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Formation et exploitation du pétrole et gaz

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Introduction

La croissance de la demande en produits pétroliers, en particulier dans les pays développés,


et la nature limitée des ressources pétrolières conduisent l’industrie pétrolière à s’intéresser de
plus en plus à l’exploitation et la transformation du pétrole .

Le processus d’exploration commence par la recherche de formations rocheuses indiquant


la présence de gisements de pétrole. Des études géophysiques sont effectuées et des forages
d’exploration réalisés le cas échéant. Une fois que des champs de pétrole potentiellement
rentables ont été identifiés, on fore un puits dans le gisement souterrain. Souvent, de nombreux
puits seront forés dans un même gisement pour assurer un taux d’extraction viable sur le plan
économique.

Certains servent à pomper de l’eau, de la vapeur et d’autres gaz et mélanges liquides dans
le gisement pour accentuer la pression et maintenir ainsi un taux d’extraction économiquement
rationnel. Lorsque la pression souterraine dans le gisement est suffisamment forte, elle pousse
le pétrole vers la surface. Une fois le pétrole remonté à la surface, les composants liquides et
gazeux sont séparés, et les impuretés (sable, vase, et eau) éliminées. Une fois purifié, le pétrole
brut est prêt à être transporté vers la raffinerie pour transformation

I.1. Définition du pétrole et de gaz

I.1.1. Le pétrole

le « pétrole brut » (du latin petroleum, huile de pierre) désigne une huile minérale, un
mélange d’hydrocarbures de différentes familles associées à des composés organiques
(oxygénés, azotés, sulfurés ) ainsi qu’à des métaux. C’est un mélange complexe (liquide, gaz)
a une couleur noir à quelques reflets , plus léger que l’eau de densité varie entre 0,75 ÷ 0.95 ,
il est constitué majoritairement d’hydrocarbures(93% à 99%) qui sont regroupé en 03 grandes
familles (Paraffines , naphtènes , aromatiques) , mais également des composés soufrés(0.01-
6%) , azotés(0.05-0.5%) , oxygénés (0.1-0.5%) , des métaux(0.005-0.15%) tels que le nickel et
le vanadium.

Il existe une grande diversité de pétroles, tant au point de vue physique que sur le plan
chimique. Le pétrole peut adopter une texture fluide ou visqueuse et une couleur allant du vert

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

clair au noir foncé. Bien que tous les hydrocarbures se composent d’atomes de carbone et
d’hydrogène, les pétroles bruts présentent d’un gisement à l’autre des agencements particuliers
de composés. L’American Petroleum Institute (API) distingue selon leur densité trois types de
pétroles bruts : lourds (moins de 25o API), moyens (entre 25o et 35o API) et légers (plus de
35o API).

I.1.2. Le gaz naturel

Le gaz naturel joue un rôle énergétique croissant . L’importance de ses réserves et les
avantages qu’il présente sur le plan de l’environnement favorisent son utilisation , notamment
dans des secteurs à forte valeur ajoutée : industries de précision , production d’électricité .

Comme le pétrole brut, le gaz naturel est aussi un mélange d’hydrocarbures ; mais des
hydrocarbures saturés (paraffiniques), composé essentiellement de méthane (70 à 95 %, en
volume, selon le gisement). Il est associé à d'autres alcanes (éthane, propane, butane, ...), à du
diazote N2, à du dioxyde de carbone CO2 et à du sulfure d'hydrogène H2S. Il existe trois sources
de gaz naturel ; non associé (gisement de gaz), associé et associe-dissous (gisement de pétrole).
En fonction de la manière dont il s’est formé et de l’endroit où il a été découvert, il est possible
de distinguer plusieurs types de gaz naturel ; à savoir, le gaz naturel sec, humide ou a condensât.
Le gaz naturel est composé d’un mélange d’hydrocarbures gazeux, comprenant du
méthane, mais aussi de l’éthane, du propane, du butane et du pentane connus sous le nom de
gaz naturel liquide ou condensat et d’impuretés telles que le dioxyde de carbone (CO2), le
sulfure d’hydrogène (H2S), l’eau et l’azote. La composition du gaz naturel peut varier fortement
d’un gisement à l’autre. Dans certains gisements, des gaz acides (CO 2 ou H2S), peuvent
représenter une forte proportion du mélange gazeux, ce qui rend l’exploitation plus difficile et
plus coûteuse. Le gaz naturel peut contenir une proportion importante de condensat: dans ce
cas dénommé «gaz humide».

