Formation et exploitation du pétrole et gaz
Formation et exploitation du pétrole et gaz
Introduction
Certains servent à pomper de l’eau, de la vapeur et d’autres gaz et mélanges liquides dans
le gisement pour accentuer la pression et maintenir ainsi un taux d’extraction économiquement
rationnel. Lorsque la pression souterraine dans le gisement est suffisamment forte, elle pousse
le pétrole vers la surface. Une fois le pétrole remonté à la surface, les composants liquides et
gazeux sont séparés, et les impuretés (sable, vase, et eau) éliminées. Une fois purifié, le pétrole
brut est prêt à être transporté vers la raffinerie pour transformation
I.1.1. Le pétrole
le « pétrole brut » (du latin petroleum, huile de pierre) désigne une huile minérale, un
mélange d’hydrocarbures de différentes familles associées à des composés organiques
(oxygénés, azotés, sulfurés ) ainsi qu’à des métaux. C’est un mélange complexe (liquide, gaz)
a une couleur noir à quelques reflets , plus léger que l’eau de densité varie entre 0,75 ÷ 0.95 ,
il est constitué majoritairement d’hydrocarbures(93% à 99%) qui sont regroupé en 03 grandes
familles (Paraffines , naphtènes , aromatiques) , mais également des composés soufrés(0.01-
6%) , azotés(0.05-0.5%) , oxygénés (0.1-0.5%) , des métaux(0.005-0.15%) tels que le nickel et
le vanadium.
Il existe une grande diversité de pétroles, tant au point de vue physique que sur le plan
chimique. Le pétrole peut adopter une texture fluide ou visqueuse et une couleur allant du vert
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
clair au noir foncé. Bien que tous les hydrocarbures se composent d’atomes de carbone et
d’hydrogène, les pétroles bruts présentent d’un gisement à l’autre des agencements particuliers
de composés. L’American Petroleum Institute (API) distingue selon leur densité trois types de
pétroles bruts : lourds (moins de 25o API), moyens (entre 25o et 35o API) et légers (plus de
35o API).
Le gaz naturel joue un rôle énergétique croissant . L’importance de ses réserves et les
avantages qu’il présente sur le plan de l’environnement favorisent son utilisation , notamment
dans des secteurs à forte valeur ajoutée : industries de précision , production d’électricité .
Comme le pétrole brut, le gaz naturel est aussi un mélange d’hydrocarbures ; mais des
hydrocarbures saturés (paraffiniques), composé essentiellement de méthane (70 à 95 %, en
volume, selon le gisement). Il est associé à d'autres alcanes (éthane, propane, butane, ...), à du
diazote N2, à du dioxyde de carbone CO2 et à du sulfure d'hydrogène H2S. Il existe trois sources
de gaz naturel ; non associé (gisement de gaz), associé et associe-dissous (gisement de pétrole).
En fonction de la manière dont il s’est formé et de l’endroit où il a été découvert, il est possible
de distinguer plusieurs types de gaz naturel ; à savoir, le gaz naturel sec, humide ou a condensât.
Le gaz naturel est composé d’un mélange d’hydrocarbures gazeux, comprenant du
méthane, mais aussi de l’éthane, du propane, du butane et du pentane connus sous le nom de
gaz naturel liquide ou condensat et d’impuretés telles que le dioxyde de carbone (CO2), le
sulfure d’hydrogène (H2S), l’eau et l’azote. La composition du gaz naturel peut varier fortement
d’un gisement à l’autre. Dans certains gisements, des gaz acides (CO 2 ou H2S), peuvent
représenter une forte proportion du mélange gazeux, ce qui rend l’exploitation plus difficile et
plus coûteuse. Le gaz naturel peut contenir une proportion importante de condensat: dans ce
cas dénommé «gaz humide».
