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Circuit Electrique & Magnétique (CEM) : Cours

Ce document décrit un cours sur les circuits électriques et magnétiques. Il contient des chapitres sur les fondements des circuits électriques et magnétiques ainsi que sur les transformateurs monophasés et triphasés.

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Circuit Electrique & Magnétique (CEM) : Cours

Ce document décrit un cours sur les circuits électriques et magnétiques. Il contient des chapitres sur les fondements des circuits électriques et magnétiques ainsi que sur les transformateurs monophasés et triphasés.

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Cours :

Circuit Electrique & Magnétique


(CEM)

Filière : Génie Electrique


Niveau : 2éme année cycle d’ingénieur

Pr. CHIKH Année universitaire 2020/2021


Objectif :

 Reconnaitre les lois fondamentales régissant le fonctionnement des

machines électriques statiques et tournantes.

 Comprendre le fonctionnement des transformateurs monophasés et

triphasés.

Pré-requis pédagogiques :

 Electrocinétique;
 Magnétostatique;
 Electromagnétisme.

Pr. CHIKH Année universitaire 2020/2021


Plan

Chapitre 1. Les fondements des circuits électriques

Chapitre 2. Les fondements des circuits magnétiques

Chapitre 3. Les transformateurs monophasés

Chapitre 4. Les transformateurs triphasés

Pr. CHIKH Année universitaire 2020/2021


Chapitre 1

Les fondements des circuits électriques

1
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

1. Grandeur périodique

Une grandeur x est périodique de période T si sa valeur à l’instant t est telle


que : x(t)=x(t+T). La période T s’exprime en secondes (s). La fréquence du
signal est f=1/T et elle s’exprime en hertz (Hz).

0 T t

2
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

2. Grandeur alternative

Une grandeur alternative x est une grandeur périodique dont la valeur


moyenne est nulle.

0 T t

3
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale

Une grandeur sinusoïdale x est une grandeur alternative variant


sinusoïdalement en fonction du temps avec une période T. Elle s’écrit :

Où : x
A : amplitude
t+ : phase instantanée
T
 : phase à t=0
=2/T =2f (rad/s) : pulsation 0 t

4
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale
En électrotechnique on dénote conventionnellement les valeurs instantanées
d’une tension v(t) et d’un courant i(t) sinusoïdaux par :

Le déphasage entre v et i s’exprime par : =1 - 2.

Si =0 : v et i sont en phases

Si =/2 : les deux sont en quadrature de phase.

5
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale

3.1. Valeur moyenne

Par définition, la valeur moyenne d’une grandeur périodique de période T


est donnée par :

Or, une grandeur sinusoïdale est une grandeur alternative par


suite sa valeur moyenne est nulle.

6
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale

3.2. Valeur efficace

Par définition, la valeur efficace d’une grandeur périodique de période T est


donnée par :

Or, une grandeur sinusoïdale est donnée par,


donc :

Soit :

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Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale

3.2. Valeur efficace

Par suite, tension et courant efficaces sinusoïdaux, s’écrivent :

Presque tous les instruments de mesure à courant alternatif sont


calibrés de façon à indiquer la valeur efficace d’une tension ou d’un
courant et non la valeur crête (amplitude). Quand on donne la
valeur d’une tension alternative ou d’un courant alternatif,
il est bien entendu c’est la valeur efficace.

8
Systèmes monophasé et triphasé

I. Grandeurs sinusoïdales

3. Grandeur sinusoïdale

3.2. Valeur efficace

Exemple :

Une tension efficace de 100V est appliquée à une résistance de


50.

Calculer :

a- Le courant efficace ?
B- La puissance dissipée dans la résistance ?

9
Systèmes monophasé et triphasé

II. Impédance d’un circuit

G V Circuit

Le rapport V/I dans un circuit à courant alternatif s’appelle


impédance du circuit et il se mesure en Ohms. L’impédance (symbole
Z) représente la “résistance“ que le circuit offre au passage d’un courant
alternatif.

10
Systèmes monophasé et triphasé

III. Représentation vectorielle d’une grandeur sinusoïdale

Il est possible de représenter une grandeur sinusoïdale, tension ou


courant, au moyen d’un vecteur tournant dont la longueur est égale à
l’amplitude de la grandeur et dont la vitesse de rotation correspond à la
fréquence. Cette représentation des tensions et des courants par des
digrammes vectoriels facilite énormément la solution des circuits à
courant alternatif.

11
Systèmes monophasé et triphasé

III. Représentation vectorielle d’une grandeur sinusoïdale

De façon générale, la valeur d’une grandeur (tension, courant, etc.) qui


varie sinusoïdalement, est donnée par l’équation v(t) = Vmax sin( t+ )
où =2f. Cette équation peut-être représentée, soit par le vecteur V, soit
par la forme d’onde de la figure suivante.

12
Systèmes monophasé et triphasé

III. Représentation vectorielle d’une grandeur sinusoïdale

Notion de déphasage :
Soient deux grandeurs sinusoïdales de même pulsation :

x1 ( t )  X 1 max sin( t   1 )
x2 ( t )  X 2 max sin( t   2 )

L’angle  = 2- 1 représente le déphasage de x2 par rapport à x1.

Si =0 : x1 et x2 sont en phase


Si >0 : x2 est en avance de phase par rapport à x1.
Si <0 : x2 est en retard de phase par rapport à x1.

13
Systèmes monophasé et triphasé

III. Représentation vectorielle d’une grandeur sinusoïdale

Exemple :
Soit un circuit RLC série auquel on applique une tension sinusoïdale
v ( t )  2 V cos  t . Calculer I et  ?

14
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


1. Puissance instantanée
La valeur instantanée de la puissance est par définition le produit des
valeurs instantanées de la tension et du courant. On obtient en régime
permanent :

Soit :

Où :
La puissance p(t) comprend une composante constante VeffIeffcos et
une composante sinusoïdale d’amplitude VeffIeff et de fréquence double
(2) de celle du courant et de la tension : Puissance fluctuante.
15
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


1. Puissance instantanée

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Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


2. Puissance moyenne ou puissance active
On appelle puissance moyenne ou puissance active P la valeur moyenne
de la puissance instantanée. En régime sinusoïdal la puissance active est :

T
1
P   p ( t )  Veff I eff cos 
T0

La puissance active, mesurée par un wattmètre, correspond à une


consommation réelle d’énergie transformée en chaleur ou en travail.
Elle s’exprime en watt (W). Elle est maximale pour une charge résistive
(Z=R, =0) et nulle en cas de charge purement réactive (inductive ou
capacitive : Z=j, =/2).

17
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


3. Puissance réactive
Par définition, on appelle puissance réactive Q l’amplitude de la
composante alternative de la puissance instantanée :

Q  Veff I eff sin 


Pour éviter toute confusion avec la puissance active, la puissance réactive
s’exprime en var. C’est en fait une puissance fictive, qui ne répond pas à
une véritable définition physique, mais qui permet de caractériser
l’échange d’énergie non transformée apparaissant dans le cas d’une
charge réactive. Elle entraîne des pertes en raison de la dissipation par
effet joule dans les lignes.

Pour L Q > 0 ; pour C : Q < 0 (C: fournit de l’énergie réactive)


18
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


4. Puissance apparente

Par définition, on appelle puissance apparente la quantité :

S  Veff I eff
Elle correspond au produit des valeurs efficaces de la tension et du courant.
Elles est mesurée par un voltmètre et un ampèremètre et s’exprime, pour la
distinguer, en Volt-ampère (VA). Ce produit est apparemment une
puissance, mais ne fournit pas nécessairement un travail d’où son nom de
puissance apparente.
Cette grandeur est liée aux puissances active et réactive par :

S  P2  Q2

19
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


5. Facteur de puissance

Par définition c’est le rapport de la puissance active et la puissance


apparente. Il est tel que :

P
cos  
S
Le facteur de puissance est toujours compris entre 0 et 1. Il
caractérise l’efficacité d’un système de distribution d’énergie. Pour un
distributeur d’énergie électrique, il est désirable d’avoir un facteur de
puissance aussi proche que possible de 1 (c’est-à-dire limiter les pertes par
effet joule que possible).
Dans le cas assez fréquent où l’utilisateur représente une charge
inductive, il est possible d’améliorer le facteur de puissance en branchant
des condensateurs en parallèle avec la charge.
20
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


5. Facteur de puissance

Exemple :
Considérons un moteur monophasé alimenté par une tension
sinusoïdale 50 Hz de valeur efficace 22OV. Ce moteur constitue une
charge inductive qui peut-être représentée par une impédance
complexe Z=R+j où R=42 et =26.
Calculer cos ?

On a P=RI² , Q=I² et S  P2  Q2

R
d’où : cos  
R 2  2

21
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


6. Théorème de Boucherot

Dans une association série ou parallèle les puissances actives et les


puissances réactives s’ajoutent algébriquement :

P   Pi et Q   Qi

association série

association parallèle

22
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


7. Puissances dans circuit élémentaire
Cas d’une résistance pure :
En régime sinusoïdal, le courant et la tension sont en phase, le déphasage est égal
à zéro.
V2
P  VI cos   VI  0
R
Q  VI sin   0
Le signe positif de la puissance active est lié au fait physique que la résistance
absorbe de l’énergie électrique qu’elle convertit, par effet Joule, en énergie
calorifique.

23
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


7. Puissances dans circuit élémentaire
Cas d’une inductance pure :
En régime sinusoïdal, le courant et la tension sont déphasés de 90°, le déphasage
est égal à +90° (le déphasage est compter positivement du courant vers la tension
dans le sens opposé au sens anti trigonométrique).

P  VI cos   0
Q  VI sin   VI  LwI 2  0
Par convention, on considère que la puissance réactive est fournie par la source à
l’inductance qui la consomme. Cet échange d’énergie correspond à
l’accumulation puis à la libération d’énergie électromagnétique dans le circuit
magnétique embrassé par l’enroulement inductif.
La valeur moyenne de la puissance active est nulle, il ne se produit aucun
transfert net d’énergie entre une inductance et la source. 24
Systèmes monophasé et triphasé

IV. Puissances et facteur de puissance en régime sinusoïdal


7. Puissances dans circuit élémentaire
Cas d’une capacité pure :
En régime sinusoïdal, le courant et la tension sont déphasés de -90°, le déphasage
est égal à -90°.
P  VI cos   0
Q  VI sin   VI  CwV  0 2

La puissance réactive Q est négative, ceci conduit à assimiler le condensateur à


un générateur de puissance réactive et à considérer, par convention, que la
puissance réactive est fournie par le condensateur à la source qui la consomme.
Cet échange d’énergie correspond à la libération puis à l’accumulation d’énergie
électrostatique dans le diélectrique du condensateur ou, en d’autres termes, à sa
décharge puis à sa recharge. 25
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés

Le réseau triphasé nécessite paradoxalement deux fois moins de cuivre que le
réseau monophasé.

 Autres raisons de préférence de systèmes triphasés :


• Les machines triphasées ont des puissances de plus de 50% supérieures aux
machines monophasées de même masse, par conséquent prix moins élevés (le
prix est proportionnel à la masse de la machine).
• Lors du transport de l’énergie électrique, les pertes sont moindres en triphasé.
26
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
1. Tensions simples et tensions composées

La figure 6 représente les 3 fils de phases numérotés 1, 2, 3 et le neutre N.


Les tensions v(t) entre fils de phase et neutre sont les tensions simples,
ayant même valeur efficace V, déphasées de 2/3 (120°) ; les tensions entre
fils de phases u(t) sont appelées tensions composées : elles ont même
valeur efficace U et sont déphasées de 2/3.

27
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
1. Tensions simples et tensions composées

En régime équilibré les tensions simples ont même valeurs efficaces :


V1=V2=V3=V.
Les tensions composées U12, U23 et U31 sont les tensions composées et
correspondent aux d.d.p entre les phases. Elles sont liées aux tensions
simples par : U12=V1-V2, U23=V2-V3 et U31=V3-V1. En régime équilibré les
tensions composées ont même valeurs efficaces : U12=U23=U31=U.

28
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
2. Représentation de Fresnel

Les figures 7 et 8 représentent respectivement le diagramme de Fresnel


des tensions simples et celui des tensions composées.

Figure . Diagramme des tensions


Figure . Diagramme des tensions
simples
composées
29
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
3. Relation entre les tensions simples et composées

U  2V cos 30

U  3V

30
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
4. Couplage des systèmes triphasés
4.1. Couplage étoile

Dans un couplage en étoile, les éléments d’un générateur ou d’un


récepteur sont couplés comme l’indique la figure suivante :

31
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
4. Couplage des systèmes triphasés
4.1. Couplage étoile

Si les trois impédances sont identiques


le montage est dit équilibré et le
courant dans le fil neutre est nul
(i1+i2+i3=0).

Chaque impédance est traversée par le courant qui parcourt la ligne à


laquelle est reliée et elle alimentée sous une tension simple :

32
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
4. Couplage des systèmes triphasés
4.2. Couplage triangle

Dans un couplage en triangle, les éléments d’un générateur ou d’un


récepteur sont couplés comme l’indique la figure suivante :

Couplage en triangle Diagramme de Fresnel des courants

33
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés
4. Couplage des systèmes triphasés
4.2. Couplage triangle
Chaque impédance est alimentée sous une tension composée U  3V ;
l'intensité du courant dans un fil de ligne I diffère de l'intensité du courant J
dans une impédance. A partir de la représentation de Fresnel des courants nous
observons que le système des intensités en ligne est en retard de 30° sur le
système des intensités traversant chaque élément, une relation analogue à celle
obtenue entre les valeurs efficaces des tensions existe encore entre les valeurs
efficaces des intensités des courants :

I  3J

34
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés

4.3. Equivalence étoile-triangle


Deux branchements, l'un en étoile, l'autre en triangle sont
équivalents lorsqu’ils consomment la même puissance active et réactive.

