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Généralités sur le pétrole et gaz naturel

Le document décrit les opérations de base de l'industrie pétrolière et gazière, y compris l'exploration, la production, le raffinage du pétrole brut, et le traitement et le transport du gaz naturel. Il explique également des processus tels que la distillation fractionnée et le craquage.

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Généralités sur le pétrole et gaz naturel

Le document décrit les opérations de base de l'industrie pétrolière et gazière, y compris l'exploration, la production, le raffinage du pétrole brut, et le traitement et le transport du gaz naturel. Il explique également des processus tels que la distillation fractionnée et le craquage.

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SOMMAIRE

************************************************INTRODUCTION*****************

*********************************

I-GENERALITES SUR LE PETROLE-----------------------------------------------------------------

1-Les différents types de pétrole-----------------------------------------------------------------

a. Le pétrole non conventionnel-----------------------------------------------------------------

2- Les pétroles lourds et les sables bitumeux-----------------------------------------------------

II- Opérations de base de l’industrie du pétrole et des gaz naturels----------------------------------

a) L’industrie du pétrole--------------------------------------------------------------------------

1-En amont-------------------------------------------------------------------------------------

2-En aval---------------------------------------------------------------------------------------

b) L’industrie du gaz naturel----------------------------------------------------------------------

1-Extraction et traitement------------------------------------------------------------------------

2-Transport gazeux ou liquide--------------------------------------------------------------------

III-FRACTIONNEMENT DU PETROLE OU DISTILLATION

FRACTIONNEE----------------------------------

1-Définition-------------------------------------------------------------------------------------

2-Processus------------------------------------------------------------------------------------

IV-CRAQUAGE ET REFORMAGE--------------------------------------------------------------------

1-Le Craquage----------------------------------------------------------------------------------

2-Le reformage--------------------------------------------------------------------------------
***********************************************CONCLUSION********************

*********************************

INTRODUCTION
Le pétrole est exploité à partir de 1959 à Titusville en Pennsylvanie. Le pétrole et le gaz
naturel sont actuellement les matières premières minérales et énergétiques les plus utilisés, ce
sont des roches liquide carbonée, ou huile minérale. C’est un mélange complexe
d’hydrocarbures de différentes familles à des composés oxygénés, azotés et sulfurés ainsi
qu’à des traces de métaux particuliers. L'exploitation de ses énergies fossiles est l’un des
piliers de l’économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi-totalité des
carburants liquides. Le gaz naturel est un combustible fossile, il s'agit d’un mélange
d'hydrocarbures légers comprenant du méthane, de l'éthane, du propane, des butanes. La
composition du gaz naturel varie, son composant principal est le méthane (au moins à 90%).
Il associé à d'autres alcanes, à du diazote N 2, à du dioxyde de carbone CO 2 et à du sulfure
d'hydrogèneS2. Le gaz naturel est incolore, inodore, insipide, sans forme particulière et plus
léger que l'air.
Dans notre exposé nous étudierons les différentes opérations de base que les industrielles
utilisent pour traiter le pétrole brut ? Ensuite nous nous pencherons sur certaine opération
comme le fractionnement ou la distillation fractionnée.

I-GENERALITES SUR LE PETROLE

Le pétrole (est un liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de
composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégé dans des formations
géologiques particulières. Il en existe sous plusieurs formes.

1- Les différents types de pétrole

a. Le pétrole non conventionnel

Le pétrole non conventionnel est un pétrole produit ou extrait en utilisant des techniques autres
que la méthode traditionnelle de puits pétroliers, ou impliquant un coût et une technologie
supplémentaires en raison de ses conditions d’exploitation plus difficiles. Les productions de
type non-conventionnel comprennent : l’exploitation de sables bitumeux, de pétrole lourd, de
schiste bitumineux, en offshore profond, en conditions polaires. Si les deux derniers types de
pétrole ne sont pas matériellement différents du pétrole conventionnel, en revanche les trois
premiers, bien qu’ayant la même origine, ont eu une genèse différente.

