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Contrôle Interne Et Schémas de Fraude

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CONTRÔLE INTERNE

ET SCHÉMAS DE
FRAUDE
Travail préparé par : Amine BEN CHEIKH
Expert Comptable Stagiaire
Enseignant Universitaire

Septembre - 2023
2

TABLE DES MATIÈRES


PARTIE 1. CADRE DU CONTRÔLE INTERNE

Chapitre 1. Contrôle interne : Définition et Objectifs


Chapitre 2. Normalisation du Contrôle interne
Chapitre 3. Composantes du Contrôle interne
Chapitre 4. Principes du Contrôle interne

PARTIE 2. MODÈLE DE CONTRÔLE INTERNE DES ACTIVITÉS


CLASSIQUES ET LEURS SCHÉMAS DE FRAUDE

Chapitre 1. Contrôle interne du Cycle Achat / Fournisseurs


Chapitre 2. Contrôle interne du Cycle Stock
Chapitre 3. Contrôle interne du Cycle Ressources humaines
Chapitre 4. Contrôle interne du Cycle Investissement
Chapitre 5. Contrôle interne du Cycle Trésorerie
3The Power of PowerPoint | thepopp.com

PARTIE 1.
CADRE DU CONTRÔLE
INTERNE
CHAPITRE 1 :
CONTRÔLE INTERNE :
DÉFINITION ET OBJECTIFS
5

DÉFINITION

COSO (1992), définit le contrôle interne comme « un


processus mis en œuvre par le conseil d’administration,
les dirigeants de l’entreprise et son personnel destiné à
fournir une assurance raisonnable quant à la
réalisation d’objectifs
6

LES PRINCIPAUX
OBJECTIFS
Protection et sauvegarde du patrimoine

Fiabilité et qualité de l’information

Respect des règles de gestion

Amélioration des performances

Développement de la rigueur

Conformité aux différentes réglementations

Identification des nouveaux risques


7

1) PROTECTION ET SAUVEGARDE DU
PATRIMOINE
Des risques inhérents à l’environnement naturel tels
que les incendies, les catastrophes…

L’entreprise Des risques inhérents à l’environnement humain tels


rencontre trois types que : détournement, fraudes, incompétence, conflits
de risques : d’intérêts…..

Des risques inhérents à l’environnement institutionnel


tels que : le contrôle fiscal, le contrôle de CNSS……

Le système de contrôle interne vise à protéger le patrimoine de l’entreprise contre ces


différents risques. Le patrimoine est ainsi entendu au sens large du terme et comprend :

Les actifs corporels Équipement, clients, stocks, etc.

Les actifs incorporels Savoir-faire, image ou réputation, qualité du personnel


8
2) FIABILITE ET QUALITÉ DE
L’INFORMATION
Le système de Vise à assurer la production Qu’elle soit comptable,
contrôle interne d’une information de qualité opérationnelle ou générale

Une information de qualité répond aux caractéristiques suivantes :

Objective Significative Intelligible

Vérifiable Pertinente Exhaustive Fiable


9

3) RESPECT DES RÈGLES DE GESTION

Dans certains cas, les procédures utilisées au sein de l’entreprise ne sont pas conformes
aux règles de gestion fixées par la direction.

Par conséquent, un bon système de contrôle interne vise non seulement à


l’élaboration des instructions, mais aussi à leur contrôle et à leur vérification.

Le respect constant des règles de gestion suppose l’existence des procédures de


compte rendu systématique, d’une supervision permanente et de l’instauration
d’un contrôle à posteriori.
10

4) AMÉLIORATION DES PERFORMANCES

L’instauration d’un système de contrôle interne de qualité implique que les


dirigeants soient appelés à gérer leur entreprise d’une manière à la fois
efficace et efficiente.

Le coût du contrôle est parfois insignifiant par rapport aux avantages de


sécurité, d'efficacité et de sérénité de la gestion qu'il procure. En revanche, le
coût de l'absence de contrôle interne peut avoir un impact significatif sur
la performance de l'entreprise.

Exemples de performances résultant d'un bon contrôle interne :


- Le contrôle des ventes évite les créances insolvables
- Le contrôle des stocks réduit le surstockage et la rupture de stock
- Le contrôle des approvisionnements réduit les coût de matières premières….
11

5) DÉVELOPPEMENT DE LA RIGUEUR

L’existence des procédures de contrôle interne permet de développer le sens


de rigueur au sein de l’entreprise, ce qui crée un terrain favorable à une
gestion rationnelle de l’entreprise.

En outre, le contrôle interne libère les dirigeants de l'entreprise en leur offrant


un cadre sécurisé et des dispositifs de protection fonctionnels. Cela leur
permet de déléguer leurs responsabilités avec confiance et de se concentrer
davantage sur leurs tâches fondamentales telles que l'élaboration de stratégies,
la réflexion créative, la fixation d'objectifs et la planification.
12

6) CONFORMITÉ AUX LOIS ET AUX


DIFFÉRENTES RÉGLEMENTATIONS

Le respect de la réglementation contribue non seulement à la sécurité


juridique de l’entreprise, mais favorise également sa pérennité en évitant,
d'une part, toute allocation de ressources non conforme à la
réglementation et, d'autre part, l'exposition de l'entreprise à des sanctions.

