Faculté des Sciences
Economiques et de gestion de
Tunis
UNION EUROPEENNE
(L’intégration économique régionale)
Réaliser par :
)
Ravia Sid’Amar
2023-2024
Introduction
L’Union européenne (UE) est une organisation internationale d’un type
particulier. Ses origines Remontent à la création de la Communauté
européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) fondée, au Sortir de la Seconde
Guerre mondiale, par le Traité de Paris (1952). Très rapidement après, la
Communauté Economique Européenne (CEE) fut mise en place par le Traité de
Rome (1957).
Au fil Du temps, la CEE a connu de nombreuses évolutions et réformes, tant au
niveau de son nom (CE, puis UE), qu’au niveau de ses compétences, de son
fonctionnement, et bien sûr du nombre de ses Membres.
Son fonctionnement est actuellement régi par le Traité de Lisbonne (2007), qui
Comporte en fait deux volets : le Traité sur l’Union européenne (TUE) et le
Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
Aujourd’hui, l’Union européenne est reconnue comme une entreprise sans
précédent d’intégration Régionale, les États membres ayant délégué toute une
série de pouvoirs à des institutions Supranationales et s’étant organisés pour
coopérer efficacement dans un cadre légalement Contraignant. Ainsi, l’UE
compte 28 États membres.
L’Union européenne dispose d’un large éventail de compétences et de
domaines d’action, allant du marché unique à la monnaie commune, en
passant par la politique intérieure, la justice, l’immigration, le commerce, le
budget, la politique agricole commune (PAC), ainsi que la politique extérieure
et de sécurité. Les niveaux d’intégration varient selon les domaines, tout
comme les procédures utilisées pour élaborer des règles et mettre en œuvre
des actions. Ces compétences sont réparties entre plusieurs institutions clés,
notamment le Conseil de l’Union européenne, la Commission européenne, le
Parlement européen, la Cour de justice de l’Union européenne, la Banque
centrale européenne et le Conseil européen.
Origine et évolution d’intégration économique
européenne
L’intégration économique régionale européenne a commencé après
la Seconde Guerre mondiale avec la création de la Communauté
européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951, suivie de la
Communauté économique européenne (CEE) en 1957. Ces initiatives
visaient à promouvoir la paix et la prospérité en Europe en favorisant
la coopération économique et politique entre les pays membres.
Au fil des décennies, l’intégration économique régionale européenne
s’est renforcée avec la mise en place du marché commun, la création
de l’Union européenne (UE) en 1993 et l’adoption de l’euro en 1999.
L’UE a également élargi son nombre de membres, passant de six pays
fondateurs à 27 (puis 28 avant le Brexit) en intégrant de nouveaux
pays d’Europe centrale et orientale après la chute du rideau de fer.
L’évolution de l’intégration économique régionale européenne a été
marquée par des traités successifs, des politiques communes dans
divers domaines tels que le commerce, l’agriculture, la concurrence
et la politique monétaire, ainsi que par la création d’institutions
supranationales telles que la Commission européenne et le
Parlement européen.
Cependant, ce processus d’intégration n’a pas été sans défis,
notamment en ce qui concerne les disparités économiques entre les
pays membres, les tensions politiques et les questions de
souveraineté nationale. Malgré ces défis, l’intégration économique
régionale européenne demeure un projet en constante évolution qui
continue de façonner l’avenir de l’Europe.
Les principaux objectifs de l’union européenne
L’Union européenne s’est fixé plusieurs objectifs, énoncés dans
l’article 3 du traité sur l’Union européenne. Paix, croissance
économique, développement durable… véritables fondements des
politiques de l’Union européenne, ils fournissent un cap à l’Europe.
Promouvoir la paix, la liberté et les droits de l’Homme :
L’UE vise à promouvoir la paix et le bien-être de ses peuples,
combattre l’exclusion sociale et les discriminations, et promouvoir la
justice et la protection sociales, l’égalité entre les femmes et les
hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits
de l’enfant.
