Guide Durable des Ponts Mixtes 2024
Guide Durable des Ponts Mixtes 2024
PONTS MIXTES
ACIER-BÉTON
Guide de conception durable
Impressum
Traduction
Services linguistiques OFROU, la version originale en allemand fait foi.
Éditeur
Office fédéral des routes OFROU
Division Réseaux routiers N
Standards et sécurité de l'infrastructure SSI
3003 Berne
Diffusion
Le document est téléchargeable gratuitement sur le site [Link].
© ASTRA 2024
Reproduction à usage non commercial autorisée avec indication de la source.
Avant-propos
En général, les ponts mixtes se sont bien comportés au fil des ans. La problématique des
peintures de protection inefficaces contre la corrosion est aujourd’hui résolue grâce au dé-
veloppement de nouveaux systèmes de protection qui garantissent une durée de protec-
tion allant au moins jusqu’à la moitié de la vie de service des ponts. L’utilisation d’acier
patinable a en outre permis de minimiser les besoins d’entretien. Les ponts mixtes sont
également très adaptés à un système moderne de gestion du patrimoine car ils permettent
de connaître avec une précision remarquable l’état de l’ouvrage ainsi que sa capacité por-
tante et ses réserves structurelles. De plus, les ponts mixtes favorisent une construction
rapide et répondent aux exigences du développement durable. Il s’agit de systèmes ap-
propriés aux concepts flexibles créant des synergies avec des techniques comme la pré-
contrainte ou avec des matériaux innovants comme le composite cimentaire fibré ultra-
performant (CFUP). Pour toutes ces raisons, les ponts mixtes sont de retour, ce qui est
confirmé par leur place dans les choix des ingénieurs lors des récents concours de cons-
truction de ponts et viaducs.
Le présent guide est un outil qui résume les meilleures pratiques pour la conception et la
construction de ponts mixtes basés sur plusieurs années d’expérience. Une attention par-
ticulière est portée aux détails constructifs correspondants à une conception durable. Enfin,
le guide inclut des études de cas provenant de l’histoire de la construction des ponts mixtes
du réseau autoroutier suisse, en présentant leurs particularités et les innovations tech-
niques associées.
Dimitrios Papastergiou
Responsable Ouvrages d’art
Impressum .................................................................................................................... 2
Avant-propos ................................................................................................................ 3
1 Introduction .................................................................................................................. 7
1.1 But de la documentation ................................................................................................ 7
1.2 Champ d'application ....................................................................................................... 7
1.3 Destinataires .................................................................................................................. 7
1.4 Entrée en vigueur et modifications ................................................................................. 7
2 Contexte ........................................................................................................................ 8
2.1 Bases légales, normes et standards pertinents ............................................................. 8
2.2 Motivation ....................................................................................................................... 8
2.3 Comportement de la structure des ponts mixtes ........................................................... 8
2.4 Délimitation..................................................................................................................... 9
Glossaire ..................................................................................................................... 87
Bibliographie .............................................................................................................. 88
Liste des modifications ............................................................................................. 91
1 Introduction
1.3 Destinataires
Les personnes concernées par la présente documentation sont les maîtres d'ouvrage, les
concepteurs, les entrepreneurs, les fournisseurs et les exploitants de ponts mixtes acier-
béton.
2 Contexte
2.2 Motivation
Tandis qu'après la Seconde Guerre mondiale, ce sont principalement des ponts en béton
armé et en béton précontraint qui ont été construits, ces dernières années, ce sont plutôt
les projets de ponts mixtes acier-béton qui se sont multipliés. En réponse à cet état de fait,
il s'agit ici de proposer un guide pour les ingénieurs chargés de la conception et pour les
maîtres d'ouvrage publics.
40000
35000
30000
25000
20000
15000
10000
5000
0
1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Fig. 2.1 Surface allouée à la construction de ponts mixtes acier-béton sur les routes natio-
nales en mètre carré par année.
En règle générale, l'axe neutre de la section du pont se situe relativement haut. La Fig. 2.1
présente le diagramme de déformations et de contraintes d'une section typique au niveau
des charges de service.
c c c c
axe neutre
axe neutre
St St St St
déformations contraintes déformations contraintes
Si le moment est positif, la poutre métallique est majoritairement tendue et la dalle en béton
comprimée, ce qui s'avère très économique. Si le moment est négatif, le béton est sollicité
en traction, ce qui entraîne une fissuration de la section de sorte que seule l'armature lon-
gitudinale passive de la dalle en béton est prise en compte lors de la vérification. La poutre
métallique est comprimée, ce qui peut la rendre instable ; la section doit donc être adaptée
en conséquence.
2.4 Délimitation
La présente documentation ne peut pas et ne doit pas servir de manuel pour calculer le
dimensionnement de ponts mixtes. Pour une analyse approfondie de la théorie relative aux
ponts mixtes acier-béton, nous renvoyons à la littérature complémentaire (voir Lebet [17],
Hanswille [18], Hoischen [19], etc.)
Ce sont avant tout les ponts poutres en caisson, les ponts poutres à âme pleine et les
ponts en auge ordinaires avec des connecteurs traditionnels de type goujons à tête qui
sont présentés ici. L'accent est mis sur une conception aboutie de la construction de ponts.
La présente documentation suit succinctement le guide « Ponts mixtes acier-béton » publié
par le Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements (SETRA) [20].
L'effet mixte obtenu grâce aux barres à goujons, etc. n'est délibérément pas abordé.
Il ne sera pas fait mention des poutrelles enrobées dans du béton (construction PPE) ni
des ponts haubanés, puisqu'ils n'entrent en considération que dans certains cas de figure.
Les ponts à treillis tubulaire spatial sont présentés succinctement au chapitre 3.4 : ils ont
été choisis dans des cas spécifiques pour des raisons esthétiques, cependant l'expérience
a montré qu'ils présentent des coûts du cycle de vie (life cycle cost) élevés. Ces coûts
peuvent d’ailleurs être réduits grâce aux systèmes anticorrosion modernes et à l'état actuel
de la technique (voir ch. 6.1).
Les exigences spécifiques en termes de qualité de l'Office fédéral de routes (OFROU) sont
détaillées dans les fiches techniques du manuel technique [3] et dans la directive 12001
[1].
3 Principes / conception
On opte pour des ponts mixtes dans le cas où les portées mesurent 30 à 130 m de long.
Les ponts économiquement avantageux ont des portées d'environ 50 mètres. La Fig. 3.1
montre sans équivoque l'utilisation accrue de l'acier après l'introduction de la nouvelle gé-
nération de normes qui tiennent compte des charges routières plus importantes.
300
}
1 Viaduc sur la Venoge
1 2 Lehnenviadukt Killwangen
SIA 261 (2003)
22 3 Bünztalviadukt
21 4 Ponte della Torreta
200 11
4
11
12
Sernigerbachbrücke
Viaduc de Lully } SIA 160 (1970)
Acier de construction [kg/m2]
}
2
21 Saanen Viadukt
12
22 Viaduc sur la Veveyse
23 SIA 160 (1956)
100 23 Lützelmurgbrücke
24 24 Viaduc Landeron Ouest
50 100 150
Portées max. [m]
tablier
0.4s s 0.4s
Ces dernières années, les poutres en caisson ont souvent été choisies à la place des
poutres composées à âme pleine pour des raisons esthétiques avant tout mais aussi pour
des questions d'entretien (Fig. 3.3). En effet, elles permettent d’éviter les semelles infé-
rieures saillantes qui entraînent souvent des problèmes de salissures et de corrosion liés
aux nids d'oiseaux si aucune mesure de protection n'est prise. En général, les poutres
composées à âme pleine restent préférées car toutes leurs faces sont visibles et que le
principe « je peux entretenir ce que je vois » prévaut. De même, il convient d'examiner
l'encastrement de la dalle de roulement dans les caissons métalliques (voir ch. 4.4).
tablier
poutre en caisson
0.4s s 0.4s
Poutres maîtresses
Les poutres maîtresses sont généralement faites de poutres composées à âme pleine sou-
dées ensemble intégralement. Elles-mêmes se composent d'une tôle d'âme ainsi que
d'une semelle inférieure et d’une semelle supérieure. Si les portées sont de petite taille, on
peut également recourir à des poutres en profilés laminés. Longitudinalement, la largeur
des semelles est en général constante tandis que leur épaisseur, de même que l'épaisseur
et la hauteur de la tôle d'âme, varient en fonction des contraintes. Des goujons à tête sou-
dés à la semelle supérieure connectent les poutres métalliques à la dalle de roulement en
béton armé.