Ainsi, il est nécessaire que l’entreprise dispose d’une organisation lui


permettant de :

Comprendre les différentes règles Pouvoir être informée en temps


qui s’y appliquent utile de toute modification de ces
règles

Traduire ces règles en procédures Communiquer ces procédures


internes aux différents salariés
13
7) IDENTIFICATION DES NOUVEAUX
RISQUES
Du fait que le contrôle est un dispositif d'alerte et de sécurité pour
l'entreprise, il permet donc, d'une part, de détecter l'apparition de nouveaux
risques et dangers auxquels l'entreprise peut être exposée. D'autre part, il
permet de doter l'entreprise des moyens nécessaires pour corriger les
erreurs et se prémunir contre tous les types de risques.
CHAPITRE 2 :
NORMALISATION DU
CONTRÔLE INTERNE
15

NORMALISATION DU CONTRÔLE
INTERNE
De nombreux événements et scandales ayant bouleversé le monde des affaires
ont, à chaque fois, remis en cause le fonctionnement de certaines entreprises.
De ce fait, le contrôle interne et le management des risques sont devenus
des sujets d’actualité si importants que de nombreux pays ont alors adapté leur
législation afin de créer des dispositifs de contrôle permettant la détection des
risques pour les organisations et la prévention des comportements frauduleux
des managers.

À l’échelle internationale, il existe un certain nombre de référentiels et de


modèles conceptuels pour assurer la mise en œuvre du contrôle interne.
Les plus largement utilisés sont les référentiels publiés par le Committee of
Sponsoring Organizations of the Treadway Commission (COSO).
++
16

REFERENTIEL COSO
+

Le COSO (Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway


1992 Commission) a publié un document devenu la référence en matière de
contrôle interne et intitulé « Internal Control – Integrated Framework »

L’adoption de la loi Sarbanes Oxley aux États-Unis a favorisé la diffusion


2002 de ce cadre de référence en rendant obligatoire l’élaboration d’un rapport
sur l’efficacité du contrôle interne en matière de reporting financier.

Le COSO a publié un document complémentaire pour l’élaboration de ce


2006
rapport de contrôle interne dans les PME;

Le COSO a publié un document sur la supervision des systèmes de


2009
contrôle interne ;

Le COSO a revu son système de référence pour y inclure les différentes


2013
évolutions intervenues depuis 1992.
CHAPITRE 3 :
COMPOSANTES DU CONTRÔLE
INTERNE
The Power of PowerPoint | thepopp.com
18

LES COMPOSANTES DU CONTRÔLE INTERNE

L'environnement de L'évaluation et la L'information et la


contrôle maîtrise des risques communication

Les activités de Le pilotage


contrôle
19

1) ENVIRONNEMENT DE
CONTRÔLE
Il constitue le fondement de tous les autres éléments du
contrôle interne en imposant la discipline et l’organisation.
Cette composante intègre cinq principes à savoir :

L'intégrité et l'éthique

L’indépendance et l’expertise du conseil


d’administration

La mise en place de structures, de pouvoirs et de


responsabilités

L’engagement vers la compétence : la formation et la


fidélisation des collaborateurs

La responsabilisation
20
T

2) ÉVALUATION DES RISQUES


Le processus d’évaluation des risques de l’entité est un
processus destiné à identifier et à répondre aux risques
opérationnels et à en évaluer le résultat. Cette composante
intègre quatre principes à savoir :

La spécification des objectifs

L’identification et l’analyse des risques

L’évaluation des risques de fraude

L’identification et l’évaluation du changement


21
3) ACTIVITÉS DE CONTRÔLE

Les activités de contrôle peuvent se définir comme


étant l'application des normes et procédures qui
contribuent à garantir la mise en œuvre des orientations
émanant du management.

Les activités de contrôles correspondent à trois principes :

La sélection et le développement des activités de


contrôle

Les contrôles sur la technologie informatique

Le déploiement par les règles et les procédures


22
4) INFORMATION ET
COMMUNICATION
Le management doit transmettre un message clair à
l'ensemble du personnel sur l'importance des
responsabilités en matière de contrôle.

Les employés doivent comprendre le rôle qu'ils sont


appelés à jouer dans le système de contrôle interne ainsi
que la relation existante entre leurs propres activités et
celles des autres membres du personnel. Ils doivent être en
mesure de faire remonter les informations importantes.

Par ailleurs, une communication efficace avec les tiers,


tels que clients, fournisseurs, autorités de tutelle ou
actionnaires, est également nécessaire
23

5) PILOTAGE
Les systèmes de contrôle interne doivent, eux-mêmes, être
contrôlés afin qu'en soient évaluées, dans le temps, les
performances qualitatives.

Pour cela, il convient de mettre en place un système de suivi


permanent ou de procéder à des évaluations périodiques, ou
encore de combiner les deux méthodes.

L'étendue et la fréquence des évaluations périodiques


dépendront essentiellement de l'évaluation des risques et de
l'efficacité du processus de surveillance permanente.

Les faiblesses de contrôle interne doivent être portées à


l'attention de la hiérarchie. Les lacunes les plus graves
devant être signalées aux dirigeants et au Conseil
d'Administration (ou autre organe d’administration)
24
EN RÉSUMÉ
Une fois que des objectifs Pour minimiser ces risques il A cet effet, l’organisation
clairs ont été fixés et qu’un faut mettre en place des aura besoin d’information a
environnement de contrôle activités de CI orientés vers tous les niveaux via des
efficace a été crée la prévention et/ou la canaux de communication
détection. En ayant pertinentes exhaustifs et
constamment à l’esprit fiables.
l’approche coût bénéfice.

Il est nécessaire de procéder Afin de définir une réponse Enfin, le système de CI doit
à une évaluation des risques adaptée à ces risques faire l’objet d’un suivi et
auquel l’organisation est d’un pilotage pour garantir
confrontée lors de la qu’il reste en phase avec les
réalisation de sa mission objectifs, l’environnement,
les moyens et les risques
susceptibles d’avoir évolués
CHAPITRE 4 :
LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DU
CONTRÔLE INTERNE
The Power of PowerPoint | thepopp.com
26

LES PRINCIPES GENERAUX DU CONTROLE


INTERNE
Principe d’organisation. Principe de permanence. Principe de l’universalité.

