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Imagerie et infertilité féminine au CHU Kati

Ce document décrit l'apport de l'imagerie dans le bilan de l'infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati. Il présente les objectifs, la méthodologie utilisée et les résultats obtenus concernant les aspects cliniques et les étiologies des pathologies observées à l'échographie pelvienne et à l'hystérosalpingographie.

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Imagerie et infertilité féminine au CHU Kati

Ce document décrit l'apport de l'imagerie dans le bilan de l'infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati. Il présente les objectifs, la méthodologie utilisée et les résultats obtenus concernant les aspects cliniques et les étiologies des pathologies observées à l'échographie pelvienne et à l'hystérosalpingographie.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

LISTE DES ABREVIATIONS

DOPK : Dystrophie Ovarienne Micro PolyKystique


FIV : Fécondation In Vitro
FSH : Follicul Stimulating Hormon
GEU : Grossesse Extra Utérine
GM : Grossesse Multiple
GnRH : Gonadotrophin Releasing Hormon = LH-RH
HHO (axe) : axe Hypothalamo-Hypophyso-Ovarien
HSG : Hystérosalpingographie
IIU : Insémination Intra Utérine
IVG : Interruption Volontaire de Grossesse
LH : Luteinizing Hormon
LH-RH : Luteinizing Hormon Releasing Hormon = GnRH
LUF-S : Luteinized Unruptured Follicle Syndrom
MIV : Maturation In Vitro
IST : Infections Sexuellement Transmissibles
IRM : Imagerie par résonance magnétique
O : Œstrogènes
P : Progestérone
PMA : Procréation Médicalement Assistée
SHSO : Syndrome d’Hyper - Stimulation Ovarienne
UI : Unité Internationale
VIH : Virus de l’immunodéficience acquise

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Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

PLAN

INTRODUCTION ………………………………………………….….. P 1

OBJECTIFS ………………………………………….…………………. P 2

1. GENERALITES ……………………………………………..………. P 3

2. METHODOLOGIE ……………………………….………………… P 43

3. RESULTATS ……………………………………….………..……… P 52

4. COMMENTAIRE ET DISCUSSION ……………………….……. P 65

CONCLUSION …………………………………………………..……. P 71

RECOMMANDATIONS ……………………………………….…….. P 72

ANNEXES ……………………………………………….…………….. P 78

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Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

I-INTRODUCTION
L'infertilité est définie comme l'impossibilité d'obtenir une grossesse au bout
de 12 mois de rapports sexuels réguliers, non protégés et par un couple en
âge de procréer [1].

Il existe deux types d’infertilité : l’infertilité primaire et l’infertilité secondaire.

L'infertilité primaire concerne les couples qui n'ont jamais obtenu une
grossesse.

L’infertilité secondaire concerne ceux ayant déjà procrée mais ayant subi
une interruption de conception, ou ayant un ou plusieurs enfants mais
connaissant de grandes difficultés au moment de procréer de nouveau [2].

C’est un véritable problème de santé publique à cause de sa prévalence


élevée tant dans les pays développés que dans les pays en voie de
développement [3].

Les affections gynécologiques en sont de causes multiples et s'expriment par


des tableaux cliniques divers. L'imagerie médicale doit compléter les données
cliniques qui sont en général incomplètes.

L’échographie et l’hystérosalpingographie sont les examens morphologiques


de première intention dans le diagnostic des affections gynécologiques [4].

Selon l’OMS la stérilité concerne 31% des femmes en âge de procréer dans
les pays développés, 37% en Afrique, 34 % en Asie, 25% en Amérique latine
[5].

En France, l’infertilité touche 2 à 5% des couples français. L’absence de


grossesses amène 15 à 20% des couples à consulter dans un centre
spécialisé.

Au Mali

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Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

En 1988 selon l’étude de Samaké H. à l’HPG l’infertilité secondaire était de


114 cas soit 67,1% et l’infertilité primaire était de 56 cas soit 39,9% [17].

En 1990, l’infertilité féminine primaire a été estimée à 3,6% et l’infertilité


féminine secondaire à 6,5% selon l’étude de Keïta M réalisée à Kolondiéba
[18].

En 1997, la fréquence de l’infertilité était de 17% dont 11,36% pour


l’infertilité secondaire et 5,64% pour l’infertilité primaire selon l’étude de
Dolo T. [37] réalisée à l’HPG [19].

Au CHU de Kati, l’infertilité secondaire prédominait ( 68% ) par rapport à l’


infertilité primaire ( 32% ) selon l’étude de Koné Drissa M en 2016

Le but de cette étude est d’évaluer l’apport de l’échographie pelvienne de


l’hystérosalpingographie dans les bilans de l’infertilité féminine au CHU de
Kati.

II-OBJECTIFS

1-Objectif général
Etudier l’apport de l’échographie pelvienne et de l’hystérosalpingographie
dans l’infertilité féminine.

2-Objectifs spécifiques
- Déterminer le profil sociodémographique des patientes examinées.
- Décrire les aspects cliniques relatifs à l’infertilité,
- Rechercher les étiologies des pathologies observées à l’échographie
pelvienne et à l’hystérosalpingographie.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

III-GENERALITES
1-Définition des concepts
1.1. Infertilité
C'est l'absence de grossesse au bout de 12 mois de rapports sexuels
réguliers non protégés chez des couples en âge de procréer [8].

Pour d'autres auteurs, une durée d'un an de rapports sexuels réguliers sans
contraception est déjà suffisante pour parler d'infertilité [9,10].

Il s'agit donc d'une incapacité pour un couple de concevoir après une durée
d'un à deux ans de rapports sexuels non protégés [11].

Elle peut être primaire ou secondaire :


- Primaire lorsqu'un couple, malgré une activité sexuelle dans les limites
de la norme et en absence de contraception depuis plus d'une année,
n'a jamais conçu.

- Secondaire lorsqu'une grossesse, voire une naissance, a déjà eu lieu,


mais peine à se renouveler.

1.2. Stérilité
La stérilité correspond au sens strict du terme à une impossibilité totale,
définitive et irréversible de concevoir, pour l'homme, une femme ou un
couple [8, 12].

1.3. Fertilité
Il s'agit d'une potentialité, c'est-à-dire la capacité pour un couple d'avoir un
enfant [13].

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

1.4. Fécondité
Il s'agit d'un état, celui d'avoir procréé. Un individu fécond est donc celui qui
a conçu et dont le contraire est infécond, que ceci soit volontaire ou
involontaire [14].

1.5. Fécondabilité
C'est la probabilité d'obtenir une conception au cours d'un cycle menstruel
[15].

1. Épidémiologie
22.1. En France
La stérilité touche 2 à 5% des couples français. L’absence de grossesses
amène 15 à 20% des couples à consulter dans un centre spécialisé.

Les principales étiologies de la stérilité féminine sont les troubles de


l’ovulation, les salpingites infectieuses, l’endométriose, les troubles de la
glaire cervicale, les malformations cervico-vaginales et utérines [16].

2.2. Au Mali
En 1988, Samaké H. à l’HPG a trouvé 170 cas de stérilité féminine dont 114
cas de stérilité secondaire soit, 67,1% des cas [17].

En 1990, Keïta M a réalisé une étude à Kolondiéba, la stérilité primaire a été


estimée à 3,6% et la stérilité féminine secondaire à 6,5% [18].

En 1997, Dolo T. [37] a réalisé une étude à l’HPG, la fréquence de la stérilité


était de 17% dont 11,36% pour la stérilité secondaire [19].

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3. Rappel anatomique et histologique de l’appareil génital féminin


[20, 21, 22,23]
L’appareil génital féminin regroupe un ensemble d’organes situés dans la
cavité pelvienne.

Les ovaires, les trompes de Fallope, l’utérus et le vagin (les 2/3 supérieurs)
constituent les organes génitaux internes.

Le tiers inférieur du vagin et la vulve (vestibule, petites lèvres, grandes lèvres


et clitoris) constituent les organes génitaux externes.

Figure 1 : Appareil génital féminin

3.1. Les ovaires


3.1.1. Anatomie
Les ovaires sont deux petits organes pairs ovoïdes aplatis en forme
d’amande, de 4cm de long< 2cm de large et 1 cm d’épaisseur, situés
latéralement à gauche et à droite de la cavité pelvienne. Ils pèsent chacun 6
à 8 grammes. Leur surface lisse blanc nacré chez l’enfant, devient bosselée
pendant la période d’activité génitale. Ils s’atrophient et se rident après la
ménopause.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

3.1.2. Histologie
L’ovaire comprend une zone corticale et une zone médullaire.
− La zone corticale comporte une couche conjonctive dense sous -
épithéliale, l’albuginée qui donne sa teinte blanchâtre à l’ovaire à l’état
frais ; sous l’albuginée, les follicules ovariens15gamétogènes sont
éparpillés dans le stroma (tissu conjonctif particulier à potentialités
multiples). Ces follicules contiennent les ovocytes. Dans le stroma, à tout
moment, on observe des follicules à différents stades et également des
formes de dégénérescence notamment le corps jaune (c’est le follicule de
De Graaf qui, vidé de son contenu suite à l’ovulation, s’affaisse et se
plisse ; il fournira à lui seul la progestérone dans la deuxième partie du
cycle).

− La zone médullaire (au centre) est formée de tissu conjonctif fibreux


dans lequel circulent les vaisseaux sanguins, les vaisseaux lymphatiques
et les nerfs ; on note la présence d’artères spiralées appelées artères
hélicines

− La zone périphérique du médullaire est formée d’un tissu conjonctif


plus lâche qui lui permet de « suivre » les déformations du stroma par les
organites qu’il contient.

Figure 2 : L'ovaire

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

3.2. Les trompes de Fallope


3.2.1. Anatomie
Elles constituent le tractus génital avec l’utérus et le vagin
− Les trompes de Fallope, encore appelées oviductes, sont deux
formations tubulaires latérales (une à droite, l’autre à gauche), de 10 à
12 cm de long, divisées en quatre segments :

− Le pavillon ou infundibulum : en forme d’entonnoir, est la portion


mobile de la trompe ; il s’ouvre dans la cavité abdominale par l’ostium
abdominale et présente des digitations appelées franges qui participent
à la captation de l’ovule lors de la ponte. Les franges du pavillon se
prolongent à l’intérieur de la trompe par un système complexe de plis
longitudinaux dont la hauteur et le nombre de ramifications diminuent
de l’ampoule vers l’isthme.

− L’ampoule : segment le plus long, large et courbe, représente les deux


tiers de la trompe. C’est là qu’à lieu la fécondation de l’ovule par le
spermatozoïde s’il y a fécondation.

− L’isthme : qui prolonge la corne utérine, est un segment étroit


rectiligne de 3 à 6 cm de longueur.

− La portion interstitielle : très courte, non visible car située dans


l’épaisseur du myomètre (muscle utérin) qu’elle traverse d’un bon
centimètre. Elle s’ouvre dans la cavité utérine par un orifice d’un
millimètre : l’ostium uterinum

3.2.1. Histologie
La trompe présente quatre tuniques : la muqueuse, la musculeuse, la sous-
séreuse et la séreuse.

Suivant le segment, il existe d’importantes variations morphologiques qui


traduisent une adaptation aux fonctions particulières de chacun.

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− La muqueuse

Le revêtement épithélial des plis formés est constitué de cellules ciliées et de


cellules sécrétoires.

La proportion cellules sécrétoires/ cellules ciliées est toujours supérieure à


50%.

Mais la proportion diminue de l’ampoule vers l’isthme (80-60%). Le tissu


conjonctif de soutien des plis se nomme lamina propia, il est riche en
vaisseaux sanguins et vaisseaux lymphatiques.

− La musculeuse
Celle-ci est constituée de deux couches de fibres musculaires lisses :
- Une couche longitudinale externe
- Une couche circulaire interne.
Chaque segment tubaire a ses particularités.

La portion interstitielle a une troisième couche longitudinale externe (afin


d’expulser plus facilement l’œuf dans la corne utérine via l’ostium uterinum).
L’isthme a une musculeuse très épaisse notamment la couche circulaire qui
est particulièrement développée (« fermeture » de la jonction ampoule -
isthme, assurant la fécondation dans l’ampoule).

L’ampoule voit sa couche musculaire s’amincir de l’isthme vers


l’infundibulum où elle tend à disparaître.

− La séreuse
C’est une couche conjonctivo-vasculaire, recouverte d’un côté par le
mésothélium péritonéal. Des fibres musculaires y sont dispersées, surtout
au niveau du pavillon de l’ampoule, pour permettre à l’infundibulum de faire
des mouvements autonomes afin de capter l’ovule.

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− Le liquide tubaire
Il est le résultat d’une transsudation d’origine plasmatique et de la sécrétion
des cellules sécrétoires. Le flux a un sens unique qui va de l’isthme vers
l’ampoule. Le volume sécrétoire varie en fonction du cycle sous l’influence
des hormones ovariennes. Il varie également d’un segment à l’autre : le
liquide tubaire est plus abondant au niveau de l’isthme qu’au niveau du
pavillon.

3.3. L’utérus
3.3.1. Anatomie
L’utérus est un organe impair médian, de 6 à 8 cm de long, situé dans la
cavité pelvienne entre la vessie et le rectum. Le corps utérin a la forme d’un
cône aplati dans le sens antéropostérieur.

