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Politiques publiques pour l'entrepreneuriat au Maroc

Ce document décrit un appel à communications pour un colloque sur les politiques publiques pour promouvoir l'entrepreneuriat au Maroc. Il présente le contexte de la transition économique au Maroc et les défis actuels. Il identifie également les nombreux obstacles à l'entrepreneuriat dans le pays.

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Politiques publiques pour l'entrepreneuriat au Maroc

Ce document décrit un appel à communications pour un colloque sur les politiques publiques pour promouvoir l'entrepreneuriat au Maroc. Il présente le contexte de la transition économique au Maroc et les défis actuels. Il identifie également les nombreux obstacles à l'entrepreneuriat dans le pays.

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I

Le LABORATOIRE D’ENTREPRENEURIAT ET LES POLITIQUES PUBLIQUES lance un appel


à communication au colloque international :

à la FSEJS de Kenitra le 22 avril 2017

PREAMBULE

La transition économique est un défi auquel le Maroc fait face à l’instar des autres pays de
la région MENA avec une population jeune en pleine croissance qui a de grandes attentes en
matière d’amélioration de son niveau de vie. Bien que le Royaume ait enregistré de meilleures
performances en le comparant avec les pays frontaliers du même niveau de développement et
réalisé des avancées substantielles dans le lancement et la mise en œuvre de réformes structurelles,
dans la stabilisation des fondements macroéconomiques de son économie et dans l’attraction des
IDE, le pays est toujours confronté à un certain nombre de challenges globaux, et des déficiences
en terme de transition économique persistent dans de nombreux secteurs. Le faible niveau de
compétitivité de l’économie marocaine, qui résulte –entre autres- de barrières non tarifaires à
l'entrée, de l'accès limité au financement, et de faibles niveaux de gouvernance d'entreprise,
continue d’entraver les capacités entrepreneuriales du pays.
Malgré les efforts d’investissements publics réalisés dans la dernière décennie, les
infrastructures sont encore insuffisantes pour répondre aux besoins croissants de la population. De
criantes disparités économiques continent à persister entre les régions, à cause du faible accès aux
infrastructures et services publics. Ajoutons à cela que les politiques de relance de l’économie par
II

des politiques de demande intérieure est entravée aujourd’hui par plusieurs limites, dont
notamment le soutien à la consommation des ménages est peu fiable dans un contexte de déficit
chronique de la balance commerciale. La consommation et l’investissement publiques sont freinés
par le niveau élevé du déficit budgétaire actuel (impératif de rigueur budgétaire). Il est aussi à noter
que la relance par l’investissement public n’est pas toujours possible, rentable et efficiente. La
question de la rentabilité à long terme des investissements publics est souvent avancée comme
contre-argument.
Il est désormais largement admis que la croissance économique se fait davantage par
l’investissement privé, pour alimenter une dynamique soutenue de la production et de l’emploi.
Le secteur privé est le principal moteur de la création d’emplois et la source de 90 % de tous les
emplois dans le monde en développement. Sa promotion est devenue un vecteur fondamental dans
toutes les politiques de développement économique. Les Etats, les ONG ainsi que l’ensemble des
acteurs socio-économiques, dans le monde entier, sont parfaitement conscients de l’importance de
la création des entreprises. Inciter l’émergence d’emplois indépendants par la création d’auto
emplois, TPE, ETI, PME n’a pas uniquement pour objectif d’apporter une réponse aux défis du
chômage et de la précarité, mais c’est aussi admettre qu’ils sont un levier de croissance économique
inclusive.

Malgré des avancées considérables dans le domaine de l’amélioration de

l’environnement de l’entreprenariat au cours des dernières années…


Le rapport Doing Business 2017 de la Banque Mondiale a classé le Maroc au 68ème rang
(sur 189 pays), gagnant 47 places entre 2011 et 2016, grâce aux avancées réalisées dans les
conditions nécessaires pour la création d'une entreprise, le transfert de la propriété, et le paiement
des impôts. Ce rapport explique que la baisse des frais d'immatriculation des sociétés a rendu la
création d'entreprise au Maroc moins coûteuse en 2016 en la comparant aux années précédentes.
En plus, les délais nécessaires pour l’enregistrement d’un transfert de propriété ont été réduits et
les démarches fiscales pour les entreprises ont été également améliorées. D’autres mesures ont été
prises pour faciliter les procédures d'enregistrement de la propriété. Afin de contrecarrer les
nuisances des entraves bureaucratiques du Maroc, le Gouvernement aussi ouvert depuis plusieurs
années des centres régionaux d'investissement sous forme de guichets uniques.
III

…Toutefois d’innombrables progrès restent à faire …


Le potentiel de l’esprit d'entrepreneur – pourtant historiquement enraciné au Maroc - est
limité par un climat des affaires qui reste largement perfectible. Les acteurs privés n'ont pas un
accès suffisant au financement et doivent faire face à un large éventail d'obstacles bureaucratiques
et juridiques, qui les empêchent de se développer, à la fois sur le marché national qu’international.