2. Les pétroles lourds et les sables bitumeux

Les pétroles lourds et les sables bitumeux se retrouvent partout sur le globe, mais les deux plus
importants sites sont situés au Canada (aux bords du lac Athabasca) et au Venezuela (sur les
rives de l’Orénoque). L’hydrocarbone contenu dans ces champs est sous forme de bitume,
qu’il est possible de transformer en carburant Orimulsion. Le pétrole extra-lourd vénézuélien
est différent des sables bitumeux canadiens car il est moins visqueux à température ambiante et
peut donc être extrait avec des techniques d’écoulements à froid, même si le rendement est
moindre qu’avec les techniques canadiennes (environ 8% comparé à plus de 90% pour les
mines à ciel ouvert ou 60% pour les forages gravitationnels assistés par vapeur.

II- Opérations de base de l’industrie du pétrole et des gaz naturels

Le gaz naturel et le pétrole brut sont souvent associés et extraits simultanément des mêmes
gisements, ou encore des mêmes zones de production. L'exploration (recherche de gisements)
et l'extraction du gaz naturel utilisent des techniques à peu près identiques à celles de
l'industrie du pétrole. Une grande partie des gisements de gaz connus à travers a d'ailleurs été
trouvé au cours de campagnes d'exploration dont l'objectif était de trouver du pétrole.

a) L’industrie du pétrole

L’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production)


et en « aval (raffinage, distribution).
1. En amont

L’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements et la production sont souvent


associées. L’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe
par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique,
même si la magnétométrie peut être aussi utilisée) et la réalisation de puits. On parle
d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le
risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le peut être important.

La production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut-être une opération complexe : pour


maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides
aux propriétés physico-chimique très différentes (densité, fluidité, température de
combustion et toxicité, entre autres). Au cours de l’ouverture du gisement, on ouvre de
nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. En règle générale injecte de
l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole.
Une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection
inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole
extractible. Par exemple, l'interface de nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en
soufre peut être brisée par simple brassage, polluant le pétrole.

Au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion


croissante en offshore, plus facile d’accès. La loi de Ricardo s’applique très bien au pétrole
règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en
plus petits dispersés, et difficiles à exploiter. Il y a bien sûr des exceptions, comme dans
des pays où l’exploration longtemps été paralysée pour des raisons politiques.

2. En aval

Comment traite-t-on un pétrole brut, ce mélange de molécules des plus légères aux plus
lourdes ? On va le chauffer pour provoquer son évaporation progressive. Par exemple,
quand on chauffe un fond de casserole d’eau, de bulles apparaissent d’abord avant 100 °C :
ce sont les gaz dissous dans l’eau qui s’échappent. Puis, l’eau bout à gros bouillons et
s’évapore complètement.

Au fond de la casserole, on trouve des résidus blanchâtres de sels, qu’il faudrait chauffer à
très haute température pour les vaporiser. Pour le pétrole, c’est le même principe pour le
raffinage. Le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation ou le
fractionnement du pétrole (procédé de séparation de constituants d'un mélange homogène.
Au cours distillation, il y a d'abord une évaporation, puis une condensation.), pour séparer
les hydrocarbures plu moins lourds. La distillation sous pression atmosphérique s’est vue
complétée d’une distillation sous pression qui permet d’aller plus loin dans la séparation
des différents hydrocarbures lourds.

b) L’industrie du gaz naturel

1. Extraction et traitement

Lors de l'extraction, la détente à la tête de puits provoque la condensation des


hydrocarbures C 5 à C8. Les liquides récupérés, appelés « condensats de gaz naturel » ou «
liquide de puits de gaz naturel » corresponde à un pétrole extrêmement léger, de très haute
valeur (donnant de l'essence et du naphta).

Tout le reste (hydrocarbures C1 à C4, CO2, H2S et He) est gazeux à température ambiante
et acheminé par gazoduc (une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous
pression, la plupart du temps des hydrocarbures sur de longues distances.) vers une usine
de traitement de gaz. Il faut donc deux réseaux de collecte, un pour le gaz et un pour les
condensats. Dans cette usine (qui peut être proche des gisements, ou proche des lieux de
consommation), le gaz est ensuite une déshydratation par point de rosée, puis les différents
composants sont séparés. Les hydrocarbures C2 à C4 sont vendus sous le nom de gaz de
pétrole liquéfié (GPL, et non pas Gaz naturel liquéfié (GNL)). L 2 est le plus souvent
simplement rejeté dans l'atmosphère, sauf s'il y a un utilisateur proche. Parfois, on réinjecte
dans une formation souterraine (séquestration du CO 2) pour réduire les émissions de gaz à
effet de serre.