Il existe trois sources de gaz naturel ; non associé (gisement de gaz), associé et associe-dissous
(gisement de pétrole). En fonction de la manière dont il s’est formé et de l’endroit où il a été
découvert, il est possible de distinguer plusieurs types de gaz naturel ; à savoir, le gaz naturel
sec, humide ou a condensât.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

I.1.3.Types des hydrocarbures

On distingue de nombreux types d’hydrocarbures, tant liquides que gazeux . On


distingue :

Hydrocarbures conventionnels

Les hydrocarbures naturels sont formés dans des formations sédimentaires riches en matière
organique, appelées roches mères. Au cours de l’enfouissement, sous l’effet de la température,
cette matière organique est transformée en hydrocarbures liquides (maturité à huile) puis
gazeux (maturité à gaz). Sous l’effet de la pression et de la température, ces hydrocarbures sont
expulsés et migrent, en phase liquide ou gazeuse, à travers des roches plus poreuses et
perméables, les drains et les réservoirs, vers des zones à plus faible pression. La présence d’un
niveau relativement imperméable, couverture, va, par rétention, bloquer cette migration et ainsi
générer une accumulation à la faveur d’un piège pétrolier. Dans une première phase,
l’exploration consiste à rechercher des pièges qui ont été chargés en hydrocarbures. Dans une
deuxième phase, la production est assurée par des puits forés à l’aplomb du piège en utilisant
des mécanismes de déplétion naturelle ou de réinjection d’eau ou de gaz. La récupération, c'est‐
à‐dire le pourcentage d’hydrocarbures conventionnels récupérés en surface, est de l’ordre de 30
à 50% pour l’huile et de 50 à 80% pour le gaz. Elle peut être améliorée grâce aux techniques
du forage horizontal et de stimulation.

Hydrocarbures non conventionnels

Le pétrole non conventionnel regroupe le pétrole de schiste , huile extraite de ‘‘schistes’’


bitumineux, les huiles extra-lourdes, les bitumes des sables asphaltiques et le pétrole de
réservoirs compacts (tight oil). Il s’agit d’une huile restée piégée dans la roche mère ou dans
une roche dont la porosité est extrêmement faible.

Pour les "gaz non conventionnels", ils recouvrent principalement trois types de ressources
gazières : le gaz de ‘‘schiste’’ (ou shale gas), le tight gas et le gaz de couche de charbon (ou
coal bed methane).

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Cependant, une définition des ressources non conventionnelles peut se baser simplement
sur les paramètres de perméabilité et de viscosité, ce qui permet de différencier les ressources
non conventionnelles des ressources conventionnelles en tenant compte également de la
propriété du fluide.

A. Les huiles lourdes, extra lourdes et les bitumes

Les caractéristiques physiques particulières des huiles lourdes ou extra-lourdes, ou encore des
bitumes sont principalement la densité et la viscosité (figure 2-11). Ces produits lourds sont
généralement le résultat d’altération d’huiles plus légères par oxydation, biodégradation, pertes
des fractions légères et enrichissement en résines et en asphaltènes.

B. Les sables bitumineux ou asphaltiques

Ce sont des dépôts de sable souterrain imprégnés de bitume. Le bitume dans ces sables situés
en profondeur ne peut pas être pompé à moins qu’il ne soit chauffé sous terre à l’aide de vapeur
pour le rendre fluide. Quand ils sont situés en surface, ils sont exploités à ciel ouvert. Ces sables
bitumineux sont très abondants en Amérique du Nord, surtout au Canada. Les grands gisements
des huiles lourdes sont rencontrés au Vénézuela .

C. Le gaz et huile de réservoir compact (tight gas and tight oil)

Ce sont des hydrocarbures ayant migrés hors de la roche mère et piégés dans des roches peu
poreuses et peu perméables. Des valeurs conventionnelles de porosité et de perméabilité avaient
été retenues aux États-Unis comme indicateurs du caractère conventionnel ou non d’un
gisement pour l’attribution de crédits d’impôt . Selon ce critère, la notion de «tight» dépend
toutefois directement de la nature des hydrocarbures que l’on souhaite extraire. Ainsi, un
réservoir avec des caractéristiques de porosité et de perméabilité données va être tantôt
considéré comme « tight » lorsqu’il contient du pétrole (moins facile à mettre en production) et
tantôt considéré comme conventionnel s’il contient du gaz. Comme indiqué précédemment, la
notion de « tight » reste relative et il est parfois très difficile de définir si les hydrocarbures
extraits proviennent de réservoirs compacts ou de mauvais réservoirs conventionnels.

D. Les ’‘schistes’ bitumineux (oil shales)

Les ‘’schistes’’ bitumineux sont des argiles feuilletées noires très riches en matière organique
peu transformée (kérogène) du fait de son faible enfouissement (inférieur à 1000 m).
Contrairement à leur nom, ces roches ne sont ni des ‘‘schistes’’ ni du bitume. Ce sont

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

généralement des marnes qui renferment des substances organiques en quantité suffisante pour
faire l’objet d’une valorisation énergétique Exploités en carrières, les ‘‘schistes’’ bitumineux
doivent ensuite être chauffés à de fortes températures (450°C) pour générer de l’huile qui est
ensuite récupérée.