Principe d’intégration. Principe d’harmonie Principe d’information

Principe d’indépendance
27

PRINCIPE
D’ORGANISATION
L’organisation de l’entreprise doit posséder certaines
caractéristiques pour que le contrôle interne soit satisfaisant :

Elle doit être conçue préalablement à sa mise en


place

Elle doit être adaptée à l’entreprise et adaptable à


son évolution.

Elle doit être constamment vérifiable

Elle doit être formalisée sur des supports appropriés.

Elle doit respecter le principe de la séparation des


tâches.
28

PRINCIPE
D’INTEGRATION
Le contrôle interne s’intègre dans la structure,
l’organisation et dans chacune des étapes des
procédures de l’entreprise.

Une procédure comporte généralement cinq étapes:


la préparation, l’autorisation, l’exécution, la
comptabilisation, le classement définitif et
l’archivage.

L’intégration est illustrée par les autocontrôles


introduits dans l’exécution de chacune des étapes
de l’ensemble de procédures.
29

PRINCIPE DE
LÉGALITÉ
Seules les activités effectuées en conformité avec
les réglementations en vigueur peuvent être
organisées selon des principes et des règles de
contrôle interne
30

PRINCIPE DE
PERMANANCE
Ce principe vise à ce que l’organisation et les procédures
mises en place, bénéficiant d’une constance et d’une
continuité dans leur application, assurant ainsi une
stabilité de structure de l’entreprise.

De plus, les procédures doivent être adaptées à


l’évolution de l’environnement, aux nouvelles
exigences, aux changements et aux nouveaux risques.
31

PRINCIPE
D’UNIVERSALITE
Le contrôle interne s’applique en tout temps et à tout lieu à :

L’ensemble des biens de l’entreprise.

Tous les membres de l’entreprise y compris les


dirigeants.

Toutes les informations comptables, financière,


qualitatives, quantitatives et statistiques.

Aux sous-traitants.

À tout moment et quelles que soient les


circonstances.
32

PRINCIPE
D’INDEPENDANCE
Ce principe implique que le contrôle interne est régi
par des règles objectives et poursuit des buts
invariables.

Le contrôle ne peut tolérer aucun subjectivisme ni


aucune limitation avouée ou non.
33

PRINCIPE
D’INFORMATION

L’information doit répondre à certains critères : être


pertinente, utile, objective, communicable,
vérifiable, etc.
Un bon système de contrôle interne repose
nécessairement sur une culture et un système efficace
de diffusion rapide de l’information dans tous les
domaines, à l’ensemble des parties prenantes.
34

PRINCIPE
D’HARMONIE
Il est défini comme étant « l’adéquation du contrôle
interne aux caractéristiques de l’entreprise et de son
environnement ».

Le contrôle interne doit être conçu en proportion avec


la taille de l’entreprise et en adéquation avec ses
risques, ses moyens, ses caractéristiques et son
environnement.
35

PRINCIPE
D’AVANTAGES
SUPÉRIEURS AU COÛT
Les avantages à tirer de la mise en œuvre du contrôle
interne doivent être supérieurs au coût de sa
conception, de sa mise en œuvre et de son application.

La mise en œuvre des procédures d’un contrôle interne


demande en effet la comparaison des coûts engendrés
entre les conséquences d’un risque provoqué par une
défaillance éventuelle et la contribution des procédures
de contrôle interne à l’amélioration des processus de
fonctionnement.
36

PRINCIPE
D’AUTOCONTRÔLE
Les forces du contrôle interne se manifestent à travers
les sécurités introduites par l’autocontrôle mis en œuvre
dans le déroulement des procédures. L’autocontrôle
repose ainsi sur diverses techniques, notamment :

Le recommencement : recommencer le même


traitement avec la même logique.
Le recoupement : Obtenir la confirmation d’une
information par une autre source ou procéder au
traitement des données selon deux démarches
différentes aboutissant au même résultat.
La revue des travaux : réexaminer les travaux par une
personne chargée de la supervision pour s’assurer de
leur bonne exécution.
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37

PARTIE 2.
MODÈLE DE CONTRÔLE
INTERNE DES ACTIVITÉS
CLASSIQUES ET LEURS
SCHÉMAS DE FRAUDE
CHAPITRE 1 :
CYCLE ACHATS /
FOURNISSEURS
39
SCHÉMA PROCESS ACHAT
Fournisseurs

Bon de commande Bon de réception Facture Chèques virements

Commande Réception Validation Paiement

Fichier Fournisseur Stockage Comptabilisation

Demande Fichier Stock

Entreprise
40
SCHÉMA PROCESS ACHAT
Fournisseurs

Bon de commande Bon de réception Facture Chèques virements

Commande Réception Validation Paiement

Fichier Fournisseur Stockage Comptabilisation

Demande Fichier Stock

Entreprise
41

COMMANDES AUX FOURNISSEURS


DEMANDE D’ACHAT

Le bon interne de demande d’achat peut être créé quand la taille de l’entreprise
le permet.

La demande d’achat est établie par le magasinier et est basée sur des stocks
minimum/maximum définis par le service achat en fonction des besoins de
la production.

La demande d’achat doit être signée par la direction générale via le service
de contrôle de gestion, un gestionnaire hiérarchique, etc.

Les demandes d’achats doivent être prénumérotées. De plus, un tableau de


suivi des demandes d’achats doit contenir les informations suivantes :
numéro de la demande d’achat, date de la demande, designation de l’article,
date de livraison souhaitée, quantité, service demandeur.
42
COMMANDES AUX FOURNISSEURS
CONSULTATION ET CHOIX DES FOURNISSEURS

En principe une consultation systématique des fournisseurs doit être prévue.


