O le barycentre de (A; a), (B; b) et (C; c).

a) Montrer que O est le barycentre des points pondérés (A; a) et (I; b + c).
b) En déduire que O est un point de (AI), puis que O est le point de concours des
bissectrices de ABC.
[

Exercice 4.17. :


Sur une droite (D) munie d’un repère (O, i ), A0 et B0 sont les points d’abscisses respec-
tives −4 et 3. Pour tout entier naturel n,on note An+1 le barycentre de (An ; 1) et (Bn ; 4) puis
Bn le barycentre de (An ; 3) et (Bn ; 2).
1. Placer les points A0 , B0 , A1 , B1 .
2. Les points An et Bn ont pour abscisses respectives an et bn . Ainsi, a0 = −4 et b0 = 3.
Démontrer que pour tout n de N, an+1 = 15 (an + 4bn ) et bn+1 = 15 (3an + 2bn ).
3. (a) Démontrer par récurrence, que pour tout entier naturel n : 3an + qbn = 0.
(b) En déduire que : an+1 = − 52 an et bn+1 = . 25 bn .
4. (a) Exprimer an et bn en fonction de n.
(b) Déterminer les limites de an et bn quand n tend vers +∞.
(c) Interpréter ce résultat à l’aide des points An et Bn .

Exercice 4.18. :

1. Montrer que dans un tétraèdre, les quatre droites qui joignent l’un des sommets à l’iso-
barycentre de la face opposée, ainsi que les quatre droites joignant les milieux de deux
arêtes opposées, sont concourantes.
2. Soit ABCD un quadrilatère.
– Montrer que les segments joignant les milieux des côtés opposés se coupent en leur
milieu.
– Quelle est la nature du quadrilatère construit sur les milieux des côtés d’un quadrilatère
quelconque ?

Exercice 4.19 (formule de Stewart). :

1. Soit (A1 ; α1 ), (A2 ; α2 ), . . . , (An ; αn ) n points massifs tels que pour tout point M ,
n −−→ → − n
M Ai 2 est une constante.
P P
αi M Ai = 0 . Montrer que la quantité
i=1 i=1
2. A, B, C sont trois points d’un axe (∆), M un point quelconque de l’espace.
−→ −−→ → −
(a) Montrer.que BC × BA + AB × BC = 0 .

PRENUM-AC 34
(b) En déduire la formule de Stewart :
BC × M A2 + CA × M B 2 + AB × M C 2 + BC × CA × AB = 0.
3. Cette question montre comment la formule de Stewart permet de calculer aisément cer-
tains éléments du triangle.
La bissectrice intérieure de l’angle du triangle ABC coupe [BC] en D. Calculer la dis-
tance AD, en fonction de BC = a, CA = b et AB = c.

Exercice 4.20 (théorème de Ménélaüs). :


Soit ABC un triangle, α, β, γ, trois réelsdifférents de 1. Soit A0 (resp.B 0 , resp. C 0 ) le bary-

centre des points massifs (B; 1) et (C; −γ) resp. (C; 1) et (A; −α), resp.(A; 1) et (B; −β) .
1. Trouver une relation entre α, β et γ nécessaire et suffisante pour que A0 , B 0 , C 0 soient
alignés.
2. En déduire le théorème de Ménélaüs :
A0 B B0C C0A
A0 , B 0 , C 0 sont alignés si et seulement si A0 C
· B0A
· C0B
= 1.

Exercice 4.21 (théorème de Desargues). :


On considère deux triangles ABC et A0 B 0 C 0 tels que les droites (AA0 ), (BB 0 ), (CC 0 ) soient
concourantes en un point O.
On suppose que les droites (BC) et (B 0 C 0 ) se coupent en A1 , que les droites (CA) et (C 0 A0 )
se coupent en B1 , que les droites (AB) et (A0 B 0 ) se coupent en C1 .
Montrer que A1 , B1 , C1 sont alignés.
(On pourra considérer O comme barycentre des points A et A0 , des points B et B 0 , des
points C et C 0 .)

