Méthodologie de recherche en gestion
Méthodologie de recherche en gestion
Ces travaux vont vous permettre de vous exercer et de vous préparer à votre
futur PFE In chaa ALLAH.
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1°/ Quelle différence faites-vous entre
- La description
- La classification
- L’explication
- Analyse diachronique
- Analyse fonctionnelle
- Analyse structurelle
- Analyse dialectique
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METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE EN SCIENCES SOCIALE
Ibrahima Lo Enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)
1.1 Définitions
En sciences sociales, une recherche comporte l’utilisation de procédés opératoires bien
définis que l’on nomme ‘’ techniques ‘’. Le choix de la technique dépend de l’objectif
poursuivi, lequel est lui-même lié à la méthode de travail. Une telle interdépendance entraîne
souvent une confusion dans les termes technique et méthode qu’il convient de lever.
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possède une technique ou des techniques structurées autour de revers, drive, service, façon
de poser les pieds, de tenir sa raquette… Mais chacun utilise sa technique en fonction d’une
méthode : fatiguer l’adversaire, jouer du fond du court ou au filet… ) La méthode est avant
tout réflexion : elle utilise et organise ses techniques pour la réalisation du seul but qui vaille :
gagner.
Empirisme
L’empirisme constitue une attitude d’esprit, une façon de penser mais surtout une
manière de prélever des données, de choisir des sujets de réflexion. L’empirisme croit
en la valeur de 3 l’observation, en la soumission de la raison à l’évidence de
l’expérimentation. C’est à partir d’observations particulières qui ont été menées que
l’on établit une généralisation ·
Rationalisme
Pour le rationaliste, le critère de la vérité est intellectuel et ne dépend pas de nos
sens : constructions logiques, schémas conceptuels constituent les démarches d’une
pensée qui part du général pour s’appliquer au particulier ·
Induction
On oppose habituellement l’induction énumérative à l’induction analytique.
L’induction énumérative abstrait par la généralisation ; autrement dit, elle reconnaît
certaines caractéristiques aux phénomènes observés et en fonction de leur nombre,
procède à une généralisation statistique. Pour sa part l’induction analytique
généralise grâce à l’abstraction, c’est à dire qu’elle abstrait du cas concret ses
caractéristiques et du fait que celles ci sont essentielles, les généralise.
2.1 Evolution
Il est habituellement admis que les principales sciences sociales sont la sociologie,
l’anthropologie, l’ethnologie, la psychologie sociale, l’histoire, la géographie, la
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démographie, l’économie politique, la science politique. Cette liste n’est qu’indicative car
dans leur développement respectif, ces sciences en arrivent à des subdivisions
particulières. C’est ainsi que la sociologie se subdivise en sociologie du travail, en sociologie
religieuse. Chaque science sociale comporte différentes définitions qui dépendent des
auteurs et de leurs écoles de pensée. Les uns et les autres évoluant, il est préférable de
marquer les étapes essentielles du développement de quelques sciences sociales, tout en
se gardant de prendre en compte les perceptions d’écoles.
2.2 Typologie :
Sociologie
La sociologie est l’étude de la réalité sociale. Ce qui est généralement accolé à cette
définition relève des auteurs et des objets de leurs études. La sociologie naît en
tant que science à partir du moment où les faits sociaux sont observés en dehors
de tout jugement de valeur. Les précurseurs sont nombreux : Aristote, Hobbes,
Spinoza et surtout Montesquieu qui ‘’ dit ce qui est et non ce qui doit être … ne
justifie pas les usages mais les explique ‘’. En ce qui concerne les fondateurs,
plusieurs repères sont proposés : Saint Simon (1760 – 1865) est retenu par
Durkheim ‘’ on rencontre chez Saint Simon les germes déjà développés de toutes
les idées qui ont alimenté la réflexion de notre époque ‘’ ( il pose la question de la
sociologie de la connaissance et établit la correspondance entre certains régimes et
les idées d’une époque : régime militaire et connaissance théologique, régimes
industriels et connaissance technique …) La sociologie de Proudhon (1805 – 1865)
est plus réaliste et plus dogmatique. Marx (1818 – 1883) suit car comme le note
Gurvitch ‘’ l’aspect fondamental de sa pensée est la sociologie : l’intégration des
manifestations partielles de la réalité sociale, dans les cadres totaux dont
l’explication est à rechercher aux confins de l’histoire et de l’analyse structurelle ‘’.
Le mot de sociologie est une invention d’Auguste Comte (1798 – 1850) qu’il
substitue dans son cours de philosophie positive (vol. IV) à la notion de ‘’ physique
sociale ‘’ utilisée jusqu’alors. Il situe la place de la sociologie dans les autres
sciences sociales et s’emploie à définir ses liens avec l’histoire et l’ethnographie.