Établir un marché commun dans le respect des valeurs de
l’Union :
Cela inclut la liberté de circulation des personnes, des biens, des
services et des capitaux, la promotion de la cohésion économique,
sociale et territoriale, ainsi que la solidarité entre les États membres.
L’UE s’efforce également de protéger l’environnement et de
promouvoir le progrès scientifique.
Défendre les intérêts de l’Union à l’étranger :
L’UE cherche à affirmer et promouvoir ses valeurs et ses intérêts au
niveau mondial, contribuer à la paix et à la sécurité, ainsi qu’au
développement durable de la planète, et encourager le commerce
libre et équitable.
Les institutions de l’Union européenne
Le Parlement européen
Le Parlement européen représente les 447 millions de citoyens européens. Il
est aujourd’hui l’unique institution européenne dont les membres sont
directement élus au suffrage universel direct, tous les cinq ans.
Le nombre de députés européens dont dispose chaque État membre est plus
ou moins proportionnel à sa population. Le Parlement européen compte 705
députés européens.
Aucun pays ne peut avoir moins de 6 ou plus de 96 députés. La France compte
79 députés.
Mais les députés ne siègent pas par délégation nationale, ils se regroupent
suivant leurs affinités politiques. Ils sont actuellement répartis en huit groupes
politiques allant de l’extrême-gauche à l’extrême-droite.
Avec le Conseil de l’UE
Il amende et vote les textes proposés par la Commission ainsi que le budget de
l’Union européenne.
Le Parlement européen siège à Strasbourg mais compte deux autres lieux de
travail : Bruxelles et Luxembourg.
La Cour de justice de l’Union européenne
a pour mission d’assurer “le respect du droit dans l’interprétation et
l’application“ des traités.
Dans le cadre de cette mission, la Cour de justice de l’Union européenne :
Contrôle la légalité des actes des institutions de l’Union européenne,
Veille au respect par les États membres, des obligations qui découlent des
traités, et interprète le droit de l’Union à la demande des juges nationaux.
La Cour de Justice est composée de 27 juges (un par Etat membre). Elle siège à
Luxembourg.
La Cour des comptes européenne veille à la perception et à l’utilisation
correcte des fonds de l’UE et contribue à améliorer la gestion financière de
l’Union.
Dans ce cadre :
Elle contrôle les recettes et dépenses de l’UE afin de vérifier que les
fonds sont correctement collectés et dépensés.
Elle contrôle les personnes et les organisations qui gèrent des fonds de
l’UE
Elle rapporte les soupçons de fraude, de corruption ou d’autres activités
illégales à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF)
La Cour des comptes européenne est composée de 27 membres, issus de
chaque Etat de l’Union européenne. Elle siège à Luxembourg.
Le Conseil européen
Le Conseil européen réunit à Bruxelles les 27 chefs d’État ou de gouvernement
des États membres, le président du Conseil européen et le président de la
Commission européenne. Participent donc à ces réunions, le Président français,
la chancelière allemande ou encore le 1er ministre Italien… Le Haut
représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
participe également à ses travaux.
Son rôle est notamment de donner à l’Union les impulsions nécessaires et de
fixer les grandes orientations politiques.
Le Conseil européen intervient également pour débloquer une situation de
crise, pour apporter une solution en cas de désaccord entre États membres ou
entre différentes institutions.
Le Conseil européen se réunit généralement à Bruxelles
La Commission européenne joue un rôle essentiel dans la préparation et
l’exécution de la politique européenne et détient à elle seule le pouvoir
d’initiative législative. C’est donc elle qui élabore des propositions de “lois”
européennes qui sont par la suite soumises au vote du Conseil de l’Union et du
Parlement européen (les institutions en bas du triangle sur notre schéma).
La Commission est la “gardienne des traités”. A ce titre, elle peut saisir la Cour
de justice de l’Union Européenne (CJUE, les jambes du schéma) qui peut
sanctionner les Etats qui ne respecteraient pas les traités et les décisions prises.