Exercice 4.22. :
Soit ABCD un losange de centre O tel que : OB = 2OA.
1. Démontrer que le barycentre des points pondérés (B; 2), (C; −1) et (D; 1) est le milieu
du segment [AB].
2. Soit k un nombre réel.
(a) Déterminer et construire l’ensemble (E1 ) des barycentres Gk des points pondérés
(A; k), (B; 2), (C; k − 1) et (D; 1 − 2k).
(b) Préciser la valeur de k pour laquelle Gk est un point de la droite (AC).
3. Déterminer et construire :
−−→ −−→ −−→
(a) l’ensemble (E2 ) des points M du plan tels que les vecteurs M A + M C − 2M D et
−−→ −−→ −−→
2M B − M C + M D sont colinéaires.
−−→ −−→ −−→
(b) l’ensemble (E3 ) des points M du plan tels que les vecteurs M A + M C − 2M D et
−−→ −−→ −−→
2M B − M C + M D ont la même norme.

PRENUM-AC 35
Exercice 4.23. :
On considère un tétraèdre ABCD.

1. Construire les centre de gravité respectifs I, J et K des faces ABC, ACD et ADB.
2. Démontrer que les plans (BCD) et (IJK) sont parallèles.
3. On désigne par :
• G et H les centre de gravité respectifs des triangles BCD et IJK.
• O le centre de gravité de ABCD.
Démontrer que les points A, H, O et G sont alignés.
−−→ −→
Exprimer le vecteur GH en fonction du vecteur AO.
4. Déterminer quatre nombres réels a, b, c et d tels que H est le barycentre des points pon-
dérés (A; a), (B; b), (C; c) et (D; d).

Exercice 4.24. :
Soit A, B, C trois points non alignés et α, β, γ trois nombres réels tels que :
– les points pondérés (A; α), (B; β), (C; γ) admettent un barycentre G.
– les points pondérés (A; −α), (B; β), (C; γ) admettent un barycentre G1 .
– les points pondérés (A; α), (B; −β), (C; γ) admettent un barycentre G2 .
– les points pondérés (A; α), (B; β), (C; −γ) admettent un barycentre G3 .

1. Démontrer que les droites (AG1 ), (BG2 ) et (CG3 ) concourent en G.


2. Démontrer que les droites (G2 G3 ), (G3 G1 ) et (G1 G2 ) passent respectivement par A, B et
C.

Exercice 4.25. :

1. Les notes d’un élève aux épreuves de baccalauréat sont : mathématiques 13 coefficient
4 ; chimie 10 coefficient 2 ; français 8 coefficient 2. Quelle est la moyenne sur 20 de cet
élève ?
2. (a) Représenter sur un segment de droite [AB] les notes de 0 à 20 (0 en A et 20 en B).
(b) A l’aide de cette représentation géométrique, interpréter la moyenne de cet élève
en utilisant la notion de barycentre et placer su [AB] le point M représentant cette
moyenne.
3. Quelle est la moyenne sur 20 d’un élève qui a obtenu 10 en mathématiques, 11 en chimie
et 12 en français ?
4. Un élève a une moyenne égale à 9 sur 20. Sa note en français est 11 et celle de chimie est
8. Quelle est sa note en mathématiques.

PRENUM-AC 36
Exercice 4.26. :
Dans le plan orienté, on considère un carré ABCD de centre O tel qu’une mesure de l’angle
−→
\ −−→
orienté (AB, AD) soit égale à π2 , on note :
– G est le barycentre du système {(A; 2), (B; −1), (C; 1)}.
−−→ −−→ −−→ AD
– (C) l’ensemble des points M du plan tels que k2M A − M B + M Ck = 2
.
– f l’application du plan qui à tout point M associe le point M 0 tel que :
−−→0 −−→ −−→ −−→
GM = 2M A − M B + M C.

1. Démontrer que G est le milieu de [AD].


Construire G.
AD
2. (a) Démontrer que pour tout point M de (C), M G = 4
.
(b) En déduire que (C) est un cercle dont on précisera le centre et le rayon.
−−→ −−→
3. (a) Démontrer que pour tout point M du plan : GM 0 = 2GM .
(b) En déduire la nature de f et ses éléments caractéristiques.
(c) Construire (C), puis déterminer et construire l’image (C 0 ) de (C) par f .

Exercice 4.27. :
Dans le plan orienté, on considère le carré ABCD de sens direct, de centre O et de côté 1.
Soit G le barycentre des points {(A; 1), (B; 2), (C; 1)}.
1. (a) Montrer que G est le milieu du segment [OB].
(b) Construire le point G.
2. Soit (Σ) l’ensemble des points M du plan tels que : M A2 + 2M B 2 + M C 2 = 6
(a) Démontrer que pour tout point M du plan, on a : M A2 +2M B 2 +M C 2 = 4M G2 + 32 .
(b) En déduire la nature précise de (Σ).