Selon les contraintes géométriques de la chaussée, les poutres maîtresses sont de taille
identique si le dévers est unilatéral mais décalées verticalement en fonction de celui-ci
(Fig. 3.2). Dans le cas d'un profil en toit, les poutres maîtresses sont aussi de même taille,
mais disposées à la même hauteur (Fig. 3.4).
tablier
poutre principale
entretoise
0.4s s 0.4s
Entretoises
Les entretoises, qui forment un cadre transversal avec les poutres maîtresses, sont géné-
ralement faites de tôles en profilés laminés et ne sont pas en contact avec la dalle de
roulement. Les entretoises principales sur appuis, davantage sollicitées, ont des dimen-
sions plus importantes et sont faites de poutres composées à âme pleine soudées en-
semble. Les traverses de l'entretoise sont soudées aux montants verticaux de l'entretoise
des poutres maîtresses. Les montants de l'entretoise, qui forment également les raidis-
seurs transversaux de l'âme de la poutre maîtresse, sont faits de sections en T soudées
aux semelles et aux tôles d'âme des poutres maîtresses.
L’écart qui sépare les entretoises est généralement inférieur à 8 m. Il est constant dans
une travée mais peut varier d'une travée à l'autre. En cas de moments de déversement
élevés dans la zone d'appui, il peut être nécessaire d'y réduire la distance entre les entre-
toises.
Dalle de roulement
Fig. 3.6 Pont dont les poutres ont une hauteur constante.
Si les travées de rive sont courtes, la hauteur des poutres est réduite linéairement jus-
qu'aux culées, sans que cela ne porte trop atteinte au caractère économique du pont
(Fig. 3.7).
Fig. 3.7 Pont dont la hauteur des poutres varie dans les travées de rive.
Les ponts dont la hauteur des poutres varie sont souvent choisis en raison de contraintes
géométriques (gabarit d'espace libre à respecter) ou d’aspects esthétiques, puisque leur
fabrication et leur montage sont plus complexes. Le changement de hauteur des poutres
est généralement parabolique (Fig. 3.8), bien qu'il puisse prendre n'importe quelle forme
géométrique.
Fig. 3.8 Pont dont la hauteur variable des poutres forme une parabole.
Les ponts poutres en caisson sont aussi choisis afin de réduire les dimensions des piles
en inclinant également les tôles d'âme.
La dalle de roulement suit les mêmes modalités d’exécution que la dalle des ponts bi-
poutres.
Les semelles supérieures présentent des caractéristiques similaires à celles des ponts bi-
poutres.
Les âmes des poutres en caisson sont généralement inclinées et munies de raidisseurs là
où cela s'avère nécessaire.
À l'instar des ponts poutres, il est possible de disposer des entretoises reliées à la dalle de
roulement si la chaussée est large.
Les entretoises cadres renforcées sont faites de poutres composées à âme pleine soudées
ensemble et sont disposées tous les 4 à 6 m (Fig. 3.10). Elles garantissent l'indéformabilité
de la section transversale de la poutre du pont.
Des diaphragmes massifs sont situés au droit des appuis. Ils transmettent les différentes
sollicitations de la poutre du pont aux appuis. En principe, on concevra un diaphragme
plein et massif avec un trou d'homme pour la construction et les futures tâches d'inspection
(Fig. 3.11). Le diamètre du trou d'homme doit mesurer 60 cm au minimum. Le diaphragme
est connecté à la dalle de roulement au moyen de goujons à tête.
Généralement, la hauteur des poutres en caisson métallique ne peut être inférieure à 1,2 m
et, à certains endroits, 1 m. L'OFROU recommande une hauteur minimale de 1,5 m pour
la construction de la dalle de roulement et aussi pour des raisons d’entretien et d’inspec-
tion.
Dans certains cas, par exemple si les caissons métalliques sont petits, il peut être judicieux
de poser la semelle supérieure sur toute la largeur du caisson. Cette opération permet
d'éviter les travaux complexes de coffrage et de décoffrage de la dalle de roulement. Des
petits caissons métalliques fermés sont souvent utilisés pour les ponts courbes et courts.
Lors de la réfection des ponts poutres, il convient de vérifier s'il est possible de poser un
contreventement inférieur sans entraîner de frais disproportionnés, dans le but de renforcer
la poutre du pont et d'absorber une charge de trafic plus importante (Fig. 3.12).
contreventement
La dalle de roulement, qui s'étend d'une entretoise à l'autre, est en béton armé. Elle est
coulée entièrement sur place ou bétonnée à l'aide de prédalles servant d'éléments de cof-
frage. Des goujons à tête la connectent aux poutres maîtresses et aux entretoises.
Généralement, les poutres en caisson sont conçues pour être accessibles à pied.
Une attention toute particulière doit être portée aux détails de construction de la transition
entre la dalle de roulement et la poutre de bord ; une disposition envisageable est illustrée
à la Fig. 3.14. De plus, il convient de recourir à des dispositifs constructifs pour éviter que
la protection de surface sur la face intérieure de la poutre maîtresse ne soit endommagée.
joint en bitumes-polymères
Depuis peu, il est aussi possible de recourir à des sections tubulaires en acier patinable.
4 Disposition constructive
Pour les éléments porteurs, il convient en principe de n'utiliser que des matériaux directe-
ment commandés à l'usine. Il faut donc prévoir suffisamment de temps dans le calendrier
du projet pour la commande de matériaux.
Les éléments porteurs doivent appartenir au groupe de qualité J2 au minimum. Pour les
tôles épaisses (t ≥ 25 mm), l'OFROU recommande d'utiliser de l'acier de construction à
grains fins de qualité supérieure des groupes de qualité M, ML, N et NL.
Généralement, de l’acier de qualité S355 est utilisé, mais il est aussi possible de recourir
à de l’acier plus résistant (S420 et S460).
Les épaisseurs de tôle maximales autorisées sont listées dans le tableau 2.1 de la norme
EN 1993-1-10.
Les prescriptions pour les dalles de roulement en béton armé figurent dans la norme
SIA 262.
En plan, elles suivent l'axe de la route : elles sont droites si le pont est droit, et courbes
horizontalement si le pont est courbe. Transversalement, elles sont disposées à l'horizon-
tal.
Si les travées sont petites, l'épaisseur des semelles est constante. Si les travées sont plus
grandes, elle varie en fonction des sollicitations. En général, les variations d’épaisseur des
semelles se font vers l’âme pour faciliter, en haut, l’exécution de la dalle et, en bas, le
lançage de la charpente métallique (Fig. 4.1).
tablier
semelle supérieure
semelle inférieure
Des variations trop abruptes en termes d'épaisseur peuvent entraîner des pics de moments
de flexion et des concentrations de contraintes parasites. En conséquence, l'épaisseur ne
doit pas varier de plus de + 50 % et - 33 %. En outre, le raccord entre différentes épais-
seurs doit être linéaire et de pente 1:4 (Fig. 4.2).
60°
1:4 soudure
a
a < 1.5 b
60°
Le nombre de changements d’épaisseur de semelles doit être choisi avec soin en fonction
des besoins. Si l'épaisseur est trop constante, il en résulte une utilisation excédentaire
d'acier. En revanche, des épaisseurs trop variées engendrent des coûts de fabrication éle-
vés. La Fig. 4.3 présente des épaisseurs variées de semelles de poutres continues dans
le cas de travées de différentes tailles.
L < 50 m
40 < L < 80 m
L > 90 m
Fig. 4.3 Variation de l'épaisseur des semelles dans le cas de travées de différentes tailles.