Zt =U / J et Ze = V / I Or : I  3J et U  3V

Donc : Zt =3Ze ou Ze= Zt/3

35
Systèmes monophasé et triphasé

V. Systèmes triphasés

5. Puissance
Quel que soit le couplage :

36
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active

a/ Méthode des trois wattmètres :

Elle est valable quelque soit le système équilibré ou non.

P = P1 + P2 +P3

37
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active

a/ Méthode des trois wattmètres :


Pour un circuit à 4 fils :

38
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active

a/ Méthode des trois wattmètres :

Pour un circuit à 3 fils et neutre artificiel :

39
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active

b/ Méthode pour récepteurs équilibrés

La puissance P, indiquée par le wattmètre est celle d’une phase, pour


connaître la puissance totale active, il faut multiplier cette valeur par
trois.
P = 3 · P1 [W] 40
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active
c/ Méthode de 2 wattmètres
Elle est valable pour tous les systèmes équilibrés ou non sauf pour les systèmes
étoile non équilibré si le neutre de la charge est relié au neutre du réseau.

Dans ce cas : P = P1 + P2
Et Q  3 ( P1  P2)

P1 est la valeur la plus grande. Elle


est toujours positive, par contre
P2 peut être positive ou négative
selon le cos de la charge.

41
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
5. Puissance
5.1. Mesure de la puissance active
5.2. Mesure de la puissance réactive : Méthode de Boucherot

Par cette méthode on ne mesure que la puissance réactive en


régime équilibré par la relation : Q  3W23
1

42
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
6. Résumé

Couplage des phases des récepteurs triphasés :

43
Systèmes monophasé et triphasé
V. Systèmes triphasés
7. Relèvement du facteur de puissance

44
Systèmes monophasé et triphasé

TD1 :
Un récepteur triphasé est formé de trois bobines identiques. Chaque bobine
est représentée par une inductance L = 0,10 H en série avec une résistance
R = 40 Ω.
Les trois éléments sont alimentés par un réseau triphasé équilibré 220/380
V ; 50 Hz. Le schéma est donné ci-dessous :
1.1. Quel est le couplage des bobines.
1.2. Déterminer l’intensité du courant traversant le fil neutre.
1.3. Déterminer la valeur efficace de la tension aux bornes d’une des trois
bobine.
2. Représenter, sur la figure ci-dessous, un appareil permettant de mesurer
la valeur efficace de la tension simple du réseau.
3. Calculer l’impédance Z d’une bobine.

45
Systèmes monophasé et triphasé

TD2 :
La puissance indiquée par le wattmètre sur la figure 1 est de 750 W. On prend
pour valeur efficace de l’intensité traversant une bobine I = 4,32 A et un
déphasage de 38°. Calculer en précisant les formules, pour le récepteur
triphasé :
1. le facteur de puissance
2. la puissance apparente
3. la puissance active
4. la puissance réactive

46
Chapitre 2

Les fondements des circuits magnétiques

1
Lois fondamentales d’électromagnétisme

Définition :

L'électromagnétisme est l'étude des phénomènes résultant


de l'interaction des courants électriques et des champs
magnétiques.

2
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme

Le Magnétisme est un phénomène qui joue un rôle fondamental dans la


plupart des systèmes électrotechniques : contacteurs, moteurs,
transformateurs, etc. Le Magnétisme est le résultat du mouvement des
charges électriques.

Notons que le terme de "magnétisme" est souvent utilisé à tort pour


parler de l'électromagnétisme, ce dernier n'étant qu'une partie du
premier.

3
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.1. Notion de pôles magnétiques
Aimants naturels :

Certaines pierres naturelles ont le pouvoir d'attirer et de retenir de la


limaille (la poudre formée par usure d’un métal) de fer si elles y sont
plongées, on les appelle des aimants naturels.

Aimants artificiels :

Il est possible, par un traitement spécifique, de transmettre cette


propriété à une barre d'acier que l'on nommera alors : aimant artificiel.

4
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.1. Notion de pôles magnétiques

Si cette barre est plongée dans de la limaille de fer on s’aperçoit que les
particules de limaille adhèrent surtout aux extrémités, l'attraction y est
plus forte. Ces extrémités seront appelées pôles de l'aimant. Si on reprend la
barre d'acier, qu’on la laisse libre de tout mouvement et éloignée de tout objet
métallique (suspendue à une ficelle par exemple), une de ces extrémités
s'orientera toujours vers le pôle nord terrestre, l'autre vers le pôle sud. On
appellera donc ces extrémités :

 Pôle nord magnétique pour l'extrémité s'orientant vers le pôle nord terrestre.
 Pôle sud magnétique pour l'extrémité s'orientant vers le pôle sud terrestre.

5
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.1. Notion de pôles magnétiques

Les mêmes pôles de deux aimants se repoussent, les pôles contraires


s'attirent.

On constate que si l'on vient à briser en deux un aimant ayant un pôle


sud et un pôle nord, chacune des parties obtenues aura un pôle sud et un
pôle nord. Cette expérience peut-être renouvelée jusqu'à ce que l'on se
trouve en présence de la particule minimale de l'aimant originel ("aimant
élémentaire") qui elle aussi aura son pôle nord et son pôle sud. Cette
caractéristique permettra de comprendre la théorie des domaines
(domaines de WEISS).

6
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.2. Les lignes de force

Si l'on fait couvrir de limaille de fer une feuille sur laquelle nous avons
disposé un aimant, on constate que les grains se disposent de façon bien
précise suivant des lignes appelées lignes de force. Ces lignes existent dans
tout l'espace entourant l'aimant et non pas simplement sur le plan formé
par la feuille. De plus, si l'on place une boussole dans cette zone de lignes de
force nous nous apercevons qu'elles sont orientées.

7
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.2. Les lignes de force
Par convention nous dirons que ces lignes de forces sortent par le pôle
nord pour entrer par le pôle sud. Nous supposerons également que chaque
ligne de force se referme à l'intérieur de l'aimant de façon à compléter une
boucle.

• lignes de champ,

• Lignes de flux,
• lignes de force.

L'ensemble de ces lignes représente le parcours des lignes de force et par


abus de langage "la forme du champ magnétique".
8
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.3. Le flux d'induction magnétique

Le flux d'induction magnétique à travers une surface donnée est


l'ensemble des lignes de force qui traverse cette surface. Par conséquent,
plus la surface considérée est grande, plus les lignes de force sont
rapprochées et plus le flux d'induction magnétique est élevé.

9
Lois fondamentales d’électromagnétisme
I. Magnétisme
I.3. Le flux d'induction magnétique

La valeur de ce flux dépend également de l'orientation de la surface


considérée par rapport aux lignes de force. Le flux est maximal quand la
surface est perpendiculaire aux lignes de forces (la surface est traversée par
un nombre maximal de lignes de force). Il sera minimal lorsque la surface
sera parallèle aux lignes de forces (il sera nul). Entre ces deux extrêmes, le
flux d'induction magnétique ne cessera de diminuer.

10
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.3. Le flux d'induction magnétique

On dit souvent que le flux d'induction magnétique est l'ensemble des lignes
de forces présentes sur notre système qui relient les deux pôles magnétiques
de ce dernier.

L'unité du flux magnétique est le Weber (Wb).

11
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.4. Le champ d'induction magnétique

Lorsque nous parlons de champ d'induction magnétique, nous


donnons généralement cette appellation à la région de l'espace traversée par
les lignes de force (lignes de flux). Ce champ d'induction magnétique
modifie les propriétés physiques de l'espace dans lequel il se trouve et ne
sera affecté que par le voisinage du fer, du cobalt, du nickel et de leurs
alliages. Un champ magnétique (sous-entendu les lignes de force) peut
traverser des matériaux comme le ciment, le bois, le papier etc., sans être
aucunement perturbé.

12
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.4. Le champ d'induction magnétique

Le fait de parler d'un champ d'induction magnétique ne nous permet pas


de quantifier cette valeur puisque c'est une région de l'espace. La
connaissance des caractéristiques en un point M du champ d'induction
magnétique nous sera donnée par une représentation vectorielle dépendant
de l'espace (position par rapport à "la source magnétique") et du temps.

13
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.4. Le champ d'induction magnétique


Ce vecteur est désigné par B dont le module exprimera la densité de flux
au point considéré. La représentation vectorielle nous permet d'indiquer sur
n'importe quel point de l'espace parcouru par le champ d'induction
magnétique la direction et le sens de ce dernier.

Remarque : cette grandeur vectorielle traduit l'effet du mouvement des


charges électriques. Si le vecteur B est identique en tout point de l'espace, le
champ est dit uniforme.

14
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.4. Le champ d'induction magnétique

Nous savons par expérience que la force d'attraction d'un aimant


permanent sur un morceau de fer croît à mesure que l'on approche d'une
des deux extrémités de l'aimant. Nous avons également que les lignes de
force sont plus serrées près des pôles de l'aimant .

15
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.4. Le champ d'induction magnétique

De ces deux constatations nous pouvons conclure que la concentration


des lignes de force (lignes de flux) est une mesure de la densité du flux
d'induction magnétique. Plus le nombre de lignes de flux traversant
une surface orientée perpendiculairement à ces dernières est
important, plus la densité de flux d'induction magnétique est élevée.

16
Lois fondamentales d’électromagnétisme

I. Magnétisme
I.5. Le champ d'excitation magnétique

Pour quantifier le vecteur B , il faut prendre en compte le milieu
magnétique dans lequel il se situe, la forme et les dimensions du circuit
magnétique, le temps, la position du point considéré par rapport à la
source.

Nous utilisons
 dans un premier temps un vecteur champ d'excitation
magnétique H dont le module dépend, si l'on est dans le domaine de
l'électromagnétisme, du courant, de la forme du circuit magnétique, de sa
position dans l'espace (par rapport à la source magnétique)
 et du temps. Il
nous suffira par la suite de multiplier ce vecteur H par une constante
dépendant
 du milieu magnétique pour trouver le vecteur B : B  H . L'unité
de H est A/m.

17
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme


II.1. Champ magnétique crée par un courant

Un conducteur parcouru par un courant s'entoure d'un champ


magnétique analogue à celui produit par un aimant (Hans Christian
OERSTED en 1819). Ce champ circulaire entoure le conducteur sur toute sa
longueur. Les lignes de force le constituant forment des cercles concentriques
autour de ce dernier et le plan sur lequel elles s'appuient est perpendiculaire à
la direction du conducteur.

18
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme


II.1. Champ magnétique crée par un courant

Le sens des lignes de forces peut-être défini par "la règle de la main
droite". Si l'on tient le conducteur dans la main droite, le pouce orienté dans
le sens du courant, les doigts pointeront dans le sens du flux.

19
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme


II.1. Champ magnétique crée par un courant

Les lignes de force entourant le conducteur deviennent de plus en


plus espacées à mesure que l'on s'éloigne du conducteur. Le nombre de
lignes de force par mètre carré diminue ce qui nous permet de dire que le
flux magnétique est moins dense à 2 cm du conducteur qu'à 0,5 cm. Bien que
le champ magnétique existe tout autour du conducteur, même à des
distances très éloignées, il devient si petit qu'on le néglige.

20
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.2. Champ magnétique crée par un solénoïde

On appelle solénoïde un fil enroulé régulièrement en hélice de façon à


former une bobine longue. Une telle bobine parcourue par un courant
produit le même champ magnétique qu'une série de spires indépendantes
parcourues par le même courant.

21
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme


II.2. Champ magnétique crée par un solénoïde
A l'intérieur de la bobine, les lignes de force sont parallèles à l'axe du
solénoïde. A l'extérieur elles sont distribuées exactement comme celles d'un
barreau aimanté. Comme pour le barreau aimanté, on appelle pôle nord
l'extrémité de la bobine par laquelle sortent les lignes de forces et le pôle sud
l'extrémité par laquelle elles rentrent. Nous connaissons d'ailleurs à ce jour 4
règles nous permettant de définir le pôle nord et le pôle sud d'un solénoïde.

22
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.2. Champ magnétique crée par un solénoïde

Pôle d'une bobine (Solénoïde) :

Si l'on tient le solénoïde, avec la main


droite, de façon à ce que le courant
entre par le poignet est sorte par les
doigts, la face Nord sera indiquée par le
pouce :

23
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.2. Champ magnétique crée par un solénoïde

Conclusion :

Un barreau aimanté, une bobine ou un fil parcouru par un courant,


provoque tout autour de lui une induction magnétique notée B. Cette
induction est mise en évidence par un spectre obtenu en saupoudrant de la
limaille de fer sur un carton placé juste au dessus de l'aimant.

24
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.3. Champ magnétique crée par différents constituants

Cas d'une bobine longue (solénoïde)

C'est une bobine beaucoup plus longue que large et dont l'induction au
centre du solénoïde est :

NI
BO  µ 0
L
Avec :
0 : constante appelée perméabilité de l’air qui vaut 4 10-7.
N : nombre de spires de la bobine
I : intensité du courant
L : longueur du solénoïde

25
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.3. Champ magnétique crée par différents constituants

Cas d'une bobine plate


C'est une bobine beaucoup plus large que longue qui comporte
généralement plus d'une spire et dont l'induction en son centre vaut :

NI
BO  µ 0
2.r
Avec :
0 : constante appelée perméabilité de l’air qui vaut 4 10-7.
N : nombre de spires de la bobine
I : intensité du courant
r : rayon de la bobine

26
Lois fondamentales d’électromagnétisme

II. Courants électriques et champs magnétiques : Principe I d’électromagnétisme

II.3. Champ magnétique crée par différents constituants

Cas d'un fil rectiligne


Un fil rectiligne peut-être considéré comme une bobine de rayon infini.
Il crée en un point de l'espace distant de r du fil, un champ magnétique
d'induction :
I
BO  µ 0
2..r
Remarques :
- Le champ magnétique en un point se représente par un vecteur ayant une
direction et un sens. Ceci est important pour appliquer la loi de Laplace
(paragraphe suivant).
- Dans le cas des bobines (plusieurs spires), le produit "N.I" appelé force
magnétomotrice ( f.m.m) rencontré dans les différentes formules s'exprime en
ampère (autrefois exprimés en ampère tour).
27
Lois fondamentales d’électromagnétisme

III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme

Si un conducteur, traversé par un courant, est soumis à un champ


d’induction magnétique, celui-ci sera le siège d’une force électromagnétique
plus généralement appelée force de Laplace. Ce phénomène sera d’une
importance capitale puisqu’il est à la base du fonctionnement des moteurs,
d’un grand nombre d’appareils de mesure, des contacteurs, etc.