Exercice 4.28. :
L’unité de longueur est le centimètre. ABC est un triangle rectangle en C tel que BC = 2
et AC = 3 ; I est le barycentre du système {(A; 2), (B; 5), (C; −3)}. J est le point du plan tel
−→ −−→
que BJ = − 32 BC.
1. Montrer que le point J est un barycentre des points B et C affectés des coefficients que
l’on déterminera.
2. Démontrer que les points A, I et J sont alignés.
3. (a) Placer les points I et J.
(b) Donner la nature et les éléments caractéristiques de l’ensemble (C) des points M
du plan tels que AM 2 + JM 2 = 35.
(c) Tracer (C).

PRENUM-AC 37
Exercice 4.29. :
Observer la figure ci-contre : à ignorer
C
1. Déterminer des entiers naturels m, n et p tels que :
G = bar{(A; m), (B; n), (C; p)}.
2. La droite (AG) coupe (BC) en L.
−→ −→ G
Exprimer LC en fonction de LB.
3. Déterminer et construire le lieu géométrique des A B
MB
points M tels que MC
= 34 .

Exercice 4.30. :
Une unité de longueur a été choisie. Soit ABC un tringle équilatéral de côté 3, B 0 est le
−−→ −→ −−→
milieu de [AC] et D le point défini par la relation 4AD = AB + 3BC.
1. Démontrer que D appartient à la médiatrice de [AC].
−−→ −−→
2. Démontrer que BD = 32 BB 0 .
3. Calculer DA2 et DB 2 .
4. Déterminer l’ensemble (E) de points M tels que : 3M A2 − 2M B 2 + 3M C 2 = 12.
5. Vérifier que le centre de gravité G du triangle ABC appartient à (E).
6. Tracer (E).

Exercice 4.31. :

→ −→ −→
Soit ABC un triangle. On considère les points I, J et K définis par : AI = 3AB ; BJ =
2−−→ −−→ −→
3
BC et CK = 17 CI.
Faire une figure.
On veut démontrer de plusieurs manières que les points A, J et K sont alignés.
−→ −→ −−→
1. (a) Exprimer AJ en fonction de AB et BC.
−−→ −→ −−→
(b) Exprimer AK en fonction de AB et BC.
(c) Conclure.
2. (a) Justifier que I est barycentre de A et B affectés de coefficients à déterminer.
(b) Justifier que J est barycentre de B et A affectés de coefficients à déterminer.
(c) Justifier que K est barycentre de C et I affectés de coefficients à déterminer.
(d) En déduire l’expression de K comme barycentre de A, B et C affectés de coef-
ficients à déterminer, puis comme barycentre de A et J affectés de coefficients à
déterminer.
(e) Conclure

PRENUM-AC 38
−→ −→
3. On considère le repère (A; AB; AC).
(a) Donner les coordonnées de A, B et C.
(b) En déduire les coordonnées de A, B et C.
(c) Conclure.

Exercice 4.32. :
On considère un parallélogramme ABCD.
m étant un réel, on note Gm le barycentre de (A; 2m), (B; 1 − m) et (C; 2 − m).
1. Montrer que Gm existe pour tout réel m.
2. Caractériser G1 et le placer sur le dessin.
−−−→ −→ −→
3. Exprimer AGm en fonction de m et de AB et AC.
−−−→ −−→
4. En déduire que G1 Gm = 1−m 3
AD.
5. Quel est l’ensemble des points Gm lorsque m décrit R ? Représenter cet ensemble sur une
dessin.
6. Construire G0 .

PRENUM-AC 39
Bibliographie

[1] Charles MVOMO OTAM et al. MAJORS en mathématiques, T le C-E, ASVA EDUCA-
TION, 2012.
[2] IREM de Strasbourg, le livre du problème volume 5, page 64.
[3] Saliou Touré et al. Mathématiques en Première Scientifique, option sciences Expérimen-
tales, CIAM, Edicef, 1991.
[4] Saliou Touré et al. Mathématiques en Terminale Scientifique, option sciences Mathéma-
tiques, CIAM, Edicef, 1991.

DIPES II 2013-2014 40
ANNEXE

Erogramme officiel de Mathématiques de Terminales C au Cameroun.

DIPES II 2013-2014 41

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