REPUBLIQUE TOGOLAISE
Travail – Liberté – Patrie
------------------------------
MINISTERE DELEGUE AUPRES DU MINISTRE DES ENSEIGNEMENTS
PRIMAIRE, SECONDAIRE, TECHNIQUE ET DE L’ARTISANAT, CHARGE DE
L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE L’ARTISANAT
------------------------------
SOUTIEN PEDAGOGIQUE AU COURS DE
TECHNIQUES QUANTITATIVES DE GESTION
DE LA CLASSE DE TERMINALE G2 (APC)
GUIDE DE L’ENSEIGNANT ET DE
L’APPRENANT
ANNEE SCOLAIRE 2021 – 2022
Septembre 2021
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COMPTABILITE TG2
MATIERE : COMPTABILITE ANALYTIQUE DE
GESTION
THEME A :
CALCUL DU COÛT DE L’UNITE D’ŒUVRE A AFFECTER AUX
COÛTS
THEME B :
CALCULS DES COÛTS ET RESULTATS ANALYTIQUES
THEME C :
CALCUL DU RESULTAT ANALYTIQUE SUR LES EMBALLAGES
RECUPERABLES
MATIERE : GESTION PREVISIONNELLE
THEME A :
PREVISION DES COÛTS
THEME B :
CALCUL ET ANALYSE DES ECARTS SUR COÛT
THEME C :
ETABLISSEMENT DES BUDGETS
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MATIERE : COMPTABILITE ANALYTIQUE DE
GESTION
OBJECTIFS
Le cours de comptabilité analytique de gestion de la classe de terminale doit
permettre à l’apprenant de calculer les différents coûts et le résultat analytique.
A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :
- Appliquer la méthode de centre d’analyse des charges,
- Calculer les différents coûts,
- Calculer le résultat analytique,
- Faire la concordance entre le résultat analytique et le résultat de la
comptabilité financière,
- Elaborer un budget,
- Faire l’analyse de l’activité ordinaire.
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THEME A :
CALCUL DU COÛT DE L’UNITE D’ŒUVRE A
AFFECTER AUX COÛTS
Le calcul du résultat analytique est basé sur les coûts qui sont formés des charges
directes et des charges indirectes. Les charges indirectes sont imputées ou affectées
aux coûts à l’aide des coûts de l’unité d’œuvre. Plusieurs étapes s’avèrent nécessaires
pour aboutir aux calculs de l’unité d’œuvre.
A.1. Elaboration du schéma technique
A.1.1 Définition du schéma technique
Le schéma technique est la matérialisation du processus des activités de fabrication et
de commercialisation des entités.
Le schéma du processus des activités (schéma technique) peut se présenter selon une
vue générale pour les entités commerciales et pour entités industrielles.
A.1.2 Présentation du schéma technique
A.1.2.1/ Pour les entités commerciales
Achat des biens Ventes ou Distributions
des biens
A.1.2.2/ Pour les entités industrielles
(1)
(2) (3) (4) (5)
(1) Achats des matières premières et fournitures diverses
(2) Stockage des matières premières et fournitures diverses achetées
(3) Utilisation et transformation des matières premières et fournitures diverses en
produits finis
(4) Stockage des produits fabriqués.
(5) Distribution ou Vente des produits fabriqués
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Application : voir cas proposé par l’enseignant
A.2. APPLICATION DE LA METHODE DE CENTRE D’ANALYSE SANS
IMPUTATION RATIONNELLE
A.2.1. Reclassement des charges
A.2.1.1.Charges de la comptabilité financière
A.2.1.1.1. Charges incorporables (CI)
Ce sont les charges AO de la comptabilité financière (Comptes de la classe 6)qui sont
prises en compte pour le calcul des coûts en CAGE.
A2.1.1.2. Charges non incorporables (CNI)
Ce sont les charges de la comptabilité financière qui ne sont pas considérées pour le
calcul des coûts en CAGE. On distinguera :
- Les charges HAO (comptes 81 ; 83 ; 85)
- Les charges à caractère exceptionnel (comptes 87 ; 89)
- Les charges AO qui ne concernent pas la période d’activité.
NB : Les charges de la comptabilité financière sont aussi appelées les charges par
nature.
A.2.1.2. Charges spécifiques de la CAGE
A.2.1.2.1.Charges supplétives (C.Suppl)
Ce sont les charges créées par la CAGE elle-même et qui lui sont propres. Elles sont
essentiellement composées de :
- La rémunération fictive ou théorique des CAPRORA
Elle est calculée à un taux conventionnel et selon la période d’activité de l’entité.
Rémunération CAPRORA = (CAPRORA x Taux x n) / 100 ou 1200 ou ……
- La rémunération fictive ou théorique de l’exploitant
Le montant de la rémunération est fourni mensuellement, trimestriellement,
semestriellement ou annuellement.
A.2.1.2.2. Charges de substitution(C.Sub)
Ce sont les charges dont les montants économiques ou réels remplacent les montants
comptables de la comptabilité financière.
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NB :
Les charges spécifiques de la CAGE (les charges supplétives et les charges de
substitution) s’ajoutent aux charges incorporables de la comptabilité financière pour
former les charges incorporables en CAGE (ou les charges de la CAGE).
Ainsi les charges incorporables aux coûts en CAGE peuvent être calculées comme
suit :
CI = CCG – CNI + Charges Supplétives + Charges de Substitution
Avec CCG Charges de la Comptabilité Générale
CNI Charges Non Incorporables
CI Charges Incorporables
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A.2.1.3. Charges de la CAGE
Les charges incorporables en CAGE sont classées en charges directes et en charges
indirectes formant ainsi un coût donné.
A.2.1.3.1 Charges directes(C.D)
Elles sont directement affectables ou imputables à un coût précis.
Exemple1 : Prix d’achat, Frais d’achat Coût d’achat
Exemple 2 : Main-d’œuvre directe d’achat Coût d’achat
Exemple3 : Main-d’œuvre directe de production Coût de production
A.2.1.3.2. Charges indirectes (C.Ind)
Elles concernent plusieurs départements ou services et par conséquent concernent
plusieurs coûts et ne peuvent donc pas être directement affectées à un coût précis.
Elles nécessitent alors un traitement préalable (une répartition dans un tableau) avant
d’être affectées aux coûts.
Exemples : Frais ou charges d’électricité, de téléphone, des impôts et taxes etc…
A.2.2. Tracé du tableau de répartition des charges indirectes
A.2.2.1Identification des centres d’analyse ou des sections homogènes
Un centre d’analyse (ou section analytique ou une section homogène) est un
découpage ou une subdivision comptable de l’entité où sont analysées et regroupées
les éléments de charges indirectes préalablement à leur imputation aux coûts.
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Exemple : Administration, entretien, énergie, production, transport,
approvisionnement, manutention, magasin, atelier etc…
On distingue généralement deux grands types de centres d’analyse : Les centres
auxiliaires et les centres principaux. Il existe aussi une catégorie de centre principal
appelé centre de structure.
A.2.2.1.1 Centres auxiliaires
Leurs charges servent ou sont ventilées aux centres principaux.
A.2.2.1.2. Centres principaux
Leurs charges sont facilement imputables aux coûts à l’aide d’une unité d’œuvre
(U.O).
A.2.2.1.3. Centres de structure
Un centre d’analyse généralement considéré comme un centre auxiliaire, peut devenir
un centre principal. Il est appelé dans ce cas centre de structure. Les charges de ce
type de centre sont souvent réparties proportionnellement aux coûts de production des
produits vendus (généralement au niveau du coût de revient des produits vendus).
Exemple de Centre Administration.
A2.2.2. Identification des éléments de répartition
La répartition des charges indirectes se fait dans le tableau selon 3 niveaux : Primaire,
Secondaire et Achèvement
A.2.2.2.1. Eléments de répartition primaire
Les charges indirectes incorporables sont réparties dans tous les centres d’analyse à
l’aide des coefficients exprimés en pourcentages ou en fractions appelés clés de
répartition. On aboutit donc aux totaux primaires.
Exemples de clés de répartition : 25 %, 0,4 ; 1/3 ; 2/4…
A2.2.2.2. Eléments de répartition secondaire
Les totaux primaires des centres auxiliaires sont vidés et répartis sur les centres
principaux toujours en fonction des clés de répartition. On aboutit donc aux totaux
secondaires.
N.B : Après la répartition secondaire, les totaux secondaires des centres auxiliaires
deviennent nuls.
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A.2.2.2.3. Eléments d’achèvement du tableau de répartition
De façon complète, un tableau de répartition des charges indirectes s’achève avec les
éléments suivants :
A.2.2.2.3.1. Nature de l’Unité d’œuvre
L’unité d’œuvre est l’unité de mesure des activités dans les centres d’analyse.
Ex : Kg de matières 1ères achetées ; Kg de matières 1ères consommées ou utilisées ou
traitées, 2Kg de matières achetées, 4heures de main d’œuvre directe (HMOD), etc….
NB :
Lorsque l’activité d’un centre d’analyse n’est pas mesurable par une unité d’œuvre
propre, la nature d’unité d’œuvre est appelée assiette de frais
Exemples : 100 F d’achat, 1000 F de vente, 0,5F vendus, etc… et le coût de l’unité
d’œuvre est appelé taux d’assiette de frais ou taux de frais.
A.2.2.2.3.2. Nombre de l’unité d’œuvre
Ce nombre est cherché à partir de la nature d’unité d’œuvre bien identifiée et bien
analysée pour chaque centre principal.
A.2.2.2.3.3. Coût de l’unité d’œuvre ou assiette de frais
Le coût de l’unité d’œuvre ou l’assiette de frais est la charge indirecte ( le total
secondaire) par unité d’œuvre de chaque centre principal.
A.2.2.2.3.4. Frais résiduels de section (FRS)
Ce sont des différences qui résultent des arrondis des coûts de l’unité d’œuvre ou
assiette de frais calculés.
NB :
a) Dans le silence des exercices, les coûts unitaires (CUO ; CMUP …) seront toujours
arrondis au centime ou au centième de francs le plus proche (2 chiffres après la
virgule)
b) Les Frais résiduels de section (FRS) seront toujours arrondis aux entiers de francs
les plus proches.
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A.2.3. Inscription des éléments dans le TRCI
A.2.3.1. Tracé du TRCI
A.2.3.2. Inscription des éléments dans le tracé du TRCI
Eléments Mon - Centres auxiliaires Centres principaux Centre de structure
(Charges par tants Transport Energie Appro Atelier Distrib. Administration
nature)
Répartition prim
Fournit.
Frais de
téléphone
Amort.
………..
Tot. prim.
Rép Secondaire
- Transport
- Energie
Tot. Secondaire
Nat. de l’U.O
Nbre de l’U.O
Coût de l’U.O
FRS
A.2.4. Calcul du montant des charges indirectes de la CAGE de chaque centre
A.2.4.1. Répartition des charges indirectes de la CAGE entre les centres d’analyse
Chaque charge par nature est répartie entre les centres d’analyse à partir des clés de
répartition
A.2.4.1.1. Identification des clés de répartition des charges indirectes
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A.2.4.1.1.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.2.4.1.1.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.2.4.1.1. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.2.4.1.2. Calcul des charges indirectes à affecter entre les centres
A.2.4.1.2.1. Centres auxiliaires
Les charges par nature seront tirées de la comptabilité financière (qui sera
généralement fournies ou disponibles dans l’exercice).
A.2.4.1.2.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera calculé le montant de chaque charge par nature en
appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.2.4.1.2.3. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera calculé le montant de chaque charge par nature
en appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.2.4.2. Répartition des charges indirectes de la CAGE entre les centres d’analyse
A.2.4.2.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera calculé le montant de chaque charge par nature en
appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.2.4.2.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera calculé le montant de chaque charge par nature en
appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.2.4.2.3. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera calculé le montant de chaque charge par nature
en appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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A.2.4.3. Calcul des totaux des charges indirectes de chaque centre d’analyse
A.2.4.3.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera calculé le total des montants de chaque charge par
nature répartie.
A.2.4.3.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal sera calculé le total des montants de chaque charge par
nature répartie.
A.2.4.3.3. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera calculé le total des montants de chaque charge
par nature répartie.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A.2.5. Répartition des totaux des centres auxiliaires
A.2.5.1. Identification des clés de répartition des centres auxiliaires
Pour le total calculé de chaque centre auxiliaire, sera affectée une clé de répartition à
appliquer permettant de le répartir sur les centres principaux.
A.2.5.2. Calcul des charges indirectes à affecter aux centres principaux
A.2.5.2.1. Répartition simple
On répartit chaque centre auxiliaire sur les centres principaux en appliquant les clés de
répartition sur le total calculé de chaque centre auxiliaire.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A.2.5.2.2. Répartition avec prise en compte des prestations
Dans la répartition secondaire, les centres auxiliaires peuvent se donner entre eux des
charges ou des prestations. On parlera alors de prestations réciproques entre ces
centres auxiliaires
NB : Il faut toujours se limiter aux prestations réciproques entre entredeux (2) centres
auxiliaires
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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A.2.5.2.3. Répartition des charges indirectes des centres auxiliaires entre les
centres principaux
On répartit chaque centre auxiliaire sur les centres principaux en appliquant les clés de
répartition sur le total calculé de chaque centre auxiliaire avec prise en compte des
prestations.
A.2.6. Calcul du coût de l’unité d’œuvre
A.2.6.1. Calcul des totaux secondaires des centres principaux
On fait la somme des montants du total de chaque centre auxiliaire affecté à chaque
centre principal.
A.2.6.2. Identification de la nature de l’unité d’œuvre
Pour chaque centre principal, on aura la nature d’unité d’œuvre clairement définie
dans l’exercice.
A.2.6.3. Calcul du nombre de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais
Le nombre de l’unité d’œuvre est calculé ou recherché à partir de la nature de l’unité
d’œuvre.
A.2.6.4. Calcul du coût de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais
Pour chaque centre principal, le coût de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais est
calculé comme suit :
CUO = Total Secondaire du centre principal / Nombre de l’U.O du centre
principal
A.2.6.5. Calcul des frais résiduels de section(FRS)
Les FRS sont calculés comme suit :
FRS = Total Secondaire - Total à imputer
Total à imputer = CUO x Nombre d’UO
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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A.3. APPLICATION DE LA METHODE DE CENTRE D’ANALYSE
AVEC IMPUTATION RATIONNELLE
L’imputation rationnelle des charges fixes permet de neutraliser les effets des
variations de l’activité sur les coûts unitaires.
A3.1. Reclassement des charges
A.3.1.1.Charges de la comptabilité financière
A.3.1.1.1. Charges incorporables
Ce sont les charges AO de la comptabilité financière (Comptes de la classe 6)
qui sont prises en compte pour le calcul des coûts en CAGE.
A.3.1.1.2. Charges non incorporables
Ce sont les charges de la comptabilité financièrequi ne sont pas considérées pour le
calcul des coûts en CAGE.On distinguera :
- Les charges HAO (comptes 81 ; 83 ; 85)
- Les charges à caractère exceptionnel (comptes 87 ; 89)
- Les charges AO qui ne concernent pas la période d’activité.
NB : Les charges de la comptabilité financière sont aussi appelées les charges par
nature.
A.3.1.2. Charges spécifiques de la CAGE
A.3.1.2.1.Charges supplétives
Ce sont les charges créées par la CAGE elle-même et qui lui sont propres. Elles sont
essentiellement composées de :
- La rémunération fictive ou théorique des CAPRORA
Elle est calculée à un taux conventionnel et selon la période d’activité de l’entité.
Rémunération CAPRORA = (CAPRORA x Taux x n) / 100 ou 1 200 ou…..
- La rémunération fictive ou théorique de l’exploitant
A.3.1.2.2. Charges de substitution
Ce sont les charges dont les montants économiques ou réels remplacent les montants
comptables de la comptabilité financière.
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A.3.1.3. Charges de la CAGE
Les charges indirectes incorporables seront distinguées en charges variables et en
charges fixes.
A.3.1.3.1 Charges variables
Encore appelée charges opérationnelles, les charges variables évoluent selon le
niveau d’activités ; donc pas d’activités pas de charges.
Ex : Matières 1ère, main d’œuvre directe, etc…..
Soient : V ou CV : Charges variables totales ;
v : Charges variables unitaires ou Charges variables par unité d’œuvre ;
U : L’activité ou le niveau d’activité
CV = V = vU
A.3.1.3.2. Charges fixes
Encore appelées charges de structure, les charges fixes ne changent pas quelque
soit le niveau d’activités.Ex : Les charges d’amortissement linéaire, les loyers,
les salaires etc…
A.3.2. Tracé du tableau de répartition des charges indirectes
A.3.2.1. Identification des centres d’analyse
Un centre d’analyse (ou section analytique ou une section homogène) est un
découpage ou une subdivision comptable de l’entité où sont analysées et regroupées
les éléments de charges indirectes préalablement à leur imputation aux coûts.
Exemple :
Administration, entretien, énergie, production, transport, approvisionnement,
manutention, magasin, atelier etc…
On distingue généralement deux grands types de centres d’analyse : Les centres
auxiliaires et les centres principaux. Il existe aussi une catégorie de centre principal
appelé centre de structure.
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A.3.2.1.1 Centres auxiliaires
Leurs charges servent ou sont ventilées aux centres principaux.
A.3.2.1.2. Centres principaux
Leurs charges sont facilement imputables aux coûts à l’aide d’une unité d’œuvre
(U.O).
A.3.2.1.3. Centres de structure
Un centre d’analyse généralement considéré comme un centre auxiliaire, peut devenir
un centre principal. Il est appelé dans ce cas centre de structure. Les charges de ce
type de centre sont souvent réparties proportionnellement aux coûts de production des
produits vendus (généralement au niveau du coût de revient des produits vendus).
Exemple de Centre Administration.
A.3.3.2.2. Identification des éléments du coefficient d’imputation rationnel1(CIR)
A.3.3.2.2.1. Activité réelle(Ur)
C’est le niveau d’activité effectivement réalisé ou constaté à postériori (constaté
ou calculé après le travail) correspondant à un coût total appelé coût total réel
(CT réel Y). CT réel (Y) = vUr + F
A.3.3.2.2.2. Activité normale (Un)
C’est le niveau d’activité déterminé à priori (Calculé d’avance) pour un coût
total appelé coût total standard ou coût total normal (CT normal Y).
CT normal (Y) = vUn + F
A.3.2.3.Identification des éléments de répartition
La répartition des charges indirectes est faite à base de trois (3) éléments
A.3.2.3.1. Eléments de répartition des charges fixes
A.3.2.3.1.1.Coefficient d’imputation rationnelle(CIR)
Encore appelé taux d’imputation rationnelle ou taux d’activité ou rapport d’activité, Il
permet de calculer le montant des charges fixes à imputer ou à incorporer aux coûts en
CAGE.
1
Ces coefficients peuvent s’appliquer soit aux totaux primaires soit aux
totaux secondaires
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CIR = Ur/Un
A.3.2.3.1.2. Charges fixes imputées (CFi)
Elles représentent la part de la charge fixe constatée à incorporer aux coûts en CAGE
pour chaque centre principal.
CFi = CF x CIR
A.3.2.3.1.3.Différence d’imputation rationnelle (DIR)
C’est la différence entre la charge fixe constatée et la charge fixe imputée pour chaque
centre principal. DIR = CF - CFi
= CF– CF x CIR
DIR = CF (1- CIR)
A.3.2.3.2. Eléments de répartition primaire
Les charges indirectes incorporables sont réparties dans tous les centres d’analyse à
l’aide des coefficients exprimés en pourcentages ou en fractions appelés clés de
répartition. On aboutit donc aux totaux primaires.
Exemples de clés de répartition : 25 %, 0,4 ; 1/3 ; 2/4…
A.3.2.3.3. Eléments de répartition secondaire
Les totaux primaires des centres auxiliaires sont vidés et répartis sur les centres
principaux toujours en fonction des clés de répartition. On aboutit donc aux totaux
secondaires.
N.B : Après la répartition secondaire, les totaux secondaires des centres auxiliaires
deviennent nuls.
A.3.2.3.4. Eléments d’achèvement du tableau de répartition
De façon complète, un tableau de répartition des charges indirectes s’achève avec les
éléments suivants :
A.3.2.3.4.1. Nature de l’Unité d’œuvre
L’unité d’œuvre est l’unité de mesure des activités dans les centres d’analyse.
Ex : Kg de matières 1ères achetées ; Kg de matières 1ères consommées ou utilisées ou
traitées, 2Kg de matières achetées, 4heures de main d’œuvre directe (HMOD), etc….
NB : Lorsque l’activité d’un centre d’analyse n’est pas mesurable par une unité
d’œuvre propre, la nature d’unité d’œuvre est appelée assiette de frais
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Exemples : 100 F d’achat, 1000 F de vente, 0,5F vendus, etc… et le coût de l’unité
d’œuvre est appelé taux d’assiette de frais ou taux de frais.
A.3.2.3.4.2. Nombre de l’Unité d’œuvre
Ce nombre est cherché à partir de la nature d’unité d’œuvre bien identifiée et bien
analysée pour chaque centre principal.
A.3.2.3.4.3. Coût de l’unité d’œuvre ou assiette de frais
Le coût de l’unité d’œuvre ou l’assiette de frais est la charge indirecte (le total
secondaire) par unité d’œuvre de chaque centre principal.
A.3.2.3.4.4. Frais résiduels de section
Ce sont des différences qui résultent des arrondis des coûts de l’unité d’œuvre ou
assiette de frais calculés.
NB :
a) Dans le silence des exercices, les coûts unitaires (CUO ; CMUP …)seront toujours
arrondis au centime ou au centième de francs le plus proche (2 chiffres après la
virgule)
b) Les FRS seront toujours arrondis aux entiers de francs les plus proches.
A.3.2.3.4.5. Inscription des éléments dans le TRCI
A.3.2.3.4.5.1. Tracé du TRCI
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A.3.2.3.4.5.2. Inscription des éléments dans le tracé du TRCI
Eléments Monts Centres auxiliaires Centres principaux Centre de structure
Transport Energie Appro Atelier Distrib. Administration
CF CV CF CV CF CV CF CV CF CV CF CV
Tot. prim.
CIR= Ur/Un
CFI=CFxCIR
DIR=CF-CFi
Tot après IR
Rép Sec.
- Transport
- Energie
Tot. Sec.
Nat. d’U.O
Nbre d’U.O
Coût d’U.O
A.3.3. Calcul du montant des charges indirectes de la CAGE de chaque centre
A.3.3.1. Répartition des charges indirectes de la CAGE entre les centres d’analyse
Chaque charge par nature est répartie entre les centres d’analyse à partir des clés de
répartition
A.3.3.1.1. Identification des clés de répartition des charges indirectes
A.3.3.1.1.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.3.3.1.1.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.3.3.1.1.3. Centres de structure
Pour chaque centre structure, sera affectée ou attribuée une clé de répartition (un
pourcentage ou une fraction)
A.3.3.1.2. Calcul des charges indirectes à affecter entre les centres
A.3.3.1.2.1. Centres auxiliaires
Les charges par nature seront tirées de la comptabilité financière (qui sera
généralement fournies ou disponibles dans l’exercice).
A.3.3.1.2.2. Centres principaux
Page 18 sur 171
Les charges par nature seront tirées de la comptabilité financière (qui sera
généralement fournies ou disponibles dans l’exercice).