Il est creusé d’une cavité, la cavité utérine ; sa base ou fond, est bombée et
reçoit
Latéralement les trompes de Fallope droite et gauche. Le corps utérin
communique par l’isthme avec le col utérin. Ce dernier d’une longueur de 4
centimètres comporte deux parties de longueurs égales : l’endocol dont la
lumière étroite et cylindrique constitue le canal endocervical, et l’exocol qui
forme une protusion au fond du vagin.

3.3.2. Histologie
La paroi utérine comprend une muqueuse, une musculeuse et une séreuse ;
la muqueuse et la musculeuse ont une structure différente selon qu’il s’agit
du corps ou du col de l’utérus.

a. Muqueuse
 La muqueuse du corps utérin appelée endomètre est formée d’un
épithélium prismatique simple comportant trois types cellulaires : des
cellules sécrétâtes (sécrétion de glycogène), des cellules ciliées et des
cellules basales. Elle est également formée d’un chorion cytogène (tissu
conjonctif riche en cellules et pauvre en fibres) contenant des glandes en
tube droit ou contourné selon la phase du cycle : les glandes utérines.

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L’endomètre subit des variations cycliques importantes sous la dépendance


des hormones ovariennes. Mais ces modifications ne concernent pas tout
l’endomètre ; c’est pourquoi on divise la muqueuse en deux zones :
− La zone fonctionnelle : on y observe de profondes modifications au
cours du cycle avec deux phases principales que sont la prolifération et la
sécrétion

− La zone résiduelle : elle persiste après la menstruation et est le siège de


peu de modifications cycliques.

 La muqueuse endocervicale a un épithélium cylindrique simple, formé


de cellules ciliées, de cellules sécrétrices et de cellules de réserve,
indifférenciées, qui se transforment selon les besoins en cellule sécrétrice
ou ciliée. La surface de l’épithélium présente de nombreux replis, fentes
et cryptes en doigts de gant. Celles-ci sont situées dans les deux tiers
supérieurs de l’endocol. Selon les femmes, l’endocol comprend de 70 à
100 cryptes.
− Les cellules ciliées présentent 60 à 80 cils apicaux. Les battements
rythmés des cils sont orientés vers l’orifice externe du col.

− Les cellules sécrétrices ont un pôle apical bombé par les saccules
remplis de mucus. Ce mucus a un rôle primordial dans la
reproduction. Sa sécrétion quantitative et qualitative varie en fonction
du cycle sous l’effet des hormones ovariennes. La défaillance de ce
système aboutit obligatoirement à une stérilité ou du moins à une
hypofertilité.

Le cytoplasme est rempli de très nombreux granules de sécrétion. La taille


des Cellules varie en fonction de leur activité.

− La multiplication excessive ou la différenciation incontrôlée des


cellules de réserve peut rompre l’équilibre de la balance cellulaire de
l’endocol et nuire à la fertilité de la femme.
 La muqueuse exo-cervicale a un chorion papillaire (riche en
terminaisons nerveuses) sanglantes qui est revêtu par un épithélium
pluristratifié pavimenteux non kératinisé identique à l’épithélium vaginal.

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b. La séreuse ou péritoine utérin.


Le péritoine sécrète un liquide aqueux (séreux) évitant tout frottement entre
l’utérus et les organes environnants.

c. La musculeuse
La musculeuse du corps utérin, appelée myomètre, est épaisse et comprend
schématiquement trois plans de fibres musculaires lisses. Les couches
internes et externes sont à prédominance longitudinale. La couche moyenne,
quant à elle, est composée de plusieurs tissus :
− Tissu musculaire lisse : cellules fusiformes, regroupées en faisceaux.

− Tissu conjonctif : c’est le plus abondant des tissus du corps et du col


utérin. Les cellules musculaires sont séparées par endroit par des
lames conjonctives. Ce n’est pas un simple tissu de soutien ; les
modifications biochimiques dont il est le siège lui donnent un rôle actif,
intervenant dans les variations cycliques du myomètre.

− Éléments vasculo-nerveux : cette couche musculaire est richement


vascularisée et l’innervation, dont la répartition est irrégulière, assurée
essentiellement par des neurones adrénergiques.

Le myomètre augmente considérablement de volume pendant la grossesse,


par hypertrophie des cellules musculaires lisses existantes et par
hyperplasie (multiplication cellulaire) ; au cours de la grossesse, son poids
passe de 60 grammes à 1 kilo ; il assure la protection de l’embryon puis du
fœtus et joue un rôle prépondérant dans l’expulsion de ce dernier lors de
l’accouchement.

La musculeuse du col est mince et comporte un diaphragme (fibres


musculaires lisses circulaires) à chaque extrémité du canal endocervical. Le
diaphragme interne ou utérin s’hypertrophie pendant la grossesse et ferme le
col jusqu’à l’accouchement.

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3.4. Le vagin
3.4.1. Anatomie
Le vagin est un conduit musculo-membraneux impair et médian, de 7 à 9
cm de long, qui s’étend de l’utérus au vestibule de la vulve ; il se termine au
niveau postérieur par un cul de sac où seront « déposés » les spermatozoïdes
suite à l’éjaculation.

Le vagin est doté d’une élasticité extrême qui permet le passage du fœtus et
de ses annexes lors de l’accouchement et de la délivrance ainsi que
l’extension de sa paroi pendant la copulation ; le vagin permet aussi
l’évacuation cyclique des débris de l’endomètre et du sang constituant les
menstrues.

Avant le 1er rapport sexuel, il est en partie obturé par l’hymen ; c’est une
petite membrane qui ferme partiellement l'orifice vaginal, à 1 cm environ de
l'entrée de celui-ci. L'obturation n'est que partielle pour permettre
l'écoulement des règles. L'hymen n'a aucune utilité physiologique.

Il s'agit du vestige embryonnaire de la membrane qui sépare à l'origine les


deux parties du vagin d'origine embryonnaire différente. Il se rompt lors du
premier rapport sexuel.

La lumière du vagin est virtuelle : sans la présence du pénis par exemple, les
parois de la muqueuse sont accolées.

Les deux tiers supérieurs du vagin sont considérés comme une partie des
organes génitaux internes ; seul le tiers inférieur appartient aux organes
génitaux externes : la vulve.

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3.4.2. Histologie
La paroi vaginale comporte les trois couches habituelles : muqueuse,
musculeuse et adventice.
 La muqueuse est formée d’un épithélium pluristratifié pavimenteux,
normalement non kératinisé, appelé épithélium malpighien et d’un
chorion papillaire aglandulaire, riche en fibres collagènes et élastiques. La
vascularisation est abondante avec de nombreux plexus veineux laissant
transsuder un liquide aqueux, qui s’associe à la glaire cervicale pour
lubrifier la paroi vaginale. Cette muqueuse, tout comme celle de l’exocol
qui est de même nature, subit également des variations cycliques sous
l’influence des stéroïdes ovariens.

 L’adventice est un tissu conjonctif fibreux riche en fibres élastiques, bien


vascularisé.

 La musculeuse comporte deux plans de fibres musculaires lisses :


− Un plan interne mal défini de fibres circulaires, formant un sphincter
lisse au niveau de l’orifice vulvaire.
− Un plan externe de fibres longitudinales.

 Le contenu vaginal est composé de glaire cervicale, de l’exsudation


aqueuse, des cellules vaginales desquamées et de cellules inflammatoires
plus ou moins nombreuses. Il est normalement riche en glycogène
provenant des cellules sécrétantes des voies génitales ; il est colonisé par
une flore saprophyte, essentiellement des lactobacilles, responsables de
l’acidité vaginale par transformation du glycogène en acide lactique. Cette
acidité est néfaste pour les spermatozoïdes.

3.5. La vulve
C’est l’appareil génital externe de la femme. Elle est constituée par le
vestibule du vagin (partie antérieure), le clitoris, les petites et les grandes
lèvres.

Le clitoris est le siège de l’excitation sexuelle de la femme.

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4.Physiologie de la reproduction chez la femme [19,23]


4.1. Le cycle menstruel
Le cycle menstruel est la succession périodique chez la femme, des
phénomènes utérovaginaux déclenchés par les sécrétions ovariennes et
destinés à préparer l’appareil génital à la nidation d’un œuf. Ce cycle
comprend :
− Une phase proliférative folliculinique correspondant à la
maturation d’un follicule de De Graaf,

− L’ovulation,

− Une phase lutéinique, puis une phase menstruelle hémorragique si


l’ovule n’est pas fécondé.

La durée du cycle est variable, mais elle est en moyenne de 28 jours comptés
à partir du premier jour des règles.

4.2. Le cycle ovarien


Au moment de la naissance il y a environ 2 millions de follicules (Follicules
primordiaux chacun d’eux contenant 1 ovule immature) dont la moitié est
atrésique, le reste normal, subit la première division méiotique. Il n’y a pas
de formation d’autres follicules après la naissance. A la puberté le nombre
n’excède guère300.000. Seul l’un de ces follicules est amené à maturation
par cycle soit environ 500 au cours d’une vie génitale normale.

Au début de chaque cycle plusieurs de ces follicules augmentent de volume


et une cavité se forme au tour de l’ovule (antrum). Un des follicules d’un
ovaire se met à croître rapidement à partir du6e jour environ alors que les
autres régressent (follicules atrésique) pour devenir un follicule de De Graaf.
Les cellules de la thèque interne du follicule sont la source primaire
d’œstrogènes.

Vers le 14e jour du cycle le follicule distendu se rompt et l’ovocyte est


expulsé dans la cavité abdominale, c’est le phénomène de l’ovulation. L’ovule
est alors récupéré par les franges de l’extrémité de la trompe de Fallope.

À moins qu’une fécondation n’intervienne, l’ovule est expulsé parle vagin.

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Lors de la rupture, au moment de l’ovulation, le follicule se remplit


rapidement de sang formant ce qui est appelé quelque fois un corps
hémorragique. Les cellules de la granulosa et de la thèque qui forment la
paroi du follicule se mettent à proliférer et le sang coagulé est rapidement
remplacé par les cellules lutéales formant le corps jaune (corpus lutéum).
Les cellules lutéales secrètent des œstrogènes et la progestérone.

S’il y a grossesse le corps jaune persiste entraînant l’arrêt du cycle. S’il n’y a
pas de grossesse, le corps jaune commence à dégénérer 4 jours environ
avant les menstruations suivantes (24ejour du cycle) ; il est remplacé par un
tissu cicatriciel pour former le corps albicans.

4.3. Cycle utérin


À la fin de la menstruation toutes les couches de l’endomètre sauf la plus
profonde, sont éliminées. Sous l’influence des œstrogènes qui proviennent
du follicule en développement, l’épaisseur de l’endomètre s’accroît
rapidement pendant la période qui s’étend du 5e au 14e jour du cycle
menstruel.

Les glandes utérines s’allongent mais elles n’ont aucune sécrétion : c’est la
phase proliférative. Après l’ovulation l’endomètre devient discrètement
œdémateux et les glandes utérines qui sécrètent activement deviennent
tortueuses et plexiformes sous l’influence des œstrogènes et de la
progestérone en provenance du corps jaune : c’est la phase sécrétoire ou
progestative. Lors de l’involution du corps jaune, le support humoral de
l’endomètre est supprimé. Les artères spiralées sont constituées et la zone de
l’endomètre qu’elles irriguent devient ischémique. Cette couche est parfois
appelée stratumfonctionale (couche fonctionnelle) de l’endomètre pour la
distinguer de la zone plus profonde, stratum basale, irriguée par les artères
droites basales. À ce moment les artères spiralées se dilatent une à une,
leurs parois nécrosées se rompent : ceci entraîne une hémorragie, une
desquamation et l’écoulement menstruel.

La muqueuse du col ne subit pas de desquamation cyclique, il y a toutefois


des modifications périodiques du mucus cervical. Les œstrogènes rendent le

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mucus plus fluide et plus alcalin, modification qui facilite la survie et le


mouvement des spermatozoïdes. La progestérone rend le mucus épais,
adhérent et l’enrichit en cellules. Le mucus a sa fluidité maximale au
moment de l’ovulation.

4.4. Le cycle vaginal


Sous l’influence des œstrogènes, l’épithélium vaginal se stratifie et se
kératinise. Sous l’influence de la progestérone, un mucus épais est sécrété,
l’épithélium prolifère et est envahi de leucocytes.

Sur le plan physiologique, la vie reproductive de la femme est sous le


contrôle de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. Il consiste en l'action
hiérarchique de 3 groupes d'hormones dont : GnRH, gonadotrophines (LH,
FSH) et les hormones ovariennes (œstrogène, progestérone et l'inhibine).

Aux variations rythmiques mensuelles dans le taux de sécrétion de ces


hormones au cours de la vie reproductive normale de la femme
correspondent des modifications anatomiques et physiologiques (les cycles
ovarien et menstruel) dont la régularité est un témoin direct de l'aptitude
d'une femme à procréer, fonction singulière qui ne concerne pas que
l'individu mais également le groupe social dans lequel il se meut [24].

La reproduction implique la fusion de deux cellules germinales issues des


partenaires dans un processus complexe appelé fécondation [25]. Cette
dernière se poursuit par un transport du conceptus (Zygote) le long de la
trompe de Fallope (voyage tubaire) jusque dans la cavité utérine où il pénètre
activement dans l'endomètre préparé à cet effet, c'est la nidation.

