Riz News
Riz News
Promoteurs :
OUATTARA Zanga Fousséni
YEO Yéfoungnigué Abraham
Mme TIENE Nawa
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TABLES DES MATIERES
LISTE DES TABLEAUX............................................................................................................................. 3
RESUME...................................................................................................................................................... 4
1. PRÉSENTATION DU PROJET.......................................................................................................... 5
2. ANALYSE DE MARCHÉ.................................................................................................................... 7
3. ÉTUDE TECHNIQUE......................................................................................................................... 9
4. ÉTUDE FINANCIÈRE...................................................................................................................... 11
5. INDICATEURS DE RENTABILITE.................................................................................................21
CONCLUSION............................................................................................................................................. 22
ANNEXES.................................................................................................................................................. 23
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LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : planification des activités.........................................................................................9
Tableau 2 : Budget d’investissement........................................................................................11
Tableau 3 : Échéancier des investissements.............................................................................11
Tableau 4 : Échéancier d’amortissement..................................................................................12
Tableau 5 : Coût de la matière première (Riz paddy)...............................................................13
Tableau 6 : Consommations intermédiaires..............................................................................14
Tableau 7 : Coût de la main d’œuvre........................................................................................15
Tableau 8 : Chiffre d’affaire.....................................................................................................16
Tableau 9 : Solde de gestion.....................................................................................................17
Tableau 10 : Besoin en fond de roulement...............................................................................18
Tableau 11 : Schéma de financement.......................................................................................18
Tableau 12 : Trésorerie avant schéma de financement.............................................................19
Tableau 13 : Remboursement de l’emprunt..............................................................................19
Tableau 14 : Incidence du financement sur le Cash flow (CAF)..............................................20
Tableau 15 : Trésorerie avec schéma de financement..............................................................20
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RESUME
Le projet ci-dessous présenté s’inscrit d’une part dans le cadre de la mise en œuvre de la
politique d’auto emplois des jeunes promu par le gouvernement actuel et d’autre part dans un
souci d’autosuffisance alimentaire car la Côte d’Ivoire est déficitaire à 50 % de sa
consommation en riz. Se faisant nous avons procéder à des recherches documentaires et à des
enquêtes sur le terrain afin d’avoir toutes les informations nécessaires à la réalisation d’un
projet d’entreprenariat en ce qui concerne le blanchissement du riz paddy.
Les besoins en financement s’élèvent à 59 274 167 F CFA avec un taux de rentabilité
interne de 150 %. La principale source de financement est un emprunt sollicité auprès du
Fonds National de Solidarité (FNS) ou d’une banque commerciale et le remboursement de la
dette sera effectif au bout de 4 exercices comptables avec un taux d’intérêt de 13 %.
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1. Présentation du projet
Le projet ainsi élaboré dans ce document consiste en la mise en place d’une unité
moderne de décorticage de riz. A la différence des décortiqueuses ordinaires, la Micro-
rizerie CTNM20C est dotée d’un système de tri qui permet de fournir un riz propre. Il s’agira
pour nous d’acheter du riz paddy aux producteurs de riz, de le blanchir en industrie et enfin le
commercialiser auprès de grossistes et détaillants.
En effet, les études de compétitivité que nous avons menées à AfricaRice, ont révélé que la
qualité de riz blanc local est son seul défaut. Les caractéristiques de notre décortiqueuse sont
les suivantes.
1.2. Promoteurs
Les deux ingénieurs ont effectué leurs stages au centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice)
sur la compétitivité du riz et du maïs en Côte d'Ivoire par rapport aux importations. Ils ont été
supervisés par l’Office National pour le Développement de la Riziculture (ONDR) en
collaboration avec le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA).
Nous soulignons également d’autres informations additionnelles à notre égard dans nos
curriculum vitae (cf. annexe 1).
L’urbanisation de la Côte d’Ivoire s’est faite à un rythme élevé, passant de 3 ruraux pour 1
urbain en 1965, à 1,5 rural pour 1 urbain en 1995. Rien ne semble limiter, dans un avenir
proche cette tendance lourde à l’urbanisation et l’on prévoit à l’horizon 2015 que le pays
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comptera plus d’urbains que de ruraux. Cette urbanisation rapide s’est accompagnée d’un
changement des habitudes alimentaires des citadins qui pour des raisons de commodité
(rapidité de cuisson) mais aussi pendant longtemps pour des raisons de bas prix d’achat du riz
ont adopté dans leur très grande majorité cette céréale comme denrée alimentaire de base.