Pour les ponts poutres simplement appuyés (travées isostatiques), il est judicieux d'envi-
sager 2 à 3 changements d’épaisseurs de semelles.
En plan, la géométrie des tôles d'âme suit la géométrie de la route, semelles comprises.
Les tôles d'âme sont coupées à partir de tôle en tenant compte du profil longitudinal, des
contreflèches et des variations de l'épaisseur des semelles.
En général, l'épaisseur des tôles d'âme est d'au moins 14 à 16 mm afin de limiter les dé-
formations non désirées lors du soudage des raidisseurs. Elles sont également disposées
de manière centrée les unes aux autres.
En cas de variation d'épaisseur allant jusqu'à 4 mm, il est possible de se passer de délar-
dage. En cas de variations plus importantes, le délardage est réalisé de manière analogue
aux semelles.
4.2.3 Entretoises
Les entretoises sont généralement constituées de tôles en profilés laminés de la série IPE
ou de profils HE avec des dimensions de 400 à 700 mm, et sont généralement en acier de
qualité S355K2+N.
Sur les appuis où de gros diaphragmes sont requis, les entretoises sont faites de poutres
composées à âme pleine soudées ensemble de 700 à 1600 mm de hauteur (fig. Fig. 4.4).
En élévation, les traverses et les raidisseurs transversaux, qui forment ensemble les en-
tretoises cadres, peuvent être disposés verticalement ou en biais (perpendiculairement au
profil longitudinal). Les diaphragmes sur appuis sont toujours à la verticale.
En plan, les entretoises sont positionnées perpendiculairement à l'axe des poutres (axe du
pont).
Pour les ponts poutres légèrement inclinés (> 70°), toutes les entretoises sont disposées
de biais (Fig. 4.6).
> 70°
Pour les ponts poutres très inclinés (< 70°), il est nécessaire d'effectuer des calculs sup-
plémentaires afin de déterminer la disposition optimale des entretoises. Une disposition
possible des entretoises est illustrée à la Fig. 4.7.
< 70°
Pour les ponts inclinés, la contreflèche des poutres longitudinales doit également être prise
en compte pour déterminer la disposition des entretoises.
En cas d'utilisation d'un coffrage mobile pour la face inférieure, il est souvent nécessaire
de prévoir un espace libre de 50 cm.
entretoise entretoise
horizontale parallèle
Montants de l'entretoise
Les montants de l'entretoise qui, avec les traverses de l'entretoise, forment les cadres
transversaux, sont généralement constitués de poutres composées à âme pleine soudées
ensemble en forme de T et soudées aux poutres maîtresses. La semelle du montant de
l'entretoise est solidement soudée à la semelle supérieure de la poutre maîtresse ; elle
n'est généralement pas soudée à la semelle inférieure de la poutre maîtresse afin de limiter
les fissures dues à la fatigue. La Fig. 4.9 illustre une disposition possible de l'extrémité de
la semelle supérieure du montant de l’entretoise au niveau de la semelle inférieure de la
poutre maîtresse. Généralement, des encoches rondes sont taillées dans les montants de
l'entretoise afin de réaliser la soudure longitudinale de manière optimale ; elles servent
aussi à évacuer les éventuelles eaux de chaussée pour prévenir la formation de salissures.
raidisseurs entretoise
entretoise
100 mm
°
60
50 mm
min. 100 mm
En revanche, la semelle des raidisseurs transversaux au niveau des appuis est solidement
soudée à la semelle inférieure de la poutre maîtresse puisque les contraintes de fatigue y
sont généralement plus petites et que les réactions des appuis sont ainsi directement in-
troduites.
raidisseur raidisseur en T
âme de la poutre principale
entretoise
soudure
Dans le cas des entretoises sur appuis, un raidisseur transversal supplémentaire est dis-
posé sur la face extérieure de la poutre maîtresse (Fig. 4.12). Il garantit une introduction
optimale des efforts dans les appareils d'appui. Aux emplacements où des vérins tempo-
raires sont positionnés pour changer d'appareils d'appui, les entretoises sur appuis ou les
diaphragmes sont renforcés avec des raidisseurs supplémentaires pour la reprise des ef-
forts (Fig. 4.12). Au droit des appareils d'appui, des plaques biaises massives sont fixées
et soudées aux poutres maîtresses. Leur rôle est de compenser l'inclinaison de la semelle
inférieure due à la géométrie du pont (pente longitudinale, dévers) et de former une surface
de support horizontale. La qualité de l'acier des plaques biaises est la même que celle des
semelles inférieures des poutres maîtresses. L'épaisseur minimale des plaques biaises est
de 20 mm ; les surfaces sont formées en usine.
raidisseur d'appui
en T
âme
Type 3
sommier
entretoise de culée
0.50 - 1.0 m
Type 2
renforcement du tablier
entretoise de culée
Dans le cas des ponts intégraux et semi-intégraux, les poutres maîtresses sont directement
encastrées dans les culées. La Fig. 4.14 illustre une manière possible de réaliser cet en-
castrement.
Selon les contraintes géométriques du tablier, la semelle inférieure du caisson est posi-
tionnée horizontalement ou de manière analogue au dévers du tablier (Fig. 4.15). En cas
de profil en toit, la semelle inférieure du caisson est disposée horizontalement.
En général, en cas de dévers unilatéral, on optera pour une section de même dévers pour
la semelle inférieure afin de simplifier la fabrication.
Les âmes sont souvent disposées de biais afin que la semelle inférieure ne dépasse pas
les 4,5 m de largeur (voir ch. 3.2.1).
Pour les ponts plus petits dont la largeur des semelles inférieures est plus petite, les âmes
peuvent aussi être disposées à la verticale.
Si la hauteur du caisson est faible (moins de 1,5 m) de même que sa largeur, la semelle
supérieure est posée sur toute la largeur du caisson, ce qui fait que le caisson métallique
est fermé. Dès lors, la semelle supérieure fait office de coffrage pour le tablier et doit donc
être dimensionnée en conséquence. La disposition des goujons à tête est divisée en deux
zones : la zone de bord, où sont positionnés les goujons à tête ayant un effet sur la statique
requis, et la zone du milieu où les distances maximales entre les goujons doivent être
respectées.
âme
semelle inférieure
50 - 100 mm
Pour des raisons de stabilité, des raidisseurs longitudinaux sont soudés à la tôle de la
semelle inférieure. Ils sont généralement constitués de profils trapézoïdaux. Pour les ponts
courbes, soit les raidisseurs trapézoïdaux sont disposés en polygones, soit on utilisera des
raidisseurs composés de tôles courbées et assemblées.
Type 1 Type 2
Type 3 Type 4
Le type 4, le diaphragme massif, est surtout utilisé pour les ponts très courbes et dans les
zones d'appui. Il convient de veiller à ce qu'un tel diaphragme dispose d'une ouverture
suffisamment grande pour le traverser. L'aile supérieure du diaphragme est reliée à la dalle
de roulement au moyen de goujons à tête.
min. 26 cm
35 - 45 cm
26 cm
surépaisseur
4.5 Connecteurs
4.5.1 Goujons à tête
L'effet mixte entre les poutres métalliques et la dalle de roulement en béton armé est créé
au moyen de goujons à tête d'un diamètre de 22 mm en matériau S235J2G3 + C450. Les
goujons à tête sont fixés au moyen d'un dispositif à souder pour goujons. La longueur des
goujons à tête est généralement de 150 mm, à condition qu'une hauteur libre d'au moins
30 mm soit disponible entre le bord inférieur de la tête du goujon et le bord supérieur de
l'armature inférieure (raidisseurs inclus).
Pour les distances et les enrobages, il convient de respecter la norme SIA 264.