A.3.3.1.2.3. Centres de structure
Les charges par nature seront tirées de la comptabilité financière (qui sera
généralement fournies ou disponibles dans l’exercice).
A.3.3.2. Répartition des charges indirectes de la CAGE entre les centres
d’analyse
A.3.3.2.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera calculé le montant de chaque charge par
nature en appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.3.3.2.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera calculé le montant de chaque charge par
nature en appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
A.3.3.2.3. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera calculé le montant de chaque charge par
nature en appliquant la clé de répartition identifiée pour ce centre.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A3.3.3. Calcul des totaux des charges indirectes de chaque centre
A3.3.3.1. Centres auxiliaires
Pour chaque centre auxiliaire, sera calculé le total des montants de chaque
charge par nature répartie.
Total charges indirectes d’un centre d’analyse = Charge fixe imputée + Charge
variable totale
A3.3.3.2. Centres principaux
Pour chaque centre principal, sera calculé le total des montants de chaque charge
par nature répartie.
Page 19 sur 171
Total charges indirectes d’un centre d’analyse = Charge fixe imputée +
Charge variable
A3.3.3.3. Centres de structure
Pour chaque centre de structure, sera calculé le total des montants de chaque charge
par nature répartie. Total charges indirectes d’un centre d’analyse = Charge fixe
imputée + Charge variable
Application: voir cas proposé par l’enseignant:
A3.4. Répartition des totaux des centres auxiliaires
A3.4.1. Identification des clés de répartition des centres auxiliaires
Pour le total calculé de chaque centre principal sera affectée une clé de répartition à
appliquer permettant de le répartir sur les centres principaux.
A.3.4.2. Calcul des charges indirectes à affecter aux centres principaux
A.3.4.2.1. Répartition simple
On répartit chaque centre auxiliaire sur les centres principaux en appliquant les clés de
répartition sur le total calculé de chaque centre auxiliaire.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A.3.4.2.2. Répartition avec prise en compte des prestations
Dans la répartition secondaire, les centres auxiliaires peuvent se donner entre eux des
charges ou des prestations. On parlera alors de prestations réciproques entre ces
centres auxiliaires
NB : Il faut toujours se limiter aux prestations réciproques entre deux (2) centres
auxiliaires.
A.3.4.3. Répartition des charges indirectes des centres auxiliaires entre les centres
principaux
On répartit chaque centre auxiliaire sur les centres principaux en appliquant les clés de
répartition sur le total calculé avec prise en compte des prestations entre les centres
auxiliaires.
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A.3.5. Calcul du coût de l’unité d’œuvre
A.3.5.1. Calcul des totaux secondaires des centres principaux
On fait la somme des montants du total de chaque centre auxiliaire affecté à chaque
centre principal.
A.3.5.2. Identification de la nature de l’unité d’œuvre
Pour chaque centre principal, on aura la nature d’unité d’œuvre clairement définie
dans l’exercice.
A.3.5.3. Calcul du nombre de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais
Le nombre de l’unité d’œuvre est calculé ou recherché à partir de la nature de l’unité
d’œuvre.
A.3.5.4.Calcul du coût de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais
Pour chaque centre principal, le coût de l’unité d’œuvre ou de l’assiette de frais est
calculé comme suit :
CUO =Total Secondaire du centre principal / Nombre de l’U.O du centre principal
A.3.5.5. Calcul des frais résiduels de section
Les FRS sont calculés comme suit :
FRS = Total Secondaire - Total à imputer et Total à imputer = CUO x Nombre d’UO
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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THEME B :
CALCULS DES COÛTS ET RESULTATS
ANALYTIQUES
B.1. Tenue des fiches de coûts de stock
Les biens achetés et fabriqués par les entités sont suivis périodiquement par la
tenue des fiches de coût de stock ou d’un compte d’inventaire permanent des
stocks (CIP).
B.1.1. Identification des différentes méthodes de valorisation du stock
Le SYSCOHADA révisé préconise deux (2) méthodes parmi tant d’autres pour
valoriser les stocks sortis : La méthode du coût moyen unitaire pondéré (CMUP)
et la méthode Premier entré, premier sorti (PEPS)
B.1.1.1. CMUP (Coût Moyen Unitaire Pondéré : fin de période et après
chaque entrée)
Les stocks sortis sont valorisés avec un CMUP calculé en fin de période avec
cumul du stock initial encore appelé CMUP unique ou avec un CMUP calculé
après chaque entrée encore appelé CMUP mobile.
Les formules de calcul
- CMUP en fin de période avec cumul du stock initial ou CMUP unique
CMUP unique = SI en valeur + ∑ Entrées (au coût d’achat ou au coût de production)
SI en quantité + Entrées en quantité
- CMUP après chaque entrée ou CMUP mobile
CMUP mobile = SI en valeur + ∑ Entrées (au coût d’achat ou au coût de production)
SI en quantité + Entrées en quantité
NB : La fiche de coût des stocks ou le compte d’inventaire permanent des stocks
doit obligatoirement être équilibré, ce qui permet d’écrire :
SI + Entrées (E) = Sorties (S) + SF
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Débit = Crédit
- Les biens ou les éléments achetés sont évalués (ou entrent en magasin ou en
stock) au coût d’achat.
- Les biens ou éléments fabriqués sont évalués (ou entrent en magasin ou en
stock) au coût de production.
B.1.1.2. PEPS (Premier entré, premier sorti)
Selon la méthode PEPS les sorties des biens du magasin sont effectués dans le
même ordre que les entrées et sont valorisées à leur coût d’entrée.
B.1.2. Tracé de la fiche
B1.3. Inscription des valeurs dans le tracé
Dates Libellés Entrées Sorties Stocks
Q Cu M Q Cu M Q Cu M
../../.. SI - - - - - - ……. ……. ……
../../.. . . . . . . . . .
../../.. . . . . . . . . .
../../.. . . . . . . . . .
../../.. . . . . . . . . .
../../.. . . . . . . . . .
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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NB :
- La fiche de coût des stocks ou le compte d’inventaire permanent des stocks
doit obligatoirement être équilibré, ce qui permet d’écrire :
SI + Entrées (E) = Sorties (S) + SF
Débit = Crédit
- Les différences d’inventaire :
Ce sont les différences qui découlent du stock final comptable ou stock final
théorique (SFT) et du stock final de l’inventaire extracomptable ou de
l’inventaire physique ou le stock final réel (SFR) qui ne sont pas souvent les
mêmes. Dans ce cas :
• Si SFR < SFT, la différence est un manquant (ou une perte) appelé Malis
d’inventaire et est porté au crédit du CIP d’où SI + E = S + SF + DIM
DIM : Différence d’Inventaire Manquant
• Si SFR > SFT, la différence est un excédent ou un surplus appelé Bonis
d’inventaire et se met au débit du CIP d’où
SI + E + DIE = S + SF
DIE : Différence d’Inventaire Excédent
NB :
- Les différences d’inventaire seront toujours évaluées au même coût que les
sorties.
- Les SFR sont généralement les SF donnés dans les exercices.
B.2. Calcul du coût d’achat des matières premières
Le coût d’achat est formé des charges directes et des charges indirectes
B.2.1. Identification des composantes du coût d’achat
Les charges directes sont composées du prix d’achat hors taxe (PAHT), des
charges directes d’achat et les charges indirectes d’achat constituent les charges
du centre d’analyse chargé des achats.
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B.2.2. Tracé du tableau de calcul du coût d’achat
Exemple de trois(3) matières : A, B et C
Eléments Matières A Matières B Matières C
Q Cu Montants Q Cu Montants Q Cu Montants
PAHT
Charges dir. d’achat
Charges indir.
d’achat
Coût d’achat
B.2.3. Inscription des valeurs dans le tracé
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.3. Elaboration du compte d’inventaire permanent
-Verticalement
Libellés Matières A Matières B Matières C
Q Cu Montants Q Cu Montants Q Cu Montants
Stock Initial
Entrées
Différence
Total
Sorties
Stock Final
Différence
Total
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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-Horizontalement (Pour la matière A par exemple)
Libellés Q Cu Montants Libellés Q Cu Montants
Stock Initial Sorties
Entrées Stock Final
Différence Différence
Total Total
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.4. Calcul du coût de production
Le coût de production est formé des charges directes et des charges indirectes
B.4.1. Identification des composantes du coût de production
Les charges directes sont composées du coût d’achat des matières et fournitures
consommées (sortie des stocks ou IP des matières), des charges directes de production
et des charges indirectes de production représentées par les charges du centre
d’analyse chargé de la production.
B.4.2. Tracé du tableau de calcul du coût de production
Eléments Matières A Matières B Matières C
Q Cu Montants Q Cu Montants Q Cu Montants
Coût d’achat des matières
Charges directes de production
Charges indirect. de production
Coût de production
B.4.3. Inscription des valeurs dans le tracé
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.5. Traitements des encours, produits résiduels, sous-produits
Les produits résiduels sont constitués des déchets et rebuts.
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- Les déchets sont des résidus de fabrication qui se détachent des matières au cours du
processus de fabrication. Exemples : Sciures de bois, les épluchures de manioc,
d’igname, d’oignon, etc…
- Les rebuts sont des produits principaux qui présentent des défauts de fabrication
(donc impropres à l’utilisation).
Exemples : Un livre avec les pages mélangées ou avec certaines pages omises
Un cahier avec les grandes lignes sans les interlignes
B.5.1. Traitement des encours
Un encours de production est un produit principal qui n’est pas complètement achevé
avant la fin de la période d’activité. C’est donc un produit qui consomme une partie
des charges de production de la période d’activité. On distingue :
- Les encours de début de période ou les encours initiaux (EI) :
Ce sont les produits dont la fabrication n’est pas achevée au cours de la période (N-1).
- Les encours de fin de période ou les encours finals ou finaux (EF) :
Ce sont les produits dont la fabrication n’est pas achevée au cours de la période (N).
B.5.1.1. Identification des éléments des encours
La production terminée (PT), la production équivalente (PE), le degré d’achèvement
(da), la consommation unitaire (C°U)et la consommation globale (C°G) concourent au
traitement des encours.
B.5.1.2. Notion du degré d’achèvement
Le degré d’achèvement (da) indique ou traduit la proportion ou le taux d’avancement
ou d’utilisation de chaque charge du coût de production ou élément coût de production
ou composante du coût de production des encours.
B.5.1.3. Evaluation du montant des encours
B.5.1.3.1 Evaluation globale
On considérera que les encours consomment globalement une fraction ou une
proportion (degré d’achèvement) des charges de production. L’évaluation sera faite en
calculant la production effective ou la production équivalente (PE).
Soient da1 : degré d’achèvement des Encours Initiaux
da2 : degré d’achèvement des Encours Finaux
PE = PT - EI x da1 + EF x da2
PE = PLT + EI(1-da1) + EF x da2
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Avec (1-da1) = degré d’inachèvement des EI
Ainsi la valeur (ou le coût de production) des encours sera calculée comme suit :
Coût de production EI ou Valeur EI =
Coût de production EF ou Valeur EF =
B.5.1.3.2 Evaluation des encours par composante du coût de production ou par
élément du coût de production ou par charge du coût de production
Cette évaluation se fait en considérant les degrés d’achèvement (da) par composante
du coût de production. En effet pour chaque élément du coût de production (matière
1ère, PSF ou PI, MOD et CI) on calcule la production équivalente avec un degré
d’achèvement.
Rappel
PE/charge = PT - EI x da1 + EF x da2
PE/charge = PLT + EI (1-da1) + EF x da2
A partir de la PE,je calculerai selon les besoins la consommation unitaire (C°U)
connaissant la consommation globale (C°G) et vice versa.
Consommation globale PE x C°U
etConsommation unitaire =
NB :
1) La consommation unitaire est la consommation de la charge du coût de production
ou de la composante du coût de production pour qu’une unité du produit (ou un kg du
produit) soit entièrement terminé
2) Les encours initiaux (EI) sont toujours évalués avec les consommations unitaires de
la période précédente (N-1).Mais si ces coûts unitaires (CU) ne sont pas disponibles
dans l’exercice, ils seront donc évalués avec les coûts unitaires de la période présente
(N).
3) Les encours finaux (EF) sont évalués avec les coûts unitaires de la période
présente(N).
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4) Pour les composantes du coût de production faisant l’objet de stockage (matière
1ère, PSF, PI, et CI), on utilise les coûts d’évaluation des sorties pour évaluer les
encours.
5) Les productions équivalentes (PE) des composantes du coût de production peuvent
être calculées dans un tableau appelé tableau d’équivalence qui peut se présenter
comme suit :
ELEMENTS PT -EI x da1 + (EF x da2) PE C°U C°G
PLT +EI(1-da1) + (EF x da2) PE C°U C°G
PSF ou PI
Matières 1ères
MOD
CI
6) Le tableau d’évaluation ou du calcul du coût de production des encours peut
se présenter comme
ELEMENTS EI EF
Nbrexda1xC°U Q CU M Nbrexda2xC°U Q CU M
PSF ou PI
Matières 1ères
MOD
CI
CX° des encours Nbre EI Nbre EF
Ainsi le coût de production des produits terminés pour la période sera calculée somme
suit dans le tableau :
CX° des produits terminés = coût de production de la période + Val ou Coût de
production des encours initiaux - Val ou Coût de production des encours finaux
B.5.2. Traitement des produits résiduels (déchets, rebuts)
Sur le plan comptable, les déchets et les rebuts sont traités de la même manière.
B.5.2.1. Traitement des produits résiduels utiles (ventes, réutilisation)
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Les produits résiduels utiles vendus ou réutilisés sont généralement estimés ou
valorisés d’une manière forfaitaire (calculer un coût de production de ces
produits résiduels utiles en tenant compte d’une décote forfaitaire).
Coût de production des produits résiduels utiles = PV estimé - Décote forfaitaire
Décote forfaitaire = (frais de distribution + marge bénéficiaire) tous
exprimés en fonction du prix de vente estimé ou prix de vente forfaitaire ou prix
de vente habituel ou prix voisin ou prix du marché.
Ce coût de production (ou la valeur) des déchets ainsi déterminé est :
Dans le cas où ces produits résiduels sont vendus sans traitement
complémentaire, déduit du coût de production des produits principaux dont ces
déchets proviennent.
Dans le cas où ces produits résiduels sont réutilisés par l’entité, déduit du
coût de production des produits principaux dont ces produits résiduels
proviennent puis
ajoutée au coût de production des éléments qui consomment ces déchets.
Dans le cas où ces produits résiduels sont vendus après traitement
complémentaire,
(Voir Section « SOUS-PRODUITS »)
B.5.2.2 Traitement des produits résiduels inutiles (non vendables)
Ces produits résiduels inutiles sont évacués ou ramassés ou enlevés de l’entité.
Si leur évacuation engendre ou occasionne des frais d’évacuation, ces frais
augmentent le coût de production des produits principaux dont ces déchets
proviennent.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.5.3. Traitement des sous-produits
Les sous-produits sont les produits secondaires obtenus au cours de la
fabrication du produit principal. Ils ne constituent pas l’objet principal de
l’activité de l’entité mais ils sont aussi importants que le produit principal à tel
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enseigne qu’il faut en déterminer un coût de production, un coût de revient et un
résultat analytique.
Ex: Le goudron obtenu dans la fabrication du pétrole, le tapioca obtenu dans la
fabrication du gari.
B.5.3.1 Evaluation ou calcul du coût de production des sous-produits
Les sous-produits subissent généralement un traitement complémentaire dans un
autre atelier (Atelier de traitement complémentaire ou dans un atelier spécial)
avant d’être vendus.
Le coût de production peut être calculé de deux (2) manières :
✓ Forfaitairement à partir d’une décote forfaitaire
ELEMENTS Q CU Mts
Prix de vente estimé Qté des SP At de traitement complém. PVu estimé A
Décote forfaitaire
Bénéfice -B
Frais de distribution -C
CX° des SP At de traitement complém Qté des SP At de traitement complém. - D
Charges de traitement complémentaire
*IP des matières -E
* MOD At de traitement complément. -F
* CI At de traitement complémentaire -G
Coût de production SP At principal ou Qté SP At principal ou Qté SP avant ∑
Coût de product° SP avant traitement traitement complémentaire
Application: voir cas proposé par l’enseignant
✓ Application d’un taux estimatif sur le coût de production total de l’atelier
principal ou à partir des relations mathématiques entre les coûts de production
du produit principal, des sous-produits et du coût de production total de
l’atelier.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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NB :
1) Les produits résiduels utiles vendables après traitement sont traités de la
même manière que les sous-produits.
2) En effet de façon générale, le coût de production du produit principal qui a
donné naissance aux encours de production, aux produits résiduels et aux sous-
produits sera calculé comme suit dans le tableau :
COÛT DE PRODUCTION DU PRODUIT PRINCIPAL
(Dans l’Atelier principal)
Eléments Q Cu Montants
IP des matières (Atelier principal) +A
MOD Atelier principal +B
CI Atelier principal +C
CX° Produits résiduels utiles vendus sans traitement complémentaire -D
CX° Produits résiduels utiles réutilisés -E
CX° Produits résiduels utiles vendus après traitement (Atelier principal) -F
ou CX° des sous-produits (Atelier principal)
CX° Produits résiduels inutiles évacués avec frais d’évacuation +G
CX° Encours initiaux +H
CX° Encours finaux +I
CX° du produit principal (Atelier principal) ∑
Applications générale d’illustration
B.6. Calcul du coût de distribution
B.6.1. Identification des composantes du coût de distribution
Le coût de distribution est composé des charges directes de distribution et des charges
indirectes de distribution.
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B.6.2. Tracé du tableau de calcul du coût de distribution
Eléments Q CU Montants
Charges directes de distribution
Charges indirectes de distribution
Totaux
B.6.3. Inscription des valeurs dans le tracé
Application: voir cas proposé par l’enseignant de l’enseignent
B.7. Traitement des emballages perdus dans le calcul des coûts
On distingue deux types d’emballages perdus dans le calcul des coûts : Les emballages
de conditionnement et les emballages de distribution.
B.7.1. Incorporation au coût de production
Le coût des emballages perdus (emballages de conditionnement) est incorporé au coût
de production des produits conditionnés.
B.7.2. Incorporation au coût de revient
Le coût des emballages perdus (emballages de distribution) est incorporé au coût de
production des produits vendus ou distribués.
B.8. Calcul du coût de revient
B.8.1. Identification des composantes du coût de revient
Le coût de revient est composé du coût de production des produits vendus ou
inventaire permanent(IP) des produits et du coût de distribution.
B.8.2. Tracé du tableau de calcul du coût de revient
Eléments Q CU Montants
IP des produits
Coût de distribution
Coût de revient
B.8.3. Inscription des valeurs dans le tracé
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Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.9. Détermination du résultat analytique : Unitaire, Global
• Détermination du coût de revient unitaire
Eléments Q CU Montants
IP des produits 1 CMUP
Coût de distribution
Coût de revient unitaire (CRu)
• Détermination du résultat analytique unitaire (RAu)
Il est calculé pour une unité ou un kg ou une commande du produit en faisant la
différence entre le prix de vente unitaire hors taxe et le coût de revient unitaire.
Eléments Q CU Montants
Prix de vente HT 1 PVu HT PVu HT
Coût de revient 1 - CRu
Résultat analytique unitaire 1 - Différence
• Détermination du résultat analytique global (RAG)
Eléments Q CU Montants
Prix de vente HT Qv PVu Qv. PVu HT
HT
Coût de revient Qv - Coût de revient
-
Résultat analytique Qv - DIFFERENCE
global
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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B.10. Rapprochement du résultat analytique et du résultat de la comptabilité
financière
Le rapprochement des deux résultats est facilité par un tableau appelé le tableau de
concordance.
TABLEAU DE CONCORDANCE
ELEMENTS SOMMES SOLDES
D C D C
I/ RESULTAT ANALYTIQUE GLOBAL (a-b) = A
(RAG) a
* Résultat analytique sur le produit P1 > 0 b
* Résultat analytique sur le produit P2 < 0
Report des résultats analytiques b a
II/ DIFFERENCES DE TRAITEMENTS CPTABLES (M-K)= B
* Charges non incorporables AO (CNI AO) c
* Charges supplétives d
* Charges de substitution e
* Différences sur achats et charges incorporables (> 0) f
* Différences sur achats et charges incorporables (< 0) g
* Différences d’inventaire excédent (au débit du CIP) h
* Différences d’inventaire manquant (au crédit du CIP)
i
* Frais résiduels de Section (>0)
j
* Frais résiduels de Section (<0)
k
* Valeurs Comptables des Cessions Courantes
l
d’Immobilisations (VCCCI)
m
*Produits des Cessions Courantes d’Immobilisat° (PCCI)
*Autres produits AO
n
Report des différences de traitements comptables
K M
III / AUTRES CHARGES ET PRODUITS (N-R) = C
*Charges non incorporables HAO (CNI HAO) o
*Produits HAO p
*Participation des travailleurs q
*Impôts sur les Sociétés (IS) r
Report des autres charges et produits N R
TOTAUX B+K+N a +M + R C (A + B)
Résultat Net de la Comptabilité Générale (RN) - - RN = (A+B) - C
NB :
IS = r = (A + B) + p – o x Taux d’Impôt. Taux d’impôt = 28 %
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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THEME C :
CALCUL DU RESULTAT ANALYTIQUE SUR
LES EMBALLAGES RECUPERABLES
Les stocks des emballages récupérables non identifiables (ERNI) suivent leur
comptabilité analytique propre et pour lesquels on déterminera si nécessaire un
coût d’achat, un coût de production et un résultat analytique (RA).
C.1. Elaboration du compte d’inventaire permanent des emballages
récupérables
C.1.1. Elaboration du compte d’inventaire permanent des emballages
récupérables en magasin
• Le CIP d’ERNI en magasin "33521"
Dates Libellés Q Cu Mt Dates Libellés Q Cu Mts
SI en magasin à son coût u Consignation CMUP
Achats CAuCX°u Locations CMUP
Productions CMUP Prêts CMUP
Déconsignations CMUP Mise au rebut CMUP
Ret. sur prêts CMUP Bris d’emballage CMUP
Ret. sur location Destructions CMUP
Pertes CUMP
Ventes directes CMUP
CMUP Stock Final (S.F)
DIE DIM CMUP
- TOTAUX - - TOTAUX -
DIE : Différence d’Inventaire Excédent et DIM : Différence d’Inventaire Manquant
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C.1.2. Elaboration du compte d’inventaire permanent des emballages
récupérables sortis
• Le CIP des ERNI sortis "33522"
Dates Libellés Q Cu Mt Dates Libellés Q Cu Mts
SI sortis à son coût u Déconsignations CMUP
Consignations CMUP Retour sur prêts CMUP
Locations CMUP Ret. sur location CMUP
Prêts CMUP Vente sur consig CMUP
Vente sur prêts CMUP
Vente sur locat° CMUP
Stock Final (S.F)
- TOTAUX - - TOTAUX -
NB : Les différences d’inventaires (manquants ou excédents) constituent une
différence de traitement comptable par conséquent elles sont traitées dans le tableau de
concordance (Rubrique II : Différences de traitements comptables).