Elle est composée de 27 Commissaires, un par Etat dont le président. Une fois
proposés par leur Etat, les candidats sont auditionnés individuellement par le
Parlement. Les députés votent ensuite pour approuver ou non la Commission
dans son ensemble. Garante de l’intérêt général européen, les Commissaires
ne représentent pas leur Etat d’origine. Le siège de la Commission européenne
est à Bruxelles.
Les politiques européennes d’intégration économique
régionale
L’Union européenne (UE) est un exemple phare d’intégration économique
régionale. Son objectif principal est de créer un marché unique et intégré,
favorisant la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des
personnes entre les États membres. Pour atteindre cet objectif, l’UE a mis en
place plusieurs politiques clés :
Le marché unique :
C’est la pierre angulaire de l’intégration économique européenne. Il supprime
les barrières tarifaires et non tarifaires entre les États membres, permettant
aux entreprises de commercer et de se développer plus facilement.
Le marché unique comprend également des politiques visant à harmoniser les
réglementations et les normes techniques, ce qui facilite encore davantage les
échanges.
L’union douanière :
Elle établit un tarif extérieur commun pour tous les États membres, ce qui
signifie qu’ils appliquent les mêmes droits de douane aux importations en
provenance de pays tiers.
Cela permet d’éviter la concurrence déloyale et de protéger les industries
européennes.
La politique de concurrence :
Elle vise à garantir des conditions de concurrence équitables sur le marché
unique en empêchant les entreprises d’abuser de leur position dominante ou
de former des cartels.
Cette politique est essentielle pour que les consommateurs et les entreprises
puissent bénéficier des avantages du marché unique.
La politique monétaire :
La création de l’euro, la monnaie unique de l’UE, a été une étape importante
dans l’intégration économique.
La Banque centrale européenne (BCE) est responsable de la politique
monétaire de la zone euro, qui vise à maintenir la stabilité des prix et à soutenir
la croissance économique.
Les fonds structurels et d’investissement :
L’UE utilise ces fonds pour aider les régions moins développées à rattraper leur
retard et à réduire les disparités économiques entre les États membres.
Ces fonds financent des projets d’infrastructure, de développement
économique et de formation professionnelle.
En plus de ces politiques principales, l’UE a également mis en place d’autres
initiatives pour promouvoir l’intégration économique régionale, notamment :
L’Espace économique européen (EEE) : Il étend le marché unique à certains
pays non membres de l’UE.
Les accords de libre-échange : L’UE a conclu des accords de libre-échange avec
de nombreux pays et régions du monde, ce qui permet de réduire les barrières
commerciales et de stimuler les échanges.
Les avantages et les défis de l’Union européenne
Les avantages économiques de l’intégration européenne sont nombreux. Tout
d’abord, l’Union européenne (UE) favorise la libre circulation des biens, des
services, des capitaux et des personnes entre ses États membres. Cela crée un
marché unique de plus de 500 millions de consommateurs, ce qui stimule le
commerce et l’investissement, favorisant ainsi la croissance économique et la
création d’emplois.
De plus, l’UE promeut la coopération économique entre les États membres, ce
qui permet de mieux faire face aux défis économiques mondiaux tels que la
concurrence internationale, les fluctuations des marchés financiers et les crises
économiques. Par exemple, l’UE travaille à l’harmonisation des
réglementations économiques et des normes de qualité, ce qui réduit les
obstacles commerciaux et facilite les échanges.
En ce qui concerne la promotion de la paix et de la stabilité en Europe, l’UE a
joué un rôle crucial dans la transformation de la région après des siècles de
conflits. En encourageant la coopération politique, économique et sécuritaire
entre ses membres, l’UE a contribué à prévenir les conflits entre les États
membres, en favorisant le dialogue et la résolution pacifique des différends. De
plus, l’adhésion à l’UE est souvent perçue comme un moyen pour les pays
d’Europe de l’Est de consolider leur démocratie et leurs institutions, renforçant
ainsi la stabilité politique dans la région.
