Poker
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Tout ça c’est dans votre tête Mr Tweddle!
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« Pour une énième fois, la sadique infirmière m’apporte les médicaments,
M
Ils me donnent l’impression d’être dans un autre monde,
Ha
Je suis transporté dans un endroit plus infâme que tout autre lieu sur terre »
d’
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poker menteur
Eastend, Londres, 1970 et quelques
L’histoire débute dans un hospice pour personnes âgées où les Investigateurs sont pensionnaires. Bryan Smithon, une ancienne con-
naissance de l’un d’eux, débarque un soir en plein milieu d’une de leurs parties de cartes quotidiennes. Il déclare qu’il vient de tuer sa
femme et se sauve presque aussitôt. Le lendemain, les Investigateurs apprennent que l’individu a été retrouvé mort, au moins une heure
avant qu’il ne vienne les voir. Puis vient le suicide d’une autre pensionnaire, Tania Wales, tandis que tous les soirs, le défunt vient grat-
ter à la porte des Investigateurs. Dès lors, leur environnement change de manière très étrange. En revanche Jayna, l’épouse assassinée,
semble se porter comme un charme, puisqu’elle les invite à l’enterrement de son mari.
Ballottés entre veille et délire, les Investigateurs vont devoir comprendre l’histoire qui lie ces trois individus (Bryan, Jayna, Tania) et la
farce tragique qu’ils ont jadis jouée, pour en trouver le dénouement : heureux ou malheureux.
En résumé
Il y a des années Bryan Smithon trompait sa femme Jayna. Celle-ci persécuta sa rivale, Tania, la poussant ainsi vers la folie en recourant
à de sombres magies. Elle espérait l’amener à quitter Bryan. Lui, plutôt que de perdre son amante, la tua en rejetant la responsabilité
sur son épouse qu’il assassina également. A ce moment-là, elle entreprenait un rituel, sensé remonter le cours du temps pour effacer
son mari. Le sort devenu incontrôlable déchira les voiles de la réalité, ouvrant un passage vers Métropolis / Carcosa. Jayna, détruite
dans le processus, il ne subsista plus d’elle que des images hantant le monde de tous les jours. Le choc en retour du rituel emprisonna
Bryan dans une boucle spatio-temporelle. Quant à l’âme torturée de Tania, condamnée a l’inferno / aux limbes, elle rejoue le drame de
sa propre mort entraînant une vague de suicides dans la ville… De nombreuses années plus tard la sénilité aidant, les Investigateurs,
qui avaient dans leur passé tissé des liens avec les protagonistes de ces événements, se sont vu rattrapés stricto sensu par leurs sou-
venirs. Par ces chemins que sont les émotions, les portes de la folie se sont ouvertes et tout ce petit monde bascule alors pour les rejoin-
dres.
Big Ben
Big Ben est en quelque sorte le dernier nœud qu’il faudra défaire dans cette histoire : les chamboulement temporels engendré par
l’échec du sort de Tania y ont trouvé une résonance particulière. Les environs sont devenus poreux on peut y glisser de quelques min-
utes dans le passé ou le futur, y perdre littéralement quelques heures où même pour ceux connaissant des magies suffisamment puis-
sante braver le cour du temps. En bref, la tour est devenu un pont ou plutôt portail béant entre le Londres de cette histoire et celui de
notre réalité qui se fermera lorsque les perturbations dues à l’errance de Bryan cesserons… Veillez à laisser divers indices durant la
partie permettant a vos joueurs de se douter que l’horloge est plus qu’un simple élément du décor : la survie de leurs person-
nages en dépend (cf. épilogue).
L’Hospice
C’est un bâtiment massif de deux étages dont la principale caractéristique est d’être quasiment dépourvu de fenêtres. Les grandes portes
extérieures sont verrouillées la plupart du temps. Les locaux des déte… pensionnaires sont exigus et insalubres. Au cours de la partie
l’hospice va changer petit à petit ; la taille des pièces réduit comme peau de chagrin, certaines se mettent à donner passage sur d’autres
lieux de la ville, l’allure du bâtiment est de plus en plus décalée d’avec l’époque, des phénomènes inquiétants s’y produisent (on trou-
ve un doigt ou un œil dans la nourriture, des objets changent de place, les chambres occupées la veille sont vides le lendemain et vice-
versa, etc.). Il s’agit d’une prison pour ceux qui sont trop loin au-delà des illusions que sont l’espace et le temps même si leur
conscience refuse encore de l’accepter et qu’ils persistent à croire l’univers rationnel.
REMARQUE : la découpe en actes et en jours / nuits adoptée ci-dessous est purement indicative, cela nous a semblé la façon
la plus claire de présenter ce scénario et le meillleur moyen d’en rendre l’ambiance, libre à vous d’en décider autrement. Il est
important de savoir que pendant le test le fait d’être enfermé à plus poussé les joueurs à tenter de fuir qu’à chercher des
réponses au scénario, ainsi, la première partier dirigiste a destabilisé les joueurs, créant chez eux un sentiment de frustration.
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PROLOGUE
Dans la mesure de nos moyens il sera interprété par des gens de la MJC Desforges. Sinon distribuez le texte aux joueurs ou encore mettez le en scène
(sans vous soucier du détail des dialogues ci-dessous) en leur proposant une mini improvisation.
Autour d’une table sont assis six vieillards en train de jouer aux cartes dans une petite chambre exiguë dépourvue de fenêtres. Le
mobilier y est réduit à sa plus simple expression.
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On frappe de façon précipitée et peu discrète à la porte de la chambre. George fait mine de se lever.
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de l’extérieur
ROGER – Bryan ! Bryan Smithon ! mais ça fait une éternité vieux !
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HENRIETTA – Le personnel pourrait quand même nous apporter des tartines à la confiture d’airelle lorsque nous faisons ces petites
sauteries. Je trouve que c’est la moindre des choses qu’ils puissent faire.
GEORGE : vous savez très bien que ce n’est pas vraiment de leur ressort madame.
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de l’extérieur
ROGER – comment vas-tu ? et ta femme ? qu’est ce qui t’a…
L’INCONU– elle est morte.
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STEVEN – M-malgré ton pedigree ; je ne pense que ta p-présence suffise à relever le niveau de cet hospice. Il-il f-f-faudrait qu’il y ait
au moins deux ou trois baronnets, quelques vi-vicomtes et là tu pourrait peut-être te permettre de demander des des services spéci-
aux…
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de l’extérieur
ROGER – pardon… je comprends. Tu ne voudrais pas entrer, …quelques minutes…
L’INCONU – …je l’ai tuée, tu comprends …, TUEE
Marie pose son jeu, les autres en font autant avec diverses grimaces ou commentaires. Marie ramasse les mises. Tandis que Mallone
rentre, essoufflé et l’air défait. Les autres commencent à se lever et à sortir tout en parlant.
HENRIETTA à Steven – toi, espèce de journaleux de seconde zone à la petite semaine je ne me mêle pas des bruits que tu faits quand
tu va lâcher ta pêche, alors fais moi le plaisir de ne pas l’ouvrir quand je ne t’adresse pas la parole !
STEVEN ignorant Henrietta – salut la compagnie à de-demain.
HENRIETTA sort en attrapant George par le bras – Mais, mon cher George, vous qui êtes si souvent au service des autres, vous pour-
riez très bien remédier à ce petit problème. Surtout que vous êtes juste à la bonne hauteur ; vous êtes au pied de chacun. Cela vous
permettrait de nous élever, si je puis dire ! rire étouffé d’Henrietta
MARIE en aparté à George – je pouvoir aider vouz’avec cours de contorzions, vu les cannes arquées de madame, za faciliterait le tra-
vail à vous. Zinon je avoir aussi lek : petites pilules bleues : trèz’efficaces, pazé un certain âge ! à tous dobro vece, laku noc
LOUIS allant s’allumer une cigarette – Qu’est-ce qui vous arrive Mallone ?
ROGER – pas ici Bailley, votre tabac pue perplexe C’était un ami d’enfance, il m’a raconté une histoire bizarre : il aurait tué sa
femme, puis il à disparu.
LOUIS rangeant son paquet – disparu ! ici ? Vous devriez aller voir un psy mon vieux.
ROGER – !!! soupir Vous restez ? je dois bien avoir planqué une bouteille de scotch quelque part et quoi qu’en dise Big Ben il est tout
juste 10 heures 16 minutes ; j’ai compté.
Rideau
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ACTE 1
Quelques jours se passent durant lesquels les personnages vont apprendre coup sur coup la mort de Bryan, de Tania et qu’ils étaient
également pensionnaires de l’hospice ; ce qui devrait les faire tiquer puisque tous connaissent au moins l’un d’entre eux (insistez sur cette
bizarrerie si les joueurs ne le remarquent pas d’eux-mêmes). Les Investigateurs vont alternativement passer par de courtes phases de conscience
et des rêves dérangeants jusqu’à ce qu’ils reçoivent l’invitation aux funérailles de l’époux ; libre à vous de conserver à cette section son
aspect dirigiste.
28 Novembre 197…
Juste après le déjeuner les Investigateurs ont accès, durant un bref moment, aux nouvelles du monde extérieur.
Durant ces quelques minutes de pseudo-liberté et d’informations, ils apprendront que Bryan Smithon, celui avec qui Mallone se serait
entretenu la veille, était mort une heure avant qu’il ne passe. Sur les manchettes des quotidiens ou à la télé s’étalent les messages dés-
espérants d’un monde ne pouvant plus se raccrocher qu’à sa seule déliquescence. Un fait divers émerge cependant des annonces et
décrit encore un accident aux abords de la Tamise.
Durant sa patrouille, l’agent Hope a découvert à 9 heures du soir une voiture émergeant partielle-
ment de la tamise à 200 mètres à peine de Blackfriars Bridge. Son conducteur, un certain Bryan
Smithon, a été retrouvé mort à l’intérieur par les secours qui, bien que rapidement arrivés sur les
lieux, ne pouvaient plus rien pour lui. Accident, suicide ou règlement de compte ? On peut légiti-
ment s’interroger sur la sécurité dans notre ville. Quoi qu’il en soit les services de police se refusent
à toute déclaration.
Scoop – 28-11-197...
Morning edition
Après quoi les infirmières leur annoncent qu’il est l’heure de la sieste ; à ceux qui ne se sentent pas fatigués elle propose des som-
nifères... Au besoin, elles s’y mettent à deux pour maintenir les vieillards récalcitrants et leurs faire avaler leurs cachets ; ils ne tardent
pas à sombrer dans la torpeur.
Premier rêve
Tous ou partie des INVESTIGATEURS cauchemardent durant leur sommeil. Ils rêvent d’un gigantesque labyrinthe urbain décalé où ils
se perdent ; d’une fontaine d’où coule un liquide aux relents aseptisés d’hôpital mêlés à une forte odeur d’eau de javel ; puis du bassin
de cette fontaine dans laquelle ils se débattent sans pouvoir rien faire et où ils se sentent tomber sans fin ; cernés de toute part ils ne font
qu’entrevoir les contours vagues de créatures odieuses (Amentoraz / Byakees) se rapprochant inexorablement pour se repaître d’eux .
Fin de soirée
Ils se réveillent là où ils se sont endormis dans la salle commune, avec un mal de crâne terrible, au milieu des autres patients abrutis
devant la télé. L’effet des cachets a été si puissant que l’heure du dîner est passée. les infirmières ne leur ont laisser ni repas ni colla-
tion pour la nuit. Les INVESTIGATEURS ont encore leurs visions cauchemardesques en tête et celles-ci tournent comme une scie cir-
culaire qui leur déchirerait la conscience. Un seul moyen pour se vider l’esprit : une partie de poker… à condition que ce soit en silence
et qu’ils ne dérangent pas le personnel enfermé dans le bureau de l’infirmière en chef d’où filtrent des bruits sourds et peu engageants.
