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Arithmétique et Congruence en Z

Ce document présente les notions d'arithmétique dans les entiers relatifs Z. Il aborde la division euclidienne, les congruences modulo n, les classes d'équivalence et résoud des équations dans ces structures. Des exemples et exercices sont donnés pour illustrer ces concepts.

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Arithmétique et Congruence en Z

Ce document présente les notions d'arithmétique dans les entiers relatifs Z. Il aborde la division euclidienne, les congruences modulo n, les classes d'équivalence et résoud des équations dans ces structures. Des exemples et exercices sont donnés pour illustrer ces concepts.

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Arithmétique dans Z

I. Première partie : « révision »

- Division Euclidienne :
Indication de la preuve
𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑟
(∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℤ × ℤ∗ )(∋ ! (𝑞, 𝑟) ∈ ℤ × ℕ) : {
0 ≤ 𝑟 < |𝑏 |

Remarques :

Le reste de la division euclidienne est unique et 0 ≤ 𝑟 ≤ 𝑏 − 1


-
-
La condition sur le reste est importante
Exemple : 701 = 35 x 20 + 1 et 701 = 35 x 18 + 71. Or par définition 1 est le reste de la
division euclidienne de 701 par 35

Exemples :

1° Soit n un entier naturel et a et b des entiers naturels tel que :


- q est le reste de la division euclidienne de n par a
- q’ est le reste de la division euclidienne de q par b

Montrer que q’ est le reste de la division euclidienne de n par ab

2° a)- on sait que le reste de la division euclidienne de a par 12 est 7. Déterminer le reste de la
division euclidienne de a par 3
b)- on sait que le reste de la division de b par 7 est 4 . Déterminer les restes possibles de la
division euclidienne de b par 14
c)- Mq : n2 (n2-1) divisible par 12 pour toute n entier naturel
d)- soit n un nombre naturel non nul. Déterminer selon les valeurs de n le reste de la
division de a = 8513𝑛 + 8512𝑛 + 851𝑛 + 2 par 7

NB : la division euclidienne n’est pas très utilisée au examen. Pourtant il est nécessaire de
souligner l’importance de celle-ci dans d’autres notions :
 les systèmes de numération
 les classes d’équivalence
 les groupes cycliques (sup)

II. La congruence modulo n avec 𝑛 𝜖 ℕ∗

- Définition :
Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 et 𝑛 ∈ ℕ
𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] ⟺ 𝑛 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 (𝑎 − 𝑏)
⟺ (∃𝑘 ∈ ℤ)𝑎 = 𝑛𝑘 + 𝑏
Propriété importante: soit (𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑) ∈ ℤ4 et soit (𝑛, 𝑚) ∈ ℕ2

𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ]
1- { ⟹ 𝑎 ≡ 𝑐 [𝑛 ]
𝑏 ≡ 𝑐 [𝑛 ]
Arithmétique dans Z

2- 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] ⟹ 𝑎 + 𝑐 ≡ 𝑏 + 𝑐 [𝑛]

𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ]
3- { ⟹ 𝑎 + 𝑐 ≡ 𝑏 + 𝑑 [𝑛 ] (compatibilité avec l’addition)
𝑐 ≡ 𝑑 [𝑛 ]

𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ]
4- { ⟹ 𝑎𝑐 ≡ 𝑏𝑑 [𝑛] (compatibilité avec la multiplication)
𝑐 ≡ 𝑑 [𝑛 ]

5- 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] ⟹ 𝑎𝑚 ≡ 𝑏𝑚 [𝑛] (cas particulier de 3)


Preuves

Remarques importantes : L’utilité de ces


- Soit nℕ n divise A  𝐴 ≡ 0 [𝑛] propriétés est
d’assurer des
Applications : passages dans des
preuves et des
- Déterminer le reste de la division euclidienne de (24845)4644 par 7 exercices
- Soit nℕ, Déterminer le reste de la division euclidienne de 3n par 7
- Montrez que : 9 divise a = 22n-1 + 3n + 4 (∀𝑛 ∈ ℕ)
- Montrez que : 5 divise b = n (n4-1) (∀𝑛 ∈ ℕ)
- Montrez que : 2 divise b = n (n4-1) (∀𝑛 ∈ ℕ)
- Montrez que : (∀𝑝 ∈ ℕ) (∀𝑛 ∈ ℕ) np et np+4 ont le même nombre d’unité

La notion de congruence est très intéressante, j’ai présenté quelques exemples


d’applications simples de la notion. Sinon celle-ci est utilisée dans les suites, les sommes et
les équations …….

Exercice 1 :
On considère (Un) 𝑛 ∈ ℕ la suite définie par :
𝑈0 = 14
{
𝑈𝑛+1 = 5𝑈𝑛 − 6

1- Mq : (∀𝑛 ∈ ℕ) 𝑈𝑛 ∈ ℕ Important :
2- Mq : (∀𝑛 ∈ ℕ) 𝑈𝑛+2 ≡ 𝑈𝑛 [4] Le plus important
3- Mq : (∀𝑛 ∈ ℕ) 2𝑈𝑛 ≡ 28 [100] c’est la qualité
4- Est – ce que : (∀𝑛 ∈ ℕ) 𝑈𝑛 ≡ 14 [100] des exercices.
Toujours
Exercice 2 : diversifiez vos
- Soit 𝑛 𝜖 ℕ∗ : exos et cherchez
On pose : 𝑆𝑛 = ∑𝑛1 𝑘 3 les nouvelles
1- Calculez 𝑆𝑛 ∧ 𝑆𝑛+1 notions, astuces
2- Calculez 𝑆𝑛 ∧ 𝑆𝑛+1 ∧ 𝑆𝑛+2 et techniques

Exercice 3 :
Mq : 𝑙𝑜𝑔10 (2) ∉ ℚ
Arithmétique dans Z

III. Les classes d’équivalence :


Soit 𝑛 ∈ ℕ
L’ensemble des entiers relatifs ayant le même reste r de la division euclidienne par n
est noté r est appelé : Classe d’équivalence

Exemple : dans la congruence modulo 5 : 0 = {5𝑘 /𝑘 ∈ ℤ}

On note l’ensemble des classes d’équivalence par ℤ/𝑛ℤ ( l’ensemble quotient )


ℤ/𝑛ℤ = {0; 1; … ; 𝑛 − 1}
Propriétés :
- 𝑟 = {𝑎 ∈ ℤ/ 𝑎 ≡ 𝑟 [𝑛]}
- 𝑎̅ + 𝑏̅ = ̅̅̅̅̅̅̅
𝑎+𝑏
- 𝑎̅ × 𝑏̅ = ̅̅̅̅̅̅̅
𝑎×𝑏
- 𝑎̅ = 𝑏̅ ⟺ 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] ( cette relation est très importante )
- ( ∀𝑎 ∈ ℤ ∃! 𝑟 ∈ 0,1, … , 𝑛 − 1}) 𝑎̅ = 𝑟̅
)( {
Preuves
Remarque importante :
- (ℤ/𝑛ℤ, +,×)𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑔𝑟𝑒 ⇔ 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 (chapitre structure algébrique) Preuve
Exercice à chercher :
Comment utiliser cette remarque ??? Mq : Partition d’un ensemble :
Exemple : (ℤ/𝑛ℤ, +,×)𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑟𝑝 ssi
n est premier
- 5 est premier 𝐴𝑖 ⊂ 𝐸 1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛
Donc dans ℤ/5ℤ : 𝑎̅ × 𝑏̅ = 0̅ ⟹ 𝑎̅ = 0̅ 𝑜𝑢 𝑏̅ = 0̅ 𝐴𝑖 /𝑖 ∈ ⟦1, 𝑛⟧ forme une partition
de E ssi :
Sinon dans le cas où n n’est pas premier !!!!!!! cette implication
est fausse. Il existe d’autres méthodes pour cela. ∀(𝑖, 𝑗) ∈ ℤ2 𝐴𝑖 ∩ 𝐴𝑗 = ∅
{
Exemple : dans ℤ/6ℤ on a 4̅ ≠ 0̅ 𝑜𝑢 3̅ ≠ 0̅ 𝑚𝑎𝑖𝑠 4̅ × 3̅ = 0̅ ⋃𝑛1 𝐴𝑖 = 𝐸