E. Le gaz et huile de ‘‘schiste’’ (shale oil and shale gas)

Le gaz de ‘‘schiste’’ (shale gas) est du méthane généré pour un enfouissement de la roche-mère
de plus de 3.000 mètres. Du fait de la très faible perméabilité de ces roches, ces hydrocarbures
ne peuvent être exploités avec les modes de production classiques. En effet, un puits vertical
classique, utilisé pour un réservoir conventionnel, ne permettrait d'en capter qu'une infime
partie. Leur extraction nécessite l'utilisation de la fracturation hydraulique combinée à des
forages horizontaux.

F. Le gaz d’houille ou méthane de couche de charbon

Il s’agit du gaz naturel issu de la maturation des matières organiques essentiellement ligneuses
d’origine terrestre (évolution bois et autres végétaux tourbe charbon anthracite). Le processus
est identique à la formation du gaz naturel dans un système pétrolier. La maturation de la
matière organique résulte de son enfouissement, au cours des temps géologiques et sous l’effet
des pressions et des températures croissantes avec la profondeur (gravité, gradient thermique),
la matière organique est décomposée puis transformée en une matière solide et combustible à
haute teneur en carbone, le charbon. Le processus de décomposition de la matière organique
sous l’action des microorganismes puis la transformation thermique génèrent principalement
du méthane .

I.2. Développement mondial des réserves et de la production

I.2.1. Ressources et Réserves du pétrole et de gaz

Alors que l’histoire du pétrole brut , de ses découvertes , des ses réserves et du
développement permet international de son industrie prend corps dès la fin du siècle dernier , il
faut attendre la fin des années 1950 pour que celle du gaz naturel commence à susciter un intérêt
mondial ou tout au moins , à franchir les limites de l’Amérique du nord .ainsi ses réserves et
ressources , voire même sa production , sont mal connues en dehors des Etats unis jusque vers
la fin des années 1960.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Les notions de réserves et de ressources répondent à des définitions claires, établies


notamment par la Society of Petroleum Engineers et le World Petroleum Congress.

On distingue les ressources ultimes, les ressources contingentes, les ressources


potentielles. Les ressources ultimes correspondent aux volumes d’hydrocarbures formés au
cours des temps géologiques et contenus dans le sous-sol, c’est-à-dire ce qui a été produit, va
l’être et ce qui restera dans le sous-sol.

Les ressources contingentes regroupent les volumes contenus dans les gisements
découverts, potentiellement exploitables, mais dont le développement n’est pas encore
programmé.

Enfin, les ressources potentielles font référence aux volumes contenus dans des
gisements non encore découverts.

Au niveau mondial, les réserves font l’objet de nombreuses discussions et débats, de


contestations et critiques. Il est en effet souvent difficile de savoir ce que recouvrent les données
publiées par de nombreux pays. Est-il fait référence à des volumes prouvés ou à des volumes
prouvés et probables ? Beaucoup de chiffres ne se limitent pas aux réserves courantes, mais
incluent des ressources contingentes. Les définitions exactes des chiffres annoncés sont
rarement données. Considérés comme hautement stratégiques par certains pays et/ou
compagnies, ce qu’ils recouvrent reste même souvent délibérément flou. La certification des
réserves n’est une obligation que pour un petit nombre de compagnies internationales cotées
sur les grands marchés boursiers et on estime que 80 % des réserves mondiales n’y sont pas
soumises.

Les réserves restent très concentrées géographiquement. Pour le pétrole, elles sont
localisées à 50 % au Moyen-Orient et pour plus de 70 % dans les 11 pays de l’Opep. Celles de
gaz naturel se situent pour près de 40 % au Moyen-Orient (Qatar et Iran) et pour 20 % en Russie.
Deuxièmement, pour le pétrole, sur les 30 à 40 dernières années, les nouveaux gisements mis à
jour sont plus petits, plus complexes, plus difficiles techniquement à découvrir ou à produire.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Figure.I.1 : Réserves de pétrole et de gaz naturel dans le monde, fin 2011

I.2.2.Production mondiale du pétrole et de gaz

La production mondiale de pétrole s'établit à 95,62 millions de barils par jour soit
presque 1107 barils par seconde. En 2014, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs
mondiaux grâce au pétrole de schiste. Depuis 2002, la demande mondiale de pétrole augmente
plus vite que l'offre, due principalement aux hausses de la demande asiatique (Chine, Inde).

