Mécanique des Fluides – Fasicule de Travaux Dirigés
Benoît Trouette
Bât. Lavoisier, Bureau L31
[email protected]
version du 22 janvier 2021
Table des matières
1 Cinématique des fluides 2
1.1 Mouvement circulaire uniforme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Mouvement d’un fluide au sein d’une machine tournante . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Ecoulement cisaillé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Jet oscillant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Impact plaque (Partiel 2019) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.6 Conduite à distorsion (Partiel 2020) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Équation de continuité 6
2.1 Équation de continuité et couche limite dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Équation de continuité en coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Équation de continuité pour un gaz compressible . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 Théorème de Bernoulli en fluide parfait 8
3.1 Base de Frenet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Passage dans un venturi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.3 Hauteur jet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.4 Vitesse d’écoulement avec un manomètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.5 Siphon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4 Théorème de Bernoulli généralisé 11
4.1 Calcul d’une perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.2 Théorème de Bernoulli généralisé avec pompe et turbine . . . . . . . . . . . . . 11
4.3 Utilisation du diagramme de Moody . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1
1 Cinématique des fluides
Mémo
Lignes de courant
Ce sont les courbes tangentes au vecteur vitesse en tout point de l’écoulement en un instant t
~ du point M (~x, t) = M (x, y, z, t) s’écrit
fixé. Le déplacement dM
~ = C~v (M, tf ixe ) dx dy dz
dM ⇒ = = (1.1)
vx (M, tf ixe ) vy (M, tf ixe ) vz (M, tf ixe )
Remarque : les lignes de courant correspondent aux trajectoires pour un écoulement stationnaire
(dont les variables marcroscopiques ne dépendent pas du temps).
Trajectoires
Elles sont définies par l’ensemble des positions succéssives d’une même particule fluide au cours
du temps. Le déplacement dM ~ au cours de l’intervalle de temps dt s’écrit
dx
= vx (M, t)
dt
~
~ = ~v (M, t)dt ⇒ dM = ~v (~x, t) ⇒ dy
dM = vy (M, t) (1.2)
dt
dt
dz = vz (M, t)
dt
1.1 Mouvement circulaire uniforme
Soit dans l’espace à deux dimensions repréré par les axes orthogonaux (0, ~ex , ~ey ) les équations
paramétiques des trajectoires des particules P :
x = x(x0 , y0 , t) = a(cos(t) − sin(t))
(1.3)
y = y(x0 , y0 , t) = a(cos(t) + sin(t))
où x0 , y0 et t sont les variables indépendantes de Lagrange et a une constante réelle positive
telle que a ∈ [0, ∞[.
1. Déterminer les positions initiales des particules (t = 0).
2. Donner l’équation des trajectoires
3. On désire passer à la description Eulérienne du mouvement en exprimant le champ des vi-
tesses. Calculer les composantes vx (x, y, t) et vy (x, y, t) du vecteur vitesse. Quelle réflexion
peut-on faire sur le mouvement ?
√ √ √
4. Dessiner les vecteurs vitesses aux points de coordonnées (a 2, 0), (0, a 2), (−a 2, 0), et
√
(0, −a 2). En déduire la forme des lignes de courant. Comparer avec les trajectoires et
expliquer le résultat.
1.2 Mouvement d’un fluide au sein d’une machine tournante
Un type de machine tournante peut être schématisé de la manière suivante :
2
— Dans chaque section droite perpendiculaire à l’axe de rotation de la machine, un fluide
de masse volumique constante est injecté axialement. Le débit volumique par unité de
longueur d’axe est constant et égal à Qv .
— Dans chaque section, l’écoulement, plan, est canalisé par des parois de faible encombre-
ment, disposées radialement et relativement rapprochées les unes des autres.
— Aux extrémités de chaque filet fluide les parois sont munies de déflecteurs (cf. figure) dont
d’existence permet de communiquer à l’appareil un mouvement de rotation qui, en régime
permanent, a une vitesse de rotation ω.
1. Calculer la vitesse du fluide par rapport au éléments mobiles de la machine, à une distance
r de l’axe de rotation.
2. Donner la trajectoire des particules fluides,
— dans un repère R0 lié aux éléments mobiles
— dans un repère fixe R
3. Donner les lignes de courant dans les deux repères.
1.3 Ecoulement cisaillé
1. Déterminer les trajectoires du mouvement défini par ~v :
y
vx = x + λ
vy = −λx − y (1.4)
vz = 0
2. Calculer la vitesse et l’accélération en description Lagrangienne
3. Trouver les particules qui restent immobiles.
1.4 Jet oscillant
La vitesse issue d’une fente oscillant transversalement selon l’axe ~ex (Fig. 1) s’écrit
y
~u = u0 sin ω t − ~ex + v0~ey (1.5)
v0
avec u0 et v0 constants.
