Figure 02 Exemples pour les types de drones
I-2 Le Concept de l’aile volante:
L’aile volante fut longtemps défendue comme étant potentiellement la configuration
la plus efficace d’un point de vue aérodynamique. Une telle notion repose sur l’idée que
supprimer tout ce qui ne sert pas à la portance serait bénéfique. Par ailleurs, la suppression
du fuselage et de l’empennage permettrait la diminution de la trainée de frottement. Ainsi,
l’aile devrait être capable d’assurer par elle-même la stabilité du vol et le contrôle en
tangage et en lacets de l’appareil, ce qui n’est pas sa fonction habituelle. Finalement, les
gains attendus demeurent mitigés en fonction des compromis nécessaires à la stabilité et
aux qualités de vol.
En effet, l’aile volante offre une grande capacité d’emport en volume, mais à l’inverse
sa capacité d’emport en masse est relativement faible. Les volets étant inexistants en raison
de l’absence de l’empennage, le coefficient de la portance maximale d’une aile volante est
beaucoup plus faible que celui d’un avion conventionnel. À masse transportée égale, la
surface portante, et donc l’envergure de l’aile volante doit être plus grande. L’airbus A380,
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d’une envergure de 80 m, s’est vu déjà contrainte à utiliser qu’un petit nombre d’aéroports,
il paraît exclu qu’une aile volante pour le transport civil puisse avoir une envergure plus
grande.
Figure 03 Un drone avec le concept d’aile volante
Cependant, la structure de l’aile volante se prête moins bien à la tenue des efforts de
pressurisation que le tube d’un fuselage classique, dont la section circulaire est plus
résistante. D’autre part, le volume utilisable est disponible, non pas en longueur, mais en
largeur, dans l’aile elle-même. Les mouvements en roulis en vol, seraient très désagréables
pour les passagers situés sur les côtés. Enfin, une autre difficulté à résoudre liée au
compartimentage transversale qui concerne l’évacuation des passagers en cas d’accident, les
passagers n’étant pas tous à proximité d’une sortie de secours.
I-3 Cahier de charges:
Notre mini-drone doit être capable de transporter des caméras, des capteurs, des
équipements de communication ou d’autres dispositifs pour réaliser des missions de
reconnaissance, de recherche d’informations, telles que la surveillance du trafic routier, des
frontières, des barrages, des lignes de tensions, le sauvetage des personnes en difficulté, la
détection des feux dans les forêts, et enfin toutes les applications aériennes où l’intervention
humaine devient difficile ou dangereuse.
Définition du périmètre initial de la conception :