De toute façon ils n’ont pas sommeil ! C’est l’occasion pour vous de faire parler les joueurs sur leurs ressentis sur ces dernières vingt-quatre heures.
Ce qui peut troubler les participants de la soirée, c’est que l’homme mort mentionné dans les journaux porte le même nom que celui avec qui Mallone « s’en-
tretenait » la veille et également que le bobby l’a découvert vers 21H00 : soit une heure avant qu’il ne rende visite à Mallone. Ils peuvent discuter tout en
misant leurs ultimes cigarettes et autres petits plaisirs quotidiens que les aides-soignantes ne leur ont pas confisqués. C’est au beau
milieu de la partie que Mallone et lui seul entend des cris d’agonie venant de la cour. Il reconnaît ces cris comme ceux de Bryan ; cela
ne durera que quelques minutes et cessera si nul ne va voir de quoi il retourne. La soirée se termine alors.
La fontaine
L’infirmière en chef s’interpose dès que quiconque fera mine de sortir. D’autres membres du personnel viendront l’aider : Mallone
devrait pouvoir malgré tout sortir sans problème ainsi que 1 ou 2 autres Investigateurs bien qu’avec du retard sur lui.
Les autres seront cloîtrés dans la salle commune et pourront toujours tenter de se divertir dans une ambiance similaire au couloir de la
mort ; ou regarder par la fenêtre : dehors dans la nuit Mallone discute devant la fontaine de la cour.
REMARQUE : la fontaine est une des possibilité pour rejoindre le labyrinthe, ce n’est aucunement un endroit important pour
la résolution du scénario : il s’agit en fait d’une fausse piste...
Pour les Investigateurs à l’extérieur, prés de la fontaine – une monstruosité victorienne ornée de statues représentant des femmes tau-
reaux, financée par un généreux mécène et faisant la fierté du personnel – se tient Bryan, une seringue à la main.
« Elle … elle est…morte . Je l’ai tuée. » Big Ben sonne les douze coups de minuit et les montres détraquées indiquent toutes des heures
différentes… « Elle est partie… Je crois …je l’ai condamnée à quelque chose de pire que l’enfer… j’espère… »
L’instant d’après, alors que le visage de Bryan est déformé par la terreur, une vitre vole en éclats (note pour le Gardien : une créature qui est
à la poursuite de Bryan). Le moment suivant il n’est plus là (PER / écouter : un bruit de sabots frappant le pavé comme un cheval partant au
galop). Une infirmière fait irruption dans la cour :
« Retournez dans votre cell… votre chambre, vous allez immédiatement prendre vos médicaments. Monsieur le directeur sera très peiné
de cette conduite. »
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29 Novembre 197…
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Dans la matinée
La police vient pour enquêter sur le suicide d’une des pensionnaires de l’établissement : la veille, une certaine Tania Wales se serait
donné la mort en s’ouvrant les veines à l’aide d’une lame de rasoir, dans son bain, après avoir absorbé une forte dose de tranquillisants
mélangés à de l’alcool – une chambre qui possède une salle de bain, voilà un sujet à même d’éveiller les dissensions des pensionnaires.
Et où a-t-elle pu se procurer de l’alcool ici ? Elle occupait une pièce sans numéro (entre le 222 et le 224), au second étage. La mort
aurait été assez rapide, elle était décédée lorsqu’elle fut découverte. Après avoir posé les scellés de police sur la chambre et s’être
entretenu avec les infirmières, un inspecteur nommé Hope – il ignore tout de son homonyme, le bobby qui à retrouvé le corps de Bryan
– se charge d’interroger les pensionnaires des chambres mitoyennes et quelques autres personnes, dont un des Investigateurs la con-
naissant de part son background. Cela se termine vers midi. Les événements ayant énervé la plupart des pensionnaires qui courent
en tout sens et papotent fébrilement, l’infirmière en chef décide de leur faire administrer des cachets. Cette fois les infirmières n’hési-
tent pas à recourir aux écarteurs de mâchoire avec les contestataires. Le reste de la journée se passe dans un brouillard de sensations
confuses, à demis engourdis par les drogues.
« Je l’ai tuée… tuée, TUÉE » -« Elle … elle est…morte . Je l’ai tuée ». Big Ben sonne minuit ; les montres indiquent 00h20,00h30…
« Ils me suivent … Les flics veulent ma peau. » il s’enfuit, disparaissant à l’angle d’un couloir.
Deuxième rêve – pour ceux qui souhaitent le suivre et étaient présents lors de cette dernière visite
Ils se retrouvent à courir derrière Bryan. Lui, dévale les escaliers sur son fauteuil conservant une longueur d’avance et débouche dans
la cour se précipitant dans la fontaine, alors que les infirmières tentent de leur barrer le passage. Les Investigateurs plongent à sa suite.
Ils sont dans une longue canalisation qui a décidément quelque chose d’organique. Le boyau est rempli d’eau ; ils suffoquent et se
noient presque mais la terreur que leurs inspirent les visages déformés des infirmières au-dessus de la surface, derrière eux, les pousse
à avancer. Soudain ils émergent sur les berges de la Tamise non loin d’un petit restaurant de nuit (cf. Acte 3), trempés et transits. Plus loin
près de Blackfriars Bridge, Bryan est debout à côté d’une voiture et s’agite frénétiquement, faisant de grands signes des bras vers le
fleuve dans la direction opposée à la leur. De là surgit des ténèbres, dans le plus grand silence, une nef majestueuse et illuminée comme
pour la fête. Bryan remonte dans son véhicule et se dirige vers un appontement qui n’était pas là un instant plus tôt, tandis que le bateau
accoste pour lui permettre d’embarquer.
Les rêveurs se réveillent le lendemain, pantelants. Leurs camarades se souviennent simplement les avoir vu aller se coucher.
30 Novembre….
Nouvelle visite des services de police, sans rapport avec celle de la veille ; un policier ressemblant traits pour traits à celui qui était
venu le jour précédent se présente : inspecteur Hashe. Il annonce qu’il enquête sur le décès de Bryan Smithon qui d’après leurs infor-
mations était pensionnaire de cet établissement depuis peu. Après s’être entretenu avec le personnel, la police questionnera les
Investigateurs dont le passé est en relation avec le défunt :
- état mental et physique du mort durant les quelques jours précédant son décès
- si étant donné leurs conditions de dét… de séjour – les sorties sont interdites généralement – ils ont une idée de comment il
est parvenu à s’éch… sortir
- s’ils ont entendu des bruits suspects ou s’ils ont vu quelque chose sortant de l’ordinaire.
- etc.
Aucun autre patient ne le connaît. Sa femme a, pour sa part, déclaré qu’elle lui avait rendu visite l’après midi de son décès et ne l’avoir
trouvé nulle part. Ces policiers là ne savent rien du suicide de Tania.
Le soir
Alors qu’ils sont tous réunis à jouer aux cartes encore une fois pour tromper l’insomnie, profitez en pour les encourager à faire le point sur les
événements de ces derniers jours : qu’est-ce qui s’est passé le soir de la fontaine ; comment se fait-il que nul ici n’ait rencontré Tania ou Bryan ? c’est curieux
ces ressemblances entre les flics. Jusqu’à ce que comme les jours précédents, Bryan se manifeste toujours avec la même histoire. Il semble
qu’une silhouette noire le surveille dans les ombres (l’Aspecti / le vagabonds dimensionnel).
« elle est morte… elle me maltraitait, elle m’humiliait, ça je pouvais encore le supporter ! » les douze coups de minuit retentissent, les
montres se détraquent… « je l’ai tuée par ce qu’elle l’a tuée… je l’aimais » Il disparaît comme à son accoutumée.
Troisième rêve
C’est le matin ; Mme Smithon vient en jaguar à l’hospice leur remettre en mains propre un faire-part les invitant à l’enterrement de feu
son époux, qui aura lieu dans une petite chapelle de Holburn, non loin des bureaux d’état civil, à midi. Alors qu’ils s’apprêtent à sor-
tir, les infirmières armées de fouets à seringues les rattrapent et les sanglent. À l’aide d’écarteurs elles leur maintiennent la bouche
ouverte « dites Aaaaah » et les forcent à prendre leurs comprimés à coup de lance-pierre… Ils sombrent dans le néant, lorsqu’ils repren-
nent conscience il est trop tard : c’est déjà la nuit, il est 6 heure du soir et dehors il fait sombre.
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31 novembre 197…
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Ils viennent de se réveiller … il est 6 heures du matin le jour n’est pas encore levé.
Dans la matinée
Un peu après le petit déjeuner, une infirmière leur signale que Mme Jayna Smithon a déposé à leur intention un faire part les invitant
à l’enterrement de son époux Bryan. Hormis la responsable de l’office, le bâtiment à l’air abandonné depuis des années et, une fois
n’est pas coutume, les portes de l’entrée sont grandes ouvertes
La chapelle, typique de l’époque victorienne, est située dans Holburn, non loin des bureaux de l’état civil. C’est également en ce lieu
que Bryan a jadis épousé Jayna.
Les invités sont tous massés sous le ciel gris au-dehors. Ils semblent tous identiques, quoiqu’une personne de grande sensibilité (EGO
ou sensibilité à la magie ou hanté / SAN ou médium)leur trouvera une vague ressemblance avec Bryan. Dans la nef quasi déserte, la veuve se
recueille auprès du corps du défunt, accueillant les condoléances de ceux venus rendre lui rendre un dernier hommage. La seule per-
sonne qui ait l’air de savoir ce qu’il fait ici est le pasteur. Il devrait être impossible, même avec beaucoup de bonne volonté, de parvenir
à s’entretenir avec Jayna : à chaque fois un importun tout droit sortit du passé des Investigateurs les intercepte pour discuter de futil-
ités…La cérémonie commence vers midi et ne dure pas plus d’une dizaine de minutes, depuis les bénédictions jusqu’à la mise en terre.
au bord de la tombe
Lors des derniers sacrements, dans un moment de recueillement ou lors de la mise en terre, un INVESTIGATEUR particulièrement
sensible (EGO ou sensibilité à la magie ou hanté / SAN ou médium) ou lié au défunt voit Bryan se redresser hors de son cercueil en hurlant :
« AIDEZ MOI ! » bien sûr personne ne remarquera rien sauf lui.
Midi trente
Les invités se dispersent ensuite rapidement sous une pluie battante.
Quatrième rêve
Alors qu’une fois encore ils jouent aux cartes, peut-être pour fuir le sommeil ?, à l’heure où d’habitude Bryan se présente à leur porte ;
des gémissements – difficile à dire s’il sont de chagrin ou de plaisir – leurs parviennent de l’étage ; ils proviennent de la chambre de
Tania. Les scellés de la police ont été brisés. La pièce elle même est devenue une riche chambre dans la manière du XIXe meublée style
vanité : un somptueux lit à baldaquin aux montants décorés de lunes grimaçantes trône au milieu de la pièce, un sablier orné monté
sur un crane est posé sur la commode, sur un mur un miroir à la glace brisée ne reflète plus rien, le sol est jonché de pétales de roses
fanées. Le seul éclairage provient d’antiques lampes à huile. Le cadavre exsangue de Tania, vieille, est allongé, les veines de ses
poignets profondément entaillées, la chair marquée par les premières traces de décomposition. Bryan lui fait l’amour et s’active en elle ;
il est jeune et semble sur le point d’exploser, irradiant une force démente. Ses râles sont mêlés à ses sanglots, on peut entendre inlass-
ablement répétée une même litanie entrecoupée :
« Elle ne nous a pas éloignés… La mort n’a fait que nous rejoindre... Nous en sommes au commencement mon amour… »
Soudain ils sont dans la salle d’exposition du funérarium, leurs yeux cillent douloureusement sous la lumière des néons. La pièce est
vide à l’exception du corps de Tania apprêté pour les visites (PER / écouter : dehors résonne un bruit de sabots frappant le pavé comme
un cheval fou – Vigilance ou Chercher / Trouver Objets Cachés : au doigts de la morte une alliance. note : il s’agit de celle de Bryan, elle porte
une dédicace gravée à l’intérieur «J pour B 194…»). Le ventre de la morte semble curieusement gonflé, comme sous l’effet d’un bal-
lonnement gazeux (note pour le Gardien : elle était enceinte de 6 ou 7 mois).