5. Les principales étiologies de stérilité féminine


Elles sont principalement mécaniques et fonctionnelles. Plusieurs d’entre
elles, cumulées, peuvent être responsables de l’hypofertilité ou de la stérilité
d’une femme.

18
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5.1. Stérilité par troubles de l’ovulation [26, 27,28]


Les troubles de l’ovulation concernent 30% des stérilités féminines isolées ou
mixtes et un nombre encore plus important de stérilités dites idiopathiques
ou étiquetées comme telles.

La cause des troubles de l’ovulation peut se situer à n’importe quel niveau


de l’axehypothalamo-hypophyso-ovarien. Un dysfonctionnement ou une
insuffisance de l’hypothalamus, de l’hypophyse ou des ovaires a des
répercussions sur l’ensemble de l’axe contrôlant l’ovulation et peut entraîner
une stérilité.

Rappelons que la pilule contraceptive n’entraîne pas de troubles de


l’ovulation et ne peut être responsable de stérilité. Il est vrai que suite à son
arrêt, le rétablissement d’un cycle normal peut prendre 1 à 2 mois et
occasionner ainsi un léger délai supplémentaire à la conception d’un enfant.
Si ce délai est plus grand, ce n’est pas la pilule qui est en cause : la femme
est atteinte d’un trouble de l’ovulation, masqué par les cycles artificiels lors
de sa contraception.

 Les troubles de l’ovulation peuvent se manifester par :


− Une insuffisance lutéale = Insuffisance de sécrétion de progestérone
par le corps jaune. Il peut s’agir d’une phase lutéale courte (survie du
corps jaune inférieure à 10 jours) ou d’une phase lutéale inadéquate
(survie normale mais taux de progestérone insuffisant).
− Une anovulation = Absence totale d’ovulation
− Une dysovulation = Présence de cycles où l’ovulation survient de
façon sporadique

 Des troubles des règles peuvent les accompagner :


− Une oligoménorrhée = Cycles menstruels irréguliers, survenant de
35jours jusqu'à 6 mois d'intervalle.

− Une spanioménorrhée = Règles très espacées. Moins de quatre à


cinq fois par an. Son aggravation peut parfois être progressive jusqu’à
l’aménorrhée.

19
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− Une aménorrhée = Plus souvent secondaire dans le cadre des


consultations pour stérilité.

Elle se définit par l’absence de règles durant plus de deux mois. Elle peut
être normo-ostrogénique ou hypo-ostrogénique.

5.1.1. Hyperprolactinémie [28]


La prolactine est synthétisée par les cellules lactotropes de l’hypophyse. Sa
sécrétion est inhibée par la dopamine produite par des neurones du noyau
arqué de l’hypothalamus. C’est le tonus dopaminergique qui maintient la
prolactine à son niveau normal. De nombreux facteurs, corticaux (stress),
hypothalamiques (troubles thyroïdiens par le biais de TRH : thyrotropine
releasing hormone) ou extra - hypophysaires (stéroïdes sexuels avec
principalement les œstrogènes qui sont stimulateurs) jouent un rôle
modulateur.

L’hyperprolactinémie intervient au niveau hypothalamique en diminuant la


pulsatilité de la LH-RH. Le tableau clinique dépend de l’importance de la
perturbation : insuffisance lutéale, anovulation, dysovulation, aménorrhée
normo ou hypoœstrogénique. La galactorrhée (la prolactine est l’hormone de
la lactation) est caractéristique mais ne suffit pas à elle seule pour faire le
diagnostic ; elle peut manquer.

Le diagnostic d’hyperprolactinémie repose sur le dosage plasmatique.

La prolactinémie est normale si elle est inférieure à 24 ng/mL.

L’hyperprolactinémie peut avoir plusieurs origines : elle peut être iatrogène,


fonctionnelle ou tumorale.

 Les différentes causes d’hyperprolactinémie


− Hyperprolactinémie iatrogène
Sa fréquence est élevée car de nombreux médicaments peuvent être en cause
: psychotropes, antidépresseurs, antiémétiques, antihypertenseurs…

Les principaux responsables sont réunis dans le tableau n°1

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Tableau I : Médicaments induisant une hyperprolactinémie (la liste n’est pas


exhaustive)
Classe Famille ou DCI Exemples de spécialités
Phénothiazines Largactil*, Nozinan*,
Tercian*, Melleril*,
Moditen*, Piportil*
Butyrophénones Haldol*,
Dipipéron*Semap*
Neuroleptiques Benzamides (sulpiride, Dogmatil*, Synédil*
tiapride) Tiapridal*, Equilium*
Thioxanthènes Clopixol*
Loxapine Loxapac*
Pimozide Orap*
Carpipramide Prazinil*
Veralipide Agréal*
Antidépresseurs Anafranil*, prothiaden*,
Tricycliques Tofranil*, Laroxyl*,
Ludiomil*
Antihypertenseurs Methyl –dopa Aldomet*
Métoclopramide Primpéran*, Anausin*,
Anti émétiques Prokinyl LP*
Métopimazine Vogalène*
Dompéridone Motilium*, Péridys*
Anti histaminique Cimétidine Tagamet*
H2
Opiacés Methadone chlorhydrate Methadone

− Hyperprolactinémie fonctionnelle.
Elle est très fréquente chez la jeune femme. Elle est en règle générale
modérée (150ng/ml). Elle accompagne parfois une hypothyroïdie, à
rechercher systématiquement. Elle est souvent rencontrée dans la
dystrophie micro-polykystique des ovaires (dans 15 à 30% des cas), liée à
l’hyperœstrogénie.

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− Hyperprolactinémie tumorale
Ces tumeurs se situent au niveau de l’hypophyse.

Les hyperprolactinémies tumorales sont en général importantes, ce qui


évoque immédiatement le diagnostic. Un dosage supérieur à 150 ng /ml est
significatif d’une tumeur.

Il peut s’agir d’une hyperprolactinémie directe : production exagérée par une


tumeur sécrétante (prolactinome) ou d’une hyperprolactinémie indirecte par
levée du tonus dopaminergique par compression (tumeurs hypophysaires
sécrétantes ou non) ou infiltration des voies dopaminergiques.

5.1.2. Dérèglements hypothalamo-hypophysaires [29]


L’expression clinique de ces dérèglements hypothalamo-hypophysaires est
aussi variable que leur fréquence est grande. Elle dépend de son ancienneté,
allant des formes mineures d’insuffisance lutéale jusqu’à l’aménorrhée hypo
œstrogénique.

L’origine est le plus souvent fonctionnelle, rarement organique. Elle peut


également être environnementale.

a. Troubles fonctionnels
L’hypothalamus reçoit de très nombreuses informations du reste de
l’encéphale par des afférences corticales et sous-corticales et de l’organisme
entier par voie humorale, notamment de l’ovaire par les stéroïdes sexuels.
Ces informations ont toutes une influence sur la pulsatilité de la sécrétion
de LH-RH, dont l’altération va engendrer une dysovulation plus ou moins
importante. Sont donc à rechercher systématiquement :

− Une origine psychogène qui est particulièrement fréquente : troubles


du comportementalimentaire, stress, psychose…Tout type d’atteinte
psychologique peut bloquer l’axehypothalamo-hypophyso-ovarien.

− Des modifications de l’appétit et du poids (obésité, amaigrissement ou


simple déséquilibrede la balance énergétique)

− Une activité sportive ou physique trop intense : blocage de l’axe HHO

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− D’autres endocrinopathies : surveiller la surrénale, la thyroïde…

− Toute pathologie générale : diabète, hypertension…

b. Troubles organiques
Les causes organiques sont plus rares. Il peut s’agir d’une tumeur
hypophysaire ou supra hypophysaire, une infiltration inflammatoire au
niveau hypophysaire ou hypothalamique, une hypophysectomie, un
antécédent d’irradiation à ce niveau…

c. Origine environnementale des troubles


Plusieurs facteurs « environnementaux » peuvent intervenir sur l’axe
hypothalamo-hypophysaire la toxicomanie, l’exposition à des substances
toxiques et le dopage.

Un antécédent de toxicomanie peut avoir un effet néfaste sur la fertilité de la


femme. En effet, l’héroïne à fortes doses peut entraîner une anovulation qui
peut persister après l’arrêt de l’usage de la drogue. De même, une exposition
prolongée à des substances toxiques, telles que des dérivés du pétrole, des
solvants organiques, peut entraîner une perturbation des cycles pouvant
retentir sur l’ovulation.

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5.1.3. Troubles ovariens


a. Dystrophie ovarienne micro-polykystique (DOPK)
La dystrophie ovarienne micro-polykystique est la cause la plus fréquente
des troubles de l’ovulation. Elle touche 20 à 30% des femmes jeunes dont la
moitié à tous les signes caractéristiques. Ce syndrome est non douloureux.

 La pathologie
Ce syndrome a été décrit par Stein et Leventhal (1935) ; il associe :
− Une aménorrhée secondaire,
− Un hirsutisme,
− Une stérilité par anovulation,
− Une obésité,
− La présence de deux gros ovaires blanc nacré avec une couronne de
micro-kystes de 5 à 8 mm de diamètre en périphérie sous la corticale,
− Une hyperandrogénie,
− Une LH et un rapport LH/FSH augmentés
− Une FSH normale ou légèrement diminuée mais qui ne varie pas
cycliquement

Une hyperœstrogénie entraînant une hyperplasie endométriale

Mais en pratique, toutes les femmes atteintes de DOPK n’ont pas tous ces
symptômes ; il existe une multitude de cas de gravités variables regroupés
sous le terme de DOPK.

Un consensus en 2003 lors d’une réunion à Rotterdam stipule que pour


retenir le diagnostic de DOPK, il faut au moins deux des trois critères
suivants :
− Oligo et/ou anovulation
− Hyper-androgénie
− Aspect échographique d’ovaires polykystiques
Les micro-kystes observés dans la DOPK sont dus au blocage de la
maturation des follicules au stade antral. Aucun n’arrive à atteindre le stade
pré-ovulatoire, il n’y a donc pas d’ovulation, ce qui explique la stérilité. A ce
trouble purement gynécologique s’associe fréquemment un hyperinsulinisme

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et une insulinorésistance, responsable des troubles métaboliques à long


terme de la DOPK.

b. Dystrophie ovarienne macro-polykystique


 La pathologie
On regroupe sous le terme d’ovaires macro-polykystique des pathologies
disparates mais qui sont toutes caractérisées par l’existence de kystes
ovariens uniques ou multiples, survenant de manière répétitive sur un ou
les deux ovaires.

La clinique est souvent bruyante avec troubles du cycle d’installation


récente, douleurs pelviennes unilatérales le plus souvent ; à l’examen, on
observe un gros ovaire (douloureux) bosselé.

Les kystes correspondent à un développement anormal des follicules lors


d’un cycle. Ils peuvent ensuite disparaître par atrésie ou grossir jusqu’à
atteindre plusieurs centimètres de diamètre.

c. Le LUF Syndrome
 La pathologie
Le LUF syndrome (Luteinized Unruptured Follicle) ou encore lutéinisation in
situ est défini par l’absence de rupture folliculaire après le pic de LH,
empêchant l’ovulation.

La lutéinisation sans rupture folliculaire est un fait incontestable. On peut le


retrouver ponctuellement chez la femme fertile. En revanche la répétition de
LUF-S peut devenir une cause de stérilité par absence d’ovulation chez la
femme. Plusieurs mécanismes peuvent intervenir pour expliquer cette non-
rupture, ils ont tous été démontrés lors de plusieurs études :

− Insuffisance du pic de LH incapable d’entraîner une rupture


folliculaire

− Immaturité folliculaire : la paroi folliculaire n’acquiert son


équipement enzymatique nécessaire à la rupture qu’au terme de sa
croissance. Un pic de LH prématuré entraîne une lutéinisation sans
rupture.

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− Localisation du follicule trop profondément dans le stroma ovarien, il


est devenu mature sans atteindre la surface ovarienne comme il doit
le faire physiologiquement (assez fréquent lors des stimulations par
clomifène)

− Altération de l’épithélium ovarien : inflammation et infection


pelvienne ou endométriose.

Le LUF-S est retrouvé assez fréquemment en cas d’endométriose.

d. Insuffisance ovarienne ou hypogonadisme [34]


L’insuffisance ovarienne peut être débutante ou confirmée. Elle est due à
deux grands types de mécanisme : la disparition totale ou partielle du capital
folliculaire et une résistance des ovaires aux gonadotrophines.

 La disparition totale ou partielle du capital folliculaire


C’est le mécanisme le plus courant. La ménopause est dite précoce si elle
survient avant 40ans. Elle peut être due à une castration iatrogène par la
chimiothérapie des cancers par exemple, la radiothérapie, la chirurgie des
ovaires. Elle peut aussi être provoquée par une auto-immunisation anti-
ovarienne. L’organisme de la femme détruit ses propres ovaires. Cela est
fréquemment associé à d’autres maladies auto-immunes telles que le lupus.
Certaines maladies métaboliques accélèrent cette destruction des follicules :
l’hémochromatose, la maladie de Wilson…

 Le syndrome des ovaires résistants aux gonadotrophines.