Il existe trois sources de gaz naturel ; non associé (gisement de gaz), associé et associe-dissous
(gisement de pétrole). En fonction de la manière dont il s’est formé et de l’endroit où il a été
découvert, il est possible de distinguer plusieurs types de gaz naturel ; à savoir, le gaz naturel
sec, humide ou a condensât.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
Hydrocarbures conventionnels
Les hydrocarbures naturels sont formés dans des formations sédimentaires riches en matière
organique, appelées roches mères. Au cours de l’enfouissement, sous l’effet de la température,
cette matière organique est transformée en hydrocarbures liquides (maturité à huile) puis
gazeux (maturité à gaz). Sous l’effet de la pression et de la température, ces hydrocarbures sont
expulsés et migrent, en phase liquide ou gazeuse, à travers des roches plus poreuses et
perméables, les drains et les réservoirs, vers des zones à plus faible pression. La présence d’un
niveau relativement imperméable, couverture, va, par rétention, bloquer cette migration et ainsi
générer une accumulation à la faveur d’un piège pétrolier. Dans une première phase,
l’exploration consiste à rechercher des pièges qui ont été chargés en hydrocarbures. Dans une
deuxième phase, la production est assurée par des puits forés à l’aplomb du piège en utilisant
des mécanismes de déplétion naturelle ou de réinjection d’eau ou de gaz. La récupération, c'est‐
à‐dire le pourcentage d’hydrocarbures conventionnels récupérés en surface, est de l’ordre de 30
à 50% pour l’huile et de 50 à 80% pour le gaz. Elle peut être améliorée grâce aux techniques
du forage horizontal et de stimulation.
Pour les "gaz non conventionnels", ils recouvrent principalement trois types de ressources
gazières : le gaz de ‘‘schiste’’ (ou shale gas), le tight gas et le gaz de couche de charbon (ou
coal bed methane).
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Cependant, une définition des ressources non conventionnelles peut se baser simplement
sur les paramètres de perméabilité et de viscosité, ce qui permet de différencier les ressources
non conventionnelles des ressources conventionnelles en tenant compte également de la
propriété du fluide.
Les caractéristiques physiques particulières des huiles lourdes ou extra-lourdes, ou encore des
bitumes sont principalement la densité et la viscosité (figure 2-11). Ces produits lourds sont
généralement le résultat d’altération d’huiles plus légères par oxydation, biodégradation, pertes
des fractions légères et enrichissement en résines et en asphaltènes.
Ce sont des dépôts de sable souterrain imprégnés de bitume. Le bitume dans ces sables situés
en profondeur ne peut pas être pompé à moins qu’il ne soit chauffé sous terre à l’aide de vapeur
pour le rendre fluide. Quand ils sont situés en surface, ils sont exploités à ciel ouvert. Ces sables
bitumineux sont très abondants en Amérique du Nord, surtout au Canada. Les grands gisements
des huiles lourdes sont rencontrés au Vénézuela .
Ce sont des hydrocarbures ayant migrés hors de la roche mère et piégés dans des roches peu
poreuses et peu perméables. Des valeurs conventionnelles de porosité et de perméabilité avaient
été retenues aux États-Unis comme indicateurs du caractère conventionnel ou non d’un
gisement pour l’attribution de crédits d’impôt . Selon ce critère, la notion de «tight» dépend
toutefois directement de la nature des hydrocarbures que l’on souhaite extraire. Ainsi, un
réservoir avec des caractéristiques de porosité et de perméabilité données va être tantôt
considéré comme « tight » lorsqu’il contient du pétrole (moins facile à mettre en production) et
tantôt considéré comme conventionnel s’il contient du gaz. Comme indiqué précédemment, la
notion de « tight » reste relative et il est parfois très difficile de définir si les hydrocarbures
extraits proviennent de réservoirs compacts ou de mauvais réservoirs conventionnels.
Les ‘’schistes’’ bitumineux sont des argiles feuilletées noires très riches en matière organique
peu transformée (kérogène) du fait de son faible enfouissement (inférieur à 1000 m).