Chaque jour, on produit dans le monde 95,62 millions de barils de pétrole. Ceci équivaut à plus
de 15,2 milliards de litres. La production mondiale de pétrole en 2014 : 93,3 millions de barils
par jour

Selon le rapport annuel sur l’énergie de BP, les Etats-Unis sont devenus en 2014 le
premier producteur mondial de pétrole, devant l’Arabie saoudite et la Russie. Cela a largement
contribué à la forte chute des cours de l'or noir .
La production de brut américain (y compris les liquides de gaz naturel) a augmenté en 2014 de
1,06 Mb/j, à 11,64 Mb/j, tandis que celle de l’Arabie saoudite est restée stable, à 11,5 Mb/j. La
Russie, numéro 3 mondial, a extrait 10,84 Mb/j en 2014.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

C’est la première fois que des sources fiables placent les Etats-Unis au premier rang des
producteurs de pétrole depuis quarante ans : selon BP, cela n’était pas arrivé depuis 1975.
Cela s'explique par la forte croissance observée par la production américaine grâce au boom
des hydrocarbures de schiste : depuis le milieu des années 2000, l’utilisation simultanée des
technologies de la fracturation hydraulique et du forage horizontal permet l'extraction du gaz et
pétrole emprisonnés dans la roche .

Entre 2000 et 2019, la production annuelle mondiale de pétrole s’est accrue de 29 %. En


moyenne, la production mondiale de pétrole est équivalente à la consommation.
 Les États-Unis et l’Irak ont connu les plus fortes hausses de la production depuis l’an 2000.
 Aux États-Unis, l’amélioration de techniques de production et de stimulation par fracturation
hydraulique est à l’origine de la hausse importante de la production de pétrole.

Figure.I.2 : Répartition de la production mondiale du pétrole par pays, 2019

Entre 2000 et 2019, la production mondiale de gaz naturel s’est accrue de 66 %.


 Les États-Unis et la Russie sont de loin les plus grands producteurs avec une production
totalisant 40 % de la production mondiale.
 Sur le plan de la consommation, tout comme pour le pétrole, les États-Unis et l’Europe sont
les plus grands consommateurs.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Figure.I.3 : Répartition de la production mondiale de gaz naturel par pays, 2019

I.2.3. Demande mondiale en pétrole

La consommation mondiale de pétrole représente plus de 30 milliards de barils par an.


Cette demande est en forte croissance : elle a augmente de 11 % entre 1970 et 2000, on estime
qu'elle va encore augmenter de 30 à 40 % d'ici 2030. C'est le résultat de la combinaison de
plusieurs facteurs, tels que la croissance démographique, l'expansion du secteur des transports
et l'émergence de nouveaux pays industrialises.

Figure.I.4 : Consommation mondiale du pétrole

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

I.3. Origine et formation des roches sédimentaires

I.3.1.Origine du pétrole

De la matière organique d'origine végétale ou animale, composée de carbone,


d'hydrogène, d'azote et d'oxygène, se dépose au fond d'une zone d'eau profonde en même temps
que du sable et de la vase. Au fil du temps, les dépôts précédents sont recouverts par des couches
successives de sédiments.

Figure.I.5 : Transformation des déchets organiques en hydrocarbures

En générale , la formation du pétrole commence par le dépôt abondant de matières organiques,


principalement des algues planctoniques marines et des bactéries, parallèlement au dépôt de
sédiments dans des grands bassins sédimentaires dynamiques, objets de mouvements
tectoniques.

Un bassin sédimentaire est la conséquence de l’activité tectonique qui, en induisant une


déformation de la croûte terrestre, crée un espace disponible pour recueillir des sédiments issus
de l’érosion des surfaces continentales et de l’activité biologique dans le bassin lui-même .
L’apport sédimentaire, de par son poids, contribue à l’approfondissement du bassin : c’est la
subsidence*. Cette dernière est à même de permettre la mise en place d’épaisseurs importantes
de sédiments. Certains intervalles sédimentaires peuvent être riches en kérogène, ils sont alors
appelés « roches-mères », Ils peuvent ainsi être progressivement enfouis à des milliers de

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

mètres de profondeur et subir la chaleur interne de la Terre (la température augmentant en


moyenne de 30 °C par kilomètre).
On distingue trois types des bassins : Bassins en extension , Bassins en compression , Bassins
en décrochement .

Figure.I.6 : Evolution schématique d'un bassin de rift dans contexte


Géodynamique (Bassin en extension)

I.3.2.Mécanisme de sédimentation

La matière organique est accumulée au fond des mers, des océans, des lacs et des deltas,
mélangée à des matières minérales (particules d’argiles ou sables fins) durant plusieurs dizaines de
millions d’année et résulte en la génération du kérogène qui est un composé formé de carbone et
d’hydrogène.