28
Lois fondamentales d’électromagnétisme

III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme

III.1. Expérience

Soit un conducteur rigide (MN) relié à une source de tension grâce à des
conducteurs souples et placés dans un champ magnétique créé par un
aimant en fer à cheval :

 Si le conducteur n’est pas traversé par un


M I
courant, il ne se passe rien.

 Si le courant traverse le conducteur de M Fm Fe


B G
vers N alors le conducteur se déplacera vers la
droite. Par contre, si nous inversons le courant
alors le conducteur déviera vers la gauche. N

29
Lois fondamentales d’électromagnétisme

III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme

III.1. Expérience

 Si nous inversons le sens du champ


M I
magnétique mais pas le sens du courant alors
la force s’exercera dans le sens inverse.
Fm Fe
B G
 Si nous inversons le sens du courant et du
champ d’induction magnétique alors le sens
alors le sens de la force restera inchangé. N

30
Lois fondamentales d’électromagnétisme

III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme

III.1. Expérience

 Expérimentalement, nous pouvons également


démontrer que l’intensité de la force qui agit sur un
conducteur parcouru par un courant et placé dans un
champ magnétique dépend : M I
- de l’intensité du courant ; I augmente alors F
augmente, Fm Fe
B G
- de la densité de flux ; B augmente alors F
augmente,
- de la longueur du conducteur traversant le
champ magnétique ; I augmente alors F N
augmente,
- de l’angle que forme le conducteur (I) avec le
champ magnétique ;  = 0 entraîne F = 0 et
= 90° donne une force maximale

31
Lois fondamentales d’électromagnétisme

III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme


III.2. Enoncé de la loi de Laplace
Si le champ d’induction magnétique est uniforme, alors la force
électromagnétique ou force de Laplace aura comme point d’application le
milieu du conducteur, comme support la perpendiculaire au plan défini par
le conducteur et le vecteur . Le sens de la force sera lié au sens du courant I
et du vecteur par la règle des trois doigts de la main droite à savoir :
- Le pouce dans le sens du champ (B)
- L’index dans le sens de la force (F)
- Le majeur dans le sens du courant (I)

Le module de cette force sera donné par le produit vectoriel :


    B en Tesla
F  iL  B F  B.I.L. sin( )
I en ampère
L en mètre
B et I sont perpendiculaires: F = B.I.L

32
Lois fondamentales d’électromagnétisme
III. Loi de Laplace : Principes II et III de l’électromagnétisme
III.3. Applications : Moteur à courant continu
L’inducteur (partie fixe de la machine) comporte dans le cas le plus
simple, deux enroulements (bobines équivalentes à deux aimants) qui
créent, quand ils sont traversés par un courant I, une induction B
uniforme et constante dans l’espace intérieur de la machine :
L’induit (partie mobile) est constitué d’enroulements qui seront
parcourus par un courant I dans l’axe de la machine. Ces conducteurs vont
donc être traversés par un courant et plongés dans une induction B
importante.
La loi de Laplace nous dit alors qu’il existe une force électromagnétique
F de Laplace qui va agir sur ces conducteurs et que F = [Link]. Cette
force sera perpendiculaire au courant I et à l’induction B.
L’induit est soumis à un couple créé par des forces électromagnétiques
et va donc se mettre à tourner sous l’effet conjugué de l’induction B, de
l’inducteur et des courants I traversant les enroulements de l’induit.

33
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme

IV.1. Le flux
Considérons une surface S placée dans un champ magnétique uniforme
d'induction , c'est à dire traversée par un ensemble de lignes de force
parallèles.

B
n S

(C)

34
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme

IV.1. Le flux

On définit le flux d'induction magnétique par :   B.S. cos 


B
n S

(C)

Où  est l'angle que forme le vecteur B avec la normale n à la surface


dont le sens est donné par la règle du tire-bouchon. Cette normale entre par
la face sud et sort par la face nord de la surface, ce qui implique que la
surface soit orientée (on définit un sens de rotation).

Le flux  est positif si B est dans le sens de n . il est négatif dans le cas
contraire.
35
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme

IV.1. Le flux

Si le circuit fermé est une bobine de N spires, le flux total à travers S


vaut la somme des flux passant dans chaque spire, soit :

  N.B.S. cos 

36
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension
Expérience :

On réalise l'expérience suivante : Une spire conductrice est reliée à un


galvanomètre (ampèremètre) et aucun courant ne circule. Lorsqu'on
déplace un aimant au voisinage de cette spire, le galvanomètre dévie,
indiquant le passage d'un courant dans le circuit. On constate que :

 lorsque l'on approche un pôle N ou que l'on éloigne un pôle S de la


spire, le galvanomètre dévie dans un sens.
 lorsque l'on approche un pôle S ou que l'on éloigne un pôle N, il dévie
dans l'autre sens.
 le courant est d'autant plus important que le mouvement de l'aimant
est rapide.

37
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Explication :

L'aimant crée un champ magnétique tout autour de lui que l'on


peut représenter sous forme de lignes de champ. Placé dans le voisinage
de la spire de surface S, il crée un flux magnétique au travers d'elle, et
le fait de rapprocher ou de retirer l'aimant fait varier ce flux. Cette
variation de flux a pour effet de créer une tension induite dans la spire
qui est à l'origine de la circulation du courant dans le galvanomètre.

38
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Valeur et sens de la tension induite :

Des mesures montrent que la tension induite (appelée force


électromotrice d'induction) vaut, dans le cas particulier où cette variation
de flux est linéaire dans le temps :


e
t
Pour déterminer le sens du courant ou de la tension dans le circuit, il
faut appliquer la loi de Lenz qui dit que tout effet s'oppose à sa cause.
Ici le sens de la f.é.m. induite est tel que celle-ci s'oppose à la cause qui la
produit, à savoir la variation de flux dans la spire (origine du signe -).
La tension induite fait circuler un courant qui crée un champ
magnétique s'opposant à la variation de flux.
39
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Exemple d'application de la loi de Lenz :

On approche le pôle N d'un aimant d'une spire circulaire.

Le flux créé dans la spire augmente progressivement, donc une f.é.m.


d'induction se crée à cause de la variation. Un courant induit circule
(si la spire est fermée) et crée un champ magnétique B' de sens opposé à
B, de manière à limiter l'augmentation du flux. Le sens du courant induit
(donc de la f.é.m.) est donné par la règle du tire bouchon.

40
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Existence de l’auto - induction :

On réalise un montage comportant une bobine alimentée par une


source de tension continu qui sera appliquée lorsque l'interrupteur K sera
fermé :

 Lorsque l'interrupteur K est fermé, la bobine est parcourue par un


courant I, qui crée un champ magnétique dans la bobine.

 Lorsqu'on ouvre K, le courant I (qui devrait s'annuler) continue à


circuler un certain temps en créant une étincelle de rupture au niveau de
l'interrupteur.

41
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Existence de l’auto - induction :

Explication :

A l'ouverture de l'interrupteur, le champ magnétique dans la bobine


diminue, donc le flux diminue. Cette variation de flux crée une f.é.m. induite
(loi de Lenz) qui prolonge le passage du courant, qui s'oppose donc à la
diminution de B et du flux. Cette f.é.m. est suffisamment importante pour
provoquer l'étincelle de rupture sur l'interrupteur et par conséquent
prolonger le passage du courant. On parle « d'auto-induction » ou de «
self-induction » car c'est la bobine seule, en l'absence de champ
magnétique extérieur, qui crée cette induction.
42
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension
Existence de l’auto - induction :

Généralisation :

D'une façon générale, les phénomènes d'auto-induction


interviennent chaque fois que le courant varie dans un circuit, et ils
tendent toujours à s'opposer à cette variation (retard à l'établissement
ou à la coupure d'un courant). Les phénomènes de self-induction sont
d'autant plus nets que les circuits comportent de nombreuses bobines
(moteurs, relais, transformateurs, ...). On parle de circuits inductifs. On
peut caractériser chaque bobine par un coefficient de self-inductance,
qu'on appelle self ou inductance, noté L et s'exprimant en henry (H).
43
Lois fondamentales d’électromagnétisme

IV. Phénomène d’induction d’une tension : Principe IV de l’électromagnétisme


IV.2. Mise en évidence du phénomène d'induction d'une tension

Existence de l’auto - induction :

Ce coefficient relie dans une formule la variation du courant à la f.é.m.


I
induite aux bornes de cette bobine : E   L
T

Il permet également de calculer directement le flux au travers de la


bobine à partir du courant :   L.I

1  2
Energie emmagasinée : W  L.I 2 
2 2L
44
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Une bobine (inductance) doit généralement posséder une


inductance (L) élevée par rapport à sa partie résistive (R). Pour cela, une
bobine est munie d'un noyau ferromagnétique. En effet, le noyau
ferromagnétique permet donc d'augmenter notablement
l'inductance, tout en conservant la valeur de la résistance constituée
par l'enroulement du fil.

45
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Pour obtenir une inductance élevée, il faut que le noyau soit fermé
sur lui-même de façon que l'ensemble des lignes d'induction soit
contenu dans le noyau.
En examinant la bobine de la figure a, on s'aperçoit que les lignes
d'induction se referment à l'extérieur du noyau en passant par les
couches d'air extérieures à ce dernier.

46
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Il suffit de refermer progressivement le noyau sur lui-même (figure b)
jusqu'à ce que les deux extrémités soient en contact (figure c) pour que
toutes les lignes d'induction soient «emprisonnées» dans le noyau.
Ainsi, on a obtenu un noyau fermé, qui est traversé par la totalité du
flux d'induction produit par la bobine. Aucune ligne d'induction ne peut
se refermer dans l'air.

47
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

L'inductance résultante est égale au produit de l'inductance sans


noyau par la perméabilité relative du matériau constituant le noyau
ferromagnétique.

48
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Pour des raisons de fabrication, les noyaux utilisés en pratique n'ont


généralement pas la forme illustrée précédemment à la figure c, mais la
forme «à colonne» (figure a), ou la forme «cuirassée ou blindée»
(figure b), qui est la plus utilisée.

Modèles de noyaux ferromagnétiques les plus ouverts


49
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Comme l'indique la figure suivante, le flux d'induction se referme presque
totalement dans le noyau. Seules, quelques lignes d'induction tracées en pointillé
sortent du noyau.

Analogie entre des circuits magnétiques dans une bobine


fermée et circuit électrique. 50
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Puisque les lignes d'induction passent préférentiellement dans le
noyau, nous disons que le noyau est plus perméable que l'air aux
lignes d'induction : Pour cette raison, on emploie le terme de
«perméabilité magnétique» pour un matériau déterminé.

51
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Les lignes d'induction quittant le parcours imposé par le noyau
constituent le flux de dispersion.
Ce flux de dispersion peut généralement être négligé devant le flux
d'induction dans le cas d'une bobine avec noyau.

Analogie entre des circuits magnétiques dans une bobine


fermée et circuit électrique. 52
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Comme le montre la figure suivante, l'enroulement et le noyau
refermé sur lui-même présentent des analogies avec un circuit électrique.
L'ensemble est donc appelé circuit magnétique.

Analogie entre des circuits magnétiques dans une bobine


fermée et circuit électrique. 53
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Pour chaque type de circuit magnétique, on peut trouver le circuit
électrique correspondant : par exemple, le circuit magnétique de la figure
(a) correspond au circuit électrique de la figure (c) constitué par un
conducteur de résistance non négligeable relié à une pile.

54
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Comme la f.é.m. (E) fait circuler un courant (I) dans le conducteur, on
peut dire que la f.m.m. (force magnétomotrice) "N.I" fait traverser le noyau
par le flux d'induction .

55
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

On peut poursuivre l'analogie entre circuits magnétiques et circuits


électriques. Pour un circuit électrique, quand on divise la f.é.m. par le
courant, on obtient la résistance (loi d'Ohm) du circuit. Pour un circuit
magnétique, si l'on divise la f.m.m. par le flux d'induction, on obtient une
grandeur analogue à la résistance du circuit électrique ; il s'agit de la
réluctance magnétique du noyau. Le symbole est  et cette réluctance
s'exprime en 1 / H.
La réluctance magnétique indique le nombre d'ampères-tours
nécessaires pour obtenir un flux d'induction d'un Weber (Wb).

56
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

La réluctance est proportionnelle à la longueur du noyau et


inversement proportionnelle à sa section.
De même que la résistivité intervient dans le calcul de la résistance
électrique d'un matériau donné, la perméabilité absolue intervient pour le
calcul de la réluctance d'un noyau ferromagnétique.

Plus la perméabilité du noyau est élevée, plus le flux d'induction est


élevé et plus la réluctance sera faible.

En conclusion, on peut dire que la réluctance d'un noyau


ferromagnétique s'obtient en divisant sa longueur par sa section et

par sa perméabilité absolue [=l/(S)].


57
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Notons qu'il existe des circuits ouverts. Dans ce cas, le noyau possède
un entrefer comme cela apparaît à la figure (a). Cet entrefer est une petite
région de l'espace où le noyau se trouve interrompu.
La direction des lignes d'induction n'est pratiquement pas modifiée par
cet entrefer.