1. Déterminer les lignes de courant passant à l’origine à t = 0 et t = π/(2ω).
2. Déterminer les trajectoires des particules émises à l’origine aux instants t = 0 et t =
π/(2ω).
3. En s’appuyant sur les trajectoires issues de l’origine à différents instants, représenter une
ligne d’émission et comparer avec la figure 1(d).
1.5 Impact plaque (Partiel 2019)
On considère l’écoulement bidimensionnel (dans le plan (O, x, y)) d’un fluide de masse volu-
mique constante. En variables d’Euler, les composantes du vecteur vitesse dans le système de
3
Figure 1 – Jet oscillant, représentation des lignes de courant, des trajectoires et des lignes
d’émissions.
coordonnées cartésiennes sont données par :
( (
vx = kx − ∞ < x < ∞,
~v = vx ~ex + vy ~ey , avec pour (1.6)
vy = −ky y≥0
avec k une constante positive.
1. Cet écoulement est-il stationnaire ? Justifiez.
2. Cet écoulement est-il isovolume ? Justifiez.
3. A partir du champ de vitesse Eulerien (Eq. (1.7)), donner l’expression de l’accélération
verticale ay sur l’axe Oy (soit en x = 0).
4. Donner l’équation différentielle que satisfont les lignes de courant.
5. Donner l’équation des lignes de courant dans le plan (O, x, y).
6. Montrer que l’axe horizontal Ox est une ligne de courant.
7. Tracer les lignes de courant.
On considère la particule fluide se trouvant sur l’axe Oy au point M 0 = (x = x0 = 0, y = y 0 > 0)
au temps t = 0. Pour des temps t > 0, la particule se trouve toujours sur l’axe Oy.
8. Donner l’équation y = y(t) de sa trajectoire.
9. Montrer que la particule atteint le point (x, y) = (0, 0) quand t → ∞.
10. A partir de la trajectoire déterminée à la question précédente, donner l’accélération de la
particule le long de l’axe Oy et la comparer à celle obtenue en question 3. Commentez.
1.6 Conduite à distorsion (Partiel 2020)
On considère l’écoulement tridimensionnel (dans le repère (O, x, y, z)) d’un fluide de masse
volumique constante. En variables d’Euler, les composantes du vecteur vitesse dans le système
de coordonnées cartésiennes sont données par :
vx = U0
~v = vx ~ex + vy ~ey , +vz ~ez , avec vy = αU0 y (1.7)
vz = −αU0 z
1. Cet écoulement est-il stationnaire ? Justifiez.
2. Cet écoulement est-il isovolume ? Justifiez.
4
Figure 2 – Ecoulement dans une conduite distordue.
3. A partir du champ de vitesse Eulerien (Eq. (1.7)), et sans passer par l’équation des
trajectoires, donner l’expression de l’accélération horizontale ay (x, y, z) dans le plan
z = 0.
4. Donner le jeu d’équations différentielles que satisfont les trajectoires.
5. Donner, en coordonnées de Lagrange, l’équation des trajectoires dans le repère (O, x, y, z).
6. Donner l’équation des lignes de courant dans le plan (O, x, y, z = 0)
7. Tracer les lignes de courant dans le plan (O, x, y, z = 0)
8. On considère la particule fluide se trouvant sur l’axe Oy au point M0 = (x, y, z) =
(x0 , y0 , 0) au temps t = 0. A partir de la trajectoire déterminée à la question 5, donner
l’accélération de la particule issue du point M0 et comparer la à celle obtenue en question 3.
Commentez.
5
2 Équation de continuité
Mémo
dρ
+ ρ div(V~ ) = ~0
dt
∂ρ ~ ~
+ V · grad ρ + ρ div(V~ ) = ~0 (2.1)
∂t
∂ρ
+ div(ρV~ ) = ~0
∂t
2.1 Équation de continuité et couche limite dynamique
Soit une paroi plane 1D parallèle à l’axe des x dans un repère cartésien (O, x, y). Un fluide
incompressible circule à la vitesse U∞ , dans la direction x, loin de la paroi. Le long de la paroi,
une couche limite laminaire d’épaisseur δ(x) selon y se développe (Fig. 3). Dans cette couche, on
considère que la composante de vitesse u selon x varie approximativement de manière linéaire
de u = 0 en y = 0 à u = U∞ en y = δ(x). On montre alors que le profil de vitesse selon x peut
√
s’écrire : u = CU∞ y/ x, où C est une constante.
1. Montrer que la composante de vitesse selon y est alors donnée par : v = uy/4x.
2. Evaluer le rapport u/v au point M 0 de coordonnées x0 = 0, 5 m et y 0 = 5 mm, en
supposant que M 0 se trouve dans la couche limite.