L’enfouissement de la biomasse va conduire à des modifications chimiques qui transforment


celle-ci progressivement en une matière fossile ayant l’apparence d’une poudre sombre
lorsqu’on l’isole de la matrice minérale, c’est le kérogène. En fonction de la biomasse de départ
et des milieux de préservation, on identifie trois types de kérogènes : le type I (plancton
lacustre), le type II (plancton marin) et le type III (plantes supérieures). Le charbon dans le
langage commun désigne une roche quasi exclusivement constituée de kérogène de type III.

Le kérogène se trouve disséminé dans une couche géologique appelée roche-mère. L’enfouissement
de la roche-mère à des profondeurs supérieures à 1000m provoque une deuxième transformation
par craquage des molécules sous l’effet de la forte pression et de la forte température. Des

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

hydrocarbures liquides (et/ou gazeux) sont formés selon la nature de la matière organique
initiale et / ou selon les températures subies.

Figure.I.7 : Transformation de kérogène en hydrocarbures en fonction de la profondeur


d’enfouissement
Grâce à leur faible densité, migrent vers la surface. Si leur remontée est bloquée par des couches
suffisamment imperméables comme l’argile , ils peuvent s’accumuler (se piéger) dans des roches
perméables sous-jacentes (roches réservoirs) en formant un gisement de pétrole ou de gaz naturel .

I.3.3.Migration des hydrocarbures

Les hydrocarbures liquides et gazeux formés vont créer des surpressions dans la roche-
mère, favorisant leur expulsion vers des roches voisines poreuses et perméables. Les
hydrocarbures, plus légers que les eaux salées contenues dans ces roches, cheminent alors dans
ces roches réservoirs constituant des aquifères en quête permanente de zones à plus faible
pression, le pétrole migre grâce à la poussée d’Archimède dans le réseau de drains (roches
poreuses ou fracturées, failles…) présents dans les bassins sédimentaires.

Si aucun obstacle ne s’oppose à cette migration, ils peuvent arriver à la surface à l’occasion de
fractures ou tout simplement par l’affleurement de la couche aquifère. Les hydrocarbures les
plus légers se perdent alors dans l’atmosphère, les fractions les plus lourdes sont altérées par

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

les agents atmosphériques et ou par les activités bactériologiques et donnent des huiles très
lourdes, très visqueuses qui imprègnent les sables et calcaires.
Dans les cas favorables, la présence de strates imperméables (roches couvertures) maintenant
les hydrocarbures dans les drains, et l’agencement géométrique des couches, hérité de la
sédimentation et/ou des déformations tectoniques (pièges), conduit à ce que la migration du
pétrole soit stoppée et forme une accumulation (gisement). De fait, le drain servira alors de
roche-réservoir, d’où il pourra être produit par forage. Selon la nature du kérogène de la roche-
mère et de sa maturité thermique il s’agira d’un gisement de pétrole ou de gaz naturel, voire le
plus souvent du mélange des deux.

Figure.I.8 : Représentation schématique d’un système pétrolier avec indication de l’habitat


géologique des hydrocarbures de roche-mère

I.4.Gisements et caractéristiques des puits

L’étude des gisements est une discipline de XX e siècle : les notions de saturations et
de perméabilités relatives , par exemple , datent d’une cinquantaine d’années . C’est aussi une
discipline très spécifique , nourrie des sciences de la terre , de thermodynamique et de
mécanique des fluides notamment .

L’étude des gisements , qui s’est développée au cours des dernières décennies , fait appel
maintenant à de nombreuses techniques perfectionnées dans l’acquisition des données et dans

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

la simulation des réservoirs . L’exploitation des gisements implique une interdépendance


poussée des techniques de gisements , de celles qui concernent le forage et l’équipement des
puits , techniques de surface nécessaires à la collecte et au traitement des hydrocarbures avant
leur transport .

Un gisement est formé des réservoirs rocheux souterrains contenant des hydrocarbures liquides
et/ou gazeux , et d’origine sédimentaire à de très rares exceptions près. La roche réservoir est
poreuse et perméable , et la structure est limitée par des barrières imperméables qui piègent les
hydrocarbures .

Figure.I.9 : Une coupe d’un exemple de gisement d’hydrocarbures

Le but de l’étude d’un gisement à partir d’un réservoir productif , est d’établir un projet de
développement qui cherchera à optimiser la récupération des hydrocarbures dans le cadre
d’une politique économique donnée . L’étude de gisement est indispensable pendant la durée
de vie du champ afin d’en tirer les informations nécessaires à l’exploitation optimale du
gisement .