58
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Si l'on connaît la section et la longueur de l'entrefer ainsi que la
perméabilité magnétique de l'air, on peut calculer la réluctance présentée
au flux d'induction dans l'entrefer. Cette réluctance de l'entrefer est plus
élevée que celle d'un noyau ferromagnétique de mêmes dimensions
que l'entrefer.

59
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Après avoir montré ces analogies entre un circuit magnétique et un


circuit électrique, il convient d'en présenter les différences.

Comme nous le savons, le courant qui parcourt un circuit électrique est


proportionnel à la f.e.m., or il n'en est pas de même pour un circuit
magnétique, il n'y a plus proportionnalité entre la f.m.m. et le flux
d'induction.

Dans certaines conditions, pour une augmentation de la f.m.m., le


flux d'induction ne varie pas.

60
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Ce fait est dû à la présence du noyau et il faut donc considérer le


comportement du matériau constitutif du noyau en relation avec les
variations de la f.m.m..
Pour examiner le comportement d'un matériau ferromagnétique
déterminé, on construit un noyau avec lui puis on dispose une bobine
autour de ce noyau. On fait circuler un courant (I) progressivement
croissant de façon à augmenter la f.m.m. (N.I).
Pour chaque courant I, on mesure le flux d'induction à l'aide d'un
fluxmètre. Cela permet de tracer une courbe représentant le flux
d'induction en fonction de la f.m.m. (N.I).
Les valeurs de la f.m.m. sont reportées sur l'axe horizontal d'un repère
cartésien. Les valeurs du flux  sont reportées sur l'axe vertical.

61
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
La figure suivante représente cette courbe pour un matériau ferromagnétique
courant.

62
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Au début, au point 0, la f.m.m. est nulle ainsi que le flux ; puis la
f.m.m. augmente, on constate que le flux  augmente également, dans un
premier temps relativement peu (au début de la courbe), puis dans un
deuxième temps, beaucoup plus ; dans un troisième temps, quand on
approche du point A, la variation du flux  diminue nettement jusqu'à
s'annuler pratiquement au-delà du point A

63
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Au point A, il y a saturation magnétique. On dit qu'au-delà du point A,
le noyau est saturé. En effet, plus la f.m.m. augmente, plus le nombre
d'aimants élémentaires qui constituent le noyau s'oriente dans la direction
des lignes d'induction. Quand on arrive au point A, tous les aimants
élémentaires sont orientés et par conséquent, le flux  ne peut s'accroître.

64
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

La courbe de la figure (a) est la courbe de première magnétisation car


elle est obtenue quand on magnétise pour la première fois un noyau
ferromagnétique.

65
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Maintenant, il nous faut envisager le cas d'une bobine avec noyau
parcourue par un courant alternatif. Pour cela, partons du point A au
point de saturation précédemment décrit.
On pourrait penser que lorsque la f.m.m. diminue, le flux  reprend les
mêmes valeurs que précédemment, or il n'en est rien.
Sur la figure b, on voit que le flux  du point A au point B prend des
valeurs supérieures à celles relatives à la première magnétisation.

66
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

En particulier, quand le courant devient nul, nous voyons que le flux ne


l'est pas (point B). Il s'agit du flux résiduel ou flux rémanent.
Au-delà du point 0, vers la gauche, les valeurs de la f.m.m. deviennent
négatives, c'est-à-dire que le courant I a changé de sens. (figure c).

67
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

On s'aperçoit que lorsque la f.m.m. atteint une certaine valeur négative


(point C), le flux  devient nul.

68
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Nous voyons ainsi que pour annuler le flux résiduel, il faut faire
circuler dans l'enroulement de la bobine un certain courant dirigé en sens
contraire à celui ayant servi à magnétiser le noyau.
On peut dire que le flux d'induction suit les variations du courant
alternatif avec un certain retard. Ce phénomène constitue l'hystérésis
magnétique (hystérésis signifie retard).

69
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Si la f.m.m. continue d'augmenter, le courant étant toujours dans le sens
contraire à celui de la première magnétisation, le flux augmente (courbe du
point C au point D) mais il a changé de sens par rapport à celui de la
première magnétisation.

70
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Quand on parvient au point D, le noyau est saturé, tous les aimants


élémentaires se sont orientés dans le sens contraire à celui de la première
magnétisation.

71
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Lorsque le courant diminue à nouveau jusqu'à s'annuler, le flux 
décroît du point D au point E. Donc il existe encore un flux rémanent égal
en intensité à celui vu précédemment mais de sens contraire.

72
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée
Lorsque la f.m.m. augmente à nouveau, on passe du point E au point F
(flux nul) puis on rejoint le point A de saturation. Ainsi, on a accompli un
cycle complet d'hystérésis.

73
Lois fondamentales d’électromagnétisme
V. Circuits magnétiques
V.1. Etude simplifiée

Pour toute bobine possédant un noyau ferromagnétique et parcourue


par un courant alternatif, il existe un tel cycle d'hystérésis dans le noyau.

74
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.2. Théorème fondamentaux

Théorème d’Ampère

La circulation du vecteur excitation H le long d’un contour fermé ©
est égale à la somme algébrique des courants enlacés par cette courbe
(en comptant ces intensités, positivement lorsque le conducteur est
orienté dans le sens de la normale et négativement dans le sens
contraire) :
 
 H.d l   I i
(c) i

75
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.2. Théorème fondamentaux

Théorème d’Ampère
N 3 I3
Application du théorème d’Ampère sur une
courbe fermée orientée : I5
N1I1
I4
I2
dl
CG = H dl = N1 I1 + I2 – N3 I3 - I4 - I5

On compte positivement les courants sortant.

76
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.2. Théorème fondamentaux
Théorème de la conservation du flux

Le flux de l’induction magnétique sortant d’une surface fermée


quelconque © est nul :

 
 BdS  0
(c)

77
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.2. Théorème fondamentaux
Théorème de la conservation du flux

Loi de conservation du flux magnétique : Le flux à travers une surface


fermée (S) est nulle. Conséquence : les flux sortant des surfaces S1 et S2
sont opposées. n
S1 B
S dS
 
 BdS  0
(c)
dS S2
B
n

78
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.3. Etude des circuits magnétiques

Circuit magnétique sans fuite :

Considérons un circuit magnétique torique de perméabilité relative r >>1,


sur lequel sont enroulées N spires :

Le théorème d’Ampère appliqué le long de la ligne


de champ © donne :
 
 H.d l  Ni H  Ni
( c)

79
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.3. Etude des circuits magnétiques

Circuit magnétique sans fuite :

On néglige le phénomène d’hystérésis en supposant le matériau décrit par


sa courbe de première aimantation. En plus le circuit magnétique est non
saturé donc (=cste). Le flux à travers la surface (S) est :

  BS  HS

Par conséquent : NI 
S

On pose :  et   Ni
S
   (Loi d’Hopkinson)
80
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.3. Etude des circuits magnétiques
Circuit magnétique avec entrefer :

Le circuit magnétique présente cette fois un entrefer de faible épaisseur


e. Il est formé de deux tronçons homogènes : l’un constitué de matériau
ferromagnétique et l’autre de l’entrefer (figure).

81
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.3. Etude des circuits magnétiques
Circuit magnétique avec entrefer :

Le flux  étant conservatif et la section du circuit magnétique pouvant être


considéré comme constante si e est faible (pas de dispersion au niveau de
l’entrefer), le champ magnétique B a la même valeur dans le matériau (Bf ) et dans
l’air (Ba). D’où :

Ba  Bf  B
B B
Hf  Hf 
0 r 0

82
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.3. Etude des circuits magnétiques
Circuit magnétique avec entrefer :

La circulation de l’excitation magnétique H le long d’une ligne


moyenne de champ s’écrit : H f   H a e  Ni

Après identification avec la loi d’Hopkinson :

 e
 (1   r )
 0 rS 

En conclusion : La création d’un entrefer dans un circuit magnétique


augmente sa réluctance.
83
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.4. Circuit magnétique traversé par un flux variable : Pertes fer

Un flux alternatif traversant un circuit magnétique y génère des pertes


qui se traduisent par un échauffement. Ces pertes ont deux causes :
l’hystérésis et les courants de Foucault.

84
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.4. Circuit magnétique traversé par un flux variable : Pertes fer

a- Pertes par hystérésis :

L’aimantation de la matière absorbe de l’énergie. Elle n’étant pas


réversible, l’énergie n’est que partiellement restituée lors de la
désaimantation. Une partie se dissipe sous forme de chaleur dans ce
matériau : Ce sont les pertes par hystérésis.

85
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.4. Circuit magnétique traversé par un flux variable : Pertes fer

a- Pertes par hystérésis :

Ces pertes sont proportionnelles à l’aire A du cycle d’hystérésis. Avec une bonne
approximation on peut admettre que A  k.B2m (Bm induction maximale). Pour des
fortes valeurs du champ magnétique (B>1 Tesla) et pour un cycle décrit par une
fréquence f, la puissance perdue par hystérésis est donnée par :

p H  k.B .f 2
m

avec k : constante dépendant de la


nature du matériau

86
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.4. Circuit magnétique traversé par un flux variable : Pertes fer

b- Pertes par courant de Foucault:

Un courant alternatif parcourant une bobine engendre un flux alternatif


à travers le matériau constituant le circuit magnétique. Ce flux variable
crée dans la matière des courants induits appelés courant de Foucault qui
provoquent son échauffement. La puissance dissipée correspondante, pour
B sinusoïdale, s’exprime sous la forme :

p Foucault  k '.B .f
2
m
2

87
Lois fondamentales d’électromagnétisme

V. Circuits magnétiques
V.4. Circuit magnétique traversé par un flux variable : Pertes fer

c- Pertes fer :

Les pertes fer d’un circuit magnétique sont égales à la somme des pertes
par hystérésis et par courant de Foucault. Soit pour des circuits où le
champ magnétique est important :

p fer  (k.f  k .f ).B' 2 2


m

88
TD : Circuits magnétiques

1/
Un circuit magnétique de forme torique a les caractéristiques
suivantes :
- longueur moyenne du circuit : l=2 cm
- section droite constante : s= 5 cm²
- perméabilité relative : r=1 000.
a- Quelle est la réluctance  du circuit ?
b- Calculer la force magnétomotrice  qui permet d’obtenir à
l’intérieur du circuit magnétique un flux =6 mWb.

89
TD : Circuits magnétiques

2/
Un circuit magnétique canalise un flux magnétique  de
75 mWb. La réluctance du circuit magnétique est =20 kA/Wb.
a/ Quelle est la f.m.m  qui crée ce flux ?
b/ Quelle est l’intensité I du courant traversant les N spires de
l’enroulement qui entoure le circuit magnétique ? (N=500)
c/ Le circuit magnétique est un tore de rayon moyen r=10 cm.
Quelle est l’excitation magnétique à l’intérieur du circuit ?
d/ Calculer le champ magnétique B à l’intérieur du circuit
sachant que la section S du circuit est égale à 10 dm² ?
e/ Déterminer la perméabilité relative du matériau constituant
le circuit ?
90
TD : Circuits magnétiques

3/ Un circuit magnétique, sans fuites, de section constante


S=1,6 cm², a une longueur l=62 cm.
Selon une section droite, on y pratique un entrefer de largeur
e=0,10 mm. Le circuit porte un enroulement de N=500 spires et
on désire obtenir une induction B=0,6 T.
La perméabilité relative r pouvant être considérée comme
constante et égale à 4500, déterminer :
a/ L’intensité du courant nécessaire?
b/ L’inductance de la bobine?
c/ L’énergie électromagnétique emmagasinée?
En désignant par W l’énergie électromagnétique localisée
dans l‘entrefer et par F la force d’attraction entre les deux
faces de cet entrefer, calculer le apport : =W/F.
91
Chapitre 3

Les transformateurs monophasés

1
Plan :
1. La fonction d’un transformateur
2. Constitution et symboles
3. Caractéristiques du circuit magnétique
4. Etude du transformateur à vide
5. Etude du transformateur en charge
6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp
7. Rendement du transformateur
8. Essais à puissance réduite du transformateur

2
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

1. La fonction d’un transformateur :

Le transformateur est un convertisseur statique d’énergie électrique réversible. Il transfère,


en alternatif, une puissance électrique d’une source à une charge, en adaptant les valeurs
de la tension (ou du courant) au récepteur.

Le rôle d’un transformateur est en général, de modifier la valeur efficace d’une tension sans en
changer ni la forme (sinusoïdale), ni la fréquence.
U1 et U2 sont respectivement les valeurs efficaces des tensions u1 et u2.
 Si U2 > U1 : élévateur
 Si U2<U1 : abaisseur. 3
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

2. Constitution d’un transformateur :

Circuit magnétique

Des enroulements
primaire
secondaire

4
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

2. Constitution d’un transformateur :

Symboles :

5
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

Soit une bobine ayant un circuit magnétique en forme de tore

Le circuit magnétique permet de canaliser les lignes de


champ magnétique

L’orientation des lignes de champ est donnée par le


bonhomme d’Ampère (le courant passe des pieds vers la
tête et la direction de est donnée par le bras
gauche).

Le théorème d’Ampère appliqué au contour (C) donne :

En présence de milieu ferromagnétique :

6
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

L’étude d’un circuit magnétique peut nous amener à définir un parcours (C) à perméabilité magnétique
variable ; on préfère donc utiliser la formulation du théorème d’Ampère avec
l’excitation magnétique H :

7
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

8
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

9
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

Analogie circuit magnétique/circuit électrique :

L’intérêt de l’analogie réside dans l’utilisation de la loi de Kirchoff magnétique

10
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :

Analogie circuit magnétique/circuit électrique :

11
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Réluctance et loi d’Hopkinson :
Analogie circuit magnétique/circuit électrique :

12
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Inductance propre et inductance de fuite :

13
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Inductance propre et inductance de fuite :

14
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Saturation du circuit magnétique :

Dans un milieu ferromagnétique, la perméabilité relative μr n’est pas tout le temps constante. Cela
dépend du niveau de l’excitation magnétique H (donc du courant magnétisant i).