~ey
u = U∞ u = U∞
δ(x)
~ex
u=0
Figure 3 – Illustration de la couche limite dynamique
2.2 Équation de continuité en coordonnées polaires
Soient vr et vθ les deux composantes dans une base polaire du champ de vitesse d’un écoulement
2D incompressible. Quelle doit être, en fonction des coordonnées polaires r et θ, la forme générale
de vr et vθ pour :
1. un écoulement purement circulaire : vr = 0 et vθ = vθ (r, θ) ;
2. un écoulement purement radial : vr = vr (r, θ) et vθ = 0 ;
3. un écoulement dont la composante radiale est vr = 2r + 3r2 sin θ.
On rappelle qu’en coordonnées polaires (r, θ), la divergence de ~v est :
1 ∂ 1 ∂vθ
div~v = (rvr ) + (2.2)
r ∂r r ∂θ
6
2.3 Équation de continuité pour un gaz compressible
Un piston comprime un gaz dans un cylindre en se déplaçant à une vitesse V0 constante (Fig. 4).
Soient ρ0 la masse volumique initiale du gaz et L0 la longueur initiale du volume du cylindre
contenant le gaz. On suppose également qu’à chaque instant la vitesse moyenne du gaz varie
linéairement de u = V0 , sur la face du piston de coordonnée x = 0, à u = 0, sur le fond du
cylindre de coordonnée x = L(t). Si on suppose que la densité ρ du gaz ne varie qu’avec le
temps, trouver l’expression de ρ(t).
V0 ρ0 t=0
0 L0 x
V0 ρ > ρ0 t>0
0 x
L(t)
Figure 4 – Compression d’un gaz
7
3 Théorème de Bernoulli en fluide parfait
— Dans tous les exercices de cette section, les écoulements sont supposés stationnaires et
incompressibles, les fluides sont parfaits et les seules forces de volumes sont les forces de
gravité.
— Lorsque, dans un écoulement, les lignes de courant sont parallèles, la répartition de pres-
sion est hydrostatique (p+ρgz = cste) dans la direction orthogonale aux lignes de courant.
Mémo
1
p + ρV 2 + ρgz = cste (3.1)
2
3.1 Base de Frenet
Écrivez le principe fondamental de la dynamique dans le repère de Frenet (Fig 5) afin de vérifier
Figure 5 – Représentation de la base directe de Frenet (~eτ , ~en , −~ez ) au point M d’une trajec-
toire. Une variation dθ de l’angle génère le déplacement ds du point M en M 0 tel que ds = rdθ.
la seconde affirmation donnée en préambule.
3.2 Passage dans un venturi
De l’huile de densité d = 0, 75 circule dans un tuyau horizontal de 15 cm de diamètre à la
pression de 4, 1 bars. En supposant que toutes les pertes de charge sont négligeables, quel est le
débit volumique Qv,huile en litre/seconde si, en un endroit où le diamètre n’est plus que de 7,5
cm (dans le cas d’un venturi par exemple, Fig. 6), la pression est de 3,4 bars ? Pour un fluide
plus dense, l’eau par exemple, quel est le débit Qv,eau ?
8
Figure 6 – Venturi
3.3 Hauteur jet
Une canalisation verticale de 10 cm de diamètre, utilisée pour créer un jet d’eau vertical, se
termine par une buse de 5 cm de diamètre (Fig. 7). A 80 cm sous la sortie de la buse, une
prise de pression manométrique mesure une pression relative de 85 kPa dans la conduite. En
supposant les pertes de charge négligeables, déterminer le débit volumique Qv de la canalisation
et la hauteur maximale h, au-dessus de la buse, que peut atteindre le jet d’eau.
Figure 7 – Jet d’eau
3.4 Vitesse d’écoulement avec un manomètre
Une conduite rectiligne, illustrée en figure 8, horizontale, de 8 cm de diamètre, dans laquelle
circule de l’eau, est équipée d’une prise de pression statique (10 ) et d’une prise de pression totale
(2) (ou pression d’arrêt) reliées entre elles par un tube en forme de ”U” rempli en partie de
mercure (ρHg = 13, 6 tonnes/m3 ). La différence de hauteur de mercure entre les deux branches
du U est de 16 cm. En négligeant les effets dus à la viscosité de l’eau, déterminer la vitesse V
au niveau de la prise de pression statique et le débit volumique Qv à travers cette conduite.