Les classes d’équivalence peuvent paraitre compliquées mais cette notion peut
simplement être simplifiée par passage à la congruence . La seule difficulté est de bien
maîtriser les équations et systèmes du genre :

̅̅̅̅𝑥 2 − 8̅𝑥 − 5̅ = 0̅ ( dans un anneau intègre ou non)


a) 16
2̅𝑥 + 6̅𝑦 = 4̅
b) {
𝑥 − 3̅𝑦 = 3̅
3̅𝑥 + 2̅𝑦 = 4̅
c) {
2̅𝑥 − 4̅𝑥 = 3̅

Je veux maintenant détailler les différentes méthodes pour résoudre ces équations   :
- On resoud a) dans ℤ/71ℤ
̅̅̅̅𝑥 2 − 8̅𝑥 − 5̅ = 0̅ ⇔ (4̅𝑥 − 1̅)2 − 6̅ = 0̅
16
⟺ (4̅𝑥 − 1̅)2 − (19̅̅̅̅)2 = 0̅
⟺ (4̅𝑥 − ̅20
̅̅̅) × (4̅𝑥 + ̅18
̅̅̅) = 0̅
⟺ 4̅𝑥 − 20
̅̅̅̅ = 0̅ 𝑜𝑢 4̅𝑥 = −18 ̅̅̅̅ = 124
̅̅̅̅̅
̅ ̅
⟺ 4(𝑥 − 5) = 0 𝑜𝑢 4(𝑥 − 31) = 0̅
̅ ̅ ̅̅̅̅
Comme 71 est premier
Arithmétique dans Z

Alors :
̅̅̅𝑥 2 − 8̅𝑥 − 5̅ = 0̅ ⇔ 𝑥 = 5̅ 𝑜𝑢 𝑥 = ̅31
̅16 ̅̅̅
𝒮 = {5̅ ,31
̅̅̅̅}
- On résoud (𝐸 ): 𝑥 2 − 3̅𝑥 + 2̅ = 0̅ dans ℤ/15ℤ
𝑥 2 − 3̅𝑥 + 2̅ = 0̅ ⟺ (𝑥 − 1̅) × (𝑥 − 2̅) = 0̅
À ce stade là , on remarque que 15 n’est pas premier (15= 5x3) donc il faut dire :
(𝑥 − 1̅) = 0̅ 𝑜𝑢 (𝑥 − 2̅) = 0̅
On cherche alors tous les multiples de 3 et de 5 et inférieurs strictement à 15 :

Mult(3)={3,6,9, 12} On s’intéresse aux multiples inférieurs à 15


Mult(5)={5, 10} car x∈ {0,1, … , 14}
Et on écrit :

𝑥 2 − 3̅𝑥 + 2̅ = 0̅ ⟺ (𝑥 − 1̅) = 0̅ 𝑜𝑢 (𝑥 − 2̅) = 0̅ 𝑜𝑢


̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅̅̅̅ ̅ ̅
{𝑥 − 1 = 5 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 3̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 5 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 6̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 5 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 9̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 1 = 12 ̅ 𝑜𝑢 { 𝑥 − 1 = 5
𝑥 − 2̅ = 3̅ ̅
𝑥−2=5 𝑥 − 2̅ = 6̅ 𝑥−2 =5̅ 𝑥 − 2̅ = 9̅ 𝑥−2=5̅ 𝑥−2=5̅ 𝑥 − 2̅ = 12
̅̅̅̅
𝑥 − ̅ = 3̅
1 𝑥 − ̅ = ̅10
1 ̅̅̅ 𝑥 − ̅ = ̅10
1 ̅̅̅ 𝑥 − ̅ = 6̅
1 𝑥 − ̅ = 9̅
1 𝑥 − ̅ = ̅10
1 ̅̅̅ 𝑥 − 1̅ = ̅12
̅̅̅
𝑜𝑢 { 𝑜𝑢 { 𝑜𝑢 { 𝑜𝑢 { ̅̅̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 2̅ = ̅10
̅̅̅ 𝑜𝑢 { 𝑥 − 2̅ = 9̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 2̅ = ̅10
𝑥 − 2̅ = ̅̅̅̅
10 𝑥 − 2̅ = 3̅ 𝑥 − 2̅ = 6̅ 𝑥 − 2̅ = ̅10 ̅̅̅
𝑥 − ̅ = 10
1 ̅̅̅̅
𝑜𝑢 {
𝑥 − 2̅ = 12
̅̅̅̅
̅ ̅ ̅ ̅̅̅̅
⟺ (𝑥 − 1̅) = 0̅ 𝑜𝑢 (𝑥 − 2̅) = 0̅ 𝑜𝑢 {𝑥 − 1̅ = 6̅ ou{𝑥 − 1̅ = 10
𝑥−2= 5 𝑥 − 2 = 9̅
⟺ 𝑥 = 1̅ 𝑜𝑢 𝑥 = 2̅ 𝑜𝑢 𝑥 = 7̅𝑜𝑢 𝑥 = ̅11 ̅̅̅

Donc 𝒮 = {1̅ ,2̅, 7̅, 11


̅̅̅}

Comment résoudre un système ?


De la même manière on résoud le système, d’abord on élimine un inconnu en utilisant des
quotients bien choisis puis on résoud l’équation résultante on revient à l’une des équations
du système on déduit alors les couples .
Un exemple rédigé

Application

Exercice n°1 :
1- Résoudre dans ℤ/8ℤ
2̅𝑥 + 6̅𝑦 = 4̅
{
𝑥 − 3̅𝑦 = 3̅
2- Trouver tous les couples (a,b) de ℤ2 tel que les deux nombres 2a-6b+4 et a-3b soient
divisibles par 8 à la fois. Quelle est le reste de la division euclidienne de a+b par 8 ?
3- Déduire une condition suffisante et nécessaire pour que a et b soient impairs.
Exercice 2 :
1- Discuter selon les valeur de a dans ℤ/91ℤ les solutions de l’équation : a.x = ̅0
2- Résoudre dans ℤ/91ℤ l’équation 𝑥 2 − 2̅𝑥 − 3̅ = 0̅
Exercice 3 :
Soit 𝑛 ∈ ℕ
On considère l’ensemble 𝒮𝑛 = {𝑥 ∈ℤ/𝑛ℤ /𝑥 2 + 1̅ = 0̅}
1- a) Mq : (∀𝑛 ∈ ℕ) 0̅ 𝑒𝑡 1̅ 𝑒𝑡 ̅̅̅̅
−1 ne font pas partie de 𝒮𝑛
b) Mq : si 𝑥 ∈ 𝒮𝑛 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝒮𝑛 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 (𝑥 − 𝑦) × (𝑥 + 𝑦) = 0̅
Arithmétique dans Z

c) Mq : si 𝑥 ∈ 𝒮𝑛 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 − 𝑥 ∈ 𝒮𝑛
d) Mq : si n est premier alors 𝒮𝑛 est vide ou admet deux éléments différents
2- Résoudre : 𝑥 2 + 1̅ = 0̅ dans les deux cas suivants :
a- n=5
b- n=6
c- n=7
Exercice 4 : Le nombre de Fermat
Soit 𝑛 ∈ ℕ
𝑛
On pose 𝐹𝑛 = 22 + 1
1- Mq : (∀𝑛 ∈ ℕ∗ ∖ {1}) : 𝐹𝑛 ≡ 7 [10]
2- Mq : 2𝐹𝑛 ≡ 2 [𝐹𝑛 ]

Ce type d’exercice est relativement difficile. Il vous aidera à mieux résonner et s’ouvrir sur
des astuces et des raisonnements intéressants.