15
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Hystérésis :

Propriété d’un matériau magnétique en vertu de laquelle le flux magnétique dépend de ses conditions
antérieures de magnétisation :

 Flux rémanent :
Densité de flux magnétique qui subsiste dans le matériau
après que la force magnétisante a été réduite à zéro

 Courbe d’hystérésis :
Courbe fermée représentant le courant ou la force
magnétisante ramenés de sa valeur maximale négative
jusqu’à zéro puis à nouveau jusqu’à sa valeur maximale
positive

16
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Pertes par Hystérésis :

Au cours d’une période de la tension, on parcourt le cycle d’hystérésis. L’aire de ce cycle est
proportionnelle à l’énergie dissipée dans le circuit magnétique sous forme de chaleur (l’aimantation
du matériau ferromagnétique absorbe de l’énergie qui n’est pas restituée complètement lors de la
désaimantation).
Il existe une formule empirique exprimant les pertes par hystérésis, elle exprime la proportionnalité
au volume du circuit magnétique, à la surface du cycle d’hystérésis et bien sûr à la fréquence avec
laquelle on décrit le cycle :

17
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Pertes par courants de Foucault :
Si le champ magnétique créé par le bobinage est variable dans le temps, des courants induits (par
induction électromagnétique) appelés courants de Foucault prennent naissance dans le circuit magnétique :

18
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Pertes par courants de Foucault :
Ces courants créent des pertes Joule susceptibles d ’échauffer
fortement le métal.

En feuilletant le métal, on empêche le développement des courants de Foucault :

Courant de Foucault très faibles

19
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Bobine à noyau de fer en régime sinusoïdal :
Soit une bobine placée sur un noyau de fer saturé ou non de section S constante. On suppose qu’il n’y
a pas de fuites magnétiques et on désigne par φ le flux circulant dans le noyau.

Bobine à noyau de fer en régime sinusoïdal

20
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Bobine à noyau de fer en régime sinusoïdal :

21
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Bobine à noyau de fer en régime sinusoïdal : Allure du courant absorbé

22
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

3. Caractéristiques du circuit magnétique :


Bobine à noyau de fer en régime sinusoïdal : Courant sinusoïdal et schéma équivalents

Le courant absorbé par la bobine à noyau de fer bien que périodique n'est pas sinusoïdal il ne peut donc
pas être représenté par un vecteur de Fresnel ou un nombre complexe.

Cependant, afin de faciliter l'étude de ce type de dispositif on définit un courant sinusoïdal équivalent
ayant les mêmes propriétés que le courant réel du point de vue énergétique.

Le courant équivalent a la même valeur efficace que le courant réel et est déphasé en arrière de la tension u
d'un angle y tel que la puissance qu'il transporte corresponde aux pertes fer :

P = UIcosy = P0 (Pertes fer)


Au courant sinusoïdal équivalent correspondent le schéma équivalent suivant :

23
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

4. Etude du transformateur à vide :

i10
On suppose que: f10
L’enroulement est alimentée par la tension U1 et elle est
parcourue par le courant i1. cet enroulement possède N1 spires et U1
a une résistance r1
’10
10

Le secondaire possède N2 spires et a une résistance r2

Le courant i1 crée le flux total ’10 qui se devise en :

 10 : le flux utile qui traverse l’enroulement secondaire


 f10: le flux de fuite

On peut écrire : ’10=10+f10

Mise en équation du circuit primaire :

'
d10 d d
U 1  r1 .i1  n 1 .  r1 .i1  n 1 . f 10  n 1 . 10
dt dt dt 24
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

4. Etude du transformateur à vide :

 f 10
On définit l’inductance de fuite l1 par :  1  n1.
i 10

di10
L’équation (2) devient: U1  r1.i10   1 .  e1
dt
d10
Avec : e1  n1.
dt
Mise en équation du circuit secondaire :

d  10
e 20  n 2 .
dt

25
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

4. Etude du transformateur à vide :


On suppose que les courants, les tensions et les flux sont sinusoïdaux, l’équation précédente peut se mettre
sous forme complexe:

   
U1  r1.I10  j. 1.I10  E1
 
U 20  E 2

E1 n1
Avec :  
E2 n 2

 r1. I10
Diagramme vectoriel
U1 
j. I10

 10 E1
I10

26
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

5. Etude du transformateur en charge :


On définit :

 le flux total ’1 créé par le courant i1
i1 ’1 f2 ’2 i2
 le flux total ’2 créé par le courant i2 f1

 le flux de fuite f1 U1 U2


 le flux de fuite f2
 le flux 1 créé par l’enroulement 1 et qui traverse l’enroulement 2 1 2
 le flux 2 créé par l’enroulement 2 et qui traverse l’enroulement 1
 le flux utile  dans le circuit magnétique
 le flux réel 1r dans l’enroulement 1
 le flux réel 2r dans l’enroulement 2
On peut écrire : ’1=1+f1
’2=2+f2
=1-2
1r= ’1- 2= 1+ f1-  2= +f1
2r= -’2+ 1=- 2- f2+ 1 = -f2
n2.f2= l2.i2 avec l2 est l’inductance de fuite du secondaire
27
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

5. Etude du transformateur en charge :

Mise en équation du circuit primaire :

d1r d d di d
U1  r1.i1  n1.  r1.i1  n1.  n1. f 1  r1.i1  e1   1 1 Avec : e1  n1.
dt dt dt dt dt

Mise en équation du circuit secondaire :

d d d d f 2 di
n 2 . 2 r  n 2 .  n 2 . f 2  r2 .i 2  U 2 Sachant que : e2  n 2. n 2.  1 2
dt dt dt dt dt dt

di 2
e 2  r2 .i 2   2  U2
dt

28
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

5. Etude du transformateur en charge :

   
Sous forme complexe :
U1  r1.I1  j. 1.I1  E1
   
E 2  r2 .I2  j. 2 . I2  U 2

 
E1 n1 r1.I1
Avec :  
E2 n 2  
U1 j. 1 I1

Diagramme vectoriel :  E1
E2 
  j. 2  I2
2
1 U2 r2 .I2
 
I2 I1

29
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

5. Etude du transformateur en charge :


Premier schéma équivalent :

i1 r1 x1 x2 r2 i 2
Schéma équivalent tenant compte des pertes à vide :
 Pertes actives représentées par la résistance Rf
 Pertes réactives représentées par la réactance Xm
U1 E1 E2 U2

Avec :
i1 r1 x1 x2 r2 i 2    
U1  r1.I1  j.x1.I1  E1
i10    
Xm E 2  r2 .I2  j.x 2 . I2  U 2
U1 R f E1 E2 U2

 n 1 E1
  
n2 E2
   
n1. I10  n1.I1  n 2 .I2
30
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp :

L’hypothèse de Kapp consiste à négliger le courant primaire à vide i10 devant le courant i1 en charge donc :
 
n1. I1  n 2 . I2
la branche (Rf , Xm) sera éliminée du schéma équivalent :
i1 r1 x1 x2 r2 i 2

U1 E1 E2 U2
Mise en équation :
   
On a :
U1  r1.I1  j.x1. I1  E1

On multiplie par (n2/n1 )

 n2    n2    n2    n2  
 .U1   .r1.I1  j.x1. . I1   .E1
 n1   n1   n1   n1  31
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp :

 n2 
Sachant que : U 20  .U1
 n1
 n2 
 E2  .E1
 n1
  n2 
 I 1  .I 2
2
n1
   n2  
Donc : U 20  E 2    .r1  j.x1 .I2 .
 
 n1 
   
On a également : E 2  r2 .I2  j.x 2 .I2  U 2

    n2   
2
 n2 
2 
D’où :

U 20  U 2  r2    .r1  j x 2    .x1 . I2
   
  n1     n1  
32
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp :

  n2 
2
On pose
 R2  r2    .r1
  n1 
 2
  n2 
 X 2  x2    .x1
Avec:   n1 
 R2 la résistance totale ramenée au secondaire
 X2 la réactance totale ramenée au secondaire
  
D’où : U 20  R 2  j.X 2 .I2  U 2
Schéma équivalent et diagramme vectoriel ramené au secondaire dans l’hypothèse de Kapp :

X2 R 2 i2

 U 20
n2 
U 20  .U1 U2  
n1  2 U2  j.X 2 . I 2
I2 R 2 .I2
33
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp :

On peut également écrire l’équation des tensions en multipliant par (n1/n2) pour aboutir à :
   n1  
U1  R 1  j.X1 . I1    U 2
 n2    n1 
2
C’est l’équation des tension ramenée au primaire Avec : R 1  r1    .r2
 n 
 2
 2
  n1 
 R1 la résistance totale ramenée au primaire X1  x1    .x 2
 X1 la réactance totale ramenée au primaire   n2 
Schéma équivalent et diagramme vectoriel ramené au primaire dans l’hypothèse de Kapp :
X1 R 1 i1

U1 
n1  j.X 1 . I1
U1 .U 2   n1  
n2 I1
1  U 2 
 n2  R1.I1
34
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

7. Rendement transformateur :

Rendement d’un transformateur :

P2

P1

 P1 la puissance absorbée par le transformateur (primaire)


 P2 la puissance fournie à la charge (secondaire)

P2
 
P 2   pertes 
Les pertes sont :
 pertes magnétiques ( pertes fer) dans le circuit magnétique
 pertes joules (pertes cuivre) dans les enroulements primaire et secondaire

35
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

7. Rendement transformateur :
B
7.1. les pertes magnétiques (pertes fer)
Les pertes dans le fer dépendent du champ magnétique W
maximal et de la fréquence. Si la tension U1 est
constante, elles sont indépendantes de la charge.
H
On peut déterminer ces pertes par calcul théorique ou par
un essai à vide
cycle d’hystérésis.

Pertes par hystérésis


L’aimantation du matériau absorbe de l’énergie. Le phénomène n’étant pas réversible, le
matériau ne restitue pas toute l’énergie reçue. Pendant la désaimantation, une partie se
dissipe sous forme de chaleur. Ces pertes sont proportionnelles à l’aire du cycle
d’hystérésis.

Pertes par courants de Foucault


Le courant alternatif parcourant la bobine engendre un flux alternatif dans le matériau.
Ce flux variable crée, dans la matière, des courants induits, appelés courants de Foucault,
qui provoquent l’échauffement du matériau. 36
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

7. Rendement transformateur :

7.2. les pertes joules (pertes cuivre)


Elles sont dues aux résistances r1 et r2 des enroulements. Ces pertes dépendent de la
charge et donc du fonctionnement du transformateur.
On peut déterminer ces pertes par un essai en court circuit

 Pour augmenter le rendement du transformateur, il faut réduire les pertes fer.

 Les transformateur doivent avoir une quantité de fer réduite et on accepte un poids
supplémentaire de cuivre

 Le maximum de rendement est obtenu entre la moitié et les deux tiers de la pleine
charge

37
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

8. Essais à puissance réduite du transformateur :


I10 P10
8.1. Essai à vide A W
Source
de tension U1 V V
U 20

U1
Le rapport de transformation à vide m
U 20
Le courant I10 est faible, ce qui rend les pertes joules (r1.I²1) négligeable devant les
pertes fer donc: P10=Pfer

La résistance Rf : U12
Rf 
P10
U12
La réactance de magnétisation Xm : Xm 
U1.I10 2  P102
38
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

8. Essais à puissance réduite du transformateur :


8.2. Essai en court circuit
Pour effectuer cet essai, on utilise un auto-transformateur comme source de tension
variable, permettant de réduire la tension primaire de telle sorte à ne pas dépasser le
courant nominale du transformateur. I P1cc
1cc
A W
Source
de tension
U1cc V A
variable I 2cc

La tension U1cc est faible, ce qui rend les pertes fer négligeable devant les pertes joules
donc : P1cc=Pj
P1cc
La résistance R2 : R2  (28)
I 22cc
2
 U  (29)
La réactance X2 : X 2   1cc   R 22
 m.I 2cc 
Avec : R 1  m 2 .R 2 et X1  m 2 .X 2 39
Chapitre 1 : Le transformateur monophasé

Exemple d’un transformateur sec monophasé : 1000 VA 50 Hz, 220V/110 V

40
Chapitre

Les transformateurs triphasés

1
Plan :
1. Symboles
2. Transformateurs de puissance triphasés
3. Bobines à noyau de fer triphasées
A- Constitution
B- Inductances propres, mutuelles et cycliques
C- Inductance homopolaire
4. Description d’un transformateur triphasé
A- Constitution
B- Couplage des enroulements
C- Rapport de transformation
D- Indice horaire
5. Protections d’un transformateur
6. Fonctionnement en parallèle de transformateurs

2
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

1. Symboles :

3
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Transformateur de puissance transformateur triphasé


Application :
 Transport de l’énergie électrique.
 Postes d’interconnexion
 Poste de distribution
 Poste de livraison

4
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Transport
Centrale de production Utilisateur d’énergie
d’énergie électrique électrique
Distribution

S  3UI
 S
U  3 Z I  3 Z Réduire U , Pj et s 
 U
 S2 U pour le transport et
 Pj  3RI  R 2
2

 U U à l’utilisation pour l’adapter à


 I S l’équipement
 I  js  s  
 j j 3U

U et U  Transformateurs
Le transformateur ne fonctionne qu’en régime alternatif
 la forme sinusoïdale de l’énergie électrique 5
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Transformateurs de distribution à huile minérale :