Puis des choses vêtues de la peau des infirmières furieuses surgissent : « qu’est-ce que vous faîtes ici ! c’est inadmissible ! vous allez
être sanctionnés ! » et de glapir en cœur « le mouroir ! LE MOUROIR ! » avant de les y traîner de force.
Ils y sont enfermés pour la nuit dans l’obscurité et un silence oppressant. Les doigts glacés de la torpeur finissent par s’emparer d’eux
et ils sombrent dans un sommeil agité.
Tous se réveillent dans leur lit ; mais si l’un d’eux à prix l’alliance il l’a toujours en sa possession.
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ACTE 2 - A partir du 32 Novembre 197…
Les événements vont être conditionnés par les lieux ou les personnes que visiteront / rencontreront les Investigateurs. Gardez cepen-
dant à l’esprit les points suivants qui doivent être des éléments récurrents :
Les jours continuent à s’écouler sans respect aucun pour le calendrier : 33, 34, 35, etc. Novembre 197…
• Quoiqu’ils y fassent, lorsqu’ils s’endorment les Investigateurs se réveillent à l’hospice dans leur lit, le lendemain.
• Tous les soirs à 10 heures, alors que Big Ben sonne minuit et que les montres se dérèglent, Bryan viendra rendre visite à Mallone
ressassant ad nauseum son laïus « je l’ai tuée… ils me suivent pour ce que je sais… Aidez-la, il est encore temps »(note pour le
Gardien: la première et la dernière phrase font référence à Tania) et part aussitôt. La poursuite, qui s’avère difficile, s’ils parviennent à la mener
à son terme (dans l’idéal après une ou deux tentatives), les mène de ruelles en égouts, à travers les couloirs du métro et autres arrières cours,
jusque sur les bords de la Tamise à Blackfriars Bridge.
• Chaque nuit dans Londre, une jeunes femme se suicide. Cela décrit une spirale partant de la demeure de Tania (Smithfield Market).
Les journaux ne consacrent (pour plus de détail sur ceux ci cf. infra) qu’un simple petit encart de quelques lignes dans la rubrique
faits divers au drame alors que l’épidémie de sérial-suicide répétant ce même schéma aurait dû défrayer la chronique, tous rédigés de
la même façon. ex. :
(personnes ayant trouvé la victime) ont découvert (pour la plupart) tôt ce matin (heure) le corps
d’une jeune femme (identité de la victime) s’étant donnée la mort à son domicile (adresse). Selon
une source bien informée, elle se serait tranchée les veines à l’aide d’une lame de rasoir dans sa
baignoire après avoir absorbé une forte dose d’alcool et de tranquillisants. Les pouvoirs publics se
refusent à tout commentaire.
Scoop – (date)
morning edition
note pour le Gardien : Marie Rospeczny aura des flashs douloureux et des visions de l’agonie des malheureuses à chaque fois. Cela la rend incapable d’a-
gir durant 1d10 minutes. Elle peut entrevoir par une fenêtre à l’extérieur ou reconnaître un appartement déjà visité s’ils y retournent par la suite…
• Lorsque les Investigateurs semblent approcher d’un indice laissez leur juste le temps de mettre la main dessus et faites intervenir
les infirmières, de plus en plus brutales, qui les ramènent au mouroir.
• A l’hospice ils subissent les visites irrégulières de la police qui semble les soupçonner d’avoir une part de responsabilité dans la mort
de Bryan ou de Tania, voir des deux. En parallèle ce qui épie Bryan devient de plus en plus perceptible et commence à s’intéresser
aux faits et gestes des Investigateurs (Aspecti / vagabond dimensionnel).
Lieux et événements
La Chapelle (Holburn)
Il s’agit de celle où ont eu lieu les funérailles de Bryan. A l’église on célèbre un mariage ; c’est celui de Bryan et Jayna qui s’y est
déroulé il y a de nombreuses années. Les Investigateurs revivront cette scène pouvant agir librement et discuter avec les protagonistes
du moment. Ces derniers ne savent rien de l’affaire : c’est une sorte de réalité alternative de ce qui aurait pu être. Les personnes
présentes sont tout entières préoccupées par l’organisation des noces (Mémoriser ou Vigilance / Trouver Objets Cachés ou mémoire des visages :
un détail est remarquable malgré tout, Jayna a les traits de Tania). Lorsqu’ils ressortiront du bâtiment il ne semblera s’être écoulé qu’un instant.
note pour le Gardien : lorsque la (les) premières visites sont effectuées sans que le groupe ne compte au moins un des Investigateurs ayant assisté/participé aux
manifestations de Bryan, Tania ou Jayna, celles-ci se révèlent décevantes : le bâtiment est une ruine couverte de tags, puant l’urine et ne servant plus que de
refuge aux chiens errants…
Blackfriars Bridge
Sur la berge, non loin du pont, se trouve l’endroit où la voiture a été repêchée par les dépanneuses de la municipalité : les scellés de la
police, la voiture – une vieille daimler noire– couchée sur le flanc se donnant des allures de baleine échouée, la barrière fracassée : rien
n’y manque.
De jour
Le personnel de police qui travaille sur les lieux reste perplexe. En présence de Hope, les gars acceptent de parler sans trop faire de dif-
ficultés, pour peu qu’il n’y ait pas de journaliste dans le coin :
- L’enquête sur l’accident de Bryan tourne en rond et les expertises indiquent que le conducteur a quitté volontairement la route
après avoir fait plusieurs embardés et de nombreuses manœuvres avec son véhicule.
- Seulement, bien que l’endroit soit effectivement dangereux, un virage délicat, le véhicule roulait lentement : 10-15 km/heure,
pas assez vite en tout cas pour défoncer le garde-fou comme il l’a été.
- Il ne pleuvait pas et le ciel dégagé et lumineux offrait une excellente visibilité : ce qui ne s’était vu depuis 157 jours, nous
sommes en Angleterre tout de même.
- Quant au corps de Bryan, principalement marqué d’hématomes, il ne présente rien qui ressemble à une fracture. Surtout il
n’avait pas d’eau dans les poumons.
- Le coroner penche pour un arrêt cardiaque, on n’a cependant pas trouvé traces de produits toxiques dans son organisme…
De nuit
Big Ben est silencieuse ; les montres s’arrêtent. Bryan surgit prisonnier de quelque véhicule pour moitié fait de chair, pour moitié de
métal. Il tente de s’extraire de la chose-voiture qui se déplace chaotiquement vers la Tamise. Sans aide il est perdu, une fois de plus ;
le monstre se jette dans l’eau, et Bryan s’effondre tout d’un coup derrière le volant. Ceux qui tentent de l’aider vont alors courir le risque
d’être entraînés dans le fleuve glacial (hypotermie, noyade, etc.) mais s’ils parviennent à l’en extraire, il leur racontera son histoire dans
un véritable torrent de paroles (Note pour le Gardien : sur la fin de son récit lorsqu’il parle du suicide de Tania, Bryan, ayant refoulé sa responsabilité
dans le crime de Tania, déforme les faits (cf.infra))
- Son mariage avec Jayna était un échec, ces deux dernières années s’ils s’adressaient encore la parole c’était pour se blesser
l’un-l’autre.
- Il savait qu’elle fréquentait une secte et la soupçonnait d’être tombée sous le charme de son gourou.
- Puis à l’agence est arrivée une nouvelle employée, Tania, dont il est tombé éperdument amoureux et ils commencèrent à couch-
er ensemble.
- Il ne pouvait cependant pas quitter son épouse : l’argent était à elle.
- Comment Jayna a-t’elle eu connaissance de leur relation, il n’en a aucune idée. Quoiqu’il en soit Tania commença à recevoir
des menaces anonymes, à être harcelée au téléphone. Jayna semblait toujours être là à les épier lorsqu’ils étaient ensembles.
- A lui, Jayna fît clairement savoir que si cela ne s’arrêtait pas elle demanderait le divorce. Puis son père le ferait renvoyer de
son poste et s’arrangerait pour que jamais il ne retrouve d’autre emploi.
- Les deux amants conçurent alors le projet de se débarrasser de l’épouse encombrante : une fois qu’il aurait hérité ils pourraient
partir au loin.
- Bryan ne croit pas qu’à l’époque ils aient été capables de passer à l’acte ; c’était une sorte de consolation.
- Les choses empirèrent ; Tania déménagea plusieurs fois ; les courriers anonymes redoublèrent, finalement en proie à d’horri-
bles hallucinations, sur le point de basculer dans la folie, elle se suicida.
- Il savait que Jayna en était la cause : ivre de douleur et de colère, il la tua alors en lui injectant de l’eau de javel en intraveineuse
alors que celle-ci, à demi consciente, était plongée dans les transes de la drogue accomplissant quelque obscur rituel de son
culte.
- Puis il découvrit l’horreur : soudain une déchirure apparue déversant une horde d’abominations, ce qu’il avait toujours cru être
la Réalité se mit à fondre autour de lui et où qu’il s’enfuit il ne pouvait trouver de refuge : depuis il erre dans une ville d’a-
trocités et toujours sa course se termine ici et sans cesse cela recommence.
- Puis les bruits de la circulation, prenant des intonations de hurlements humains, distraient l’attention des Investigateurs et,
comme d’habitude, Bryan disparaît dans un vacarme de sabots.
12
Libérer Bryan
poker menteur
Si les Investigateurs parviennent à lui faire admettre que c’est lui qui est responsable de la mort de Tania, il racontera la fin de son his-
toire. Comment, parce que, pour mettre fin au cauchemar, Tania avait décidé de le quitter, ce qu’il ne put supporter ; comment il lui fit
absorber un mélange d’alcool et de calmants puis, après l’avoir installée dans son bain, il lui ouvrit les veines à l’aide d’un rasoir.
« Toute ma souffrance, cela n’est rien, en comparaison du souvenir de l’expression que je vit sur le visage Jayna au moment où la faille
s’ouvrait. Il m’a fallu beaucoup de temps, d’énergie et de peine pour parvenir à apprendre comment m’échapper un instant de cette
prison et, encore plus, pour découvrir comment arpenter les chemins de la mémoire jusqu’à toi Mallonne. Maintenant grâce à vous je
sais que, même si mes bourreaux reviennent, il n’y a pas de fatalité et que je ne suis prisonnier que de mes propres chaînes. Adieu ! »
Et dans un tourbillon de cendre et de plumes noires, Bryan disparaît à nouveau, mais cette fois ci définitivement, alors que se déchaîne
un tonnerre de bruits de sabots.