C.2. Elaboration du compte de résultat des emballages récupérables
Le compte du Résultat Analytique (RA) sur les ERNI
Dates Libellés Q Cu Mts Dates Libellés Q Cu Mts
Ventes directes CMUP Ventes directes PVHTu
Ventes indirectes Ventes indirectes
*Sur consignation CMUP *Sur consignations PVHTu
*Sur location CMUP *Sur locations PVHTu
*Sur prêts CMUP *Sur prêts PVHTu
Mise au rebut CMUP Bonis HT sr déconsig. (1)
Destruction CMUP Location au PLHT PLHTu
Perte CMUP SD (Si TD >TC)
S.C (Si TC >TD)
- TOTAUX - - TOTAUX -
PVHT = (1) BONIS HT =
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MATIERE : GESTION PREVISIONNELLE
A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :
- Calculer les coûts réels, coûts préétablis et des écarts
- Analyser des écarts entre les coûts réels et les coûts préétablis
GENERALITES
La gestion prévisionnelle(GP) est la meilleure utilisation dans le futur des moyens dont
dispose l’entreprise pour une meilleure rentabilité.
Comme rôles, la GP :
- Prévoit les éléments de gestion
- Rapproche les prévisions aux réalisations
- Commenter les résultats
. Elle n’est pas forcement égale à la production normale.
Comme étapes de la GP, on a :
- L’élaboration des prévisions
- L’enregistrement des réalisations
- Le contrôle de réalisations et des prévisions pour dégager les écarts
- L’analyse des écarts en vue de dégager les responsabilités
Comme normes de la GP, on distingue :
• La production (Q)
On a :
- La production normale (Qn) :C’est la production de l’atelier selon la capacité
optimale de production des infrastructures mises en place.
- La production réelle (Qr) :C’est ce que l’atelier a effectivement ou réellement
fabriqué.
• L’activité (U)
On a :
- L’activité normale (Un) : C’est l’activité nécessaire à la production normale.
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- L’activité réelle (Ur) : C’est l’activité réellement mise en œuvre pour obtenir la
production réelle.
- L’activité préétablie (Up) : C’est l’activité nécessaire à prévoir pour la production
réelle.
Un Qn
Up = x Qr
Up Qr
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THEME A : PREVISION DES COÛTS
A.1. Prévision des charges (directes et indirectes)
A Chaque élément du coût de production est prévue une activité nécessaire à la
production.
A.1.1. Calcul du coût unitaire standard (ou fiche technique)
Elle consiste à calculer les consommations prévisionnelles de chaque élément du coût
de production pour une certaine quantité de la production normale.
Présentation type
Eléments Calcul Q Q Cu Montants
Produits SF ou Produits intermédiaires Un / Qn Cup Q x Cup
Matières 1ères Un / Qn Cup Q x Cup
Main Œuvre Directe (MOD) Un / Qn Cup ou Thp Q x Thp
Charges indirectes Un / Qn Cup (1) Q x Cup
Coût de production unitaire préétabli - 1 - ∑
(1)
Cup = Cuop = v + f
Avec v : Charges variables unitaires et f : Charges fixes unitaires
Application: voir cas proposé par l’enseignant
A.1.2. Etablissement du budget flexible
Le budget d’un centre d’analyse est le coût prévisionnel des activités pour ce
centre ou pour cette section de production.
Rappel : Budget = Y = vU + F
Le budget permet de calculer le coût standard de l’activité exprimée en unité
d’œuvre.
L’expression Y = vU + F est appelée l’équation du budget flexible.
Un budget flexible est le budget calculé ou présenté pour un centre d’analyse et
pour plusieurs niveaux d’activités.
A.1.2.1. Définition du budget flexible
Un budget flexible est le budget calculé ou présenté pour un centre d’analyse et
pour plusieurs niveaux d’activités.
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Le budget permet de calculer le coût standard de l’activité exprimée en unité
d’œuvre.
L’expression Y = vU + F est appelée l’équation du budget flexible.
A.1.2.2. Composantes du budget flexible
Le budget flexible est composé du coût variable total (CVT ou V) et de la
charge fixe totale (CFT ou F). CVT = vU et F = f x Un avec Un, l’activité
normale.
A.1.2.3. Etablissement du budget flexible
Niveau d’activités
Eléments U1 U2 U3 U4
Charges Variables (CV= vU)
Charges Fixes (F = f x Un)
Budget total Y= vU + F
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A.2. Calcul du coût préétabli
A.2.1. Définition du coût préétabli
Un coût préétabli est coût calculé à priori soit pour faciliter certains traitements
analytiques soit pour permettre le contrôle de gestion pour l’analyse des écarts.
A.2.2. Calcul des quantités, temps et activité préétablis
Pour chaque élément du coût de production ; on multiplie la quantité unitaire
préétablie par la production normale
A.2.3 Calcul du coût préétabli
Pour chaque élément du coût de production : charges directes (Produits semi-
finis ou Produits intermédiaires Matières 1ères, Main Œuvre Directe) et charges
indirectes, on aura :
Coût préétabli (Cp) = Coût unitaire préétabli (Cup) x Activité préétablie (Up)
Cp = Cup x Up Avec Up = x Qr
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THEME B : CALCUL ET ANALYSE DES
ECARTS SUR COÛT
B.1. Calcul des Ecarts sur coût
B.1.1. Définition de l’écart sur coût
L’écart sur coût est la différence entre le coût réel et le coût préétabli d’un élément du
coût de production par rapport à sa quantité réelle utilisée.
B.1.2. Calcul de l’écart global sur coût
B.1.2.1. Ecarts sur charges directes (Matière 1ère et MOD)
Ecart global sur charges directes (Matière 1ère)= Coût réel (CR) - Coût préétabli (CP)
Ecart global sur charges directes (MOD) = Coût réel (CR) - Coût préétabli (CP)
B.1.2.2. Ecarts sur charges indirectes
Ecart global sur charges indirectes = Coût réel (CR) - Coût préétabli (CP)
B.1.3. Interprétation de l’écart global sur coût
B.1.3.1 Interprétation de l’écart sur charges directes
Si Ecart global supérieur à zéro alors la prévision est défavorable
Si Ecart global inférieur à zéro alors la prévision favorable
B.1.3.2. Interprétation de l’écart sur charges indirectes
Si Ecart global supérieur à zéro alors la prévision est défavorable
Si Ecart global inférieur à zéro alors la prévision favorable
N.B :
Les trois (3) écarts globaux peuvent être calculés et interprétés dans un tableau
appelé tableau de comparaison des coûts ou tableau comparatif qui se présente
comme suit :
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Eléments Coûts Réels Coûts Préétablis (CP) Ecarts globaux
(CR)
Ur Cur Cur.Ur Calcul Up Cup Cup.Up Montants Interprétations
Up
Matières
MOD
CI
CX° Ur - ∑ - Ur - ∑ ∑
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B.2. Analyse de l’écart sur coût (algébrique et graphique par aires de rectangle)
B.2.1. Analyse de l’écart sur charges directes (matière et MOD)
L’écart global calculé sur chaque charge directe s’analyse en deux (2) sous écarts.
B.2.1.1.Calcul de l’écart sur quantité (ou temps2)
Ecart sur quantité (E/Qté) = (Qté réelle - Qté préétabli) x Coût unitaire préétabli
Ecart sur temps (E/Tps) = (Temps réel - Temps préétabli) x Taux horaire préétabli
Les heures chômées sont des heures prévues pour la fabrication et qui ont été
improductives pour des raisons diverses comme panne, grève….
Les heures productives sont des heures qui correspondent à un travail effectif.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.2.1.2. Calcul de l’écart sur coût unitaire (ou taux horaire)3
Ecart sur coût unitaire (E/Coût) = (Coût unitaire réel - Coût unitaire préétabli) x Qté
réelle
• Analyse de l’écart sur taux horaire (E/Th) sans les heures supplémentaires
Ecart sur taux horaire (E/Th) = (Taux horaire réel-Taux horaire préétabli) x Temps réel
• Analyse de l’écart sur taux horaire (E/Th) avec les heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont des heures effectuées en dehors des heures
normales de travail. Ces heures sont rémunérées à un taux majoré.
En présence des heures supplémentaires, l’écart sur taux horaire sera analysé en
deux sous-écarts.
2
Tenir compte également de l’analyse des écarts sur temps chômés
3
Tenir compte également de l’analyse des écarts sur les heures supplémentaires
Page 43 sur 171
Rappel :EG/MOD = E/Th + E/tps
Avec les heures supplémentaires : E / Th = (E / Thr ou E / Thn) + E / Ths
E / Thr = (Thr -Thp) Trn
E / Ths = (Ths - Thp) Ts
Trn (Temps réel normal) = Les heures payées au Thr ou au Thn ; Trn = Tr -
Ts
Ts = Temps supplémentaires ou heures supplémentaires
Ths= Thr + Thr x tm Ths = Thr (1 + tm)
Avec tm, le taux de majoration des heures supplémentaires.
• Analyse de l’écart sur temps chômés.
L’analyse de l’écart sur temps chômés amène à distinguer les heures productives
(HP) et les heures improductives (IP).
Tableau d’analyse
Sous-écarts Formules Calculs Montants Observations
E/ Taux horaire
E / Thr ( Thr – Thp ) Trn
E / Ths1 (Ths1- Thp )Ths1
E / Ths2 (Ths2 - Thp ) Ths2
E / Ths3 (Ths3 - Thp ) Ths3
E / Taux horaire -
E / Tps (Tr - Tp) Thp
EG / MOD - -
Analyse de l’écart sur temps chômés ou heures chômées.
Sous-écarts Formules Cal Mtants Observ.
E/ Heures Productives (E/HP) (Tps productifs -Tps préétablis) x Thp
E/ Heures Improductives (E/HI) (Tps chômés-Tps chômés préétablis) x Thp
EG / MOD - -
Application: voir cas proposé par l’enseignant
B.2.2. Analyse de l’écart sur charges indirectes
L’écart global calculé sur charges indirectes s’analyse en trois sous écarts.
B.2.2.1. Calcul de l’écart sur budget
Ecart sur Budget = (Coût unitaire réel - Coût unitaire budgété) x Activité réelle
B.2.2.2. Calcul de l’écart sur activité (vérification par la méthode de l’imputation
rationnelle)
Page 44 sur 171
Ecart sur Activité = (Coût unitaire budgété - Coût unitaire préétabli) x Activité réelle
L’écart sur Activité (E/A) peut être vérifié par la méthode de l’imputation rationnelle
des charges fixes.
Ecart sur Activité (E/A) = Différence d’imputation rationnelle des charges fixes (DIR)
(E/A) = CF (1- CIR).
B.2.2.3 Calcul de l’écart sur rendement
L’écart sur rendement = (Activité réelle – Activité préétablie) x Coût unitaire préétabli
B.5. Interprétation des écarts issus de l’analyse (favorable/ défavorable)
Si Ecart global supérieur à zéro alors la prévision est défavorable
Si Ecart global inférieur à zéro alors la prévision favorable.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
N.B : Les écarts globaux peuvent être aussi analysés et interprétés en leurs différents
sous écarts dans des tableaux.
Analyse de l’écart sur charges directe Matières 1ères
Sous-écarts Formules Calculs Montants Interprétations
Ecart/Quantité (Ur-Up) x Cup
Ecart/Coût (Cur-Cup) x Ur
EG/Matières 1ères - -
Analyse de l’écart sur charges directe MOD
Sous-écarts Formules Calculs Montants Interprétations
Ecart/Temps (Tr-Tp) x Thr
Ecart/Taux horaire (Thr-Thp) x Tp
EG/MOD - -
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Analyse de l’écart sur charges indirectes
Sous-écarts Formules Calculs Montants Interprétations
Ecart/Budget (Cur-Cub) x Ur
Ecart/Activité (Cub-Cup) x
Ur
Ecart/Rendement (Ur-Up) x Cup -
EG/CI - -
Ou
Analyse de l’écart sur charges indirectes
Sous-écarts Formules Calculs Montants Interprétations
Ecart/Budget (Cur x Ur) – (vUr + F)
Ecart/Activité (vUr + F) – (Cup x Ur)
Ecart/Rendement (Cup x Ur)x (Cup x Up) -
EG/CI - -
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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THEME C : ETABLISSEMENT DES BUDGETS
L’élaboration des budgets permet à l’entité une bonne coordination et une bonne
préparation prévisionnelle des activités surtout sur le plan financier.
C.1. Identification des types de budget
C.1.1. Définition de budget
Un budget est une prévision des recettes et des dépenses des activités d’une
entité pour une période déterminée.
L’analyse budgétaire est l’opération caractéristique de l’activité économique
d’une entreprise basée sur l’élaboration des budgets. Elle donc en compte :
- Le système budgétaire mis en place,
- La gestion budgétaire mise en place,
- Les différents types de budget d’une entreprise.
C.1.2. Identification des types de budget
C.1.2.1. Budgets déterminants
Les budgets déterminants sont les budgets principaux d’une entité. Ils
conditionnent ou coordonnent donc les autres budgets de l’entité.
C.1.2.1.1. Budget des ventes
Le budget des ventes consiste à évaluer les ventes futures en quantité et en
valeur, sources de recettes indispensables au fonctionnement de l’entité.
C.1.2.1.2. Budget de production
Le budget de production est la représentation finale et chiffrée prévisionnelle de
l'activité productive d’une entité.
C.1.2.2. Budgets résultants
C.1.2.2.1. Budget des approvisionnements
Le budget des approvisionnements est l’estimation des dépenses prévisionnelles
des activités d’approvisionnement ou d’achat des intrants (matières et
fournitures) d’une entité.
Page 47 sur 171
Le budget des approvisionnements a pour but d’assurer pour les marchandises et
les matières achetées une gestion optimale des stocks en évitant leur rupture ou
leur gonflement excessif.
C.1.2.2.2. Budget des investissements
Un budget d'investissement correspond aux dépenses affectant le patrimoine
d'une entité dans le but de remodeler son cycle d’exploitation.
C.1.2.2.3. Budget de la TVA
Le budget de TVA récapitule les prévisions de TVA à décaisser ou de crédit de
TVA à reporter pour les mois à venir. Il est donc établi en confrontant les TVA
collectées ou facturées et les TVA récupérables ou déductibles.
C.1.2.2.4. Budget de fonctionnement
Le budget de fonctionnement est une enveloppe budgétaire attribuée par l'agence
à un établissement public ou privé conventionné pour un exercice financier.
Le montant du budget attribué de l'année précédente ou tout autre montant établi
par l'agence est la base servant au calcul des composantes budgétaires.
C.1.2.2.5. Budget de synthèse ou de trésorerie
C’est l’ensemble des recettes et dépenses prévisionnelles AO et HAO d’une
entreprise. L’élaboration de ce budget tient compte du bilan de l’entreprise de
l’année N-1, de l’ensemble des budgets établis en fonction des modes et délais
de règlement des créances et des dettes.
Le budget de trésorerie est généralement scindé en 3 parties :
- Le budget des recettes ou des encaissements,
- Le budget des dépenses ou des décaissements et
- Le budget de synthèse ou le budget de Trésorerie.
C.1.2.2.5.1. Budget des encaissements
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Ce budget enregistre toutes les opérations prévisionnelles qui permettront les
encaissements (les entrées des fonds dans les caisses de l’entité) ; donc
enregistre les recettes prévisionnelles.
C.1.2.2.5.2. Budget des décaissements
Ce budget enregistre toutes les opérations prévisionnelles qui permettront les
décaissements (les sorties des fonds des caisses de l’entité) ; donc enregistre les
dépenses prévisionnelles.
C.1.2.2.5.3. Budget de synthèse ou de trésorerie
Il récapitule les recettes (budget des encaissements) et les dépenses (budget des
décaissements) et donne la situation finale prévisionnelle de la trésorerie de
l’entreprise.
C.2. Eléments constitutifs du budget
C.2.1. Budgets déterminants
C.2.1.1. Budget des ventes
Le budget des ventes comportent les quantités vendues et les prix de vente
unitaire HT ou TTC pour dégager ou pour calculer le chiffre d’affaires total HT
ou TTC de chaque mois de la période considérée.
C.2.1.2. Budget de production
Le budget de production comporte les quantités à produire et les coûts de
production unitaire pour dégager ou pour calculer le coût total de production de
chaque mois de la période considérée.
C.2.2. Budgets résultants
C.2.2.1. Budget des approvisionnements
Le budget des approvisionnements comporte tous les achats à effectuer par
l’entité avec les quantités et les coûts d’achats unitaires de chaque mois de la
période considérée.
C.2.2.2. Budget des investissements
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Le budget des investissements comprennent essentiellement des opérations qui
se traduisent par une modification de la consistance ou de la valeur du
patrimoine de l’entité : Achats de matériels durables, construction ou
aménagement de bâtiments, travaux d'infrastructure et acquisition de titres.
Le budget reprend les informations du plan d'investissement en les détaillant par
responsable opérationnel afin de suivre un suivi administratif de l'engagement
des dépenses.
C.2.2.3. Budget de la TVA
Ce budget est établi avec les TVA collectées ou facturées et les TVA
récupérables ou déductibles pour dégager la TVA à payer à l’Etat ou le crédit de
TVA.
C.2.2.4. Budget de fonctionnement
La section de fonctionnement regroupe l’ensemble des dépenses courantes
et ordinaires qui doivent être couvertes par des recettes régulières et
permanentes
Dépenses : personnel, alimentation, assurances, consommation d’eau, produits
d’entretien, intérêts des emprunts, entretien du patrimoine, indemnité de
fonction…
Recettes : fiscalité locale, location de bâtiments, produits des services, dotation
globale de fonctionnement de l’Etat…..
C.2.2.5. Budget de synthèse ou de trésorerie
C.2.2.5.1. Budget des encaissements
Le budget des encaissements comporte les opérations permettant ou entrainant
les entrées des fonds dans les caisses de l’entité (les opérations des recettes
d’exploitation ou AO et des recettes hors exploitation ou HAO) pour dégager les
recettes totales de la période prévisionnelle considérée.
C.2.2.5.2. Budget des décaissements
Le budget des décaissements comporte les opérations permettant ou entrainant
les sorties des fonds des caisses de l’entité (les opérations des dépenses
Page 50 sur 171
d’exploitation ou AO et des dépenses hors exploitation ou HAO) pour dégager
les dépenses totales de la période prévisionnelle considérée.
C.2.2.5.3. Budget de synthèse ou de trésorerie
Ce budget est élaboré avec le budget des encaissements, le budget des
décaissements et la situation initiale de la trésorerie pour dégager le solde fin de
la période prévisionnelle ou la trésorerie finale prévisionnelle de l’entité.
C.3. Etablissement des budgets
Pour l’établissement des budgets, considérons une période prévisionnelle
d’activité de six (6) mois dans une entité.
C.3.1. Budgets déterminants
C.3.1.1. Budget des ventes
Présentation type
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Eléments
Quantités vendues
Prix de vente unitaire HT
Vente totales HT
TVA 18 %
Vente totales TTC
Application: voir cas proposé par l’enseignant
C.3.1.2. Budget de production
Présentation type
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Eléments
Quantités produites
Charges directes de production unitaire
Charges indirectes de production unitaire
Coût de production total
Application: voir cas proposé par l’enseignant
C.3.2. Budgets résultants
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C.3.2.1. Budget des approvisionnements
Présentation type
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Eléments
Quantités achetées
Prix d’achat unitaire
HT
Achats totaux HT
TVA 18 %
Achats totaux TTC
C.3.2.2. Budget des investissements
Voir budget des encaissements et le budget des décaissements
C.3.2.3. Budget de la TVA
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Eléments
TVA due (Bilan)
TVA facturées ou TVA collectées
TVA récupérables ou déductibles
TVA due TVA à payer ou Crédit de TVA
TVA à payer ou TVA due = TVA facturée"443" - TVA récupérable "445
Si "443" - "445" > 0 TVA due "4441"
Si "443" - "445" < 0 Crédit de TVA "4449"
C.3.2.4. Budget de fonctionnement
Voir budget des encaissements et le budget des décaissements
C.3.2.5. Budget de synthèse ou de trésorerie
Page 52 sur 171
C.3.2.5.1. Budget des encaissements
Présentation type
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Créances
Eléments
Recettes
d’exploitation(AO)
Ventes au comptant
Règlements des clients ou
Encaissements reçus des clients
Autres recettes d’exploitation
TOTAL (1)
Recettes hors exploitation
Apports en capital
Emprunts et Subvention
Ventes d’immobilisations
Autres recettes HAO
TOTAL (2)
TOTAL RECETTES (1) + (2)
Application: voir cas proposé par l’enseignant
C.3.2.5.2. Budget des décaissements
Présentation type
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Dettes
Eléments
Dépenses d’exploitation
Achats au comptant
Paiement aux fournisseurs
Paiement salaires, TVA
Charges patronales
Autres dépenses d’exploitation
TOTAL (1)
Dépenses hors exploitation
Investissements
Remboursements des emprunts
Paiements dividendes
Autres dépenses HAO
TOTAL 2
TOTAL DEPENSES (1) + (2)
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Remarque
Le budget des investissements et le budget de fonctionnement étant constitués
des flux de recettes et des flux de dépenses, ces budgets se retrouveront en partie
dans le budget des encaissements et en partie dans le budget des décaissements.
Application: voir cas proposé par l’enseignant
C.3.2.5.3. Budget de synthèse ou de trésorerie
Présentation type
Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin
Eléments
Total des recettes (1)
Total des dépenses (2)
Soldes prévisionnels (1) - (2) = (3)
Solde début du mois (4)
Soldes fin du mois ou Trésorerie finale(5)
Solde réel constaté (6)
Ecart (6) - (5)
Application: voir cas proposé par l’enseignant
Conclusion sur la trésorerie finale ou Interprétation de la trésorerie finale
- Si la trésorerie finale > 0, l’entité doit prévoir les modes de financement ou les
modes de placements les plus adéquats ou les plus fructueux.
- Si la trésorerie finale < 0, l’entité doit prévoir les besoins à financer à court
terme et prévoir aussi à chercher les sources de financement nécessaires
rassurantes.
C.4. Etablissement des états financiers prévisionnels
Il s’agit du compte de résultat prévisionnel et du bilan prévisionnel.
C.4.1.Compte d’exploitation prévisionnel ou de résultat prévisionnel
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Le compte de résultat prévisionnel regroupera les charges (AO et HAO)
prévisionnelles au débit et les produits (AO et HAO) prévisionnels au crédit en
vue de dégager un solde qui est le résultat prévisionnel de la période considérée.
Présentation type
Charges Montants Produits Montants
. .
. .
. .
. .
. .
. .
- -
Solde Créditeur Solde Débiteur
(Si Total Crédit > Total Débit) (Si Total Débit > Total Crédit)
TOTAL TOTAL
Application: voir cas proposé par l’enseignant
C.4.2. Bilan prévisionnel
Le bilan prévisionnel qui sera établi à partir des données du bilan initial et des
différents budgets obtenus pour dégager le même résultat prévisionnel du
compte résultat prévisionnel.
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Présentation type
ACTIF Montants Amort/Prov Montants PASSIF Montants
bruts nets
TOTAL AI TOTAL
CAPRORA
TOTAL TOTAL DEFIRA
ACIR
TOTAL RES.
STA.