La production nationale, d’environ 800 000 tonnes de riz blanchi en 2010, ne permet de
satisfaire actuellement que 50% des besoins de la consommation intérieure estimée à
1 600 000 tonnes de riz blanchi. Pour combler ce déficit, la Côte-d’Ivoire a recours à des
importations massives qui se sont chiffrées à 919 081 tonnes de riz blanchi en 2009 pour une
valeur de 234 milliards de F CFA. La majeure partie de ce riz importé provient
principalement des pays asiatiques dont la Thaïlande (45 % des importations en 2009) et le
Viêt-Nam (23 %). Viennent ensuite le Pakistan et la Birmanie.
Par ailleurs, suite à la hausse vertigineuse des cours du riz sur le marché mondial au cours
du premier trimestre 2008 et une augmentation significative du prix au consommateur au plan
national (le kilogramme du riz de grande consommation est passé de 240 F CFA en janvier
2008 à 400 FCFA en fin mars 2008), le gouvernement a mis en place une stratégie de relance
durable de la riziculture. L’objectif général de cette stratégie est de contribuer à la sécurité et à
l’autosuffisance alimentaire afin de couvrir à l’horizon 2016, les 100 % des besoins de la
consommation en riz par un accroissement de la production annuelle de 200 000 tonnes sur 5
années.
L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par la mise en place d’unités industrielles
performantes en aval de la production de paddy. C’est dans ce contexte que s’inscrit notre
projet.
En outre, il contribuera à fournir des emplois directs aux trois promoteurs ainsi qu’aux
autres employés que l’entreprise compte employés, mais également des emplois indirects aux
fournisseurs de matières premières (agriculteurs) et d’emballages.
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1.5. Localisation du projet
De plus, la plupart des décortiqueuses de riz présentes dans ladite région sont des moulins
traditionnels et ne permettent pas d’obtenir la qualité de riz blanchi demandée par les
populations ivoiriennes. L’acquisition d’unités de décorticage modernes, performantes et
notre détermination nous permettront d’offrir aux consommateurs un riz local de très bonne
qualité.
Enfin, la production de paddy de la localité suffit de très loin à pourvoir aux besoins en
matière première de la microrizerie.
2. Analyse de marché
Les enquêtes menées lors de l’étude sur l’analyse de la compétitivité ont révélé que 67 % des
ivoiriens préfèrent le goût du riz local. Mais ils consomment le riz importé à cause de ce qu’il
est facile à cuisiner (propre, dépourvu d’impuretés, etc.)
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Le projet prévoit créer un label propre au riz qu’il produit. Des séances de publicité sont
envisagées pour faire connaitre le produit et faciliter sa commercialisation. Pour les marchés
d’Abidjan et Bouaké, des commerçants grossistes sont contactés pour la distribution du riz.
Le marché du riz en Côte d'Ivoire est similaire à celui des biens divers. Pour ce type de
marché les biens sont stockés dans les boutiques et les clients s’y rendent pur les achats.
Compte tenu de l’importance des quantités de riz importées, le prix du riz sur le marché
évolue selon celui du riz importé.
Les acheteurs sont en générale les chefs de familles, surtout à la fin du mois, des sacs de 25 ou
50 KG. On a aussi les ménagères qui achètent au kilogramme lorsqu’elles vont faire le
marché. Les consommateurs sont toutes les familles c'est-à-dire toute la population.
2.3. Concurrents
La concurrence dans le décorticage de riz dans la région sont des détenteurs de moulins c’est-
à-dire des décortiqueuses ordinaires qui n’ont pas la capacité de tri et de calibrage du riz.
Nous avons seulement une décortiqueuse du même type installée au quartier Dioulabougou.
Aussi aucun de ces acteurs n’a jusqu’alors créer un label de riz qui fait l’objet de spécificité
dans le riz local. Pour notre part, nous comptons créer un une qualité de riz, lui donner un
nom et faire sa promotion.
L’une des contraintes du marché est la saison double de culture. L’un des moyens de
contourner cette contrainte est la capacité de réaliser des stocks de saison exploitables pendant
toute l’année. Aussi les grands projets d’aménagement des bas-fonds prônés par l’ONDR
concours à palier cette difficulté.
Le projet s’inscrit dans la logique de la lutte pour l’autosuffisance en riz prônée par le
gouvernement ivoirienne. En effet, le projet vient soutenir la production de riz par le
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blanchissement de celui-ci. Le projet pourra également stimuler la production par
l’augmentation du revenu aux producteurs.