# Date du journal *Date de la mort Lieu Identité de la défunte Personnes ayant trouvé le
et heure de l’heure est fixée *age, *Profession, *état civil corps
découverte entre 7 et 8h PM et *vie amoureuse actuelle
1 24-11-197… 21-11-197… 92 bis Aldergate street, entre Alice Denman La police, on signale que des
2 AM l’hopital st-Bartolomew et la 24, aide-soignante au St- traces d’effraction ont étés
poste centrale Bartolomew, célibataire, pas relevées
de petit ami * Des cambrioleurs, qui ont
préférés filer et téléphoner aux
flics
25-11-197… 22-11-197… A deux minutes de la cathédrale Silvya Peter-Greene Ses parents
2 6 AM St. Paul dans la city (vers 19, étudiante (Lettres * inquiets ont fait le voyage
Whitechapel) Modernes), célibataire, depuis Bristol
rupture récente
26-11-197… 23-11-197… Dans le quartier de la gare de Maud Pebmarsh Son ex
3 3 AM Blaksfriars, à coté du College 25, standardiste, veuve, * Il la harcelait, ivre il est
of Arms rupture récente passé pour une explication
6 27-11-197… 26-11-197… Gray’s Inn dans Hig Holburn Amy Barton Son patron
5 AM 25, serveuse au Gray’s Inn, *qui lui sous louait une
divorcée, rupture récente chambre
5 28-11-197… 25-11-197… A l’angle de Chancery Lane et Audrey Durrant Un voisin
2 AM de Flet Street dans Holburn 23, clerc de notaire, *un voyeur qui l’espionnait à
célibataire, pas de petit ami la jumelle
4 29-11-197… 24-11-197… Sur Victoria Embarkment, en Ludivine Rosen une amie
4 AM face de l’Inns of Court 22, sans profession, * son ancienne petite amie qui
Chancery, célibataire, pas de petit ami avait essayée de la joindre
toute la soirée et possédait un
double des clefs
7 29-11-197… 27-11-197… 126 Faringden Road dans Mary-Kate Sandford Son propriétaires
5 AM Clerkenwell 23, secrétaire (vente par * surpris de voir la lumière
correspondance), célibataire, allumée sans discontinuer
pas de petit ami depuis deux jours
10 31-11-197… 30-11-197… Derrière la banque d’Angleterre Jane Badger Sa colocataire
3 AM 20, étudiante (Histoire, * en revenant d’une soirée de
célibataire), pas de petit ami fête
11 32-11-197… 31-11-197… A 100 mètre du pont Londres au Anne Fowller Son petit ami
5 AM bord du fleuve sur Bankside 19, étudiante en célibataire, * venu récupérer ses affaires
sur le point de rompre d’avec
son petit ami
e
33-11-197… 28-11-197… 18 Albergate Street 3 étage Ellen Carpenter Les voisins
8 5 AM app.23 25, professeur de lycée * qui alertés par l’odeur ont
(math), célibataire, ,rupture prévenu la police
récente
34-11-197… 33-11-197… Non loin de la gare Waterloo Rose Elmott Les voisins
13 9 PM 25, comptable, divorcée, , * elle à réussi à se libérer de la
rupture récente possession et ses hurlements
les ont alertés
35-11-197… 34-11-197… Sur Trafalgare Square entre la Jane Lorrymer Une voisine
14 5 AM National Gallery et Gare de 26, sans profession, * à la recherche de son chat
Charing Cross célibataire, pas de petit ami enfui qui avait profité de ce
que la porte soit restée ouverte
pour aller grignoter sur le
cadavre
36-11-197… 32-11-197… 465 Blaksfriars Road dans Brigitt Melchett Son colocataire
12 1 AM Southwark non loin du National 23, secrétaire de direction, * de retour d’un déplacement
Theatre Old Victoria célibataire, pas de petit ami professionnel
37-11-197… 36-11-197… 85 oxford Street Barbara Faulkner La police
16 3 AM 23, étudiante , célibataire, * pour un problème de tapage
pas de petit ami nocturne, sa chaîne était restée
allumée toute la nuit
15 38-11-197… 35-11-197… A l’angle de Picadilly Circus et Ingrid Herman Un ami qu’elle hébergeait
4 AM de Shaftesbury avenue dans 24, artiste peintre, *un amant d’un soir : il s’était
Soho célibataire, pas de petit ami endormi après qu’ils eurent
fait l’amour tôt dans la soirée,
lorsqu’il se réveilla il ne la
trouva pas dans le lit, mais
morte dans la baignoire
18 39-11-197… 38-11-197… Euston Station, Eversholt Street Joelle Smith-Hellier Les pompiers
4 AM 22, réceptionniste, divorcée, * à cause d’un problème
pas de petit ami d’inondation
19 40-11-197… 39-11-197… A l’angle de Pemtonville Road Elisabeth Wye Son ami
6 AM et d’auston Road, Islington 26, dactylo, célibataire, , *son ex en fait mais elle vivait
rupture récente encore chez lui, ils faisaient
chambre à part, alors qu’il
voulait accéder à la salle de
bain avant de partir travailler
20 41-11-197… 40-11-197… Bishopsgate, à coté de Dolly Clithering A préféré garder l’anonymat
4 AM Smithsfield Market 25, laborantine, divorcée,
pas de petit ami
17 42-11-197… 37-11-197… 44 Tottenham Court Road Netta Blake Le propriétaire de
3 AM 20, étudiante, célibataire, pas l’appartement
de petit ami *qu’elle squattait, il était venu
pour l’expulser * ces informations ne sont
9 Jamais découvert 29-11-197… 35 Moorngate, vers Finsbury Joane Ellis Son mac est au courrant pas mentionnées dans la presse
13
Le loft de Tania & les appartements des suicidées
poker menteur
Le coquet domicile, donnant sur Smithfield Market, le long de Farringden Road, au nord de la City,a toutes les apparences d’un boudoir
sorti de l’imagination d’un peintre romantique : tentures pourpres, épaisse moquette, miroirs dépolis aux cadres ornés – tous renvoient
une image déformante. Dans une petite pièce servant de bureau, bien rangé dans un secrétaire, elle conservait son courrier intime : let-
tre à sa famille et leurs réponses, sa correspondance amoureuse, tout cela ne présente guère d’intérêt. On y trouve également plusieurs let-
tres d’abords plus ou moins civiles, puis insultantes et menaçante, venant de Jayna, la sommant de rompre avec Bryan et, enfin, un
brouillon de lettre de rupture, maculé de larme. Durant un ou deux jours après le drame, les appartements des suicidées sont semblables
à celui de Tania : quiconque s’y rend est en fait transporté chez cette dernière.
Bryan,
Je t’aime plus que les mots ne suffisent à le dire. Mais je ne veux plus souffrir
(rature) je crois que je deviens folle. Quand je me regarde dans une glace c’est Jayna que je
vois. J’ai peur. Lorsqu’il a sonné hier soir, j’ai arraché les fils du téléphone pour qu’il arrête,
pourtant il a continué (rature) de hurler jusque tard dans la nuit. Et puis (rature) je suis si
lasse. Chaque instant que je passe loin de toi me parait des siècles, et pas une minute à tes
cotés qui ne soit rongée par la culpabilité et le remord. Mon chéri, je t’aime encore alors que
je devrais te haïr de m’avoir fait t’aimer. (rature) Ma décision est prise je vais te quitter.
T.
Note pour le Gardien : lorsque la (les) premières visites sont effectuées sans que le groupe ne compte au moins un des Investigateurs ayant assisté/participé aux
manifestations de Bryan, Tania ou Jayna, le résultat se révèle décevant. Le local n’est plus maintenant qu’un appartement à vendre, inoccupé depuis longtemps
… Quant aux appartements des suicidées, il n’y à rien d’autre à trouver qu’une porte fermée avec derrière une baignoire vide aux rebords encore maculés de
sang séché.
Libérer Tania
Cet événement peut être déclenché de plusieurs façons :
• En visitant la morgue de l’hospice, le corps de tania, son ventre gonflé, est rangé dans un des blocs froids.
• En passant la nuit dans la chambre de Tania/Bryan ou au loft de celle-ci en possedant de l’alliance
• En comprenant le schéma des sérial-suicides et en interceptant Tania avant qu’elle ne commette le suivant (ce qui veut dire avoir compris
le principe de la spirale, qu’elle tourne autour de la city et où se trouve son centre ; plus un jet d’EDU ou criminologie / d’idée ou criminologie)
• Via Marie Rospeczny, si elle tente durant son flash de libérer la victime de la possession de sa fille (lutte d’EGO / POU)
Tania était enceinte de Bryan lorsqu’il l’a tuée et elle en était à un stade relativement avancé de grossesse (6 ou 7 mois : le fœtus est
formé). Il bouge encore dans le corps froid de Tania et les Investigateurs peuvent s’entretenir avec lui en posant la main sur le ventre
gonflé de sa mère – l’enfant à venir ne peut communiquer que par sentiments pas par des mots. Par exemple, il peut retran-
scrire ainsi ce dont il se souvient de la relation de ses parents : Il y a tout d’abord la sensation d’être lui dans la bulle amniotique
et un scintillement d’images montrant les moments de bonheur que sa mère a partagés avec Bryan (…) Apparaît à l’arrière plan la
forme d’un homme aux deux visages dont la noirceur engloutit la scène (…) Suit le sentiment de se sentir mourir tout doucement,
comme si on glissait.
Alors, dans une lumière grise et dure, le fantôme de Tania apparaît, affamé et vindicatif. Il faudra le détruire ou le convaincre qu’ils
peuvent apaiser son désespoir.
14
poker menteur
EPILOGUE
La chasse sauvage
Lorsque enfin tous les fils de l’histoire auront été démêlés, alors le piège se refermera sur les Investigateurs. Big Ben sonne pour une
dernière fois minuit. Les gardiens de la Réalité n’ont pas l’intention de laisser s’échapper ceux qui ont ainsi franchi le miroir. Ils se
mettent alors en chasse jusqu’à l’aurore. Au début ces choses ressembleront vaguement à des ombres, sorties des recoins obscurs. Puis
ce seront d’immenses corneilles horriblement contournées qui frappent, tombant des hauteurs d’où elles guettent. Enfin viendront de
très grands individus, vêtus de toges de taffetas ou de velours sombre et au visage masqué par leur capuche, qui à la fin laisseront tomber
leurs oripeaux pour apparaître dans toute leur splendeur malsaine (Amentoraz / Byakees), et si certaines devaient être détruites d’autres les
remplaceraient.
Si les Investigateurs n’ont pas deviné que Big Ben est la clef et le passage vers leur salut, ou s’ils ne parviennent pas à rejoin-
dre l’horloge avant l’aube
Ils seront à tout jamais perdus derrière le voile des Illusions dans la Cité et leurs infâmes geôliers les conduiront au palais de leur
seigneur (Licteur ou Archonte / Roi en Jaune) pour des éternités de tourments. Tandis que la Réalité se réajuste, ils seront brutalement
devenus SDF, déments ou si gravement handicapés qu’ils ne valent guère mieux que des légumes ; leur esprit hurlant sa détresse der-
rière leurs yeux vitreux.
S’ils s’échappent…
Les voilà de retour au bord de la Tamise, errant, épuisés, par une froide matinée. Aujourd’hui c’est le 1er décembre, de la neige tombe
sur Londres. Dans le lointain un juke-box passe un morceau de blues. Ils savent qu’ils ne retourneront pas à l’hospice. Ils sont eux aussi
libres de leur passé. Libres de mourir et de revivre à jamais pareils à des dieux. Libres comme la neige (c’est beau comme du J.-C.
Vandamme !)… car la mort n’est pas la fin, ce n’est que le commencement.
Jokers
Nous vous proposons quelques ficelles pour tirer vos Investigateurs du pétrin, leur donner un petit coup de pouce ou au contraire leur
mettre quelques bâtons dans les roues si cela vous semble nécessaire.
15
poker menteur
PNJs
Pour échapper au remord du meurtre de Tania, celle qu’il aime – à l’annonce de leur séparation – et poussé à bout en découvrant les
sombres secrets de sa femme Jayna, il se réfugia dans la folie. Le choc en retour du rituel qu’il a interrompu en tuant son épouse, l’a
doté de la capacité de voir au-delà des apparences de la Réalité. Coincé entre plusieurs dimensions, s’efforçant de comprendre ce qu’il
croit vivre comme un cauchemar, Bryan erre dans les failles du temps. Il rencontre parfois les Investigateurs au détour d’une bouche
d’égout, leur donnant des indications du futur, du passé et d’un présent souvent incompréhensibles. Il revient sans cesse leur demander
de l’aide. Il connaît quelques entrées dans le Labyrinthe menant à Metropolis / Carcosa. Il se sait traqué par quelque chose d’effroy-
able : les Amentoraz / Byakees. Mais un autre prédateurs, alertés par ses nombreuses incursions entre les dimensions sont également
sur sa piste, un Aspecti / Vagabonds Dimensionel. Son existence physique et spirituelle est condamnée à court terme.
