Chapitre 1 : présentation du secteur bancaire au Maroc
Introduction du chapitre :
Le secteur bancaire est l'un des secteurs à la croissance la plus rapide au Maroc. Il est en
constante évolution avec les grandes mutations que connaît l’environnement économique
et financier marocain et étranger, de ce fait il est devenu en une courte période un secteur
puissant et plus efficace.
Le secteur bancaire joue un rôle important dans l'économie marocaine et peut être
considérée comme l'un des moteurs du développement économique du pays en raison de la
qualité de son financement économique ainsi que de la croissance et de la création
d'emplois.
Section 1 : historique et caractéristiques du secteur bancaire
marocain :
I. Historique du secteur bancaire marocain :
Le secteur bancaire marocain est devenu une industrie efficace et solide à court terme,
bien que son environnement concurrentiel se caractérise par des taux d'intérêt nettement
plus bas, des volumes de prêts plus élevés et des marges de commissions nettement plus
faibles. Elle joue un rôle moteur dans l'économie marocaine et sa mission est de collecter
les dépôts et d'allouer des crédits à court, moyen et long terme aux entreprises, PMI et
PME pour financer leurs investissements. En conséquence, il a subi plusieurs réformes, ce
qui en fait aujourd'hui un système moderne adapté aux besoins de la société et des
entreprises. Ainsi, afin de s'adapter aux évolutions de l'environnement national et
international, le système financier marocain a connu de profondes réformes depuis le
début des années 1990 autour de multiples axes, notamment en modifiant les rapports
pour décentraliser le marché des capitaux, en maintenant les relations entre les différentes
composantes du système financier, la libéralisation des opérations financières et la
réforme du cadre réglementaire des marchés bancaires et financiers.
Dans ce cas, nous nous intéressons aux différentes stations avant et après l'indépendance
(1956), à savoir :
Une période de 1802 à 1912
Une période du protectorat de 1912 à 1956
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Une période postcoloniale de 1956 à nos jours
1) Avant le protectorat :
Cette phase a été caractérisée par la naissance des premières banques marocaines,
l'arrivée des banques étrangères.
a) La naissance des premières banques au Maroc:
Au Maroc, il n'y a pas eu de véritables relations bancaires jusqu'aux années 1800, et c'est
à cette date que la première banque au Maroc a été créée, grâce à l'initiative des
puissances étrangères qui ont colonisé le royaume. Par ailleurs, la première banque
marocaine voit le jour en 1802 sous le nom de « banque pariente ». Deux autres banques
sont créées en 1860 : la Banque Nahon et la Banque Salvador Hassan. Ces banques ont
leur siège à Tanger.
b) L’arrivée des banques étrangères au Maroc:
Ce n'est qu'à la fin du 19éme siècle, à partir de 1880, que les premières banques
étrangères s'installent au Maroc. L'entrée des banques étrangères au Maroc est favorisée
par deux facteurs : D'une part, la tradition d'ouverture et de commerce international du
pays. En revanche, le Maroc est surendetté auprès de ces grands créanciers (France,
Espagne et Royaume-Uni). L'ouverture du premier guichet bancaire au Maroc remonte à
la seconde moitié du 19éme siècle.
c) La création de la banque d’Etat du Maroc :
L'un des résultats de la conférence d'Algésiras tenue en 1906 a été la création de la
Banque d'État marocain avec son siège à Tanger.
2) Sous le protectorat :
Il s'agit d'une phase qui s'étend de 1912 à 1956, qui enchâsse l'intégration de l'économie
marocaine à celle de la métropole et qui enregistre le déferlement des banques françaises
sur le Maroc.
L’avènement du protectorat en 1912 va détourner le régime de la porte ouverte auquel
était soumis le Maroc au seul avantage de la puissance protectrice et assoir ainsi
définitivement la mainmise de la France sur la finance du royaume. Pour intégrer
l’économie marocaine à celle de la métropole, la France devait entreprendre toute une
série de mesures à caractère monétaire et financier.
La première action fut de répondre au contrôle de la Banque d'État du Maroc. Ainsi, en
1919, elle rachète des actions d'Allemagne, d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Angleterre.
La deuxième action était de mettre fin au pluralisme monétaire qui prévalait à l'époque
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(Rial hassani, Pesetas, francs algériens, francs français) et d'intégrer le Maroc dans la
zone franc.
Sur le plan de l’organisation de l’activité bancaire sous le protectorat, l’activité bancaire
n’était pas réglementée en tant que telle. Il a fallu attendre le 31 mars 1943 pour voir
apparaître la première législation régissant la profession, s’inspirant de la loi bancaire
française du 13 juin 1941, complété par des arrêtés en 1954 et en 1955. Ce qui a permis
d'avoir les premiers jalons de l'organisation et de la réglementation bancaire au Maroc.