IV. PGCD(Plus Grand Commun Diviseur ) /PPCM(Plus Petit Commun Multiple)

- Propriétés PGCD :

1- 𝑎 ∧ 𝑏 = |𝑎| ∧ |𝑏|
2- 𝑎/𝑏 ⟹ 𝑎 ∧ 𝑏 = |𝑎| (importante)
3- {
𝑘/𝑎
𝑘/𝑏
⟹ 𝑘/𝑎 ∧ 𝑏.
4- 𝑘𝑎 ∧ 𝑘𝑏 = |𝑘|(𝑎 ∧ 𝑏)
(très importante) !!!!
5- 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑑 ⇒ (∃(𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 ) 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑 ( importante)

__________________ Outil arithmétique _________________________________________

Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑞 ) ∈ ℤ4
𝑠𝑖 𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑐 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑏 ∧ 𝑐 Preuve
___________________________________________________________________________

- Vous avez le droit d’utiliser cet outil directement et sans démonstration


Exemple d’utilisation :

- Simplifie la recherche d’un pgcd , mais il est nécessaire de savoir comment rédiger cet
outil.
Exemple : Chercher : (2 𝑛2 + 4𝑛 + 1) ∧ (𝑛 + 2)
Réponse :
On a :
(2 𝑛2 + 4𝑛 + 1) (𝑛 + 2) donc (2 𝑛2 + 4𝑛 + 1) ∧ (𝑛 + 2) = (𝑛 + 2) ∧ 1
=1
1 2𝑛
Arithmétique dans Z

Cet outil arithmétique est le même utilisé dans une notion précédente : l’algorithme d’Euclide

Rappelons l’algorithme d’ Euclide : `

- Le PGCD de deux entiers relatifs a et b est le dernier reste non nul dans les divisions
successives de a par b

l’algorithme d’Euclide a deux intérêt : C’est l’idée de


1- Déterminer le PGCD de deux nombres l’outil
2- Déterminer une solution particulière de l’équation de type ax+b=0 arithmétique

Exemple :
1- En utilisant l’algorithme d’Euclide déterminer 137 ∧ 726
2- Déterminer les couples (𝑥0 , 𝑦0 ) de ℤ2 tel que 726 𝑥0 + 137 𝑦0 = 1
Réponse :
Indication : les deux questions figurent généralement dans les exercices qui font appel
à des équations diophantiennes. Vu que plusieurs trouvent des difficultés pour s’adapter à la
première méthode de résolution ,je vous présente une que je trouve la plus facile 

726 = 5 × 137 + 41 donc 41 = 726 − 5 × 137


137 = 3 × 41 + 14 donc 14 = 137 − 3 × 41
41 = 2 × 14 + 13 donc 13 = 41 − 2 × 14
14 = 13 × 1 + 1 donc 1 = 14 − 13 × 1

Le PGCD est le dernier reste non nul donc 137 ∧ 726 = 1

On va utiliser l’écriture à droite pour déterminer (𝑥0 , 𝑦0 )


𝑂𝑛 𝑎 1 = 14 − 13 × 1 = 14 − (41 − 2 × 14) × 1
= 3 × 14 − 41
= 3 × (137 − 3 × 41) − 41
= 3 × 137 − 10 × 41
= 3 × 137 − 10 × (726 − 5 × 137)
= 53 × 137 − 10 × 726
Donc. 53 × 137 − 10 × 726 = 1
D’où (𝑥0 , 𝑦0 ) = (−10, 53)

___________________________Entiers premiers entre eux __________________________


Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑢𝑥 ⟺ 𝑎 ∧ 𝑏 = 1
___________________________________________________________________________

Exemple :
- 137 et 726 sont premiers entre eux
- (∀𝑛 ∈ ℕ) : 𝑛 ∧ (𝑛 + 1)

Montrez que : (∀𝑛 ∈ ℕ) : 21𝑛 + 4 ∧ 2𝑛 + 1 = 1


Arithmétique dans Z

- Propriétés de PPMC :

1- 𝑎 ∨ 𝑏 = |𝑎| ∨ |𝑏|
2- (𝑎 ∧ 𝑏) × (𝑎 ∨ 𝑏) = |𝑎𝑏|
3- 𝑎/𝑏 ⟺ 𝑎 ∨ 𝑏 = |𝑏|
𝑎/𝑚
4- { ⇔ 𝑎 ∨ 𝑏/𝑚
𝑏/𝑚
5- 𝑘𝑎 ∨ 𝑘𝑏 = |𝑘| × (𝑎 ∨ 𝑏)

V. Les nombres premiers :

Définition :
𝑝 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 ⇔ 𝐷𝑝 = {±1, ±𝑝}

- On note ℙ l’ensemble des nombres premiers positifs


- Si p est un nombre premier alors -p est aussi premier
- Tous les nombres premiers sont impairs sauf 2
- Par définition : 1 n’est pas premier

Définition : Diviseur propre


Soit 𝑎 ∈ ℤ
𝑑/𝑎
d diviseur propre de a ⇔ {𝑑 ≠ ±1
𝑑 ≠ ±𝑝

- On peut dire qu’un nombre premier est un nombre qui n’admet aucun diviseur propre
- On peut aussi dire qu’un nombre premier admet exactement 4 diviseurs distincts 2 à 2

Liste des nombres premiers à apprendre :


2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, 61, 67, 71, 73, 79, 83, 89, et 97.

Théorème 1 :
Soit 𝑎 ∈ ℤ∗ ∖ {1, −1} 𝑒𝑡 𝑎 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟
Le plus petit diviseur propre positif de a est un nombre premier

- Tout entier relatif (≠ ±1) admet un diviseur premier

Théorème 2 :
Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 2 non premier.
𝑝/𝑛
∃𝑝 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑞: { 2
𝑝 ≤𝑛

Preuve
L’ utilité de ce théorème est de déterminer si un nombre est premier ou non.
Arithmétique dans Z

- si un nombre est premier alors il n’est pas divisible par aucun premier positif inférieur
à sa racine.
Exemple :
 Mq : 137 est premier Comme la calculatrice
√137 ≈ 11, … n’est pas autorisé,
- les nombres positifs sont : 2,3,5,7 et 11 essayer d’encadrer le
- Aucun de ces nombres ne divise 137 nombre entre deux
Donc 37 est premier carrés connus
 Mq : 147 n’est pas premier 121<137<144
Il est préférable de ne pas suivre les même étapes mais
remarquer le diviseur
On écrit donc : 3/147 donc 147 n’est pas premier
( la détermination de ce diviseur s’il existe serait facile avec les critères de divisibilité )

Remarques:
- Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ ∖ {1}
𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 ⇔ 𝑛 𝑛′ 𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 ⟦2, √𝑛⟧
- L’ensemble des nombres premiers positifs est infinie (démonstration  )

Propriétés des nombres premiers

- (∀(𝑝, 𝑞 ) ∈ ℙ2 ) 𝑝 ≠ 𝑞 ⟹ 𝑝 ∧ 𝑞 = 1

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2

𝑝/𝑎 × 𝑏 ⟹ 𝑝/𝑎 𝑜𝑢 𝑝/𝑏

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ

𝑝/ ∏𝑛𝑖=1 𝑎𝑖 ⟹ (∃𝑖0 ∈ ⟦1; 𝑛⟧): 𝑝/𝑎𝑖0

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑞𝑖 ∈ ℙ / 𝑖 ∈ ⟦1; 𝑛⟧

𝑝/ ∏𝑛𝑖=1 𝑞𝑖 ⟹ (∃𝑖0 ∈ ⟦1; 𝑛⟧): 𝑝 = 𝑞𝑖0

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑎 ∈ ℤ
𝑝 ∧ 𝑎 = 𝑝, 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎
{
𝑝 ∧ 𝑎 = 1, 𝑝 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ∗
𝑝/𝑎𝑛 ⟹ 𝑝/𝑎