Le gaz acide est vendu à l'industrie chimique ou séquestré. L'hélium est séparé et
commercialisé présent en quantité suffisante - dans certains cas, il représente une addition
très importante aux revenus générés par le gisement.

L'autre partie (la plus grande) est transportée par gazoduc ou par méthanier vers les lieux
de consommation

2. Transport gazeux ou liquide

Le transport du gaz traité (gaz pauvre, presque exclusivement du méthane) est par nature
beaucoup plus difficile que pour le pétrole. Cela explique que, pendant longtemps, les
gisements de gaz n'intéressaient pas les compagnies que s'ils étaient relativement proches
des lieux de consommation, tandis que les gisements dans des endroits isolés n'étaient
développés que si leur taille justifiait les infrastructures nécessaires.

Notons que la rentabilité des gisements gaziers s'est considérablement améliorée depuis
plusieurs années, puisque les gisements qui étaient vus comme « sub-commerciaux » sont
maintenant profitables. Pour transporter le gaz naturel des gisements vers les lieux de
consommation, les gazoducs sont le moyen le plus courant. Mais une part croissante du gaz
consommé est transportée sous forme liquide, à -162°C pression atmosphérique, dans des
méthaniers du lieu de production vers les lieux de consommation : c’est ce que l'on appelle
le GNL, ou Gaz Naturel Liquéfié.

III-FRACTIONNEMENT DU PETROLE OU DISTILLATION FRACTIONNEE

1- Définition

Notons que la distillation fractionnée est le procédé par lequel les raffineries de
pétrole séparent le pétrole brut en différents produits hydrocarbures plus utiles, en fonction
de leur poids moléculaire relatif, dans une tour de distillation. Il s'agit de la première étape
du traitement du pétrole brut, et elle est considérée comme le principal procédé de
séparation, car elle effectue la séparation initiale grossière des différents combustibles. Les
différents composants qui sont séparés au cours de ce processus sont connus sous le nom
de fractions. Les fractions qui sont séparées comprennent l'essence, le diesel, le kérosène et
le bitume. La distillation fractionnée permet de fabriquer de nombreux produits utiles à
partir du pétrole brut, avec de nombreuses conséquences environnementales pour
l'utilisation de ces produits utiles.

2- Processus

Le processus de distillation fractionnée est assez simple, mais il est puissant dans la
mesure où il permet de séparer tous les composants différents et complexes du pétrole
brut. Tout d'abord, le pétrole brut est chauffé pour le vaporiser et est introduit dans le fond
d'une tour de distillation. La vapeur qui en résulte s'élève ensuite dans la colonne verticale.
Au fur et à mesure que les gaz montent dans la tour, la température diminue. À mesure que
la température diminue, certains hydrocarbures commencent à se condenser et à s'écouler à
différents niveaux. Chaque fraction qui se condense à un certain niveau contient des
molécules d'hydrocarbures avec un nombre similaire d'atomes de carbone. Ces « coupures
» du point d'ébullition permettent de séparer plusieurs hydrocarbures en un seul processus.
C'est ce refroidissement avec la hauteur de la tour qui permet la séparation.
Après ce raffinage préliminaire, les carburants individuels peuvent subir un raffinage
supplémentaire pour éliminer les contaminants ou les substances indésirables, ou pour
améliorer la qualité du carburant par craquage.

Schématisation de la distillation fractionnée


IV-CRAQUAGE ET REFORMAGE

1-Le Craquage

Le craquage consiste à prendre de grosses molécules organiques, comme les hydrocarbures