• Citation : « Vous étiez morts hier ! Tués par ceux qui me poursuivent ! Si ! Ha… Vous êtes vivant… Aujourd’hui
alors vous allez mourir… Ou demain ? Là ! Une porte, suivez-moi ! Il faut se cacher ! Fuir vers hier ! Non, sinon
vous allez rencontrer vos cadavres ! HaaaAaa ! Qu’est ce qui m’arrive !!! Fuyez le présent !!!!!! Fuyez tout !!!»
• Représentation : il peut paraître parfois plus jeune, parfois plus vieux que d’habitude. Ses gestes sont souvent
trop rapides pour les Investigateurs ou bien trop lents, il transpire à grosses gouttes.
AGL * 4BS=1BL / 3BL=1BG / 3BG=1BM Compétences FOR 11 DEX 1d20* INT 12 Comptabilité 50%
FOR 9 Endurance 76 CON 10 APP 13 POU 16 Ecouter 80%
CON 12 Athlétisme 10 TAI 15 SAN 00 EDU 14 Esquiver DEXx5%
APP 12 Init *, 9 m/round, 4 actions Affaires 12 *à chaque fois qu’il agit fuir 75%
EGO 10 Chercher 8 Grimper 60%
CHA 12 Sens : à certains moment perçoit la Discrétion 10 BD +1d4 Sauter 70%
PER 28 vraie réalité Vigilance 8 Vie 12 Séduction 80%
EDU 15 Grimper 10 Magie 16 Trouver Objets Caché 65%
Facultés : Lancer 10 Déplacement égal à sa DEX
réflexes fulgurants Corps a corps 15 Armure 1d6 due à son décalage partiel d’avec son environnement
régénération (guérit 3x plus vite que Perte de SAN – 0/1d4 idem
la normale)
Lutte 70% spécial
Equilibre Mental –250
Automatique calibre 38 30% 1d10
Comme l’éveil à été trop brutal il ne
portée 15m, att. 2/round, chargeur 6, panne 99
maîtrise pour ainsi-dire pas ses
nouvelles aptitudes.
voyage spatio-dimensionnel
* a la discretion du MJ 1 PM – il peut voyager presque instantanément à travers le Londres-
Carcosa par la seule force de sa volonté bien qu’il ne puisse se rendre
qu’une des lieu qu’il connaisse déjà ou où se trouvent des personnes
avec qui il est lié. 6 PM par passagers – Il peut emmener avec lui une
ou plusieurs autres personnes. Perte de 1/1d6 SAN pour ces derniers.
Il y a toujours 5% de chance par PM utilisé que ses poursuivants
(vagabonds dimensionnels) le repère lorsqu’il procède ainsi.
16
poker menteur
Cette pauvre fille a été brisée par le harcèlement surnaturel de Jayna. Elle était rongée par la culpabilité, en proie à ses démons
intérieurs. Un rasoir est venu trancher ses veines mais la main qui le maniait n’était pas la sienne… Elle s’en veut de n’avoir pas eu le
courage de se donner la mort elle-même. Dans l’enfer qu’elle s’est créée elle est devenu une Purgatide / un Fantôme ; chaque soir, elle
possède le corps d’autres femmes et, à travers elles, se donne la mort pour expier sa lâcheté. Parce qu’elle était enceinte de Bryan, les
chaînes qu’elle s’est forgées sont d’autant plus puissante. Elle peut donner des informations aux Investigateurs sur ce qui s’est passé
avant, mais elle fera également tout pour les entraîner dans sa damnation.
• Représentation : elle a l’air vieille car elle a vécu, en quelque sorte, ces années. Elle est enceinte. Parfois, un
flot de sang noir s’échappe de son nez, de ses yeux, de ses oreilles, de ses veines qui semblent se fissurer : elle
ne semble pas y faire attention.
17
poker menteur
Jayna Smithon, née Clarford, ombre de l’épouse vengeresse jadis cultiste aujourd’hui vague souvenir
Fille de Colonel, elle a rejoint dans sa jeunesse les adorateurs de Medhemnon / Azatoth. Elle s’est plus tard mariée à Bryan et s’est
lassée de lui. Lorsqu’elle à découvert qu’elle avait une rivale, Tania. Cédant à un caprice, elle la rendit folle en utilisant certaines magies
qui manipulent l’espace et le temps : certaines réalités comportent trop d’étrangetés pour laisser un esprit ignorant intact. Voyant que
son harcèlement avait porté ses fruits et qu’ils allaient se séparer, elle entama un rituel pour que son mari disparaisse de la Réalité
(Portail vers le Passé / Créer une Faille dans le Temps). C’est à ce moment-là que Bryan, ivre de douleur et de colère d’avoir tué son
aimée, lui injecta de l’eau de javel en intraveineuse. Par malchance ne parvenant pas à altérer les effets du poison ni à interrompre le
sort Jayna fut détruite dans le processus et il ne subsiste plus que des images d’elle hantant notre monde.
• Citation : « … »
• Représentation : une femme sans rien de particulier à tel point qu’il est impossible de se souvenir à quoi elle
ressemblait après l’avoir vue. Elle apparaît floue sur les photographies et en disparaît au bout de peu de jours.
EGO 27 INT 17
PER 29 Magie 21, lui tiennent lieu de POU. Elle est détruite lorsqu’elle
tombe à 0. Elle ne dispose d’aucun moyen de les régénérer.
Blessures ne peu pas être physiquement blessée
Déplacement : dans sa maison, elle peut être n’importe où à
Endurance 65 arrivée à 0 elle est détruite n’importe quel moment ; voir même à plusieurs endroits
simultanément.
compétences Attaques : Hallucinations ou en cas de force majeure sortilèges
art ténébreux 8 Armure : inexistante. elle ne peut subir aucun dégât (même les
hypnose 14 attaques magiques ne lui font rien)
persuasion 10 Perte de SAN : 0/1 due à l’impression d’irréalité qui l’entoure
voie de l’espace et du temps 12
Hallucinations
Faiblesse : simple trace résiduelle Elle est capable de provoquer des fausses impression ou de créer des
souvenir factices chez sa cible (lutte de POU) qui aura vaguement
conscience d’avoir obtenue ce qu’elle voulait à défaut d’être
satisfaisante ; bien qu’elle ne puisse pas très bien préciser ce qu’elle a
effectivement obtenue. Les éventuels témoins ne verront rien pour
leur part.
Sortilèges
- domination – 1x/round, 1 PM, portée 10 m – contrôle de la
cible pour 1 round / lutte de POU
- Atrophie d’un membre – inc. 1 round, portée 30 m, 8 PM –
dégats 1d8 PV, CON-3, perte de 0/1d3 SAN pour ceux qui y
assistent y compris la victime – lutte de magie
- Déflagration mentale – 10 PM / perte de 1d4 SAN, folie pour
20-INT heures (min.1) / lutte de magie
- Créer une faille dans le temps* – perme d’ouvrir une porte
donnant sur le passé ou le futur, le nombre de points de POU
qu’il faut dépenser est proportionnel aux nombre d’années
parcourues (au lieu de miles). Il est cependant relativement
imprécis. Comment à t-elle eu connaissance de ce sortilège
oublié reste cependant un mystère
* Etant donné qu’elle est dépourvue de POU réel il n’est pas exclu qu’elle essaye d’utiliser les Investigateurs pour l’aider à compléter le rituel qui l’a conduite
ici à savoir Portail vers le Passé /Créer une Faille dans le Temps. 1) pour échapper à son sort 2) pour accomplir son but initial (détruire Bryan). Les points
utilisés doivent être donnés volontairement ils ne peuvent pas être pris de force de plus étant donné l’état de Jayna, elle ne peut cependant pas réaliser elle même
ses objectifs.
18
poker menteur
Seconds rôles
La police
A l’exception Hope, le bobby, un grand gaillard portant l’uniforme, qui est un égaré perdu entre deux mondes ce sont des individus au
visage fermé, engoncés dans leurs pardessus sombres les rendants tous identiques. Les inspecteurs sont des hommes en costumes som-
bres regardants en coin derrières des lunettes noires, portant un chapeau mou… Interchangeables. Ils reviennent sans cesse posant les
même questions. Ils ont en commun d’être tous de petite taille : rarement plus d’1m50. Ils sont là (sauf le Bobby qui peu constituer
un allié potentiel) pour empêcher ceux qui ont entraperçu ce qui se cache derrière le voile de l’illusion d’aller plus loin et faire
disparaître les autres : ceux qui savent.
Agl 16 10 8 6 11 12 18 9 10 15
For 16 12 7 17 12 14 6 8 10 31
Con 16 17 14 9 10 13 14 6 12 32
App 10 14 12 11 6 15 16 7 11 6
Ego 12 7 16 10 12 13 14 11 17 21
Per 16 11 15 12 11 12 14 6 14 17
Cha 10 9 6 12 7 12 16 3 9 17
Edu 12 11 9 13 10 13 14 8 15 16
Compétences:
Compétences – Droit 60%, Ecouter 40%, interroger des suspects (inspecteurs seulement) 95%, Repousser les Importuns 95%, Trouver
Objets Caché 45%
19
La chose voiture
poker menteur
« Ce n’était ni un pachyderme, ni une antique automobile… c’était une abomination… Cela rampait et roulait à la fois, dans un
gémissement de métal déchiré affreusement contrefait. Ses écailles à la peinture écaillée laissai deviner ce qui aurait put être de la
rouille.. Mais le plus horrible dans tout cela était les deux longues traînées blafardes qui jaillissaient de ce qui lui tenait lieux
d’yeux ! … Le Béhémoth, c’est ce nom qui me vint à l’esprit.»
20
poker menteur
ANNEXES
Kult
L’Horlogerie
Une facette de la Réalité qui met en forme le temps et l’espace pour maintenir inconscient les captifs de l’Elyséum de leur vraie nature.
Big Ben est en fait un énorme chrono-symbiote qui régule la perception du temps pour les humains prisonnier de l’Illusion. Chaque
bracelet-montre est en fait un petit chrono-symbiote qui agit de la même manière (sorte d’insecte qui diffuse un fluide étrange à son
porteur). Swatch, Rollex… ne sont pas des marques mais des fragments d’incantations ténébreuses permettant de les manipuler. Au fin
fond de l’Horlogerie vit Medhemnon, divinité oubliée et génitrice des Chronosymbiotes. Ses fidèles la nourrissent en lui sacrifiant des
enfants ou personnes perturbés par l’Espace-Temps. Elle trône du haut de ses 108 mètres dans une piscine de marbre gris remplie d’une
substance corrosive verdâtre.
Le Labyrinthe
Il entoure Metropolis, l’Inferno, le Limbo et d’autres endroits. Il permet de communiquer avec chacun d’eux, faisant passer les explo-
rateurs téméraires dans le failles de l’Illusion pour les faire réapparaître dans la Réalité..
Labyrinthe profond
En parcourant le Labyrinthe, on se rapproche du Labyrinthe profond, dernière étape avant le Chaos total. Il y fait toujours obscur et nul
lumière ne peut percer la nuit. Des hommes étranges errent dans le dédale en racontant de curieux récits à propos de Minothorgon, Celle
Qui Attend En Dessous.
Achlys
C’est ce qui repose au delà du Temps et de l’Espace. Quand ces deux notions cessent d’exister, nous nous rapprochons du vide, le néant
originel qui régnait avant la création. Une personne qui déforme trop sa perception de l’Espace/Temps finira vers Achlys. En ce lieu,
tout est progressivement dissous. Au delà de cet état, où rien n’existe, se trouve Achlys où le vide attire ses visiteurs comme un trou
noir qui exerce une attraction plus forte à mesure que vous approchez. Dans Achlys, un humain cesse d’exister, il disparaît de l’Univers :
il n’a jamais existé et n’existera jamais. Une route « physique » mène vers cet endroit d’annihilation à travers le Labyrinthe qui se trou-
ve sous Metropolis et toutes les autres villes.