6
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Transformateurs type sec :

7
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Fabrication d’un transformateur :


Etape 1 :

Les bobines primaires et secondaires Les tôles du circuit magnétique

8
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Fabrication d’un transformateur :


Etape 2 : Etape 3 :
Les enroulements + le circuit magnétique + ….. Mise en cuve

9
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Fabrication d’un transformateur :


Etape 4 :
Insertion des dispositifs de protection

10
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :

Fabrication d’un transformateur :


Etape 5 :
Banc d’essais pour tester le transformateur

11
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur sur poteau :

IACM

Raccordement HTA
Transformateur

Raccordement
BTA
Transformateur

12
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur sur poteau : (IACM : Interrupteur Aérien à Commande Manuelle)
IACM de la société BELTRANSFO :

13
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur sur poteau :

14
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur sur poteau : 20 kV/ 380 V

15
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Poste de transformation :

16
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur pour réseau HTB : Transfo triphasé 450 MVA, 380 kV

17
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur d’interconnexion de réseau :

18
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

2. Transformateurs de puissance triphasés :


Transformateur 250 MVA, 735 kV d ’Hydro- Quebec :

19
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 1 : 3 bobines monophasées identiques indépendantes
Ф1

Ф1, Ф2 et Ф3 circulent librement, sans


interaction, chacun dans son circuit
Ф2
magnétique propre.

v1

v2
Ф3
Circuit magnétique triphasé à
flux libres

v3

20
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 1 : 3 bobines monophasées identiques indépendantes
On joint à 120° les colonnes non bobinées des 3 unités monophasées

f3 En régime équilibré : f1 + f2 + f3 = 0
Le flux est nul dans la colonne centrale
f2
f1
Cette colonne peut donc être supprimée
f1 + f2 + f3

21
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 2 : bobine à noyau de fer triphasé symétrique
 Disposition étoile : f1

f2

v1 v2

f3

6 Colonnes

v3
f1, f2 et f3 circulent librement, sans
interaction

4 Colonnes
Circuit magnétique triphasé à flux libres
Gain sur :
- l ’encombrement
- la masse de fer utilisé 22
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 2 : bobine à noyau de fer triphasé symétrique
 Disposition triangle :

Ф2 Ф1, Ф2 et Ф3 circulent librement, sans interaction

Ф1 Ф3

Circuit magnétique triphasé à flux libres

Gain sur :
- l’encombrement
- la masse de fer utilisé
23
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 2 : bobine à noyau de fer triphasé symétrique
f1 En régime équilibré :
f1 + f2 + f3 = 0
f2
v1 v2
f1 f2
f3

f3
v3

3 Colonnes
Mais en régime équilibré, le circuit magnétique
« force » la somme des flux à s’annuler dans le circuit
magnétique : f1 + f2 + f3 = 0

Circuit magnétique à flux forcé


24
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique

En pratique, pour faciliter la construction, on dispose les 3 colonnes restantes dans un même plan :

Circuit magnétique à 3 colonnes ou à 3 noyaux

Les 3 noyaux ne présentent pas la même réluctance

25
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique (3 colonnes)

f1 f3
f2

Même si les tensions appliquées ne forment pas un système triphasé équilibré, on a


obligatoirement : f1 + f2 + f3 = 0 (Loi des nœuds appliquée au circuit magnétique)

Circuit magnétique à flux forcé


26
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique (3 colonnes)

27
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique (4 colonnes)

f1, f2 et f3 circulent librement, sans interaction Circuit magnétique triphasé à flux libres

28
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique (5 colonnes)

f1, f2 et f3 circulent librement, sans interaction Circuit magnétique triphasé à flux libres

29
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


A - Constitution :
Méthode 3 : bobine à noyau de fer triphasé asymétrique (5 colonnes)

Circuit magnétique de transformateur à 5 colonnes 450 MVA, 18/161 kV 30


Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


B. Inductances propres, mutuelles et cycliques :

F3
A
F2 n I 1  f 1  f 2   f1   f 3
n(3)
n (2)
f1  f 2  f 3  0
F1
I1
R R f1 3
f2  f3   et nI1   f1
V1 n (1) 2 2
B
R
nf 1 2 n 2
On en déduit l’inductance propre de la bobine (1) alimentée : L 
I1 3 R
1
La bobine (2) est traversée par : f2   f1
2
D’où l’inductance mutuelle de bobines 1 et 2 (mais également de 1 et 3) :

nf 2 L
M 
I1 2 31
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


B. Inductances propres, mutuelles et cycliques :
Supposons maintenant les trois bobines alimentées par un système triphasé de tensions équilibrées :
une colonne centrale disposée entre A et B recevrait un flux :
I3 F2 1
F3 f1  f 2  f 3  (V 1  V 2  V 3)  0
A jn 
n (3) I2
V3
V2 n (2) A et B sont au même potentiel magnétique.
F1
I1
R R Donc tout se passe comme si chaque enroulement voit la
réluctance R
V1 n (1)
nI 1  Rf 1  V AB ; nI 2  Rf 2  V AB ; nI 3  Rf 3  V AB
B
R  3V AB  n( I 1  I 2  I 3 )  R(f 1  f 2  f 3 )  0

L’inductance cyclique (L-M) est l’inductance apparente d’une bobine et vaut :

n2 3
L   L
 2 32
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


B. Inductances propres, mutuelles et cycliques :
Remarques :
* la valeur de L ne dépend pas de l’ordre de succession des phases , les inductances cycliques
directe et inverse sont donc égales.
* La recherche des impédances d’enroulements est plus compliquée dans le cas des circuits
magnétiques usuels qui sont à 3 colonnes planes donc dissymétriques; Analysons ce cas :
F1 R R’ F3

Supposons le neutre non sorti : I1  I 2  I 3  0
I1 I2 F2 I3

n n n Par ailleurs : n I 1  Rf1  n I 2  Rf 2  n I 3  Rf 3


V3
V1 V2 R 3n I 1  2 Rf 1  Rf 2  R f 3
 n I 1  n I 2  R f 1  R f 2
 
D ' où  n I 1  n I 3  R f 1  R f 3 3n I 2  2 Rf 2  R f 3  Rf 1  ( 2 R  R )f 2

 
  I 1  I 2  I 3 3n I 3  2 R f3  Rf3  R f 1  Rf 2

33
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées : V1


B. Inductances propres, mutuelles et cycliques : F3

F1 R R’ F3

I1 I2 F2 I3
nI3
n n n y1 > p/2
V3 y3 < p/2
V2 R F1
V1
V3 y2  p/2 nI1
V2

nI2
I 2 est en quadrature arrière par rapport à V 2
F2
et sa valeur efficace est inférieure à celle commune de I 1 et I3
y1 > p/2  La bobine 1 fournit de la puissance active à la source
y 3 < p/2  La bobine 3 consomme une puissance active égale à celle fournie par la bobine 1
34
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


C. Inductance homopolaire :
Système déséquilibré de tensions et de courants Superposition de 3 systèmes : direct, inverse et
homopolaire.
Un système équilibré de tensions crée dans une charge équilibrée un système de courants
équilibré.
Le système direct de tensions est lié au système direct de courants par : V d  jLd I d

De même : Vi  jLi I i et V0  jL0 I 0

L’inductance cyclique directe et inverse :

Une bobine triphasée symétrique alimentée par des tensions triphasées équilibrées
(Système direct ou inverse) présente une inductance cyclique :
3 n2
LM  L 
2 R

35
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

3. Bobines à noyau de fer triphasées :


C. Inductance homopolaire : Fh Fh
Ih R
- Cas d’une bobine à flux libres : R I
h
Vh n R
R’Vh n
n I h  f h  3'f h  (  3' )f h Ih Fh
3Fh
nf h n2 Vh n
Inductance homopolaire : Lh = Ih

  3 '0
< L

- Cas d’une bobine à flux forcés :


Ih Ih Ih Fh
Fh Fh
f1  f 2  f 3  0 Vh n Rf Vh n Rf Vh n Rf

les flux homopolaires ne peuvent donc naître dans ce dispositif. Les seuls flux
embrassées par les enroulements sont les flux de fuite.
Si Rf est la réluctance associée aux fuites de chaque enroulement :
nf f n 2
nI h  R f f f Lh =  << L
Rf Rf 36
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


A. Constitution :
 Le transformateur triphasé est réalisé à l’aide de bobines à noyau triphasées décrites ci-
dessus.
 A l’enroulement figurant sur chaque noyau est associé un ou des enroulements
secondaires .

A B C
Enroulement
« primaire » relié VA n1 VB VC
au réseau
a b c
Enroulement n2
« secondaire » relié Va Vb Vc
au récepteur

37
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


A. Constitution :
Convention de signes :

VA VA
Va

Va

Vc Vb
f VB
VC

38
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements :
Il existe 3 possibilités de connexions des enroulements au primaire, comme au secondaire :
 Etoile
 Triangle
 Zigzag si l’enroulement est fractionné en deux ½ enroulements

Bobines en triangle Bobines en zigzag


Bobines en étoile
Notation : Notation :
Notation :
Primaire : D ou  Primaire : Z ou ZN
Primaire : Y ou YN
Secondaire : d Secondaire : z ou zn
Secondaire : y ou yn

39
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements :

A B C VA
N

VaO
VA

a b c
n Vc0
n
Va N Vb0
VC VB

Yy , Yyn , YN y , YNyn

40
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements :
A
A B C
UAB
Va
VA
UAB

Vb
a b c
n UCA VC VB

C B
Va UBC
Vc

Dy , Dyn
41
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements :
a
A B C
uab
VA
va
VA

VB
a b c
uca vc vb

c b
ubc
uab VC

Yd
42
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements : VA
Va
A B C
N V’a
V’a

VA n1 n1 n1
-V’b
a b c n n Vb
N V’b
V’b V’c VC V’c
VB
V’a n2/2 n2/2 n2/2
Vc

p
Va  2V 'a cos( )  3V 'a
V’a 6
n2/2 n2/2 n2/2
Yz ; YNzn ; YNz ; Yzn
43
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements : I
a – Comparaison des couplages Y , D et Z : Y
U
Soient trois enroulements un en étoile, un en D
triangle et un en zigzag donnant :
la même tension composée U et le même Z
courant de ligne I, et travaillant sous les mêmes V
contraintes : Même ddp par spire et même
densité de courant dans les enroulements
Pour Y : - La tension et le courant d’enroulement sont : V U et J  I
3
- La densité de courant traversant l’enroulement : j I
sY
- La ddp par spire : VS  U
3nY
Pour D : - La tension et le courant d’enroulement sont : J I et V  U
3
- La densité de courant traversant l’enroulement : j I
3s D
- La ddp par spire : VS  U
nD
44
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


B. Couplage des enroulements :
a – Comparaison des couplages Y , D et Z :

Pour Z : - La tension appliquée à la ½ bobine : J  I et VS  U


nD
- La densité de courant traversant l’enroulement : j I
sZ
V 'a 2 U
- La ddp par spire : V S  
nZ 3 nZ
Donc : 2
I I I U U 2U 3
   SY  S Z  3S D    nD  3nY  nZ
SY 3S D S Z 3nY nD 3nZ 2

D et Y : SY  3S D et n D  3nY Donc même volume de cuivre

2
Y et Z : SY  S Z et n Z  nY Donc Z plus lourd que Y
3
45
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


C. Rapport de transformation :
Le rapport de transformation est, par définition, le rapport des valeurs efficaces des
tensions primaires et secondaires (toutes les 2 simples on toutes les 2 composées):
Va0 U ab0
m 
VA U AB
Ce rapport dépend, non seulement des nombres de spires primaires et secondaires, mais
aussi des couplages au primaire et au secondaire. Exemple m vaut pour les couplages
réalisés :

nVa0 U ab0 U ab0 1 n2


Couplage Yy : m   2 Couplage Yd : m   
VA n1 U AB 3V A 3 n1

U ab0 3V a0 n V a0 3 2V a0 3 n2
Couplage Dy : m    3 2 Couplage Yz : m   
U AB U AB n1 VA 2 Va 2 n1

46
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

4. Description d’un transformateur triphasé :


D. Indice horaire :

L’indice horaire indique le déphasage des tensions simples correspondantes V A et


Va , Vb et Vb , VC et Vc à vide. Dépendant des couplages primaire et secondaire, ce
déphasage θ est un multiple de p . L’indice horaire donne sa valeur :
6
- Comptée positivement dans le sens de rotation des aiguilles d’une montre
- En prenant comme origine des phases la tension primaire
- Par un nombre égal au quotient de θ par p
6
Par exemple l’indice 5 signifie que V a est en retard de 5 ppar rapport à V A .
6
Les indices horaires associés aux couplages réalisées précédemment sont :
- Indice horaire 0 pour le couplage Yy : Par exemple Yyn0
- Indice horaire 11 pour le couplage Dy : Par exemple Dyn11
- Indice horaire 1 pour le couplage Yd : Yd1
- Indice horaire 11 pour le couplage Yz : Par exemple Yzn11 47
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

5. Protections d’un transformateur :

48
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

5. Protections d’un transformateur :

49
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

5. Protections d’un transformateur :

50
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

5. Protections d’un transformateur :

51
52
53
Chapitre 2 : Le transformateur triphasé

6. Fonctionnement en parallèle de transformateurs :


Lorsque la puissance consommée par un utilisateur augmente et que le transformateur qui
l’alimente arrive à sa limite, il suffit pour accroître la capacité de transfert d’énergie de
coupler en parallèle un second transformateur.
La mise en parallèle doit être effectuée au primaire et au secondaire .