Un gisement pour être exploitable, doit présenter les caractéristiques suivantes :


 une roche poreuse et fissurée, calcaire ou grès par exemple, permettant de rassembler
le pétrole ;
 une roche imperméable, qui arrête la remontée du pétrole et du gaz, moins denses que
l'eau, et constitue un piège où le pétrole s'accumule. Dans le cas contraire, le pétrole

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

finit par affleurer, comme c'est le cas en Mésopotamie où le pétrole fut découvert dès
l'antiquité.

Figure.I.10 : Formation de gisement de pétrole ou de gaz naturel

I.4.1.Types des gisements


I.4.1.1.Gisements conventionnels
Les roches-mères constituent la matrice de l’accumulation originelle de matière
organique et de sédiments fins au fond des océans. Après l’enfouissement progressif au cours
des temps géologiques de ces horizons riches en matière organique (kérogène), et suite à
l’élévation de la pression et de la température et la maturation qui en résultent, le kérogène s’est
transformé en pétrole ou en gaz puis a migré vers des pièges géologiques appropriés (roche

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

sédimentaire poreuse surmontée d’une couverture imperméable). On parle dès lors d’un
système pétrolier conventionnel. La migration des hydrocarbures se fait en 2 étapes :

1. Migration primaire de la roche mère vers la roche réservoir


le gaz expulse progressivement l'eau et le pétrole vers une couche géologique voisine,
apparemment solide, mais très poreuse et perméable. Il s’agit de la roche réservoir ;
2. Migration secondaire des hydrocarbures le long du réservoir jusqu’au piège
Ceci se traduit par la flottabilité des hydrocarbures, la pression capillaire et le système
hydrodynamique. Les hydrocarbures continuent leur remontée, vers la surface cette fois-ci. Si
rien ne stoppe la remontée du pétrole, il s'échappe alors sous forme de suintements, et se
solidifie en bitume à la surface de la terre.

I.4.1.2.Gisements non conventionnels


L’appellation ‘’hydrocarbures non conventionnels’’ n’est pas liée à la nature de
l’hydrocarbure récupéré, mais aux caractéristiques pétrophysiques de la roche dans laquelle il
se trouve, les conditions dans lesquelles il est retenu dans cette roche et les techniques
nécessaires à son exploitation. L’accumulation des hydrocarbures non conventionnels est
différente de celle des hydrocarbures conventionnels sur plusieurs aspects qui incluent le piège,
le réservoir, la roche mère, les mécanismes de formation et de distribution. Ils comptent environ
80% des ressources et ne peuvent être extraits par les méthodes traditionnelles
Les roches réservoirs qui combinent porosité et perméabilité , ont la capacité d'accueillir une
certaine quantité d'hydrocarbures et les roches couvertures, qui surmontent ces réservoirs, ont
pour rôle de bloquer la migration verticale des hydrocarbures vers la surface .

Mais pour qu’un gisement pétrolier se constitue, il faut, en outre, que les hydrocarbures soient
retenus dans un volume fermé étanche que l’on appelle le piège .
Il existe deux grandes familles de pièges :

 les pièges structuraux, engendrés par les déformations des couches géologiques engendrées
par le mouvement des plaques tectoniques . Les roches réservoirs se retrouvent parfois
déformées jusqu'à créer un volume entièrement fermé. Ces pièges de type anticlinal ont une
forme de dôme et sont les plus courants ;

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

 les pièges stratigraphiques sont composés de couches sédimentaires qui n'ont pas subi de
déformation tectonique. Une roche couverture y enveloppe complètement une roche réservoir .
C’est le cas par exemple, des dômes de sel qui font office de roche couverture.

À l'intérieur des pièges, se trouvent des hydrocarbures, mais aussi de l'eau résiduelle. Plus légers
que cette eau, les hydrocarbures migrent au-dessus des nappes aquifères .

Les pièges à hydrocarbures peuvent contenir :

 seulement du pétrole accompagné de gaz dissous en quantité importante ;


 seulement du gaz accompagné de liquides appelés condensats, des hydrocarbures liquides
légers ;
 à la fois du pétrole et du gaz. Dans ce dernier cas, le gaz, plus léger que le pétrole, est rassemblé
dans la partie supérieure du piège.

Figure.I.11: Schématisation d’un piège à hydrocarbures en structure plissée

Il existe différents types de pièges, liés au dynamisme et à l’histoire structurale du bassin dans
lequel se sont formés les hydrocarbures : plis, failles, discordances peuvent faire l’affaire, et
souvent plusieurs facteurs se combinent favorablement. On peut donner l’exemple de quatre
pièges les plus couramment rencontrés :

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Figure.I.12 : Différentes types des pièges

I.5.Exploitation de gisement

Les gisements pétroliers ou gaziers exploitables occupent des volumes fermés créés par
des déformations des couches géologiques. Ces volumes, appelés pièges, doivent être
suffisamment grands pour que l’exploitation du gisement soit économiquement viable.