Un des éléments révélateurs est la présence de follicules bloqués au stade
prénatal (stade ultime de maturation non FSH dépendant). Ce syndrome
peut s’expliquer par des anomalies structurelles des gonadotrophines ou des
anomalies des récepteurs aux gonadotrophines ou par la présence
d’anticorps anti-récepteurs aux gonadotrophines.

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5.2. Stérilité cervicale [26]


5.2.1. Étiologies possibles
Elle peut être due à une anomalie de naissance, une malformation ou un
polype obturant le col mais elle est plus souvent due aux qualités de la
glaire.

En période pré ovulatoire, la glaire est physiologiquement abondante, claire,


filante, sa trame doit être organisée parallèlement à l’axe du conduit et le
diamètre de sa maille doit être suffisant pour laisser passer les
spermatozoïdes. En dehors de la période pré ovulatoire, la glaire est peu
abondante, épaisse et hostile pour les spermatozoïdes.

Pathologiquement, il arrive assez souvent que la glaire n’atteigne jamais ses


objectifs prés ovulatoires, restant hostile pendant tout le cycle. Ce défaut
entraîne une hypofertilité voir une stérilité chez la femme.

On peut observer différents cas :

a. Une insuffisance quantitative et/ou qualitative de la glaire.


Ce défaut peut être du :
− A un taux bas d’estradiol,
− A une maturation folliculaire insuffisante.
− A une destruction ou altération des glandes cervicales : une infection ou
une précédente intervention médicale (conisation par exemple) qui ont
détruit les cellules glandulaires.
− A un syndrome distilbène entraînant une anomalie de l’épithélium de
l’endocol : aplasie.
− A un traitement pour la prise en charge de la stérilité : le citrate de
clomifène a des effets anti-estrogènes au niveau de l’endomètre et de la
glaire cervicale

b. La glaire peut être infectée


Ce qui altère les qualités fonctionnelles du mucus cervical : modification du
pH, sécrétions de substances nocives pour les spermatozoïdes, phagocytose
de ceux-ci par les nombreux macrophages attirés dans le canal.

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c. La glaire, en dehors de toute infection, peut être acide


Cette situation est néfaste à la survie et à la bonne mobilité des gamètes
mâles. Rappelons que le pH basique de la glaire est bénéfique pour les
gamètes mâles et les active.

d. La glaire peut être hostile par immunisation contre les spermatozoïdes


ou pour aucune raison apparente (glaire hostile idiopathique).
Notons l’exemple de la glaire cervicale de la grande fumeuse : elle est plus
épaisse que la normale et concentre les hydrocarbures de la fumée et
certains métabolites de la nicotine, bien entendu nocifs pour les
spermatozoïdes.

5.3. Stérilité tubaire et pelvis-péritonéale


Les altérations tubaires et les lésions pelvis-péritonéales sont responsables
de 50 à 60% des stérilités féminines, et font donc l’objet d’une recherche
systématique dans tout bilan de stérilité. Elles sont le plus souvent d’origine
infectieuse.

Les salpingites, la stérilisation tubaire, la chirurgie pelvienne, les


manœuvres endo-utérines et la grossesse extra utérine constituent les
étiologies possibles de la stérilité tubaire.

5.3.1. Stérilité d’origine infectieuse [26,30]


La cause principale de la stérilité tubo-péritonéale est l’infection, à l’origine
de 80% des cas, atteignant les trompes et le pelvis le plus souvent par voie
canalaire ascendante (depuis le col de l’utérus) ce qui explique que l’atteinte
est en général bilatérale. Elle peut aussi se faire par voie hématogène et/ou
lymphatique : il y a diffusion par ces voies, de germes banals depuis les
foyers cervicaux ou endo-utérins ; c’est le mécanisme des causes iatrogènes
de stérilité tubaire, en particulier les manœuvres invasives diagnostiques ou
thérapeutiques (Hystéroscopie, biopsie de l’endomètre…)

28
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 La pathologie
De nombreux germes peuvent être incriminés dans la salpingite mais seuls
la chlamydia et les gonocoques, sont responsables de salpingites
stérilisantes. Les infections par la chlamydia et les gonocoques sont des
infections sexuellement transmissibles (IST). Ces bactéries, qui se
transmettent lors de rapports sexuels non protégés, se multiplient dans
l’appareil génital. Non traités, les germes remontent vers l’utérus pour
envahir les trompes et déclencher une salpingite. Il faut en moyenne deux à
trois semaines aux bactéries pour remonter jusqu’aux trompes.

La salpingite peut alors se manifester par des douleurs assez violentes, de la


fièvre et des pertes. Mais, chez certaines femmes, elle peut évoluer très
discrètement sans provoquer de signes évocateurs pendant des mois, voire
des années.

D’une manière générale, l’infection et l’inflammation qui l’accompagne


provoquent un œdème, une vasodilatation, et un afflux leucocytaire ;
secondairement surviennent des destructions tissulaires puis une fibrose
cicatricielle. La lumière des trompes se rétrécit, la déciliation est importante
et irréversible, l’hypertrophie des franges au niveau de l’ampoule entraîne la
formation de ponts transversaux ; au niveau du pavillon, les franges
adhèrent les unes aux autres, rétrécissant puis oblitérant la lumière. Au
niveau de la séreuse, un exsudat fibrineux se forme et se dilue dans le
liquide péritonéal. La fibrine se dépose et il y a formation de ponts adhérents
entre le péritoine, l’utérus, les trompes et le tube digestif. L’infection a pour
effet de boucher les trompes ou d’en modifier les parois.

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5.4. Stérilités iatrogènes [26]


La stérilisation tubaire, la chirurgie pelvienne et les manœuvres endo-
utérines constituent les trois causes principales de la stérilité iatrogène des
trompes.

5.4.1. La stérilisation tubaire


Elle concerne les personnes majeures exprimant une volonté libre, motivée
et délibérée après consultation d’un médecin.

L’acte de chirurgie doit se faire obligatoirement dans un établissement de


Santé et suppose : l’information du patient sur les autres moyens de
contraceptions et les différentes techniques de stérilisation, la remise d’un
document écrit, un délai de réflexion de 4 mois puis une confirmation écrite
du patient.

5.4.2. Chirurgie pelvienne


Quelles qu’en soient la nature et les indications, toutes les interventions
pelviennes sont susceptibles d’altérer la fertilité par la formation
d’adhérences autour du tractus génital. Ce risque adhésiogène est minime
en cœliochirurgie, plus important en chirurgie classique, et particulièrement
élevé pour certains gestes : résection cunéiforme des ovaires (adénomyose),
myomectomie, cure d’endométriose.

 Manœuvres endo-utérines
Tous les gestes invasifs : biopsie du col, biopsie de l’endomètre,
hystérosalpingographie, cathétérisme tubaire, pose ou retrait de stérilet
(expliquant la « contre-indication » pour les femmes nullipare), IVG…
exposent au risque d’infection utéro-tubaire et de stérilité secondaire.

Classiquement, l’infection se propage par voie hématogène à partir de foyers


infectieux endo ou exo cervicaux mais la voie canalaire ascendante est
également en cause.

Le traitement préventif de ces infections iatrogènes consiste à vérifier


systématiquement l’absence d’infection basse cervico-vaginale avant
d’entreprendre tout geste invasif.

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5.5. Grossesses extra-utérines (GEU)


La grossesse extra-utérine est une complication fréquente de la stérilité
tubaire. Elle peut aussi intervenir en dehors de toute pathologie tubaire
préexistante et être par elle-même facteur de stérilité secondaire définitive ou
relative par différents mécanismes : salpingectomie, obturation ou sténose
tubaire, adhérences pelviennes. Le risque de récidive de GEU n’est pas
négligeable.

5.6. Stérilité et endométriose [26,30, 31]


Cette maladie atteint potentiellement toutes les femmes réglées notamment
la femme jeune ; sa fréquence augmente avec l’âge pour culminer entre 35 et
45 ans.

 Qu’est-ce que l’endométriose ?


L’endométriose est une maladie gynécologique récidivante dans laquelle on
retrouve du tissu de l’endomètre en dehors de l’utérus, soit sur les ovaires,
les trompes, les ligaments qui soutiennent l’utérus soit, moins fréquemment,
sur les autres organes du petit bassin, comme la vessie, l’intestin et le vagin.
Assez rarement, on peut retrouver des lésions cutanées, pulmonaires et
ombilicales.

 Quels sont les mécanismes de formation de l’endométriose ?


Quatre hypothèses peuvent expliquer la présence de tissu endométrial en
dehors de l’utérus.

La première, la plus plausible et certainement la plus fréquente est la


dissémination par voie génitale lors des menstruations. Le reflux tubaire de
sang menstruel est un phénomène constant chez toutes les femmes. Il est
amplifié en cas de gêne à l’extériorisation des règles par des lésions du
tractus génital bas : amputation ou sténose du col, malformations cervico-
vaginales et utérines qui sont fréquemment compliquées d’endométriose.

La dissémination par voie hématogène, lymphatique constitue la seconde


hypothèse ; elle est prouvée cliniquement et expérimentalement et explique

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le fait que des lésions puissent être observées dans tous les viscères de
l’organisme.

La troisième hypothèse, proche de la seconde, est la dissémination iatrogène


suite à un acte chirurgical : césarienne, laparotomie, cœlioscopie…

La métaplasie est un mécanisme (le 4ème) moins solidement établi. C’est la


transformation d’un tissu normal en tissu anormal, le tissu péritonéal par
exemple se transformerait donc en tissu endométriosique soit spontanément,
soit à cause de facteurs hormonaux.

La métaplasie est le seul mécanisme pouvant expliquer certaines


localisations de l’endométriose (cutanée, pulmonaire)

 Quels sont les symptômes ?


L’endométriose a une symptomatologie essentiellement douloureuse, parfois
hémorragique lorsque les saignements cycliques ont la possibilité de
s’extérioriser. Cependant, elle reste souvent asymptomatique, même lorsque
les lésions sont importantes.

Les symptômes les plus répandus sont :


− Les douleurs : règles douloureuses (dysménorrhée ; typiquement en
milieu et fin de règles mais très souvent dans les premiers jours),
douleur pendant les rapports sexuels (dyspareunie), douleurs
pelviennes fréquentes, défécation douloureuse, difficulté pour uriner
(dysurie), douleurs lombaires, abdominales (ombilicales…), douleurs
irradiantes jusque dans la jambe, …
− Saignements cycliques : métrorragie, rectorragie, hématurie, spotting ;
− Principalement prémenstruels
− Diarrhée ou constipation, troubles digestifs
− Brûlures urinaires, sang dans les urines
− Asthénie physique
− Infertilité : la maladie est souvent révélée à l’occasion d’un bilan de
fertilité.

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Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive car l’endométriose peut


toucher de nombreux organes et la symptomatique varie en fonction des
organes touchés.

5.6.1. Mécanismes de l’infertilité associée à l’endométriose


Formation d’un obstacle mécanique, bilatéral, à la rencontre des gamètes et
à la migration de l’œuf. On ne sait pas exactement par quels mécanismes
l’endométriose non obstructive de stade I et II entraîne une hypofertilité voire
une stérilité. Il en est de même pour les lésions endométriosiques
unilatérales.

De très nombreux mécanismes ont été proposés pour expliquer l’infertilité


dans les stades I et II de l’endométriose. L’endométriose pourrait notamment
provoquer des troubles de l’ovulation, des anomalies de la fécondation, des
troubles de l’implantation ou une inflammation du liquide péritonéal néfaste
pour les spermatozoïdes et pour l’embryon.

5.7. Syndrome Distilbène (ou DES syndrome) [26]


Le DES ou diéthylstilboestrol est un œstrogène de synthèse non stéroïdien
actif par voie orale sous forme de comprimés.

5.7.1. Les risques liés au Distilbène


Les anomalies liées au DES portent principalement sur le vagin, le col et
l’utérus et dans une moindre mesure les trompes. Les conséquences de
l’exposition in utéro au DES sont plus lourdes et mieux connues chez la fille
que chez le garçon. Elles dépendent plus de la date de prescription que de la
durée ou de la posologie.

Le DES perturbe la différenciation du système urogénital. Son action est


d’autant plus marquée que le traitement a été précoce, avant la 12ème
semaine de grossesse. Les anomalies restent fréquentes jusqu’à la 18ème
semaine et diminuent ensuite.

 Les anomalies morphologiques et fonctionnelles de l’appareil génital sont


par ordre de fréquence :

33
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

 Des anomalies cervico - vaginales : des anomalies structurales du col


et du vagin peuvent être observées. L’adénose vaginale est souvent
présente : c’est la présence d’épithélium glandulaire de l’endocol sur
la paroi vaginale haute et sur l’exocol.

Elle est susceptible de saigner ou de s’infecter. La plus fréquente des


atteintes du col est l’hypoplasie du col utérin.

 Des anomalies utérines : atrophie et fibrose des parois utérines que


peuvent provoquer des problèmes de fertilité et des complications
obstétricales.

 Des troubles de l’ovulation : risque d’insuffisance ovarienne précoce.

 Des Atteintes du col avec anomalies de la glaire cervicale.

 Des Adénocarcinomes à cellules claires du vagin (tiers postérieur) et


de l’exocol de l’utérus. Il atteint un sujet exposé sur 1 000.