Thoropolis
Dans certaines parties de nos villes, de l’autre côté, se tiennent d’étranges conciliabules à l’abri des regards. Ces endroits mystérieux
et oubliés de tous peuvent, dans certaines circonstances être la porte qui donne sur une place où l’anéantissement est une divinité
oubliée qui engloutit ses plus fervents fidèles. Cet endroit dont l’isolement est la charnière emmène ceux qui en passent le seuil vers
une cité perdue et décrépite dans une mugnificente obscurité. Cette cité inférieure à tout autre se nomme Thoropolis. C’est la cité du
dessous, plongée dans les ténèbres. Aucune lumière ne pénètre en ces lieux, des rivières insondables, charriant de la chair et de l’aci-
er, se jettent dans des puits sans fond et s’écoulent vers le centre du labyrinthe.Thoropolis est le point névralgique ultime du Labyrinthe,
le centre du monde souterrain. C’est en cet endroit qu’officient les prêtres qui vénèrent celle qui attend en dessous. Achlys représente
pour eux l’unique chance de salut. Dans les ténèbres permanentes, les visiteurs venus de la surface trouvent rarement leur chemin.
Au centre de Thoropolis s’élève le temple du taureau aveugle. Les prêtres présents accomplissent des rites qui s’étendent sur plusieurs
années. Au fur et à mesure que les officiants interagissent durant les rituels, la représentation des élus qui seront destinés à affronter le
Taureau aveugle se complexifie et s’affine. Celui qui sera amener à vaincre le Taureau aveugle pourra s’enfoncer dans le dernier
labyrinthe et trouver la voie de l’anéantissement. C’est après avoir vaincu le taureau que celui – ci pourra ouvrir le chemin vers le
Labyrinthe intérieur. Juste avant le combat le taureau avertit ses adversaires que " la mort est préférable à l’anéantissement ". Le
labyrinthe intérieur mène en un endroit où les dimensions fusionnent et les repères n’existent plus. C’est dans ce maëlström que se
réduit l’existence, l’espace, et le temps et qu’il ne reste plus qu’une unique dépression d’énergie qui est la demeure d’un Minothorgon,
la seule créature capable de survivre dans l’infinité du chaos.Il est l’adorateur de celle qui attend en dessous la seule habitante d’achlys.
Créatures
Les amentoraz sont les créatuires attirés par les établissements psychiatriques et d’une
manière générale, par tous les lieux dans les quels sont rassemblés des malades psychotiques.
Ils se nourrissent de la peur et de la confusion des personnes démentes.
Agl 10+1D10 Ego 30+1D10 sens : perçoit les auras et l’équilibre mentral
For 10+-2D10 Cha variable Mvt : 10m/Rnd Action : 4
Con - Per 2D10 Bonus init : +4
App variable Edu - Bonus Dommages : +5
Mod. Jet de terreur : -10
Résistance aux blessures : Lorsqu’il est blessé peut prendre la forme d’une ombre et
disparaît.
Endurance : Illimitée.
Facultés : Télépathie, changer de forme, abaisser l’ego. La créature peut diminuer l’ego de sa
victime de 1 point par nuit augmentant par là même de 1 point son propre ego.
Ne peut attaquer que des personnes dotées d’un équilibre mental négatif.
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La Gnose Humaine – Théodore Mimésis – Edité pour la première fois à Glasgow en 1911
La Gnose Humaine est un poème épique narrant les errances d’un groupe d’esclaves en fuite à travers le continent africain, du sud du
Soudan à l’embouchure du Congo. Leur périple débita à la fin du XIXeme siècle. Ils voyagèrent alors vers l’ouest mais également dans
le temps, dans le passé pour finalement atteindre la mer au moment où le Démiurge créa le monde. Au cours de leur traversée, ils dis-
sertent sur la connaissance qu’ont les hommes du monde au delà de l’illusion, sur la nature du temps et de l’espace et sur les capacités
de la magie à altérer les choses. Le livre s’achève lorsque le chef des esclaves est jeté dans l’océan en gestation et est dévoré par Achlys.
L’ouvrage contient des indices sur la manière de pratiquer correctement les sorts de la voie du temps et de l’espace.
Tel un miroir
Le conjureur altère le temps pour crée un passagelui permettant de contempler un lieu tel qu’il était dans le passé. Il doit avoir une idée précise de ce qu’il va observer,
de préférence le nom de cet endroit et la date exacte de son retour dans le passé.
Niveau de compétence : dans ce cas il peut être remplacé par un jet d’ego et être traduit par un niveau de réussite à atteindre (7).
Perte d’endurance : 20.
Accessoires magiques : l’anneau (facultatif)
Temps d’incantation : 20 minutes.
Durée : 1 heure.
Visualisation : Il se forme au dessus du sol un passage à travers lequel le personnage voit le passé.
NB : Certains insistent sur le fait que l’auteur de cet ouvrage est sûrement le même que celui dans " la cité révélée ", un texte daté d’environ 130 ap.JC.
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ANNEXES
l’Appel de Cthulhu
De Carcosa
… Là, près de la grève, dans sa sombre splendeur surgissait du Lac la Cité sans Nom : des dômes noirs ornés de gargouilles
cyclopéennes, et des tours monolithiques, menaçants, austères et gigantesques, qui de tous côtés brûlaient comme d’immenses four-
naises ; mais de ces flammes n’émanait point de lumière : Ce n’étaient que ténèbres visibles [...] Et dans les voies tortueuses de la Cité
sans Nom, les morts vagabondaient, marchaient et balbutiaient […] d’autres habitants encore, d’une espèce différente demeurent dans
des abîmes étrangement organisés, où leurs pattes contrefaites et leurs appendices difformes foulent les pavés octaédriques et concaves
des rues obscures, entre de hautes tours enténébrées en formes de prismes. Celles-ci sont façonnées, selon des angles vertigineux, dans
un matériau translucide […] les eaux du Lac Hali sont aussi sombres que la mort et aussi froides que les espaces implacables entre les
étoiles ; car ce lac n’est en rien semblable aux autres lacs : aussi loin que le regard puisse atteindre, sa surface n’est qu’une croûte dure,
bitumeuse mais blême, toute couverte de trous pareils aux marques de la lèpre ; et sous cette croûte immobile on devine parfois la
poussée d’une force extraordinaire, d’une fureur contenue, comme si le Lac allait se soulever du fond de ses abîmes et briser sa cara-
pace de tortue, pour faire la guerre au ciel et éteindre les soleils jumeaux et les étranges lunes de Carcosa. […] Et en cet endroit, perdu
au cœur d’un dédale de milles riches boudoirs, de halls où s’entassent d’extraordinaires extravagances, règne captif celui qui n’a pas
de nom que l’on puisse dire, le roi en jaune […] De prime abord, il pourrait presque passer pour un simple humain vêtu de haillons et
au visage recouvert d’un masque. La vérité est malheureusement toute autre puisque derrière cet apparat, véritable prolongement de
l’être, se cache une indicible créature tentaculaire dont l’aspect est à même de faire vaciller la Santé Mentale du plus courageux des
hommes … Hastur
Le Mythe d’Hastur
Hastur n’est guère plus qu’une étiquette placée sur l’entropie, cette force qui peu à peu dévore notre monde, pour n’en faire plus qu’un
fatras baroque et surréaliste, au sein de la cité, ou plutôt de la mosaïque, de Carcosa... On croit qu’il est le demi-frère de Cthulhu, retenu
sur une étoile noire, Hali dans les Hyades près de l’étoile Aldebaran. Quand Cthulhu a été emprisonné dans les océans, Hastur a été
projeté dans l’espace, là où se tiennent les étoiles noires. Il est lié au Signe Jaune et les Byakhees sont ses serviteurs.
Créatures
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poker menteur
Byakee #1 #2 #3 #4 #5 #6 #7 #8 #9 #10
FOR 19 19 14 13 23 17 17 16 17 17
CON 9 8 5 5 8 5 11 6 6 7
« Arriva une horde de choses DEX 8 13 10 19 12 18 14 10 9 16
ailées, apprivoisées et TAI 20 18 11 17 18 13 22 22 9 14
hybrides… Ce n’était ni POU 11 15 6 8 3 11 9 12 13 6
complètement des corneilles, ni INT 11 9 10 10 12 8 10 12 13 16
Vie 15 13 8 11 13 9 17 14 8 11
des taupes, ni des fourmis, ni Magie 11 15 6 8 3 11 9 12 13 6
des vampires, ni des êtres bd +1D6 +1D6 +1D4 +1D4 +2D6 +1D4 +1D6 +1D6 +1D4 +1D4
humains en décomposition mais Déplacement – 5/20 en volant
quelque chose dont je ne peu, ni Perte de SAN – 1/1D6
Sorts – celles avec au moins 14 en POU connaissent un ou plusieurs sortilèges parmis ceux listé plus bas
ne doit, me souvenir. » Armes – Griffes (2x) 35% 1D6+bd ou Morsure 35% 1D6 + succion de sang
Armure – 2
Composés de matière Compétences – chanter 30%, Ecouter 50%, Trouver Objet Caché 50%
conventionnelle, bien Succion de sang : si la morsure atteint son but, le Byakhee reste accroché à sa proie et commence à lui sucer le
qu’étrangement organisée ces sang. Cette succion absorbe 1D6 points de FOR par round jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les Byakhees
monstres sont vulnérables de la s'accrochent à leurs victimes tant que celles-ci ne sont pas mortes et qu'il leur reste à eux-même un souffle de vie.
même façon que toute autre Les victimes qui survivent peuvent éventuellement récupérer les points de FOR qu'elles ont perdus, soit par
créature vivante. Ils peuvent transfusion sanguine, soit à la cadence de 1D3 points par jour de repos.
voler au travers de l’espace Sortilèges
interstellaire en transportant un - Chant d’Hastur : 1d4 PM/round, réussir jet de chanter, tout ceux présent mais ne cible qu’une unique
passager pourvu que celui-ci victime – la peau se couvre de bubons purulent –1d6PV round, après 2 round APP-1d6 cicatrises résultant de
soit protégé du froid et du vide l’éruption cutanée, après 4 round CON-1d6 lésion interne. Lorsque CON=0 mort dans une gerbe de vapeur et
de sang.
(…) d’une manière ou d’une - Ressemblance : il faut pour cela se vêtir de la peau de la victime, sacrifier 1 point de POU définitif et
autre et peuvent être invoqués dépenser 10PM/heure – permet de prendre l’apparence d’un défunt (dont la TAI ne diffère pas de plus de 3
pour diverses missions. points de la sienne). Ne modifie pas l’ombre de celui ainsi transformé. Les effets du sort cessent à la
première blessure et il lui faut 1d3 heures pour pouvoir se changer de nouveau. 20 secondes sont nécéssaires
pour revenir à son apparence initiale, 1d3 minutes pour prendre celle de la victime.
- Flétrissement – inc. 2 round – 1 dégat par PM dépensé / lutte de magie
Ouvrages Occultes
Le Roi en Jaune est une pièce de théâtre si dérangeante que tous les exemplaires ont été détruits sur ordre du gouvernement français
(Troisième République). Auparavant, sa représentation à Paris avait été interdite par les autorités municipales. Cette pièce exerce une
étrange emprise sur ses lecteurs, ce qui explique sans doute sa mise à l’index. Les personnes lunaires ou rêveuses sont les plus enclines
à se laisser entraîner dans des songeries – ou des cauchemars – emplies de créatures inquiétantes, parmi lesquelles se distingue le désor-
mais célèbre Roi en Jaune. Une entité inquiétante qui a emporté plus d’un lecteur sur les ailes de la folie après lui avoir révélé des
secrets indicibles et terrifiants. Cet ouvrage est fréquemment associé à Hastur et il a été avancé qu’il s’agissait peut-être d’un manuel
destiné à l’invoquer, ou peut-être est-ce simplement une «Bible» à l’usage de ses adorateurs...