Les défis de l’Union européenne sont touchant à la fois ses institutions, son
économie, sa politique et ses valeurs fondamentales. Il y'a 5 défis :
Crise économique et sociale : L’UE doit faire face à des disparités économiques
entre ses États membres, notamment entre le nord et le sud, ainsi qu’à un
chômage persistant dans certaines régions. La crise économique mondiale et
ses répercussions ont également exacerbé ces problèmes.
Migration et intégration : La question de la migration et de l’intégration des
migrants reste un défi majeur pour l’UE, notamment en raison des
mouvements massifs de réfugiés en provenance du Moyen-Orient et de
l'Afrique du Nord. La gestion des frontières extérieures et la politique d’asile
commune sont des sujets de débat constants.
Montée du populisme et de l’euroscepticisme : Dans de nombreux États
membres, la montée des partis politiques populistes et eurosceptiques remet
en question l’unité et la solidarité européennes. Ces mouvements remettent
parfois en cause les principes fondamentaux de l’UE, tels que la libre circulation
des personnes et la coopération entre États membres.
Défis environnementaux : L’UE est confrontée à des défis environnementaux
majeurs, tels que le changement climatique, la déforestation, la pollution de
l’air et de l’eau, ainsi que la perte de biodiversité. La transition vers une
économie plus verte et la mise en œuvre d’une politique environnementale
efficace sont des priorités cruciales.
Sécurité et lutte contre le terrorisme : La sécurité intérieure et extérieure de
l’UE est également un enjeu majeur, notamment face à la menace terroriste,
aux cyber attaques et aux tensions géopolitiques croissantes. La coopération en
matière de renseignement et de défense est essentielle pour faire face à ces
défis.
Les perspectives
Les perspectives d’avenir pour l’Union européenne sont multiples et
souvent sujettes à débat. Voici quelques-unes des perspectives
possibles pour l’avenir de l’UE :
Intégration renforcée : Certains acteurs prônent une intégration
politique et économique plus approfondie au sein de l’UE. Cela
pourrait impliquer une plus grande coordination des politiques
fiscales, une harmonisation accrue des réglementations et une
avancée vers une véritable union politique. L’objectif serait de
renforcer l’efficacité de l’UE et de lui permettre de mieux relever les
défis mondiaux.
Flexibilité et différenciation : D’autres voient l’avenir de l’UE dans
une approche plus flexible, où les États membres conservent un plus
grand contrôle sur leurs politiques nationales. Cela pourrait se
traduire par une coopération plus sélective dans certains domaines,
permettant aux pays de poursuivre des politiques différentes selon
leurs priorités nationales.
Approfondissement du marché unique : L’UE pourrait continuer à se
concentrer sur le développement et la consolidation du marché
unique européen, en supprimant les obstacles commerciaux et en
favorisant la libre circulation des biens, des services, des capitaux et
des personnes. Cela contribuerait à stimuler la croissance
économique et à renforcer la compétitivité de l’Europe sur la scène
mondiale.
Renforcement de la dimension sociale : Une autre perspective
consiste à mettre davantage l’accent sur la dimension sociale de l’UE,
en mettant en œuvre des politiques visant à réduire les inégalités
sociales et économiques entre les États membres. Cela pourrait
inclure des initiatives telles que la garantie d’un salaire minimum
décent dans toute l’UE, la promotion de l’inclusion sociale et la
protection des droits des travailleurs.
Leadership mondial : Certains voient l’UE jouer un rôle de plus en
plus important sur la scène mondiale en tant que défenseur de la
coopération multilatérale, des droits de l’homme et de la lutte contre
les défis mondiaux tels que le changement climatique et la pandémie.
L’UE pourrait également chercher à renforcer ses alliances
stratégiques avec d’autres acteurs mondiaux.
En fin de compte, l’avenir de l’Union européenne dépendra des choix
politiques et des compromis réalisés par ses États membres. Quelle
que soit la voie choisie, l’UE continuera à jouer un rôle crucial dans la
promotion de la paix, de la prospérité et de la coopération en Europe
et dans le monde.