 Des Anomalies tubaires : elles peuvent être atrophiques avec un


pavillon peu développé et un orifice punctiforme.

 Des anomalies fonctionnelles sont également retrouvées.

L’endométriose, également, est beaucoup plus fréquente chez les filles DES.
Elle pourrait avoir une origine iatrogène : reflux en amont d’une sténose
secondaire au traitement des lésions cervicales.

 Les lésions du DES ont de sérieuses conséquences sur la fertilité :


 Diminution de la fertilité par dysovulation, atteinte cervicale,
altération tubaire organique ou fonctionnelle, endométriose, défaut
d’implantation
 Stress psychologique de ces femmes (action au niveau de
l’hypothalamus) qui connaissent les difficultés de leurs mères pour
avoir des enfants et les conséquences du DES.
 Augmentation du risque obstétrical : grossesse extra utérine

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

5.8. Malformations cervico -vaginales et utérines [26]


Les malformations de l’appareil génital féminin proviennent d’un défaut de
développement, de fusion ou de résorption des canaux de Muller. Elles
peuvent intéresser tous les étages du tractus génital, mais touchent avec
prédilection l’utérus (corps et col cervical)

5.9. Stérilité utérine [26,30]


5.9.1. Fibromes utérins et adénomyose.
 Pathologies
Le fibrome est une tumeur bénigne monoclonale (dérivant d’une seule
cellule). La ou les mutations à l’origine de la prolifération de la cellule initiale
sont de nature inconnue mais probablement variables d’une tumeur à
l’autre, expliquant les différentes potentielles de décroissances.

L’adénomyose est définie par la présence de tissu endométrial, glandes et


chorion cytogène à l’intérieur du myomètre. Suite à cette invasion, le
myomètre réagit par une hyperplasie et une fibrose. Les lésions peuvent être
diffuses, ou plus souvent localisées, formant parfois des nodules
(endométriomes utérines ou adénomyomes) qui ont l’aspect de fibromes.

L’adénomyose est symptomatique chez deux tiers des patientes :


ménométrorragies, dysménorrhées, dyspareunie profonde.

L’étiologie et la pathogénie de l’adénomyose sont inconnues.


L’envahissement du myomètre par du tissu endométrial se fait
principalement par invagination à partir de la cavité utérine.

Fibromes utérins et adénomyoses atteignent principalement les femmes à


partir de 40 ans. Ils sont en partie à l’origine de la baisse naturelle de la
fertilité de la femme liée à l’âge. Leurs fréquences ont tendance à augmenter
dans la population consultant pour stérilité du fait des demandes tardives de
grossesse.

Ils peuvent être une cause de stérilité par deux mécanismes :


− Obstacle à la rencontre des gamètes par obstruction des voies
génitales.

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Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

− Gêne à l’implantation par déformation de la cavité utérine et surtout


par altération de l’endomètre.

Figure 3 : fibrome utérin sous muqueux

Figure 4 : fibrome intra-muralfundique calcifié(B)

5.10. Synéchies traumatiques


 La Pathologie
Les synéchies sont des accolements des deux parois utérines qui oblitèrent
totalement ou partiellement la cavité utérine. Leur retentissement sur la
fertilité dépend de leur étendue : elles gênent la rencontre des gamètes, la
croissance du tissu endométrial et l’implantation de l’embryon.

36
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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

Les synéchies traumatiques constituent un processus de guérison des


blessures des parois utérines : l’abrasion de l’endomètre met en contact les
deux faces utérines au niveau du myomètre. Une cicatrice se forme, d’abord
lâche puis fibreuse et solide.

Elles peuvent être uniques ou multiples, localisées ou étendues, et siéger au


niveau du corps de l’isthme ou du col.

Les synéchies sont en général cliniquement muettes à l’exception des


synéchies étendues qui peuvent donner une Oligo ménorrhée ou une
aménorrhée.

Leur fréquence est grande et leurs étiologies multiples :


− Le curetage ou aspiration utérine dans le cadre d’une interruption de
grossesse est la cause la plus fréquente : interruption spontanée avec
un risque d’autant plus grand que l’on s’en aperçoit tardivement ou
interruption volontaire de grossesse (IVG).

− Les synéchies post-opératoires sont loin d’être rares également : en cas


de myomectomie, de césarienne, de métroplastie de réduction, de
résection endoscopique (polypes, fibrome…), également en cas de
curetage biopsique en dehors de la grossesse.

Figure 5 : Synéchie centrale (A)


37
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Figure 6 : Synéchie marginale (B)

5.11. Les anomalies chromosomiques [32]


Les anomalies chromosomiques entrent pour une part non négligeable dans
les problèmes de fertilité : elles peuvent entraîner des fausses couches à
répétition mais également une stérilité.

En cas de fausses couches à répétition ou de stérilité sans étiologie


apparente, il sera important et même nécessaire de faire le bilan du couple
d’un point de vue génétique afin d’établir si l’un des conjoints est porteur ou
non d’une anomalie chromosomique (translocation, insertion, inversion,
délétion…). Ce bilan se fait par l’étude de la carte chromosomique ou
caryotype du couple. Une simple prise de sang est nécessaire pour cet
examen.

Une des anomalies chromosomiques les plus fréquentes chez la femme


rendant stérile est la monosomie liée à l’X ou Syndrome de Turner. La femme
atteinte est de petite taille et présente notamment un défaut de
fonctionnement des ovaires. Elle pourra envisager la grossesse grâce à
l’assistance médicale à la procréation avec don d’ovules.

5.12. Stérilité idiopathique [[26]


Prise en charge de la stérilité idiopathique
− Stimulation de l’ovulation et insémination intra-utérine (IIU)
Dans le cadre de la stérilité idiopathique, ce n’est pas un traitement à
proprement parlé mais plus une procédure afin d’optimiser les chances de
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grossesse en assurant l’ovulation et en shuntant la barrière cervicale, en


introduisant de nombreux spermatozoïdes dans la cavité utérine.

− Fécondation in vitro (FIV)


Suite à l’échec de trois ou quatre cycles d’IIU, la fécondation in vitro sera
proposée. Son intérêt est à la fois thérapeutique bien entendu mais aussi
diagnostique : la FIV peut révéler des anomalies, restées latentes jusque-là,
au niveau du fonctionnement ovarien, de la qualité ovocytaire ou chez
l’homme du pouvoir fécondant du sperme.

6. Imagerie de l’utérus, des trompes et du péritoine [26, 27, 29,33]


6.1. Échographie
Sur le plan diagnostique, l’échographie est un complément indispensable
de l’examen clinique et radiographique : elle n’est pas utilisée en première
intention. Elle est indiquée en cas d’anomalie dépistée / suspectée
cliniquement ou radiologiquement. On peut la faire à n’importe quel moment
du cycle.

L’échographie gynécologique est réalisée par voie abdominale (vessie pleine)


ou vaginale (vessie vide) à l’aide de sondes émettant des ultrasons de 3,5 à 9
MHz. La voie vaginale amène la sonde presque au contact des structures à
explorer, ce qui permet d’utiliser des fréquences plus élevées : on obtient une
meilleure définition.

L’échographie permet de voir l’utérus et les ovaires :


 Utérus : taille, forme, position, épaisseur de l’endomètre, myomètre
homogène ou pas (myomes ?) Présence de malformations ? (Cloisons -
corne)

 Ovaires : Taille, forme, présence de follicules ? A quels stades ?


Présence de kystes ?

Sur le plan thérapeutique, l’échographie est très utilisée dans le cadre du


monitorage de l’ovulation, associée aux courbes de température et aux
dosages hormonaux : surveillance de la croissance folliculaire, de
l’endomètre, dépistage du risque d’hyperstimulation et de grossesse multiple.

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En fonction des résultats du monitorage, l’ovulation est déclenchée ou pas,


les doses de FSH sont adaptées pour obtenir une croissance harmonieuse
des follicules…

L’échographie peut également être utilisée lors d’une intervention


chirurgicale : on l’appelle alors échographie interventionnelle. L’intervention
se fait en général par voie transvaginale ; il peut s’agir d’une ponction d’un
kyste ovarien, d’une ponction de follicules et recueil d’ovocytes dans le cadre
d’une FIV, d’une réduction embryonnaire en cas de grossesse multiples à
risque, d’une résection de cloisons utérines, d’un cathétérisme tubaire
rétrograde…

Une fois la grossesse obtenue, l’échographie permet de localiser le fœtus et


de suivre son évolution.

6.2. Hystérosalpingographie (HSG)

Figure 7 : Image d’hysterosalpingraphie normale

Figure 8 : Obstruction tubaire distale et Hydrosalpinx

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

L’hystérosalpingographie est l’examen essentiel et irremplaçable pour


l’exploration des trompes et de l’utérus : elle permet de repérer les
malformations et de voir si les trompes sont bouchées. C’est un examen de
première intention, il est fait systématiquement dans le cadre de la stérilité.

La technique est bien codifiée. L’injection du produit de contraste (produits


iodés hydrosolubles) se fait par une canule appliquée sur le col et maintenue
par deux pinces ou par dépression. La progression du produit de contraste
est suivie du col à la cavité péritonéale sur un amplificateur de brillance qui
permet de choisir les moments adéquats pour prendre les clichés. On
effectue au minimum six clichés à différents moments et différentes
incidences; plus en cas d’anomalies.

Deux contre-indications absolues à cet examen : la grossesse tout d’abord


du fait de la toxicité du produit injecté dans l’appareil génital et l’infection
génitale en raison du risque de propagation du germe à tout l’appareil
génital. Pour ces raisons, la HSG est effectuée juste après les règles (en
phase folliculaire) en s’assurant de l’absence d’infection
(clinique/prélèvement cervico- vaginal).

L’intolérance à l’iode n’empêche pas l’examen mais nécessite une


prémédication (antihistaminiques H2 type ATARAX*) ; les réactions sont
rares car le produit n’est pas injecté par voie intraveineuse.

L’HSG permet de voir :


− La taille et la forme de la cavité utérine

− Les anomalies de l’utérus : malformations, synéchies, fibromes,


myomes, polypes…

− Si les trompes sont perméables ou imperméables (le liquide ne passe


plus), localiser l’occlusion, apprécier le diamètre tubaire

− Certaines lésions d’endométriose

− S’il y a une atteinte tubaire sans obstruction : l’opacification et le


passage péritonéal sont retardés

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Parfois l’HSG a un rôle thérapeutique : grâce à la pression de liquide exercée,


on peut avoir, un débouchage de trompes (adhérence, bouchon muqueux…)

6.3. Salpingographie sélective


La salpingographie sélective consiste à opacifier sélectivement une trompe en
propulsant le liquide de contraste à l’aide d’une canule directement au
niveau de l’ostium uterinum.

Elle est indiquée uniquement en cas de blocage du liquide à la corne utérine


lors de l’HSG. Elle permet de surmonter les blocages mineurs tels que les
spasmes, les bouchons muqueux, les polypes formant un clapet.

6.4. Cathétérisme tubaire rétrograde


Il est indiqué en cas d’obstruction tubaire proximale non levée par la
salpingographie sélective. La montée d’un cathéter sous contrôle
échographique est alors d’un grand intérêt diagnostique et thérapeutique.

Technique : Une canule guide est placée dans la corne utérine, elle amène
dans l’ostium uterinum un cathéter de moins d’un millimètre de diamètre ;
celui-ci est poussé dans la trompe.

Si le cathéter passe, le produit de contraste est injecté dans la trompe ; si le


cathéter bute, un fin leader métallique est introduit dans le cathéter et va
chercher à franchir l’obstacle sous contrôle échographique et tactile. S’il y
parvient le cathéter est poussé sur le leader, le leader est retiré et on procède
à l’injection du produit de contraste.

Le cathétérisme tubaire rétrograde lève aisément les spasmes, peut lever les
bouchons muqueux, les polypes, les accolements pariétaux…

En cas d’échec, on considère que l’obstruction est organique et définitive.

6.5. Imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM)


L’IRM a très peu d’indication dans l’exploration de la fertilité.

Elle est surtout utilisée pour diagnostiquer un adénome à prolactine et une


tumeur hypophysaire.

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6.6. Endoscopie
Endoscopie = Examen d’une cavité interne du corps humain au moyen d’un
endoscope.

Endoscope = Appareil optique muni d’un dispositif d’éclairage, destiné à être


introduit dans une cavité du corps humain pour l’examiner.

6.7. Cœlioscopies
Il s’agit de l’examen de la cavité abdominale et de l’ensemble des organes
génitaux. C’est un acte chirurgical réalisé sous anesthésie générale avec
intubation.

L’examen nécessite de gonfler le ventre par un gaz inerte (le dioxyde de


carbone) introduit à l’aide d’une aiguille à travers l’abdomen pour pouvoir
voir tous les organes génitaux et éventuellement intervenir dessus.

Une fibre optique reliée à une caméra (elle-même reliée à un écran) est
passée à travers un très petit orifice au niveau du nombril par le chirurgien.
D’autres instruments sont éventuellement passés par cet orifice selon les
besoins.

Le chirurgien peut procéder dans le même temps à une coelio – chirurgie


sous réserve de l’accord préalable de la patiente : biopsie, adhésiolyse, cure
d’endométriose, réperméabilisation tubaire. La coelioscopie diagnostique est
prescrite en dernier recours lorsqu’aucune cause de stérilité n’a été trouvée.