Finalement, toutes les grandes banques françaises étaient représentées au Maroc par des
succursales entièrement surveillées et contrôlées par les sociétés-mères.
3) Après l’indépendance :
C’est une phase postcoloniale de 1956 à nos jours, où le Maroc indépendant
politiquement, s’emploie à recouvrer sa souveraineté financière en utilisant le secteur
bancaire comme instrument de politique monétaire pour la reconstruction de son
économie et son insertion dans le circuit de la mondialisation. Dans cette étape décisive, il
convient de souligner trois traits qui ont marqué, de manière significative, la configuration
du paysage bancaire et financier national :
De 1956 à 1966, caractérisé par la création de la Banque du Maroc, une
monnaie nationale et un certain nombre d'établissements bancaires et
financiers entièrement contrôlés par l'État.
De 1967 à 1985 caractérisé par l’organisation du secteur bancaire avec la
première loi bancaire sous l’indépendance et l’introduction de groupes
marocains dans le capital des banques existantes, grâce au dahir de
marocanisation, cette loi établissait une distinction nette entre les banques
commerciales (ou de dépôts, qui avaient pour objet d'effectuer des opérations
de crédit et recevoir des dépôts à vue) et les organismes financiers spécialisés
(OFS, qui étaient régis par des textes propres et concouraient au financement
de l'investissement et de secteurs particuliers).
En 1986 l’application du PAS et le lancement des grandes réformes bancaires
et financières.
En 1993, une nouvelle loi bancaire a introduit le concept de la banque
universelle qui annule la spécialisation établie entre les banques et les OFS. En
vertu de cette loi, les banques peuvent exercer et commercialiser l'ensemble des
produits et services bancaires.
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En 2014, plusieurs nouveautés :
Introduction de nouveaux acteurs et services financiers
Elargissement du périmètre de la supervision bancaire
Renforcement des règles relatives à la gouvernance bancaire
Nouveau dispositif de surveillance macro-prudentielle des risques systémiques
Renforcement du régime de traitement des difficultés bancaire
Renforcement de la protection de la clientèle
Mise en conformité de la loi bancaire avec d’autres textes législatifs
II. Les caractéristiques du secteur bancaire marocain :
Le secteur bancaire marocain achève trois politiques diversifiées appelées 3D utilisées
dans les années 80 et 90. "3D": Le décloisonnement, la désintermédiation, la
déréglementation sont les causes profondes du phénomène de mondialisation financière.
1) Le décloisonnement :
Il peut être défini comme la suppression de la séparation entre la banque dépositaire et la
banque de retrait, c'est-à-dire la séparation entre le compte à vue et le compte à terme. Il
en résulte une concentration et un repositionnement des acteurs traditionnels. Au niveau
international, en effet la suppression des contrôles des changes et la suppression des
mesures qui empêchent les banques de se mondialiser permettent aux capitaux de circuler
librement.
2) La désintermédiation :
Permettant aux banques d'obtenir un financement directement par émission de titres, et
non des dettes auprès par des acteurs institutionnels. elle est là du fait des changements de
comportement et de circuit de financement, conçu pour faciliter l'accès aux marchés
monétaire et financier pour répondre aux besoins de l’économie ou pour placer des
capitaux.
3) La déréglementation :
Peut-être défini comme la suppression de la réglementation et du contrôle sur les prix des
services bancaires pour faciliter la circulation de l'argent. Elle est d'abord apparue aux
États-Unis, puis s'est répandu dans le reste du monde.
Section 2 : Les établissements de crédit au Maroc :
I. définitions :
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Les établissements de crédit, les banques sont des entreprises privées légalement
dépendantes des codes monétaires et financiers. Les banques sont entre autres chargées de
la gestion des moyens de paiement et des dépôts, qui peuvent prendre différentes formes,
selon leur spécialisation et leur cœur de métier.
La mission principale d'une banque est de fournir à ses clients différents types de services
financiers : réception des dépôts, gestion des moyens de paiement, émission de crédits,
collecte de l'épargne. Cependant, en tant qu'entreprises privées, elles ont su diversifier
leurs activités afin de fidéliser leur clientèle dans un environnement hautement
concurrentiel. Ainsi, les banques peuvent désormais proposer divers services
complémentaires dans les domaines de l'assurance, de l'assistance ou encore des garanties.