La disposition des goujons à tête sur les poutres longitudinales résulte des contraintes
suivantes :
• pose de l'armature transversale (distance de 150 ou 200 mm) ;
• passage continu laissé libre pour le déplacement d'un chariot de coffrage ;
• distances minimales ;
• nombre de goujons requis.
armature de montage
> 30 mm
Si des éléments préfabriqués sont utilisés pour le tablier, les goujons à tête sont insérés
dans des niches. Dans ce cas, la distance entre les goujons à tête peut être réduite à
100 mm au minimum.
groupe de goujons
Fig. 4.21 Assemblage avec goujons à tête groupés dans des niches.
À l'heure actuelle, on utilise habituellement des goujons à tête groupés, mais cette manière
de faire n'est pas optimale en termes de préfabrication et d'exécution rapide sur le chantier.
En outre, elle ne répond pas aux exigences de durabilité requises d'un pont. Les travaux
supplémentaires pour bétonner les niches sur place rallongent la durée totale du chantier.
Des fissures apparaissent sur le pourtour et dans les coins des niches en raison du retrait
du béton et de la concentration des contraintes. Les éléments corrosifs qui pénètrent dans
les fissures, comme le sel de déneigement, peuvent nuire à la durabilité de la construction
et endommager l'assemblage. Il est possible de remédier à ce problème en utilisant du
CFUP. Par conséquent, de nouveaux types d’assemblages ont été développés pour ré-
pondre à ces exigences de durabilité : ceux-ci fonctionnent par adhérence, engrènement
et frottement (Fig. 4.22). La résistance ultime de ces assemblages est basée sur le déve-
loppement des contraintes de cisaillement longitudinales le long des interfaces de l'assem-
blage.
poutre principale
plaque de
glissement
tuyau d'étanchéité
Fig. 4.23 Surface de la nervure d'un élément de dalle en CFUP munie d'aspérités rondes
et saillantes de 8 mm.
Cet assemblage absorbe les sollicitations via la résistance au cisaillement entre les maté-
riaux de base. À cet effet, l'effet de confinement de la dalle, influencé par la cinématique
des interfaces et de la géométrie du profil, joue un rôle essentiel.
Fig. 4.24 Utilisation du nouveau type d'assemblage pour réaliser une dalle de roulement
de pont.
Le joint d'étanchéité entre le segment et la poutre métallique doit être conçu de sorte qu'il
résiste à la pression de l'injection. À cet effet, il faut tenir compte des tolérances pouvant
aller jusqu'à 10 mm d'un élément à l'autre et qui sont inévitables dans la construction, car
elles entraînent un changement d’épaisseur abrupt du joint.
Dans des cas particuliers, par exemple si les appuis se déplacent beaucoup, il peut s'avé-
rer judicieux de tourner les appareils d'appui de sorte que la plaque de glissement se trouve
sur la partie inférieure de l'appareil d'appui. C'est notamment le cas si les raidisseurs doi-
vent être disposés sur une zone suffisamment grande, ce qui engendrerait une hausse des
coûts. Dans ce cas-là, l'introduction de la force dans le pont reste centrale à la suite du
déplacement des appuis ; l'excentricité de la charge est transférée dans le banc d'appui.
Mais comme la plaque de glissement se trouve à présent dessous, il faut s'assurer qu'au-
cune salissure n'entrave le bon fonctionnement des appareils d'appui glissants.
5 Méthode de construction
Comme les soudures sur le chantier sont difficiles à réaliser en raison des conditions de
travail plus compliquées qu'en atelier, les pièces de montage sont fabriquées aussi
grandes que possible afin d'optimiser les soudures et le temps de montage.
• des capacités de l'atelier (en termes de grues, des dimensions de la halle, etc.) ;
• du type de montage ;
• de l'installation et de l'accès au chantier ;
• de l'engin de levage utilisé sur le chantier et de ses capacités ;
• des voies de transport (route, train, bateau, etc.)
Une attention particulière doit être portée sur l'endroit et la manière dont les constructions
provisoires (contreventements de montage, supports de transport, attaches de levage,
etc.) sont fixées à chaque pièce de montage et sont éventuellement retirées par la suite.
En effet, elles jouent un rôle sur les vérifications de la statique et sur la durabilité (fatigue,
concentration des contraintes, etc.).
5.1.2 Montage
Pour les ouvrages géométriquement complexes (ponts courbes, grilles de poutres croisées
obliques, etc.), un prémontage peut être effectué en atelier. Outre la position relative de
chaque pièce de construction, ce prémontage tient également compte des contreflèches
requises dans le sens vertical et horizontal.
Durant les phases de construction, il faut prendre en compte le type de montage, les di-
mensions des pièces de montage ainsi que la fabrication de la dalle de roulement au mo-
ment d'effectuer les vérifications nécessaires (notamment concernant la stabilité de l'ou-
vrage et des constructions auxiliaires).
Afin de fixer les installations et les contreventements de montage provisoires, des raidis-
seurs et des attaches sont généralement soudés à l'ouvrage définitif. Une fois le montage
terminé, ceux-ci doivent être enlevés, les soudures retirées et le matériel de base examiné
pour s'assurer qu'il n'a pas été endommagé. Il convient aussi de compléter l'éventuel sys-
tème de protection contre la corrosion dans les règles de l'art.
Montage à la grue
Le montage à la grue est le plus répandu car la géométrie du pont n'a aucune influence
sur ce type de montage, contrairement au montage par poussage. Avec cette technique,
de petits éléments de construction peuvent être posés sur des étais provisoires au moyen
de grues mobiles ainsi que des portées de pont entières au moyen d'engins de levage
massifs.
cale de montage
2
1
On utilise généralement le poussage, ou lancement, pour les ponts droits et les ponts longs
présentant une courbure constante. Pour réduire les moments de porte-à-faux dans la sec-
tion du pont pendant le poussage, un avant-bec est temporairement monté à l'extrémité de
la charpente métallique. Il se compose généralement d'un treillis en acier légèrement ré-
sistant à la torsion. Un exemple de montage par poussage est illustré à la Fig. 5.2.
avant-bec
A'
poussage
montage
B'
poussage
Les ponts multipoutres peuvent aussi être montés de cette manière mais pour ce faire,
seules deux poutres maîtresses sont généralement soutenues (système d'appui isosta-
tique).
En règle générale, les contreventements de montage temporaires sont enlevés une fois le
pont terminé. Dans le cas contraire, ils doivent être protégés contre la corrosion au même
titre que le reste de l'ouvrage.
1 2 8 3 4 7 5 6
1 2 3 4 5 6 7 8
Les éléments de la dalle de roulement peuvent être fabriqués sur toute la largeur de la
chaussée (en général, sans têtes de console). D'ordinaire, les têtes de console sont bé-
tonnées ultérieurement afin de former une poutre massive et continue. Les éléments ont
une longueur d'environ 2,5 m pour un poids de quelque 25 à 30 t par élément, ce qui est
habituel pour le transport routier. Les éléments sont directement posés sur les semelles
supérieures : celles-ci doivent donc bénéficier d'une protection complète et professionnelle
contre la corrosion.
Depuis peu, l'effet mixte est créé au moyen de connecteurs soudés à la semelle supérieure
(voir ch. 4.5.2).
La fente entre la semelle supérieure et l'élément de la dalle de roulement est injectée tout
à la fin.
Une section possible pour un pont mixte acier-CFUP est illustrée à la Fig. 5.6.
t U = 60 mm
240
Fig. 5.6 Section pour un pont mixte acier-CFUP.
Dans la documentation 82022 [31], des détails de connexion envisageables sont illustrés
à la figure 5.18. Comme alternative aux goujons à tête, le nouveau mode d'assemblage
présenté au chapitre 4.5.2 peut être adapté à cette méthode de construction avec une
géométrie appropriée de l'élément préfabriqué, comme illustré à la Fig. 4.22.
6 Durabilité et entretien
Cette stratégie implique toutefois que les dégâts légers constatés sur la protection anticor-
rosion du pont doivent systématiquement être réparés dans un délai raisonnable après
l'inspection principale.
La fiche technique de l'OFROU « Protection contre la corrosion » [4] ainsi que la documen-
tation du Centre suisse de la construction en acier (SZS) « Protection de surface pour les
constructions métalliques » [26] contiennent des règles supplémentaires, des détails cons-
tructifs, des exigences, etc. à prendre en compte lors de la planification du pont et du choix
d'une protection de la surface adaptée aux connaissances techniques.