Le mode de consultation doit être défini.

La consultation des fournisseurs consiste à consulter au moins 3 fournisseurs.


L’entreprise établit un tableau comparatif des fournisseurs. Ce tableau doit
comporter les éléments suivants : le nom du fournisseur, le prix proposé, la
qualité du produit, le délai de livraison et les conditions de paiement.

Les personnes qui composent le comité responsable de la sélection des


fournisseurs doivent :
- Être compétentes et posséder une connaissance des activités de la société,
notamment du circuit d’approvisionnement ;
- Ne pas avoir de relations particulières avec les fournisseurs.
43
COMMANDES AUX FOURNISSEURS
BON DE COMMANDE
Le bon de commande doit : inclure une description détaillée de la nature et
des caractéristiques des produits, l’étendue des services et les prix
correspondants ; Comporter la date de livraison prévue ; Inclure la décharge
d’acceptation du fournisseur.

Le bon de commande doit être : Prénuméroté, daté, vérifié par une autre
personne autre que celle qui l’a créé et signé par une personne compétente

Cette fonction est à la charge du service « achats ».

Le suivi de la commande est matérialisé par un tableau de suivi des


commandes qui mentionne le numéro du bon de commande, la date de
réception prévue et la date de réception effective.
44
SCHÉMA PROCESS ACHAT
Fournisseurs

Bon de commande Bon de réception Facture Chèques virements

Commande Réception Validation Paiement

Fichier Fournisseur Stockage Comptabilisation

Demande Fichier Stock

Entreprise
45

RÉCEPTION DES COMMANDES


RECEPTION
Les livraisons ne doivent être acceptées que si la réception correspond à un
ordre d’achat. Pour atteindre cet objectif, le magasinier doit être informé du
bon de commande.

Un document de réception doit être remis après chaque réception. Ce document


peut être un bon de réception ou un PV de réception.

Le bon de réception doit être : daté et prénuméroté, signé par les


réceptionnistes, établi en un nombre suffisant de copies, inclure des
instructions précises sur le code et le nombre d’articles reçus, et être rapidement
communiqué aux différents destinataires.

Un rapport de réception exceptionnelle doit être systématiquement établi lors


d'une réception non conforme (en termes de quantité et de qualité)
46
SCHÉMA PROCESS ACHAT
Fournisseurs

Bon de commande Bon de réception Facture Chèques virements

Commande Réception Validation Paiement

Fichier Fournisseur Stockage Comptabilisation

Demande Fichier Stock

Entreprise
47
ENREGISTREMENT DES FACTURES

RECEPTION DES FACTURES

La réception des factures et de divers documents, leur enregistrement ainsi


que leur distribution aux services concernés relèvent du bureau d’ordre et
du secrétariat. La réception des biens est matérialisée par un bon de
réception ou par un PV de réception.

Compostage des factures : Dès leur réception, et après vérification de


l’entreprise destinataire, l’indication « copie » est apposée sur les exemplaires
joints à l’original tandis que l’indication « original » est apposée sur ce dernier.
48
ENREGISTREMENT DES FACTURES
VÉRIFICATION DES FACTURES
Les vérifications portent sur :
• Les calculs arithmétiques
• Les taxes sur le chiffre d'affaires
• Le nom du destinataire
• La conformité avec le bon de réception (quantité, qualité, référence,
date…..).
• La conformité avec le bon de commande (quantité, qualité, référence,
date…..).
49
ENREGISTREMENT DES FACTURES
COMPTABILISATION DES FACTURES

Lors de l’enregistrement des factures, la référence d’enregistrement doit être


portée sur la facture « original ».

Les procédures doivent prévoir le mode d’affectation comptable des achats. Le


service comptable doit contrôler la suite numérique des :
• Bons de commande aux fournisseurs pour pouvoir détecter les numéros
non encore parvenus correspondants aux commandes en cours.
• Bons de réception pour pouvoir détecter les marchandises reçues et non
comptabilisées.
• Numéros internes des factures et des avoirs pour pouvoir détecter les
factures et avoirs fournisseurs reçus et non encore transmis à la comptabilité.
• Bons de réclamations pour pouvoir détecter les litiges en cours.
50
SCHÉMA PROCESS ACHAT
Fournisseurs

Bon de commande Bon de réception Facture Chèques virements

Commande Réception Validation Paiement

Fichier Fournisseur Stockage Comptabilisation

Demande Fichier Stock

Entreprise
51
PAIEMENT DES FACTURES
BON À PAYER
Il doit être apposé uniquement sur l’original. Les procédures doivent définir les
conditions dans lesquelles ce bon à payer est établi.

DOCUMENT DE PAIEMENT

Des précautions doivent être prises pour que la personne qui signe les documents
de paiement soit assurée que la facture peut être payée et que les délais de
paiement prévus ont été respectés.

ANNULATION DES FACTURES

Les factures qui sont réglées doivent être annulées en indiquant ce paiement
sur la facture de manière à ce qu’elles ne puissent plus être utilisées à nouveau.
52

LES SCHÉMAS DE FRAUDE

1/ Fausse facture

2/ Paiement double
53
FAUSSE FACTURE
Le fraudeur crée un fournisseur fictif et utilise son compte pour faire établir un
règlement par l'organisation et le détournera. Pour pouvoir l’accomplir le
fraudeur doit :

Obtenir la création dans le système comptable d’une fiche fournisseur. Il faut signaler que dans
L’ajout d’un fournisseur fictif sera facilité si aucun justificatif n’est beaucoup d’entreprise, on ne
exigé ou si les informations ne sont pas vérifiées. présente que la facture pour
justifier le paiement, sans
Faire enregistrer une fausse facture. La falsification de la facture en exiger l’ensemble de la liasse
elle-même ne pose pas de difficulté particulière à quiconque s’il dispose (bon de commande, bon de
d’un minimum de matériel informatique. La plupart des factures
réception, facture). Ce
fictives utilisées correspondent à des prestations de services puisque
système facilite bien entendu
dans le cas d’achat de bien, il faudra présenter un bon de commande et
un bon de réception, souvent contrôlés par d’autres personnes. le travail des fraudeurs.