La première étape de l'exploitation d'un gisement de pétrole est donc tout simplement de le
localiser. Les études sismiques constituent la première étape dans l'exploitation du pétrole. Cela
consiste à générer des ondes sonores puissantes, généralement d’une basse fréquence. Leur
réflexion depuis les couches souterraines fournit des informations sur les caractéristiques
générales de la structure souterraine et des données sur le potentiel en pétrole et en gaz de la
zone . Dès que les études sismiques révèlent une zone prometteuse pour la découverte de
pétrole, on effectue des sondages d’exploration pour déterminer s’il y a ou non du pétrole ou
du gaz. Dans l’affirmative, si le gisement est économique, il sera mis en production.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Figure.I.13 : Prospection séismique

I.6.Exploration du pétrole ou de gaz

L’exploration pétrolière est une branche de l’industrie qui regroupe l’ensemble des
activités permettant de localiser les gisements. Une évaluation des différents facteurs
nécessaires à l’existence d’un gisement exploitable est effectuée avec une approche
géostatistique. La présence d’une roche-mère est déduite des études géologiques de bassin, la
génération potentielle de pétrole ou de gaz est estimée par des études géochimiques et la
présence de pièges pétroliers doit être indiquée par une campagne d’acquisition sismique qui
permet d’obtenir une échographie du sous-sol.

Comme les résultats de l’évaluation géologique et géophysique ne donnent que des probabilités
de succès (avec un taux moyen de réussite de 1 sur 7), un forage doit être réalisé pour pénétrer
la roche-réservoir et confirmer la présence de pétrole (ou de gaz).
Les données de la production du puits (débit, nature et proportion des effluents) sont obtenues
par la suite à l‘occasion des essais de production réalisés à l’issue du forage. Ces essais
de puits nécessitent la mise en place de garnitures de tests et peuvent durer de plusieurs jours à
plusieurs semaines.

Un ensemble d’éléments et de conditions particulières doit avoir été présent dans un


bassin sédimentaire pour qu’une accumulation d’hydrocarbures existe . Ce sont :
1) la présence d’une roche-mère riche en matière organique;

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

2) la maturation thermique suffisante sur une longue période de temps afin de convertir cette
matière organique en hydrocarbures (pétrole ou gaz naturel, selon l’histoire du bassin
sédimentaire);
3) des voies de migration pour permettre aux hydrocarbures de migrer hors de la roche et vers
un réservoir;
4) une roche-réservoir appropriée suffisamment poreuse et perméable pour avoir accumulé des
hydrocarbures;
5) une roche-couverture efficacement étanche pour avoir empêché la fuite de ces hydrocarbures
accumulés dans le réservoir;
6) une disposition spatiale du réservoir et de la couverture faisant en sorte d’avoir confiné une
accumulation locale significative d’hydrocarbures.

Figure.I.14 : Génération, migration et piège des hydrocarbures

L'exploration pétrolière et gazière a pour but la découverte d'accumulations


d'hydrocarbures liquides ou gazeux techniquement et économiquement exploitables.
Ultimement, cette découverte ne peut qu’être réalisée par forage. Toutefois, des indices de la
présence de pétrole et de gaz naturel contenus en profondeur pouvant être accumulés dans des
unités géologiques peuvent être détectés à partir de la surface. Ainsi, l’implantation des forages
d'exploration est habituellement précédée d'une série d'opérations de reconnaissance mettant en

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

œuvre des techniques combinant les disciplines de la géologie, de la géochimie et de la


géophysique .
Les étapes d’exploration des hydrocarbures en milieu terrestre et les techniques utilisées sont
résumé sur k’organigramme suivant :

Schéma .I.1 : Les étapes de l’exploration pétrolière et gazière.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

I.7. Forage pétrolier

Lorsque l’on a identifié la présence de réservoirs potentiels souterrains par des méthodes
de surface, il est impératif d’en étudier les caractéristiques qui conditionnent son rendement:
son volume, sa porosité, son taux de saturation, sa perméabilité, les différents fluides qu’il
renferme (eau, pétrole, gaz). Pour connaître ces paramètres du réservoir, la première approche
consiste à faire des forages pétroliers, qui peuvent atteindre quelques kilomètres. Pour ce faire,
la méthode de forage principalement utilisée, par rotation (en anglais, rotary), consiste à creuser
un trou en utilisant des trépans comme outils de forage à l’extrémité inférieures des tiges de
forage sur lesquelles on applique une force tout en les entraînant en rotation.