TOTAL
TRES ACTIF
- - - - TOTAL PACIR
- - - -
- - - - TOTAL TRES
PASSIF
TOTAL TOTAL PASSIF
ACTIF
Application: voir cas proposé par l’enseignant
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MODULE :
ANALYSE DE L’ACTIVITE ORDINAIRE
Page 57 sur 171
Introduction générale
L’analyse de l’exploitation portera essentiellement sur l’analyse des produits et
charges. Cette analyse de l’exploitation débouchera sur la détermination du
résultat AO. Si la CAGE reclasse les charges incorporables aux coûts en charges
directes et charges indirectes pour la détermination du résultat, l’analyse de
l’exploitation prône un reclassement des charges totales en charges variables et
charges fixes.
L’analyse de l’exploitation nécessite la présentation de certains tableaux dans
lesquels les charges seront reclassées soit par nature, soit par fonction, soit en
charge variable et en charge fixe.
Quelque soit la présentation, on doit aboutir au même résultat plus précisément
le résultat des activités ordinaires.
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THEME A : ETABLISSEMENT DU TABLEAU D’ANALYSE
DIFFERENTIELLE DES ACTIVITES ORDINAIRES
A1. Etablissement du tableau de reclassement des charges
L’établissement du tableau de reclassement des charges nécessite l’identification des types de
charges et leur reclassement par fonction.
A1.1. Identification des charges variables
Ce sont des charges qui varient suivant le niveau d’activité. Elles varient proportionnellement
à la variation du niveau d’activité. Les charges variables sont donc plus importantes quand
l’activité croit et moins importante lorsque l’activité de l’entité décroit.
A1.2. Identification des charges fixes
Ce sont des charges indépendantes du niveau d’activité lorsque la structure de l’entité ne
change pas.
Exemple : Amortissement, loyer, salaire versé aux employés, prime d’assurance.
L’installation de l’entité engendre automatiquement ces frais ou charges. Les charges fixes
sont liées à la structure de l’entité.
En effet, les charges fixes ne sont fixes que lorsque la structure de l’entité reste stable. Une
modification de structure entraîne une section de charges fixes. On dit que les charges fixes
varient par paliers.
A2. Etablissement du tableau différentiel des activités ordinaires
A2.1. Calcul des charges par fonction
Les charges par nature sont d’abord reclassées par fonction dans un tableau de reclassement.
On entend par fonction un regroupement de tâche homogène permettant d’accomplir une
opération. Le tableau concernant le reclassement des charges par fonction est appelé tableau
d’exploitation fonctionnelle des activités ordinaires (TEFAO).
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MODELE DU TABLEAU DE RECLASSEMENT
Charge par nature Montants Reclassement par fonction
Achats Production Vente Administration
EXEMPLE DE CHARGES
Fourniture de bureau
Transports
Services extérieurs
Impôts et taxes
Charges de personnel
Frais financier
Dotations aux amortissements
TOTAUX
A2.2. Calcul du chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires représente l’ensemble des ventes de biens et services réalisé
par une entité au cours d’une période donnée. Selon le SYSCOHADA Révisé, le
chiffre d’affaires est composé de quatre éléments à savoir :
- les ventes de marchandises ;
- les ventes de produits fabriqués ;
- les travaux et services vendus ;
- les produits accessoires.
C’est un indicateur capital car c’est autour du chiffre d’affaires que se grèvent
toutes les charges.
A.2.3.Elaboration du tableau différentiel des activités Ordinaires
Le tableau d’exploitation issu de ce reclassement est appelé Tableau
d’Exploitation Différentielle des activités ordinaires (TEDAO). La présentation
du TEDAO tient compte de la variabilité des charges. Les charges par nature
doivent être reclassées en charges variables et en charges fixes. On aura les
Page 60 sur 171
charges variables d’achats et de vente (cas d’une entité commerciale) et les
charges variables de production (cas d’une entité industrielle).
NB :
1) Lorsqu’il existe la vente des emballages récupérables, il doit être calculé le
résultat sur emballage
a- S’il est positif, il vient en diminution du coût variable total.
b- Si le résultat sur emballage est négatif, il vient en augmentation du coût
variable total.
2) Lorsqu’il existe les autres produits :
a- Ils viendront en augmentation de la marge sur coût variable s’ils sont
variables.
b- S’ils sont fixes, ils viendront en diminution des charges fixes brutes pour
donner les charges fixes nettes.
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IV-1 Cas d’une entité commerciale
Chiffre d’affaires brut a
Réduction sur vente (réduction accordée) -b
Chiffre d’affaire net c
Achats bruts d
Réductions obtenues -e
Achats nets f
Frais variables d’achats 4 g
Coût variable d’achat des marchandises achetées h
-Variation de stock i
Coût variable d’achat des marchandises vendues j
Frais variables sur vente k
Résultat sur emballages l
Coût variable m - -m
MARGE SUR COUT VARIABLE
n
Autres produits
o
Charges fixes
-p
R.A.O
q
* Si les autres produits sont fixes :
MARGE SUR COUT VARIABLE n
Charges fixes brutes u
Autres produits fixes -v
Charges fixes nettes w -w
RAO x
4
Si ces frais ne sont pas inclus dans le compte d’achat
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IV-1 Cas d’une entité industrielle
Chiffre d’affaires brut a
Réduction sur vente (réduction accordée) -b
Chiffre d’affaire net c
Achats bruts de matières premières d
Réductions obtenues -e
Achats nets de matières premières f
Frais variables d’achat5 g
Coût variable d’achat des matières premières achetées h
-Variation de stock de matières premières i
Coût variable d’achat des matières premières consommées J
Frais variables de production k
Coût de production des produits fabriqués l
-Variation de stock de produits finis m
Coût de production des produits finis vendus n
Frais variables de vente o
Coût variable p -p
q
MARGE SUR COUT VARIABLE
R
Autres produits
-s
Frais administratifs
T
R.AO
5
Si ces frais ne sont pas inclus dans le compte d’achat
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THEME B : DETERMINATION DU SEUIL DE RENTABILITE ET DE
LA DATE CRITIQUE
B1. Détermination du seuil de rentabilité
B1.1. Définition du seuil de rentabilité 6
Le seuil de rentabilité (SR) ou le chiffre d’affaires critique (CAC) est la valeur
des ventes pour laquelle l’entité ne réalise ni perte, ni bénéfice. A partir de ce
chiffre d’affaires, l’exploitation commence par être rentable. Toute vente en
dessous du seuil de rentabilité génère une perte.
B1.2. Calcul du seuil de rentabilité en valeur
Soit k une constante et est appelé taux de marge sur coût variable; CF le montant
des charges fixes.
M / CV
=k
CA
CF CF CF * CA
CAC = = = CAC = SR =
CA * CF
ou =
CF
k M / CV M / CV M / CV k
CV
B1.3. Calcul du seuil de rentabilité en quantité
Première méthode : Le SR n’est pas connu en valeur
Avec
CF CF PVu = prix de Vente unitaire
Q* = =
m / CVu PVu − CVu CVu = charge variable unitaire
CVu ou v = CVT
Qté totale vendue
6
Encore appelé point mort ou chiffre d’affaires critique.
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Deuxième méthode : On connaît le SR en valeur
SR en valeur
Q* =
PV unitaire
B2. Détermination de la date critique
B2.1. Définition de la date critique
La date critique est la date à laquelle le SR est atteint.
B2.2. Calcul de la date critique
a- Pour une activité régulière
Soit x le temps mis pour atteindre le SR, P la période de fonctionnement c'est-à-
dire la durée de l’exercice.
CA → P SR * P
X =
CA
SR → X
b- Pour une activité irrégulière
Dans ce cas on procède par interpolation pour déterminer le nombre de jours ou
le nombre de mois correspondant au SR.
L’interpolation se fait à partir du chiffre d’affaires cumulées.
B3. Détermination graphique du seuil de rentabilité
B3.1. Application des méthodes de détermination graphique du seuil de
rentabilité
B3.1.1.1ère méthode : RAO = 0 (zéro)
R = CA – CV- CF
= M/CV – CF
R = k*CV – CF
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Posons:
x : le CAF ; F : le montant des CF ; Y : la droite du RAO
Ainsi on a :
Y = kx - F
NB : Le SR est atteint si Y = 0
B3.1.2.2ème méthode : Marge sur coût variable = charge fixe
On sait que RAO = M/CV – CF. Le CAC est atteint si RAO = 0
M/CV – CF = 0 M/CV = CF
Posons:
Y1 : La droite de la M/CV
Y2 : La droite du coût fixe
Y1 = kx Y2 = F
Le seuil de rentabilité est atteint si Y1 = Y2
B3.1.3.3ème méthode : seuil de rentabilité ou chiffre d’affaires = Charges
variables + charges fixes
Y1= CA ; Y2= total des charges
Y2= CV + CF
Exprimons les CV en fonction du CAF et de la M/CV. On sait que M/CV = CA-
CV CV = CA- M/CV or M/CV = k*CA CV = CA-kCA = (1-k)*CA
Y2 devient :
Y2 = (1 – k)x + F
Y1 = x
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B3.2. Détermination graphique du seuil de rentabilité selon chacune des
méthodes
1ère méthode : RAO = 0 (zéro)
Y = 0,4x-7,5M
7,5M
6M
Zone de profit
4,5M
7,5M 15M 22,5M 30M 37,5M x
3M
Zone de perte
1,5M CAC = 18 750 000
-1,5M
ème
2-3M méthode : Marge sur coût variable = charge fixe
-4,5M
Y1 = 0,4x
-6M
Zone de profit
-7,5M
Y2 = 7,5M
Zone de perte
CAC
0 7,5M 15M 18,75M 22,5M 30M x
10,5M
9M
7,5M
6M
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4,5M
3M
3ème méthode : seuil de rentabilité ou chiffre d’affaires = Charges variables + charges
fixes
Y1 = x
Y = 0,6x+7,5M
y Zone de profit
Zone de perte
30M
CAC
0 7,5M 15M 18,75M 22,5M 30M x
22,5M
15M
7,5M
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THEME C : INTERPRETATION DU SEUIL DE RENTABILITE ET DE
LA DATE CRITIQUE
C1. Interprétation du seuil de rentabilité en valeur
Le seuil de rentabilité en valeur est le montant des ventes qui permet à
l’entreprise de couvrir exactement ses charges donc, de réaliser un profit nul.
C2. Interprétation du seuil de rentabilité en quantité
Le seuil de rentabilité en volume est la quantité minimale que l’entreprise peut
vendre pour ne pas réaliser de perte.
C3. Interprétation de la date critique
La date critique est la date à laquelle le seuil de rentabilité en valeur ou en
quantité est atteint.
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THEME D : DETERMINATION ET INTERPRETATION DE LA
MARGE ET DE L’INDICE DE SECURITE
D1. Détermination de la marge de sécurité
D1.1 Définition de la marge de sécurité
La marge de sécurité indique le montant maximum de baisse du chiffre
d’affaires qui ne rend pas l’exploitation déficitaire.
D1.2. Calcul de la marge de sécurité
La MS est la différence entre le CA et le SR
MS = CA - SR
D1.3. Interprétation de la marge de sécurité (MS)
La MS signifie que le Chiffre d’Affaires de l’entreprise peut baisser dans la
limite de la marge de sécurité sans qu’elle ne réalise de perte. Autrement dit, si
le Chiffre d’Affaires baisse de plus de MS, l’exploitation devient déficitaire
D2 Détermination de l’Indice de sécurité
D2.1 Définition de l’indice de sécurité
L’indice de sécurité indique le pourcentage maximum de baisse du chiffre
d’affaires qui ne rend pas l’exploitation déficitaire.
L’indice de sécurité est encore appelé :
- Ratio d’efficience
- Indice d’efficacité
- Taux de dépassement
Page 70 sur 171
D2.2. Calcul de l’indice de sécurité
C’est le rapport de la marge de sécurité par le chiffre d’affaires.
MS CA − SR
IS = *100 ou IS = *100
CA CA
D2.3. Interprétation de l’indice de sécurité
L’indice de sécurité signifie que si le chiffre d’affaire baisse plus que le
pourcentage de l’indice de sécurité, l’activité devient déficitaire.
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THEME E : DETERMINATION ET INTERPRETATION DES
RATIOS D’EXPLOITATION
E1. Détermination des ratios
E1.1. Définition d’un ratio
Un ratio est un rapport entre deux grandeurs.
L’étude des ratios permet de suivre et de mesurer l’évolution des performances
économiques et financières ainsi que celle des structures de l’entité dans le
temps. Elle permet également de mesurer le risque de défaillance.
E1.2. Calcul des ratios d’exploitation
E1.2.1. Indice de prélèvement
L’indice de prélèvement (noté IP) représente le pourcentage de chiffre d’affaires
permettant de couvrir les charges fixes.
CF
IP = * 100
CA
Il est évident que plus cet indice sera élevé c’est-à-dire proche de 1, plus le seuil
de rentabilité sera difficilement atteint. Au-delà de 1, il vaut mieux renoncer à la
production du produit.
E1.2.2 Levier opérationnel ou coefficient d’élasticité
Il met en comparaison le taux d’accroissement du résultat R et le taux
d’accroissement du CA. Il traduit la variation du résultat suite à une variation du
chiffre d’affaires.
Il est donné par la formule suivante :
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R CA
LO = /
R CA
E1.2.3. Ratio ou taux de rotation
Le TR signifie le nombre de fois que le stock moyen a été renouvelé durant la
période d’activité.
Stock vendu en Qté
TR =
Stock moyen en Qté ou
Stock vendu au CA
TR =
Stock moyen au CA
ou
Stock vendu au PV
TR =
Stock moyen au PV Avec
SI + SF SJanvier + .........+ SDécembre
Stock moyen = ou SM =
2 12
E1.2.4. Durée de rotation des stocks
Il s’agit du temps de séjour des stocks en magasin avant leur utilisation selon
leur destination.
La durée moyenne de stockage concerne:
- les marchandises
- les de matières
- les produits
Durée = (Stock moyen / (Coût d’achat des marchandises vendues ou Coût
d’achat des matières consommées ou Coût de production des
produits))*360 jours
E1.2.5. Durée crédit fournisseur
Il s’agit de la durée qui sépare la facturation au client et celle du paiement.
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Durée = ((Créances clients sauf 4191 + Effets escomptés non échus) /
Chiffre d’affaires toutes taxes comprises))*360 jours
E1.2.6. Durée crédit client
Durée = ((Dettes fournisseurs sauf 409) / Achats ou consommations en
provenance de tiers toutes taxes comprises))*360 jours
E2. Interprétation des ratios d’exploitation
E2.1. Indice de prélèvement
L’indice de prélèvement signifie le montant du chiffre d’affaires qui permet de
couvrir les charges fixes.
E2.2. Levier opérationnel ou coefficient d’élasticité
Il permet d’apprécier la sensibilité du résultat suite à une variation du chiffre
d’affaires.
E2.3. Ratio ou taux de rotation
Il traduit le nombre de fois que le stock a été renouvelé.
E2.4. Durée de rotation des stocks
Il permet d’apprécier le temps de séjour des stocks en magasin. Plus cette durée
augmente, plus elle occasionne les problèmes de gestion des stocks.
E2.5. Durée crédit fournisseur
Le crédit fournisseur illustre la durée accordée par les fournisseurs pour le
règlement des achats. Plus cette durée augmente, plus cela est un bon signe pour
l’entité du fait des décaissements retardés.
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E2.6. Durée crédit client
Le crédit client définit la durée accordée au client pour le règlement de sa
créance. L’augmentation de la durée du crédit client est un mauvais signe pour
l’entité.
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MODULE :
DETERMINATION DES MARGES ET PRISE DE
DECISION
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THEME A : DETERMINATION DES CHARGES FIXES ET
CHARGES VARIABLES
A1. Définition des charges fixes
A1.1. Charges fixes spécifiques
Les charges fixes spécifiques sont des charges fixes qui sont rattachables
directement à un produit spécifique. L’abandon donc du produit entraine la
suppression de cette charge fixe.
A1.2. Charges fixes communes
Il s’agit des charges fixes qui concernent plusieurs produits à la fois. L’abandon
d’un produit n’affecte pas le montant des charges fixes communes.
A2. Définition des charges variables
Ce sont des charges qui varient suivant le niveau d’activité. Elles varient
proportionnellement à la variation du niveau d’activité.
A3. Détermination des charges fixes
A3.1 Charges fixes spécifiques
Il faut se référer aux composantes du produit pour identifier les charges fixes
spécifiques.
A3.2. Charges fixes communes
La détermination des charges fixes communes est fondée sur le critère de
rattachement. Lorsque la charge fixe ne peut être rattachée à un produit
quelconque, elle est qualifiée de charge fixe commune.
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A4. Détermination des charges variables
Il faut se référer aux composantes du produit pour identifier les charges
variables.
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THEME B : DETERMINATION DES MARGES
B1. Définitions des marges
Une marge est une différence entre un prix de vente (ou un chiffre d’affaires
hors taxe) et un coût. C’est le coût qui donne son nom à la marge.
B1.1. Détermination des marges sur coûts variables
La marge sur coût variable est celle qui résulte de la différence entre le chiffre
d’affaires et des charges variables.
B1.2. Détermination des marges sur coûts fixes spécifiques
La marge sur coût fixe spécifique est la différence entre la marge sur coût
variable et les coûts fixes spécifiques.
B3. Détermination de la marge totale
La marge totale résulte de la somme des marges sur coût fixe spécifique.
B2. Calcul des marges
B2.1. Calcul des marges sur coûts variables
Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires – charges variables
B2.2. Calcul des marges sur coûts fixes spécifiques
Marge sur coût fixe spécifique = marge sur coût variable – charges fixes
spécifiques
B2.3 Calcul de la marge totale
Marge totale = somme des marges sur coût fixe spécifique
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B3. Calcul du résultat
Résultat = Marge totale – charges fixes communes
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THEME C : PRISE DE DECISION
C1.Interprétation des résultats
La méthode des marges permet :
- d’apprécier la rentabilité des produits, des commandes ou des activités sur
la base de leur contribution à la couverture des charges fixes totales ou
contribution marginale;
- d’apprécier la rentabilité globale de l’entreprise en comparant la marge
sur coût variable totale avec les charges fixes totales.
Si la marge sur coût variable totale est supérieure aux charges fixes totales,
l’entreprise est bénéficiaire.
Si la marge sur coût variable totale est inférieure aux charges fixes totales,
l’entreprise est déficitaire.
Si la marge sur coût variable totale est égale aux charges fixes totales,
l’entreprise réalise un résultat nul.
La méthode consiste en outre :
► à affiner l’analyse des charges fixes en les reclassant :
- en charges fixes spécifiques ou propres à chaque produit, à chaque activité ou à
chaque commande. Ce sont les charges fixes directes.
- en charges fixes communes qui ne peuvent être réparties entre les produits, les
activités ou les commandes.
► à décider le maintien d’un produit en portefeuille de produits ou non sur la
base de sa marge sur charges fixes spécifiques ou sur la base de sa contribution
propre ou nette.
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C2. Prise de décision
La prise de décision concerne le maintien d’un produit en portefeuille de
produits ou non sur la base de sa marge sur charges fixes spécifiques ou sur la
base de sa contribution propre ou nette dans la formation du résultat.
En règle générale, si la marge sur coût fixe spécifique est positive, il faut
maintenir le produit et si elle est négative, on peut abandonner le produit.
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MODULE : ANALYSE FINANCIERE
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Objectifs
Le cours d’analyse financière de la classe de terminale doit permettre à
l’apprenant de préparer l’analyse de l’exploitation et l’analyse financière. A la
fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :
- Identifier les éléments d’analyse de l’activité
- Calculer les éléments d’analyse de l’activité
- Interpréter les éléments d’analyse de l’activité calculée
- Identifier les approches de l’analyse de la situation financière
- Identifier les types de retraitement par approche
- Identifier les éléments constitutifs des grandes masses du bilan
- Calculer les indicateurs d’équilibre financier
- Calculer les différents ratios
- Interpréter les différents ratios calculés.
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THEME A : PREPARATION DE L’ANALYSE DE L’ACTIVITE
Dans ce thème, il est question d’identifier et de calculer les éléments servant de
base à l’analyse de l’activité d’une entité d’une part et d’autre part, les utiliser
pour porter un jugement sur la continuité de l’exploitation.
A1. Calcul des éléments d’analyse de l’activité
A1.1. Identification et calcul des éléments d’analyse de l’activité
A1.1.1. Eléments d’analyse de l’activité d’exploitation
A1.1.1.1. Chiffre d’affaires
Selon le SYSCOHADA Révisé, le chiffre d’affaires est défini comme le
montant hors taxes récupérables des ventes de produits et services liés aux
activités ordinaires de l'entité. Il regroupe le montant des ventes de
marchandises, de la production vendue et des produits accessoires. Le chiffre
d'affaires est l'un des critères utilisés en Comptabilité nationale pour déterminer
l'activité principale de l'entité.
A1.1.1.2. Marge commerciale
Ce solde permet de calculer la performance des entités commerciales.
A1.1.1.3. Valeur ajoutée
La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entité. Elle sert à rémunérer
les différents agents économiques qui sont en relation avec l’entité.
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A1.1.1.4. Excédent brut d’exploitation
L’EBE est la ressource que l’entité tire de son exploitation après avoir rémunéré
le facteur travail. Si l’EBE est négatif, on parle alors d’Insuffisance Brut
d’Exploitation (IBE).
A1.1.1.5. Résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation mesure la ressource nette dégagée par la totalité des
opérations d’exploitation.
A1.1.2 Eléments d’analyse de l’activité financière (Résultat financier)
Le résultat financier met en évidence la ressource nette générée par l’activité
financière.
A1.1.3 Eléments d’analyse de l’activité ordinaire
A1.1.3.1 Résultat d’exploitation
Il est le résultat issu de l’activité d’exploitation.
A1.1.3.2. Résultat Financier
Il est le résultat issu de l’activité financière.
Le résultat A.O mesure la performance de l’activité courante de l’entité.
A1.1.4. Eléments d’analyse de hors activité ordinaire (Résultat HAO)
Le résultat H.A.O est le résultat des opérations peu fréquentes et non récurrentes
de l’entité.
A1.1.5. Eléments d’analyse de l’activité globale
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A1.1.5.1. RAO
C’est le résultat issu des activités ordinaires.
A1.1.5.2. RHAO
C’est le résultat issu des hors activités ordinaires.
A1.1.5.3. Résultat avant impôts
C’est ce résultat qui sert de base de calcul de l’impôt sur le bénéfice sur le plan
comptable.
A1.1.5.4. Participation des travailleurs
Ce compte enregistre les montants prélevés sur les bénéfices réalisés et affectés
par l’entité à un fonds légal ou contractuel à l'avantage des travailleurs.
En raison de son assiette de calcul, la "participation" n'est pas considérée comme
une "charge de personnel" mais comme un élément de répartition du résultat.
A1.1.5.5. Impôts sur les sociétés
Il s’agit de l’impôt sur le bénéfice des personnes morales.
A1.1.5.6. Résultat net
Le résultat de l’exercice représente le revenu qui revient aux associés. En
principe, une partie de ce résultat est distribuée aux associés et une autre est
réservée à la constitution de l’autofinancement de l’entité pour assurer sa
croissance.