Contrairement à leur nom, ces roches ne sont ni des ‘‘schistes’’ ni du bitume. Ce sont
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généralement des marnes qui renferment des substances organiques en quantité suffisante pour
faire l’objet d’une valorisation énergétique Exploités en carrières, les ‘‘schistes’’ bitumineux
doivent ensuite être chauffés à de fortes températures (450°C) pour générer de l’huile qui est
ensuite récupérée.
Le gaz de ‘‘schiste’’ (shale gas) est du méthane généré pour un enfouissement de la roche-mère
de plus de 3.000 mètres. Du fait de la très faible perméabilité de ces roches, ces hydrocarbures
ne peuvent être exploités avec les modes de production classiques. En effet, un puits vertical
classique, utilisé pour un réservoir conventionnel, ne permettrait d'en capter qu'une infime
partie. Leur extraction nécessite l'utilisation de la fracturation hydraulique combinée à des
forages horizontaux.
Il s’agit du gaz naturel issu de la maturation des matières organiques essentiellement ligneuses
d’origine terrestre (évolution bois et autres végétaux tourbe charbon anthracite). Le processus
est identique à la formation du gaz naturel dans un système pétrolier. La maturation de la
matière organique résulte de son enfouissement, au cours des temps géologiques et sous l’effet
des pressions et des températures croissantes avec la profondeur (gravité, gradient thermique),
la matière organique est décomposée puis transformée en une matière solide et combustible à
haute teneur en carbone, le charbon. Le processus de décomposition de la matière organique
sous l’action des microorganismes puis la transformation thermique génèrent principalement
du méthane .
Alors que l’histoire du pétrole brut , de ses découvertes , des ses réserves et du
développement permet international de son industrie prend corps dès la fin du siècle dernier , il
faut attendre la fin des années 1950 pour que celle du gaz naturel commence à susciter un intérêt
mondial ou tout au moins , à franchir les limites de l’Amérique du nord .ainsi ses réserves et
ressources , voire même sa production , sont mal connues en dehors des Etats unis jusque vers
la fin des années 1960.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
Les ressources contingentes regroupent les volumes contenus dans les gisements
découverts, potentiellement exploitables, mais dont le développement n’est pas encore
programmé.
Enfin, les ressources potentielles font référence aux volumes contenus dans des
gisements non encore découverts.
Les réserves restent très concentrées géographiquement. Pour le pétrole, elles sont
localisées à 50 % au Moyen-Orient et pour plus de 70 % dans les 11 pays de l’Opep. Celles de
gaz naturel se situent pour près de 40 % au Moyen-Orient (Qatar et Iran) et pour 20 % en Russie.
Deuxièmement, pour le pétrole, sur les 30 à 40 dernières années, les nouveaux gisements mis à
jour sont plus petits, plus complexes, plus difficiles techniquement à découvrir ou à produire.
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La production mondiale de pétrole s'établit à 95,62 millions de barils par jour soit
presque 1107 barils par seconde. En 2014, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs
mondiaux grâce au pétrole de schiste. Depuis 2002, la demande mondiale de pétrole augmente
plus vite que l'offre, due principalement aux hausses de la demande asiatique (Chine, Inde).
Chaque jour, on produit dans le monde 95,62 millions de barils de pétrole. Ceci équivaut à plus
de 15,2 milliards de litres. La production mondiale de pétrole en 2014 : 93,3 millions de barils
par jour
Selon le rapport annuel sur l’énergie de BP, les Etats-Unis sont devenus en 2014 le
premier producteur mondial de pétrole, devant l’Arabie saoudite et la Russie. Cela a largement
contribué à la forte chute des cours de l'or noir .
La production de brut américain (y compris les liquides de gaz naturel) a augmenté en 2014 de
1,06 Mb/j, à 11,64 Mb/j, tandis que celle de l’Arabie saoudite est restée stable, à 11,5 Mb/j. La
Russie, numéro 3 mondial, a extrait 10,84 Mb/j en 2014.