Les conditions requises pour un fonctionnement correct en parallèle sont :


* Même tensions primaires et secondaires
* Identité des indices horaires ( pour les transformateurs triphasés )
* Même tension de court-circuit Ucc en pu.
Le fonctionnement devient idéal si, aux conditions précédentes, on ajoute :
54
* Même argument Ψcc de l’impédance de court-circuit.
Cours :
Machines Electriques
(ME)

Filière : Génie Electrique


Niveau : 2éme année cycle d’ingénieur

Pr. CHIKH Année universitaire 2020/2021


Plan

Chapitre 1. Les machines à courant continu

Chapitre 2. Le champ tournant

Chapitre 3. Les machines asynchrones

Chapitre 4. Les machines synchrones

Pr. CHIKH Année universitaire 2020/2021


Chapitre 1

Les machines à courant continu

1
Plan :
1. Constitution
2. Principe de fonctionnement
3. Force électromotrice et couple électromagnétique
4. Schéma équivalent
5. Bilan de puissance
6. Différents modes d’excitation
7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante
8. Caractéristiques du moteur à excitation série
9. Variation de vitesse du moteur à CC
10. Exemple d’essais
11. Notes techniques du catalogue Crouzet

2
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

1. Constitution :

La machine à courant continu est un convertisseur électromécanique réversible, elle peut


fonctionner soit en moteur soit en génératrice. Elle est constituée de deux parties :
Une partie fixe appelée stator ou inducteur
Une partie tournante appelée rotor ou induit Stator

Rotor

3
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

1. Constitution :

Le stator (inducteur) peut être constitué soit des aimants permanents ou d’une bobine
alimentée en courant continu. Sont rôle est de crée le champ magnétique.
Le rotor (induit) est constitué de conducteur en cuivre (bobine) et lorsque le rotor
tourne, il se crée aux bornes de l’ensemble de ces conducteurs une tension induite E.

Courant d’excitation i

Pôle Nord
N
Ligne d’induction Collecteur
e
Rotor
Ligne neutre

Stator

Pôle Sud
S
Axe des pôles

4
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

2. Principe de fonctionnement :

/2

5
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

2. Principe de fonctionnement :

6
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

2. Principe de fonctionnement :

7
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

2. Principe de fonctionnement :

8
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

3. Force électromotrice et couple électromagnétique :

E = e1+e6+e3+e8 = e4+e7+e2+e5 E = ∑e i
voie
Augmenter le nombre de conducteurs augmenter E

Les ei ne s’annulent pas simultanément la fem totale ne


s’annulle plus et sera
d’ondulation faible.
9
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

3. Force électromotrice et couple électromagnétique :

E = ∑ ei = ∑ B i Lv avec v = R Ω
voie voie

n
d ' où E = LR Ω ∑ Bi = LR Ω B moy
voie 2a

n : nombre de conducteur de l’induit


2a : nombre de circuit en // dans l’induit
Alors que le flux sous un pôle du stator :

( 2 R ). π
φ ( i ) = B moy . S = B moy .( )L
2p
L: Longueur du circuit rotorique
2p : nombre de pôles

10
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

3. Force électromotrice et couple électromagnétique :


φ (i ) p pn
Donc : B moy = = φ (i) ⇒ E = φ (i )Ω
2 π RL π RL 2π a
2p
Pour le couple :
Pour une seule spire de la bobine rotorique on a (de longueur l et parcourue par un courant i :

Γ i = R . F = R .( i .l . B i )
Le couple totale que subisse le rotor est :

I I
Γ = ∑ Γi = ∑ R . . L . nB i = R . . L .n ∑ B i
voie 2a 2a voie

I I p pn
Γ = R. . L . n . B moy = R . . L .n . φ (i) = φ (i) I
2a 2a π RL 2π a
11
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

3. Force électromotrice et couple électromagnétique :

La f.c.e.m E du moteur est donc proportionnelle au flux créé par l’inducteur et à la vitesse angulaire :

E = k .Φ ex .Ω = k .Φ (iex ).Ω
NB : Dans le cas d’une MCC à aimants permanents, Φ (iex ) est constant, donc : E = K .Ω

Le couple électromagnétique est donc proportionnel au flux créé par l’inducteur et au courant
d’induit :

Γ e = k .Φ (iex ).I
NB : Dans le cas d’une MCC à aimants permanents, ou lorsque le courant d’excitation est constant,

Φ (iex ) est constant, donc :

Γe = KI
.
12
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

4. Schéma équivalent :

13
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

5. Bilan de puissance :

14
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

5. Bilan de puissance :

15
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

5. Bilan de puissance :

Le rendement :

16
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

6. Différents modes d’excitation :

17
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante :

18
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante :

19
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante :

20
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante :

21
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

7. Caractéristiques du moteur à excitation indépendante :

22
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

8. Caractéristiques du moteur à excitation série :

23
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

8. Caractéristiques du moteur à excitation série :

24
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

En négligeant la résistance d’induit, on a :

U
Ω≈
k .Φ (iex )

Pour régler Ω, on peut donc agir sur :

La tension d’induit;
d’induit;

le flux Φ(iex) par action sur iex.

25
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

Cas d’une MCC à aimants permanents ou excitation constante :

En fonctionnement moteur, on a, en négligeant la chute de tension dans la


résistance R :
U
Ω≈
K
Le réglage de la vitesse se réalise donc par action sur la tension d’alimentation.

La vitesse Ωmax est fixée par la tension d’alimentation nominale Unom, et


s’exprime par :
U nom
Ω max ≈
K

26
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

Caractéristique Couple / Vitesse :

Action sur iex


Action sur U Defluxage 27
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

Caractéristique Couple / Vitesse :

28
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

29
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

30
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

31
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

32
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

9. Variation de vitesse du moteur à CC :

33
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

10. Exemple d’essais :

34
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

10. Exemple d’essais :

35
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

36
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

37
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

38
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

39
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

40
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

41
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

42
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

43
Chapitre 1 : La machine à courant continu (MCC)

11. Notes technique du catalogue Crouzet :

44
Chapitre 3

Les machines asynchrones

1
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le moteur asynchrone se compose d’un stator (fixe) comportant des
enroulements ou bobinages reliés au réseau et un rotor (mobile ) qui peut
être en court- circuit ou bobiné.
Le stator (partie fixe ):
Il est constitué par trois enroulements (un par phase ) qui sont alimentés
par des tensions triphasées et produisent ainsi un champ magnétique
tournant à la fréquence de rotation : ns = fs / p
Plaque à
bornes
Stator d’un moteur
asynchrone triphasé Stator bobiné
Patte de
fixation

Le rôle du stator est de canaliser le flux magnétique et de créer le champ


tournant statorique.
2
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

Enroulement
Carcasse usinée

3
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):
Stator avant bobinage : Stator après bobinage :

4
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

5
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

Plaque à
bornes

Plaque
signalétique

6
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

7
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

Détermination du couplage à faire pour le stator ?


Le couplage dépend :
o de la tension que peut supporter un enroulement du stator (plaque signalétique).
elle correspond à la plus petite tension indiquée sur la plaque signalétique du MAS.
c’est la tension que supporte un enroulement du stator.
o du réseau d’alimentation : Si deux tensions sont mentionnées, il s’agit des valeurs
efficaces :
-V de la tension simple v (t) et U de la tension composée u (t).
- Si une seule tension est indiquée il s’agit de la valeur efficace U de la tension
composée u (t).

8
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):
U : La valeur efficace de la tension composée u (t)
V : La valeur efficace de la tension simple v (t)
I : La valeur efficace du courant de ligne i (t)
J : La valeur efficace du courant j (t) dans un enroulement

U=V 3 I=J U=V I=J 3


9
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

Détermination du couplage à faire pour le stator ?


Le couplage étoile :

i (t)
3
u (t)
2

v (t)
v (t)

N 1 2 3

Réseau Ligne Charge

Couplage en étoile Câblage du stator

10
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):

Détermination du couplage à faire pour le stator ?


Le couplage triangle :

i (t)
3
j (t)
u (t)
u (t)

v (t)
1

Réseau Ligne Charge 1 2 3

Couplage en triangle Câblage du stator

11
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le stator (partie fixe ):
* Quels devra être le couplage des deux moteurs ci-dessous s’ils sont alimenté par le réseau
230V / 400 V ?

La tension entre phase est de 400 V


donc il devra être couplé en triangle

La tension entre phase est de 400 V


donc il devra être couplé en étoile

• Discuter la possibilité de couplage de chaque moteur dans le cas d’un réseau 380 V / 660 V ?
• Discuter la possibilité de couplage de chaque moteur dans le cas d’un réseau 220 V ?
12
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):
Selon la nature du bobinage rotor, on distingue deux grandes classes de
machines asynchrones :
• Les machines à « à cage d’écureuil » ou à rotor en court-circuit : Les
encoches rotor sont occupées par des barreaux conducteurs réunis à chaque
extrémité du circuit magnétique par deux anneaux de court circuit.

Rotor à cage d’écureuil Rotor complet


13
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):
• Les machines à bagues ou à rotor bobiné : Les tôles de ce rotor sont
munies d’encoches où sont placés des conducteurs formant des
bobinages presque toujours triphasé. On peut accéder à ces bobinages
par l’intermédiaire de trois bagues et trois balais. Ce dispositif permet
de modifier les propriétés électromécaniques du moteur.

Rotor bobiné

Le rôle du rotor est de canaliser le flux venant du stator et de créer le


champ tournant rotorique.
14
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):
Rotor en cage d ’écureuil : Rotor bobiné :

15
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):
Cage d ’écureuil en aluminium moulé

16
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):
Rotor en cage d ’écureuil :

17
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):

les 3 bagues d ’un


rotor bobiné

18
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):

Rotor bobiné :

19
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

1. Constitution :
Le rotor ( partie mobile ):

20
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

Les machines asynchrones sont surtout utilisées comme moteurs.


Plus de 80% des moteurs électriques utilisés dans l’industrie sont des moteurs
asynchrones.

Le fonctionnement moteur
21
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :
Champ tournant à 0 et 60 degrés (2 pôles)

22
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :
Champ tournant à 120 et 180 degrés (2 pôles)

degrés (2 pôles)

23
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant : Champ tournant à 240 et 300 degrés (2 pôles)

24
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :
Champ tournant à 240 et 300 degrés (2 pôles)

25
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :

26
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :
A A
C B

C B B C

A A

B C B
C

B C
A A

27
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Champ tournant :

28
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :

La présence de courants triphasés et d’un champ tournant est à l’origine d’un


couple électromagnétique. Ce couple tend, d’après la loi de Lenz à réduire la
cause qui a donné aux courants, c'est-à-dire à la rotation relative du champ
magnétique tournant par rapport au rotor. Ainsi il doit :

• Entraîner le rotor à la suite du champ tournant statorique si : Ω <= Ωs


fonctionnement en moteur asynchrone.

• Freiner le rotor si Ω >= Ωs fonctionnement en génératrice asynchrone.


Remarque :
Le couple qui apparaît dans la machine asynchrone est nul lorsque le rotor tourne
au synchronisme Er = 0 Ir = 0. Il n’ y a donc de couple qu’en dehors du
synchronisme d’où : le nom de machines asynchrones.
29
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :

Avantages :
Les moteurs asynchrones et plus particulièrement le moteur à cage
d'écureuil ont certains avantages comparativement aux moteurs à courant
continu. Parmi ces avantages citons:
Robuste
Construction simple
Peu coûteuse.
Capacité de fonctionner dans un
environnement poussiéreux et où il y a
risque d'explosion (gaz).

Inconvénients :
Commande complexe : Problème de découplage entre les 2 paramètres
de commande (le couple et le flux).

30
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Glissement du rotor par rapport au champ tournant du stator :
Les courants électriques sont induits dans
l’enroulement rotorique par le fait que, lors de sa
rotation le rotor est toujours en retard sur le champ
magnétique tournant. Ainsi, la vitesse N du rotor du
moteur asynchrone est nécessairement inférieure à la vitesse du champ
tournant Ns. Tout se passe comme s’il y avait glissement du rotor par
rapport au champ tournant :

avec :

NB : En pratique le glissement nominal reste faible (<1% pour les gros moteurs)
31
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

2. Principe de fonctionnement :
Glissement du rotor par rapport au champ tournant du stator :

32
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:

Chacune des phases statoriques peut-être assimilée à un schéma équivalent


semblable au quadripôle adopté pour l’étude du transformateur.

On suppose qu’on a un rotor bobiné ouvert, le stator alimenté par un système


de tensions triphasé équilibré de valeur efficace V10.

On peut comparer cette machine à un transformateur (transformateur à


champ tournant) à vide. La tension à vide induite dans le rotor est : V20 = k V10 où
k=N2/N1 est le rapport de transformation du transformateur.