Les aciers de construction patinables sont des aciers enrichis en alliages de phosphore,
de cuivre, de chrome, de nickel, de molybdène, etc. et qui présentent donc une résistance
atmosphérique plus élevée à la corrosion [9]. L'acier de construction patinable est particu-
lièrement adapté si des cycles mouillés puis secs se succèdent. Toutefois, il se corrode en
cas de climat humide et pollué (humidité permanente).
Les mesures [29] prises sur le pont N1-524 à Killwangen, qui s'élève à 4,0 m au-dessus
de la Limmat mise en eau de manière permanente, ont montré que l'utilisation d'acier de
construction patinable a fait ses preuves même dans ce microclimat particulier (humidité
de l'air relative supérieure à 60 % durant plus de 80 % des jours).
L'utilisation d'acier patinable nécessite d'adopter des règles constructives afin que la
couche de couverture protectrice souhaitée (patine) puisse se former.
En règle générale, les assemblages boulonnés sont à éviter. En cas d'utilisation d'assem-
blages boulonnés, il convient d'éviter la formation d'interstices entre les plaques de pous-
sée au risque que de l'humidité permanente n'y pénètre et provoque de la corrosion. L'uti-
lisation de produits à injecter dans ces interstices doit être envisagée.
Pour des raisons esthétiques, des soudures transversales peuvent être réalisées sur le
pourtour de la semelle inférieure pour évacuer l'eau accumulée de manière contrôlée et
éviter que le béton ne se décolore au niveau des zones d'appui.
Une fois l'ouvrage terminé, des zones de test peuvent être définies à des endroits critiques
mais facilement accessibles et où une première mesure détaillée des épaisseurs de tôle
est entreprise. En général, en cas de doute quant à l'utilisation d'acier de construction pa-
tinable, il est possible de faire appel à un spécialiste.
L'acier de construction patinable peut être soudé avec de nombreuses méthodes de sou-
dage courantes, utilisées pour les aciers de construction non alliés. Avant le soudage, les
aciers de construction patinables doivent, si possible, être chauffés à une température plus
élevée que la plupart des autres aciers de construction en raison de leur valeur du carbone
équivalent relativement élevée. Le laminage thermomécanique offre une bonne opportu-
nité de réduire la valeur du carbone équivalent des aciers patinables et, partant, d'améliorer
l'aptitude au soudage. En outre, avant le soudage, les couches d'oxyde déjà formées de-
vraient être éloignées de 10 à 20 mm du bord de soudage. Mis à part cela, les procédures
sont généralement les mêmes que celles pour les aciers de construction non alliés. Enfin,
il est également possible de souder ensemble différents types d'acier.
Dans certains cas, il est souhaitable d'envisager une protection anticorrosion supplémen-
taire pour les ponts en acier de construction patinable. La protection anticorrosion de la
construction en acier est recommandée dans les zones où l'on part du principe que l'envi-
ronnement nuirait à la formation de la couche d'oxyde protectrice. Cela peut être le cas si
les surfaces sont souvent, voire constamment humides, notamment si l'eau a une teneur
accrue en chlorure (par ex. si elle est gorgée de sel de déverglaçage) ou en cas d'accu-
mulation de gravats, de sel ou d'autres salissures. Ces zones incluent les parties supé-
rieures des semelles inférieures avec une partie de l'âme et les zones au-dessous des
joints de dilatation. Normalement, dans ces conditions, les mêmes systèmes offrant une
protection élevée contre la corrosion peuvent être utilisés que ceux pour les aciers de
construction non alliés.
Les ponts intégraux et semi-intégraux sont très avantageux car ils permettent d'éviter les
joints de chaussée de pont potentiellement non étanches, qui introduisent de l'humidité
contenant du chlorure dans la zone des culées (Fig. 6.4 et Fig. 6.6).
faux juste
faux juste
faux juste
Fig. 6.4 Structure porteuse dans la zone des joints des chaussée.
faux juste
faux juste
> 1.00 m
faux juste
h
> 2h
faux juste
faux juste
e e
ui ui
pl pl
h
>h
6.4 Fatigue
Lors de l'élaboration d'un projet de pont mixte acier-béton et de son dimensionnement, il
faut tenir compte des détails de construction de chaque catégorie de détails. Générale-
ment, il est possible d'opter pour des solutions de construction qui respectent la catégorie
de détails minimale 71. Dans la zone d'appui, c'est généralement la catégorie de détails 36
qui fait foi (voir SIA 263, annexe E [13]).
Des exemples d'application pour prouver la résistance à la fatigue selon l'Eurocode 3, par-
tie 1-9, d'éléments de construction en acier et de détails de construction de leurs assem-
blages, y compris les nœuds formés de profilés creux pour les ponts mixtes acier-béton,
sont consultables dans le guide [30].
Données :
Maître d'ouvrage : Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du
canton de Vaud
Ingénieur civil : DIC SA
Architecte : Brauen Wälchli Architectes
Consortium d'entreprises : Marti Construction SA, Perrin Frères SA et Walo Bertschin-
ger SA
Durée des travaux : 2015 à 2018
Emplacement : Vufflens-la-Ville (VD)
Données techniques :
Section transversale : La section se compose d'un caisson en acier de construc-
tion patinable. La dalle de roulement est en béton armé.
Longueur totale : 299 m
Travées : 38,5 m – 54 m – 54 m – 60 m – 54 m – 38,5 m
Largeur de la chaussée : 9m
l/h : 27
Superficie : 2691 m2
Acier de construction : S355K2W
Tonnage : 600 t
Description
Le viaduc sur la Venoge se trouve sur la route cantonale RC 177 et enjambe les voies CFF
ainsi que la Venoge. Il s'agit d'un pont flottant mixte acier-béton stabilisé longitudinalement
sur les 5 piles de l’ouvrage. La section se compose d'un caisson métallique d’une hauteur
constante de 1,8 m surmonté d’une dalle de roulement en béton armé dont l'épaisseur
varie entre 26 et 40 cm. Le montage du pont a été réalisé au moyen de grues mobiles.
En plan, l'ouvrage présente deux rayons de 3000 et 170 m reliés par une clothoïde. Le
dévers est compris entre 3 et 7 %. La déclivité du viaduc varie entre 5,43 % en direction
de Penthaz et 4,48 % en direction d'Aclens.
Détails et photographies
299.00
38.50 54.00 60.00 54.00 54.00 38.50
Aclens
Penthaz
SBB
SBB
SBB
Venoge
Coupe longitudinale
2.80
Coupe en travée
1.80
2.80
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Communauté d'ingénieurs Bänziger Partner AG et DIC SA
Entreprises : Rothpletz Lienhard AG et Zwahlen & Mayr SA
Durée des travaux : 2005 à 2006
Emplacement : Killwangen – Spreitenbach (AG)
Données techniques :
Section transversale : La section multipoutre se compose de poutres en caisson
en acier de construction patinable. La dalle de roulement est
en béton armé coulé sur place.
Longueur totale : 263,37 m
Travées : 18,6 m – 6 x 20,4 m – 3 x 20,42 m – 20,43 m – 20,44 m –
20,24 m
Largeur de la chaussée : de 16,5 à 33 m
l/h : 20
Superficie : 7250 m2
Acier de construction : S355J2G1W
Tonnage : 850 t
Description :
Le viaduc à flanc de coteau de la N1 à Killwangen-Spreitenbach est un pont à 13 travées
d'une longueur de 263,37 m et d'une largeur de 33 m dans les deux sens de circulation.
La superstructure est formée d’une charpente métallique continue préfabriquée en acier
de construction patinable avec une section en caisson et une dalle continue en béton coulé
sur place. L'effet mixte est obtenu au moyen de goujons conventionnels. Pour le bétonnage
de la dalle en béton coulé sur place, un coffrage perdu composé de dalles préfabriquées
en béton armé précontraint a été prévu. La paroi antibruit et la structure porteuse du trottoir
sont accrochées au nouveau parapet de sécurité sans joints.