Remarque :

𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎𝑏
{ ⟹ 𝑝/𝑏
𝑝 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎
Arithmétique dans Z

Applications :

Exercice n°1 :
- Ces démonstrations sont très utiles aux exercices vous pouvez assurer ces passages en
les démontrant à chaque fois
- 𝑎 ∧ 𝑏 ⟹ (𝑎2 + 𝑏2 ) ∧ 𝑎𝑏 = 1
- (𝑎2 + 𝑏2 ) ∧ 𝑎𝑏 = (𝑎 ∧ 𝑏)2 Exercice à chercher :
- (𝑎𝑛 ∧ 𝑏𝑛 ) = (𝑎 ∧ 𝑏)𝑛 𝑎𝑛 − 1 ∧ 𝑎𝑚 − 1 = 𝑎𝑛∧𝑚 − 1
- 𝑎𝑛 /𝑏𝑛 ⟹ 𝑎/𝑏
- 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ (𝑎 + 𝑏 ) ∧ 𝑎 = 1
- (𝑎 ∧ 𝑏 ) = 1 ⟺ (𝑎 𝑛 + 𝑏 𝑛 ) ∧ (𝑎 𝑛 𝑏 𝑛 ) = 1
- 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟹ 𝑎 ∧ (𝑏𝑐 ) = 𝑎 ∧ 𝑐
Exercice 2 :

Notion : décomposition en facteur premier :

Tout entier naturel 𝑁 ≥ 2 s’écrit d’une manière unique sous la forme :


𝑁 = 𝑝1 𝑎1 𝑝2 𝑎2 … 𝑝𝑘 𝑎𝑘 (*)
Où 𝑝1 , 𝑝2 , … , 𝑝𝑘 sont des nombres premiers et 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑘 des entiers naturels
L’écriture (*) est dite la décomposition primaire de l’entier N

- Soient a et b entiers naturels premiers entre eux tels que leur produit ab est un carré
parfait . Montrer que a et b sont des carrés parfaits
- Déduction : existe-t-il un entier relatif x vérifiant : 𝑥 + 𝑥 3 = 21998 ?
- Soit N un entier naturel qui une puissance 2019-ème et une puissance 2021-ème.
Montrer qu’il existe un entier naturel n tel que :
𝑁 = 𝑛4080399
Remarquez que : 4080399= 2019 x 2021

Exercice 3 :

Soit 𝑛 ∈ ℕ∗
- On pose 𝐴𝑛 = 𝑛4 − 𝑛2 + 16 𝑒𝑡 𝐵𝑛 = 24𝑛+2 + 1
Montrez que 𝐴𝑛 𝑒𝑡 𝐵𝑛 ne sont pas premiers
- Montrez que si 𝑛 𝑒𝑡 (𝑛2 + 8) sont premiers alors 𝑛3 + 4 est aussi premier
- Soit 𝑝 ≥ 2
Montrez que si p et p+2 sont premiers alors 𝑝 ≡ −1 [6]

Exercice 4 :

- Soit 𝑛 ∈ ℕ∗
1- Montrez que : (∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 ): 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⇔ 𝑎 ∧ 𝑏𝑛 = 1 ( utilisez Gauss)
2- Soit p un premier positif
- Montrez que si p/d alors il existe un d’ et m de ℤ tel que 𝑑 = 𝑝𝑚 𝑑′ avec 𝑝 ∧ 𝑑 ′ = 1
- Montrez que :
(∀𝑑 ∈ ℕ∗ ∖ {1}) [𝑑/𝑝𝑛 ⟺ ∃𝑘 ∈ {1,2, … , 𝑛} 𝑑 = 𝑝𝑘 ]
Exercice 5 :
Arithmétique dans Z

Déterminez tous les entiers naturels n tels que


√1 + 5𝑛 + 6𝑛 + 11𝑛 ∈ ℕ

Exercice 6 :
- Mq que le produit de n entiers naturels successifs est toujours divisible par 1 et 2 et 3
….. et n de ℕ∗
- 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑋 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑘 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑠 𝑠𝑢𝑐𝑐é𝑠𝑠𝑖𝑓𝑠 ∶
𝑂𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑋 = 𝑚(𝑚 + 1)(𝑚 + 2) … (𝑚 + 𝑘 − 1) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑚 𝑑𝑒 ℕ∗
𝑀𝑞 ∶ 𝑋 𝑘 ≡ 0 [𝑘!]

(11×12×13×14×15×16×17)7
- 𝑀𝑞: ∈ℕ
1×2×3×4×5×6×7

Exercice 7 :

Soit p un premier .
1) a) on suppose que 𝑝 ≥ 5
Montrer que 𝑝2 ≡ 1 [3] 𝑒𝑡 2𝑝 ≡ 2 [3] 𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑑é𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑝2 + 2𝑝 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟
b) montrer que si 𝑝2 + 2𝑝 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑝 = 3
c) montrer que si 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 2𝑃 + 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑝 = 3
2) a) Vérifier que pour tout x de ℕ∗
(2𝑥 2 + 𝑥)2 < 4 (1 + 𝑥 + 𝑥 2 + 𝑥 3 + 𝑥 4 ) < (2𝑥 3 + 𝑥 + 2)2
b) Montrer que si l’ensemble des diviseurs entiers naturels de p4 sont des carrés
parfaits alors p=3

Exercice 8 :

Soit 𝑛 ∈ ℕ, On pose 𝑑𝑛 = (𝑛4 + 1) ∧ (𝑛 + 1)


1- Mq 𝑑𝑛 = (𝑛 + 1) ∧ 2
2- Quelles sont les valeurs possibles de 𝑑𝑛
3- On pose :
𝑛4 + 1
𝐴𝑛 =
𝑛+1
a. Déterminer les valeurs de n tel que 𝐴𝑛 ∈ ℕ
b. Déterminer les valeurs de n tel que 𝐴𝑛 ne soit pas simplifiable
c. Mq 𝐴𝑛 est un nombre décimal s’il existe a et b de ℕ tel que : 𝑛 = 2𝑎 × 5𝑏 − 1

Exercice 9 :    (Saint Pétersbourg 1997)

Soient x, y et z des entiers strictement positifs tels que 2𝑥 𝑥 + 𝑦 𝑦 = 3 𝑧 2 . Montrer que


𝑥=𝑦=𝑧

Exercice 10 :

Décomposer l’entier 1001001001 en facteur premier


Arithmétique dans Z

VI. Les grands théorèmes

Cette partie est la plus importante au programme . Essayez de bien l'assimiler en classe,
faites beaucoup d’exercices concernant les différentes applications et utilisations.

A. Théorème de Bézout :

Énoncé :
Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ (∃(𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 ) 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 + 1
Preuve
Il existe 3 conséquences de ce théorème dites : Conséquences de Bézout

Conséquence n°1 :

Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
𝑎 = 𝑎′ 𝑑
′ ′) 2)
𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑑 ⟺ (∃(𝑎 , 𝑏 ∈ ℤ : { 𝑏 = 𝑏′ 𝑑
𝑎′ ∧ 𝑏′ = 1

Conséquence n°2 :

Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3
{𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ 𝑎 ∧ 𝑏𝑐 = 1
𝑎∧𝑐 =1

Conséquence n°3:

Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ 𝑎𝑚 ∧ 𝑏𝑛 = 1 (∀(𝑚, 𝑛) ∈ ℕ2 )

Preuves

Remarque :
- Bézout est une équivalence tous ses conséquences sont énoncées en équivalence .
Arithmétique dans Z

B. Théorème de Fermat :

Énoncé :
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
𝑠𝑖 𝑝 ∧ 𝑛 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑛𝑝−1 ≡ 1 [𝑝] Preuve

Conséquence 1 :

𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓


𝑠𝑖 𝑝 ∧ 𝑛 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑛 𝑝 ≡ 𝑛 [𝑝 ] Preuve