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Selon article 1 de la loi N° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes
assimilés :
« Sont considérés comme établissements de crédit les personnes morales qui exercent
leur activité au Maroc, quels que soient le lieu de leur siège social, la nationalité des
apporteurs de leur capital social ou de leur dotation ou celle de leurs dirigeants et qui
effectuent, à titre de profession habituelle, une ou plusieurs des activités suivantes :
- la réception de fonds du public
- les opérations de crédit
- la mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement, ou leur
gestion. »
II. Les types des établissements de crédit au Maroc :
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Selon la loi N° 103.12 de 2014 relative aux établissements de crédit et organismes
assimilés, les établissements de crédit comprennent deux catégories :
1) Les établissements bancaires :
a) Les banques de dépôt classiques :
Elle représente 13 banques de dépôt, dont les cinq plus grandes banques privées, qui
représentent près des deux tiers de la collecte des dépôts bancaires, à savoir
ATTIJARIWAFA BANK, BMCE, SGMB,BMCI et CREDIT DU MAROC.
b) Le crédit populaire du Maroc (CPM) :
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Le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014) portant promulgation de la loi n°
103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés.
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Le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014) portant promulgation de la loi n°
103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés.
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Il se compose de la banque centrale populaire(BCP) et son réseau de banques populaires
régionales (BPR), un organisme public particulièrement concerné par la collecte de la
petite épargne et la distribution de crédits aux PME.
c) Les anciens organismes financiers spécialisés :
Il s'agit du Crédit Agricole du Maroc (CAM), du crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), et
de la Banque nationale pour le Développement Economique (BNDE). Ces organismes sont
créés par l’état en vue de s’occuper des missions spécifiques en matière de financement
des secteurs d’activité particuliers.
d) Autres banques dont la création répond à des besoins spécifiques :
Cette catégorie comprend :
BANK AL AMAL : Pour objet de financer les projets d'investissement
des marocains résidant à l'étranger.
MEDIAFINANCE : Jouer un rôle de premier plan dans la stimulation du
marché capital, qui est habilité à effectuer toutes ventes, escomptes et de
placement d'effets publics ou privés ou de valeurs mobilières. Elle peut aussi
Réaliser toutes activités de conseil dans le domaine de la gestion et de
l'ingénierie financière.
Le FONDS D’EQUIPEMENT COMMUNAL (FEC) : Dédié à la dotation des
collectivités territoriales, en leur accordant tous prêts ou avances pour la
réalisation des recherches et des travaux d’équipement.
CASABLANCA FINANCE MARKETS : Intervenir dans le processus de
réalisation de toutes les opérations bancaires, intervenant ainsi dans Marché
des titres de créances négociables.
2) Les sociétés de financement :
C’est le deuxième représentant des établissements de crédit au Maroc.
a) Les sociétés de crédit-bail :
Représentent une méthode d'investissement de financement spécial qui est responsable de
la location de biens d'équipement, d'équipements, d'outils, etc. Le preneur peut acquérir
l'intégralité du bien loué à une date fixée avec le propriétaire, ou restituer le bien, ou
renouveler le contrat à un coût généralement moindre.
b) Les sociétés de crédit à la consommation :
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Les établissements qui accordent des prêts à des personnes pour financer leurs achats des
biens de consommation durable ou des biens d’équipement (automobile, équipement de la
maison…).
c) Les sociétés d’affacturage :
Attijari Factoring, Maroc Factoring.
Engager à transférer des créances commerciales, soit en acquérant lesdites créances, soit
en se portant mandataire du créancier avec une garantie de bonne fin à un factor qui se
charge d’en opérer le recouvrement.
d) Les sociétés de cautionnement :
Composées de Dar Ad-Damane et la Caisse Marocaine des Marchés. Elles ont pour
réduire les frais de cautionnement des particuliers dans le cas d’un achat immobilier.
e) Les sociétés de gestion de moyens de paiement :
Divers club, Eurochèque,Interbank, Wafa monétique. Assurer les services de monétique.
f) La société de financement sur nantissement de marchandises :
Société Marocaine des Magasins Généraux. Elle gère des entrepôts qui reçoivent des
marchandises ou des denrées des industriels des agriculteurs et des commerçants.
g) Les sociétés de crédit immobilier
Attijari Immobilier, Wafa Immobilier.
Spécialisée dans le financement des activités immobilières. Ces sociétés peuvent
notamment se retourner contre l'emprunteur en échange du financement par lui d'une
garantie de remboursement du type hypothèque.
III. Les activités des établissements de crédit :
1) La réception de fonds du public :
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« Sont considérés comme fonds reçus du public les fonds qu’une personne recueille de
tiers sous forme de dépôt ou autrement, avec le droit d’en disposer pour son propre
compte, à charge pour elle de les restituer.
Sont assimilés aux fonds reçus du public :
les fonds déposés en compte à vue, avec ou sans préavis, même si le solde du
compte peut devenir débiteur.
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L’article 2 de la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés,
promulgué par le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014).
