0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
113 vues3 pages

Réduction et Polynômes d'Endomorphisme en Dimension Finie

Transféré par

sorayuki1427
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
113 vues3 pages

Réduction et Polynômes d'Endomorphisme en Dimension Finie

Transféré par

sorayuki1427
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1. Leçon 153 - Polynômes d’endomorphisme en dimension finie. Réduction – (item 6) Pro : (Id, u, u2 , · · · , ud−1 ) est une base de K[u].

1 ) est une base de K[u]. La dimension de K[u]


d’un endomorphisme en dimension finie. Applications. est donc le degré du polynôme minimal de u.
– (item 7) Rqe : on peut appliquer le même raisonnement aux matrices de M (n, K)
Rapport du jury Cette leçon ne doit pas être un catalogue de résultats autour de
et deux matrices semblables, étant attachés à un même endomorphismes dans dif-
la réduction qui est ici un moyen pour démontrer des théorèmes ; les polynômes
férentes bases, auront des algèbres isomorphes.
d’endomorphismes doivent y occuper une place importante. Il faut consacrer une courte
partie de la leçon à l’algèbre K[u] et connaître sa dimension sans hésitation. Il est ensuite Quelques applications simples :
possible de s’intéresser aux propriétés globales de cette algèbre. Les liens entre réduction – (item 8) App : pour calculer P (u) on peut toujours diviser diviser par mu et se
d’un endomorphisme u et la structure de l’algèbre K[u] sont importants, tout comme ceux ramener ainsi à un calcul d’un polynôme de degré au plus d.
entre les idempotents et la décomposition en somme de sous-espaces caractéristiques. Il – (item 9) App : si a0 6= 0, alors on peut fabriquer u−1 dans K[u] par :
faut bien préciser que, dans la réduction de Dunford, les composantes sont des polynômes u( −1 d k
a0 Σk=1 ak u ) = 1
en l’endomorphisme, et en connaître les conséquences théoriques et pratiques. L’aspect – Nota : ces procédés de calcul de un ou de u−1 sont généralement plus courts que de
applications est trop souvent négligé. Il est possible, par exemple, de mener l’analyse spec- passer par une diagonalisation Q préalable.
trale de matrices stochastiques. On attend d’un candidat qu’il soit en mesure, pour une – (item 10) Pro : si mu (X) = Qi (X) avec les Qi deux Q à deux premiers entre eux,
matrice simple de justifier la diagonalisabilité et de déterminer un polynôme annulateur le lemme Chinois s’applique et K[u] ∼ K[X]/(mu ) ∼ K[X]/(Qi (X)).
(voire minimal). Il est bien sûr important de ne pas faire de confusion entre diverses – Exe : si s telle que s◦s = Id (involution), alors mu (X) divise X 2 −1 = (X −1)(X +1).
notions de multiplicité pour une valeur propre λ donnée (algébrique ou géométrique). Si la caractéristique de K n’est pas 2 et si s n’est pas triviale, on aura alors K[s] ∼
Enfin, calculer Ak ne nécessite pas, en général, de réduire A (la donnée d’un polynôme (K[X]/(X − 1) × K[X]/(X + 1)).
annulateur de A suffit souvent). – Exe : si p telle que p ◦ p = p (projection), alors mu (X) divise X 2 − X = X(X − 1)
Cadre : K est un corps et E un K-ev de dimension finie n. et, si p n’est pas triviale, on aura alors K[p] ∼ (K[X]/(X − 1) × K[X]/(X).
Remarques et propriétés :
1. Polynômes d’endomorphisme. — 0 – (item 11) Deux endomorphismes conjugués ont même polynôme minimal.
1. Algèbre K[u] : — – (item 12) Idem pour deux matrices semblables (qui partagent les endomorphismes
sous-jacents).
– (item 1) : Soit u ∈ L (E) un endomorphisme de E → E. – (item 13) Deux endomorphismes non conjugués (resp. deux matrices non sem-