A. Théorème de Gauss :

Énoncé :

Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3

𝑎/𝑏𝑐
{ ⟹ 𝑎/𝑐
𝑎∧𝑏 =1
Preuve

Conséquence 1 :

Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3

𝑎/𝑐
𝑠𝑖 { 𝑏/𝑐 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎𝑏/𝑐
𝑎∧𝑏 = 1

Conséquence 2 :

Soit (𝑎, 𝑥, 𝑦) ∈ ℤ3

𝑎𝑥 ≡ 𝑎𝑦 [𝑛]
{ ⟹ 𝑥 ≡ 𝑦 [𝑛 ]
𝑎∧𝑛 =1

Preuves

Avant d’entamer les différentes applications je vais essayer de résumer l’ensemble des
propriétés du programme ainsi que de nouvelles propriétés intéressantes :
Arithmétique dans Z

L’Arithmétique
Définition : Propriétés du PGCD :
(∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 ), 𝑏/𝑎 ⟺ (∃𝑘 ∈ ℤ): 𝑎 = 𝑘𝑏
- 𝑎 ∧ 𝑏 = |𝑎 | ∧ |𝑏 |
Propriétés :
- 𝑎/𝑏 ⟹ 𝑎 ∧ 𝑏 = |𝑎|
Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑 ) ∈ ℤ4 𝑘/𝑎
- (∀(𝑘, 𝑘 ′ ) ∈ ℤ2 ): (𝑑/𝑎 𝑒𝑡 𝑑/𝑏) 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑/𝑘𝑎 + 𝑘𝑏 - { ⟹ 𝑘/𝑎 ∧ 𝑏.
𝑘/𝑏
- 𝑏/𝑎 ⟹ |𝑏| ≤ |𝑎| - 𝑘𝑎 ∧ 𝑘𝑏 = |𝑘|(𝑎 ∧ 𝑏)
- (𝑏/𝑎 𝑒𝑡 𝑎/𝑏 ) ⟺ |𝑎| = |𝑏| - 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑑 ⇒ (∃(𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 ) 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑
- (𝑏/𝑎 𝑒𝑡 𝑎/𝑐 ) ⟺ 𝑏/𝑐 - 𝑎 ∧ (𝑏 + 𝑘𝑎) = 𝑎 ∧ 𝑏 (∀𝑘 ∈ ℤ)
- (𝑎/𝑏 𝑒𝑡 𝑐/𝑑) ⟺ 𝑎𝑐/𝑏𝑑
La division Euclidienne dans ℤ : Les entiers premiers entre eux :
𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑟 Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
(∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℤ × ℤ∗ )(∋ ! (𝑞, 𝑟) ∈ ℤ × ℕ) : {
0 ≤ 𝑟 < |𝑏 | 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑢𝑥 ⟺ 𝑎 ∧ 𝑏 = 1
La congruence modulo n Propriété du PPCM :
Définition :
𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] ⟺ 𝑛 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 (𝑎 − 𝑏) - 𝑎 ∨ 𝑏 = |𝑎 | ∨ |𝑏 |
⟺ (∃𝑘 ∈ ℤ)𝑎 = 𝑛𝑘 + 𝑏 - (𝑎 ∧ 𝑏) × (𝑎 ∨ 𝑏) = |𝑎𝑏|
Tel que (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ∗ - 𝑎/𝑏 ⟺ 𝑎 ∨ 𝑏 = |𝑏|
Propriétés : 𝑎/𝑚
- { ⇔ 𝑎 ∨ 𝑏/𝑚
𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ] 𝑏/𝑚
- { ⟹ 𝑎 ≡ 𝑐 [𝑛 ] - 𝑘𝑎 ∨ 𝑘𝑏 = |𝑘| × (𝑎 ∨ 𝑏)
𝑏 ≡ 𝑐 [𝑛 ]
- 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ] ⟹ 𝑎 + 𝑐 ≡ 𝑏 + 𝑐 [𝑛 ]
𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ] Les nombres premiers :
- { ⟹ 𝑎 + 𝑐 ≡ 𝑏 + 𝑑 [𝑛 ]
𝑐 ≡ 𝑑 [𝑛 ] - 𝑝 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 ⇔ 𝐷𝑝 = {±1, ±𝑝}
𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ] - Soit 𝑎 ∈ ℤ∗ ∖ {1, −1} 𝑒𝑡 𝑎 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟
- { ⟹ 𝑎𝑐 ≡ 𝑏𝑑 [𝑛]
𝑐 ≡ 𝑑 [𝑛 ] Le plus petit diviseur propre positif de a est un
- 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ] ⟹ 𝑎 𝑚 ≡ 𝑏 𝑚 [𝑛 ] nombre premier
Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 2 non
-
Les classes d’équivalence : premier.
𝑠𝑜𝑖𝑡 (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 𝑒𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝/𝑛
- On note l’ensemble des classes d’équivalence ∃𝑝 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑞: { 2
𝑝 ≤𝑛
par ℤ/𝑛ℤ : Propriétés des nombre premier :
ℤ/𝑛ℤ = {0; 1; … ; 𝑛 − 1} - (∀(𝑝, 𝑞 ) ∈ ℙ2 ) 𝑝 ≠ 𝑞 ⟹ 𝑝 ∧ 𝑞 = 1
- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
- (ℤ/𝑛ℤ, +,×)𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑔𝑟𝑒 ⇔ 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝/𝑎 × 𝑏 ⟹ 𝑝/𝑎 𝑜𝑢 𝑝/𝑏
- Dans ℤ/𝑝ℤ : 𝑎̅ × 𝑏̅ = 0̅ ⟹ 𝑎̅ = 0̅ 𝑜𝑢 𝑏̅ = 0̅ - 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ
Propriétés : 𝑝/ ∏𝑛𝑖=1 𝑎𝑖 ⟹ (∃𝑖0 ∈ ⟦1; 𝑛⟧): 𝑝/𝑎𝑖0
- 𝑟 = {𝑎 ∈ ℤ/ 𝑎 ≡ 𝑟 [𝑛]} - 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑞𝑖 ∈ ℙ / 𝑖 ∈ ⟦1; 𝑛⟧
- 𝑎̅ + 𝑏̅ = ̅̅̅̅̅̅̅
𝑎+𝑏 𝑝/ ∏𝑛𝑖=1 𝑞𝑖 ⟹ (∃𝑖0 ∈ ⟦1; 𝑛⟧): 𝑝 = 𝑞𝑖0
̅ ̅̅̅̅̅̅̅
- 𝑎̅ × 𝑏 = 𝑎 × 𝑏 - 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑎 ∈ ℤ
- 𝑎̅ = 𝑏̅ ⟺ 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛] 𝑝 ∧ 𝑎 = 𝑝, 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎
{
- (∀𝑎 ∈ ℤ)(∃! 𝑟 ∈ {0,1, … , 𝑛 − 1}) 𝑎̅ = 𝑟̅ 𝑝 ∧ 𝑎 = 1, 𝑝 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎

- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 ∈ ℙ 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ
L’Algorithme d’Euclide : 𝑝/𝑎𝑛 ⟹ 𝑝/𝑎
Soit 𝑎 ∈ ℕ∗ et 𝑏 ∈ ℕ∗ tel que b ne divise pas a on a : 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎𝑏
- { ⟹ 𝑝/b
𝑂𝑛 𝑎 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑏 ∧ 𝑟, 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑝 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎
𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑢𝑐𝑙𝑖𝑑𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎 𝑝𝑎𝑟 - 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑠𝑡 ∞
Arithmétique dans Z