A1.2. Calcul des éléments d’analyse de l’activité
A1.2.1.Calcul des éléments d’analyse de l’activité d’exploitation
A1.2.1.1. Chiffre d’affaires
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CHIFFRE D’AFFAIRES = Ventes de marchandises (701) + Ventes de
produits fabriqués + Travaux et services vendus + Produits accessoires
A1.2.1.2. Marge commerciale
MARGE COMMERCIALE = Ventes de marchandises (701) - [achats de
marchandises (601) ± Variations de stocks de marchandises (6031)]
A1.2.1.3. Valeur ajoutée
VALEUR AJOUTEE = Marge commerciale + Ventes de produits fabriqués
(702 ; 703 ; 704) + Travaux, services vendus (705,706) + Produits accessoires
(707) ± Productions stockées (ou déstockage) (73) + Production immobilisée
(72) + Subventions d’exploitation (71) + Autres produits (75) + Transferts de
charges d’exploitation (781) - [Achats de matières premières et fournitures liées
(602) ± Variations de stocks de matières premières + Autres Achats (604 ; 605 ;
608) ± Variations de stocks d’autres approvisionnements (6033) + Transports
(61) + Services extérieurs (62 ; 63) + Impôts et taxes (64) + Autres charges (65)]
A1.2.1.4. Excédent brut d’exploitation
EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION = VALEUR AJOUTEE – Charges
de personnel (66)
A1.2.1.5. Résultat d’exploitation
Page 88 sur 171
RESULTAT D’EXPLOITATION = EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
+ Reprises d’amortissements, de provisions et dépréciations d’exploitation
(791 ; 798 ; 799) – Dotations aux amortissements, aux provisions et
dépréciations d’exploitation (681 ; 691)
A1.2.2 Eléments d’analyse de l’activité financière (Résultat financier)
RESULTAT FINANCIER = Total des Produits Financiers – Total des Charges
Financières
RESULTAT FINANCIER = [Revenus Financiers et assimilés (77) + reprises
de provisions et dépréciations financières (797) + Transferts de charges
financières (787)] - [Frais financiers et charges assimilés (67) + Dotations aux
provisions et aux dépréciations financières (697)]
A1.2.3 Eléments d’analyse de l’activité ordinaire
A1.2.3.1 Résultat d’exploitation
A1.2.3.2. Résultat Financier
RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (RAO) = Total des Produits
AO – Total des Charges AO
RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (RAO) = RESULTAT
D’EXPLOITATION + RESULTAT FINANCIER
A1.2.4. Eléments d’analyse de hors activité ordinaire (Résultat HAO)
Page 89 sur 171
RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (RHAO) = Total des
Produits hors activités ordinaires – Total des charges hors activités ordinaires
RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (RHAO) = [Produits des
cessions d’immobilisations (82) + Autres Produits HAO (84 ; 86 ; 88)] -
[Valeurs comptables des cessions d’immobilisations (81) + Autres Charges
HAO (83 ; 85)]
A1.2.5. Eléments d’analyse de l’activité globale
A1.2.5.1. RAO
A1.2.5.2. RHAO
A1.2.5.3. Résultat avant impôts
Résultat avant impôts = RAO + RHAO
A1.2.5.4. Participation des travailleurs
A1.2.5.5. Impôts sur les sociétés
Impôts sur les sociétés = Taux d’impôt*résultat avant impôt
A1.2.5.6. Résultat net
Résultat net = Résultat avant impôt - Participation des travailleurs - Impôts sur
les sociétés
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A2. Interprétation des éléments d’analyse de l’activité calculés
N° SOLDES INTERPRETATIONS
INTERMEDIAIRES
DE GESTION
1 Marge commerciale Ce solde permet de calculer la performance des
(MC) entités commerciales. Elle représente le
supplément de valeur apportée par l’entité au coût
des marchandises vendues dans l’exercice.
2 Valeur ajoutée (V.A.) La valeur ajoutée représente la richesse créée par
l’entité du fait de ses opérations d’exploitation et
mesure son poids économique. En effet, la valeur
ajoutée mesure l’accroissement de valeur que
l’entité apporte aux biens et services dans
l’exercice de ses activités professionnelles
courantes.
3 Excédent brut L’EBE est la ressource que l’entité tire de son
d’exploitation exploitation après avoir rémunéré le facteur travail.
(E.B.E.) Il mesure la performance économique de l’entité
indépendamment de son mode de
financement, de ses choix en matière
d’investissement et de distribution. Il constitue un
bon critère de la performance industrielle et
commerciale de l’entité. C’est un indicateur de
comparaison des entités du même secteur
d’activité.
Si l’EBE est négatif, on parle alors d’Insuffisance
Brut d’Exploitation (IBE).
Page 91 sur 171
4 Résultat Le résultat d’exploitation mesure la performance
d’exploitation (R.E.) ; économique industrielle et commerciale, sans tenir
compte de sa politique de financement. Il
représente la ressource nette dégagée par la totalité
des opérations d’exploitation.
5 Résultat financier Le résultat financier met en évidence les choix
(R.F.) effectués en matière de financement (activité
d'endettement et de placement) et l'impact du mode
de financement sur le résultat de l'entité.
6 Résultat des activités Le résultat A.O mesure la performance de l’activité
ordinaires (R.A.O.) économique et financière de l’entité. C’est le
résultat courant, c'est-à-dire provenant de l’activité
normale et habituelle de l’entité.
7 Résultat hors activités Le résultat H.A.O est le résultat des opérations peu
ordinaires (R.H.A.O.) fréquentes et non récurrentes de l’entité.
8 Résultat net (R.N.) Le résultat de l’exercice représente le revenu qui
revient aux associés. En principe, une partie de ce
résultat est distribuée aux associés et une autre est
réservée à la constitution de l’autofinancement de
l’entité pour assurer sa croissance.
A3. Explication du poids des trois résultats
Il est question ici de voir lequel des résultats explique le mieux le résultat net et
conclure sur l’hypothèse de continuité d’exploitation.
A3.1. Résultat d’exploitation
Il y lieu de calculer le poids du résultat d’exploitation (RE) par rapport au
résultat global ou net (RN).
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POIDS DU RE = (RE/RN)*100
A3.2. Résultat financier
Il convient de calculer le poids du résultat financier (RF) par rapport au résultat
global ou net (RN).
POIDS DU RF = (RF/RN)*100
A3.3. Résultat HAO
Il faut calculer le poids du résultat HAO (RHAO) par rapport au résultat global
ou net (RN).
POIDS DU RHAO = (RHAO/RN)*100
Au vu des poids ainsi calculés, on peut porter un jugement sur la contribution de
chaque activité dans l’activité globale ou la contribution de chaque résultat dans
la formation du résultat global.
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THEME B : PREPARATION DE L’ANALYSE FINANCIERE
Introduction
L’objectif des états financiers est de fournir des informations utiles sur le
patrimoine, la situation financière (bilan), la performance (compte de résultat) et
les variations de la situation de trésorerie (tableau de flux de trésorerie) d’une
entité afin de répondre aux besoins de l’ensemble des utilisateurs de ces
informations. Ces états financiers permettent de porter un jugement global sur la
santé financière d’une entité au travers d’une certaine analyse.
B1. Identification des approches de l’analyse de la situation financière
L’analyse de la situation financière repose essentiellement sur l’étude du bilan.
Le Bilan est un état de synthèse qui permet de décrire en termes d’actif et de
passif la situation patrimoniale de l’entité à une date donnée. Il décrit
séparément les éléments actifs et passifs de l'entité et fait apparaître de façon
distincte les capitaux propres. Deux approches sont utilisées pour l’analyse.
B1.1. Approche fonctionnelle
Le Système comptable OHADA préconise un bilan avant répartition du résultat
et opte pour un classement fonctionnel des postes du bilan. Le bilan fonctionnel
classe les éléments de l’actif et du passif selon trois grandes « fonctions »
permettant d’analyser la vie économique de l’entité : la fonction
investissement, la fonction financement et la fonction exploitation.
L’approche fonctionnelle retenue par le Système comptable OHADA permet :
- d'apprécier la structure financière de l'entité, dans une optique de continuité
de l’activité ;
Page 94 sur 171
- d'évaluer les besoins financiers stables et circulants et le type de ressources
dont dispose l'entité ;
- de déterminer l'équilibre financier en comparant les différentes masses du
bilan classées par fonctions et en observant le degré de couverture des
emplois par les ressources.
B1.2. Approche liquidité ou financière
Il a pour objectif d’étudier la liquidité et la solvabilité de l’entité, et donc son
risque de faillite. L’entité est liquide si ses disponibilités sont suffisantes pour
faire face à ses échéances, elle est solvable si elle a la capacité à régler
l’ensemble de ses dettes en cédant ses actifs. Cette approche est donc basée sur
une hypothèse implicite de cessation de l’activité et les éléments du bilan sont
classés en fonction de leur liquidité (leur échéance). Le bilan financier est
obtenu à partir du bilan comptable auquel certains retraitements sont effectués. Il
est établi en valeur nette et tient compte des éléments à leur valeur réelle.
B2. Identification des types de retraitement par approche
B2.1. Identification des éléments à retraiter
►Eléments de retraitement selon l’approche fonctionnelle
La structure du bilan du Système comptable OHADA étant par définition
fonctionnelle, le seul retraitement à opérer afin d’obtenir les principaux
indicateurs financiers portent sur l’écart de conversion.
►Eléments de retraitement selon l’approche financière
Ils sont multiples. Fondamentalement, l’accent est mis sur les retraitements et
reclassements. Les retraitements concernent les postes du bilan comptable qui
ont fait objet de réévaluation. Les reclassements concernent le transfert d’un
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poste d’une rubrique à une autre selon leur échéance, leur liquidité ou leur
exigibilité. Il s’agit notamment sans être exhaustif :
- des immobilisations ;
- des stocks ;
- des créances ;
- de la trésorerie (actif comme passif) ;
- des capitaux propres et ressources assimilées ;
- des dettes financières et ressources assimilées ;
- des dettes circulantes (passif circulant).
B2.2. Retraitements des éléments
►Retraitement selon l’approche fonctionnelle
Ce retraitement porte sur les écarts de conversion actif et les écarts de
conversion passif.
Les écarts de conversion – actif doivent être éliminés afin de ramener les
créances et les dettes concernées à leur valeur initiale.
Un compte d’actif : éliminer les
comptes de régularisation (au pied de
l’actif) et rajouter au compte d’actif
auquel il appartient
Exemple : créances clients, prêts
Si l’écart de
conversion
actif a pour
origine :
Un compte du passif : éliminer les
comptes de régularisation (au pied de
l’actif) et soustraire du compte du
passif auquel il appartient
Exemple : fournisseurs, emprunts
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Les écarts de conversion – passif doivent être éliminés afin de ramener les
créances et les dettes concernées à leur valeur initiale.
Un compte d’actif : éliminer les
comptes de régularisation (au pied de
l’actif) et rajouter au compte d’actif
auquel il appartient
Exemple : créances clients, prêts
Si l’écart de
conversion
passif a pour
Un compte du passif : éliminer les
origine :
comptes de régularisation (au pied de
l’actif) et soustraire du compte du
passif auquel il appartient
Exemple : fournisseurs, emprunts
►Retraitement selon l’approche financière
Sans être exhaustif, les quelques retraitements à effectuer dans un bilan
comptable pour établir un bilan financier peuvent être ainsi résumés :
- le fonds commercial est un actif réel sauf précision contraire du texte ;
- la partie des créances à plus d’un an est reclassée dans les immobilisations
financières de l’actif ;
- la partie des prêts à LMT venant à échéance à moins d’un an doit être reclassée
dans l’actif circulant ;
- le stock de sécurité ou stock outil représente une véritable immobilisation et est
reclassé dans l’actif immobilisé ;
- les écarts de conversion sont à rattacher aux créances ou dettes dans lesquelles
ils trouvent leurs origine ;
- les effets escomptables sont à rattacher dans la trésorerie actif (considérer les
agios comme des moins values) ;
Page 97 sur 171
- les provisions pour les risques et charges sont des dettes financières et
ressources assimilées (DEFIRA) ; la partie non justifiée (sans objet) de ces
provisions sont déduites des dettes financières et ressources assimilées et
ajoutées au CAPRO et RA.
NB : Si on précise que la provision non justifiée sera taxée, la taxe, la taxe sera
mise dans les dettes circulantes.
- le résultat doit être réparti. En cas de non répartition du résultat, il est rattaché
aux CAPRO et RA ;
- la partie des emprunts venant à échéance à moins d’un an est reclassée dans le
passif circulant ;
- les plus values et les moins values réalisées sont rattachées aux CAPRO et
RA ;
Tracé type d’un tableau de plus ou moins value
Eléments Valeur Valeur nette Plus value Moins value
réévalués ou réévaluée ou comptable (VR – VC) (VR – VC)
réestimés réestimée (VC) avec avec VR<VC
(VR) VR>VC
Fonds
commercial
Terrain
Bâtiment
.......................
TOTAL εPV εMV
- les effets escomptés non échus (postulat de la prééminence)
Ce sont des engagements hors bilan. Ils doivent être transférés dans les créances
à court terme, ils augmentent donc les créances sur clients.
Page 98 sur 171
- les immobilisations financées par crédit-bail (postulat de la prééminence)
Elles ne figurent pas au bilan des entités locataire. Pour une analyse financière
fiable, il faut les intégrer dans les valeurs immobilisées (actif immobilisé) pour
leur valeur nette comptable ; la même VCN devant figurer au passif dans les
DEFIRA.
B3. Présentation du bilan
BILAN FONCTIONNEL
Actif ou emplois Passif ou ressources
Actif immobilisé (emplois Capitaux propres et dettes
stables) financières (ressources stables)
Fonction Immobilisations incorporelles Capitaux propres Fonction
investissement Immobilisations corporelles Dettes financières financement
Immobilisations financières
Actif circulant Passif circulant
Fonction Actif circulant HAO Passif circulant HAO
exploitation Actif circulant d’exploitation Passif circulant d’exploitation Fonction
Trésorerie-actif Trésorerie-passif exploitation
Ecart de conversion-actif Ecart de conversion-passif
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BILAN FINANCIER
(le contenu n’est pas figé, c’est à titre indicatif)
ACTIF Montant PASSIF Montant
ACTIF IMMOBILISE CAPRO et RA
Immobilisations incorporelles Capital
Immobilisations corporelles Primes et réserves (+ résultat non distribué et
Immobilisations financières mis en réserve)
Immobilisations en crédit-bail Ecart de réévaluation
-Prêts à moins d’un an Subvention d’investissement
Stock outil Provisions réglementées et fonds assimilés
Créances à plus d’un an +Plus value
TOTAL ACTIF IMMOBILISE TPl -Moins value
ACTIF CIRCULANT Report à nouveau
Actif circulant HAO Provisions pour risques et charges non
Stocks justifiées nettes de taxes
-Stock outil TOTAL CAPRO et RA (l) Ml
Créances (+EENE) DETTES FINANCIERE et RA
-Créances à plus d’un an Emprunt
EAR -Emprunt à moins d’un an
-Partie escomptable des EAR -Concours bancaires courants
Autres créances Dettes de crédit-bail
TOTAL ACTIF CIRCULANT TP2 Provision pour risque et charges
TRESORERIE ACTIF -Provision pour risque et charges non
Titres de placement justifiées
Valeurs à encaisser Dettes diverses (à LT)
Banque TOTAL DEFIRA (2) M2
Caisse RESSOURCES STABLES (l)+(2)
CCP PASSIF CIRCULANT
Effets escomptables Dettes circulantes HAO
Fournisseurs d’exploitation
Clients, avances reçues
Emprunt à moins d’un an
Dettes fiscales + taxes sur la partie non
justifiées
Autres dettes (dividendes)
Risques provisions à CT
TOTAL TRESORERIE ACTIF TP3 TOTAL PASSIF CIRCULANT M3
TRESORERIE PASSIF
Banques, crédit d’escompte
Banque, crédit de trésorerie
Banque, découvert
TOTAL TRESORERIE ACTIF M4
TOTAL GENERAL T.G TOTAL GENERAL T.G
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B4. Identification des grandes masses du bilan
GRANDES MASSES DU BILAN FONCTIONNEL
ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT
Actif immobilisé Capitaux propres et
ressources assimilées
Actif circulant HAO Dettes financières et
ressources assimilées
Actif circulant AO Ressources stables
Trésorerie Actif Passif circulant HAO
Passif circulant AO
Trésorerie Passif
TOTAL GENERAL TOTAL GENERAL
GRANDES MASSES DU BILAN FINANCIER
ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT
Actif immobilisé Capitaux propres et
ressources assimilées
Actif circulant Dettes financières et
ressources assimilées
Trésorerie Actif Ressources stables
Passif circulant
Trésorerie Passif
TOTAL GENERAL TOTAL GENERAL
B5. Représentation graphique du bilan condensé
B5.1. En bande
Pour le graphique en bande, les rectangles horizontaux matérialisent l’actif et le
passif.
B5.2. En barre
En barre, l’actif et le passif sont représentés par des rectangles verticaux.
B5.2. En cercle
L’actif et le passif sont représentés chacun par un cercle subdivisé en secteur.
Un secteur représente une masse ou une rubrique du bilan et en pourcentage.
Page 101 sur 171
Chaque rubrique en pourcentage sera convertie en degré afin de faciliter la
représentation graphique.
B6. Calcul des indicateurs d’équilibre financier
B6.1. Identification des indicateurs d’équilibre financier suivant les
approches
B6.1.1. Approches fonctionnelle
B6.1.1.1. Fonds de roulement
Le fonds de roulement est donc l’excédent de ressources stables après
financement des investissements. Il correspond aussi à la partie de l’actif
circulant financée par les ressources stables. C’est un indicateur financier qui
permet de vérifier un certain équilibre financier et notamment que les actifs
immobilisés soient financés par des ressources de long terme. ...
B6.1.1.2. Besoins en fonds de roulement ou besoins de financement des A.O.
C’est un fonds nécessaire pour le financement du décalage entre les dépenses
(achats) et les recettes (ventes) liées à l’activité ordinaire.
B6.1.1.3. Besoins en fonds de roulement des H. A.O.
Il s’agit des besoins générés par les activités occasionnelles de l’entité.
B6.1.1.4. Besoins de financement global
C’est l’ensemble des besoins à financer pour garantir le fonctionnement de
l’activité de l’entité.
Page 102 sur 171
B6.1.1.5. Trésorerie nette
La trésorerie nette est la différence entre l’actif de trésorerie et le passif de
trésorerie.
C’est l’excédent du fonds de roulement après financement du BFG.
B6.1.2. Approches financière (liquidité)
B6.1.2.1. Fonds de roulement
C’est un indicateur financier qui permet de vérifier un certain équilibre financier
et notamment que les actifs immobilisés soient financés par des ressources de
long terme. ...
B6.1.2.2. Besoins en fonds de roulement
Par définition, le besoin en fonds de roulement (BFR) représente le montant
qu’une entreprise doit financer à court terme afin couvrir le besoin résultant des
décalages des flux de trésorerie correspondant aux décaissements (dépenses) et
aux encaissements (recettes) liés à son activité. Le besoin en fonds de roulement
est un indicateur très important pour les entreprises.
B6.1.2.3. Trésorerie nette
La trésorerie nette est l’ensemble des sommes d’argent mobilisables à court
terme (on parle d’ailleurs de disponibilités à vue). Elle est un indicateur de santé
financière d’une entreprise puisqu’elle vérifie l’équilibre (ou l’absence
d’équilibre) de sa structure financière.
B6.2. Calcul des indicateurs d’équilibre financier
Page 103 sur 171
B6.2.1. Approches fonctionnelle
B6.2.1.1. Fonds de roulement
►Par le haut du Bilan :
Fonds de roulement (FR) = Ressources stables (capitaux propres +
dettes financières) – Actif immobilisé en valeur nette
►Par le bas du Bilan :
Fonds de roulement (FR) = (Actif circulant + Trésorerie-
Actif) – (Passif circulant + Trésorerie-Passif
B6.2.1.2. Besoins en fonds de roulement des A.O.
BFE = Actif Circulant d’exploitation – Passif Circulant d’exploitation
B6.2.1.3. Besoins en fonds de roulement des H. A.O.
BFE = Actif Circulant HAO – Passif Circulant HAO
B6.2.1.4. Besoins en fonds de roulement net global
BFG = Actif Circulant – Passif Circulant
B6.2.1.5. Trésorerie nette
TN = Trésorerie Actif – Trésorerie Passif
OU
TN = Fond de roulement – besoin de financement global
Page 104 sur 171
B6.2.2. Approches financière (liquidité)
B6.2.2.1. Fonds de roulement
Fonds de roulement (FR) = Ressources stables (capitaux propres
+ dettes financières) – Actif immobilisé en valeur réelle
B6.2.2.2. Besoins en fonds de roulement
BFG = Actif Circulant – Passif Circulant
B6.2.2.3. Trésorerie nette
TN = Trésorerie Actif – Trésorerie Passif
OU
TN = Fond de roulement – besoin de financement global
B7. Interprétation des indicateurs d’équilibre financier
B7.1. Approches fonctionnelle
B7.1.1. Fonds de roulement
Si le fonds de roulement est positif, l’équilibre financier minimum ou
fondamental est réalisé. L’entité dispose donc d’une marge de sécurité pour
couvrir la totalité ou une partie du besoin en fond de roulement.
B7.1.2. Besoins en fonds de roulement des A.O.
Interpréter un BFRAO positif
Lorsque le BFRAO est supérieur à 0, les emplois d’exploitation sont supérieurs
aux ressources de la même nature. Il se manifeste alors un réel besoin que
Page 105 sur 171
l’entreprise doit financer à court terme pour garantir la continuité de son
exploitation.
Interpréter un BFRAO nul
Lorsque le BFRAO est égal à 0, les ressources d’exploitation permettent de
couvrir les emplois en intégralité. L’entreprise n’a aucun besoin à financier mais
elle ne dispose d’aucun excédent financier.
Interpréter un BFRAO négatif
Lorsque le BFRAO est inférieur à 0, les emplois sont inférieurs aux ressources.
Aucun besoin financier n’est généré par l’activité et l’excédent de ressources
dégagé va permettre d’alimenter la trésorerie nette de l’entreprise.
B7.1.3. Besoins en fonds de roulement des H. A.O.
Le BF.HAO est celui généré par les activités occasionnelles et peut être très
variable d’un exercice à un autre.
B7.1.4. Besoins en fonds de roulement net global
C’est la combinaison du BFRAO et du BFRHAO. Il traduit l’ensemble des
fonds nécessaire pour le financement du décalage entre les dépenses (achats) et
les recettes (ventes).
B7.1.5. Trésorerie nette
Elle est le reflet de la situation financière de l’entité. Elle fait apparaitre les
excédents ou insuffisances de ressources (liquidités) générés par l’activité.
B7.2. Approches financière (liquidité)
Page 106 sur 171
B7.2.1. Fonds de roulement
Le fonds de roulement issu du bilan financier constitue une marge de sécurité
pour l’entité et permet d’apprécier l’équilibre financier minimum qu’une entité
doit réaliser. Ainsi, d’une manière générale, on estime que l’équilibre financier
minimum est respecté si les ressources stables sont supérieures aux
immobilisations nettes ou en emplois stables c’est-à-dire que lorsque le fond de
roulement est positif.