– (item 2) : Avec la notation un = u◦· · · u, on peut associer à un polynôme P ∈ K[X] blables) peuvent avoir un même polynôme minimal.
tel que P (X) = Σak X k , un endomorphisme v = Σak uk . – Exe : on a vu que tous les projecteurs non triviaux ont X(X − 1) pour polynôme
– (item 3) Quelques remarques : minimal.
• K[u] = Im(Φ) est bien commutative. – (item 14) Si F est un sous-espace de E stable par u, alors u|F est un endomor-
• L’application Φ : K[X] → L (E) ainsi définie constitue un morphismes de K phisme et mu|F divise mu .
algèbres. – Développement possible : commutant et polynôme minimal.
• En tant que morphisme d’espaces vectoriel et puisqu la K-dimension de K[X]
3. Valeurs propres et espaces propres : —
est infinie alors que K-dimension de L (E) est n2 , Ker(Φ) est non réduit à
{0}. – (item 15) Déf : λ est valeur propre de u (resp. A) s’il existe un vecteur x (resp.
• En tant que morphisme d’anneaux, Ker(Φ) est un idéal. X) non nul tel que u(x) = λx (resp. AX = λX).
– (item 16) Def : on appelle spectre de u (resp. A), noté SpecK (u) (resp. SpecK (A)),
2. Polynôme Minimal : —
l’ensemble des valeurs propres de u (resp. A).
– (item 4) Pro : K[X] étant un anneau principal (car euclidien), il existe un polynôme – Notation : on notera d’après J. Grifone Spec0 (u) la collection où les λ peuvent appa-
engendrant Ker(Φ). On appelle “polynôme minimal de u” l’unique générateur uni- raître plusieurs fois, une par degré de la racine λ dans le polynôme caractéristique.
taire et on le note mu . Cette notion de collection se distingue donc d’un ensemble et on la notera {{}}
– Nota : tout polynôme annulateur sera donc divisible par ou associé à mu . – Exemples simples :
– (item 5) Pro : K[X]/(mu ) ∼ K[u] et, puisque L (E) est de dimension n, le degré • SpecK (id) = {1}, Spec0K (id) = {{1, 1, · · · , 1}}
d de mu est tel que d ≤ n. • SpecK (s) = {1, −1} où s est une involution non triviale.
• SpecK (p) = {1, 0} où p est une projection non triviale. particulières : nous raisonnerons donc matriciellement sur la base d’une matrice A
• (item 17) Pro : SpecK (f ◦ g) = SpecK (g ◦ f ) associée à un endomorphisme f .
– (item 18) Pro : λ ∈ SpecK (u) ssi λ est racine de mu . – (item 27) Def : une matrice T = (tij ) est triangulaire supérieure (resp. inférieure)
– Def : on appelle sous-espace propre associé à λ, noté Eλ les vecteurs propres de λ si ∀i > j, tij = 0 (resp. tji = 0).Une matrice A est “trigonalisable” si elle est
plus 0. C’est un sous-espace vectoriel. semblable à une matrice triangulaire TA .
4. Polynômes Annulateurs : — – Remarques :
• Rem : Toute matrice triangulaire supérieure est semblable (par permutation
– Les polynômes annulateurs correspondent aux éléments de Ker(Φ). circulaire de sa base) à sa tranposée qui est triangulaire inférieure.
– Nota : les calculs de un ou u−1 évoqués précédemment peuvent aussi être faits par • Rem : le calcul de Pf = PA = PTA est alors trivial : Pf (X) = Π(X − tii ) les
division euclidienne par un polynôme annulateur autre que mu si cela s’avère plus éléments diagonaux correspondent alors exactement aux valeurs propres de T
pratique. et elles apparaissent avec leur multiplicité dans Pf .
– (item 19) Pro : P est un polynôme annulateur de u ssi mu divise (ou est associé – Def : D est diagonale ssi les seuls termes non nuls sont les dii . A est diagonalisable
à) P . si semblable à une matrice diagonale.
– (item 20) Pro : comme pour tout λ ∈ SpecK (u), X − λ divise mu , X − λ divise – On note pi , mi la multiplicité de λi dans Pu et mu respectivement. On note ni la
P ∈ Ker(Φ). dimension du noyau de u − λi id.