3.5 Siphon
Un très grand réservoir, qui contient 2,5 m de hauteur d’eau, est siphonné à l’aide d’un tuyau de
5 cm de diamètre. L’extrémité du tuyau plongée dans le réservoir en touche le fond. L’extrémité
9
Figure 8 – Dispositif
qui se trouve en dehors du réservoir, par laquelle s’écoule l’eau, se situe à 1 m sous le niveau de
la surface libre du réservoir (Fig. 9). Avec quel débit volumique Qv l’eau s’évacue-t-elle ? Que
valent les pressions statiques de l’eau aux points suivants :
— point 1 : à la surface libre du réservoir
— point 2 : au fond du réservoir loin du tuyau
— point 3 : au fond du réservoir, à l’entrée du tuyau
— point 4 : dans le tuyau, juste au niveau de la surface libre du réservoir
— point 5 : à la sortie du tuyau dans l’air libre
Dans cet exercice, le théorème de Bernoulli en fluide parfait est étendu jusque dans la zone
de fluide au repos contenue dans le grand réservoir (loin du point 3). On utilise le fait que le
théorème de Bernoulli (p + ρgz + ρv 2 /2 = cste) dégénère en la loi de l’hydrostatique (p + ρgz =
cste) dans cette zone car v = 0.
Figure 9 – Siphon
10
4 Théorème de Bernoulli généralisé
Dans tous les exercices de cette section, on suppose que les écoulements sont stationnaires et
incompressibles, que les fluides sont newtoniens (de viscosité dynamique µ = cste) et que les
seules forces de volume existantes (si elles ne sont pas négligées) sont les forces de gravité.
Mémo
α1 2 α2
p1 + ρV1 + ρgz1 = p2 + ρV22 + ρgz2 + ∆pf,sing + ∆pf,reg + ∆pM (4.1)
2 2
avec ∆pM > 0 (perte de charge) si la machine est une turbine et ∆pM < 0 (gain de charge) si
la machine est une pompe
4.1 Calcul d’une perte de charge singulière
Une conduite horizontale de diamètre D1 = 12 cm présente un rétrécissement brusque de
diamètre D2 = 6 cm (Fig. 10). Le débit volumique de l’eau à travers cette conduite est Qv = 0, 04
m3 /s. Déterminer la chute de pression ∆p = p1 − p2 à travers ce rétrécissement brusque, la part
de cette chute due aux frottements (à la perte de charge singulière) et la part due à l’”échange”
d’énergie cinétique. On suppose ici que la distance S1 − S2 est petite et donc que les pertes de
charge régulières entre S1 et S2 (frottements sur les parois) sont négligeables devant les pertes
de charge singulières (frottements au sein du fluide). On rappelle que la viscosité dynamique
de l’eau est µ = 10−3 kg/m/s, que sa masse volumique est ρ = 1000 kg/m3 et donc que sa
viscosité cinématique ν = 10−6 m2 /s.
Figure 10 – Rétrécissement brusque
4.2 Théorème de Bernoulli généralisé avec pompe et turbine
Une digue retient l’eau d’un lac artificiel (Fig. 11). À 10 m sous le niveau de la surface du lac,
Figure 11 – Digue
en contrebas de la digue, se trouve l’extrémité d’une canalisation, de 12 cm de diamètre et de
11
100 m de longueur, de laquelle sort un jet d’eau puisée dans le lac avec un débit volumique
Qv = 0, 12 m3 /s. Pour ce débit et l’état de surface de la conduite (ses rugosités), la valeur du
coefficient de perte de charge régulière (ou linéaire) f (ou λ) est égale à 0,025. On suppose que
les pertes de charge singulières sont négligeables, notamment parce que l’entrée de l’eau dans la
canalisation se fait par un convergent qui permet d’éviter la formation de tourbillons. On sait
également qu’une machine (une pompe ou une turbine), se trouvant dans la digue, est branchée
sur cette canalisation. On rappelle que la viscosité dynamique de l’eau est µ = 10−3 kg/m/s,
que sa masse volumique est ρ = 1000 kg/m3 et donc que sa viscosité cinématique ν = 10−6
m2 /s.
1. La machine est-elle une pompe ou une turbine ?
2. Quelle est sa puissance ?
3. Reprendre les 2 premières questions si le débit Qv est 4 fois plus faible (Qv = 0, 03 m3 /s).
4.3 Utilisation du diagramme de Moody
Un château d’eau alimente en eau potable une canalisation enterrée horizontale, de 15 cm de
diamètre et de rugosités ε = 0, 15 mm (Fig. 12). Sur les 500 m de la canalisation se trouvent
21 coudes ”anguleux” à 90o . Il y a également une perte de charge singulière au niveau du
raccord ”anguleux” entre le réservoir du château d’eau et la canalisation. Sachant que le débit
maximum du château d’eau est Qv = 29 × 10−3 m3 /s et que la pression dans la conduite ne
doit pas descendre en dessous de 4 × 105 Pa, à quelle hauteur minimale hmin , par rapport à la
conduite horizontale, la surface de l’eau dans le château d’eau doit-elle se trouver pour respecter
ces conditions ? Justifiez votre réponse.
Figure 12 – Château d’eau
12