Mais son ambition de faire de la sociologie une science qui surplombe toutes les
autres finit par en faire une religion, lui faisant perdre le relativisme qu’il
reconnaissait lui même comme indispensable. Spencer (1820 – 1903) est le premier
représentant d’une sociologie à tendance naturaliste et le premier utilisateur des
notions de structure et fonction empruntées à la biologie. 5 A ses débuts, la
sociologie a cru devoir se rendre autonome en se détachant des postulats de la
philosophie historique. Mais celle ci lui a inspiré ses premières questions du genre :
où allonsnous ? Où va la société ? Où va le monde ? Au XXe siècle, la sociologie ne
se propose plus de résoudre ni le problème du sort de l’humanité ni celui de l’ordre
et du progrès, ni celui des lois sociologiques. Il se produit une crise de
renouvellement et de croissance qui conduit la sociologie à réviser son appareil
conceptuel, sa méthode, ses techniques. La première démarche de la sociologie
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contemporaine est l’étude en profondeur de la réalité sociale ; cette étude est
avant tout pluridimensionnelle. A en croire Gurvitch, la mission du sociologue ‘’ se
reconnaît d’abord à sa capacité de dévoiler les antinomies et les tensions latentes
propres à une réalité sociale donnée, envisagée comme phénomène social ‘’. La
vitalité de la sociologie se lit au travers de sa forte spécialisation en disciplines
secondaires : sociologie de la connaissance, sociologie religieuse, urbaine, rurale,
juridique, politique, économique etc. Il ne s’agit pas pourtant d’un émiettement ni
d’un risque de rivalité car ces disciplines restent encore fidèles à l’esprit de la
sociologie.
Anthropologie
Considérée comme la discipline qui décrit les mœurs des différents peuples
primitifs et archaïques, l’ethnologie est souvent confondue à l’ethnographie et à
l’anthropologie. Aussi, certaines précisions de vocabulaire s’imposent : -
l’ethnographe travaille sur le matériel recueilli sur le terrain - l’ethnologue tente un
effort d’élaboration, de synthèse qui peut être géographique (étude des
caractéristiques des tribus d’une région) historique (évolution d’un groupement
humain) soit systématique (recherche sur une coutume particulière) -
l’anthropologue interviendrait à la troisième étape d’une même recherche : son
projet d’est d’étudier l’homme dans sa totalité. L’évolution de la discipline a
conduit à l’apparition de variantes telles que l’anthropologie sociale qui part des
objets, productions de l’Homme pour aboutir à ses activités sociales. A coté de
cette perception des Britanniques, les Américains ont crée une autre variante, 6
l’anthropologie culturelle qui effectue le schéma inverse : partir des activités de
l’Homme pour en arriver à ses objets. En France, s’est surtout développé
l’anthropologie physique basée sur les types morphologiques, les races. En
définitive, l’ethnologie et l’anthropologie sont utilisées indifféremment pour
désigner une seule et même réalité scientifique.
Histoire
Elle est considérée comme la discipline qui se préoccupe de la connaissance du
passé. Elle fascine car l’individu cherche par son biais à expliquer voire à justifier
son être et son destin. Relevant souvent de la philosophie, elle revendique le statut
de science dans la mesure où l’idéologie du progrès estime qu’elle est maîtresse de
l’événement qu’elle est capable d’organiser et dont elle peut rendre compte des
différents mouvements. Au plan de la pratique, une telle influence a eu pour
conséquence de spécifier le champ d’action de l’historien dans deux directions :
- d’une part elle est technique dans la mesure où son objet est de contribuer à la
critique des textes
- de l’autre est rattrape la philosophie dans son souci de rechercher de grandes lois
à découvrir. Mais la discipline au XIXe siècle elle-même subit le poids de l’histoire
dans son déroulement. Ainsi, les bouleversements liés à la Révolution en Europe ne
manquent pas de susciter une sorte de nostalgie du passé que G. Gusdorf établit
précisément ‘’ … elle ( l’historie ) sert d’instrument à
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une subjectivité qui se cherche, subjectivité des individus et des peuples en quête
de leur propre authenticité. La tendance s’inverse vers 1860 lorsque le goût du
document donne celui de l’exactitude qui est l’aspect technique du métier de
l’historien. Ainsi perçue et en s’appuyant exclusivement sur la documentation,
l’histoire s’oppose à la littérature d’imagination et à la philosophie. Le statut de
science ne lui est pas reconnu pour autant dès lors que le document même
authentique n’est qu’un aspect du fait et ne coïncide pas exactement avec lui. S’y
ajouterait par ailleurs le fait que le choix et l’interprétation du document engagent
la personnalité de l’historien. Ces difficultés paraissent provisoires et n’agissent pas
négativement sur le développement de l’histoire car la vérité est supposée
enfermée dans les documents et seule une conception historique permet
d’expliquer le passé : il s’agit d’accumuler les matériaux en 7 s’efforçant de laisser
parler les faits. L‘histoire est donc une méthode et comme l’annonce L. Febvre
cette perception dispense les historiens de se poser la question : ‘’ Qu’est ce que
l’Histoire ? ‘’La question reviendra au XXe siècle mais se présente sous une
formulation nouvelle : l’interrogation concerne désormais le domaine de l’histoire.