33
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:

Si le rotor est en court-circuit et maintenu bloqué on a :

Avec :
r1 : résistance d’une phase statorique
l1 : inductance de fuite d’une phase statorique
r2 : résistance d’une phase rotorique
l2 : inductance de fuite rotorique

34
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:

soit :

Qui s’écrit aussi :

Avec :

35
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:

Schéma équivalent total par phase


avec :
V1: tension efficace simple d’alimentation
I1 : courant dans une phase statorique
I2 : courant équivalent dans une phase rotorique
r2/g : résistance équivalente du rotor
M : inductance de magnétisation.
RF : résistance équivalente aux pertes fer

36
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:


Ramenons tout au stator :

Schéma équivalent du moteur, ramené au stator

l2 r2
L2 = Rr = I r = − mI 2
m2 m2

37
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

3. Schéma équivalent du MAS:


D’où l’on déduit le schéma final simplifié : r1 ≈ 0 l1 ω ≈ 0

Schéma simplifié par phase

38
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

4. Bilan des puissances :


Puissance Puissance Puissance
électrique transmise au mécanique Puissance
absorbée : Stator rotor : Rotor totale : Roults utile :

Pa = 3UI cos ϕ Ptr = Tem.Ωs PM = Tem.Ω Pu = Tu.Ω

Pertes Pertes fer Pertes Pertes fer Pertes


pfr ∼0 mécaniques par
joule pfs joule
3 2
frottement
Pjs = RI Pjr = gPtr pm
2


PM = Tem Ω = Ptr = Ptr (1 − g )
R : résistance entre deux bornes du stator ΩS

Ptr = Pa − p js − p fs p jr + p fr = Ptr − PM = Ptr − Ptr (1 − g ) = gPtr


p c = p fs + p m pc
Tp =

39
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

4. Bilan des puissances :


Puissance Puissance Puissance
électrique transmise au mécanique Puissance
absorbée : Stator rotor : Rotor totale : Roults utile :

Pa = 3UI cos ϕ Ptr = Tem.Ωs PM = Tem.Ωr Pu = Tu.Ω

Pertes Pertes fer Pertes Pertes fer Pertes


pfr ∼0 mécaniques par
joule pfs joule
3 2
frottement
Pjs = RI Pjr = gPtr pm
2

Pu Pu
Pu = PM − p m ; Tu = ; η=
Ω Pa

Pa = Pu + p js + p jr + p c

40
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

Ptr = Pa – pertes statoriques Rr/g


A partir du schéma équivalent simplifié, on a :

Rr 2
Ptr = 3 Ir
g

PM = Tem Ω = Ptr = Ptr (1 − g )
ΩS

(1 − g ) (1 − g ) R r 2
Tem = Ptr = 3 Ir
Ω Ω g
41
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

(1 − g ) (1 − g ) R r 2
Tem = Ptr = 3 Ir (1)
Ω Ω g
Sachant que :
Ωs − Ω
g= → Ω = (1 − g )Ω s
Ωs
V1
Ir =
Rr 2
( ) + ( L2 ω) 2
g
On déduit en remplaçant dans l’équation (1):
ω Rr
3 Rr V 2
Ωs =
Tem = 1
P
=
3p 2 g
Ωs g R r 2 Tem
ω
V1
( ) + ( L2 ω) 2 R
( r ) 2 + (L 2 ω) 2
g g
42
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

Le couple utile développé par le moteur est :

pm
Tu = Tem −

En négligeant les pertes mécaniques (pm=0) on peut écrire :

Rr V12
Tu = Tem = 3* *
gΩs  Rr 2
  + (L2ω)2
g
43
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

D’où la caractéristique couple - vitesse :

Tem

Tma
x

Ωs

-
Tmax
Allure de la caractéristique couple-vitesse d’un moteur asynchrone
44
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

Remarques :

• Tem est proportionnel au V2

• Le couple est nul au synchronisme (Tem = 0 à Ω = Ωs )

• Au voisinage du synchronisme : le glissement est très faible ;


de ce fait on peut faire l’approximation : R r ff gL2ω
3V ²
L’expression du couple se simplifie : Tem = g
Ωs R r
Le couple est proportionnel au glissement.

45
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

3R r V 2 1
• Aux forts glissements : Rr p gL2ω Tem =
Ω s L22 ω2 g
Le couple est inversement proportionnel au glissement.
Il présente un maximum (couple de décrochage) lorsque sa
dérivée par rapport à g s'annule, c'est à dire (après calcul) :

Rr
g max =
L2ω

• Le couple maximal que peut développer le moteur est


indépendant de g :
3 V2 1
Tmax =
2 Ωs L2ω
46
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

5. Expression du couple :

La courbe de couple est symétrique par rapport à g.

Tem
Tmax

- gmax g
gmax

-
Tmax

47
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

6. Domaines de fonctionnement des machines asynchrones :


La caractéristique couple-vitesse du moteur asynchrone s’étend dans 3 quadrants :

V² Rr
Td = 3 * * 2
Ωs R r + (L ω)²

Q2 Q1

Pour avoir le fonctionnement


dans Q2, il suffit d’inverser l’ordre
des phases des tensions
triphasées alimentant le moteur.

Q3 Q4

Domaines de fonctionnement de la machine asynchrone


48
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

6. Domaines de fonctionnement des machines asynchrones :

Le moteur asynchrone développe des couples de freinage dans les cas suivants :
• Quand la charge devient entraînante (exemple: phase de descente dans les
applications de levage). Le moteur développe un couple de freinage, si la
vitesse dépasse celle du synchronisme. C’est le freinage hypersynchrone.
• Quand on inverse 2 phases des tensions statoriques: C’est le freinage en contre
courant.
• Quand on alimente deux phases statoriques en courant continu, on crée un flux
statorique fixe qui freine le rotor de la machine : C’est le freinage par injection
de courant continu. L’inconvénient majeur de ce type de freinage est la
nécessité d’utiliser un équipement supplémentaire (une alimentation de
courant continu).

49
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :

Principe : modifier la caractéristique Tem (Ω)


Les différents paramètres possibles pour faire varier la vitesse se
résument dans la relation suivante :

60 (1 − g)
N = (1−g)*Ns = (1−g)* *fs N = 60 * * fs
p p

avec N : vitesse de la machine (tr/min)


g : glissement
p : nombre de paires de pôles
fs : fréquence d’alimentation

50
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


Grandeurs de réglage accessibles:
Vs,Is,fs Vs,Is,fs
- variation de Rr
- extraction de la
puissance Pr
moteur à cage Rotor bobiné

On agit donc sur : Vs, Is, fs, Rr et Pr.


Il en découle les techniques suivantes:
i) Variation de Vs à fréquence fixe
ii) Variation de Rr à Vs et fs fixes
iii) Variation de fs avec réglage de Vs
iv) Variation de la puissance extraite au rotor Pr à Vs et Is fixes
v) Variation de fs avec réglage de Is.
51
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :

1. Action sur le nombre de paires de pôles :


Ce procédé ne permet que l’obtention de vitesses discrètes.

(1 − g ) p est un nombre entier.


N = 60 fs Les différentes vitesses seront des multiples.
p

On parle de variation par couplage de pôles

Dans la pratique on limite la variation à deux vitesses (PV et GV)


GV
2 technologies sont utilisées suivant le rapport :
PV
- rapport quelconque : stator à enroulements séparés
- rapport = 2 : stator composé de 6 demi-bobines
52
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :
a. Variation de vitesse par réglage de tension Vs (fs fixe) :
Le principe est illustré par la figure suivante. La plage de variation de vitesse est
limitée pour des raisons de stabilité, et que cette diminution de vitesse se fait
par augmentation du glissement donc des pertes joules rotorique.

53
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :

a. Variation de vitesse par réglage de tension Vs (fs fixe) :


Avantages de cette technique :
Façon simple et économique de faire varier la vitesse d'une MAS.

Applications :
Les charges dont la caractéristique est de type Tr = KNn, telles que: les
ventilateurs, les pompes et les outils électriques de petite puissance.

Convertisseurs utilisés :
Gradateurs à thyristors où la tension statorique est ajustée en agissant sur
l'angle d’amorçage.

54
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :
b. Variation de vitesse par réglage de Rr à Vs et fs fixes :
Cette commande est applicable pour le moteur à rotor bobiné pour la simple raison
que son rotor est bien sûr accessible contrairement à celui d’un moteur à cage
d’écureuil.
Le principe de cette action est illustré par la figure suivante :

55
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :
b. Variation de vitesse par réglage de Rr à Vs et fs fixes :

Avantages de cette technique :


Façon simple et économique de faire varier la vitesse d’une
machine asynchrone

Applications :
Cas où le rendement est secondaire.
Levage, grue et pont roulant.
Cas où un couple de démarrage élevé est requis.
Applications manuelles.
56
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :
b. Variation de vitesse par réglage de Rr à Vs et fs fixes :
Convertisseurs utilisés :
1. Rhéostat commandé manuellement :

MAS

Commande par rhéostat manuel


2. Variation électronique de Rr
L
i

K R V(t)

Commande par résistance électronique


57
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


2. Action sur le glissement :
b. Variation de vitesse par réglage de Rr à Vs et fs fixes :
3. Variation par extraction de la puissance du rotor

redresseur onduleur
Er
V's Vs
Ud U'd

réseau
3φ V's
α m=
Vs
Schéma de principe de la cascade hyposynchrone
58
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


3. Action sur la fréquence :
a. Variation de vitesse par action sur la fréquence seule :
Pour différentes fréquences, la courbe du couple se déforme comme
indiqué sur la figure suivante :

Tr

Caractéristique couple/vitesse en fonction de la fréquence à V=cte


59
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


3. Action sur la fréquence :
a. Variation de vitesse par action sur la fréquence seule :
A tension donnée V, on distingue 2 remarques :
V
Pour f1 < f2, le flux, donné par la relation Φ = k , augmente
f
Il y a donc risque de saturation et de surintensité. On ne peut pas utiliser
cette méthode jusqu’à la vitesse nulle.

Pour f3 > f2, le couple maximal décroît, il y a donc risque de décrochage


du moteur à partir d’une certaine valeur de la fréquence.
Ce dernier type fonctionnement est qualifié de fonctionnement à puissance
constante. En effet, on a : P = TemN = cste

60
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


3. Action sur la fréquence :
b. Variation de vitesse par réglage de la tension et de la fréquence :

A flux constant, c’est-à-dire en faisant varier la tension


d’alimentation V proportionnellement à la fréquence
d’alimentation f, la relation “couple/vitesse” du moteur asynchrone
se translate avec la fréquence.

Il est possible de fonctionner à couple constant (par exemple, le


couple maximal), à toutes les vitesses, y compris le démarrage.

61
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


3. Action sur la fréquence :
b. Variation de vitesse par réglage de la tension et de la fréquence :

Caractéristique couple/vitesse en fonction de la fréquence à flux constant.


Ce fonctionnement est qualifié de fonctionnement à couple constant. En effet
on a : Tem = k.I.Φ = cste
62
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :


3. Action sur la fréquence :
b. Variation de vitesse par réglage de la tension et de la fréquence :

On utilise la plupart du temps une loi V/f = constante pour faire varier la
vitesse, tout au moins pour les vitesses inférieures à la vitesse nominale du
moteur.

Fonctionnement à fréquence variable


63
Chapitre 2 : La machine asynchrone (MAS)

7. Techniques de variation de vitesse du moteur asynchrone :

Application : Variateur électronique de vitesse pour pompage de l’eau

Remarque : réduction de 20% du débit Entraine économie de 50%.


P=0,[Link]
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Chapitre 4

Les machines synchrones

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :

Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse


de rotation de l’arbre de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ
tournant. Ω = Ωs = w/p
La machine synchrone est constituée :
d’un Stator (induit) qui est un circuit magnétique circulaire encoché.
Un bobinage triphasé (Y) est placé dans les encoches. C’est la partie fixe.
fixe.
d’un Rotor (inducteur) qui est également un circuit magnétique
circulaire. C’est la partie mobile
mobile..
Symbole :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :

On distingue entre deux type de rotor :


Rotor bobiné qui porte un seul enroulement continu multi-polaire
placé dans des encoches au rotor. Dans ce cas, le rotor soit est à pôles
lisses ou à pôles saillants.
Rotor à aimants permanents
permanents.
Rotor à pôles lisses : pour les machines Rotor à pôles saillants : pour les
de grandes vitesses (de 1500 à 3000 tr/min) machines de petites vitesses.

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :
Rotor à pôles saillants :

Rotor à pôles lisses : Rotor à aimants permanents

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :
Types d’excitation du rotor :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :
Types d’excitation du rotor :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :
Types d’excitation du rotor :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :

Le stator (l'induit) c'est un bobinage triphasé, généralement couplé en étoile.

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

1. Constitution :

Montage du rotor au stator :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

2. Machine Synchrone en fonctionnement alternateur :


Fonctionnement à vide d’un alternateur :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

2. Machine Synchrone en fonctionnement alternateur :


Fonctionnement à vide d’un alternateur :

Le point de fonctionnement se trouve généralement entre A


et B (Coude de saturation).
En effet sous A, la machine serait sous-exploitée et
Au-delà de B, la machine est saturée (augmentation des
pertes) et le réglage de la Fem devient délicat
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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

2. Machine Synchrone en fonctionnement alternateur :


Fonctionnement en charge d’un alternateur :

Charge triphasée aux bornes de l’alternateur

Système de courants triphasés dans les enroulements statoriques

Champ supplémentaire, tournant à la même vitesse que celui généré par le rotor et se
superposant à ce dernier

Modification du flux utile, donc la valeur de la f.é.m. induite, Réaction


magnétique d'induit

La façon la plus simple de rendre compte du fonctionnement en charge d'un générateur


alternatif est de l'assimiler à une source de f.é.m. E ayant une impédance interne R+jX :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

2. Machine Synchrone en fonctionnement alternateur :


Fonctionnement en charge d’un alternateur :

Diagramme de Behn Eschenburg :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

3. Machine Synchrone en fonctionnement moteur :

Fonctionnement en moteur :

Considérons une machine synchrone couplée au réseau. Elle peut fonctionner en


alternateur ou en moteur suivant la nature du couple sur son arbre.

Si le couple est résistant, la machine prend l’énergie au réseau et développe un couple


moteur opposé au couple résistant. C’est un fonctionnement moteur. En adoptant la
convention « récepteur », le schéma équivalent sera :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

4. Bilan de puissance et rendement :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

4. Bilan de puissance et rendement :

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Chapitre : La Machine Synchrone (MS)

5. Application :

La production de l'énergie électrique se fait avec des alternateurs de grandes


puissances (MW) :
Turboalternateurs de centrales thermiques (à pôles lisses : p = 2 ou 1)
Hydroalternateurs de barrages hydrauliques (à pôles saillants : p >> 1)
Pour avoir f = 50 Hz :
- turboalternateur (p = 2) à 1500 tr/min
- hydroalternateur (p = 40) à 75 tr/min
Moteur synchrone autopiloté
dans les bogies de trames.

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