A ce stade, les étapes de contrôle ne se résument plus qu’à du


formalisme. La facture est payée, si elle porte le visa du responsable
attestant de sa validation.
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54

CONTRÔLE À
EFFECTUER
Procédures d'agrément des nouveaux
fournisseurs.

Etablir une liste des fournisseurs référencés.

Séparer les taches entre création fournisseurs -


commande - réception et validation.

Mettre en place une procédure de modification


de mode de paiement, de RIB et d'adresse avec
confirmation téléphonique.

Mettre en place une liasse de paiement (Bon de


commande, bon de réception et facture).
55

PAIEMENT EN DOUBLE
Le fraudeur fait en sorte que la société paie deux fois la
même facture, sur la base d'une copie

Très souvent, les fournisseurs adressent plusieurs


exemplaires identiques d'une facture. Ces copies
doivent être identifiées (par exemple : un tampon copie)
dès leurs arrivé.

Ne payer que sur des originaux avec des justificatifs

Identifier de façon claire les factures qui ont déjà été


payé (tampon payé et référence du chèque) pour éviter
qu'elles ne soient réutilisées.
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56

CONTRÔLE À
EFFECTUER
Procédures de destructions de doubles à
l'arrivée

Sensibiliser les services de double paiement

Neutraliser les documents supports après


paiements (tampon)

Procédure de paiement des factures que après la


réception du relevé fournisseur
CHAPITRE 2 :
CYCLE STOCK
58

PROTECTION
DES STOCKS
Prendre des dispositions pour faciliter
l’identification et le rangement adéquat des stocks.

Rendre les magasiniers responsables des quantités


placées sous leur contrôle.

Protéger les stocks contre les risques (de


détérioration, d’incendie et d’inondation…).
59

INVENTAIRE
PHYSIQUE
Les instructions d’inventaire doivent assurer que toutes
les précautions sont prises au sujet :

Du classement à part les articles appartenant à des


tiers et se trouvant chez l’entreprise (emballage) ;

L’intégration dans l’inventaire les articles appartenant


à l’entreprise et se trouvant chez les tiers ;

De l’arrêt des mouvements de ceux-ci pendant


l’inventaire ;

Du comptage et du double comptage, du contrôle du


comptage.
60

ÉVALUATION DES
STOCKS
Les procédures doivent prévoir la méthode
d’évaluation à utiliser et les contrôles à effectuer
afin de garantir l’application correcte des
instructions.
61

LES SCHÉMAS DE FRAUDE

1/ Détournement des
marchandises en stock

2/ Détournement des
circuits logistiques
62
DÉTOURNEMENT DES
MARCHANDISES EN STOCK
Les détournements visant les stocks ne sont rien d’autres que des
vols. Ils ne sont pas des mécanismes complexes et peuvent être
détectés, souvent par observation. Pour le fraudeur, le problème
n’est pas de trouver une méthode pour « sortir » les biens mais
plutôt de masquer leur disparition.

Pour faire disparaître un article livré que l’on a détourné, il suffirait


de ne pas l’enregistrer dans les stocks. Cela sera rendu difficile
par les procédures d’achats et surtout par un système
informatique intégré qui ne sépare pas la base comptable
(facture) de la base commande et stock. Ainsi pour être réglée,
une facture doit obligatoirement être rattachée à une entrée en
stock.

Le fraudeur peut aussi ne pas se soucier de ce problème et


enregistrer quand même l’article qu’il a détourné. L’erreur
n’apparaîtra qu’au moment de l’inventaire physique.
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63

CONTRÔLE À
EFFECTUER
Des procédures d’inventaires sont prévues par la
direction

Les équipes d’inventaire doivent comprendre des


personnes indépendantes des stocks

Les marchandises désignées comme périmées ou


invendables doivent être identifiées et suivies

Les écarts d’inventaire ne sont pas saisis par le


responsable des stocks

Tous les lieux de stockage sont bien comptés.


64

DÉTOURNEMENT DES
CIRCUITS LOGISTIQUES
On peut citer l’exemple d’une société d’importation de matériel
sportif filiale d’un groupe étranger dont la société mère s’inquiétait
d’une forte dégradation de son taux de marge.

A l’issue de l’investigation, il s’est avéré qu’une partie du


matériel (environ 5 %) était livrée à une autre adresse de
livraison puis réexpédiée et facturée à des clients sous le nom
d’une autre société constituée par le dirigeant de la filiale.

La société procédait ainsi au règlement des factures


fournisseurs sans effectuer de rapprochement avec les bon de
réception correspondants.
CHAPITRE 3 :
CYCLE RESSOURCES
HUMAINES
66

PROCÉDURE
D’EMBAUCHE
L’embauche doit se faire selon un calendrier.

La direction doit établir un programme pour


identifier les besoins individuels ainsi qu’un plan de
recrutement.

A défaut, toute embauche, doit être autorisé par une


autorité compétente.

La sélection du personnel doit être réalisée sur la


base des critères définis à l’avance.
67

TENU D’UN FICHIER


DE PERSONNEL
Les procédures doivent prévoir la tenue d'un
dossier permanent par salarié.