Selon l’acception de Paul Mantoux qui écrit en 1903 ( In la revue de Synthèse
historique ) sa tâche est de commémorer le passé, tout le passé, ‘’ ce qui est
particulier, ce qui n’arrive qu’une fois est du domaine de l’histoire ‘’. La
contestation ne tarde pas à s’exprimer contre cette vision linéaire, éventuelle,
évènementielle ; elle se structure en école de pensée et prend corps dans les
années trente et à travers les colonnes des Annales que dirigent Marc Bloch et
Lucien Febvre. Dans Apologie pour le métier d’historien, le champ d’études ne
subit plus de restrictions : l’Histoire est tout à la fois science du passé et science du
présent.
Démographie
Elle a pour objet l’étude de l’état et des mouvements des populations humaines.
Proposé en 1855 par A. Guillard, l’expression n’est pas universellement acceptée
puisque les Anglosaxons lui préfèrent le terme ‘’ population study ‘’ pour mieux en
spécifier l’objet.
. Par état de population on entend l’importance numérique de la population, la
répartition de ses membres dans l’espace, sa composition par sexe et par âge, par
profession et même son niveau d’instruction et son état de santé. Pour leur part,
les mouvements de populations renvoient aux évènements démographiques que
sont les naissances et les décès. L’essor de la démographie supposait une vie
administrative assez organisée qui permette la tenue de statistiques complètes et
le développement des mathématiques et du calcul des probabilités. Ces facteurs
techniques ont été appuyés par le désir de mieux comprendre les phénomènes
humains et la conviction partagée et selon laquelle cette connaissance permettrait
une action utile. La démographie a pris son essor à partir des interrogations
formulées par les économistes, les médecins, les biologistes etc. Ainsi peut-on
constater que les premières recherches sur la population ont été le fait
d’économistes et de biologistes. Dans le même temps, les travaux de démographie
ont été entrepris par les mathématiciens, les statisticiens. Limité à l’étude des
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mouvements de populations, le domaine de la démographie est déjà très étendu
car englobant la prise en charge de facteurs physiologiques, climatiques,
sociologiques, psychologiques les plus divers et qui agissent sur la population.
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clinique garantit profondeur et clairvoyance, la méthode expérimentale assure une
généralisation qui autorise une bonne lecture des réalités observées.
3.2.1 L’observation :
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d’engrenage, qui permettent de comprendre sans le voir, le mécanisme de la
montre ’’. Dans le secteur des sciences sociales, le concept remplit trois
fonctions : organiser la perception, guider l’observation, prévoir des faits
nouveaux. L’observation en Sciences Sociales pose problème dès l’instant où
l’objet de l’observation était l’Homme qui est dans le même temps l’agent
chargé de l’observation. Il en découle une conséquence qui touche aux
moyens d’investigation : qu’il s’agisse des instruments d’enregistrement qui
offrent d’intéressantes possibilités de reproduction et d’extension de
l’observation ou encore du film qui permet de revoir un ensemble de faits qui
n’ont pu être analysés en même temps ou qui ont été oublié. Ces différents
moyens permettent au chercheur de contourner les défaillances de sa
mémoire, d’aller au delà des constats immédiats, d’élargir son champs de
vision.
3.2.2 L’hypothèse
Elle tend à formuler une relation entre des faits significatifs sous l’aspect d’une loi plus ou moins
générale et aide à sélectionner les faits observés. L’interprétation de ces derniers autorise la
déduction d’hypothèses qui, une fois vérifiées constituent un élément de la théorie. Aussi, en tant
que système d’explication intégrant plusieurs hypothèses, la théorie est plus vaste que
l’hypothèse. Mais il s’avère important de vérifier l’existence effective d’un fait avant de prétendre
l’expliquer par une hypothèse. Une bonne observation permet de prémunir le chercheur contre ce
genre d’erreurs. Les hypothèses se proposent de trouver des solutions à différentes sortes de
questions. Elles naissent à partir d’une observation de la vie quotidienne ou de constats opérés au
cours d’une recherche. Elles peuvent être aussi le résultat d’une élaboration purement théorique à
partir d’un ensemble de connaissances. Les hypothèses varient en fonction de leur étendue ; elles
peuvent faire l’objet d’une généralisation après avoir fait l’objet d’un test sur un objectif
spécifique. En sciences sociales on distingue trois types d’hypothèses suivant leur niveau
d’abstraction :
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L’hypothèse doit être vérifiable · Elle doit mettre en œuvre des faits réels et ne pas
comporter de jugements de valeur (proscrire les termes ambigus : bon, mauvais, devraient
etc.)
Enfin elle doit se rattacher à une théorie existante et être en conformité avec le contenu
actuel de la science.
Elle concerne avant tout la preuve et exige des conditions spécifiques de rigueur.
L’expérimentation est devenue garante de la méthode. Elle se ramène pour l’essentiel à une
observation systématique de résultats.
4 .Niveaux de la recherche
4.1 Description
Elle consiste en la réunification d’observations faites au sujet de tel phénomène en vue d’en livrer
une image aussi cohérente et approfondie que possible. Il s’agira dans les lignes qui suivent
d’évoquer les principes généraux de la description dans un premier temps, puis les techniques à
mettre en œuvre pour présenter les éléments de la description.