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C’est la première fois que des sources fiables placent les Etats-Unis au premier rang des
producteurs de pétrole depuis quarante ans : selon BP, cela n’était pas arrivé depuis 1975.
Cela s'explique par la forte croissance observée par la production américaine grâce au boom
des hydrocarbures de schiste : depuis le milieu des années 2000, l’utilisation simultanée des
technologies de la fracturation hydraulique et du forage horizontal permet l'extraction du gaz et
pétrole emprisonnés dans la roche .
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
I.3.1.Origine du pétrole
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
I.3.2.Mécanisme de sédimentation
La matière organique est accumulée au fond des mers, des océans, des lacs et des deltas,
mélangée à des matières minérales (particules d’argiles ou sables fins) durant plusieurs dizaines de
millions d’année et résulte en la génération du kérogène qui est un composé formé de carbone et
d’hydrogène.
Le kérogène se trouve disséminé dans une couche géologique appelée roche-mère. L’enfouissement
de la roche-mère à des profondeurs supérieures à 1000m provoque une deuxième transformation
par craquage des molécules sous l’effet de la forte pression et de la forte température. Des
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
hydrocarbures liquides (et/ou gazeux) sont formés selon la nature de la matière organique
initiale et / ou selon les températures subies.
Les hydrocarbures liquides et gazeux formés vont créer des surpressions dans la roche-
mère, favorisant leur expulsion vers des roches voisines poreuses et perméables. Les
hydrocarbures, plus légers que les eaux salées contenues dans ces roches, cheminent alors dans
ces roches réservoirs constituant des aquifères en quête permanente de zones à plus faible
pression, le pétrole migre grâce à la poussée d’Archimède dans le réseau de drains (roches
poreuses ou fracturées, failles…) présents dans les bassins sédimentaires.
Si aucun obstacle ne s’oppose à cette migration, ils peuvent arriver à la surface à l’occasion de
fractures ou tout simplement par l’affleurement de la couche aquifère. Les hydrocarbures les
plus légers se perdent alors dans l’atmosphère, les fractions les plus lourdes sont altérées par
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les agents atmosphériques et ou par les activités bactériologiques et donnent des huiles très
lourdes, très visqueuses qui imprègnent les sables et calcaires.
Dans les cas favorables, la présence de strates imperméables (roches couvertures) maintenant
les hydrocarbures dans les drains, et l’agencement géométrique des couches, hérité de la
sédimentation et/ou des déformations tectoniques (pièges), conduit à ce que la migration du
pétrole soit stoppée et forme une accumulation (gisement). De fait, le drain servira alors de
roche-réservoir, d’où il pourra être produit par forage. Selon la nature du kérogène de la roche-
mère et de sa maturité thermique il s’agira d’un gisement de pétrole ou de gaz naturel, voire le
plus souvent du mélange des deux.
L’étude des gisements est une discipline de XX e siècle : les notions de saturations et
de perméabilités relatives , par exemple , datent d’une cinquantaine d’années . C’est aussi une
discipline très spécifique , nourrie des sciences de la terre , de thermodynamique et de
mécanique des fluides notamment .
L’étude des gisements , qui s’est développée au cours des dernières décennies , fait appel
maintenant à de nombreuses techniques perfectionnées dans l’acquisition des données et dans
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
Un gisement est formé des réservoirs rocheux souterrains contenant des hydrocarbures liquides
et/ou gazeux , et d’origine sédimentaire à de très rares exceptions près. La roche réservoir est
poreuse et perméable , et la structure est limitée par des barrières imperméables qui piègent les
hydrocarbures .
Le but de l’étude d’un gisement à partir d’un réservoir productif , est d’établir un projet de
développement qui cherchera à optimiser la récupération des hydrocarbures dans le cadre
d’une politique économique donnée . L’étude de gisement est indispensable pendant la durée
de vie du champ afin d’en tirer les informations nécessaires à l’exploitation optimale du
gisement .