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Le « livre de Hali » – une traduction
poker menteur
Les songes sont comme un fleuve qui s’écoule sur des milles et des milles entre les digues
fragiles de la Raison.
extrait
Le Livre de Hali, ou Livre des Songes, est un recueil de récits oniriques divisé en trente-six « nuits » – ce procédé littéraire sera repris,
au Xe siècle, par les compilateurs des contes arabo-persans des Mille et Une Nuits. Ibn Yazid décrit les démons et merveilles qui lui ont
été révélés en rêve. Il évoque une guerre céleste ayant opposé les armées du Sultan des démons ‘Izzu Tahutiz (Azathoth) au Grand
Prince des Grands Anciens (Hastur), et comment ce dernier et «sa triste engeance» furent précipités dans la perdition de l’Abyme, «un
lac en rien semblable aux autres lacs». Il décrit longuement une Cité Sans Nom qui s’étend le long de ce lac ; et bien d’autres endroits
encore, notamment une ville-puits Mi-Go, creusée sur une planète appelé Yuoth ‘ilik, satellite d’une étoile de la constellation du
Taureau. Les récits fantastiques d’Ibn Yazid sont émaillés de considérations de toutes sortes : sur la nature du Vide, l’astronomie, les
mœurs curieuses des «lézards-crustacés» (les Mi-Go), le Temps, le Déclin inéluctable de toute chose, etc. Le texte est accompagné de
plusieurs cartes figurant des systèmes solaires au sein de la constellation du Taureau. Les Initiés considèrent le Livre de Hali comme le
plus complet concernant Hastur. A tel point que Abd al-Azrad n’a pas jugé «utile» de s’étendre davantage sur le sujet dans son Kitab
al-Azif. La traduction dont il est question ici fut établie à partir du manuscrit arabe du Caire, et des versions latines postérieures. C’est
une édition soigneusement expurgée ; le traducteur s’est surtout attaché à retrouver le style «fleuri» de l’original. Les rares sortilèges
qu’on y trouve, sont considérés comme de pittoresques témoignages de la superstition et de la naïveté de l’auteur et de ses contempo-
rains !, Cette version ne contient malheureusement pas les cartes stellaires présentes dans les autres copies ou traductions .
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INVESTIGATEURS
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George Bully – env. 65 ans, citoyen britanique, 1m70 et 65kg
Il est soigné de sa personne. En sa qualité d’adepte du sport il a conservé le physique athlétique de sa jeunesse. Une fine moustache
qu’il lisse et touche à tout bout de champ constitue sa principale fierté ; la plus belle moustache du monde selon lui. Il est très attaché
à son apparence et veille a paraître impeccable en toute circonstances, comme s’il était toujours en service : le rituel de la coiffure mati-
nale lui prend au moins une demi-heure et il à de plus tendance à ne pas pouvoir s’empêcher de se regarder dans toutes les miroirs qui
croisent son chemin pour remettre une mèche rebelle ou deux en place. Dans sa jeunesse il a eut l’idée de monter son propre étab-
lissement, étant donné sa mauvaise gestion il s’est très vite trouvé confronté à des difficultés financières. Il a dut alors occuper le poste
de gardien de nuit – quelle désillusion– dans une pension de famille. Il y a fait connaissance de gens de toute sorte ; entre autres les
Hoges (respectables et tout ça), les Miggos (des italiens sans manières ni savoir vivre), les Wales (qui avait une fille adorable : Tania ?),
les Corbitts (un peu sinistres toujours à hanter les couloir et à faire un drôle de vacarme la nuit tombée) ainsi que d’une horrible créa-
ture naine et albinos (la concierge de l’époque) qui l’a poursuivit jusque dans cet hospice loin de tout : Marie Rochpectctruchnilik. Puis
il servit au front pendant la seconde guerre mondiale, il garde quelques photos de ses compagnons d’armes : le sergent Mc Greggor,
Bryan Smithon, Brett le nabot, Stanley (repose en paix)… ils se sont l’un l’autre sauvé la vie plus d’une fois.... Au retour il put enfin
travailler dans des hôtels de prestiges, enfin pas plus de deux étoiles) jusqu’à ce qu’avec l’age il soit obligé de se retirer de la vie active.
Il vit assez mal sa retraite et à conservé les manières de son ancien emploi. Rendre de menu services est devenu son hobby ; mais il fait
les choses d’une façon très personnelle : d’abord c’est un adepte de charité bien ordonnée commence toujours par soi-même et c’est
curieux que la façon dont il détourne ses activités altruistes soit le plus souvent une cause de tracas pour son entourage. C’est l’homme
le plus malheureux du monde : il ‘subit en silence’… toujours à se plaindre, il ne manque cependant jamais une occasion d’y aller de
son commentaire, de minimiser les difficultés de son entourage et de se sous estimer – espérant éventuellement un dénie de son
entourage ? plus pessimiste que lui... Son humour est tres british, il est d’un grand culot et a l’ironie facile. Toujours débordé par les
événements, toujours en train de courir partout et en tout sens. Il est complètement et définitivement dépourvu d’organisation : une
tache n’est pas finie qu’il en commence une autre…
Citations
« Tenez, prenez donc du café » dit-il à son voisin en lui tendant l’objet – il s’est entre temps (re)servit lui-même et s’est assuré au
passage que le fond restant dans la cruche n’était pas suffisant pour remplir une autre
« Dieu ! quelle terre de douleur, j’aurais dû mourir a vingt ans, le monde est injuste… j’ai encore fait tomber ma tartine»
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Henrietta Mayflower – env. 50 ans, citoyenne britanique, 1m75 et 70kg
Encore fringante, elle affectionne les tenues sophistiquées et un maquillage outrancier (pour cacher les méfaits de l’âge), blonde les
yeux d’une couleur indéfinie, elle porte des lentilles pour les avoirs bleus. Son père, Claymore, était officier dans l’état Major. La deux-
ième guerre bat son plein et Londres est pilonné par les bombardements allemands. Entre deux missions de celui-ci, Henrietta doit
accompagner ses parents chez sa grand-mère : une femme stricte qui à gardé une mentalité toute victorienne. Or pour cette visite l’ado-
lescente doit être impeccable, c’est pour cela qu’elle se rend chez un tailleur du quartier… L’épisode se termine tragiquement, un V2
la rend orpheline, pas de jolie robe pour elle… Elle se fait la promesse que dorénavant elle aura ce qu’elle désire. Recueillie par un ami
de ses parents, le Colonel Clarford, elle grandit en compagnie de sa fille, Jayna. Pour parvenir a remplacer celle-ci dans l’affection de
son père, elle lui raconte chaque jour ce qu’il veut entendre. D’abord les études réussies, puis l’argent et le travail. Ce sera la trame de
sa vie brodée de mensonges. Elle veut à tout pris recevoir des égards des plus grands, dans ce but Henrietta se fait passer pour une dame
du monde, laissant entendre qu’elle est l’épouse d’un industriel qui exploite les mines de charbon dans les Blackcountries. Puis cela
devient un jeu que de piéger la haute société du royaume. Son coup de maître reste a venir. En 196… Elle se révèle comme la onzième
Sudette, celle qui a développé l’émancipation de la femme en Europe. De fêtes en rassemblements mondains elle est partout... Quelques
années plus tard elle est élue femme de l’année en bâtissant sa plus grande supercherie. Elle veut créer une association qui permette
aux pays en voie de développement de jouir d’aide humanitaire par le biais de gardens parties rassemblant le gratin du moment. c’est
en fait une amie qui, sous ses ordres, s’occupe de tout, une certaine Camilla Parker-Bowls. Quelque temps plus tard la vérité éclate.
Depuis elle est définitivement grillée sur le plan social et elle joue les célébrités dans un hospice pour vieux du fin fond de l’Eastend
Londonien – hospice qu’elle dit avoir en partie financé. Elle s’exprime de manière soutenue, mais peu, lorsqu’elle se voit contrariée
(ou pire qu’on l’accuse de mentir) utiliser le vocabulaire le plus ordurier qui soit. Elle ne supporte pas qu’on lui donne des ordres. Elle
veut tout contrôler mais au moindre problème délègue à tour de bras et fuit les responsabilités. Invivable, elle exige d’être traitée en
Lady, ne consomme que ce qu’il y a de meilleur, se croit toujours belle et tente de séduite tout ce qui à un pénis, un peu de classe et
l’air d’être friquée (pas forcément dans cet ordre).
Citations
« si vous avez été quelqu’un pauvre fiotte, moi je sui la reine d’Angleterre ! »
Mordre et griffer 35
Arme de poing 50
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Louis «Lou» Bailley– env. 90 ans, citoyen britanique, 1m60 et 60 kg
Le Major Bailley est petit (ce qui l’agace) et à l’air d’un épouvantail. Le vieux fossile continue à faire de la gymnastique tous les matins
et fume comme un pompier. Sa plus grande fierté est sa moustache qu’il taille, et graisse avec soin pour lui donner cette fameuse forme
en guidon de vélo. Sa moustache est un sujet sur lequel il peut discourir avec passion durant des heures, tout autant que les interminables
anecdotes de sa carrière militaire qu’il raconte et re-raconte à plaisir. Il a servit aux Indes, avec Maharadjah et éléphants. Puis durant
la 1re GM, dans le contre-espionnage, il a eu son lot d’intrigues amoureuses, de complots politiques, de belles étrangères en détresse,
de secrets d’états et de courses-poursuites. Une grave blessure l’a contraint à se cantonner dans la défense civile durant la 2e GM ; il
en a gardé des crises de démence hallucinatoire – où il revit les bombardements de Londres – et un ami médecin psychologue, Roger
Malonne. Revenu dans le civil, il a exercé quelques années le métier de détective privé. Sa dernière affaire l’a amené à enquêter pour
le compte de Jayna, la fille d’un vieil ami, le Colonel Clarford, sur les agissements de son mari, Bryan Smithon, qu’elle soupçonnait
de la tromper ! Un homme trés généreux ce Clarford, il avait d’ailleurs adopté une jeune orpheline dont les parents, de vagues con-
naissances étaient décédés lors d’un bombardement... Louis a songé plus d’une fois à écrire ses mémoires romancées et, par le fait, il
a des carnets entiers noircis de notes auxquelles s’ajoutent sans cesse de nouvelles pages de gribouillis – à chaque fois qu’une nouvelle
histoire lui «revient» ou qu’il remanie de-ci de-là ses aventures… Irlandais britannique et fier de l’être, il se montre condescendant à
l’égard des anglais de pure souche et déteste presque autant les indépendantistes que les catholiques. Il est grand amateur de wiskey,
de cigares puants et d’opérettes… Il est également et complètement réfractaire au progrès. Il appelle sa chambre «mon bureau» et, soit
dit en passant, il y règne un foutoir monstre ; il y conserve également quelque part un vieux coffre avec ses souvenirs de guerre. Homme
à femmes, il a eu de nombreuses liaisons après le décès d’Anne, son épouse, et les diverses pensions qu’il reverse à ses ex-compagnes
lui laissent tout juste de quoi se payer une chambre dans cet hospice de seconde zone, au lieu de ce qui aurait dû être une confortable
retraite dans un cottage à la campagne avec les hivers en station balnéaire.