– Cor : Si Q(u) = 0 alors SpecK (u) est inclus dans l’ensemble des racines sur K de Q.
2. Conditions de diagonalisabilité/triangulabilité. —
5. Polynôme caractéristique : —
– (item 21) Def : Pu = det(u − Xi) dit “polynôme caractéristique” de u. (On peut – (item 28) Pro : une matrice A est trigonalisable ssi son polynôme caractéristique
faire de même pour les matrices carrées). (resp. minimal) est scindé dans K. Toute matrice est alors trigonalisable sur un
– (item 22) Pro : λ est valeur propre de u ssi det(u−λid) = 0. Ie racine du polynôme corps algébriquement clos, notamment sur C.
caractéristique. – Applications : Développement - Résolution de systèmes d’équations linéaires. En
– (item 23) Def : on appelle sous-espace caractéristique associé à λ, Ker(u−λid)α où effet, la résolution de T X = b s’effectue par descente (ou remontée) et prend n(n −
α est le degré de la racine λ dans le polynôme caractéristique. C’est un sous-espace 1)/2 opérations x+.
vectoriel. • Méthode directe : décomposition LU (ou pivot de Gauss) avec O(n3 ) opéra-
– (item 24) Thé : théorème de Cayley-Hamilton. Pu (u) = 0. tions x+. Puis descente/remontée des triangles pour O(n2 ) opérations x+.
– (item 25) Cor : • Méthode itérative de Gauss-Seidel et Gauss-Seidel-Southwell (relaxation).
• mu divise Pu . A = M − E − F avec M diagonale et E, F triangulaires (sup et inf). On
• deg(mu ) ≤ n résout M − E à chaque itération.
• mu et Pu ont les mêmes racines (mais pas forcément avec la même multiplic- – (item 29) Pro : les sev Eλi sont en somme directe et ni ≤ pi .
ité). – Cor : u est diagonalisable ssi la dimension des Eλ sont maximales (ie ni = pi ).
• Pro : mu est scindé ssi Pu est scindé. – (item 30) Développement :
– (item 26) Pro : T r(A) coefficient de X n−1 de PA (X). Et det(A) est le coefficient
• (item Q 31) Lemme des noyaux : si Q est un polynôme annulateur de f avec
constant de PA (X).
Q = Qi et Qi ∧ Qj = δij alors les sev Ker(Qi (f )) sont en somme directe
– Exe : Exemple :
et leur somme fait E.
• Étant donnés n − 1 scalaires arbitraires ai , on peut fabriquer une matrice A • (item 32) Cor : mf est diagonalisable ssi mf est scindé et ses racines sont
non diagonalisable de sorte que SpecK (A) = {ai } ∪ {Σai } : A = (Ci ) avec simples.
chaque colonne Ci composée de ai sauf la i-ème composante qui est nulle. • Nota : il est donc suffisant d’avoir un polynôme annulateur scindé et à racines
simples.
2. Écriture simplifiée des endomorphismes (resp. matrice) et applications. —
– Applications :
1. Notions et notations. — • Calcul de An (mais la division par mu fonctionne aussi).
– On cherche à décrire les endomorphismes dans des bases intégrant les vecteurs pro- • Calcul de systèmes de suites récurrentes liées.
pres pour en simplifier le calcul. Ceci correspond à obtenir sur ces bases des matrices • Résolution d’un système d’équation différentielles linéaires.
3. Décomposition de Dunford. — Développement : Il existe une décomposition plus
riche que la triangulation.
– On considère un endomorphisme f ∈ L (E), EK − ev de dimension n.
– Pf (X) est scindé dans K[X].
– Alors, ∃d, n, deux endomorphismes respectivement diagonalisable et nilpotent tels
que :
– f =d+n
– dn = nd (n et d commutent).
– Cette décomposition est unique sous ces conditions.
– Application : Exp : Mn (C) → GLn (C) est surjective.
– Exp(u) est diagonalisable ssi u l’est.
Sources :
– Algèbre Linéaire (Grifone)
– Réduction d’endomorphismes (Mansuy et Mneimné)
– Maths en tête ([Link])

August 17, 2018


Bruno Nitrosso, EPP et CNED

Vous aimerez peut-être aussi