Dans le sens de la longueur, le pont est mobile à hauteur de la culée côté Zurich et de la
culée intermédiaire tandis qu'au niveau de la culée côté Berne, il est fixe. Le pont est guidé
longitudinalement par un appareil d’appui guidé présent sur chaque pile.
Détails et photographies
263.37
18.60 20.40 20.40 20.40 20.40 20.40 20.40 20.42 20.42 20.42 20.43 20.44 20.24
Bern Zürich
Coupe longitudinale
1.00
Coupe en travée
Achse N1
5.50
1.00
6.50 6.50 6.50 6.50
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Communauté d'ingénieurs Bänziger Partner AG et DIC SA
Entreprises : Rothpletz, Lienhard + Cie AG et Implenia AG
Durée des travaux : 2011 à 2013
Emplacement : Othmarsingen (AG)
Données techniques :
Section transversale : Section de pont bipoutre avec poutres en caisson en acier
de construction patinable ; dalle de roulement en béton
armé.
Longueur totale : 275,36 m
Travées : 44,24 m – 3 x 47,76 m – 47,71 m – 40,13 m
Largeur de la chaussée : 2 x 14,7 m
l/h : 18
Superficie : 2 x 4048 m2
Aciers de construction : S355J2G1W, S420J2G1W et S420QW
Tonnage : 800 t
Description
Le viaduc du Bünztal sur la N1 à Othmarsingen se compose de deux ponts identiques à
6 travées et mesurant 275,36 m de long. Chaque pont, sur lequel la circulation s'écoule
dans un seul sens, fait 14,7 m de large. La superstructure est formée de deux poutres
continues préfabriquées en acier de construction patinable avec une section en caisson et
une dalle continue en béton coulé sur place et précontrainte transversalement. L'effet mixte
est obtenu au moyen de goujons conventionnels. Le pont est fixe longitudinalement au
niveau de la culée côté Zurich.
Le pont est légèrement incurvé puisqu'il se trouve dans une courbe d'un rayon de 1800 m
et partiellement dans une clothoïde. Il se trouve également dans un rayon de raccordement
vertical de R = 65 000 m. Direction Berne, la pente est de 0,4 % à hauteur de la culée côté
Zurich, et de 0,84 % côté Berne. Le dévers s'élève à 3 %.
Détails et photographies
274.00
44.00 47.50 47.50 47.50 47.50 40.00
Bern Zürich
Coupe longitudinale
2.10
Coupe en travée
2.10
Démolition d'une tête de pile en forme de Montage avec une grue mobile
marteau au moyen d’une pelle mécanique
de 190 t
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Bänziger Partner AG et DIC SA comme sous-traitant
Entreprises : Implenia SA et Senn SA
Durée des travaux : 2014 à 2016
Emplacement : Birmenstorf (AG)
Données techniques :
Section transversale : Section transversale en auge en acier de construction anti-
corrosif ; dalle de roulement en béton armé.
Longueur totale : 48 m
Travée : 48 m
Largeur de la chaussée : 7,5 m
l/h : 21
Superficie : 360 m2
Acier de construction : S355M-Z35
Tonnage : 120 t
Description
Le nouveau pont enjambe la route nationale N01 à 6 voies de circulation avec une travée
de 48 m. La route de desserte locale passant sur le pont se compose de 2 voies de circu-
lation. La hauteur du gabarit d'espace libre est passée de 4,5 à 5,3 m.
L'ouvrage est un pont intégral mixte acier-béton à une seule travée de 48 m. Il se compose
de deux poutres en caisson métalliques longitudinales disposées latéralement et mesurant
2,3 m de haut. Avec les entretoises et la dalle de roulement, elles forment la section trans-
versale en auge de la superstructure. Les poutres en caisson longitudinales servent aussi
de protection pour éviter les chutes de véhicules ou de piétons sur la route nationale. Elles
sont renforcées par des raidisseurs transversaux. Les entretoises, quant à elles, forment
une structure mixte acier-béton avec la dalle de roulement en béton de 28 cm d'épaisseur.
L'ensemble de la structure métallique a été réalisée avec des soudures entièrement conti-
nues afin de sceller hermétiquement les caissons. Après le bétonnage du tablier, la su-
perstructure a été encastrée dans les culées en bétonnant la connexion entre le tablier et
les culées, qui forment un angle de cadre rigide.
Pour le bétonnage de la dalle en béton coulé sur place, un coffrage perdu composé de
dalles préfabriquées en béton armé précontraint a été utilisé.
Détails et photographies
61.00
6.50 48.00 6.50
Birmenstorf Mellingen
Coupe longitudinale
2.30
0.08
Coupe en travée
Section transversale en auge avec goujons Dalles préfabriquées en béton armé utilisées
comme coffrage
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieur civil : DIC SA
Entreprises : Bosquet SA, Pisselli SA, Zwahlen & Mayr SA et Stephan SA
Durée des travaux : 1994 à 2001
Emplacement : Lully (FR)
Données techniques :
Section transversale : Treillis spatial composé de tubes en acier de construction
anticorrosif disposés en triangle ; dalle de roulement en bé-
ton armé.
Longueur totale : 2 x 957,6 m
Travées : 29,925 m – 21 x 42,75 m – 29,925 m
Largeur de la chaussée : 2 x 12 m à 2 x 14,65 m
l/h : 12
Superficie : 2 x 12 000 m2
Aciers de construction : FeE 355-D et FeE 355-D Z3 pour les tubes des semelles
inférieures et supérieures
Tonnage : 2650 t
Description :
Les viaducs de Lully se composent de deux ponts mixtes acier-béton (Jura et Alpes) reliés
aux piles par une entretoise et mesurent 957,6 m de long chacun. Ils comportent 23 tra-
vées dont celles du milieu mesurent 42,75 m et celles du bord 29,925 m. La section trans-
versale des viaducs est une poutre à treillis constitué de tubes métalliques disposés en
triangle. La dalle de roulement est en béton précontraint (longitudinalement et transversa-
lement). La charpente métallique et la dalle de roulement sont connectées au moyen de
goujons conventionnels disposés en rayon sur les tubes métalliques supérieurs. Les deux
viaducs sont connectés au moyen d'un treillis tubulaire boulonné et fixé à chaque pylône
(pile et culée). Ils varient entre 13,3 m et 16 m de large et disposent de 22 piles rondes en
béton armé d'un diamètre de 1,4 m et de deux culées en béton armé. Les piles et les culées
sont fondées sur des pieux d'un diamètre de 1 m. La hauteur des piles varie entre 2,8 m et
12 m environ.
Détails et photographies
970.00
30.0 21 * 42.75 30.0
Lausanne
Bern
Coupe longitudinale
2.90
2.90
13.80
Coupe en travée
Achse N1
2.90
2.90
13.80
Sous-face Sous-face
Entretoise Entretoise
Chariot de coffrage
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieur civil : DIC SA
Entreprises : Frutiger SA et Zwahlen & Mayr SA
Durée des travaux : 1988 à 1990
Emplacement : Avenches (VD)
Données techniques :
Section transversale : Poutre en caisson en acier de construction patinable avec
précontrainte longitudinale extérieure ; dalle de roulement
en béton précontraint.
Longueur totale : 2 x 617,25 m
Travées : 23 m – 34,2 m – 11 x 42,75 m – 51,3 m – 38,5 m
Largeur de la chaussée : 2 x 11,6 m
l/h : 17,5
Superficie : 2 x 7160 m2
Acier de construction : Fe 510 C
Tonnage : 1585 t
Description
Les viaducs du Bois de Rosset sont deux ponts parallèles d'une longueur de 617,25 m
chacun, avec 15 travées de 23 m – 34,2 m – 11 x 42,75 m – 51,3 m – 38,5 m de long. Les
deux ouvrages enjambent les lignes CFF Lausanne – Lyss, la rivière Chandon et la route
cantonale RC 601. Ils font partie de l'autoroute N01 et ont été réalisés en 1990. La largeur
totale de chaque viaduc est de 13 m. La chaussée présente une inclinaison constante de
2,5 %. Chaque viaduc est en ligne droite et débouche sur un rayon de 1500 m par une
clothoïde.