La population de la région des lacs s’élève à 677 812 habitants dont 36 % est concentré dans
le département de Yamoussoukro. Le transfert de la capitale promet une augmentation du
pouvoir d’achat de la population et un accroissement des besoins en riz. De plus le riz occupe
une place de choix dans l’alimentation des populations ivoiriennes en générale et celles de
Yamoussoukro en particulier. La ville de Yamoussoukro étant situé au centre de la Côte
d'Ivoire, il facilite la distribution du riz partout en Côte d'Ivoire.
Comme politique commerciale, nous procéderons par l’énumération de tous les grossistes et
demi-grossistes de la région qui seront nos clients privilégiés. Une carte de fidélité leurs sera
délivrée et des réductions proportionnelles au niveau de fidélité de chaque client lui sera
accordé. De plus, des magasins de distribution seront dressés dans les sous-préfectures pour
permettre un accès facile au riz de qualité que nous produirons. Des projets d’agrandissement
seront élaborés en vue d’agrandir l’entreprise et couvrir toute la Côte d'Ivoire. La
commercialisation du riz blanchi sera coordonnée par l’Ingénieur Agroéconomiste.
3. Étude technique
3.1. Calendrier de mise en œuvre
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3.2. Approvisionnement en matière première (riz paddy)
La région des lacs produit 76 000 tonnes de riz paddy par an. Compte tenu des nombreux bas-
fonds non encore exploités aujourd’hui, la production pourrait s’accroitre dans le futur.
Compte tenu des capacités de l’unité de transformation, 0,68 % de la production régionale
seulement suffira pour le fonctionnement annuel de l’entreprise. Pour le début des activités,
nous aurons besoin de 520 tonnes par mois, soit 0.07 % de la production. Dans un premier
temps, les contrats d’approvisionnement seront signés avec les acheteurs pour approvisionner
l’unité de décorticage. Ces contrats seront progressivement remplacés par une collaboration
directe avec les paysans. Cette dernière mesure nous permettra de contrôler les variétés et la
qualité de riz à décortiquer. L’approvisionnement de l’entreprise matière première sera
coordonné par M. OUATTARA Zanga Ingénieur Agroéconomiste.
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4. Étude Financière
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4.1.2. Amortissement
Le type d’amortissement choisi est l’amortissement linéaire. L’amortissement revient à environ 3 600 000 F par an. Le tableau des
amortissements se présente comme suit :
Tableau 4 : Échéancier d’amortissement
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4.2. Dépenses d’exploitation
4.2.1. Consommations intermédiaires
Les tableaux suivant présentent les dépenses nécessaires (Consommations Intermédiaires) à la transformation du riz paddy. En ce qui concerne
l’achat de matières premières, initialement (Année 2012), nous démarrerons par 3 000 tonnes de paddy par jour sur une capacité journalière de
20 000 tonnes de la décortiqueuse. Cette quantité de paddy sera progressivement augmentée au cours des années futures. Le riz paddy est acheté
à 150 FCFA le Kg.
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Outre la matière première, l’entreprise a besoin entre autre d’électricité, d’emballages, de communication et de frais de transport.
Coût Mensuel Coût Annuel Coût Annuel Coût Annuel Coût Annuel
Désignation Quantité
2012 2012 2013 2014 2014
Achat de Paddy 9 9 900 000 89 100 000 178 200 000 297 000 000 445 500 000
Frais d'entretien Machine 12 25 000 300 000 300 000 300 000 300 000
Coût électricité 12 75 000 900 000 900 000 900 000 900 000
Coût téléphone 12 10 000 120 000 120 000 120 000 120 000
Coût eau 12 10 000 120 000 120 000 120 000 120 000
Transport 12 120 000 1 440 000 1 440 000 1 440 000 1 440 000
Coût des emballages 12 500 000 6 000 000 6 000 000 6 000 000 6 000 000
Coût de la publicité 12 50 000 600 000 600 000 600 000 600 000
TOTAL 10 690 000 98 580 000 187 680 000 306 480 000 454 980 000
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4.2.2. Main d’œuvre
La main d’œuvre nécessaire pour le fonctionnement de l’entreprise est repartie comme suite. Les trois promoteurs sont embauchés de
l’entreprise. L’Administration de l’entreprise est assurée par M. YEO Yéfoungnigué Abraham Ingénieur Agroéconomiste. M. OUATTARA
Zanga Fousséni Ingénieur Agroéconomiste est le responsable de l’achat de la matière première et de la vente du produit fini. La comptabilité de
par Mme TIENE Nawa. Les autres travailleurs de l’entreprise seront recrutés selon le profil de chacun. Le tableau ci-après présente le coup de
cette main d’œuvre :
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4.3. Recettes de l’entreprise
Les recettes de l’entreprise proviennent de la vente du riz blanchi par l’unité de décorticage.