B7.2.2. Besoins en fonds de roulement
Le BFR est un indicateur de la santé financière d’une entreprise. Un BFR qui
explose est un signe de mauvaise santé pouvant très vite amener à des difficultés
de trésorerie irrémédiables pour une entreprise.
B7.2.3. Trésorerie nette
La trésorerie nette est un indicateur de santé financière d’une entreprise
puisqu’elle vérifie l’équilibre (ou l’absence d’équilibre) de sa structure
financière. Elle reflète la liquidité disponible (trésorerie positive) ou
l’insuffisance de trésorerie (trésorerie négative).
B8. Calcul des différents ratios
Un ratio est un rapport entre deux grandeurs.
B8.1. Identification des différents ratios
B8.1.1. Ratios d’exploitation (complément des ratios de l’analyse des A.O.)
Ils permettent d’apprécier l’activité d’une entité.
B8.1.2. Ratios de structure financière
Ce sont des rations tirés de l’étude du bilan. Ils mettent en rapport les données
du bilan afin d’apprécier les équilibres financiers.
Page 107 sur 171
B8.1.3. Ratios de profitabilité
Un ratio de profitabilité est le rapport entre un résultat et un chiffre d’affaires. Il
permet de mesurer le nombre de franc gagné sur un franc de vente ou 100F de
vente (lorsqu’il est exprimé en pourcentage).
B8.1.4. Ratios de rentabilité
Les ratios de rentabilité permettent de mesurer le nombre de francs gagné sur un
franc ou 100F investi. Le résultat dans ce cas est rapporté plutôt aux capitaux
investis à savoir les capitaux propres et les dettes financières.
B8.2. Calcul des différents types de ratios
B8.2.1. Ratios d’exploitation (complément des ratios de l’analyse des A.O.)
►Taux de variation du Chiffre d’affaires (TCA)
CAN − CAN −1
TCA = *100
CAN −1
►Taux de variation de la valeur Ajoutée
VAN − VAN −1
TVA = *100
VAN −1
B8.2.2. Ratios de structure financière
a- Ratio de couvertures des emplois durables
RS
R1 =
AI
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b- Ratio de liquidité global (R2)
AC + TRA
R2 1
PC + TP
c- Ratio de liquidité immédiate (R3)
TA
R3
PC + TP 0,5 R3 1
d- Ratio de solvabilité (R4)
ACTIF REEL (OU ACTIF FINANCIER)
R4 =
TOTAL DES DETTES
e- Ratio de liquidité de l’actif (R5)
AC + TA
R5
TOTAL ACTIF
f- Ratio d’indépendance financière (R6)
Ce ratio doit être compris entre 3 et 4
CAFG
R5 =
DF RA
ou
CAPRO RA
R6 = 0,5
RS
ou
CAPRO RA
R6 = 1
DF RA
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B8.2.3. Ratios de profitabilité
►Ratio de la marge brute (RMB)
MB
RMB =
CAHT
► Ratio de résultat (RR)
Résultat Net
R =
CAHT
B8.2.4. Ratios de rentabilité
► Ratio de rentabilité des CAPRO ou rentabilité financière
Résultat Net
R CP =
CAPRO
►Ratio de rentabilité des capitaux investis ou rentabilité économique
EBE Résultatd ' exp loitation
R= ou
CAPITAUX INVESTIS CAPRO + DF
B9. Interprétation des différents types de ratios
B9.1. Ratios d’exploitation (complément des ratios de l’analyse des A.O.)
►Taux de variation du Chiffre d’affaires (TCA)
Ce taux permet d’apprécier l’évolution du chiffre d’affaires et son incidence sur
les soldes intermédiaires de gestion toutes choses égales par ailleurs.
►Taux de variation de la valeur Ajoutée
Page 110 sur 171
Ce taux permet d’apprécier l’évolution de la valeur ajoutée et porter un
jugement sur les facteurs de rémunération ou de répartition de cette valeur
ajoutée.
B9.2. Ratios de structure financière
Ratio Interprétation
couvertures des Ce ratio traduit l’importance des RS sur le financement
emplois durables
permanent. On estime que ce ratio est bon lorsqu’il est
supérieur à 1.
Ratio de liquidité Ce ratio montre si l’ensemble est à même de financer
global
toutes les dettes à court terme avec les emplois à court
terme.
Ratio de liquidité Encore appelé ratio de trésorerie immédiate, il exprime
immédiate
la capacité de l’entité à régler ses dettes à court terme à
partir de la liquidité disponible.
Ratio de solvabilité Ce ratio montre si avec tous les biens dont dispose une
entité, on pourrait payer toutes ses dettes après
liquidation.
Ratio de liquidité de Ce ratio montre l’importance de l’actif à moins d’un an
l’actif
dans l’actif total ou mesure la liquidité de l’actif de
l’entité.
Ratio On peut aussi calculer le ratio d’autonomie financière
d’indépendance
qui exprime l’importance des capitaux propres dans les
financière
dettes financières
B9.3. Ratios de profitabilité
Page 111 sur 171
►Ratio de la marge brute (RMB)
Ce ratio permet de voir la marge dégagée sur 1F ou 100F de ventes.
► Ratio de résultat (RR)
Ce ratio permet de voir le résultat dégagé sur 1F ou 100F de ventes.
B9.4. Ratios de rentabilité
► Ratio de rentabilité des CAPRO ou rentabilité financière
Ce ratio permet d’apprécier la rémunération des associés ou actionnaires par
rapport à leurs apports en capital.
►Ratio de rentabilité des capitaux investis ou rentabilité économique
Ce ratio permet d’apprécier la rémunération de l’ensemble des apporteurs de
capitaux (des associés ou actionnaires et créanciers financiers) par rapport à
l’ensemble des capitaux investis.
Page 112 sur 171
MODULE
COMPTABILITE DES SOCIETES
Page 113 sur 171
Thème A/ IDENTIFICATION DES TYPES DE SOCIETES7 SELON
L’OHADA REVISE ET PROCEDURE DE CREATION DES
ENTREPRISES AU TOGO
A1. ELABORATION DU CONTRAT DE SOCIETE
A1.1. Définition des sociétés commerciales
L’article 4 relatif à l’Acte uniforme de l’OHADA dispose : “la société
commerciale est créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent, par un
contrat, d’affecter à une activité des biens en numéraire ou en nature, dans le
but de partager le bénéfice ou de profiter de reçoivent des titres sociaux émis par
la société. Ces titres représentent les droits des associés l’économie qui pourra
en résulter. Les associés s’engagent à contribuer aux pertes dans les conditions
prévues par le présent Acte uniforme’’.
La société commerciale doit être créée dans l’intérêt commun des associés
(article 4 de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du
groupement d’intérêt économique).
Cet article complété par l’article 5 précise qu’une seule personne dénommée«
associé unique » peut créer une société commerciale
NB : Le caractère commercial d’une société: Il est déterminé par sa forme ou
par son objet. Ainsi, la société en nom collectif (SNC), la société à
responsabilité limitée (S.A.R.L) et la société anonyme (S.A) sont commerciale
par leur forme quelque soit leur objet.
A1.2 Eléments caractéristiques du contrat de société
A1.2.1 la volonté d’être ensemble
A1.2.2 la mise en commun des biens ou les apports
Chaque associé doit faire un apport à la société. En contrepartie des apports, les
associés. La somme des apports constitue le capital social.
Les différents types d’apports sont :
- de l’argent par apport en numéraire ;
- de l’industrie par apport de main d’œuvre ;
7
Basé sur l’acte Uniforme relatif aux sociétés commerciales et aux groupements d’intérêt économique révisé en
2014
Page 114 sur 171
- des droits portant sur des biens en nature, mobiliers ou immobiliers,
corporels ou incorporels par apport en nature.
Tout autre apport est interdit (art. 40)
A1.2.3 la participation aux résultats
A2 Elaboration des statuts
A2.1 Définition
Ils sont établis par actes notariés ou sous seing privé et constituent soit le contrat
de société, en cas de pluralité d’associés, soit l’acte de volonté d’une seule
personne, en cas d’associé unique.
A2.2 Les éléments constitutifs des statuts:
- la forme de la société ;
- sa dénomination suivie, le cas échéant, de son sigle ;
- la nature et le domaine d’activité, qui forme son objet social ;
- l’identité des apporteurs en numéraire avec pour chacun d’eux, le
montant des apports, le nombre et la valeur des titres sociaux
remis en contrepartie de chaque apport ;
- l’identité des apporteurs en nature, la nature et l’évaluation de
l’apport effectué par chacun d’eux, le nombre et la valeur des titres
sociaux remis en contrepartie de chaque apport ;
- l’identité des bénéficiaires d’avantages particuliers et la nature de
ceux-ci ;
- le montant du capital social ;
- le nombre et la valeur des titres sociaux émis, en distinguant, le cas
échéant, les différentes catégories de titres créées ;
- les stipulations relatives à la répartition du résultat, à la constitution
des réserves et à la répartition du boni de liquidation ;
- les modalités de son fonctionnement.
A3 IDENTIFICATION DES TYPES DE SOCIETES
La réponse aux deux questions suivantes nous permettra de classer les sociétés
commerciales :
- les associés se sont-ils réunis en considération de leur personne ou au
contraire uniquement en considération des capitaux apportés ?
Page 115 sur 171
- les responsabilités des associés vis-à-vis du paiement des dettes sociales
est-elle limitée, de manière à engager le patrimoine personnel de
l’associé ?
La réponse à ces deux questions nous fait distinguer :
A3.1 Les sociétés de personnes
Elles sont formées essentiellement en considération de la personne des associés
(responsabilité illimitée). Exemple : SNC
A3.2 Les sociétés de capitaux
Dans ces sociétés, l’essentiel c’est de réunir d’importants capitaux sans tenir
compte de la personne des associés (responsabilité limitée). Exemple : S.A
A3.3 Les sociétés à responsabilité limitée
Elles sont à cheval entre les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux car
les associés sont choisis en considération de leur personne mais ne sont
responsables que jusqu’à concurrence de leurs apports.
A4 CARACTERISTIQUES DES DIFFERENTES FORMES DE
SOCIETES
A4.1 Les sociétés en nom collectif (S.N.C)
Dans ces sociétés, les associés sont tous commerçants et répondent indéfiniment
et solidairement des dettes sociales. La dénomination sociale qui la désigne doit
être précédée de la mention SNC.
Ex : SNC « ALASSANI et Frères »
Le droit de chaque associé est représenté par des parts sociales qui sont
difficilement négociables. L’accord unanime de tous les associés est nécessaire
pour la cession de ces parts.
Aucun minimum n’est fixé pour le capital dans les S.N.C.
A4.2 Les sociétés en commandite simple (S.C.S)
C’est une société dans laquelle coexistent 2 types d’associés :
- Les associés commandités (commerçants) qui sont solidairement et
indéfiniment responsables des dettes sociales. Seul leur nom figure dans
la raison sociale. Ils assurent la gestion de l’entreprise.
Page 116 sur 171
- Les associés commanditaires ou associés en commandite (non
commerçants) qui sont responsables des dettes sociales dans la limite de
leurs apports.
Les parts sociales ne sont cessibles qu’avec le consentement de tous les associés.
Cependant, les statuts peuvent également organiser cette cession.
Pas de minimum légal pour le capital.
A4. 3 La société à responsabilité limitée (S.A.R.L)
La SARL est une société dans laquelle les associés ne sont responsables des
dettes sociales que dans la limite de leurs apports et dont les droits sont
représentés par des parts sociales. Ce type de société est crée par des personnes
physiques ou morales. Le montant minimum du capital social est fixé à
1.000.000 de Francs CFA. La valeur nominale d’une part sociale ne peut être
inferieure à 5000 FCFA. Les statuts doivent préciser le mode d’évaluation des
apports en nature et des avantages particuliers.
Lorsque la valeur d’un apport en nature est supérieure à 5.000.000 FCFA, son
évaluation est faite par un commissaire aux apports (aux comptes) dans le cas
contraire les associés sont indéfiniment responsables de l’évaluation faite des
apports en nature pendant une période de 5 ans. Les parts sociales sont
négociables avec le consentement de la majorité des associés représentant au
moins les ¾ du capital social.
N.B : Au Togo, on peut créer une SARL avec un capital de 100 000F.
A4.4 Les sociétés anonymes (S.A)
Ce sont des sociétés dans lesquelles les actionnaires sont responsables des dettes
sociales à concurrence de leurs apports. Le capital est représenté par des actions
dont la valeur nominale ne peut être inférieure à 10.000 FCFA. Le montant
minimum du capital est fixé à 10.000.000 FCFA. Il est à noter que les S.A
faisant appel à l’épargne publique ont leur capital minimum fixé à 100.000.000
FCFA.
Le capital doit être entièrement souscrit avant la date de la signature des statuts
ou la tenue de l’assemblée générale constitutive.
Pour les apports en numéraire le minimum légal qui est le ¼ est exigé à la
souscription. Les ¾ restants doivent être libérés dans un délai maximum de 3
ans à compter de l’enregistrement de la société au registre du commerce et du
crédit mobilier (RCCM). Tant que le capital n’est pas entièrement libéré il n’y
aura ni augmentation du capital en numéraire (sauf en nature) ni émission
d’obligation.
Page 117 sur 171
Les actions sont négociables.
A4.5 La société en participation
C’est une société dans laquelle les associés conviennent que la société ne sera
pas immatriculée au RCCM ; de ce fait, la société n’a pas de personnalité
morale. Elle n’est pas aussi soumise à la publicité.
Les associés conviennent librement de l’objet, de la durée, des conditions de
fonctionnement, des droits des associés, de la fin de la société en participation.
A moins qu’une organisation particulière n’ait été prévue, les rapports entre les
associés sont régis par les dispositions applicables aux S.N.C.
Les biens nécessaires à la réalisation de l’activité de la société sont mis à la
disposition du gérant mais ils demeurent la propriété des apporteurs associés.
Chaque associé contracte en son nom personnel et est seul engagé à l’égard des
tiers.
Toutefois, si les associés agissent expressément en leur qualité d’associé auprès
des tiers, chacun de ceux qui ont agi, est tenu par les engagements des autres.
A.4.6 Les sociétés de fait
Il y a société de fait, lorsque deux ou plusieurs personnes physiques ou morales
se comportent comme des associés sans avoir constitué entre elles, l’une des
sociétés reconnues de l’acte uniforme.
L’existence d’une société de fait est prouvée par tout moyen, lorsque cette
existence est reconnue par un juge ; les règles de la S.N.C sont applicables aux
associés.
A4.7 Les groupements d’intérêt économique (G.I.E)
Les G.I.E sont des organisations qui ont pour but exclusif de mettre en œuvre
pour une durée déterminée, tous les moyens propres à faciliter ou à développer
l’activité économique de ses membres, à améliorer ou à accroître les résultats de
cette activité.
L’activité du G.I.E doit se rattacher essentiellement à l’activité économique de
ses membres et ne peut avoir qu’un caractère auxiliaire par rapport à celle-ci.
Le G.I.E peut être constitué sans capital et ne donne pas lieu par lui-même à la
réalisation et au partage des bénéfices. Il dispose d’une personnalité morale. Les
associés payent les dettes sur leur patrimoine propre.
A5 Procédure de création des sociétés au TOGO
Page 118 sur 171
• Accueil
• DEMARCHES ET PROCEDURES DE CREATION D'ENTREPRISE au
Togo
DEMARCHES ET PROCEDURES DE CREATION D'ENTREPRISE au
Togo
• Togo
• Cadre de l'investissement
• Investissements directs
• Démarche et procédures de création d'entreprise
DEMARCHES EN VUE D’ACCOMPLIR LES FORMALITES AU
CENTRE DE FORMALITES DES ENTREPRISES (CFE)
PERSONNE MORALE
A – CAS DE CREATION D’ENTREPRISE
1- Dossier à constituer :
• un questionnaire dûment rempli (Déclaration Mo), disponible au CFE ;
• une photocopie de la carte nationale d’identité pour les nationaux, de la
carte consulaire pour les ressortissants de CEDEAO ou du passeport pour
les étrangers ;
• une photocopie du titre de séjour notamment la carte de séjour, le
certificat de résidence ou le visa pour les étrangers ;
• une déclaration sur l’honneur de non condamnation ;
• trois (03) expéditions des statuts ; (+ 1 pour le sous seing privé)
• une (01) photo d’identité du gérant ou du directeur de l’entreprise ; − un
plan de situation de l’entreprise à main levée.
2- Paiement de frais de prestation :
• 29.250 Fcfa pour les nationaux et ressortissants de la CEDEAO;
• 34.250 Fcfa pour les étrangers (ressortissants hors CEDEAO).
Le paiement s’effectue au comptoir du CFE.
Le reçu de versement est remis au promoteur comme pièce justificative.
PERSONNE PHYSIQUE
A – CAS DE CREATION D’ENTREPRISE
Page 119 sur 171
1- Dossier à constituer :
• un questionnaire dûment rempli (Déclaration Po), disponible au CFE ;
• une photocopie de la carte nationale d’identité pour les nationaux, de la
carte consulaire pour les ressortissants de CEDEAO ou du passeport pour
les étrangers ;
• une photocopie du titre de séjour notamment la carte de séjour, le
certificat de résidence ou le visa pour les étrangers ;
• une copie légalisée du diplôme ou de l’attestation de diplôme pour les
professions libérales ;
• une déclaration sur l’honneur de non condamnation ;
• une (01) photo d’identité du gérant ou du directeur de l’entreprise ; − un
plan de situation de l’entreprise à main levée.
2- Paiement de frais de prestation :
• 26.400 Fcfa pour les nationaux et ressortissants de la CEDEAO ;
• 31.400 Fcfa pour les étrangers (ressortissants hors CEDEAO).
Le paiement s’effectue au comptoir du CFE.
Le reçu de versement est remis au promoteur comme pièce justificative.
CONTACTS
CFE
Angle Avenue de la Présidence et
Avenue Georges Pompidou
BP. 3210 LOME-TOGO
Tél. : (228) 22 20 63 60 / 22 23 29 00
Fax: (228) 22 21 47 30
E-mail :[email protected] (link sends e-mail) / Site Web: www.cfetogo.org
(link is external)
fiche_de_renseignement_personne_morale.pdf
Fiche de renseignement personne morale
fiche_de_renseignement_personne_physique.pdf
Fiche de renseignement personne physique
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Page 121 sur 171
Thème B ECRITURES DE CONSTITUTION DES SOCIETES
COMMERCIALES
B1 Identification des frais de constitution des sociétés commerciales
B1.1 Définition des frais de constitution
Les formalités de création des sociétés commerciales entrainent des frais tels
que :
B1.2 Différents frais de constitution
B1.2.1 Les droits d’enregistrement (646)
Ils sont versés à l’administration fiscale sur les différents éléments apportés lors
de l’enregistrement de la société. Ces droits peuvent être fixes ou variables. Les
taux à appliquer sont en fonction de la nature des apports et de la manière dont
ils sont rémunérés. D’après leur rémunération, on distingue :
B1.2.1.1 Droit de timbre: il est comptabilisé dans le compte 6462
B1.2.1.2 Droit de mutation: il est comptabilisé dans le compte 6461
B1.2.2 Honoraire : il est comptabilisé dans le compte 6324
B1.2.3 Frais de publicité : ils sont comptabilisés dans le compte 6271
Ce sont des frais de dépôt des statuts au greffe du tribunal, des frais d’insertion
dans un journal d’annonces légales, des frais d’immatriculation au RCCM.
B2 Passation des écritures de constitution
L’enregistrement se fait en deux étapes :
- la constatation de la promesse d’apport ;
- l’enregistrement de la réalisation des apports.
L’enregistrement se fait en tenant compte du postulat de l’entité. Ainsi donc les
écritures sont identiques quelque soit le type de société
B2.1 CAS D’UNE SOCIETE EN NOM COLLECTIF (S.N.C)
B2.1.1 Identification des comptes d’apport
B.2.1.1 Promesse
- 4611 : Apporteur, apport en nature
Page 122 sur 171
- 4612 : Apporteur, apport en numéraire
- 4613 : Apporteur, capital appelé, non versé
- 1011 : Capital souscrit, non amorti
- 1012 : Capital souscrit, appelé, non amorti
B2.1.1.2 Réalisation des apports (nature, numéraire et industrie)
- Eléments d’actif (classe 2, 3, 4, et 5)
- Eléments du passif (dettes exigibles)
- 4613 : Apporteur, capital appelé non versé
- 4616 : Apporteur, versement anticipé
B2.1.1.3 : Réalisation des numéraires en différé
Même comptes que précédemment.
B2.1.1.4 Régularisation du capital
- 1012 : Capital souscrit, appelé, non amorti
- 1013 : Capital, souscrit, appelé, versé, non amorti
B2.1.2 : schéma d’enregistrement
B2.1.2.1 Promesse d’apports
4611
4612
1011
Promesses d’apport
4613
4611
4612
Exigibilité
1011
1012
Appel du capital
Page 123 sur 171
Remarque : les trois écritures précédentes peuvent être regroupées en une
seule si elles se réalisent le même jour, de la manière suivante.
4613
1012
Saisie de la promesse d’apport
B2.1.2.2 Réalisation intégrale des apports
On Constate les biens apportés au débit (meubles, immeuble, numéraire) par le
crédit des comptes 4613 accompagnés parfois de certains comptes du passifs
apportées (fournisseurs, EAP emprunts...).
2 ;3;4 Eléments d’actif apportés
16 Dettes financières
4. Eléments de passif circulant
4613 Apporteur, capital appelé, non
versé
Réalisation es apports en nature
4732/5.
4613
Réalisation des apports en numéraire
1012
1013
Régularisation du capital
Remarque : lorsque la constitution de la société est sous seing privé on peut
débiter directement le compte de trésorerie (5) à la place de 4732 (si les apports
ne sont pas versés entre les mains du notaire).
En plus de ces écritures de promesse et de libération, on ajoutera celle de la
saisie des frais de constitution.
B2.1.2.3 Réalisation des numéraires en apport différé
Page 124 sur 171
5.
4613
Réalisation des apports en numéraire
B2.1.2.4 Régularisation du capital
1012
1013
Régularisation du capital
B22 Cas des SARL
Il est possible de faire un apport intégral ou fractionné en deux fois cinquante
pour cent. Toutefois, la deuxième moitié devra être réalisé dans les deux qui
suivent (confère article 311 de l’AUDCF)
B2.2.1 Identification des comptes
B2.2.1.1 Promesse d’apport
- 4611 : Apporteur, apport en nature
- 4612 : Apporteur, apport en numéraire
- 4613 : Apporteur, capital appelé, non versé
- 1011 : Capital souscrit, non amorti
- 1012 : Capital souscrit, appelé, non amorti
B2.2.1.2 Réalisation des apports (nature, numéraire et industrie)
- Eléments d’actif (classe 2, 3, 4, et 5)
- Eléments du passif (dettes exigibles)
- 4613 : Apporteur, capital
appelé non versé
B2.2.1.3 Libération anticipée
- 4616 : Apporteur, versement anticipé
B2.2.1.4 Régularisation du capital
- 1012 : Capital souscrit, appelé, non amorti
- 1013 : Capital, souscrit, appelé, versé, non amorti
Page 125 sur 171
B2.2.2 Identification es comptes appropriés aux appels ultérieurs
B2.2.2.1 Réalisation des numéraires en différé
Même comptes que précédemment.