contenus dans le pétrole brut, et à les transformer en molécules plus petites. Donc,
globalement, les réactions de craquage sont des réactions de décomposition.
Dans le cadre de notre analyse, le terme craquage sera utilisé pour désigner exclusivement le
craquage des hydrocarbures.
Bien que le craquage puisse s’effectuer sur des hydrocarbures insaturés comme les alcènes,
nous nous concentrerons sur le craquage tel qu’il s’applique aux hydrocarbures saturés qui
abondent dans le pétrole brut.
Le craquage du pétrole brut produit généralement un mélange riche en alcanes et en alcènes.
Ce qui peut produire du carbone pur, de l’hydrogène pur et d’autres types d’hydrocarbures,
ainsi que des alcanes et des alcènes, mais le procédé est contrôlé pour donner les produits les
plus désirables. Le procédé de craquage est endothermique, car les liaisons formées sont plus
faibles que les liaisons rompues. Le craquage repose sur des températures élevées pour faire
avancer le processus, et des pressions élevées sont utilisées pour augmenter la vitesse de
réaction.
Généralement, les catalyseurs sont des zéolithes – des composés d’aluminium, de silicium et
d’oxygène. Il existe de nombreux types de zéolithes, certains naturels et d’autres synthétiques.
En laboratoire, on peut effectuer le craquage d’un hydrocarbure comme la paraffine à l’aide
de morceaux de poterie, ou utiliser du dioxyde de silicium (SiO2, également appelé silice) ou
de l’oxyde d’aluminium (AlO23, également connu sous le nom d’alumine).
Le vapocraquage se fait à l’aide de vapeur extrêmement chaude, avec ou sans catalyseur.
Le vapocraquage sans catalyseur se fait généralement à des températures supérieures à
800∘C et est généralement utilisé pour produire des alcènes très courts en grandes quantités.
Cette forme de craquage est souvent appelée craquage thermique, car nous dépendons
entièrement de la température élevée pour conduire la réaction.
Le craquage catalytique est généralement effectué entre 500∘C - 700∘C, en réduisant la
quantité d’énergie nécessaire pour chauffer le mélange réactionnel. Le craquage catalytique
est généralement utilisé pour convertir des fractions de pétrole brut en fractions plus légères et
plus rentables.
Les deux applications du craquage que nous examinons ici sont la production d’alcènes et la
conversion de fractions plus lourdes de pétrole brut en fractions plus légères.

2-Le reformage

Le reformage catalytique est une méthode de raffinage pour convertir les molécules
naphténiques en molécules aromatiques ayant un indice d'octane élevé servant de base dans
la fabrication des carburants automobiles. Dans ce procédé, un catalyseur permet de
déclencher les réactions chimiques. À partir d'un naphta lourd débarrassé de soufre, le
produit passe à travers une série de 3 réacteurs qui transforment les produits naphténiques en
produits aromatiques en les débarrassant partiellement de l'hydrogène.

À la sortie des réacteurs, après passage dans le fractionateur, il a :

- de l'hydrogène,

- du fuel gaz (méthane et éthane),

- du propane,

- du butane,

- du reformat.

La réaction se fait sous pression et à haute température (de l'ordre de 500 à 550 °C).

- L'hydrogène sera utilisé dans l'hydrotraitement et l'hydrodésulfuration.

- Le fuel gaz est dirigé vers le réseau de gaz combustible.

- Le propane et le butane sont dirigés vers un récipient de stockage.

- Le reformat sera mélangé avec du naphta léger et du butane dans des proportions
déterminées pour donner du carburant ordinaire et du super carburant. Par un régime de
fractionnement du reformat, on obtient des hydrocarbures aromatiques BTX très recherchés
dans l'industrie pétrochimique.

Dans une raffinerie complexe, sont également ajoutés des isomères et de l'éthanol pour faire
du carburant sans plomb.

La production d'hydrogène à partir d'hydrocarbures est aussi appelée reformage. Cet abus de
langage s'explique par le fait que l'on cherche à valoriser un « sous-produit » du reformage «
classique » tel que défini ci-dessus (voir Dihydrogène).
Le reformage catalytique est une opération chimique servant à valoriser une fraction du
pétrole (le naphta lourd) en essence.

Unité de reformage catalytique Reformage catalytique continu

CONCLUSION
Au terme de notre analyse, il convient de retenir que les opérations de base de l’industrie du
pétrole consistent à faire des procéder qui débutent par le sondage des gisements de pétrole en
offshore et à la production des produits dérivées du pétrole par des procédés chimiques très
souvent complexe. De ces procédés, nous avons le craquage et le reformage qui sont des
opérations de base pour raffiner le pétrole brut.

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