C’est donc l’examen ultime de l’exploration organique et fonctionnelle de


l’infertilité :

Sur le plan organique, la cœlioscopie complète l’HSG sans la remplacer en


visualisant les lésions péritonéales et péri-tubo-ovariennes dont la biopsie va
pouvoir ensuite préciser l’origine.

Sur le plan fonctionnel, elle permet de repérer les signes d’activité


ovarienne : présence d’un follicule pré-ovulatoire, d’un corps jaune cyclique,
de stigmas témoins d’ovulations récentes… A l’inverse, les ovaires peuvent
avoir un aspect non fonctionnel : petits, lisses ou aspect dystrophique : gros,
lisses, bourrés de nombreux follicules

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6.8. Hystéroscopie
 Hystéroscopie diagnostique
L’hystéroscopie est l’examen de la cavité utérine (du col jusqu’à l’entrée des
trompes). Le meilleur moment pour effectuer cet examen est la période périe
ovulatoire : le col étant largement ouvert, l’hystéroscopie passe facilement.

Pour l’hystéroscopie diagnostique, l’anesthésie n’est pas obligatoire ; on


utilisera juste un antispasmodique une heure avant l’intervention (le plus
souvent : SPASFON en suppositoire).

La cavité utérine étant virtuelle, on procède au préalable à sa dilatation par


un milieu gazeux ou liquide (dioxyde de carbone ou sérum physiologique).
Après pose d’un spéculum, on passe par les voies naturelles, l’hystéroscope
rigide ou souple de 5 millimètres de diamètre au maximum. Celui-ci contient
une fibre optique reliée à une caméra.

L’hystéroscopie diagnostique est un examen de seconde intention, il sert à


confirmer les images hystérographiques et échographiques anormales :
hyperplasie, polypes muqueux ou fibreux, myomes sous muqueux,
malformations…

 Hystéroscopie opératoire
L’hystéroscopie opératoire en revanche nécessite une anesthésie générale
avec intubation car on utilise un hystéroscope de gros calibre (10mm) que
l’on introduit après dilatation du col.

Pendant l’intervention, la cavité utérine est distendue par une perfusion


continue de glycolle. L’hystéroscopie opératoire permet le traitement de
certaines lésions utérines : polypes, synéchies, myomes sous-muqueux,
cloisons.

 TDM : le scanner est un examen performant dans le diagnostic des


tumeurs ovariennes et les pathologies tumorales de l’axe hypothalamo-
hypophysaire.

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IV-METHODOLOGIE
1-Type et période d’étude
Il s’agissait d’une étude transversale allant de Décembre 2021 à Novembre
2022.

2-Cadre d’étude :
Ancienne infirmerie de la garnison militaire, devenue hôpital le 22 août 1967
et Hôpital National de Kati en 1968, il sera spécialisé en traumatologie
orthopédie en 1976. Ensuite il deviendra Etablissement Public à caractère
Administratif (E.P.A.) par la loi N°92-025 et enfin Etablissement Public
Hospitalier (E.P.H.) en 2003. L’hôpital a évolué avec le temps partant des
missions qui lui sont assignées conformément au contexte socio sanitaire du
Mali.

Dans la pyramide sanitaire du Mali, il est considéré comme un hôpital de


3ème référence en traumatologie orthopédique et à cet effet le décret N°03-
345/ P-RM du 7 août 2003 fixe son organisation et les modalités de son
fonctionnement. Le Centre Hospitalier de Kati est devenu un Centre
Hospitalier Universitaire (CHU.) depuis le 12 Décembre 2006 suite à la
signature d’une convention qui le lie au rectorat de l’Université de Bamako.
Il fut baptisé le 17 Novembre 2016 en CHU Pr BOCAR SIDY SALL de Kati.

A la mémoire du feu Prof. Bocar Sidy qui fût l’un des brillants spécialiste en
traumato-orthopédie depuis les premières années de l’existence de cet
hôpital. Il fut aussi un Professeur à l’école nationale de médecine et de
pharmacie (ENMP) et décédé en 2017.
3-Service d’imagerie médicale :

3-1.Le local : Il est de deux niveaux et comprend :


3-1-1.Au Rez-de-chaussée :
- Une salle d’accueil,
- Une salle d’attente de l’échographie,
- Deux salles d’échographie,
- Deux salles de radiographie os poumon,
- Une salle d’examens spécialisés avec toilette,

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- Une salle numérique pour le traitement d’images,


- Une salle préparation pour le scanner et l’IRM,
- Une salle d’IRM avec salles d’acquisition et de machine,
- Une salle de scanner avec salles d’acquisition et de machine,
- Une toilette publique,
- La salle de lecture,
- le bureau du surveillant de service avec toilette,
- Une salle de garde avec toilette,
- La salle des manœuvres.
3-1-2. A l’étage :
- La salle d’attente du chef de service,
- le secrétariat du chef de service,
- le bureau du chef de service avec toilette interne,
- Deux toilettes publiques,
- la salle de cours,
- la salle de conférence
-Trois bureaux pour radiologue avec leur toilette chacun,
- la salle des étudiants,
- le magasin,
- la salle des techniciens ou vestiaire des techniciens,
- Deux balcons,
- Une terrasse
3-2. Le personnel du service : Il est composé de :
- Trois radiologues, dont deux maîtres assistants de la FMOS,
- Trois assistants médicaux en imagerie médicale,
- Deux techniciens supérieurs qualifiés en imagerie médicale,
- Un technicien supérieur de santé,
- Deux manœuvres,
NB : Il y’a aussi les stagiaires de l’INFSS, les étudiants de la FMOS en année
de thèse et les stagiaires de Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES).
3-3. L’équipement :
Il est composé de :

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- Deux appareils de radiographie os poumon dont un en panne,


- Deux appareils d’échographie dont un en panne,
- Un appareil de radiographie télécommandé non installé,
- un appareil de scanner de 16 barrettes,
-Un appareil de mammographie non installé,
- Trois (03) postes de traitement d’images (un en panne),
- deux (02) numériseurs (un en panne),
- trois (03) imprimantes (un en panne).
3-4. Les activités au service d’imagerie :
3-4-1. L’accueil : Les matins les patients sont accueillis dans la salle
d’attente après leur enregistrement à l’accueil. Sur appel les patients sont
admis par ordre d’arrivée dans les salles d’examens. Cependant les urgences
et les personnes âgées sont prioritaires.

3-4-2. Les examens de radiographie standards :


Le service d’imagerie médicale effectue tous les examens radiographiques
des os, de l’abdomen et du thorax.

3-4-3. Les examens spécialisés :


Ce sont essentiellement : l’urographie intraveineuse (U.I.V.),
l’Hystérosalpingographie (H.S.G.), l’urétro-cystographie-rétrograde (U.C.R.),
le Lavement baryté (L.B.), le Transit-œsogastro-duodénal (T.O.G.D.). Ils sont
réalisés sur rendez-vous après une préparation du malade.

3-4-4. Les examens d’échographie :


Ce sont les échographies abdominale, pelvienne, obstétricale ; urinaire,
thyroïdienne, mammaire, doppler et musculaire.

3-4-5. Les examens de scanner :


Il s’agit essentiellement des examens sans injection de produit de contraste
et après injection du produit de contraste (en intra thécale ou en intra
veineuse).

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4-Population d'étude
Ce travail a porté sur toutes les patientes admises dans les services de
gynécologie et d’imagerie pour exploration d’une infertilité pendant la période
d’étude.

5-Échantillonnage
Critères d'inclusion
− Patientes ayant consulté au service de gynéco-obstétrique pour infertilité
ayant bénéficié d’un bilan radiologique au service d’imagerie de l’hôpital
− Patientes adressées au service de radiologie pour bilan d’infertilité

Critères de non inclusion


− Patientes non consentantes.
− Patientes ayant moins d’une année de mariage.

Taille minimum de l’échantillon


La taille de l’échantillon a été calculée suivant la formule de SCHWARTZ
statistique.
i = la précision souhaitée qui est de 5%.

( £ 2 α ) pq £α =1,96(écart réduit) (pour un alpha de 0,05)


n¿ avec
i² P = proportion estimée de la population qui présente la
caractéristique (lorsque inconnue, on utilise, p = 0.5
Q =1-p = 50%
(0 ,5)²
La taille de l’échantillon : n = 1,96²×  n = 384
(0 , 05) ²

La taille de notre échantillon est donc de 384 femmes

Technique d’échantillonnage
Nous avons fait un échantillonnage exhaustif et toutes les femmes
répondant aux critères d’inclusion ont été incluses.

1. Déroulement de l’enquête
L’enregistrement des données se faisait sur une fiche d’enquête préétablie de
la façon suivante :

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L’interrogatoire se faisait à deux dans la salle d’interprétation (problème de


confidentialité) et l’examen était réalisable en dehors de la période des règles
en première partie du cycle. Le moment idéal se situe entre J8 et J13 on est
sûr de l’absence d’une grossesse débutante. Dans cette phase du cycle
l’endomètre est fin et plus facilement analysable et en absence d’infection
pour le risque de propagation. Après l’interrogatoire la patiente est
acheminée dans la salle de radiologie allongée sur la table d’examen en
position gynécologique. On commence par un examen gynéco classique avec
un spéculum stérile, on nettoie le col puis le matériel nécessaire pour
l’injection du produit de contraste. L’injection du produit est réalisable à
l’aide d’un système souple, stérile, introduit dans le col de l’utérus.

Des clichées sont réalisés au cours de l’injection lente du PC dans l’utérus et


les trompes. Cette injection peut provoquer des douleurs à type de règles
douloureuses. Une dernière radiographie est réalisée 3minutes après
l’examen. Les images seront ensuite analysées par le médecin radiologue. Le
compte rendu écrit sera disponible dans les meilleurs délais.

Les données ont été colligées sur une fiche d’enquête individuelle et
analysées sur le logiciel SPSS version 22. Toutes les données ont fait l’objet
d’un double saisie dans le logiciel SPSS version 22 pour assurer une fiabilité
des données.

2. Collecte des données


Il s’agit d’une base de données gynécologiques et radiologique incluant
toutes les patientes ayant consulté au service de gynéco obstétrique pour
infertilité ayant bénéficié d’un bilan radiologique au service d’imagerie de
l’hôpital et focalisée sur les caractéristiques des femmes admises : profil
socio démographique renseignements cliniques, les antécédents (médicaux,
chirurgicaux, obstétricaux et gynécologiques), les résultats échographiques
et les résultats de l’hystérosalpingographie.

Outils de collecte des données


Les données ont été colligées sur une fiche d’enquête individuelle et
analysées sur le logiciel SPSS version 22

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Technique de collecte des données


C’est par la lecture des différents supports suscités que les bases de données
ont été complétées

6-Variables
Tableau II : Les variables
Technique
Nom Type Échelle de mesure
de collecte
Age Quantitative En années à partir du dernier Interview
discontinue anniversaire
Ethnie Qualitative 1=dogon2=peulh3=bambara4=bozo5=s Lecture
nominative onrhai6=malinké7=soninké8=autres
Statut Qualitative 1=mariée 2=célibataire 3=divorcée Lecture
matrimonial nominative 4=veuve
Scolarisation Qualitative 1=oui 2 =non Lecture
nominative
Résidence Qualitative 1=mopti2=jennebandiagara3=koro4=ba Lecture
nominative nkass5=djenne6=teninkou7=douentza
8=youwarou9=autres
Qualitative 1=infertilité primaire2=infertilité Lecture
Renseignements nominative secondaire3=avortement4=algie
cliniques pelvienne5=aménorrhée non liée à la
grossesse6=métrorragie 7=tumeur de
l’utérus 8=plusieurs signes
Antécédents Qualitative Existence ou absence (médicaux, Lecture
nominative chirurgicaux, obstétrique et
gynécologique)

7-Traitement et analyse des données


Plusieurs variables (profil sociodémographique, renseignements cliniques,
les antécédents (médicaux, chirurgicaux, obstétricaux et gynécologiques), les
résultats échographiques et les résultats de l’hysterosalpingographique ont
été mesurées et recodées suivant différentes modalités d’intérêt particulier

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

8-Définitions opératoires
La définition de certains concepts est utile à l’étude de l’infertilité féminine.

Toute patiente dont l’âge est supérieure ou égal à 15 ans à l’admission.


− Gestité : nombre de grossesse.
− Parité: nombre d’accouchements après 20 semaines de grossesse.
− Avortement : perte d’un embryon ou d’un fœtus lors d’une
grossesse.
− Vivant : ce qui est en vie.

9-Considérations éthiques
Les résultats obtenus seront à la disposition de tous les scientifiques qui
s’intéressent à ce domaine et ceci pour le bien des patientes. Les noms des
patientes ne figureront pas dans les différentes publications scientifiques,
garant du secret médical.