Les obstacles qui entravent l’activité entrepreneuriale au Maroc sont nombreux :

• Un secteur informel prépondérant et des incitations insuffisantes à innover aussi bien pour
les sociétés que leurs financiers.

• Des barrières à l'entrée, une complexité et une réglementation à deux vitesses doublées de
sérieux problèmes de gouvernance d'entreprise, n’ont pas permis une concurrence loyale et
suffisante au Maroc. Des groupes, des castes et des lobbies fermement établis défendant
des intérêts particuliers continuent d’occuper des parts de marché substantielles dans
certains secteurs économiques.

• L’amélioration de l'accès au financement est le facteur clé permettant de booster les


capacités entrepreneuriales au Maroc. L'accès au financement reste particulièrement
difficile pour les TPE/PME.

• Les difficultés qui se dressent devant l’application des accords juridiques et la faiblesse des
mécanismes de résolution des faillites.

• Les TPE/PME souffrent d'autres faiblesses structurelles, tel que la faible capitalisation, la
faible productivité et des carences en termes de cadres qualifiées. Le niveau élevé de
l’économie informelle et le manque d'innovation constituent d’autres obstacles au
développement de l’entreprenariat. L’ampleur de ces défis est accrue en conséquence des
accords de libre-échange et d’ouverture des marchés, qui certes offre des possibilités
d'exportation, mais qui crée cependant une plus grande concurrence sur les marchés
IV

intérieurs.

• La protection faible des droits de propriété intellectuelle constitue une entrave au


développement de l'économie du savoir.

• Une qualité limitée du facteur travail et du capital humain ; l’école, les instituts de formation
et l’université marocains n’ont pas gagné le défi de produire d’un capital humain compétitif.

…pour promouvoir l'investissement privé et accroître la compétitivité et réaliser le

potentiel entrepreneurial du Maroc.

Les fragilisations, les perturbations et les mutations économiques qu’a connu la région MENA dont
le Maroc, le chômage structurel qui sévit dans ces sociétés surtout dans la catégorie des jeunes
diplômés, imposent aux pays d’assainir et de développer l’environnement de l’entrepreneuriat et
l’accélération de création d’entreprise pour activer au maximum ce levier de croissance et de
création de la richesse. La création des entreprises et leur pérennisation est à cet égard fondamentale
pour le dynamisme des économies de la région.

Le développement de l’écosystème entrepreneurial dépend étroitement de l’efficacité des


politiques visant à faire face aux multiples obstacles et réduire les contraintes réglementaires et
administratives qui pèsent sur l’activité entrepreneuriale. Au Maroc, l’expérience du
développement entrepreneurial est assez récente et se limite à de timides initiatives et programmes
tel que le Programme Jeunes Promoteurs qui a été remplacé par le programme «MOUKAWALATI»
en plus de la politique de la politique de la promotion de l’entreprenariat à travers les
Centres Régionaux d’Investissement qui ne couvrent que très partiellement le besoin du pays en
matière de création d’entreprises.

L’objectif du colloque « QUELLES POLITIQUES PUBLIQUES POUR BOOSTER L’ENTREPRENEURIAT AU MAROC »

est de débattre de toutes les questions relatives à l’entrepreneuriat afin d’essayer d’apporter un
V

éclairage sur les axes suivants :

1. L’expérience marocaine dans le domaine de l'entrepreneuriat : historique, évolution,


tendances
2. Rôle des institutions publiques dans la promotion de l’entrepreneuriat
3. Le développement de la culture entrepreneuriale
4. L’enseignement et l’éducation entrepreneuriale
5. Incubateurs et les programmes d’appui à l’entrepreneuriat au Maroc : Quel bilan ?
6. Entrepreneuriat : entre libre concurrence, privilèges et copinage
7. Les déterminants de la création et le développement d’entreprises
8. Institutions, gouvernance et entrepreneuriat.
9. Entrepreneuriat et économie informelle.
10. Comment réussir la mutation des entreprises familiales vers les entreprises modernes
11. Le statut de l’autoentrepreneur : quel avenir ?
12. Les limites culturelles, historiques anthropologiques et sociologiques.
13. Entrepreneuriat et législation

MODALITES DE SOUMISSION

Les chercheurs souhaitant présenter une communication ou un poster sont invités à soumettre un
abstract de 2 pages en Arabe en français ou en anglais pour examen jusqu’au 20 janvier à 20h
(heure de Rabat).
Les abstracts devront être envoyés au Comité d’Organisation : [email protected]
Les communications orales des papiers retenus seront de 20 minutes suivies par 10 min de
discussion et de question réponses.
Les posters devront être au format A0. Les auteurs des posters sont invités à présenter leurs travaux
sous la forme de courtes présentations orales.