4. I.1 Généralités
La Les principes : la description a pour but de représenter la réalité en réunissant dans
un tableau complet les caractéristiques des phénomènes étudiés. Cette phase est d’une
importance capitale entre l’étape de l’observation et celle de l’explication. La
description complète l’observation qui fournit les matériaux disparates. A priori, une
description correcte ne se dégage pas des matériaux ainsi collectés. Par le biais de
l’observation, le chercheur rassemble des données brutes souvent contradictoires,
rarement cohérentes. mise en œuvre d’une bonne description permet au chercheur de
reconstituer le phénomène étudié en rapprochant les données disponibles de manière
à restituer l’image la plus complète possible du phénomène. L’observation intervient le
long du processus de recherche car avant d’aborder la classification et l’explication des
phénomènes, il importe d’en saisir la quintessence réelle. Ainsi donc, cet effort de
description long et fastidieux autorise une bonne attaque des étapes supérieures de la
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classification et de l’explication sur la base de matériaux solides. En dégageant les
exigences qui président à la description, on peut en retenir deux qui sont
particulièrement importantes : le souci de la validité, celui du caractère opératoire.
La description doit être valide puisque pour reprendre Claude Bernard parlant de
l’observation, elle doit être une photographie des phénomènes en reproduisant
exactement les faits.
Les formes : plusieurs moralités peuvent être envisagées dans la description des
phénomènes sociaux. On évoquera en guise d’illustration la techniques de
monographies et celle des case studies.
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Sur un autre registre, la durée des fiançailles était de trois mois pour 5% des couples, 5
mois pour 15%, 8 mois pour 33%. b.
b. La technique des case studies : Elle consiste à décrire un même phénomène en intégrant
les résultats d’observation faites par ailleurs et selon les techniques différentes. Dans ce
cas précis la description s’approprie des éléments empruntés à des recherches
pluridisciplinaires. A l’origine, cette technique née aux Etats-Unis se préoccupait d’étudier
un ensemble d’Etats présentant une unité politico - sociale en vue de les situer dans la
société internationale. Pour ce faire, la technique avait recours aux ressources de la
géographie, de la démographie, la science politique, de l’histoire, de la sociologie etc.
Aujourd’hui cette technique met en garde les deux caractéristiques suivantes :
- l’objet ne se limite plus à un cadre géographique et peut embrasser une organisation, un
type de phénomène, un évènement
- une approche pluridisciplinaire dont les résultats sont synthétisés au niveau de la
description.
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- appréciation plus rapide des éléments de la description
Pour être opératoires, les techniques graphiques doivent réunir les qualités suivantes :
simplicité et précision.
En outre, ‘’ le mode d’emploi ‘’ pour lire le graphique ne doit pas être complexe.
Parmi les différentes techniques graphiques, on distingue celles qui sont entièrement
construites sur des données numériques et celles non mathématiques pour lesquelles les
données numériques n’interviennent que partiellement ou pas du tout.
4.2 Classification
Une fois les phénomènes observés, le chercheur s’emploie à les classifier en vue d’une
exploitation optimale. Le but de la classification est de regrouper les phénomènes
semblables, de réduire en catégories et en types, l’innombrable variété des faits recueillis
et décrits. Une telle étape existe dans toutes les sciences. Son importance à été telle que la
classification a constitué le principal objet de certaines disciplines scientifiques à l’instar de
la botanique ou de la zoologie.
La classification se caractérise par deux opérations principales : la généralisation et la
réduction.
La généralisation consiste en la définition de catégories regroupant un grand nombre
de faits et de phénomènes concrets. La réduction permet au chercheur de répartir de
multiples faits observés à l’intérieur de ces catégories générales. Les classifications (ou
typologies ) sont très diverses en Sciences Sociales car chaque spécialiste a tendance à
construire ses propres classifications. Il s’agira d’évoquer :
* dans une première partie les problèmes liés à la construction de ces typologies.
* dans une deuxième partie, quelques grandes catégories de typologies utilisées
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régimes politiques différents, mais ayant entre eux un certain nombre de traits communs.
Pour définir les éléments qui fondent le type, deux approches ont été mises en œuvre par
les typologistes:
La technique du type idéal vulgarisée par le sociologue allemand Max Weber (1864
– 1920)
La technique du type réel mis au point par le sociologue français Georges Gurvitch
(1894 – 1965)
La notion de type-idéal
Conçue à la fin du XIXe siècle, la notion de type idéal est opposée à celle de type
moyen, construit sur la base des caractères moyens communs à des phénomènes
semblables. Négligeant cette moyenne des caractères communs, Weber reprend
en les exagérant, les éléments qui sont jugés les plus significatifs et les plus
originaux du phénomène que l’on veut typer. Dans ses Essais sur la théorie des
Sciences, Weber précise sa conception du ty pe idéal ‘’ on obtient un type idéal en
accentuant unilatéralement un ou plusieurs points de vue et en enchaînant une
multitude de phénomènes isolés, diffus et discrets, que l’on retrouve tantôt en
grand nombre, tantôt en petit nombre, qu’on ordonne selon les précédents points
de vue choisis unilatéralement pour former un tableau de pensée homogène. On
ne trouve nulle part empiriquement un pareil tableau dans sa pureté
conceptuelle : il est une utopie ‘’
L’intérêt de cette citation tient au fait qu’elle documente les trois phases caractéristiques
du Phénomène :
.Suit ensuite la sélection des traits les plus significatifs : ici la sélection ne dépend
pas de la fréquence ou l’importance apparente. Elle est liée au jugement de
l’observateur qui retient les traits considérés comme les plus significatifs,
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de la construction personnelle du sociologue, le type-idéal peut être influencé par
la subjectivité de celui ci.