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
finit par affleurer, comme c'est le cas en Mésopotamie où le pétrole fut découvert dès
l'antiquité.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
sédimentaire poreuse surmontée d’une couverture imperméable). On parle dès lors d’un
système pétrolier conventionnel. La migration des hydrocarbures se fait en 2 étapes :
Mais pour qu’un gisement pétrolier se constitue, il faut, en outre, que les hydrocarbures soient
retenus dans un volume fermé étanche que l’on appelle le piège .
Il existe deux grandes familles de pièges :
les pièges structuraux, engendrés par les déformations des couches géologiques engendrées
par le mouvement des plaques tectoniques . Les roches réservoirs se retrouvent parfois
déformées jusqu'à créer un volume entièrement fermé. Ces pièges de type anticlinal ont une
forme de dôme et sont les plus courants ;
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
les pièges stratigraphiques sont composés de couches sédimentaires qui n'ont pas subi de
déformation tectonique. Une roche couverture y enveloppe complètement une roche réservoir .
C’est le cas par exemple, des dômes de sel qui font office de roche couverture.
À l'intérieur des pièges, se trouvent des hydrocarbures, mais aussi de l'eau résiduelle. Plus légers
que cette eau, les hydrocarbures migrent au-dessus des nappes aquifères .
Il existe différents types de pièges, liés au dynamisme et à l’histoire structurale du bassin dans
lequel se sont formés les hydrocarbures : plis, failles, discordances peuvent faire l’affaire, et
souvent plusieurs facteurs se combinent favorablement. On peut donner l’exemple de quatre
pièges les plus couramment rencontrés :
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
I.5.Exploitation de gisement
Les gisements pétroliers ou gaziers exploitables occupent des volumes fermés créés par
des déformations des couches géologiques. Ces volumes, appelés pièges, doivent être
suffisamment grands pour que l’exploitation du gisement soit économiquement viable.
La première étape de l'exploitation d'un gisement de pétrole est donc tout simplement de le
localiser. Les études sismiques constituent la première étape dans l'exploitation du pétrole. Cela
consiste à générer des ondes sonores puissantes, généralement d’une basse fréquence. Leur
réflexion depuis les couches souterraines fournit des informations sur les caractéristiques
générales de la structure souterraine et des données sur le potentiel en pétrole et en gaz de la
zone . Dès que les études sismiques révèlent une zone prometteuse pour la découverte de
pétrole, on effectue des sondages d’exploration pour déterminer s’il y a ou non du pétrole ou
du gaz. Dans l’affirmative, si le gisement est économique, il sera mis en production.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
L’exploration pétrolière est une branche de l’industrie qui regroupe l’ensemble des
activités permettant de localiser les gisements. Une évaluation des différents facteurs
nécessaires à l’existence d’un gisement exploitable est effectuée avec une approche
géostatistique. La présence d’une roche-mère est déduite des études géologiques de bassin, la
génération potentielle de pétrole ou de gaz est estimée par des études géochimiques et la
présence de pièges pétroliers doit être indiquée par une campagne d’acquisition sismique qui
permet d’obtenir une échographie du sous-sol.
Comme les résultats de l’évaluation géologique et géophysique ne donnent que des probabilités
de succès (avec un taux moyen de réussite de 1 sur 7), un forage doit être réalisé pour pénétrer
la roche-réservoir et confirmer la présence de pétrole (ou de gaz).