51
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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

10-Méthode :
 L’examen clinique
 Interrogatoire:
− l’âge de la patiente ;
− la durée de l'infertilité ;
− la durée de vie commune ;
− la date de tout moyen contraceptif (médical ou traditionnel) ;
− le contexte socioculturel du couple (la profession, déplacements
professionnels)
− les antécédents médicaux : obésité, le diabète, cardiopathie,
tuberculose, hémopathie, d’immunodépression à VIH, dysthyroïdie
et les traitements en cours.
− les antécédents familiaux : stérilité, ménopause précoce, cancer du
sein, malformation, pathologie thromboembolique, maladies
héréditaires qui peuvent, intervenir ;
− les antécédents obstétricaux : gestité, parité, avortement, et décès.
− les antécédents gynécologiques : préciser en particulier l'âge des
premières règles, l'aspect des cycles (régularité, abondance,
existence d'algies pelviennes, en particulier une dysménorrhée),
rechercher des périodes d'aménorrhée, des infections génitales
hautes (en particulier IST).
− les antécédents chirurgicaux : En particulier chirurgie pelvienne
(Kystectomie ovariennes, plasties tubaires,...) et appendicectomie (en
particulier lorsqu'elle est compliquée)

 Examen physique
Les caractères sexuels secondaires, les cicatrices d’interventions au niveau
pelvien ou une masse pelvienne

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

 Examens paracliniques
− L’échographie pelvienne a précisé : un fibromyome utérin, un
hydrosalpinx, les polypes, les ovaires polykystiques, les kystes
ovariens simples.

− L’hystérosalpingographie a précisé : le siège de la lésion, une atrésie


utérine, une béance cervico-isthmique, une endométriose, un
fibrome, les polypes, une malformation utérine, une synéchie, une
obstruction tubaire, un hydrosalpinx.

 Aspects éthiques : les patientes ont été informées sur la confidentialité


de l’étude.

 Supports
− Les données ont été colligées sur une fiche d’enquête individuelle et
analysées sur le logiciel SPSS version 22.

− Le test exact de Fisher a été utilisé pour comparer les résultats, qui
ont été significatifs pour une probabilité < 0,05.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

V- RESULTATS

1-Fréquence :

Pendant la période d’étude 120 patientes ont été reçu pour bilan d’infertilité
au service d’imagerie du CHU Bocar Sidy Sall de Kati. Parmi ces patientes
nous avons enregistré 42 cas d’infertilité primaire soit 35% et 78 cas
d’infertilité secondaire soit 65%.

2-Profils sociodémographiques des patientes

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
10-20 ans 21-30 ans 31-40 ans 41-50 ans

Fig 1 : Répartition des patientes selon la tranche d’âge

La tranche d’âge de 31à 40 ans était la plus représentée avec 50,80% des
cas.

La moyenne d’âge était de 22 ans avec des extrêmes de 18 ans et 43 ans.

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Tableau I : Répartition des patientes selon le statut matrimonial

Statut matrimonial Effectif Pourcentage (%)

Mariés 116 97

Divorcés 4 3

Total 120 100

Les femmes mariées étaient majoritairement représentées avec 97% des cas.

Tableau II : Répartition des patientes selon leur ethnie

Ethnie Effectif Pourcentage (%)

Bambara 54 45

Peulh 26 21,67

Malinké 11 9,17

Soninké 10 8,33

Sonrhaï 8 6,67

Autres 11 9,17

Total 120 100

Autres* : Maure, Tamacheq, Mianka, Senoufo

Cinquante-quatre patientes étaient d’ethnie bambara soit 45 % des cas.

55
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Tableau III : Répartition des patientes selon la résidence

Résidence Effectif Pourcentage

Kati 83 69,17

Bamako 26 21,67

Autres 11 9,17

Total 120 100

Autres* : Koulikoro, Segou, Sikasso

Kati était le lieu de résidence des patientes dans 69,17% des cas.

Tableau IV : Répartition des patientes selon la scolarisation

Scolarisation Effectif Pourcentage (%)


OUI 87 72,5

NON 33 27,5

Total 120 100

Dans 72, 5% des cas les patientes étaient scolarisées.

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3-Approche clinique
a-Renseignements cliniques

Tableau V : Répartition des patients selon les renseignements cliniques.

Renseignements cliniques Effectif Pourcentage (%)


Infertilité primaire 32 26,7
Infertilité secondaire 46 38,3
Désir d’enfant 15 12,5
Avortement à répétition 16 13,33
Algies pelviennes 11 9,17
Total 120 100

L’infertilité secondaire était le principal motif de réalisation de l’imagerie chez


46 patientes soit 38,3 %.

b-Régularité du cycle menstruel

45 %

55 %

Régulier

Irrégulier

Fig 2 : Répartition des patientes selon la régularité du cycle menstruel

Le cycle menstruel était régulier chez 55 % des patientes.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

C-Types d’infertilité

36.70%

Infertilité secondaire
63.30%
Infertilité Primaire

Fig 3 : Répartition des patientes selon le type d’infertilité

L’Infertilité secondaire était présente chez 76 cas soit 63,30%

Tableau VI : Répartition des patientes selon les antécédents médicaux.

Antécédents médicaux Effectif Pourcentage (%)


Aucun 82 68,30
Obésité 30 25
Autres 8 6,7
Total 120 100
Autres : HTA, Diabète, Asthme, Drepanocytose

Aucun antécédent médical n’a été retrouvé chez 68,30 % des patientes.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

Tableau VII: Répartition des patientes selon les antécédents


chirurgicaux

Antécédents chirurgicaux Effectif Pourcentage (%)


Aucun 95 79,17
Myomectomie 3 2,5
Appendicectomie 4 3,33
GEU 3 2,5
Salpingectomie 7 5,83
Autres 8 6,67
Total 120 100
Autres : Occlusion Intestinale, Nodule du sein, Césarienne

La majorité des patientes soit 79,17 % n’avaient pas d’antécédent


chirurgical.

Tableau VIII : Répartition des patientes selon les antécédents


gynécologiques

Antécédents gynécologiques Effectif Pourcentage (%)


Algies pelviennes 97 81
Dysménorrhée 78 65
Infection génitale 103 86

Les infections gynécologiques étaient présentes chez 86% des patientes.

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4-Apports de l’échographie
Tableau IX : Répartition des patientes selon le résultat de l’échographie
pelvienne.

Résultat de l’échographie Effectif Pourcentage (%)


Normal 42 35
Pathologique 78 65
Total 120 100

L’échographie pelvienne a permis de mettre en évidence des anomalies dans


65% des cas.

18.00%
16.00%
14.00%
12.00%
10.00%
Series1
8.00%
6.00%
4.00%
2.00%
0.00%
Utérus Polymy- Myome Unique Malformations
omateux Utérines

Fig 4 : Répartition des patientes selon les anomalies utérines à


l’échographie pelvienne.

L’utérus était polymyomateux dans 16,70 % des cas.

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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

Tableau X : Répartition des patientes selon les anomalies ovariennes à


l’échographie pelvienne.

Anomalies ovariennes Effectif Pourcentage (%)


Dystrophie Ovarienne Bilatérale 15 12,5
Dystrophie Ovarienne Droite 13 10,8
Dystrophie Ovarienne Gauche 11 9,2
Kyste Fonctionnel Ovarien droit 5 4,2
Kyste Fonctionnel Ovarien Gauche 4 3,3
Kyste Fonctionnel Ovarien Bilatéral 2 1,7
Kyste Dermoide Ovarien Droit 1 0,8
Total 51 100

La dystrophie ovarienne bilatérale était retrouvée chez 12,5 % des patientes

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1. Apports de l’hystérosalpingographie
Tableau XI : Répartition des patientes selon le résultat de l’HSG.

Résultat de l’HSG Effectif Pourcentage (%)


Normal 51 65,38
Anomalie utérine 8 10,26
Anomalie tubaire 15 19,23
Anomalie utero tubaire 4 5,13
Total 78 100

A l’hystérosalpingographie les anomalies tubaires étaient majoritairement


retrouvées avec 19,23 % des cas.

Tableau XII : Répartition des patientes selon les anomalies à l’HSG.

Anomalies à l’HSG Effectif Pourcentage (%)


Anomalie utérine 8 29,63
Anomalie tubaire 15 55,55
Anomalie utéro tubaire 4 14,81
Total 27 100

Permis les 27 cas d’anomalies retrouvées à l’hystérosalpingographie 55,55 %


étaient tubaires.

62
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Tableau XIII : Répartition des patientes selon la nature des lésions à l’HSG

Anomalies à l’HSG Lésions Effectif Pourcentage (%)


Utérines Synéchie utérine 2 7,41
Malformation 1 3,70
Fibrome utérin 4 14,81
Adenomyose 1 3,70

Tubaires Obstruction tubaire 13 48,15


Hydrosalpinx 2 7,41

Multiples Utérines + tubaires 4 14,81

Total 27 100

L’hystérosalpingographie a permis d’objectiver majoritairement les fibromes


utérins et obstructions tubaires soit respectivement 14,81 % et 48,15%

63
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5-Approches analytiques
Tableau XIV : Tableau croisé entre les résultats échographiques et les types
d’infertilités.

Résultats de l’échographie

Normal Anomalie Anomalie Anomalie Lésions Total P


utérine ovarienne tubaire Multiples
Infertilité Iaire 20 6 17 1 0 44 0,408
Infertilité IIaire 22 15 34 4 1 76 0,408
Total 42 21 51 5 1 120

Il n’existe pas un lien statistiquement significatif entre résultats


échographiques et les types d’infertilités (P >0,05)

Tableau XV : Tableau croisé entre la tranche d’âge et le type de lésions


ovariennes à l’échographie

Type de lésions ovariennes à l’échographie

DOB DOD DOG Kyste Kyste Autres Total


Fonctionnel Dermoide
10-20 ans 0 0 1 1 1 0 3
21-30 ans 7 7 5 3 1 1 24
31-40 ans 8 5 5 5 0 0 23
41-50 ans 0 1 0 0 0 0 1
Total 15 13 11 9 2 1 51

Test exact de Fisher p = 0,485

64
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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

Il n’existe pas un lien statistiquement significatif entre la tranche d’âge et le


type de lésions ovariennes à l’échographie (P > 0,05).

Tableau XVI : Tableau croisé entre la tranche d’âge et la nature de la lésion


utérine à l’échographie

Nature de la lésion utérine à l’échographie

Myome Utérus Malformation Aucune Total


unique polymyomateux
10-20 ans 0 0 0 6 6
21-30 ans 3 3 0 37 43
31-40 ans 8 13 1 39 61
41-50 ans 1 2 0 4 7
Total 12 18 1 86 117

Test exact de Fisher p = 0,121


Il n’existe pas un lien statistiquement significatif entre la tranche d’âge et la
nature de la lésion utérine à l’échographie (P > 0,05).

65
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Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

Tableau XVII : Tableau croisé entre les résultats HSG et les types
d’infertilités.

Résultats de l’HSG

Normal Anomalie Anomalie Anomalie Total P(Fischer)


utérine tubaire utéro-tubaire
Infertilité Iaire 25 3 4 0 32 P= 0,159
Infertilité IIaire 26 5 11 4 46 P= 0,159
Total 51 8 15 4 78

Il n’existe pas un lien statistiquement significatif entre résultats HSG et les


types d’infertilités. (P > 0,05).

Tableau XVIII : Tableau croisé entre la nature de lésion évoquée à l'HSG et


les types d’infertilités.

Nature de lésion à l'HSG Infertilité Iaire Infertilité IIaire


(P= 0,204 ) (P= 0,204 )
Adenomyose 0 1
Myome 2 2
Malformation utérine 1 0
Synéchie utérine 0 2
Obstruction tubaire 4 9
Hydrosalpinx 0 2
Lésions multiples 0 4
HSG normal 25 26
Total 32 46

Test exact de Fisher p = 0,204

66
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Il n’existe pas un lien statistiquement significatif entre les lésions évoquées à


l'HSG et les types d’infertilités. (P > 0,05).

VI-COMMENTAIRE ET DISCUSSIONS

Nous avons réalisé une étude descriptive de type transversale et prospective.


La méthodologie adaptée nous a permis de faire une étude globale des
affections gynécologiques de décembre 2021 à Novembre 2022 pour
lesquelles l’échographie pelvienne et l’hystérosalpingographie étaient les
moyens d’exploration utilisés.

2. Les variables sociodémographiques


 L’âge
La tranche d’âge 31-40 ans était la plus représentée avec 61 patientes soit
50,8%. La moyenne était de 22 ans avec des extrémités de 18 et 43 ans. Nos
résultats sont différents de ceux de SANOGO M qui a trouvé un âge moyen
27,78 ans avec des extrêmes de 18 et 47 ans [35].

Nos résultats sont proches de ceux d’autres auteurs africains ; pour


Coulibaly K et coll la majorité des patientes avaient un âge compris entre 25
et 29 ans, DIADHIOU F entre 20 et 29 ans, BODY G. et coll avaient trouvé
un âge moyen de 29,3 ans. L’âge semble influencé le type d’affection
gynécologique [36, 37, 38].

Selon J Lansec et P Lecomte les infections uro-génitales touches


généralement la femme jeune de moins de 25 ans [39]. Cet accroissement
chez les femmes jeunes serait lié à une glaire cervicale de type ostrogénique,
du désir d’enfant à cet âge, mais aussi une information insuffisante en
matière d’infection sexuellement transmissible.