Chaque viaduc est composé d'un caisson métallique d'une hauteur constante de 2 m. À
l'intérieur de chaque caisson passent 4 câbles de précontrainte longitudinale externes
(2 câbles à chaque âme des caissons). La dalle de roulement en béton armé précontraint
transversalement est connectée au caisson au moyen de goujons à tête.
Dans la zone d'appui, le caisson de chaque viaduc est posé sur deux piles à sections
pleines octogonales espacées de 2,4 m. La distance entre les appareils d'appuis au niveau
des culées et de 4 m.
Dans le sens de la longueur, chaque viaduc est flottant et stabilisé par 11 appuis fixes
posés sur les piles 3 à 13. Les piles 1, 2 et 14 ainsi que les culées sont équipées d'appareils
d'appui mobiles dans le sens de la longueur. Transversalement, tous les appuis sont fixes.
Détails et photographies
617.25
23.0 34.20 11 * 42.75 51.30 38.50
Bern
Lausanne
Coupe longitudinale
617.25
23.0 34.20 11 * 42.75 51.30 38.50
Bern
Lausanne
Coupe en travée
Achse N1
2.00
2.00
13.50
Sous-face
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Communauté d'ingénieurs RBA lng.-Cons. SA + GJA lng.-
Civ. SA
Entreprises : Induni & Cie SA et Zwahlen & Mayr SA
Durée des travaux : 1996 à 2001
Emplacement : Yvonand (VD)
Données techniques :
Section transversale : Poutres en caisson et bipoutres en acier de construction pa-
tinable ; dalle de roulement en béton précontraint.
Longueur totale : 945,25 m (viaduc de gauche) et 900,25 m (viaduc de droite)
Travées : Viaduc de gauche : 40 m – 2 x 50 m – 2 x 56 m – 5 x 62 m
– 130 m – (16,25 m) – 130 m – 62 m
Viaduc de droite : 40 m – 6 x 56 m – 3 x 62 m – 130 m –
(16,25 m) – 130 m – 62 m – 45 m
Largeur : 2 x 12,06 m
l/h : 20 (poutres en caisson) et 18 (bipoutres)
Superficie : 11 400 m2 et 10 857 m2
Acier de construction : S355J2G1W
Tonnage : 5 000 t
Description
Les viaducs des Vaux sont deux ponts parallèles d'une longueur de 900,25 et de 945,25 m
composés de 14 travées pour le viaduc de droite et de 15 travées pour le viaduc de gauche
mesurant 40 à 130 m. Les deux viaducs enjambent un chemin forestier, la route cantonale
RC 418, le vallon des Vaux et de Valleires, et font partie de l'autoroute N01. Ils ont été
construits entre 1996 et 2000 dans la zone de la commune d'Yvonand. La largeur de la
chaussée de chaque viaduc est de 12,06 m. Le dévers de la chaussée varie entre 6 et
- 6 %. Chaque viaduc suit un tracé partiellement en forme de S avec un rayon horizontal
de R = ± 1000 m, dont les deux cercles opposés sont reliés par une clothoïde.
Depuis la culée côté Lausanne jusqu'au vallon des Vaux (17,4 m de l'axe 10 direction Lau-
sanne), la section transversale de chaque viaduc est composée de deux poutres métal-
liques dont la hauteur varie entre 2,52 et 3,57 m. La distance entre les poutres est de 6 m.
Depuis le vallon des Vaux jusqu'à la culée direction Berne, la section transversale de
chaque viaduc est constituée d'un caisson métallique fermé avec des âmes verticales dont
la hauteur varie linéairement entre 6 m aux piles les plus hautes et 3,57 m près des piles
de l'axe 10. Les âmes verticales du caisson sont également espacées de 6 m les unes des
autres. La qualité de l'acier utilisé est S355J2G1W.
Les piles en béton armé à âme pleine mesurent 4,5 à 96,54 m de haut.
Chaque ouvrage est flottant et stabilisé longitudinalement par les appareils d’appui fixes,
disposés sur les piles 5 à 13. Les piles 1 à 4 et 14 ainsi que les culées sont équipées
d'appareils d'appui mobiles dans le sens de la longueur. Transversalement, l'ouvrage est
soutenu par un ou deux appareils d'appui fixes à chaque pile.
Détails et photographies
Bern
Lausanne
Coupe longitudinale
bi-poutres caissons
0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70
13.86
13.86
Coupe en travée
bi-poutres caissons
0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70 0.70 12.06 0.70
13.86
13.86
Sous-face Bipoutres
Appui
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Communauté d'ingénieurs Bänziger Partner AG et DIC SA
Entreprises : Rothpletz, Lienhard + Cie AG et Zwahlen & Mayr SA
Durée des travaux : 2000
Emplacement : Baden – Dättwil (AG)
Données techniques :
Section transversale : Treillis spatial composé de tubes disposés en triangle et en
acier de construction anticorrosif ; éléments de la dalle de
roulement préfabriqués en béton précontraint.
Longueur totale : 204,96 m
Travées : 25,62 m – 4 x 38,43 m – 25,62 m
Largeur de la chaussée : 15,5 m
l/h : 10
Superficie : 3177 m 2
Acier de construction : FeE 355-D
Tonnage : 373 t
Description
Le pont est conçu comme une construction mixte avec une poutre continue en treillis tubu-
laire. Les travées sont des multiples de 4,27 m (25,62 m – 4 x 38,43 m – 25,62 m), pour
une longueur totale de 204,96 m. La largeur totale du pont est de 16,6 m. En plan, le pont
forme une droite. Le dévers s'élève à 2,5 % côté sud (voie de dépassement). La bande
d'arrêt d'urgence présente une contre-pente de 2,5 % en direction du nord. La pente lon-
gitudinale de la culée ouest en direction de la culée est s'élève à environ 1 %.
La superstructure est faite d'un treillis spatial composé de tubes connecté à la dalle de
roulement en béton précontraint longitudinalement et transversalement.
La dalle de roulement a été réalisée avec des éléments en béton préfabriqués par seg-
ments. Elle est précontrainte longitudinalement et transversalement. Chaque élément de
dalle mesure 2,13 m de long et 15,9 m de large. L'épaisseur moyenne est d'environ 38 cm,
ce qui donne un poids de quelque 32 t par élément. Les éléments ont été collés entre eux
sur le chantier avec de la résine époxy pour former une dalle de roulement continue.
Aux deux extrémités du pont, la dalle de roulement est faite de béton coulé sur place afin
de garantir l'ancrage de la précontrainte longitudinale.
Détails et photographies
204.96
25.62 38.43 38.43 38.43 38.43 25.62
Bern
Zürich
Coupe longitudinale
3.20
4.40
Coupe en travée
3.20
4.40
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieur civil : Perret-Gentil SA
Entreprises : Consortium composé de Grisoni-Zaugg SA, Groupe Fruti-
ger, Dénériaz Groupe Holding SA, Camadonna et Zwahlen
& Mayr SA
Durée des travaux : 2002
Emplacement : Bavois (VD)
Données techniques :
Section transversale : Pont bipoutre en acier de construction anticorrosif ; dalle de
roulement en béton armé.
Longueur totale : 50 m
Travées : 26,44 et 23,56 m
Largeur de la chaussée : 9,3 m
l/h : 16
Superficie : 465 m2
Aciers de construction : FeE 355-D pour les poutres longitudinales et FeE 355-C
pour les entretoises et les raidisseurs
Tonnage : 25 t
Description
Le pont est composé de deux poutres continues avec des travées de 25,7 m et 24,3 m. Il
enjambe l'autoroute avec une inclinaison d'environ 50 degrés par rapport à l'axe de la route
nationale. La déclivité s'élève à 0,8 %, le dévers 2,5 %. La chaussée de 7 m de large
(2 voies de circulation) est complétée, d'un côté, par un trottoir d'1,65 m de large et, de
l'autre côté, par une voie de service de 0,65 m de large.