Illustrée et vulgarisée par le sociologue français Georges GURVITCH, la technique du type réel
cherche à se conformer le plus possible à la réalité : à en croire Gurvitch ‘’ la typologie doit être
réaliste : il faut constituer les types sociaux en combinant différents critères à partir de
l’observation des phénomènes réels ‘’. Les classifications élaborées seraient fondées sur l’existence
de distinctions naturelles entre les phénomènes et le typologiste aurait seulement à constater la
réalité sans avoir à la manipuler en se fondant seulement sur l’observation. D’une grande
simplicité apparente, ce procédé n’en reste pas moins difficile à mettre en œuvre car la recherche
de typologies naturelles présente des difficultés qui obligent la révision des classifications
botaniques ou zoologiques. Si les typologies naturelles prêtent à contestation dans les sciences de
la nature, ces difficultés s’en trouvent accrues lorsqu’il s'agit de classer des phénomènes beaucoup
plus complexes que les faits sociaux. Pour sa part, la notion de type réel fait l’objet de réserves
articulées dans les mêmes directions que le type idéal : Le caractère artificiel est mis en évidence
par les sociologues qui doutent de l’existence dans la réalité, de types ou de catégories naturels. Or
il se trouve que bien souvent, les phénomènes sociaux ne sont pas aussi discontinus que peuvent
l’être les phénomènes naturels. En effet, il est presque impossible de séparer dans la réalité les
phénomènes sociaux les uns des autres. Ainsi par exemple, il est pratiquement impossible de
situer la frontière entre un rassemblement, une manifestation, une émeute ou encore entre un
parti politique, un syndicat ou un groupe de pression. En définitive, les critiques s’accordent à
considérer le type réel comme des catégories intellectuelles projetées artificiellement sur la réalité
avec le risque de subjectivité que peut impliquer cette projection.
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autrement dit, l’institution préexiste aux individus et leur survit. Les institutions ne peuvent être
réduites à des modes de relation entre individus. D’abord parce que les relations qu’elles
engendrent sont stables et durables ; ensuite parce que l’institution comporte des éléments non
relationnels : le Parlement par exemple est davantage que les relations interpersonnelles entre les
parlementaires. Une classification institutionnelle consiste à classer les
phénomènes sociaux en fonction des parties qui les composent et des relations qui existent entre
ces parties. Observant la nomenclature des partis, Maurice DUVERGER ( les partis politiques, 1951 )
leur applique une classification de type institutionnel qui les différencie en partis de cadres et en
partis de masses. De son point de vue, les individus et les groupes ont un comportement assez
discipliné dans les partis de cadres ; à l’inverse la discipline ai sein des partis de masse serait très
forte.
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4.3 L’explication
Dans sa démarche de systématisation, le chercheur propose des explications.
Expliquer c’est tenter de mettre à jour le processus ayant entraîné tel phénomène. En d’autres
termes, l’explication est la découverte des rapports que le phénomène étudié entretient avec
d’autres phénomènes et qui permettent de comprendre pourquoi le phénomène en question s’est
produit. En sciences sociales, la difficulté de l’explication est liée au fait qu’il n’est pas aisé de
découvrir et d’isoler les facteurs susceptibles de rendre compte de la situation étudiée. A cela
s’ajoute une autre contrainte : à supposer qu’on arrive à établir l’existence de relations entre le
phénomène analysé et un ou plusieurs facteurs d’explication, il resterait à déterminer la portée de
cette explication.
La théorie explicative
Définie comme un ensemble de propositions dont les termes sont rigoureusement circonscrits, la
théorie se conçoit à partir d’une conceptualisation de la réalité perçue ou observée. En permettant
de déduire et de prévoir, elle élabore des hypothèses qui sont à l’origine de la recherche. Elle se
retrouve à la fin du processus grâce à la tentative d’explication qu’elle suggère.
En sciences sociales, les théories sont d’ampleur et de niveau variables. L’ampleur vise le nombre
de ‘’segments sociaux ‘’, de conduites englobées par une théorie alors que le niveau dépend de
l’objet de l’explication. Si elles conçoivent l’existence de théories globales qui jouent le rôle de fil
conducteur, les sciences sociales contemporaines n’admettent pas une théorie générale de
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l’homme scientifiquement établie et universellement acceptée. Elles s’emploient plutôt à
rechercher des théories moyennes qui intègrent des observations variées dans des schémas
explicatifs cependant limités à un processus ou à un segment social donné. Quelques exemples de
démarches théoriques peuvent être évoqués.
En premier lieu il faut observer qu’il n’existe pas à proprement parler de méthode pour formuler
une explication théorique ; toutes les méthodes utilisées pour vérifier une hypothèse conduisent à
des explications et permettent donc d’énoncer des théories. On peut toutefois distinguer quelques
grands types de démarches intellectuelles qui affectent la présentation et la signification des
schémas explicatifs.