L’Arithmétique
Égalité intéressante à démontrer Théorème de Bézout :
2 2
- 𝑎 ∧ 𝑏 ⟹ (𝑎 + 𝑏 ) ∧ 𝑎𝑏 = 1 Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
2 2 2
- (𝑎 + 𝑏 ) ∧ 𝑎𝑏 = (𝑎 ∧ 𝑏) 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ (∃(𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 ) 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 + 1
- (𝑎𝑛 ∧ 𝑏𝑛 ) = (𝑎 ∧ 𝑏)𝑛 Conséquences de Bézout :
- 𝑎𝑛 /𝑏𝑛 ⟹ 𝑎/𝑏 - Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
- 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ (𝑎 + 𝑏 ) ∧ 𝑎 = 1 𝑎 = 𝑎′ 𝑑
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 ′ ′ 2
- (𝑎 ∧ 𝑏 ) = 1 ⟺ (𝑎 + 𝑏 ) ∧ (𝑎 𝑏 ) = 1 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑑 ⟺ (∃(𝑎 , 𝑏 ) ∈ ℤ ) : { 𝑏 = 𝑏′ 𝑑
- 𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟹ 𝑎 ∧ (𝑏𝑐 ) = 𝑎 ∧ 𝑐 𝑎′ ∧ 𝑏′ = 1
3
- Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ
Le PGCD de plusieurs entiers naturels {𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ 𝑎 ∧ 𝑏𝑐 = 1
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓𝑠 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙𝑠. 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑎∧𝑐 = 1
- Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2
𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑘 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑒
𝑎 ∧ 𝑏 = 1 ⟺ 𝑎𝑚 ∧ 𝑏𝑛 = 1 (∀(𝑚, 𝑛) ∈ ℕ2 )
𝑑 = 𝑎1 ∧ 𝑎2 ,∧ … ∧ 𝑎𝑛 est dit : Le PGCD de plusieurs entiers
naturels
Propriétés : Théorème de Fermat :
- 𝑎1 ∧ 𝑎2 ,∧ … ∧ 𝑎𝑛 =(𝑎1 ∧ 𝑎2 ,∧ … ∧ 𝑎𝑛−2 ) ∧ (𝑎𝑛−1 ∧ 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓𝑝−1
𝑠𝑖 𝑝 ∧ 𝑛 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑛 ≡ 1 [𝑝 ]
𝑎𝑛 )
Conséquences de Fermat :
- 𝑠𝑖 𝑑 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑃𝐺𝐶𝐷 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑎1 ∧ 𝑎2 ,∧ … ∧ 𝑎𝑛
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
Alors il existe des entiers 𝛼1 , 𝛼2 , … , 𝛼𝑛 de ℤ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒
𝑠𝑖 𝑝 ∧ 𝑛 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑛 𝑝 ≡ 𝑛 [𝑝 ]
𝑑 = ∑𝑛1 𝛼𝑖 𝑎𝑖
- 𝑎1 ∧ 𝑎2 ,∧ … ∧ 𝑎𝑛 = 1 ⟺ (∃(𝛼1 , 𝛼2 , … , 𝛼𝑛 ) ∈
ℤ 𝑛 ) : ∑𝑛1 𝛼𝑖 𝑎𝑖 = 1 Théorème de Gauss :
- LORSQU’ON DIT QUE DES ENTIERS SONT PREMIERS Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3
𝑎/𝑏𝑐
ENTRE EUX CELA NE VEUT PAS DIRE Q’ILS LE SONT { ⟹ 𝑎/𝑐
𝑎∧𝑏 =1
DEUX À DEUX
Conséquences de Fermat :
- Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3
Décomposition en facteurs premiers : 𝑎/𝑐
𝑠𝑖 { 𝑏/𝑐 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎𝑏/𝑐
Tout entier naturel 𝑁 ≥ 2 s’écrit d’une manière
unique sous la forme : 𝑎∧𝑏 = 1
- Soit (𝑎, 𝑥, 𝑦) ∈ ℤ3
𝑁 = 𝑝1 𝑎1 𝑝2 𝑎2 … 𝑝𝑘 𝑎𝑘 (*) [ ]
Où 𝑝1 , 𝑝2 , … , 𝑝𝑘 sont des nombres premiers et 𝑎1 , 𝑎2 , … , 𝑎𝑘 {𝑎𝑥 ≡ 𝑎𝑦 𝑛 ⟹ 𝑥 ≡ 𝑦 [𝑛]
𝑎∧𝑛 = 1
des entiers naturels
L’écriture (*) est dite la décomposition primaire de l’entier Autres propriétés :

N - soit (a, b, c) ∈ ℤ3 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ∗
- 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑁1 = 𝑝1 𝑎1 𝑝2 𝑎2 … 𝑝𝑘 𝑎𝑘 𝑒𝑡 𝑁2 = 𝑝1 𝑏1 … 𝑝𝑘 𝑏𝑘 et soit d = c ∧ n
1) Le PGCD de 𝑁1 𝑒𝑡 𝑁2 : 𝑑 = 𝑝1 𝜀1 𝑝2 𝜀2 … 𝑝𝑘 𝜖𝑘 𝑛
𝑐𝑏 ≡ 𝑎𝑐 [𝑛] ⟺ 𝑏 ≡ 𝑎 [ ]
Avec 𝜀𝑖 = inf(𝑎𝑖 , 𝑏𝑖 ) 𝑑
𝑐𝑏 ≡ 𝑎𝑐 [𝑛 ]
2) Le PPCM de 𝑁1 𝑒𝑡 𝑁2 : 𝑚 = 𝑝1 𝜀′1 𝑝2 𝜀′2 … 𝑝𝑘 𝜖′𝑘 - { ⟹ 𝑏 ≡ 𝑎 [𝑛 ]
c∧n =1
Avec 𝜀′𝑖 = 𝑠𝑢𝑝(𝑎𝑖 , 𝑏𝑖 ) 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑛 ]
- Nombre de diviseurs d’un entier naturel : - { ⟹ 𝑎 ≡ 𝑏 [𝑚] !!
𝑚/𝑛
Soit 𝑎 = 𝑝1 𝑎1 𝑝2 𝑎2 … 𝑝𝑘 𝑎𝑘 une décomposition en
Solution générale d’une équation diophantienne :
facteurs premiers de a
- si (𝑎 ∧ 𝑏)𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐 𝑆 = ∅
Et soit N le nombre de diviseurs positifs de a
- si (𝑎 ∧ 𝑏) 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐
On a 𝑁 = (1 + 𝛼1 ) × (1 + 𝛼2 ) … (1 + 𝛼𝑛 ) 𝑏 𝑎
𝑆 = {(𝑥0 − 𝑘 , 𝑦0 + 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏
Arithmétique dans Z

VII. Équation diophantienne :


Les équations diophantiennes sont des applications du théorème de Gauss :
- Soit (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3 et soit : (𝐸 ): 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
Cette équation peut simplement être résolue dans ℝ2 mais chercher sa solution sur
ℤ2 nécessite l’intervention des outils et théorèmes d’arithmétique .
Exercice :
1- Montrons l’équivalence suivante :
(𝐸 )𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
[ ] ⟺ [(𝑎 ∧ 𝑏)/𝑐 ]
𝑑𝑎𝑛𝑠 ℤ2

D’abord, il est nécessaire de rappeler que :


(𝐸 )𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
⟺ (∃(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 ): 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
𝑑𝑎𝑛𝑠 ℤ2
Cherchons :

Supposons donc : (∃(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 ): 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
(𝑎 ∧ 𝑏)/𝑎
{ ⟹ (𝑎 ∧ 𝑏)/𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0
(𝑎 ∧ 𝑏)/𝑏
⟹ (𝑎 ∧ 𝑏)/𝑐

𝑎 ∧ 𝑏/𝑐 ⟺ (∃𝑘 ∈ ℤ): 𝑐 = 𝑘 (𝑎 ∧ 𝑏)
𝑑 = 𝑎 ∧ 𝑏 ⟹ (∃(𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 ) 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑
⟹ (∃(𝑢, 𝑣, 𝑘) ∈ ℤ3 ) 𝑎𝑢𝑘 + 𝑏𝑣𝑘 = 𝑑𝑘
⟹ (∃(𝑢, 𝑣, 𝑘) ∈ ℤ3 ) 𝑎(𝑢𝑘) + 𝑏(𝑣𝑘) = 𝑐
⟹ (∃(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 ): 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐

Alors (E) admet au moins une solution


Résultat :
(𝐸 )𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
⟺ (∃(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 ): 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
𝑑𝑎𝑛𝑠 ℤ2
2- Résoudre dans ℤ 𝑙 ′ é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 𝑎𝑥 + 𝑏 = 𝑐
- Si (𝑎 ∧ 𝑏) 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐 𝑆 = ∅ (𝑑 ′ 𝑎𝑝𝑟è𝑠 𝑙 ′ é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒)
- si (𝑎 ∧ 𝑏) 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐
Alors d’après l’équivalence 1-
(∃(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 ): 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
Étape n°1 : Déterminer la solution particulière
- soit on la remarque
- soit on utilise l’algorithme d’Euclide (à revoir)
Étape n°2 : Résoudre l’équation :

𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
{ ⟹ 𝑎(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑏(𝑦 − 𝑦0 ) = 0
𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
⟹ 𝑎(𝑥 − 𝑥0 ) = −𝑏(𝑦 − 𝑦0 )
𝑎 = 𝑎′ 𝑑
′ ′ 2
𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎 ∧ 𝑏 = 𝑑 ⟺ (∃(𝑎 , 𝑏 ) ∈ ℤ ) : { 𝑏 = 𝑏′ 𝑑
𝑎′ ∧ 𝑏′ = 1
𝑎 𝑥 − 𝑥0 = −𝑏 𝑦 − 𝑦0 ⟹ 𝑎 𝑑 𝑥 − 𝑥0 = −𝑏′ 𝑑 (𝑦 − 𝑦0 )
( ) ( ) ′ ( )
⟹ 𝑎′ (𝑥 − 𝑥0 ) = −𝑏′ (𝑦 − 𝑦0 )
Arithmétique dans Z

a′ /b′(y − y0 )
⟹{
a′ ∧ b′ = 1
GAUSS
⟹ 𝑎′ /y − y0
𝑎
D’où : (∃𝑘 ∈ ℤ): 𝑦 = y0 + 𝑎′ 𝑘 = 𝑦0 + 𝑎∧𝑏 𝑘
𝑏
De même 𝑥 = x0 − 𝑏′ 𝑘 = 𝑥0 − 𝑎∧𝑏 𝑘
𝑏 𝑎
!!!!!! Par suite 𝑆 ⊂ {(𝑥0 − 𝑎∧𝑏 𝑘 , 𝑦0 + 𝑎∧𝑏 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}
Et réciproquement
𝑏 𝑎
(∀𝑘 ∈ ℤ) 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒 (𝑥0 − 𝑘, 𝑦0 + 𝑘) 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒 (𝐸 )
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏
𝑏 𝑎
𝑐𝑎𝑟 (∀𝑘 ∈ ℤ) ∶ 𝑎 (𝑥0 − 𝑘) + 𝑏(𝑦0 + 𝑘) = 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 = 𝑐
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏
𝑏 𝑎
𝑑𝑜𝑛𝑐 {(𝑥0 − 𝑘 , 𝑦0 + 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ} ⊂ 𝑆
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏

Par suite
𝑏 𝑎
𝑆 = {(𝑥0 − 𝑘 , 𝑦0 + 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏

Théorème :

On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐 𝑎𝑣𝑒𝑐 (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℤ3


- si (𝑎 ∧ 𝑏)𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐 𝑆 = ∅
- si (𝑎 ∧ 𝑏) 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑐
𝑏 𝑎
𝑆 = {(𝑥0 − 𝑘 , 𝑦0 + 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}
𝑎∧𝑏 𝑎∧𝑏

- Plusieurs profs ne considèrent pas que ce théorème est applicable directement. À


chaque fois, essayez de démontrer les démarches de la résolution comme je viens de faire en
cas général

________________________ l’utilisation de l’algorithme d’Euclide _____________________

- Exemple : résoudre dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 726𝑥 + 137𝑦 = 1


Cherchons la solution particulière :
726 = 5 × 137 + 41 donc 41 = 726 − 5 × 137
137 = 3 × 41 + 14 donc 14 = 137 − 3 × 41
41 = 2 × 14 + 13 donc 13 = 41 − 2 × 14
14 = 13 × 1 + 1 donc 1 = 14 − 13 × 1

Le PGCD est le dernier reste non nul donc 137 ∧ 726 = 1

1 divise 1 : c’est évident


Donc l’équation admet une solution particulière. Cherchons la :
Arithmétique dans Z

On va utiliser l’écriture à droite pour déterminer (𝑥0 , 𝑦0 )


𝑂𝑛 𝑎 1 = 14 − 13 × 1 = 14 − (41 − 2 × 14) × 1
= 3 × 14 − 41
= 3 × (137 − 3 × 41) − 41
= 3 × 137 − 10 × 41
= 3 × 137 − 10 × (726 − 5 × 137)
= 53 × 137 − 10 × 726
Donc. 53 × 137 − 10 × 726 = 1
D’où (𝑥0 , 𝑦0 ) = (−10, 53)

Par suite on suit les étapes de la résolution en haut

726𝑥 + 137𝑦 = 1
{ ⟹ 726(𝑥 + 10) + 137(𝑦 − 53) = 0
53 × 137 − 10 × 726 = 1
⟹ 726 (𝑥 + 10) = −137(𝑦 − 53)
726/137(𝑦 − 53)
⟹{
726 ∧ 137 = 1
GAUSS
⟹ 726/𝑦 − 53
D’où : (∃𝑘 ∈ ℤ): 𝑦 = 53 + 726′ 𝑘
De même 𝑥 = −10 − 137 𝑘
!!!!!! Par suite 𝑆 ⊂ {(−10 − 137 𝑘, 53 + 726′ 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}
Et réciproquement
(∀𝑘 ∈ ℤ) 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒 (−10 − 137 𝑘, 53 + 726′ 𝑘) 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒 (𝐸 )
𝑐𝑎𝑟 (∀𝑘 ∈ ℤ) ∶ 726(−10 − 137 𝑘) + 137(53 + 726′ 𝑘) = 53 × 137 − 10 × 726 = 1
𝑑𝑜𝑛𝑐 {(−10 − 137 𝑘, 53 + 726′ 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ} 𝑆

Par suite
𝑆 = {(−10 − 137 𝑘, 53 + 726′ 𝑘)/𝑘 ∈ ℤ}

Applications :
- Je vous proposerai dans cette partie des applications du cours ainsi que des exercices
plus globales visant l’utilisation des différentes notions dans leur résolution .

Exercice 1 :
Soit p un premier positif et n de ℕ∗ tel que 𝑛 ∧ 𝑝 = 1
1- Montrer que si p est impair alors :
𝑝−1 𝑝−1
𝑛 2 ≡ −1 [𝑝] 𝑜𝑢 𝑛 2 ≡ 1 [𝑝]
2- Montrer que :
𝑛𝑝(𝑝−1) ≡ 1 [𝑝2 ]
Exercice 2 :
1- Montrer que (∀𝑛 ∈ ℤ): 𝑛7 ≡ 𝑛 [42]
2- Montrer que (∀𝑛 ∈ ℤ): 𝑛2 (𝑛2 − 1)(𝑛2 + 1) ≡ 0 [60]
Exercice 3 :
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
1- Montrer que :(∀𝑘 ∈ {1, … , 𝑝 − 1}) 𝑝/(𝑝𝑘)
2- Déduire que : (∀𝑛 ∈ ℕ) (𝑛 + 1)𝑝 ≡ 𝑛𝑝 + 1 [𝑝]
Arithmétique dans Z

3- Montrer que : (∀𝑛 ∈ ℕ) 𝑛𝑝 ≡ 𝑛 [𝑝]