Ce dossier contient à titre indicatif :


• Le curriculum Vitae (CV)
• L’état civil du salarié,
• Sa photo,
• Son spécimen de signature,
• Sa situation familiale,
• La date d’engagement
• Le détail des rémunérations
• Un exemplaire du contrat de travail

Le dossier individuel doit être mis à jour


systématiquement à chaque modification.
68

CONTRÔLE DU
TRAVAIL
Le salarié doit pointer à l’entrée et à la sortie de
l’entreprise. Pour cela, l’entreprise peut s’équiper
d’horloges de pointage.

Les pointages des employés doivent être vérifiés


par rapport à l’état de présence au niveau des usines et
des chaines de production.

Les retardataires doivent être mentionnés dans


une fiche spécifique. Les retards répétitifs, injustifiés
ou prolongés entraineront des pénalités sur le salaire
mensuel.
69

PRÉPARATION DE LA
PAIE
Les heures supplémentaires doivent être justifiées
par le service demandeur et autorisées par un
gestionnaire.

Un récapitulatif de pointage doit être préparé à la


fin de chaque mois. Ce rapport récapitulatif doit être
saisi au niveau du logiciel de paie par une personne
autre que celle qui l’a mis en place.
70

ETABLISSEMENT DE
LA PAIE
Une personne, autre que celle qui établit la paie, doit
vérifier :
• Le relevé des absences
• Les congés payés
• Les heures payées
• Les retenues d’impôt et les cotisations sociales
• Les retenues d’avance de prêt
• L’exactitude arithmétique.

Le journal paie doit être approuvé par un


responsable indépendant du service paie, avant de
procéder au paiement des salaires.
71

PAIEMENT DES
SALAIRES
Avant la signature des titres de paiement, le
responsable des paiements doit s’assurer :
• Que la paie a bien été contrôlée par une
personne indépendante du service paie.
• Que le journal de paie est bien approuvé par
une personne indépendante.

Les listes de chèques de paie et l’ordre de virement


doivent être confrontées avec le journal de paie et
approuvées par une personne indépendante du
service paie.
72

COMPTABILISATION
DE LA PAIE
L’entreprise doit tenir un livre de paie, qui doit être
systématiquement rapproché de la comptabilité.

Les déclarations sociales et fiscales doivent être


conciliées avec la comptabilité en termes d'assiette
et de montant, et tout écart éventuel doit être
justifié.
73

LE SCHÉMA DE FRAUDE

1/ Le salarié fantôme
74

LE SALARIÉ FANTÔME
Le principe consiste à payer un employé qui ne travaille pas
pour l’entreprise.

Le fraudeur doit disposer de l’autorité pour créer un salarié ou


pour embaucher. Dans le premier cas, il est membre du service
paie et peut faire cette opération sans contrôle. Dans le second cas,
il devra transmettre des informations au service paie et donc les
falsifier.

Pour permettre l’établissement de la paie chaque mois, il faut «


alimenter » le salarié avec des éléments variables : heures
travaillées, primes, indemnités qui doivent sembler réels. Si le
fraudeur est membre du service paie, il n’a pas à se donner cette
peine car personne ne viendra vérifier ces éléments.

Traditionnellement, la fiche de paie est préparée, contrôlée puis


les paiements sont préparés.
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CONTRÔLE À
EFFECTUER
Séparer les fonctions de recrutement et de paie

Définir des procédures rigoureuses d’entrée et de départ, avec


des délais

Disposer d’un véritable fichier du personnel avec des


informations précises (compétences, formation, etc.). Ce
dernier pourra être rapproché des fichiers de paie

Utiliser les fichiers du personnel pour vérifier l’existence


physique des salariés
CHAPITRE 4 :
CYCLE
INVESTISSEMENT
SÉLECTION DES INVESTISSEMENTS
BUDGET D’INVESTISSEMENT

L’élaboration d’un budget d’investissement pour l’année en cours et les


années suivantes permet de sélectionner les besoins et les projets les plus
rentables en fonction des ressources financières disponibles de l’entreprise.
Chaque investissement doit faire l’objet d’un dossier d’étude commerciale,
technique, financière, de rentabilité et sociale.

AUTORISATION PRÉALABLE

Toute dépense d’investissement doit être soumise à une autorisation


préalable par une personne compétente, qui s’assure de la justification de la
dépense (en particulier si celle-ci n’a pas été prévue dans le budget), de
l’estimation de son coût et de sa rentabilité. Pour les dépenses importantes
dépassant un certain montant préalablement fixé, une autorisation doit être
demandée au conseil d’administration.
COMMANDES AUX FOURNISSEURS
CONSULTATION DES FOURNISSEURS

Il doit y avoir une consultation systématique des fournisseurs existants sur le


marché, dans le but de stimuler la concurrence au profit de l'entreprise. Une fois
que le choix est fait, un bon de commande doit être créé

BON DE COMMANDE

Ce bon doit comprendre notamment la date, le nom du fournisseur, le prix, le


délai de règlement, les désignations possibles, les garanties offertes par le
fournisseur et un espace réservé au visa. Il est rédigé en autant d’exemplaire que
de besoin.
RÉCEPTION DES COMMANDES
RECEPTION

À la réception des immobilisations, les procédures doivent prévoir la


vérification de la qualité, de la conformité avec la commande, des travaux
exécutés et du matériel livré
ENREGISTREMENT DES FACTURES
RECEPTION
A la réception de la facture fournisseur, la mention « originale » doit être portée
sur l’original de la facture. L’indication « double » ou « copie » doit être portée
sur les copies jointes.

VERIFICATION
Les vérifications et contrôles portent sur le destinataire, les tirages, les additions,
la conformité avec le bon de commande, la conformité avec le bon de
réception. Tous ces contrôles font l’objet d’un visa.