B2.2.3 : schéma d’enregistrement
B2.2.3.1 Promesse d’apports
4611 Apporteur, apport en nature
4612 Apporteur, apport en numéraire
1011 Capital souscrit, non amorti
Saisie des promesses d’apport
4613
4611
4612
Exigibilité des promesses
1011
1012
Régularisation du capital
Remarque : les trois écritures précédentes peuvent être regroupées en une seule
si elles se réalisent le même jour, de la manière suivante.
4613
1012
Saisie de la promesse d’apport
B2.2.3.2 Réalisation intégrale des apports
4613
1012
Page 126 sur 171
Saisie de la promesse d’apport
2 ;3;4 Eléments d’actif apportés
16 Dettes financières
4. Eléments de passif circulant
4613 Apporteur, capital appelé, non
versé
Réalisation es apports en nature
4732/5.
4613
Réalisation des apports en numéraire
B2.2.3.3 Régularisation du capital
1012
1013
Régularisation du capital
Application
B224 Apports fractionnés
B2241 Promesse d’apport
4612
1011
Promesse d’apport
1011
1012
Appel d’une fraction du capital
109
4613
4612
Page 127 sur 171
Exigibilité de l’appel
Ou
109
4613
1011
1012
Saisie de la promesse d’apport
B2242 Réalisation de la promesse
2 ;3;4 Eléments d’actif apportés
16 Dettes financières
4. Eléments de passif circulant
4613 Apporteur, capital appelé, non
versé
Réalisation es apports en nature
4732/5.
4613
Réalisation des apports en numéraire
B2243 régularisation du capital
1012
1013
Régularisation du capital
B2244 Schéma d’enregistrement des appels ultérieurs
4613
109
Appel de la deuxième fraction
Page 128 sur 171
1011
1012
Appel de la deuxième fraction
B2245 Réalisation des numéraires en apport ultérieur
52
4613
Réalisation de la fraction appelée
1012
1013
Régularisation du capital
Remarque :
Lorsque la constitution de la société est sous seing privé on peut débiter
directement le compte de trésorerie (5) à la place de 4732 (si les apports ne sont
pas versés entre les mains du notaire).
En plus de ces écritures de promesse et de libération, on ajoutera celle de la
saisie des frais de constitution.
Application
Apports comportant des créances à recouvrer
Lorsqu’un associé fait l’apport des créances à recouvrer, deux possibilités sont
envisageables:
- Les créances sont reprises à leur valeur nominale
Dans ce cas, l’apporteur garantit le recouvrement. En cas de non recouvrement
total, il complète son apport du montant non recouvré par un versement
complémentaire.
- Les créances sont reprises à une valeur inférieure à la valeur
nominale
C’est le cas où la société doute de la solvabilité des clients de l’associé (une
provision est alors créée à cet effet). La différence entre la valeur nominale et la
Page 129 sur 171
valeur de reprise est portée dans un compte de dépréciation 491 “Dépréciation
des comptes clients’’.
Si la valeur de reprise tient compte plutôt d’une estimation de la créance et en
cas du silence du sujet, le compte 491 est utilisé pour enregistrer la différence.
Toutefois, pour sauvegarder la trace de la véritable créance à réclamer aux
clients, la société fait apparaître la valeur nominale dans le compte 4111 au
moment de la réalisation.
Application : voir cas proposé par l’enseignant
B2.3 CAS D’UNE SOCIETE ANONYME (S.A)
Lors de la constitution, le capital doit être intégralement souscrit.
L’enregistrement se fait de la manière suivante :
B2.3.1 Identification des comptes à la constitution
- 4611 : Apporteur, apport en nature
- 4612 : Apporteur, apport en numéraire
- 4613 : Apporteur, capital appelé, non versé
- 1011 : Capital souscrit, non amorti
- 1012 : Capital souscrit, appelé, non amorti
- 109 : Capital non amorti
- 1013 : Capital souscrit, appelé versé, non amorti
B2.3.2 Identification des comptes appropriés aux appels ultérieurs
Même chose que précédemment
B2.3.3 Schéma d’enregistrement
B2.3.3.1Souscription ou promesse d’apport
4612
1011
Promesse d’apport
1011
1012
Appel d’une fraction du capital
109
4613
4612
Page 130 sur 171
Exigibilité de l’appel
Ou
109
4613
1011
1012
Saisie de la promesse d’apport
B2.3.32 Réalisation de la promesse
2 ;3;4 Eléments d’actif apportés
16 Dettes financières
4. Eléments de passif circulant
4613 Apporteur, capital appelé, non
versé
Réalisation es apports en nature
4732/5.
4613
Réalisation des apports en numéraire
Application
B2.3.3.3 Libération anticipée
La loi autorise que les actionnaires qui ont suffisamment de moyens puissent
verser par anticipation.
Les versements anticipés sont enregistrés au crédit du compte 4616 « Associés,
versements anticipés » au moment de la libération et peuvent être porteur
d’intérêt.
Lors des appels ultérieurs, les actionnaires ayant fait des versements anticipés ne
versement plus (la fraction appelée). On soldera (débitera) progressivement leur
compte 4616 de la fraction appelée.
B2.3.3.4 régularisation du capital
Page 131 sur 171
1012
1013
Régularisation du capital
NB : Par application du postulat de l’entité, les écritures passées dans les
SNC, SARL et SA demeurent identiques. Il faut seulement distinguer deux
situations :
- Cas où la libération est intégrale
- Cas où la libération est fractionnée
B2.3.4 Schéma d’écriture lié aux appels ultérieurs de tranches
Il porte sur les fractions d’apports en numéraire non appelé à la souscription.
L’enregistrement au journal se fait comme suit :
B2.3.4.1 Lors de l’appel
► Si tous les associés ont répondu à l’appel à la date de jouissance
1011
1012
Appel de la deuxième fraction
4613
109
Exigibilité de la deuxième fraction
Réalisation des numéraires en apport ultérieur
52
4613
Réalisation de la fraction appelée
1012
1013
Régularisation du capital
Page 132 sur 171
Application
► Si tous les associés n’ont répondu à l’appel à la date de jouissance
(existence de retard et de défaillance)
1011
1012
Appel de la deuxième fraction
4613
109
Exigibilité de la deuxième fraction
Page 133 sur 171
Réalisation des numéraires en apport ultérieur
52
467
4613
Réalisation de la fraction appelée
« 467 » = Montant à libérer par les
retardataires et les défaillants
1012
1013
Régularisation du capital
Montant = « 4613 » - « 467 »
Application
B2.3.4.2 Libération avec retard
Certains actionnaires par manque de moyens n’arrivent pas à se libérer des
sommes restantes dues dans les délais impartis. A l’expiration du délai d’appel,
une lettre recommandée avec accusé de réception (lettre de mise en demeure) est
adressée à chaque actionnaire qui n’a pas répondu à (aux) l’appel (s).
Les actionnaires qui vont se manifester dans un délai d’un mois après la lettre
seront considérés comme des retardataires et supporteront un intérêt de retard au
taux légal ou conventionnel calculé à compter de la date limite de versement
(date de jouissance de l’appel) jusqu’à la date où il a réagi. Les intérêts de retard
sont comptabilisés dans le compte 7713
Si la mise en demeure est restée sans effet au bout d’un mois, les actionnaires
sont dits défaillants
52
467
7713
Page 134 sur 171
781
Libération de l’actionnaire retardataire
1012
1013
Régularisation du capital
Montant = Celui de « 467 »
Application
B2.3.4.3 La défaillance
Certains actionnaires, malgré les multiples rappels et la mise en demeure ne
réalisent pas leur apport à l’expiration du délai. Dans ce cas, la société procède
sans aucune autorisation à la vente de leurs actions :
- soit en bourses, si les actions sont cotées ;
- soit dans le cas contraire, aux enchères publiques par un huissier
ou un notaire.
Ecritures de défaillance
4617
467
Déclaration de la défaillance
52
4617
Cession des titres
6311/6322
4011
Saisie des frais de cession des titres
4011
52/53/55/57
Page 135 sur 171
Règlement des frais de cession des titres
4617
7078
7713
781
Imputation des frais et intérêt de retard
1012
1013
Régularisation du capital
Montant = Celui de « 4617 »
4617
52
Règlement de la soulte à l’actionnaire
défaillant
Solde = Vente totale - (fraction appelée + frais et Intérêts de retard)
N.B :
1- Il faut passer l’écriture de régularisation du capital juste après la cession des
titres de l’actionnaire défaillant
2- Le résultat de la cession peut être un profit ou une perte pour l’actionnaire
défaillant
Résultat = Somme reçue – Somme versée
Application : voir cas proposé par l’enseignant
B2.4 Les frais de constitution
B2.4.1 Engagement
Il s’agit des frais de publicité, publication ; des droits d’enregistrement et des
frais d’honoraire.
Ils se comptabilisent comme suit :
1er cas : Cas où les formalités de constitution ne sont pas confiées au notaire
Page 136 sur 171
Date d’engagement
des frais
4454 TVA honoraires (s’il y a
lieu)
6271 Annonces, insertions
6325 Frais d'actes
6461 Droit d'enregistrement
6462 Droit d'enregistrement
4011 Somme des frais
Saisie des frais de
constitution
ème
2 cas : Cas où les formalités de constitution sont confiées au notaire
Date d’engagement
des frais
4454 TVA honoraires (s’il y a
lieu)
6271 Annonces, insertions
6324 Honoraires
6325 Frais d'actes
6461 Droit d'enregistrement
6462 Droit d'enregistrement
4732 Somme des frais
Saisie des frais de
constitution
B2.4.2 Règlement des frais
1er cas : Cas où les formalités de constitution ne sont pas confiées au notaire
Date de
règlement des
frais
4011
52/53/55/57
Règlement des
frais de
constitution
Page 137 sur 171
2ème cas : Cas où les formalités de constitution sont confiées au notaire
4732
52/53/55/57
Règlement des
frais de
constitution
Application (le chargé du cours prévoit une application pour chaque partie)
THEME C AFFECTATION DU RESULTAT
Introduction
Compte tenue de certaines particularités de la réglementation fiscale, il n’y a
généralement pas identité entre « résultat comptable » et « résultat fiscal ».
On réintègre ainsi les charges prises en compte lors du calcul du résultat
comptable mais qui ne sont pas déductibles fiscalement, et à l’inverse, certains
produits incorporés dans le résultat comptable alors que fiscalement ils ne
doivent pas l’être seront retranchés.
Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations - Déductions
Impôt = Résultat fiscal * taux d’impôt
Résultat net = Résultat comptable - impôt
Le résultat fiscal sert donc de base imposable pour le calcul de l’impôt sur les
sociétés (IS).
C’est le resultat net ainsi calculé qui fait objet de répartition
Page 138 sur 171
Remarque :
Le taux de l’impôt sur les sociétés (IS) est de 27% pour toutes les entreprises.
Exemple :
Une entreprise calcule l’impôt de l’exercice 2020, le 20/02/2021. Le bénéfice
comptable est de 14 800 000. Les déductions et réintégrations s’élèvent
respectivement à 1 500 000 et 3200 000.
TAF : Déterminer l’impôt sur les sociétés de l’exercice 2020 de cette entreprise
et en déduire le résultat net.
C1 Identification des éléments entrant dans la répartition du resultat
C1.1 Les réserves obligatoires
C1.1.1 Réserves légales (111) : Dans les S.A et les S.A.R.L, il est pratiqué sur
le bénéfice net de l’exercice diminué, le cas échéant de pertes antérieures (report
à nouveau débiteur), une dotation égale à 10% au moins, affectée à la formation
d’un fonds de réserves dit « réserve légale ». Cette dotation cesse d’être
obligatoire lorsque la réserve atteint 20% du capital social (appelé ou non).
C1.1.2 : réserves statutaires ou contractuelles
Ces réserves sont définies à l’avance dans les statuts qui leur confère leur
caractère obligatoire.
C1.1.3 réserves réglementées.
C1.2 Autres réserves
C1.2.1 Les réserves facultatives
La constitution de ces réserves est décidée en assemblée générale des associés
puisqu’elles ne sont prévues ni par la loi, ni par les statuts.
C1.2.2 Réserves diverses
Ils englobent toutes autres réserves libres (prévoyance …)
C1.3 Dividende
Après approbation des états financiers de synthèse et constatation de l’existence
des sommes distribuables, l’assemblée générale détermine la part du bénéfice à
distribuer aux actionnaires.
Page 139 sur 171
Les statuts peuvent prévoir l’attribution d’un premier dividende qui est versé
aux titres sociaux. Dans ce cas, le dividende des actions est constitué de deux
parties :
C1.3.1 intérêt statutaire
Le premier dividende ou intérêt statutaire : il est calculé sur le montant libéré et
non remboursé et au prorata du temps (il rémunère la privation du capital) ;
C1.3.2 Super dividende
Le superdividende : son montant est fixé par l’assemblée générale et est
identique pour toutes les actions ou parts intégralement libérées ou non (il
rémunère le risque).
Remarques Dividende = Intérêt Statutaire + Superdividende
On note dans certains cas
- Actions prioritaires
Ce sont des actions qui jouissent d’un certain avantage par rapport à toutes les
autres dans la répartition du bénéfice ou du boni de liquidation.
- Dividendes cumulatifs
Les statuts peuvent prévoir que dans l’hypothèse d’un premier dividende
inférieur au taux prévu, un rattrapage soit effectué au cours des exercices
ultérieurs.
La mise en paiement des dividendes doit intervenir dans un délai de neuf mois
après la clôture de l’exercice.
C1.4 Report à nouveau
Lorsqu’en fin d’exercice, le resultat est déficitaire, il est reporté à nouveau, dans
la perspective d’un prochain resultat bénéficiaire. Il s’agit du RAN débiteur.
Mais aussi le reliquat après la répartition du bénéfice est placé en report à
nouveau. Il s’agit du RAN créditeur.
C2 Calcul du montant des éléments entrant dans la répartition du résultat
C2.1 Réserves obligatoires
C2.1.1 Réserves légales
- Sont montant représente 10% du résultat net, s’il n’y a pas de RAN
antérieur ou si le RAN antérieur est positif (créditeur)
RAN = Résultat net X 10%
Page 140 sur 171
- Son montant est de 10% de la somme déterminée après avoir déduit du
resultat net, le RAN antérieur négatif (débiteur)
RAN = (Résultat net – RAN antérieur débiteur) X 10%
C2.1.2 Réserves statutaires
Elles sont prévues par les statuts, mais leur montant est déterminé en Assemblée
Générale (AG), sur proposition du conseil d’Administration (CA)
C2.1.3 Réserves réglementées
Elles sont fournies dans l’évaluation
C2.2 Réserves facultatives
Leur montant est déterminé par AG des actionnaires
C2.3 Dividendes
C2.3.1 Intérêts statutaires
Il est calculé sur le montant du capital appelé libéré non amorti (C).
Formule : IS = Ctn/1200
C2.3.2 Super dividende
Il est obtenu à partir du solde net de toutes réserves, des intérêts statutaires et
éventuellement du report à nouveau.
C2.4 Report à nouveau
C’est la différence entre le super dividende théorique et le super dividende réel.
C3 Tracé du tableau d’affectation du résultat
On distingue le tableau d’affectation à proprement parlé et le tableau de
répartition de résultat.
C3.1 Le Tableau d’Affectation du Bénéfice (TAB)
ELEMENTS AFFECTATIONS ORIGINES
Bénéfice net à affecter
-RAN antérieur débiteur
BENEFICE A REPARTIR
Page 141 sur 171
-Réserve légale au taux de 10%
-Réserves statutaires
-Réserves Réglementées
+RAN antérieur créditeur
= Bénéfice distribuable
-Premiers dividendes
-Autres réserves
TOTAL1
SUPER DIVIDENDE THEORIQUE
-Second dividende
RAN courant
TOTAL2
C3.2 Tableau de répartition du bénéfice (TRB)
C3.2.1 Cas d’un report à nouveau débiteur
Bénéfice à répartir a
Report à nouveau débiteur -b
Solde C
Réserve légale (0,1 * c) d
Réserve statutaire +e
f -f
Bénéfice distribuable G
Intérêt statutaire (capital * * ) h
+i
Réserve facultative
j -j
Superdividende théorique (SDT) K
Page 142 sur 171
Superdividende l
Report à nouveau +m
k -k
0
- C 3.2.2 Cas d’un report à nouveau créditeur
Bénéfice à répartir a
Réserve légale (0,1 * a) b
Réserve statutaire +c
d -d
Solde e
Report à nouveau créditeur +f
Bénéfice distribuable G
Intérêt statutaire (capital * * ) h
+i
Réserve facultative
j -j
Superdividende théorique (SDT) K
Superdividende l
Report à nouveau +m
k -k
0
C4 Inscription dans le tracé (voir cas proposé par l'enseignant)
C5 : Passation des écritures d’affectation du résultat
C5.1 Cas des sociétés de personne (SNS et SCS)
1301 Résultat en instance d’affectation
Page 143 sur 171
112 Réserves statutaires
118 Autres réserves
121 Report à nouveau courant
129 RAN antérieur débiteur
462 Apporteur, compte courant (prime de
gérance)
Suivant le tableau de répartition du bénéfice
C5.2 Cas des sociétés à responsabilité
C5.2.1 Cas de RAN antérieur débiteur
1301 Résultat en instance d’affectation
111 Réserves légales
112 Réserves statutaires
118 Autres réserves
121 Report à nouveau courant
129 RAN antérieur débiteur
465 Apporteurs, dividendes à payer (IS+SD)
Suivant le tableau de répartition du bénéfice
C5.2.2 Cas de RAN antérieur créditeur
1301 Résultat en instance d’affectation
121 RAN antérieur créditeur
111 Réserves légales
112 Réserves statutaires
118 Autres réserves
121 Report à nouveau courant
462 Apporteur, compte courant (prime de
gérance)
465
Apporteurs, dividendes à payer (IS+SD)
Page 144 sur 171
Suivant le tableau de répartition du bénéfice
C5.3 Cas des sociétés
C5.3.1 Cas de RAN antérieur débiteur
1301 Résultat en instance d’affectation
111 Réserves légales
112 Réserves statutaires
118 Autres réserves
121 Report à nouveau courant
129 RAN antérieur débiteur
465 Apporteurs, dividendes à payer (IS+SD)
Suivant le tableau de répartition du bénéfice
C5.3.2 Cas de RAN antérieur créditeur
1301 Résultat en instance d’affectation
121 RAN antérieur créditeur
111 Réserves légales
112 Réserves statutaires
118 Autres réserves
121 Report à nouveau courant
462 Apporteur, compte courant (prime de
gérance)
465
Apporteurs, dividendes à payer (IS+SD)
Suivant le tableau de répartition du bénéfice
Page 145 sur 171
NB : Par application du postulat de l’entité, le point C5 « Passation des
écritures d’affectation du résultat » ci-dessus développé peut se résumer
comme suit :
1er Cas : Résultat déficitaire
►Décision d’affectation
Date d’affectation
1309 Bénéfice net à
répartir
139 Bénéfice net à
répartir
Suivant décision
d’affectation
► Affectation
Date d’affectation
4621 Montant du résultat
OU déficitaire
1291
1309 Montant du résultat
déficitaire
Affectation du résultat
2ème Cas : Résultat bénéficiaire
►Suivant décision d’affection
Date d’affectation
131
1301
Suivant décision d’affectation
► Suivant décision de répartition
Date de répartition du
bénéfice
1301 BN
121 RAN antérieur
créditeur
129 RAN nouveau
débiteur
111 Montant réserves
112 Montant réserves
Page 146 sur 171
113 Montant réserves
1181 Montant réserves
1188 Montant réserves
121 RAN nouveau créditeur
129 RAN antérieur débiteur
462 Dividende ou prime de gérance
465 Dividende = intérêt statutaire +
Superdividende
Suivant tableau de
répartition du bénéfice
Application de l’enseignant
THEME D EVALUATION DES TITRES SOCIAUX
D1 Identification des méthodes d’évaluation des titres sociaux
D1.1 Définition des titres sociaux
La valeur inscrite sur les titres sociaux (parts sociales et actions) à la constitution
des sociétés est appelée valeur nominale. Cette valeur est telle, qu’en la
multipliant au nombre des titres, on obtient le capital social.
Au cours de la vie de la société, cette valeur nominale ne change pas mais la
valeur réelle des titres peut être différente. Diverses évaluations sont alors
possibles :
D1.2 Méthode fondée sur la base des valeurs mathématiques
Après plusieurs années d’activités, la société peut dégager des bénéfices dont
une partie est mise en réserves. Ces réserves viennent augmenter la situation
financière de la société. Le nombre de titres étant inchangé, la valeur unitaire
s’accroît. Cette nouvelle valeur est appelée “valeur mathématique’’.
On distingue deux sortes de valeur mathématique :
- la valeur mathématique comptable ou valeur mathématique théorique ou
valeur mathématique bilancielle calculée à partir du bilan comptable ;
- la valeur mathématique intrinsèque calculée à partir du bilan financier.
D1.2.1 La valeur mathématique comptable ou théorique ou bilancielle
(VMC)
Elle est calculée de deux manières différentes :
Page 147 sur 171
ou
N : nombre d’actions
D1.2.2 Valeur mathématique intrinsèque (VMI)
Tout comme la VMC, la valeur mathématique intrinsèque se calcule aussi de
deux manières différentes :
REMARQUE : La valeur mathématique peut être calculée :
- soit avant affectation des résultats : il s’agit de valeur mathématique
coupon attaché. Dans ce cas, les résultats sont ajoutés aux capitaux
propres.
- soit après affectation des résultats : Il s’agit de valeur mathématique
coupon détaché ou ex – coupon. Dans ce cas, les dividendes à payer sont
alors considérés comme des dettes.
D1.3 Méthode fondée sur la base de la Valeur financière (Vf)
C’est le capital qui placé à un certain taux produirait un revenu égal au
dividende du titre. La valeur financière représente la capitalisation des
dividendes à un taux donné.
Page 148 sur 171
D1.4 Méthode fondée sur la base de la valeur de rendement (Vr)
C’est le capital qui placé, à un taux donné produirait un intérêt égal au dividende
moyen et réserve moyenne revenant à chaque action.
Soit :
RM, la réserve moyenne unitaire
n, le nombre d’actions
RN-2 + RN-1 + RN
DM = *
3
Page 149 sur 171
ou
RN-4+ RN-3 + RN-2 + RN-1 + R
DM =
5*n
Vr * i = (D+R) =====
Vr =
ou
Vr * i = (DM + RM) =======
Vr =
APPLICATION 1
Le dividende attribué à la fin de l’exercice 2014 est de 2400F.
Le capital social est composé de 600 actions et les réserves s’élèvent à 750 000.
Le taux d’intérêt est de 8%.
T.A.F
1- Calculer la valeur financière des actions
2- Calculer la valeur de rendement de l’action
APPLICATION 2
Une S.A a versé des dividendes suivants : 420 ; 360 ; et 630 respectivement en
2012, 2013 et 2014.
Le taux de placement envisagé est de 10%.
TAF : Calculer la valeur financière de l’action
En supposant que cette S.A soit composée de 2000 actions et que les dotations
aux réserves ont été de 370 000 en 2012 ; 250 000 en 2013 et 430 000 en 2014 ;
calculer la valeur de rendement.