Les données de la production du puits (débit, nature et proportion des effluents) sont obtenues
par la suite à l‘occasion des essais de production réalisés à l’issue du forage. Ces essais
de puits nécessitent la mise en place de garnitures de tests et peuvent durer de plusieurs jours à
plusieurs semaines.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
2) la maturation thermique suffisante sur une longue période de temps afin de convertir cette
matière organique en hydrocarbures (pétrole ou gaz naturel, selon l’histoire du bassin
sédimentaire);
3) des voies de migration pour permettre aux hydrocarbures de migrer hors de la roche et vers
un réservoir;
4) une roche-réservoir appropriée suffisamment poreuse et perméable pour avoir accumulé des
hydrocarbures;
5) une roche-couverture efficacement étanche pour avoir empêché la fuite de ces hydrocarbures
accumulés dans le réservoir;
6) une disposition spatiale du réservoir et de la couverture faisant en sorte d’avoir confiné une
accumulation locale significative d’hydrocarbures.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
Lorsque l’on a identifié la présence de réservoirs potentiels souterrains par des méthodes
de surface, il est impératif d’en étudier les caractéristiques qui conditionnent son rendement:
son volume, sa porosité, son taux de saturation, sa perméabilité, les différents fluides qu’il
renferme (eau, pétrole, gaz). Pour connaître ces paramètres du réservoir, la première approche
consiste à faire des forages pétroliers, qui peuvent atteindre quelques kilomètres. Pour ce faire,
la méthode de forage principalement utilisée, par rotation (en anglais, rotary), consiste à creuser
un trou en utilisant des trépans comme outils de forage à l’extrémité inférieures des tiges de
forage sur lesquelles on applique une force tout en les entraînant en rotation.
L’avantage principal de cette technique est de pouvoir faire circuler en continu un fluide de
forage (« boue ») dans le trépan pour emporter les débris de roches (retailles; en anglais,
cuttings) hors du trou grâce au courant ascensionnel de ce fluide vers la surface.
Mais l’utilisation de boue de forage présente également plusieurs autres fonctions, dont :
- Equilibrer les pressions sur les parois du trou de forage (une pression trop faible entraînerait
un risque d'effondrement des parois du puits, tandis qu’une pression excessive risquerait de
faire pénétrer la boue de forage trop profondément dans la roche, et ainsi réduire la porosité et
la perméabilité nécessaire à la production du réservoir).
Deux grandes catégories de boues de forage existent : à base d’eau et à base de pétrole.
À l’aide d’additifs, différentes compositions peuvent être élaborées selon les caractéristiques
propres du forage, telles que la profondeur, la nature de la roche forée, ainsi que les pressions
et les températures rencontrées.
Lorsque le forage d'une section du puits est complété, des coffrages en acier sont descendus
dans le trou, puis cimentés à la paroi rocheuse. Un coffrage est constitué de tubes d'acier vissés
les uns aux autres. L’épaisseur de ces tubes varie selon le type d’acier utilisé et la pression
maximale à laquelle ils sont exposés.
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
Après la mise en place du premier coffrage, ce dernier sera cimenté à la paroi rocheuse et le
forage sera poursuivi avec un outil dont le diamètre est inférieur au diamètre intérieur du
coffrage .
Figure.I.15 : Construction d’un puits et exemples de fuites de gaz le long d’un puits de
production
La grande quantité d’eau consommée par les opérations de fracturation hydraulique a pu mener
à des impacts quantitatifs sur la ressource . ces impacts sont principalement dus à des
insuffisances de la réglementation en ce qui concerne les prélèvements d’eau , Il convient de
remarquer que l’impact quantitatif dépend des ressources de chaque bassin versant , des autres
usages , des politiques de gestion de l’eau
Il existe des exemples de pollutions reconnus officiellement comme étant liés à l’exploitation
des gaz de roche-mère , ces cas sont le plus souvent dus à des erreurs humaines , au non-respect
de la réglementation (forage , construction des puits ) ou encore à une méconnaissance du milieu
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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel
géologique .Dans beaucoup de cas de pollutions suspectées , l’origine des hydrocarbures était
naturelle (échapements de gaz biogénique) , en effet les causes à l’origine de la pollution ou les
chemins de migration sont souvent inconnus .
Un autre cas , le problème de surpressions dans l’annulaire d’un puits et de cimentation ont
entrainé la migration et l’accumulation de gaz dans des aquifères de surface par le biais de
fractures naturelles provoquant une explosion .
Sismicité induite
les opérations de fracturation hydraulique n’ont pas engendré de dommage matériel par le biais
de la sismicité induite .
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