IDENTIFICATION
Le service comptable doit pouvoir suivre les immobilisations éléments par
éléments. Le procédé le plus satisfaisant est l’identification des immobilisations
par une description ou un numéro d’identification en indiquant leur
localisation géographique. Il faut créer pour chaque immobilisation une fiche.
PAIEMENT DES FACTURES
ACOMPTES SUR LES COMMANDES

Les procédures doivent prévoir qui initie les versements des acomptes et quelles
vérifications sont effectuées à ce moment pour s'assurer que ces versements
sont conformes aux conventions conclues avec les fournisseurs.

LE BON À PAYER

A la suite de la vérification de la conformité entre la facture, le bon de


commande, le bon de réception de la commande et éventuellement le bon de
livraison du fournisseur. Il doit être établi un bon à payer sur l’original de la
facture ou sur un document joint à l’original. Des précautions doivent être
prises pour s’assurer que dans tous les cas il sera tenu compte, au moment
du paiement, des acomptes versés à la commande.
PAIEMENT DES FACTURES
RÈGLEMENT DES FACTURES

Quel que soit le mode de règlement habituellement utilisé par l’entreprise, la


personne qui signe les documents de paiement doit être certaine que la facture
peut être payée et que les délais de paiement prévus ont été respectés.
Le responsable signera le document de paiement au vu de l’original de la facture
et les visas des contrôles. Le mode d’expédition du titre de paiement doit être
prévu. Ce titre ne doit surtout pas transiter par le service comptable avant
expédition.

ANNULATION DES FACTURES

Le responsable qui signe le titre de paiement doit porter systématiquement


un cachet mentionnant ce paiement et viser l’original de manière à ce qu’elle
puisse plus être payée une deuxième fois c’est ce qu’on appelle l’annulation des
factures.
CONSERVATION DES IMMOBILISATIONS
ENTRETIEN ET MAINTENANCE

Les procédures doivent prévoir des mesures pour que les immobilisations soient
maintenues dans un excellant état permettant la meilleure utilisation possible. Il
convient de mettre en place un service d’entretien, un contrat de
maintenance, des inspections périodiques (pour les entreprises
géographiquement décentralisées) et des fiches d’entretien.

ASSURANCES

Les nouvelles acquisitions d’immobilisations doivent être immédiatement


couvertes par une police d’assurance. Les valeurs assurées doivent être
régulièrement modifiées (exp : constructions) pour tenir compte des variations
du prix de remplacement.
CONSERVATION DES IMMOBILISATIONS
MISE EN REBUT OU CESSION

Les procédures doivent préciser qui décide les cessions ainsi que les mises au
rebut des immobilisations.

INVENTAIRE DES IMMOBILISATIONS

L'inventaire physique des immobilisations permet de valider l'inventaire


permanent des immobilisations tenu à l'aide d'un fichier et de détecter
d'éventuelles erreurs dans les enregistrements comptables ou de constater
d'éventuels vols. La description de l'état des biens lors des recensements
physiques permet au service comptable de calculer les amortissements et les
provisions nécessaires pour les biens non amortissables.
85

LES SCHÉMAS DE FRAUDE

1/ Abus de bien sociaux

2 / Création d’une
immobilisation fictive
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ABUS DE BIEN SOCIAUX

Un salarié peut utiliser les actifs de l’entreprise à titre


personnel. Cela va de l’ordinateur au téléphone portable jusqu’au
véhicule de société avec plus ou moins de gravité.

A cet effet, nous recommandons une attitude préventive, par


exemple par le biais d’une charte signée conjointement avec le
contrat de travail qui précise les règles de fonctionnement à ce
sujet.
87
CRÉATION D’UNE
IMMOBILISATION FICTIVE

Le fraudeur qui a accès aux comptes peut créer une


immobilisation fictive pour masquer un détournement de chèque.

Cette immobilisation peut passer inaperçue car les entreprises


pratiquent rarement d’inventaire sur ce poste.

De plus, le fraudeur peut ensuite faire disparaître


l’immobilisation fictive en la mettant au rebut sans éveiller de
soupçons si elle est complètement amortie.
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88

CONTRÔLE À
EFFECTUER
Prévoir des dossiers pour justifier les investissements à
partir d’un certain montant.

Une étude systématique de rentabilité attendue peut


éviter des achats injustifiés.

Mettre en place un fichier d’immobilisation avec


identification physique des biens.

Réaliser des inventaires physiques des


immobilisations.
CHAPITRE 5 :
CYCLES TRESORERIE
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES RECETTES
SÉPARATION CAISSE RECETTE ET CAISSE DÉPENSE
:
Les recettes en espèces et en chèques doivent être versées intégralement à la
banque. La caisse dépense ne peut être alimentée que par des chèques de
retrait après justification de l’utilisation des fonds.
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE DES
RECETTES
LA TRANSMISSION DES ENCAISSEMENTS
La transmission des encaissements entre services ou personnes doit être
effectuée contre décharge. Il peut s’avérer utile d’établir une liste des
encaissements reçus avant de les transmettre contre décharge.

A la réception d’un chèque, il est important que les chèques non barrés lors de
la réception le soient immédiatement et que le nom de l’entreprise y soit
porté.

Les encaissements reçus doivent être rangés dans un coffre fort en attendant
leur remise à la banque
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES RECETTES
LES REÇUS D’ENCAISSEMENT
Les personnes autorisées à recevoir les encaissements doivent délivrer en
contrepartie un reçu d’encaissement pré numéroté.

Les fonds perçus par une personne autre que le trésorier sont ensuite remis au
trésorier qui vérifie le respect de la suite numérique des reçus d’encaissement.

La remise au trésorier est faite contre décharge.