Citations
« Qu’on me parle d’une bonne chasse au tigre, c’est autre chose que vos traques au renard ça ! n’est-ce pas. »
« Les jeunes hommes d’aujourd’hui, ce que j’en pense ? Ce sont des lopettes avec leurs cheveux longs et leur manière de faire des ronds
de jambe devant les demoiselles. Voilà ce que j’en pense ! Pour le reste y valent pas tripette ; rien dans le ventre… »
« CHAAAAAAAAAARGEEEEZ »
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Marie «Ma» Rospeczny – env.65 ans, fille d’immigrés serbes, 1m40 et 50kg
Les Rospeczny sont des gens du voyage ; pour sauver son cirque Ben, le père, décida avec sa femme Aby’ de créer une famille « sur
mesure ». C’est ainsi qu’a force de médicaments, drogues et autres radiations ils mirent au monde une improbable progéniture… dont
quelques un survécurent… Les aînées Elisabeth et Léandre sœurs siamoises, Edwardo l’homme poisson, Marie naine, totalement
imberbe et albinos (un demi échec selon son père) et enfin Luke dont on craint un moment qu’il ne fut normal mais qui fit bientôt preuve
de la plus effrayante particularité : télékinésie. Leur jeunesse nomade leur fit sillonner l’Angleterre ; le talent de danseuses des aînées
se confirmait jour après jour. On cherchait à la jeune Marie, en vain, une vague utilité ; elle semblait douée pour son premier métier,
funambule, jusqu’à ce qu’une chute dans un escalier de caravane lui brise le bassin la laissant boiteuse et bossue. Elle s’essaya au dres-
sage en commençant par des lapins et fut mordue par l’un d’eux, la blessure s’infecta et lorsqu’elle se remit de ses fièvres elle avait
développé un sentiment de peur et de répulsion envers toutes les bestioles poilues. Le lancé de couteau ne lui réussit pas mieux ; elle
émascula son partenaire. Il lui restait le poste de divio mais à force d’arracher des têtes de poulets vivants avec les dents celles-ci
tombèrent. Alors en désespoir de cause son père lui fit endosser les habits de Monsieur Loyal où elle tint son rôle honorablement mal-
gré un anglais approximatif. Pendant ce temps l’adolescence des siamoises n’allait pas sans poser de problème et le numéro d’Edwardo
avait un tel retentissement qu’il commença à se comporter en gourou attirant derrière la caravane une foule d’illuminés – qui se fai-
saient amputer les bras et les jambes pour lui ressembler. Puis un jour Marie coucha avec Ed’ et en eut une petite fille très belle. Elle
s’enfuit du cirque pour accoucher. Pour protéger l’enfant des sombres secrets de ses origines elle la plaça en orphelinat.
L’administration la nomma Tania Wales, et Marie s’arrangea pour toujours vivre près d’elle – dans son ombre – c’est ainsi qu’elle fût
concierge à la pension de famille où elle logeait ses parents adoptifs, animatrice de radio de nuit pour pouvoir la suivre de jour quand
elle fût étudiante, puis enfin, femme de ménage chez « Loyd, Clarford & Fowller associate » lorsqu’elle commença a y travailler tra-
vaillait... Maintenant que Marie est vieille elle a perdu sa trace. Tania se serait installée avec un homme d’affaire de la city ; Bryton ?
Smython ? Elle n’a pas les moyens de vivre ailleurs que dans cet hospice décati. Heureusement qu’elle joue mieux aux cartes qu’elle
ne les lit – quand elle prédit l’avenir elle raconte en général n’importe quoi – ce qui lui permet d’améliorer son quotidien et de faire
quelques réserves en attendant le jour où elle pourra savoir ce qu’il est advenu de la petite...
Citations
« Je détezte herbes hautes. Imaginer ; zes trucs arrêtent pas de jatouiller l’intérieur de nez d’à moi ! »
Canne 50
_________________________________________________________________________________________________________________
Ce personnage est tiré de Un amour de monstres ; Katherine Dunn ; 1994 ; ed. POCKET. Personnellement j’adôôôre !
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poker menteur
Roger «Doc» Mallone – env. 80 ans, citoyen britanique, 1m70 et 100kg
Petit, rondouillard et chauve comme une boule de billard. Il porte des lunettes par ce que, pense-t-il, ça lui donne l’air plus intellectuel ;
en dehors de ça il a une vue impeccable. Il est en outre doté d’un don surnaturel pour choisir des cravates d’une laideur absolue. Son
enfance difficile, il l’a passé dans un quartier populaire, Islington, ses parents étant de classe ouvrière. A l’école, il est le souffre douleur
de ses petits camarades qui voient en lui le monsieur « je sais tout » de service. Il n’avait qu’un seul ami qui prenait régulièrement sa
défense : un jeune garçon du nom de Bryan Smithon, malheureusement il ont perdu contact à l’université. Bien plus tard, il a retrouvé
celui-ci lors de quelques entrevues concernant une thérapie de couple en compagnie de son épouse Jayna. Après des études brillantes,
il rejoint une clinique en ville. Bien vu par son patron, il est désigné par ce dernier pour prendre sa suite, sa bête noire : les internes qui
sont négligents au possible et auprès desquels il ne retire aucune sorte de satisfaction. La 2e guerre a été une période difficile pour lui.
Beaucoup trop de patients pour travailler correctement, beaucoup de stress; sans parler des innombrables soirées de beuveries avec ce
fanfaron de Bailley, un ancien militaire, avec qui, finalement, il est resté très lié (il reste convaincu que son compagnon de cuites aurait
sérieusement besoin de ses services mais il jamais oser le lui proposer, connaissant son avis sur les psys : des bouffeurs de cervelle).
Menant une vie très rangée il a connu malgré tout quelques déceptions amoureuses et il est resté vieux garçon. Son travail et ses
références l’ont amené à collaborer avec les services de Scotland Yard. Ses dernières années d’activités se sont vues devenir mornes et
ternes du fait de la chute de consultations qui voyaient défiler des patients plus inquiets de la santé mentale de leur thérapeute que de
la leurs. Il a donc décidé de prendre une retraite bien méritée, et poussé par son sens de l’économie il s’est installé dans un hospice qui
bien que d’une qualité discutable à le mérite d’être peu dispendieux. Il se mêle des problèmes de tout le monde, y allant de son expli-
cation freudienne à la moindre occasion. D’un grand flegme, il ne s ‘énerve que rarement ; d’une logique tatillonne dans ses démarch-
es il tape sur les nerfs de son entourage. Bourré de manies et de tics, il est probablement plus atteint que ses anciens patients. Le pire
…c’est qu’il ne s’en rend pas du tout compte et retourne le problème en parlant de transfert de la part de son interlocuteur.
Citation
«3minutes 43 secondes à fumer ta cigarette ! Ça fait court. Au point où tu en est, j’ai compté, tu vas en fumer 36,73 sur une durée de
18 heure et 12 minutes. Ca en fait 4,6 de plus qu’hier : ça cache quelque chose d’enfui dans ta psyché intime. Si tu veux en parler,
j’ai un créneau entre le thé de 7h04 et les vitres à nettoyer a 7h38. »
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poker menteur
Steven Peel – env. 60 ans, citoyen britanique, 1m75 et 80kg
Il fait vieux beau, engoncé qu’il est dans ses vêtements « dernière mode » de prêt-à-porter, avec son cou de poulet dépassant de son
éternelle écharpe usée. Le cheveu rare, il tente de dissimuler sa calvitie sous une longue mèche esseulée. Il est affecté d’un léger
bégaiement…Cadet d’une famille de la classe moyenne, sa carrière a débuté un peu avant la seconde guerre mondiale alors qu’il rem-
plaçait un copain projectionniste indisposé par de fortes coliques. Avec la guerre, il rejoint le service de propagande de l’armée, où il
scénarise plusieurs films pour soutenir le moral des populations civiles restées au pays ; on lui doit entre autres « Comment Ne Pas Être
Vu » et « La Victoire Dépend De Vous ». Il flirte avec une jeune fille dont le fiancé est au front, une dénommée Jayna quelque chose ;
fille d’un gradé de l’état-major… Leur liaison dure jusqu’à ce que son fiancé revienne en héros et qu’elle l’épouse. Après la guerre, il
met à profit le réseau de contacts qu’il s’est fait pour se faire inviter dans les soirées huppées et devient chroniqueur au Scoop. Ses por-
traits mordants et son talent naturel pour flatter les bonnes personnes font vite de lui le chouchou de la jet-set, il a côtoyé les plus grand :
Churchill, Henrietta Mayflower, Lord et lady Trollope… Il se lance dans la critique théâtrale et sort des papiers au vitriol sur les pièces
auxquelles il daigne se déplacer, ce qui lui vaut de nombreuses inimitées ; Temple, Christie, Grant ou Hemingway (sans liens de par-
enté)… Sa côte monte encore…Jusqu’au jour où il décide de monter sa propre pièce : une histoire de ménage à trois dans un coin perdu
de Cornouailles, à la fin ils finissent mort pour avoir ingéré une boite de conserve de saumon périmée. Il y investit la totalité de ses
économies et fait un gros emprunt. Dans la même période il fait la connaissance d’une fille : Tania Wales avec laquelle il s’installe. Puis
c’est la première : un bide monumental. Le lendemain Tania le quitte pour les charmes de son patron. Tombé en disgrâce il a depuis,
et jusqu’à sa retraite, tenu la rubrique des chiens écrasés et des petites annonces… et aujourd’hui coincé dans cet hospice minable il
rembourse encore ses dettes !
Citations
Gifler 60
Lancer : Palet 55
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poker menteur
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poker menteur
Durant sa patrouille, l’a- vé mort à l’intérieur par dans notre ville. Quoi qu’il
gent Hope a découvert à 9 les secours qui, bien que en soit les services de
heures du soir une voiture rapidement arrivés sur les police se refusent à toute
émergeant partiellement de lieux, ne pouvaient plus
déclaration.
la tamise à 200 mètres à rien pour lui. Accident,
peine de Blackfriars Bridge. suicide ou règlement de
Son conducteur, un certain compte ? On peut légitiment Scoop – 28-11-197...
Bryan Smithon, a été retrou- s’interroger sur la sécurité morning edition
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poker menteur
Brigitt Melchett a été décou-
verte morte a 1 heure ce matin
par son colocataire.Elle Le cadavre d’Ingrid Herman à
s’est probablement suicidée. Les services de police ont été découvert par un ami
Selon une source bien infor- constaté dans la nuit (3 AM) intime à son domicile à l’an-
mée, elle se serait tranchée le décés de Barbara Faulkner, gle de Picadilly Circus et de
les veines à l’aide d’une lame à son domicile du 85 Oxford Shaftesbury. Selon nos source
de rasoir dans sa baignoire street. personne n’a voulu elle se serait suicidée à
après avoir absorbé une forte faire de commentaires. l’aide d’un objet tranchant
dose d’alcool et de tran- aprés s’être droguée.
quillisants. Les pouvoirs Scoop — 37-11-197…
publics se refusent à tout morning edition Scoop — 38-11-197…
commentaire. morning edition
Scoop — 36-11-197…
morning edition
Scoop — 39-11-197…
morning edition Je t’aime plus que les mots ne
suffisent à le dire. Mais je ne veux plus
souffrir,ahdhsgsssdsd ture je crois que je deviens folle.
Le corps d’Elisabeth Whye a
été trouvé tres tôt aujour-
d’hui chez elle a l’angle de Quand je me regarde dans une glace c’est
Pemtonville Road et d’Auston
Jayna que je vois. J’ai peur. Lorsqu’il a
Road. Selon une source bien
informée, elle se serait
ouvert les veines suite à
l’absorbtion une forte dose
d’alcool et de calmants. sonné hier soir, j’ai arraché les fils du
Scoop — 40-11-197…
morning edition téléphone pour qu’il arrête, pourtant il a
continué ercfzeratpiurede hurler jusque tard dans la
nuit. Et puis a
rte
ru je suis si lasse. Chaque
instant que je passe loin de toi me parait
une personne dont l’identitée
demeure inconue a découvert
tôt ce matin le corps de Dolly
cLithering, a Bishopgate à
coté de Smithfield MArket.
Dans l’état actuel de nos con-
des siècles, et pas une minute à tes cotés
naissance il est probable
qu’il s’agisse d’un suicide.
qui ne soit rongée par la culpabilité et le
Scoop — 41-11-197…
morning edition
remord. Mon chéri, je t’aime encore alors
que je devrais te haïr de m’avoir fait
Scoop — 42-11-197…
morning edition
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