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les fonds déposés avec un terme ou devant être restitués après un préavis
les fonds versés par un déposant avec stipulation d’une affectation spéciale, si
l’établissement qui a reçu le dépôt ne le conserve pas en l’état, à l’exception des
fonds versés auprès des sociétés légalement habilitées à constituer et gérer un
portefeuille de valeurs mobilières.
les fonds dont la réception donne lieu à la délivrance, par le dépositaire, d’un
bon de caisse ou de tout billet portant intérêt ou non.
Toutefois, ne sont pas considérés comme fonds reçus du public :
les sommes laissées en compte, dans une société, par les associés en nom, les
commanditaires et les commandités, les associés, les gérants, les
administrateurs, les membres du directoire ou du conseil de surveillance et les
actionnaires, détenant 5 % au moins du capital social.
les dépôts du personnel d’une entreprise lorsqu’ils ne dépassent pas 10 % de
ses capitaux propres.
les fonds provenant de concours d’établissements de crédit et des organismes
assimilés visés.
les fonds inscrits dans les comptes de paiement. »
2) les opérations de crédit :
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« Constitue une opération de crédit tout acte, à titre onéreux, par lequel une personne :
met ou s’oblige à mettre des fonds à la disposition d’une autre personne, à
charge pour celle–ci de les rembourser
ou prend, dans l’intérêt d’une autre personne, un engagement par signature
sous forme d’aval, de cautionnement ou de toute autre garantie.
Sont assimilées à des opérations de crédit :
les opérations de crédit–bail et de location avec option d’achat et assimilées
les opérations d’affacturage
les opérations de vente à réméré d’effets et de valeurs mobilières et les
opérations de pension telles que prévues par la législation en vigueur. »
a) Les opérations de crédit-bail et de location avec option d’achat :
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L’article 3 de la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés,
promulgué par le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014).
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6« les opérations de location de biens meubles qui, quelle que soit leur
qualification, donnent au locataire la possibilité d’acquérir à une date fixée
avec le propriétaire, tout ou partie des biens pris en location, moyennant un
prix convenu tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à
titre de loyers.
les opérations par lesquelles une entreprise donne en location-des biens
immeubles, achetés par elle ou construits pour son compte, lorsque ces
opérations, quelle que soit leur qualification, permettent au locataire de
devenir propriétaire de tout ou partie des biens pris en location, au plus tard à
l’expiration du bail.
les opérations de location de fonds de commerce ou de l’un de ses éléments
incorporels qui, quelle que soit leur qualification, donnent au locataire la
possibilité d’acquérir, à une date fixée avec le propriétaire, le fonds de
commerce ou l’un de ses éléments incorporels, moyennant un prix convenu
tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers,
à l’exclusion de toute opération de cession bail, à l’ancien propriétaire, dudit
fonds ou de l’un de ses éléments.
La cession bail est l’acte par lequel une entreprise utilisatrice vend un bien à une personne
qui le lui donne aussitôt en crédit-bail. »
b) Les opérations d’affacturage :
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« L’affacturage, est la convention par laquelle un établissement de crédit s’engage à
recouvrer et à mobiliser des créances commerciales, soit en acquérant lesdites créances,
soit en se portant mandataire du créancier avec, dans ce dernier cas, une garantie de
bonne fin. »
3) Les moyens de paiement :
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« Sont considérés comme moyens de paiement, tous les instruments qui, quel que soit le
support ou le procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer des
fonds.
Constitue également un moyen de paiement la monnaie électronique, définie comme étant
toute valeur monétaire représentant une créance sur l’émetteur, qui est :
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L’article 4 de la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés,
promulgué par le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014).
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L’article 5 de la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés,
promulgué par le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014).
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L’article 6 de la loi n° 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés,
promulgué par le dahir n° 1-14-193 du 1er rabii 1 1436 (24 décembre 2014).
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stockée sur un support électronique
émise en contre partie de la remise de fonds d’un montant dont la valeur n’est
pas inférieure à la valeur monétaire.
acceptée comme moyen de paiement par des tiers autres que l’émetteur de la
monnaie électronique. »
Conclusion :
Aujourd'hui, le secteur bancaire est un pôle de financement puissant, caractérisé par
diverses réformes qui en ont fait un système moderne adapté aux besoins de la société et
des entreprises. Il n'y a pas si longtemps, les activités bancaires s'exerçaient dans un
environnement stable et particulièrement protégé dans le cadre d'un environnement
réglementaire incomplet voire dépassé. Cependant, le secteur bancaire a subi de profonds
changements ces dernières années en raison de la mondialisation, de la révolution
technologique et de la déréglementation, et pourrait connaître d'autres changements dans
les années à venir. Ces transformations que le secteur bancaire marocain a subies
renforcent l'économie nationale qui a subi des changements spectaculaires dus aux
nouvelles techniques de marketing.
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