Des données collectées à l’Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers et des
enquêtes sur le terrain ont montré que le prix du riz local était en moyenne de 350 F/kg en
gros. Les recettes sont dressées dans le tableau suivant :
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4.4. Compte d’exploitation prévisionnel
Le compte d’exploitation montre que l’entreprise réalise un résultat net de plus 16 000 000 F
CFA la première année. Il passe à 54 000 000 F dès la seconde année. Cela est du au fait que
nous comptons doubler la production en passant de 3 000 kg de paddy par jour à 6 000 kg.
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4.5. Besoin en fond de roulement
N’ayant pas les ressources nécessaires pour le financement de son activité, nous avons recours
à un mode de financement auprès du Fonds National de Solidarité (FNS). Notre besoin en
financement est constitué de l’investissement initial (35 227 500 F) et de deux mois de fonds
de roulement dont 21 380 000 F en consommations intermédiaires (Matières premières et
autres) et 2 666 667 F en main d’œuvre. L’ensemble s’élève à près de 60 000 000 F CFA.
Tableau 11 : Schéma de financement
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4.7. Flux de trésorerie avant schéma de financement
Le taux d’intérêt utilisé est 13 %. Toutefois, nous nous soumettrons au taux exigé par la
banque conforment aux exigences du fonds national de solidarité.
L’annuité correspond à la somme payée chaque année par le débiteur en remboursement d’un
emprunt. Elle se décompose en deux parties : la fraction du capital remboursé (amortissement
financier) et les intérêts payés sur le capital restant dû en fin de période. Les annuités sont
généralement payées en fin de période. Le mode de remboursement utilisé est le
remboursement à annuité constante.
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4.9. Incidence du financement de l’emprunt sur la CAF
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5. INDICATEURS DE RENTABILITE
5.1. Valeur Actuelle Nette (VAN)
La VAN est la différence entre les cash-flows actualisés sur la durée de vie du projet et
le capital investi.
Avec
CAutoFinancement : la capacité d'autofinancement obtenue,
t le taux d'actualisation,
p le numéro de l'annuité,
N le nombre total d'annuités,
I le coût de l’investissement initial,
CAutoFinancement Actualisé la capacité d'autofinancement obtenue actualisée.
La Valeur Actuelle Nette étant positive alors le projet peut être financé.
On appelle Taux de Rentabilité Interne (TRI) d’un projet, le taux pour lequel la valeur
actuelle nette est nulle. Le TRI peut être interprété comme le taux d’intérêt maximal que le
projet pourrait supporter en équilibrant ses comptes si tous les investissements étaient
couverts par un emprunt.
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Selon le critère du TRI, un projet, pour être rentable, doit avoir un taux de rentabilité interne
supérieur au coût des capitaux (intérêt des emprunts). Tout projet dont le TRI est inférieur au
taux d’intérêt des emprunts est rejeté.
Le taux de rentabilité interne est calculé à partir du plan de trésorerie. Il indique une valeur de
150 % sur 4 ans. Ce taux est largement supérieur au taux d’intérêt bancaire ; d’où la
rentabilité du projet.
CONCLUSION
Au terme de cette étude, il en ressort que les données environnementales tant technique que
socio-économiques, sont favorables à la mise en place du projet.
Aussi soulignons-nous que, les promoteurs ayant des connaissances dans le domaine, la mise
à exécution du projet sera aisée.
Les analyses financière ont montré que le projet, d’un coût global d’environ 60 000 000 F
CFA et avec un taux d’emprunt de 13 % est rentable avec un taux de rentabilité interne de
150 %.
Enfin, Le projet pourra fournir 8 emplois dont les trois promoteurs dudit projet.
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Annexes
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Annexe 1 : CV OUATTARA ZANGA FOUSSENI
Annexe 2 : CV YEO YEFOUNGNIGUE ABRAHAM
Annexe 3 : CV TIENE MAWA
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