· L’analyse diachronique.
Elle consiste en la recherche de la genèse des situations étudiées. L’explication prend en compte
les antécédents et leur succession temporelle pour expliciter la situation actuelle. L’analyse
diachronique s’oppose à l’approche synchronique. Elle a été expérimentée dans le domaine de la
psychologie où elle a permis de mieux comprendre la naissance et le développement. Cette
méthode de l’analyse diachronique ne fait pas l’unanimité de sa pertinence car elle ne prend pas
en charge tous les aspects de la réalité.
· L’analyse fonctionnelle.
Le terme fonction s’entend ici dans un sens analogue à celui qu’il a en biologie : la fonction d’un
processus biologique c’est le rôle qu’il joue dans le maintien de la vie de l’organisme. Appliquée
aux phénomènes sociaux, l’analyse fonctionnelle s’efforce de les expliquer par le rôle, la fonction
qu’ils assurent dans le système social auquel ils appartiennent. Dans la pratique, on distingue
différents types de fonctionnalisme :
- le fonctionnalisme ‘’ absolu ‘’ se rattache à l’école anthropologique anglo-saxonne des années
1930. Elle s’appuie sur trois postulats : l’unité fonctionnelle de la société (chaque élément est
analysé par rapport à l’ensemble), l’universalité de la fonction (chaque élément a effectivement
une fonction), la nécessité de la fonction (chaque élément du système est indispensable au tout)
- le fonctionnalisme limité atténue les postulats du fonctionnalisme absolu. Dans ce cas le cadre de
référence peut être un segment de la société et non la société globale ; les différentes fonctions
peuvent être remplies alternativement ou successivement par des éléments très différents, soit
dans le temps, soit d’une société à l’autre. L’analyse fonctionnelle comporte quelques difficultés.
Elles sont liées à la notion de besoin très présente dans ce genre d’analyses où il est fréquent
d’attribuer les besoins aux individus. La conséquence suivante en découle : la réduction de
l’explication des phénomènes sociologiques à des causes psychologiques.
L’analyse structurale.
La notion de structure s’oppose à celle de conjoncture, comme ce qui est permanent, stable par
opposition à l’évènement ou au cas particulier. Elle désigne une réalité dans laquelle on note
l’existence de relations déterminées entre des éléments telles que la modification d’une relation
affecterait l’ensemble. La structure désigne enfin et de façon plus précise, un ensemble d’axiomes
déterminé qui rend compte de toutes mes implications nécessaires entre les éléments d’un
système, tel qu’il permet d’en déduire toutes les caractéristiques et toutes les formes possibles à
partir de la connaissance de sa logique interne.
On distingue différentes sortes d’analyses structurales :
- des analyses portant sur des objets qui ne peuvent être correctement identifiés que par leurs
relations à l’intérieur d’un système
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- des analyses qui ont pour objet de décrire un phénomène social comme un système - d’une façon
plus générale et plus vague il s’agit d’analyses qui privilégient l’explication synchronique .
L’analyse dialectique.
Le raisonnement dialectique s’applique à saisir les relations de contradiction dans la réalité sociale.
La dialectique est associée au concept de totalité. Elle perçoit la réalité sociale comme constituée
par l’ensemble des interactions entre ses différents niveaux ou instances (notions d’infrastructures
et de superstructures ) et entre les groupes que déterminent les différentes conduites sociales.
L’analyse dialectique, notamment dans l’interprétation marxiste situe les contradictions dans la
réalité et non dans la pensée du sujet et impose une recherche concrète, tenant compte
notamment de l’historicité des phénomènes sociaux. Sous ce dernier rapport la dialectique
marxiste est matérialiste et historique.
5.2 Observer sur qui ? Le champ d'analyse et la sélection des unités d'observation
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champ des analyses empiriques dans l'espace géographique et social et dans le temps. A cet
égard deux situations peuvent se présenter
* dans la deuxième situation, le chercheur ne met pas l'accent sur des phénomènes
singuliers mais sur des processus sociaux de caractère plus ou moins universel. Dans ce cas
des choix s'imposent et doivent être raisonnés en fonction de plusieurs critères. Au
premier rang de ces critères figurent les hypothèses de travail elles mêmes et ce qu'elles
dictent au bon sens. Un autre critère dans la pratique est la marge de manœuvre du
chercheur ; les délais et les ressources dont il dispose, les contacts et les informations sur
lesquels il peut valablement compter, ses propres aptitudes notamment dans la
manipulation des langues étrangères. Quoiqu'il en soit, le champ d'analyse exige d'être
clairement circonscrit. Une erreur fréquente chez les débutants consiste à choisir un champ
d'analyse trop vaste. Un chercheur débutant sera tenté de travailler sur le sous
développement à partir d'un examen sommaire de diverses données relatives a une dizaine
de pays tandis que pour sa part, un chercheur aguerri qui prépare une thèse concentre ses
analyses sur une communauté de dimension très réduite dont il étudiera avec soin
l'histoire, le fonctionnement politique, les structures sociales et économiques et les
représentations culturelles et religieuses. Au total, un travail empirique apporte des
éléments fiables de contrôle d'hypothèses s'il se présente lui même comme un examen
approfondi et précis de situations singulières.