 Situation matrimoniale
La majorité des patientes étaient mariée avec 116 cas sur 120 soit une
prévalence 97 %. Nous avons notés quatre femmes divorcées. Nos résultats
sont superposables à ceux de SANOGO M [35] qui a rapporté 97 mariées sur
100, deux divorcées et une célibataire. La majorité des femmes étant mariées

67
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

cela pourrait être s’expliquer par le désir d’enfant dans le foyer et d’autre
part éviter l’impact des préjuges socioculturels.

 Ethnie
La majorité des ethnies de la ville étaient représentées. Le groupe ethnique
Bambara, Peulh, Malinké, Soninké était majoritaire.

 Résidence
La majorité de nos patientes résidaient dans la ville de KATI. Cela pourrait
être expliqué par la proximité de l’hôpital de cette population. L’étude de la
résidence pourrait intervenir dans l’évaluation du coût de la pris en charge.

 Scolarisation
Pour les patientes scolarisées à l’école française nous avons enregistré 87
cas sur 120 cas soit 72,5%. Nos résultats sont proches de ceux de Nana D
2021 dont les patientes non scolarisées étaient majoritaires avec 67 cas soit
58,3% sur 115 cas. (p=0,04)

3. Les aspects cliniques


Les motifs d’H.S. G et d’échographie les plus fréquemment rencontrés dans
notre étude étaient :
− Infertilité primaire 32 cas soit 26,7%
− Infertilité secondaire 46 cas soit 38,3 %
− Algies pelviennes 11 cas soit 9,17%
− Avortement à répétition 16 cas soit 13,33%
− Désir d’enfant 15 cas soit 12,5%
Cependant, certains auteurs trouvent des valeurs plus élevées comme
SANOGO M qui a rapporté 82 de cas stérilité soit 82% , 9 cas de troubles du
cycle et Traore Yacouba et Sanogo M qui ont trouvé respectivement 65% de
désir de grossesse et 17,5% d’algies pelviennes [35,41].

Cette variation des chiffres pourrait être expliquée par les différents
renseignements cliniques rapportés comme motif de consultation. Ces motifs

68
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

sont rapportés à une fréquence plus élevée par certains auteurs maliens [12,
18, 33] et africains [15].

Les antécédents médicaux sont très souvent indéterminés ou ignorés par les
patientes.

On a noté chez 103 patientes (soit 86%) des antécédents d’infections


génitales. Selon J. Lansec et P. Lecomte [39], les germes les plus
fréquemment rencontrés sont :
− le chlamydiae trachomatis avec 30-60% des cas
− les bactéries cervico-vaginales avec 6-20% des cas
− le gonocoque avec 5-20% des cas.

4. Aspects radiologiques
La complémentarité entre l’HSG et l’échographie pelvienne réside dans le fait
que ces deux examens permettent d’explorer les organes génitaux internes
de la femme.

Anomalies à l’échographie pelvienne


L’échographie pelvienne était anormale chez 78 patientes dont 51 anomalies
ovariennes, 21 anomalies utérines, 5 anomalies tubaires et 1 cas de lésions
à siège multiples.
Les pathologies ovariennes étaient représentées par les kystes fonctionnels
9,2%, les dystrophies ovariennes à 20,74 % et kyste dermoide à 0,8%.
Ces résultats diffèrent de ceux de Barrigah et Dovonou [43], qui ont recensé
73,7% de dystrophies ovariennes micropolykystiques et 26,3 % de kystes
tandis que Biaou et al [44], ont observé 77,1% de dystrophies ovariennes
micropolykystiques contre 22,9 % de kystes ovariens. Cette différence de
taux pourrait être expliquée par les différences entre les profils
sociodémographiques et les habitudes alimentaires de même que les taux de
sédentarité des sites / pays étudiés.

Un taux significatif de l’utérus myomateux dans notre travail corrobore les


trouvailles de Barrigah et Dovonou en 2008 [ ]. Aussi, est-il classiquement
reconnu que les mélanodermes sont à risque accru de myomes utérins.

69
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

5. Anomalies à l’hystérosalpingographie
L’HSG est un examen clé dans le diagnostic des affections gynécologiques.
En effet elle nous a permis de trouver chez 27 patientes des anomalies :

4.1. Au niveau tubaire


Les anomalies tubaires étaient fréquemment révélées par l’HSG lors de cette
étude. Cette fréquence élevée est aussi associée à une prise en charge
difficile et décevante Selon J. LANSEC et al ; selon lesquels elles étaient les
plus graves et les plus difficiles à traiter des affections gynécologiques [40].

Cette forte proportion de lésions tubaires a été décrite par la plupart des
auteurs : Gandji et al et J. Appl. Biosciont trouvé 59,1% des cas de lésions
tubaires, Konate K a trouvé 52%, et Diakite M 69,56% [36, 45, 46]. Au total
deux types de lésions tubaires ont été recensés, il s’agit de :

a. L’hydrosalpinx
L’hydrosalpinx retrouvé dans 7,41% des cas se présentait sous forme de
véritable poche ampullaire contenant du liquides et le produit de contraste
s’accumulait dans l’ampoule avec un niveau de dilatation variable.

b. Obstructions tubaires (48,15%)


L’obstruction tubaire se présentait sous forme arrondie ou effilé sans
opacification d'une ou des deux trompes et sans passage péritonéal du côté
homolatéral à la lésion.

4.2. Au niveau utérin


Les lésions utérines ont représenté 29,63% des pathologies. Les synéchies
ont représenté 7,41%, les malformations 3,70%, le fibrome utérin 14,81%,
et l’adénomyose 3,70%.

Cependant certains auteurs trouvent des chiffres plus élevés Gandji et al


37,6%, Cissé et al qui avaient obtenu 38,3% de lésions utérines. [45, 47].
Cette différence de chiffre pourrait s’expliquée par la prédominance des
pathologies tubaires d’une part et d’autre part des lésions à siège multiples
(utéro-tubaires qui ont représenté 14,81%. Ces lésions à siège multiples
étaient des myomes associées à des pathologies tubaires.

70
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

4.3. Les résultats normaux


Les résultats étaient normaux (65,38%), vs 23% pour Sanogo M [35].
Dans ces cas, les parois utérines étaient régulières sans défaut de réplétion
avec passage tubaire du produit de contraste et bon brassage péritonéal.
Mais ces résultats normaux méritent souvent d’être complétés par d’autres
examens comme la cœlioscopie pour un bilan lésionnel plus complet.

71
Cheickna Doukara Thèse de médecine 2023
Apport de l’imagerie dans le bilan de l’infertilité féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati

VII-CONCLUSION
Notre étude nous a permis d'apprécier l'intérêt de l’échographie pelvienne et
de l'HSG dans les affections gynécologiques dans le service d’Imagerie du
CHU Pr BOCAR SIDY SALL de KATI.

Le profil clinique était dominé par les algies pelviennes, les troubles du cycle
et le désir d'enfant.

Les lésions observées étaient dominées par les pathologies tubaires à l’HSG
qui, dans la plupart des cas étaient des séquelles d’infections, non ou mal
traitées.

L'HSG reste parmi les examens de premier choix dans l'exploration des
infertilités d’origine tubaire ; mais elle mérite d'être complétée par d'autres
examens adéquats en vue du traitement étiologique ultérieur.

La recherche étiologique de l’infertilité féminine doit être une prise en charge


multidisciplinaire, dont l’imagerie médicale occupe une place prépondérante
en vue d’établir un diagnostic lésionnel.

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VIII-RECOMMANDATIONS
Au terme de notre étude nous recommandons :
Aux Autorités :
 Favoriser la formation de spécialiste en imagerie
 Favoriser la formation continue des techniciens

Aux personnels sanitaires :


 Redynamiser les consultations de planification familiale
 Redynamiser le programme de prévention et lutte contre les I.S.T.
 Améliorer les soins obstétricaux dans le post partum et post abortum.

A la population :
 Améliorer les mesures d'hygiène corporelle et de l'environnement
 Augmenter les consultations dans les CSCOM en vue de la prise en
charge précoce des I.S.T.

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ANNEXES

FICHE D'ENQUÊTE
N° ....../...../...../....../
I_ Identification
1-Nom et prénom :
-----------------------------------------------------------------------
2-Age : -------, 3- Ethnie : ---------------------, 4- Scolarisation : oui /__/
non /__/
5- Statut matrimonial :a-mariée/__/, b-célibataire/__/, c-divorcée/__/, d-
veuve/__/
6- Résidence : --------------------------------------------------------------------------
II- Profil clinique
1- Renseignements cliniques fournis par le médecin traitant :
a-Infertilité primaire/__/, b-Infertilité secondaire/__/, c -Désir d’enfant/de
maternité/__/,
d-Avortement à répétition/__/, e-Algies pelviennes /__/,
f-Autres à préciser………………………………………………….
2- Antécédents
 Médicaux :
a-anorexie/_ /, b-obésité/_ /, c-diabète/_ /, d-cardiopathie/_ /, e-
tuberculose/_ /,
f-hémopathie/_ /, g-prolactinémie/_ /, h-dysthyroïdie/_ /, i-traitements
pris (à préciser)……….,
j-pas d’antécédent /__/ k-autres à préciser……………………………………..
 Chirurgicaux :
a-kystectomie ovarienne/_ /, b- plastie tubaires/_ /, c-
myomectomie/_ /, d-pas d’antécédent /__/ e-autres à préciser……...
 Gynécologiques
a- L’âge des premières règles…………………………
b-Algies pelviennes : oui /__/, non /__/

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c-Dysménorrhée : oui /__/, non /__/


d-Infection génitale : oui /_/, non /_/
e- Cycles : régulier /__/, irrégulier /__/
Obstétricaux : G :----, P : ----, A : ----, V :--------
G=nombre de grossesse, P=nombre de parité, A=nombre d’avortement,
V=nombre d’enfants vivants.
III- Résultats imageries :
A-Echographie : normal /_ /, pathologique /_ /
1-Pathologies utérines :
1-1-Myomètre :
a-Fibrome :
 Nombre :
Unique/_ /, polymyomes/_ /
 Cartographie :
Sous séreux/_ /, sous -muqueux/_ /, intramural/_ /, isthmique/_ /,
cervical/_ /, corporeal/_ /, fundique /_ /
b-Malformations utérines à préciser…………………
1-2-Endomètre :
a-Adénomyose/__/, b-Polype/_ /, c-Hypertrophie endométriale/_ /, d-
Atrophie endométriale/_ /
e-myome endocavitaire/__/, f-hydrométrie/__/, g-hématométrie/__/, h-
autres à préciser……….
2-Pathologies ovariennes :
a-Dystrophie ovarienne/__/, b-Kyste fonctionnel/__/, c-Kyste
hémorragique/__/, d-Kyste dermoïde/__/, e-Tumeur ovarienne/__/, f-
Autres à préciser……………………………………
3-Pathologies tubaires :
a-Hydrosalpinx/_ /, b-Pyosalpinx/_ /, c-Autres à préciser……………………..
B-HSG : normal/__/, pathologique /__/
1-Pathologies utérines :
a-fibrome/__/, b-béance cervico-isthmique/__/, c-malformations
utérines/__/, d-synéchie utérine/__/, e-adénomyose/__/,

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f-endométriose/__/, g-polypes/__/, h-myome endocavitaire/__/, i-autres à


préciser…………………………………………
2-Pathologies tubaires :
a-obstruction tubaire
- Droite /__/, gauche /__/, bilatérale/__/
b-hydrosalpinx
- Droite /__/, gauche /__/, bilatérale/__/
c-autres à préciser…………………………………………………….

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Fiche signalétique

Nom : DOUKARA

Prénom : Cheickna

Titre de la thèse : L’apport de l’Imagerie dans le bilan de l’infertilité


féminine au CHU Bocar Sidy Sall de Kati.

Année : 2021-2022

Ville de soutenance : Bamako

Pays d’origine : Mali

Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de Médecine de pharmacie


et d’Odonto-stomatologie.

Secteur d’intérêt : Imagerie médicale

Résume :
L’objectif général était de décrire l’apport de l’échographie pelvienne et de
l’hystérosalpingographie dans la recherche étiologique de l’infertilité
féminine.
Notre étude nous a permis d'apprécier l'intérêt de l’échographie pelvienne et
de l'HSG dans les affections gynécologiques dans le service de l’imagerie du
CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati.

Le profil clinique était dominé par l’infertilité secondaire (38,3%), l’infertilité


primaire (26,7%), l’avortement à répétition (13,33%), Désir d’enfant (12,5%)
et les algies pelviennes (9,17%). Les lésions observées étaient dominées par
les pathologies tubaires à l’HSG qui, dans la plupart des cas étaient des
séquelles d’infections, non ou mal traitées.

L'HSG reste parmi les examens de premier choix dans l'exploration des
stérilités d’origine tubaire ; mais elle mérite d'être complétée par d'autres
examens adéquats en vue du traitement étiologique ultérieur.

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SERMENT D’HIPPOCRATE

En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples et


devant l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’Etre Suprême,
d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la
Médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-


dessus de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin
d’honoraires.

Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe,
ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas
à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race,


de parti politique ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir
et mon patient.

Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.

Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes


connaissances médicales contre les lois de l’humanité.

Respectueuse et reconnaissante envers mes Maîtres, je rendrai à leurs


enfants l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses !

Que je sois couverte d’opprobre et méprisée de mes confrères si j’y manque !

Je le jure !!!

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