Les auteurs sélectionnés devront rédiger un article de 30 000 signes (espaces non compris) en Arabe
en français ou en anglais pour le 15 Mars 2017 à 20h (heure de Rabat). Cet article, qui fera l’objet
VI

d’une relecture par les organisateurs, pourra ensuite être corrigé pour être publié dans les actes du
colloque.
Les articles devront être envoyés au Comité d’Organisation : [email protected]

DATES IMPORTANTES :

• Date limite de soumission de l’abstract et plan du papier (2 pages) : 30 janvier 2017 (au
plus tard).
• Notification de l’acceptation : 10 Février 2017.
• Date limite pour la soumission de l’article (30.000 caractères sans espace) : 10 Avril 2017
(au plus tard).
• Tenue du colloque : 22 Avril 2017

PUBLICATION :

• Les actes seront publiés après la tenue du colloque.

INSTRUCTIONS AUX AUTEURS

FORMAT DES RESUMES :

• Le résumé (y compris bibliographie), en format Microsoft Word, comprendra les éléments


suivants :
- Titre de la communication proposée
- Coordonnées précises du ou des auteurs
- Objectif de la communication
- Originalité du sujet
- Bibliographie (références principales). Tout résumé ne respectant pas cette présentation
ne sera pas envoyé pour évaluation.

PUBLICATION :
VII

• La publication d'une sélection des communications est prévue avant le colloque. La


publication ne sera envisagée, après sélection, que pour les communications dont le résumé
et le texte auront été envoyés dans les délais et formats mentionnés ci-dessus.
• Dans le cadre de l’élaboration de cet ouvrage collectif, il pourra être demandé aux auteurs
d’apporter des modifications à leur texte, suite à la lecture de celui-ci par le comité éditorial.

COMITE D’ORGANISATION

• Fatima Zahra Achour


• Mariem Lioueddine
• Mounia Benameur
• Mounia Sliman
• Nouh El Harmouzi
• Selma Sidki
• Youssef Khatori

COMITE SCIENTIFIQUE

• Abdelhamid SKOURI, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès, Maroc.


• Abdelhay BENABDELHADI, École Nationale de Commerce et de Gestion, Kenitra, Maroc.
• Abdellah HOUSSAINI, Université d’Ibn Toufail, Kenitra, Maroc.
• Abderrazak ABBADI, École Nationale de Commerce et de Gestion, Kenitra, Maroc.
• Ali MASSOUD, Université de Beni Suef, Egypte.
• Badereeddine CHEGRI, Université Mohammed V de Rabat, Maroc.
• Driss DAOUI, Université d’Ibn Toufail, Kenitra, Maroc.
• Emmanuel MARTIN, Institute for Humains Studies, Marseille, France.
• Fatima Zahra ACHOUR, Université d’Ibn Toufail, Kenitra, Maroc.
• Hicham EL MOUSSAOUI, Université Sultan Moulay Slimane de Beni Mellal, Maroc.
• Jochen LOBAH, Hanns Seidel Foundation, Munich, Allemagne.
• Linda WHETSTONE, IES de Londres, Angleterre.
VIII

• Mohamed Amine BALAMBO, Université d’Ibn Toufail, Kenitra, Maroc.


• Mohamed Najib EL OUALIDI, Université Mohammed V, Rabat, Maroc
• Nouh EL HARMOUZI, Université d’Ibn Toufail, Kenitra, Maroc.
• Omar TANANE, Université de Ben M’sik, Casablanca, Maroc.
• Patrick MARDINI, University of Balamand, Tripoli, Lebanon.
• Pierre GARELLO, Université Paul Cézanne, Aix en Provence, France.
• Stephanie MARRUS, Director of the Entrepreneurship Center at the University of California, San Francisco,
USA.
• Soulaimane LAGHZAOUI, École Nationale de Commerce et de Gestion, Kenitra, Maroc.
• Tom PLAMER, Cato Institute, Washington, USA.

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