L’avantage principal de cette technique est de pouvoir faire circuler en continu un fluide de
forage (« boue ») dans le trépan pour emporter les débris de roches (retailles; en anglais,
cuttings) hors du trou grâce au courant ascensionnel de ce fluide vers la surface.

Mais l’utilisation de boue de forage présente également plusieurs autres fonctions, dont :

− Faciliter le forage en lubrifiant et en refroidissant le trépan ;

- Equilibrer les pressions sur les parois du trou de forage (une pression trop faible entraînerait
un risque d'effondrement des parois du puits, tandis qu’une pression excessive risquerait de
faire pénétrer la boue de forage trop profondément dans la roche, et ainsi réduire la porosité et
la perméabilité nécessaire à la production du réservoir).

Deux grandes catégories de boues de forage existent : à base d’eau et à base de pétrole.
À l’aide d’additifs, différentes compositions peuvent être élaborées selon les caractéristiques
propres du forage, telles que la profondeur, la nature de la roche forée, ainsi que les pressions
et les températures rencontrées.

Lorsque le forage d'une section du puits est complété, des coffrages en acier sont descendus
dans le trou, puis cimentés à la paroi rocheuse. Un coffrage est constitué de tubes d'acier vissés
les uns aux autres. L’épaisseur de ces tubes varie selon le type d’acier utilisé et la pression
maximale à laquelle ils sont exposés.

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

Après la mise en place du premier coffrage, ce dernier sera cimenté à la paroi rocheuse et le
forage sera poursuivi avec un outil dont le diamètre est inférieur au diamètre intérieur du
coffrage .

Figure.I.15 : Construction d’un puits et exemples de fuites de gaz le long d’un puits de
production

I.8. Risques liées à l’exploitation des hydrocarbures

 Impacts quantitatifs sur les ressources en eau

La grande quantité d’eau consommée par les opérations de fracturation hydraulique a pu mener
à des impacts quantitatifs sur la ressource . ces impacts sont principalement dus à des
insuffisances de la réglementation en ce qui concerne les prélèvements d’eau , Il convient de
remarquer que l’impact quantitatif dépend des ressources de chaque bassin versant , des autres
usages , des politiques de gestion de l’eau

 Pollution de l’eau par migration de fluides en sub-surface

Il existe des exemples de pollutions reconnus officiellement comme étant liés à l’exploitation
des gaz de roche-mère , ces cas sont le plus souvent dus à des erreurs humaines , au non-respect
de la réglementation (forage , construction des puits ) ou encore à une méconnaissance du milieu

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Chapitre I Formation et Exploitation du Pétrole et de Gaz naturel

géologique .Dans beaucoup de cas de pollutions suspectées , l’origine des hydrocarbures était
naturelle (échapements de gaz biogénique) , en effet les causes à l’origine de la pollution ou les
chemins de migration sont souvent inconnus .

Un autre cas , le problème de surpressions dans l’annulaire d’un puits et de cimentation ont
entrainé la migration et l’accumulation de gaz dans des aquifères de surface par le biais de
fractures naturelles provoquant une explosion .

 Pollution de l’eau de surface

Des milliers d’incidents entrainant des déversements de liquides potentiellement polluants en


surface ont été répertoriés . En effet , les opérations de forage et de fracturations nécessitent le
transfert de grandes quantités de liquide ce qui accroit la probabilité de déversement dans le
milieu.les causes pricipales évoquées sont : l’erreur humaine , le dysfonctionnement d’un
dispositif , l’accident ou encore le non-respect de la réglementation .

Gestion des effluents : la gestion de la grande quantité d’effluents a pu s’avérer problématique


, la réinjection est la principale solution dans la plupart des zones exploitées , la réutilisation
des effleunts pour de nouvelles opérations de fracturation après un prétraitement est de plus en
plus commune , parmi les autres solutions , le traitement par des procédés spécifiquement dédiés
ou le traitement dans des stations d’épuration des eaux usées si l’exploitation à lieu à proximité
de centres urbains . Les opérateurs étudient aussi la possibilité d’utiliser de l’eau salée pour les
hydrofracturations afin de limiter les impacts sur l’environnement .

 Sismicité induite

les opérations de fracturation hydraulique n’ont pas engendré de dommage matériel par le biais
de la sismicité induite .

 Gaz à effets de serre , résultant de l’exploitation


 Perturbations diverses

Des perturabations en surface , en raison de l’emprise et de l’activité du site de forage


(dommages aux écosystèmes , imperméabilisation du sol , érosion , endommagement de
voiries…) , ces impacts sont liées aux conditions propres à chaque site , il est donc difficile de
les transporter à d’autres situations.

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