5.2.2 L'échantillon
Le sociologue s'intéresse à l'étude des ensembles sociaux (par exemple une société globale
ou des organisations concrètes dans la société globale ) comme des totalités différentes de
la somme de leurs parties. Au premier chef, il s'intéresse aux comportements d'ensemble,
les structures et les systèmes de relations sociales qui les font fonctionner et changer, non
pour eux mêmes, les comportements des unités qui les constituent. Mais même dans ce
type de recherches spécifiquement sociologiques, les informations utiles ne peuvent
souvent être obtenues qu'auprès des éléments qui constituent l'ensemble. Ainsi pour
étudier l'idéologie d'un journal, il faudra analyser les articles publiés, même si ces analyses
ne constituent pas en eux mêmes, l'objet de l'analyse. La totalité de ces éléments ou des "
unités " constitutives de l'ensemble considéré est appelée " population " ; ce terme pouvant
désigner aussi bien un ensemble de personnes, d'organisations ou d'objet de quelque
nature que ce soit.
Une population étant délimitée (par exemple, la population active d'une région, l'ensemble
des entreprises d'un secteur industriel ou les articles publiés dans la presse sur un sujet
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donné au cours d’une année) il n'est pas pourtant toujours possible, ni d'ailleurs utile, de
rassembler des informations sur chacune des unités qui la composent. De nos jours l'usage
fréquent des sondages d'opinion a fini de prouver que l'on peut obtenir des informations
fiables relatives à une population de plusieurs dizaines de millions d'habitants en
n'interrogeant que quelques milliers d'entre eux. Toutefois, on peut avoir recours aux
techniques d'échantillonnage pour des objets les plus variés. Par exemple, un auditeur
dans une entreprise analysera un nombre N de factures pour en tirer des informations
relatives à la totalité des factures envoyées ou reçues par l'entreprise. Un bibliothécaire
examinera un échantillon représentatif des ouvrages possédés afin d'estimer leur état
général de conservation. Cependant et en dépit des nombreux avantages qu'elles
présentent, les techniques d'échantillonnage sont loin de constituer une panacée (remède
universel à toutes les maladies) en recherche sociale.
Qu'en est-il exactement ? Lorsqu'il a circonscrit son champ d'étude, trois possibilités
s'offrent au chercheur :
1. il recueille des données et porte ses analyses sur la totalité de la population couverte par
ce champ
3. étudier exclusivement certaines composantes très typiques, bien que non strictement
représentatives de cette population.
* lorsque le chercheur analysant des facteurs macro sociaux (les taux de natalité par exemple ) et
étudiant la population en tant que telle n'a des lors pas besoin d'informations précises sur le
comportement des unités qui la composent, mais uniquement de données globales disponibles
dans les statistiques
* lorsque la population considérée est très réduite et peut être étudiée entièrement en elle même.
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globalement conforme à celle qui serait obtenue en interrogeant l'ensemble de la population, bref
lorsque se pose un problème de représentativité.
Dans ce troisième point il sera d'abord question des principes d'élaboration des instruments
d'observation. Suivra un exposé des différentes opérations qui font partie du travail de la phase
d'observation. La dernière étape sera consacrée à un panorama des méthodes de collecte les plus
courantes.
Dans l'observation directe, le chercheur procède directement lui même au recueil des informations
sans s'adresser aux sujets concernés ; il fait appel a son sens de l'observation. Par exemple pour
comparer le public du théâtre à celui du cinéma, un chercheur peut compter les gens à la sortie,
observer s'ils sont jeunes ou vieux, comment ils sont habillés etc. Dans ce cas l'observation porte
sur tous les indicateurs pertinents prévus. Elle a pour support, un guide d'observation qui est
construit à partir de ces indicateurs et qui désigne les comportements à observer ; mais le
chercheur enregistre directement les informations sans que n'interviennent les sujets observés
dans la production de l'information recherchée.
b. Dans le cas de l'observation indirecte, le chercheur s'adresse au sujet pour obtenir
l'information recherchée. En répondant aux questions le sujet intervient dans la production de
l'information. Celle ci n'est pas prélevée directement et est donc moins objective. Elle l'est d'autant
que la construction de l'information fait intervenir deux liens : la personne qui élabore
l'information et l'instrument qui en permet la collecte. Il s'agit là de deux sources possibles de
déformation et d'erreurs que le chercheur doit contrôler pour que l'information apportée ne soit
pas faussée, volontairement ou non. Dans l'observation indirecte, l'instrument d'observation est
soit un questionnaire soit un guide d'interview. L'un et l'autre ont pour fonction de produire ou
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d'enregistrer les informations requises par les hypothèses et prescrites par les indicateurs. (Quand
on fait une enquête sur la pratique religieuse on aura comme indicateurs les sacrements, la messe,
les pèlerinages, les grandes fêtes religieuses etc.) Il est très conseillé de présenter le questionnaire
auprès d'un petit nombre d'individus appartenant aux diverses catégories du public concerné par
l'étude, mais si possible différents de ceux qui ont été retenus dans l'échantillon. Ce test préalable
permet souvent de détecter les ambiguïtés et tous les problèmes que soulèvent les réponses. Ce
n'est qu'après avoir testé et corrigé le questionnaire que l'on procédera à la collecte des données.