Le numéro de reçu d’encaissement doit être mentionné sur le titre


d’encaissement. Le bordereau de remise à la banque doit préciser pour chaque
encaissement le numéro de reçu correspondant.
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES RECETTES
LE RELEVÉ QUOTIDIEN DES ENCAISSEMENTS.
Le trésorier établit quotidiennement un relevé quotidien des encaissements où
il porte la totalité des encaissements reçus et leur liquidation en banque.

Le relevé doit être pré numéroté

Les encaissements doivent être liquidés à la banque jour par jour et au jour
le jour. Il peut s’avérer utile de photocopier les titres d’encaissement avant
leur remise à la banque.

Le relevé quotidien des encaissements justifié par les bordereaux de remise en


banque, les reçus d’encaissement et autres justificatifs sont transmis pour
vérification et saisie à la comptabilité clients.
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES RECETTES
CONTRÔLE DES BANQUES :
L’entreprise doit s’assurer périodiquement au minimum une fois par mois que
les soldes apparaissant sur les comptes de banque sont en conformité avec
les relevés bancaires à l’exception des chevauchements qui doivent être
expliqués.

D’une manière générale, il est essentiel que les rapprochements de banque ne


soient pas confiés aux employés qui gèrent les opérations d’encaissements et
de règlement pour éviter le risque qu’ils ne dissimulent un détournement de
fonds en ajustant ces rapprochements de banque.

Une fois établis, ils sont utilement examinés par une personne responsable qui
s’assure de leur exactitude et examine les opérations en suspens (chef comptable).
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES DÉPENSES
LE CONTRÔLE DES DÉPENSES
La procédure doit fixer un seuil maximal de dépenses pouvant être liquidées
en espèces.

Les personnes qui préparent les chèques et qui ont accès aux formulaires en
blanc ne doivent pas intervenir dans la fonction d’encaissement.

Aucun titre de paiement ne doit être signé sans le bon à payer.

Les chèques ne doivent être signés par les personnes responsables qu’au vu
des documents justificatifs originaux.
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES DÉPENSES
LE CONTRÔLE DES DÉPENSES

Les documents justificatifs doivent dès lors être annulés par tout moyen,
comme par exemple l’apposition d’un tampon « payé » et les références du
titre de paiement.

La signature de chèque en blanc est à proscrire.

Tout paiement par caisse doit être appuyé par une pièce justificative et donne
lieu à un bon de dépenses espèces pré numéroté.

Au moment de la signature du titre de paiement- ou d’une acceptation, le


signataire doit être en possession d’une situation des engagements pris pour
éviter d’exposer l’entreprise au risque de retours d’impayés.
MESURES FAVORISANT LE CONTRÔLE
DES DÉPENSES
CONTRÔLE DE LA CAISSE DÉPENSES

Les mouvements d’espèces entrées et sorties doivent donner lieu à


l’établissement de bons d’alimentation et de bons de dépenses pré
numérotés.

Des inventaires physiques périodiques de caisse permettent de s’assurer que


le solde du brouillard de caisse correspond aux espèces en caisse.

Les procédures doivent prévoir un nombre de contrôle inopiné de la caisse


pendant l’année. Ce contrôle peut être effectué par un responsable de
l’entreprise ou un auditeur externe.
98

LES SCHÉMAS DE FRAUDE

1/ Falsification des
moyens de paiement

2 / Kitting
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FALSIFICATION DES MOYENS
DE PAIEMENT (LES CHÈQUES)

Manière fraude :
• Vole du chèque vierge
• Imitation de la signature

il faut faire attention aux autorisations des signatures déposées à la


banque car elle ne sont pas toujours modifiées lorsqu’un cadre
quitte l'entreprise.

Ne pas accorder des chèques en blanc déjà signés => le fraudeur


paie le fournisseur par caisse et encaisse le chèque en soi même
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CONTRÔLE À
EFFECTUER
Prévoir des règles de signatures par seuils.

Envisager des doubles signatures pour les montants les


plus élevés

Protéger l’accès aux chéquiers qu'ils soient sous la


forme de chèques manuel ou de lettres chèques.
101
KITTING
C’est une technique qui sert à masquer la perte de trésorerie
produite par un détournement en surévaluant celle- ci
fictivement. Elle est rendue possible par l’écart entre les dates
d’inscription en compte des encaissements et les décaissements
de chèques. Le fraudeur utilise plusieurs comptes bancaires. Bien
utilisé, le kitting permet de se faire avancer des fonds sur une
banque qui n’en a pas mais qui est leurrée par les chèques
encaissés.
102

BIBLIOGRAPHIE
BOUAINE W., Cours de contrôle interne, ISCAE, Université de Mannouba, 2022
GALLET O., Halte aux fraudes : Guide pour managers et auditeurs, 3ème édition, DUNOD,
2014
KHALIL A., AJILI W., BEN SLIMENE I. ET ABDELLI M., Comprendre et mettre en œuvre
le contrôle interne, DUNOD, 2022
OUANICHE M., La fraude en entreprise : Comment la prévenir, la détecter, la combattre,
DUNDO, 2022
PIGE B., Audit et contrôle interne, 4ème édition, DUNOD, 2017
YAICH A., Les procédures de trésorerie, La revue comptable et financière n° 112 - deuxième
trimestre 2016
YAICH A., Cadre intégré du contrôle interne (COSO 1), La revue comptable et financière n°
84 - deuxième trimestre 2009
YAICH A., Le cadre de management des risques de l’entreprise (COSO 2), La revue
comptable et financière n° 85 - troisième trimestre 2009
YAICH A., Bonnes pratiques et procédures de contrôle interne comptable, La revue
comptable et financière n° 99 - premier trimestre 2013

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