La dalle de roulement est faite d'une structure mixte reposant sur deux poutres maîtresses
espacées de 5,4 m et d'une hauteur constante de 1,2 m.
Des goujons à tête placés dans des niches individuelles connectent la dalle de roulement
aux poutres métalliques maîtresses.
Les poutres métalliques ont été déplacées en deux parties au moyen d'une grue mobile et
soudées ensemble à l'aide d'un étayage intermédiaire. Une grue mobile a aussi été utilisée
pour déplacer les éléments préfabriqués. Le béton a ensuite pu être coulé sur place sans
gêner le trafic sur la route nationale.
Détails et photographies
49.30
25.74 23.56
Jura Alpes
Coupe longitudinale
0.35 9.30 35
1.20
1.20
5.40
Données :
Maître d'ouvrage : OFROU
Ingénieurs civils : Le bureau d'ingénieurs R. Fietz, à Zurich, et les Ateliers de
constructions mécaniques de Vevey
Entreprise : Entreprise pour l'acier de construction : Ateliers de cons-
tructions mécaniques de Vevey
Durée des travaux : 1972 à 1975
Emplacement : Le Landeron (NE)
Données techniques :
Section transversale : Poutres en caisson en acier de construction patinable ; dalle
de roulement en béton armé.
Longueur totale : 590 m
Travées : 22 m – 7 x 29 m – 32 m – 36 m – 42 m – 56 m – 32 m –
5 x 29 m – 22 m
Largeur de la chaussée : 16,2 m
l/h : 25,5
Superficie : 9558 m2
Aciers de construction : AC 36/52 FeE355 et AC 43/57 FeE430 pour les poutres en
caisson
Tonnage : 680 t
Description :
Le viaduc du Landeron Ouest est un pont mixte acier-béton. Les poutres longitudinales
sont constituées de deux caissons métalliques disposés à 10 m de distance l'un de l'autre
qui soutiennent une dalle de roulement en béton armé de 17,5 m de large. Le viaduc est
composé de deux tronçons droits avec des travées régulières de L = 29 m, tandis que la
partie du milieu enjambe la route cantonale et les voies CFF dans une courbe d'un rayon
de R = 450 m, portant sa travée à 56 m. Il s'agit d'un pont flottant, stabilisé sur 11 des
18 piles. Les piles stabilisées (5 à 15) se situent au centre de l'ouvrage. Transversalement,
la stabilité est assurée par chaque paire de piles qui forme avec la dalle de roulement un
cadre autostabilisant. Les piles 5 à 15 sont fixes tandis que les autres piles et les culées
sont mobiles.
Les caissons métalliques qui supportent la dalle de roulement sont espacés de 10 m. Pour
les travées standards, ils sont en FeE 355 et, dans les zones d'appui des grandes travées,
en FeE 430. Dans la zone des grandes travées d'une longueur de 76 m, la largeur des
caissons métalliques passe de 900 à 1300 mm. Les caissons métalliques et la dalle de
roulement sont connectés avec des goujons à tête soudés.
Détails et photographies
590.00
22.00 7 * 29.00 32.00 36.00 42.00 56.00 32.00 5 * 29.00 22.00
56.00 42.00
Neuchâtel Berne
Coupe longitudinale
17.90
0.70 16.50 0.70
1.50
1.50
en travée
10.00
sur appui
- Caissons métalliques :
Comme l'intérieur des caissons métalliques n'est pas protégé contre la corrosion, ils
ont été soudés hermétiquement. Un contrôle de l'intérieur des caissons métalliques a
montré qu'aucune corrosion ne s'était développée et que la soudure avait donc été un
succès.
Glossaire
Abréviations Définitions
CEN Comité européen de normalisation (CEN)
EN Norme européenne
ISO Organisation internationale de normalisation
CFF Chemins de fer fédéraux suisses
SIA Société suisse des ingénieurs et des architectes
SN Norme suisse
SZS Centre suisse de la construction en acier
VSS Association suisse des professionnels de la route et des transports
Bibliographie
[1] ASTRA 12001 « Élaboration des projets et construction des ouvrages d'art des routes nationales
(2005) »“, [Link].
Normes
[5] ISO 12944, « Peintures et vernis (2018) »
[6] EN 1090-1, « Exécution des structures en acier et des structures en aluminium - Partie 1 : exi-
gences pour l'évaluation de la conformité des éléments structuraux (2011) ».
[7] EN 1090-2, « Exécution des structures en acier et des structures en aluminium - Partie 2 : exi-
gences techniques pour les structures en acier (2011) ».
[8] prEN1994-1-1 « Eurocode 4 - Calcul des structures mixtes acier-béton - Partie 1-1 : règles géné-
rales et règles pour les bâtiments (2021) »“.
[9] EN 10025-5, « Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 5 : conditions tech-
niques de livraison pour les aciers de construction à résistance améliorée à la corrosion atmos-
phérique (2019) ».
[10] ASTM A490M-12, « Standard specifications for high-strength steel bolts, classes 10.9 and 10.9.3,
for structural steel joints, ASTM international (2012) ».
[11] SIA 262, « Construction en béton (2013) ».
[12] SIA 262/1, « Construction en béton – Spécifications complémentaires (2013) ».
[13] SIA 263, « Construction en acier (2013) ».
[14] SIA 263/1, « Construction en acier – Spécifications complémentaires (2013) ».
[15] SIA 264, « Construction mixte acier-béton (2014) ».
[16] SIA 264, « Construction mixte acier-béton – Spécifications complémentaires (2014) ».
Documentations / Rapports
[17] Lebet, J.-P., Hirt, M. (2009), « Ponts en acier », EPFL Lausanne, Traité de Génie Civil, Volume 12.
[18] Hanswille, G., Stranghöner, N. (2003) « Leitfaden zum DIN-Fachbericht 104 Verbundbrücken », Ber-
lin, Ernst & Sohn.
[19] Hoischen, A. (1955) « Die praktische Berechnung von Verbundträgern », Stuttgart, Konrad Wittwer.
[20] SETRA. (2010) « Ponts mixtes acier-béton. Guide de conception durable ».
[21] Chabrolin, B. (2011) « Ponts mixtes acier-béton. Un guide pour des ouvrages innovants », Presse
des Ponts.
[22] Papastergiou, D. (2012) « Connections by Adhesion, Interlocking and Friction for Steel-Concrete
Composite Bridges under Static and Cyclic Loading » [Thèse de doctorat]. EPFL Lausanne, N° 5301
[23] CFF. (2021) « Projektierungsassistent Ingenieurbau - Brücken ».
[24] Darden, W. (2012) « Ultra-Weatherable Fluoropolymer Coatings for Bridges », Maintenance and
Roadway Operations Workshop, Kansas City, États-Unis.
[25] Darden, W. (2018) « Toward a 100-year bridge coating system: Bridge topcoats in Japan », World
Steel Bridge Symposium, Baltimore, États-Unis.
[26] Centre suisse de la construction en acier (SZS). (2021) « Oberflächenschutz für Stahlkonstruktionen
– Konzeption & Submission ».
[27] Lebet, J.-P., Lang, T.P. (2001), « Ponts en acier patinable », OFROU, projet de recherche
AGB 1998/437, documentation VSS N° 562.
[28] Cerema. (2015) « Aciers autopatinables – Recommandations pour leur utilisation en structure des
ponts et passerelles ».
[29] ewp. (2018), « Materialtechnische Überwachung A01 / 34 Spreitenbach – Wettingen Ost, Lehnen-
viadukt über Limmat, Killwangen », OFROU, rapport interne.
[30] Nussbaumer, A. (2018) « Fatigue Design of Steel and Composite Structures », 2e édition, Berlin, Eu-
ropean Convention for Constructional Steelwork (ECCS).
[31] Documentation ASTRA 82022 (2023) « CFUP pour la maintenance et la construction d’ouvrages
d’art de l’infrastructure routière ».