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prononcer avec le maximum de liberté sur des questions volontairement ouvertes (élargies) de
manière à autoriser le traitement d'aspects plus ou moins connexes. La structure des hypothèses
et des concepts n'est pas nécessairement présente dans le guide même s'il est important que le
chercheur les garde en ligne de mire, en trouvant le moyen d'y ramener son interlocuteur. Il est
donc important de se tester soit même en écoutant à nouveau des passages de précédents
entretiens pour identifier les instants qui auraient du se prêter aux incursions de l'enquêteur. c.
collecter des données Cette troisième phase correspond à la mise en œuvre de l'instrument
d'observation. Elle consiste en la réunification effective des informations auprès des personnes
inscrites dans l'échantillon. Lorsque l'information recherchée est directement accessible, on
procède par observation directe en tenant naturellement compte des indications du guide
d'observation : données statistiques, documents écrits ou picturaux. L'observation indirecte doit
vaincre la résistance ou l'inertie des personnes ce que ne saurait faire et à priori l'instrument
préalablement conçu. Autrement dit il appartient au chercheur de savoir vendre sa marchandise
car les cibles ne sont pas théoriquement et mécaniquement hostiles aux échanges auxquels ils sont
invités. Aussi il faut éviter d'envoyer un questionnaire par la poste. A moins de la présenter de
façon attirante et de toujours l'accompagner d'une lettre de présentation claire, concise et
motivante. Lorsqu'on choisit d'enquêter par questionnaire un échantillon de plusieurs centaines de
personnes, il faut se garder de traiter isolément les données collectées. C'est dire que le choix des
méthodes de recueil des données influe sur les résultats du travail ; il est donc important de définir
les méthodes de collecte et les méthodes d'analyse en tenant compte de ses objectifs et
hypothèses de travail.
Autrement dit, le chercheur doit avoir une vision globale de son travail et prévoir les modalités de
chaque étape en s'interrogeant constamment sur ses implications ultérieures. Dans cet ordre
d'idées, le chercheur doit se préoccuper de savoir si telle question qu'il pose va lui donner
l'information et le degré de précision dont il a besoin dans la phase ultérieure. Ou encore à quoi
doit servir cette information et comment le chercheur pourra la mesurer et la mettre en relation
avec les autres ?
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* un exposé des objectifs pour lesquels elle convient particulièrement
* une ouverture sur les autres méthodes avec lesquelles elle va souvent de pair
c. avantages
Elle offre :
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* la fiabilité du travail peut souffrir d'une formulation peu claire des questions, du manque de
confiance entre enquêteur et enquêté, ou simplement de l'inconscience professionnelle des
enquêteurs.
e. méthode complémentaire
Puisque les données collectées restent brutes et impertinentes, il y a lieu de leur faire subir un
traitement quantitatif de manière à comparer les réponses de différentes catégories sociales, et
d'analyser les corrélations possibles entre variables. Ces traitements exigent de bonnes
dispositions dans l'analyse statistique des données.
5.4.2 L'entretien
a. présentation
Sous leurs différentes formes, les méthodes d'entretien se distinguent par la mise en oeuvre de
processus spécifiques de communication et d'interaction humaine qui offrent au chercheur des
informations et des éléments de réflexion très riches et nuancés. A l'inverse de la précédente
méthode, celle de l'entretien permet d'instaurer un échange au terme duquel l'interlocuteur
exprime ses perceptions d'un évènement ou ses expériences. Par les questions qu'il pose, le
chercheur facilite cette expression, évite une trop grande dispersion de son vis à vis et l'aide à
accéder à un degré plus profond d'authenticité et de profondeur. Enfin, le chercheur s'emploiera à
garder en vue ses hypothèses de travail, sans exclure pour autant les développements parallèles
susceptibles de les nuancer ou de les corriger.
* l'analyse du sens que les acteurs donnent à leurs pratiques et aux évènements auxquels ils sont
confrontés : systèmes de valeur, repères normatifs, interprétations de situations conflictuelles ou
non, lectures d'expériences personnelles etc.
* l'analyse d'un problème précis: ses données, les points de vue en présence, ses enjeux, les
systèmes de relations, le fonctionnement d'une organisation etc.
c. avantages
Elle offre :
* une certaine profondeur dans l'analyse des éléments recueillis
* une souplesse du dispositif qui permet de récolter les témoignages et les interprétations des
interlocuteurs en respectant leurs propres cadres de références : leur langage et leurs catégories
mentales.
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d.les limites et problèmes de cette méthode
Il y a lieu de prévoir que :
e. méthode complémentaire
En recherche sociale, la méthode de l'entretien est toujours associée à une méthode
d'analyse de contenu. En effet, au cours des entretiens, le chercheur s'efforcera de faire
surgir le maximum d'éléments d'information et de réflexion qui seront autant de
matériaux pour une analyse de contenu.
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