N.B : Les deux valeurs (Vf et Vr) sont calculées uniquement dans les
sociétés de capitaux.
C’est le capital qui placé, à un taux donné produirait un intérêt égal au dividende
moyen et réserve moyenne revenant à chaque action.
Page 150 sur 171
Soit :
RM, la réserve moyenne unitaire
n, le nombre d’actions
RN-2 + RN-1 + RN
DM = *
3
ou
RN-4+ RN-3 + RN-2 + RN-1 + R
DM =
5*n
Vr * i = (D+R) =====
Vr =
où
Vr * i = (DM + RM) =======
Vr =
APPLICATION 1
Le dividende attribué à la fin de l’exercice 2014 est de 2400F.
Le capital social est composé de 600 actions et les réserves s’élèvent à 750 000.
Le taux d’intérêt est de 8%.
T.A.F
1- Calculer la valeur financière des actions
2- Calculer la valeur de rendement de l’action
APPLICATION 2
Une S.A a versé des dividendes suivants : 420 ; 360 ; et 630 respectivement en
2012, 2013 et 2014.
Le taux de placement envisagé est de 10%.
TAF : Calculer la valeur financière de l’action
En supposant que cette S.A soit composée de 2000 actions et que les dotations
aux réserves ont été de 370 000 en 2012 ; 250 000 en 2013 et 430 000 en 2014 ;
calculer la valeur de rendement.
Page 151 sur 171
N.B : Les deux valeurs (Vf et Vr) sont calculées uniquement dans les
sociétés de capitaux.
D1.5 Méthode fondée sur la base de la valeur boursière des titres côtés
Lorsque les titres sont cotés, leur valeur réelle est donnée par la bourse des
valeurs. Cette valeur boursière est fonction de la loi de l’offre et de la demande.
D2 Calcul de la valeur des titres sociaux
D2.1 Valeur mathématique comptable
ou
N : nombre d’actions
D2.2 Valeur mathématique intrinsèque
REMARQUE : La valeur mathématique peut être calculée :
- soit avant affectation des résultats : il s’agit de valeur mathématique
coupon attaché. Dans ce cas, les résultats sont ajoutés aux capitaux
propres.
Page 152 sur 171
soit après affectation des résultats : Il s’agit de valeur mathématique coupon
détaché ou ex – coupon. Dans ce cas, les dividendes à payer sont alors
considérés comme des dettes.
D2.3 La valeur financière
D le dividende unitaire, i le taux d’intérêt pour 1F
Vf * i = D ===== Vf =
Exemple : Calculer au taux de 8%, la valeur financière d’une action dont le
dividende unitaire est de 1 600F.
Remarque : Parfois, au lieu de considérer le dividende d’un seul exercice, on
prend le dividende moyen des 3 ou 5 derniers exercices. Dans ce cas, le
dividende unitaire moyen (DM) est égal :
DN-2 + DN-1 + DN DN-4+ DN-3 + DN-2 + DN-1 + D
DM = ou DM =
3 5
Dans ce cas, Vf * i= DM =======
Vf =
D2.4 La valeur de rendement
Soit :
RM, la réserve moyenne unitaire
n, le nombre d’actions
RN-2 + RN-1 + RN
DM = *
3
ou
RN-4+ RN-3 + RN-2 + RN-1 + R
DM =
5*n
Vr * i = (D+R) =====
Vr =
où
Vr * i = (DM + RM) =======
Vr =
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Application de l’enseignant
THEME E : PASSATION DES ECRITURES RELATIVES A
L’AUGMENTATION DU CAPITAL
E1 Enoncé des modalités de modification du capital social
Une modification du capital entraine une modification des statuts :
L’AGE des associés qui est le seul habilité à modifier les statuts, peut décider :
- de l’augmentation du capital ;
- de la réduction du capital ;
- de l’amortissement du capital.
E2 Identification des types d’augmentation du capital
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Au sens de l’article 562 de l’acte uniforme portant DSC et CIE, le montant du
capital peut être augmenté soit :
• Par apport nouveau (numéraires et natures)
• Par incorporation de réserves
• Par conversion (transformation) des dettes en capital.
• Par majoration du montant nominal des actions existantes
• Par double augmentation du capital
E2.1 Augmentation par apports nouveaux
E2.1.1 Apports en nature
Les apports sont intégralement libérés à la souscription. Les formalités de
publicité d’augmentation du capital sont respectées.
Sur le plan comptable, Les biens apportés font objet d’évaluation par un
commissaire aux apports.
La différence entre la valeur nominale et le prix d’émission est la prime
d’apport.
E2.1.2Augmentation du capital par nouvel apports en numéraires
- Cas de la SNC
La décision est prise à l’unanimité des associés. Les formalités sont les mêmes
qu’à la constitution.
- Cas de la SARL
Ceci peut entrainer une augmentation du nombre de titres (c’est le plus fréquent)
ou une augmentation de la valeur nominale.
L’augmentation du capital par apport nouveau peut donner lieu à la
détermination d’une prime d’émission ou d’une prime d’apport.
La prime d’émission est liée aux apports en numéraire et la prime d’apport aux
apports en nature.
Pour ne pas léser les anciens associés, on fixe un prix d’émission supérieur à la
valeur nominale. Le prix d’émission est le prix auquel sont émis les nouveaux
titres. Ce prix est encore appelé prix de cession.
Prime d’émission (ou prime d’apport) = Prix d’émission – valeur nominale
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N.B :
− la prime d’émission ou la prime d’apport est intégralement versée à la
date de l’augmentation du capital ;
− la différence entre la valeur mathématique avant augmentation et la valeur
mathématique après augmentation est appelée droit préférentiel de
souscription (ds) ou droit d’attribution (da).
ds/da = VM avant augmentation – VM après augmentation
- le prix d’émission (PE) doit être fixé
convenablement et doit être compris entre la valeur mathématique avant
augmentation et la valeur nominale. (VN PE
VM avant augmentation).
- Cas de la SA
L’augmentation de capital dans les S.A ne peut se faire que lorsque certaines
conditions sont remplies :
- l’ancien capital doit être entièrement libéré ;
- la décision de l’augmentation de capital doit être prise par la majorité des
membres de l’AGE ;
- la prime d’émission doit être intégralement versée quelque soit la fraction
du capital appelée.
N.B : Les modalités d’augmentation du capital sont les mêmes que celles de
constitution sauf que pour le schéma d’écriture, la partie ou fraction appelée doit
être encaissée de même que la prime avant l’écriture de promesse.
E2.2 Augmentation du capital par incorporation de réserves
Cette opération peut se traduire :
- soit par une augmentation de la valeur nominale (VN)
Dans ce cas, le nombre de titres sociaux reste inchangé.
- soit par une création de parts gratuites.
Dans ce cas, la valeur nominale des titres est maintenue mais le nombre des
titres sociaux change.
• Augmentation de la valeur nominale des actions :
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Le nombre d’actions reste le même. La valeur mathématique de l’action ne
change pas. Le droit des associés demeure le même.
• Distribution d’actions gratuites :
Les anciens actionnaires reçoivent dans la proportion des actions détenus, les
actions gratuites. A chaque action est attribué, un droit d’attribution (da). Ce
droit est négociable et est calculé différemment selon les cas.
E2.3 Augmentation du capital par conversion des créances sur la société
(dettes) en parts sociales
C’est le cas des créanciers de la société qui désirent devenir associés. Le
créancier qui devient associé de la société doit apporter une prime appelée
« prime de conversion ». il en est de même pour les obligations convertibles en
action.
E2.4 Double augmentation
Il peut arriver que L’AGE d’une SA décide d’une augmentation combinée de
son capital en associant ainsi les apports en numéraire et l’incorporation des
réserves. Cette opération peut se faire de manière successive ou simultanée.
E2.4 Double augmentation successive
Cette opération entraine le calcul de trois valeurs mathématiques. Il peu s’agir
des apports nouveaux suivis de l’incorporation des réserves ou l’inverse.
E2.4.1.1 Augmentation par apports nouveaux suivie de l’incorporation de
réserves
Dans ce cas, on calcule le droit de souscription (ds) avant le droit d’attribution
(da).
E 2.4.1.2 Augmentation du capital par incorporation de réserves suivie
d’apports nouveaux
Dans ce cas, on calcule le da avant le ds.
E 2.4.2 Cas d’une augmentation simultanée
Dans ce cas, pour calculer le da et le ds, on procède de la façon suivante :
ds = (VM après augm. – PE) *
* ds + PE = VM après augmentation ====
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da = VM après augm. *
* da + 0 = VM après augmentation =====
Avec
AA : Nombre d’actions anciennes
AN : Nombre d’actions nouvelles ;
AG : Nombre d’actions gratuites.
E3 PASSATION DES ECRITURES D’AUGMENTATION DU CAPITAL
SOCIAL
E3.1 Augmentation par apports nouveaux
E3.1.1 Apport en nature
4613 Apporteur, Capital souscrit, appelé non versé
1013 Capital souscrit appelé versé non amorti
1052 Prime d’apport
Associés, leur promesse d’apport sur
augmentation du capital en nature
1052 N2’ * (PE – VN)
2,3,4 Eléments d’actif
16
4(sc)
491
4613
Suivant réalisation des apports en nature
E3.1.2 Apport en numéraire
52
Page 158 sur 171
4615
4616
Versement reçu sur augmentation du capital
109
4615 Apporteur, Apport en numéraire
1011 Capital souscrit appelé non versé
1012 Prime d’émission
1051 Associés, leur promesse d’apport sur
augmentation du capital en numéraire
1051 N1’ * (PE – VN)
1012
1013
Régularisation du capital
E3.2 Augmentation par incorporation des réserves
112
118
1013
Régularisation du capital
E3.3 Augmentation par conversion des dettes
E3.3.1 Augmentation par conversion des obligations
4618 Apporteur, titres à échanger
1013
1054 Prime de conversion
Promesse d’apport
Page 159 sur 171
1612 Emprunt obligataires
4618 Apporteur, titres à échanger
5xx
E3.3.2 Augmentation par conversion des dettes Fournisseurs
4618 Apporteur, titres à échanger
1013
1054 Prime de conversion
Promesse d’apport
4011 Fournisseur
4618 Apporteur, titres à échanger
Réalisation des apports
E3.4 Double augmentation du capital
E3.4.1 Successive
52
4615
4616
Versement reçu sur augmentation du capital
109
4615 Apporteur, Apport en numéraire
1011 Capital souscrit appelé non versé
1012 Prime d’émission
1051 Associés, leur promesse d’apport sur
augmentation du capital en numéraire
1051 N1’ * (PE – VN)
1012
Page 160 sur 171
1013
Régularisation du capital
112
118
1013
Incorporation des réserves au capital
E4.2 Simultanée
52
4615
4616
Versement reçu sur augmentation du capital
109
4615 Apporteur, Apport en numéraire
1011 Capital souscrit appelé non versé
1012 Prime d’émission
1051 Associés, leur promesse d’apport sur
augmentation du capital en numéraire
1051 N1’ * (PE – VN)
1012
1013
Régularisation du capital
112
118
1013
Incorporation des réserves au capital
Page 161 sur 171
E5 Problèmes liés à l’augmentation du capital
L’augmentation du capital par émission de nouveaux titres entraine des
changements au niveau des associés.
Pour ne pas léser les anciens actionnaires, il y a lieu d’équilibrer les droits des
anciens avec ceux des nouveaux.
❖ Protection des anciens associés dans le cas d’apports nouveaux
➢ Souscription à titre irréductible
Les actionnaires ayant un droit préférentiel de souscription peuvent souscrire
aux nouvelles actions proportionnellement aux nombres d’actions anciennes
détenues.
➢ Souscription à titre réductible
Certains actionnaires peuvent ne pas faire jouir leur droit préférentiel de
souscription. Il laisse à la disposition des autres actionnaires, des actions qui
seront souscrites à titre réductible c’est-à-dire les actions émises demandées en
plus du droit préférentiel de souscription. La demande sera honorée dans la
mesure où les actionnaires à titre irréductibles n’auraient pas exercé leur droit de
préférence.
➢ Les droits préférentiels de souscription
A chaque action ancienne est attaché un droit appelé droit préférentiel de
souscription dans le cas d’apports nouveaux. Il représente la diminution de la
valeur de l’action après augmentation. L’ancien actionnaire semble perdre par
action la valeur correspondante au droit de souscription qu’il peut vendre pour
avoir l’équilibre.
APPLICATIONS (l’enseignant peut proposer à ses élèves d’autres
exercices)
EXERCICE 1 : Apport en numéraire avec élévation de la valeur nominale
La S.A « M’BAO » au capital de 40 000 000 divisé en actions de 10 000F,
décide de porter la valeur nominale de l’action à 16 000F. le 20/02/2014, les
fonds sont déposés chez Me ASSIONGBO notaire. Les fonds sont virés à la
banque de la société sous déduction des frais d’honoraire s’élevant à 550 000 le
23/02/2014.
T.A.F : Passer au journal les écritures d’augmentation du capital
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EXERCICE 2 : Cas d’une augmentation par apports nouveaux : valeur
nominale inchangée
La société « EL DORADO » au capital de 15 000 000 décide de procéder à une
augmentation de capital en émettant 1100 actions de 10 000 au prix de 13 000.
La souscription de ces actions est effective le 1er/03/2014. Les actionnaires ont
souscrit 600 actions de numéraire et 500 actions d’apport sous forme de matériel
de transport 4 000 000 ; matériel et mobilier de bureau 1 000 000 et
marchandises 1 500 000. Les actionnaires, souscripteurs d’actions de numéraire
ont respecté le minimum légal et les fonds ont été déposés à l’UTB sur le
compte de la société. Toutefois, un actionnaire, souscripteur de 100 actions à
libéré la totalité de la valeur de ses actions.
T.A.F : Passer au journal les écritures d’augmentation du capital.
EXERCICE 3 : Cas d’une augmentation par incorporation de réserves
Au 31/12/2014, on pouvait lire les éléments suivant au bilan de la société
« MIABO » : capital 50 000 000 (5000 actions) ; réserve statutaire 8 000 000 ;
réserves facultatives 15 600 000.
Le 02/01/2014, la société décide de distribuer 2000 actions gratuites en
incorporant la réserve statutaire et une partie des réserves facultatives.
T.A.F
1- Calculer le da de deux manières différentes
2- Passer l’écriture de capitalisation (augmentation) des réserves.
3- Un ancien actionnaire possédait 52 actions ; étudier sa situation.
APPLICATION 4
La S.A.R.L « VITAGO » au capital de 15 000 000 de 500 parts décide
d’augmenter son capital de 7 500 000 le 01/04/2014. Les nouvelles parts sont
émises à 37 500. Les fonds sont réellement entrés le 01/04/2014 par chèque
bancaire. Le montant des CAPRORA avant augmentation du capital du capital
est de 21 000 000.
T.A.F
1- Passer les écritures d’augmentation du capital
2- Calculer les VM avant et après augmentation du capital
3- Calculer le droit de souscription
APPLICATION 5
Page 163 sur 171
La S.A.R.L « ALPHA » augmente son capital par émission de 600 parts au prix
de 6 500F de valeur nominale 5 000F.
Certains anciens associés font apports des éléments suivants :
- Matériel de bureau 300 000
- Matériel informatique 400 000
- Marchandises 1 393 000
Le reste de l’augmentation est réalisé en numéraire par chèque bancaire.
T.A.F : Passer au journal les écritures d’augmentation de capital au 03/01/2014
Page 164 sur 171
APPLICATION 6
La SARL « EDZOVO » après plusieurs négociations avec son fournisseur SAM,
arrive à convaincre ce dernier qui accepte de devenir associé. Elle décide
d’augmenter son capital le 10/01/2014 en convertissant la créance de SAM qui
s’élève à 3 720 000. Le nominal de l’action est de 15 000. Le prix d’émission est
de 18 600.
T.A.F : Passer les écritures d’augmentation du capital.
APPLICATION 7
Une S.A au capital de 70 000 000 (7000 actions de 10 000) augmente son capital
par émission de 3000 actions de 10 000 souscrites au prix de 12 000 et par la
création de 2000 actions gratuites par incorporation d’une réserve de
20 000 000. Avant cette double augmentation du capital, l’action était cotée à
36 000. Les actions de numéraire sont libérées du minimum légal et les fonds
sont déposés à la banque sur un compte ouverts au nom de la société. Date
d’augmentation de capital : le 02/01/2014.
T.A.F
1- Calculer le ds et le da
2- Passer les écritures relatives à cette double augmentation
APPLICATION 8
Reprendre l’application précédente en supposant que l’incorporation des
réserves ait été faite avant l’émission des actions de numéraire.
T.A.F : Calculer le da et le ds
APPLICATION 9
Reprendre l’application suivante et supposer que l’augmentation du capital s’est
faite simultanément par émission d’actions de numéraires et par incorporation
des réserves.
T.A.F1- Calculer le ds et le da
2- Vérifier
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APPLICATION 10
La S.A « AVLAYA » au capital de 100 000 000 divisée en actions de 10 000
francs décide de porter ce capital à 150 000 000. Les souscriptions sont ouvertes
du 03/01/2014 au 31/01/2014. Les renseignements reçus liés à la souscription
des nouvelles actions sont consignés dans le tableau suivant :
Yves Alex Ben Gbati Kodjo Maro Justin Totaux
Nombre d’actions
1 480 620 1 800 1 000 2 000 1 400 1 700 10 000
anciennes
Nombre d’actions
850 1 250 500 1 400 1 200 800 6 000
nouvelles
Le prix d’émission est fixé à 13 500 des réserves existantes ; les réserves
existantes sont : réserves légales 7 500 000 ; autres réserves 42 200 000.
T.A.F
1- Présenter le tableau de répartition des titres en faisant apparaître les
actions souscrites, à titre irréductible les aides non satisfaites. Les actions
souscrites à titre réductible et les actions définitivement souscrites.
2- Calculer le ds
3- Quelle somme totale déboursera BEN si le minimum légal a été appelé
4- Quelle somme totale déboursera BEN si le montant total a été exigé
5- Quelle somme totale déboursera Kodjo si c’est le minimum légal qui
est demandé à l’augmentation
6- Etudier la situation d’Alex
Page 166 sur 171
THEME F : PASSATION DES ECRITURES RELATIVES A LA
REDUCTION DU CAPITAL
F1 Identification des types de réduction du capital
Une société réduit son capital dans les cas suivants :
- Perte trop importantes ;
- Capital trop important pour l’activité définie ;
- Retrait d’un ou de plusieurs associés.
Remarque
Dans une S.A, on peut procéder par le système du « coup de l’accordéon » c’est-
à-dire qu’on procède à une réduction du capital (par mesure d’assainissement
financier) pour perte avant de faire une augmentation du capital par apports
nouveaux.
F1.1 Réduction pour pertes trop importantes
Dans le cas de réduction pour perte trop importante, il n’y a pas de
remboursement. Les droits des associés sur la société diminuent.
F1.2 Réduction pour retrait d’un ou plusieurs associés
La réduction du capital s’accompagne de remboursement des associés qui se
retirent. L’associé qui se retire s’en va avec une partie des CAPRORA
proportionnellement à son apport. Les droits des associés restants ne change pas.
F1.3 Réduction pour capital trop important
Dans le cas de réduction du capital trop important, il y a remboursement. Les
droits des associés sur la société diminuent mais en contrepartie, ils reçoivent de
l’argent.
F2 calcul du montant de la réduction du capital selon chaque type
F2.1 Réduction pour pertes trop importantes
Le montant de la perte est égal à celui de la perte
F2.2 Réduction pour retrait d’un ou plusieurs associés
Le montant de la diminution du capital correspond à son apport, mais le
CAPRORA sera diminué d’un montant équivalent à son nombre de titres
multiplié par la valeur mathématique.
F2.3 Réduction pour capital trop important
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Chaque associé recevra un montant proportionnellement à son nombre de titres
détenus. Le montant total de la diminution est égal:
- Soit au nombre de titres diminué multiplié par la valeur nominale
- Soit le montant de diminution de la valeur nominale multiplié par le
nombre de titres sociaux.
F3 Passation des écritures de réduction selon chaque type
F3.1 Réduction pour pertes trop importantes
11 3
129 où
139
Diminution du capital pour pertes trop importantes
F3.2 Réduction pour retrait d’un ou plusieurs associés
1013
111
112
118
121
129
4621
Retrait d’un associé
4621
5xx
Règlement
F3.1 Réduction pour capital trop important
- Capital partiellement libéré
Page 168 sur 171
Dans ce cas, la société renonce à l’appel de la fraction non appelée.
1011
109
Réduction du capital par renonciation à la fraction
non appelée
- Capital entièrement libéré
Si le capital est entièrement libéré, la société rembourse aux actionnaires, le
montant de la diminution du capital.
Schéma d’écriture
1013
4619
Constatation de la diminution du capital
4619
5xx
Remboursement aux associés
APPLICATION 12
La S.A « GADO» au capital de 200 000 000 (5000 actions de 40 000) libéré des
3/4, décide de réduire son capital de moitié le 01/06/2014. La société n’appellera
plus le dernier quart et rembourse aux actionnaires le 3 e quart libéré. Les
actionnaires sont payés le 15/06/2014 par chèque bancaire.
T.A.F : Passer les écritures nécessaires
Page 169 sur 171
APPLICATION 13
La S.A « ESSOFA » au capital de 100 000 000 divisé en actions de 20 000F a
enregistré des pertes successives s’élevant à 32 500 000 décide de réduire son
capital en ramenant la valeur nominale de 20 000 à 13 000 par annulation des
pertes et en virant l’excédent dans le compte de réserves facultatives.
T.A.F : Passer les écritures nécessaires
THEME G AMORTISSEMENT DE CAPITAL
G1 Détermination du montant du capital amorti
G1.1 Définition de l’amortissement du capital
L’amortissement de capital est une opération par laquelle la société rembourse le
capital aux actionnaires et en même temps le reconstitue par prélèvement sur les
bénéfices.
Le remboursement n’entraine pas la réduction du capital mais celui – ci est
désormais divisé en deux : 1013 “Capital non amorti’’ et le 1014 “Capital
souscrit appelé versé amorti’’.
- Les droits des actions amorties
Les actions dont le capital est partiellement ou intégralement amorti donnent les
mêmes droits que les actions non amorties.
A l’exception du droit à l’intérêt statutaire pour la partie amortie et du droit au
remboursement au moment de la liquidation sur la partie amortie.
N.B : “Les actions non amorties sont dites actions de capital et les actions
amorties sont dites actions de jouissance.
Les actions entièrement amorties conservent aux actionnaires :
• le droit de vote aux assemblées ;
• le droit au superdividende.
G1.3 Détermination du montant du capital amorti
Le capital amorti est fourni en montant ou en taux d’amortissement. Dans le
deuxième cas, le taux de remboursement est multiplié par la valeur nominale.
Remarque:
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La décision d’amortissement de capital peut être prévue par les statuts ou par
décision prise par l’assemblée générale ordinaire des actionnaires.
G2 Passation des écritures relatives à l’amortissement du capital
11x Réserves
4619
Remboursement du capital
1013
1014
Constatation de la diminution du capital
4619
5xx
Remboursement aux associés
APPLICATION : Voir cas de l’enseignant (y compris le calcul de l’intérêt
statutaire en cas d’amortissement du capital)
Page 171 sur 171