4- Déduire que : 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑛 𝑑𝑒 ℕ∗ tel que 𝑛 ∧ 𝑝 = 1 𝑛𝑝−1 ≡ 1 [𝑝]
( cet exercice est une démonstration du théorème de Fermat , n’utilisez pas le théorème)

Exercice 4 :
On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 𝑥 4 + 781 = 3 𝑦 4 et soit 𝑆 l’ensemble de ses solutions.
1- Montrer que : (∀𝑥 ∈ ℤ): 𝑥 4 ≡ 1 [5] 𝑜𝑢 𝑥 4 ≡ 0 [5]
2- Montrer que : (∀𝑥 ∈ ℤ): 𝑥 4 + 781 ≡ 1 [5] 𝑜𝑢 𝑥 4 + 781 ≡ 2 [5]
3- Déduire l’ensemble de solution de (𝐸 )

Exercice 5 :
Soient a,b et c trois entiers relatifs. Montrer l’équivalence suivante :
6/𝑎81 + 𝑏81 + 𝑐 81 ⟺ 6/𝑎 + 𝑏 + 𝑐
Exercice 6 :
Soit p un nombre premier. Montrer qu’ il existe une infinité d’entiers naturels k tels que :
𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 1𝑘 + 2𝑘 + 3𝑘 + ⋯ + (𝑝 + 1)𝑘
Exercice 7 :
n est un entier à 6 chiffres tel que lorsque l’on échange les trois premiers chiffres avec les
trois derniers, le résultat obtenu est 6n + 21. Trouver n.

Exercice 8 :
1- Résoudre dans ℤ/7ℤ : 3̅𝑥 + 5̅ = 2̅
2- On considère l’application de ℕ vers ℤ/7ℤ
𝑓 (0) = 2̅
{ ̅ 𝑛∈ℕ
𝑓 (𝑛 + 1) = 3̅. 𝑓 (𝑛) + 5;
On pose pour tout n de ℕ 𝑔(𝑛) = 𝑓 (𝑛) − 1̅
a- Calculer 𝑔(𝑛 + 1) 𝑒𝑛 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑔(𝑛)
b- Calculer 𝑓 (𝑛) 𝑒𝑛 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑛
c- Résoudre dans ℕ l’équation 𝑓 (𝑛) = 5̅
Il existe 3 types d’équations/systèmes possibles, je vous présenterai un exemple de chacune :
Exercice 9 :
1- Soit q et p de ℤ∗ tel que 𝑝 ∧ 𝑞 = 1
a- Montrer que pour tout (𝑎, 𝑏) 𝑑𝑒 ℤ2 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒
𝑥 ≡ 𝑎 [𝑝 ]
(𝑆 ) : { 𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℤ
𝑥 ≡ 𝑏 [𝑞 ]
b- Montrer que si x et x’ sont solutions de l’équation alors 𝑥 ≡ 𝑥 ′ [𝑝𝑞 ]
c- Soit 𝑥0 une solution particulière de (𝑆)
Résoudre dans ℤ (𝑆)
2- Application :
𝑥 ≡ 3 [𝑛 ]
𝑥 ≡ 5 [25]
{ 𝑒𝑡 {𝑥 ≡ 5 [𝑛 + 1]
𝑥 ≡ 3 [20]
(𝑛 ≥ 2)
Exercice 10 :
1- Résoudre dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 𝑥𝑦 = 2𝑥 + 3𝑦 + 2
2- Résoudre dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 15𝑥 ≡ 10 [20]
671𝑎 − 654𝑏 = 18
3- Résoudre dans ℤ2 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒 (𝑆) : {
𝑎 ∧ 𝑏 = 18
Arithmétique dans Z

Exercice 11 :
- On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 𝑥 2 (𝑥 + 𝑦) = 𝑦 2 (𝑥 − 𝑦)2
Soit (𝑥, 𝑦) 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 (𝐸 ). 𝑂𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝑑 = 𝑥 ∧ 𝑦 𝑒𝑡 𝑥 = 𝑎𝑑 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑏𝑑
A.
1- Vérifier que : 𝑑𝑏2 (𝑎 − 𝑏)2 = (𝑎 + 𝑏)2 𝑎2
2- Déduire que 𝑏 = 1
3- Montrer que 𝑎 ≠ 1 et que 𝑎 − 1 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎 + 1
4- Déduire que 𝑎 = 3 𝑜𝑢 𝑎 = 2
B. Résoudre dans ℕ∗ × ℕ∗ 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 )
Exercice 12 :
- On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): (𝑥 + 1)2 = 9 + 5𝑦
1- Soit (𝑥, 𝑦)𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 (𝐸 ). 𝑀𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑥 ≡ 2 [5] 𝑜𝑢 𝑥 ≡ 1 [5]
2- Résoudre €
3- Montrer que : (∀𝑘 ∈ ℤ): (5𝑘 2 + 4𝑘 − 1) ∧ (5𝑘 + 1) = (𝑘 − 3) ∧ 8
121(𝑥) = ̅59
̅̅̅̅̅ ̅̅̅(𝑦)
2
4- Résoudre dans ℕ le système suivant :{ 𝑥 ∧ 𝑦 = 8
𝑥 ≡ 1 [ 5]
Exercice 13 :

Partie 1 :
On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐸 ): 7𝑥 − 2020𝑦 = 1
1- Résoudre dans ℤ2 l’équation (E)
𝑥 ≡ 3 [2020]
2- On considère dans ℤ le système : (𝑆): {
𝑥≡2 [ 7]
a- Montrer que 𝑥 = 3 + 2020𝑏 = 2 + 7𝑎 est une solution de (𝑆) où le couple
(𝑎, 𝑏)est une solution de l’équation (𝐸)
b- Résoudre dans ℤ le système (𝑆)
Partie 2 :
On considère dans ℤ2 𝑙 ′ 𝑒𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐹 ): 6𝑥 100 + 673𝑥 − 7 ≡ 0 [2020]
1- Soit x une solution de (𝐹 )
a- Montrer que :101 est premier et que 𝑥 ∧ 2020 = 1 puis 𝑥 100 ≡ 1 [2020]
b- Montrer que (𝐹 ) ⟺ 𝑥 ≡ −3 [2020] Remarquer que :2019= 673 x 3
100
6𝑥 + 673𝑥 − 7 ≡ 0 [2020]
2- Résoudre dans ℤ le système (𝑆′): {
𝑥 ≡ −2 [ 7]
Exercice 14 :
Soient a et b deux entiers relatifs ≥ 2 et premiers entre eux . Montrer qu’il existe un unique
couple d’entiers naturels (𝑢0 , 𝑣0 ) vérifiant
𝑢0 𝑎 − 𝑣0 𝑏 = 1
Exercice 15 :
Par combien de zéros se termine 100!
Plus généralement, montrer que l’exposant du nombre premier p dans la décomposition de
n! est donnée par
𝑛
∑ 𝐸( 𝑘 )
𝑝
𝑘≥1
où la somme porte sur les entiers k tels que pk ≤ n.
(2𝑚)!(2𝑛)!
Montrer alors que 𝑚!𝑛!(𝑚+𝑛)! est un entier. (Olympiades internationales 1972) solution
Arithmétique dans Z

VIII. Critères de divisibilité :

Soit 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 × 10𝑛 + 𝑎𝑛−1 × 10𝑛−1 + ⋯ + 𝑎0


= ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑎𝑛 𝑎𝑛−1 … 𝑎0
- 𝑢 ≡ 0 [5] ⇔ 𝑎0 = 0 𝑜𝑢 𝑎0 = 5
- 𝑢 ≡ 0 [25] ⇔ ̅̅̅̅̅̅ 𝑎1 𝑎0 = {0,25,50,75}
- 𝑢 ≡ 0 [3] ⇔ ∑𝑛0 𝑎𝑖 ≡ 0 [3]
- 𝑢 ≡ 0 [9] ⇔ ∑𝑛0 𝑎𝑖 ≡ 0 [9]
- 𝑢 ≡ 0 [11] ⇔ (𝑎0 + 𝑎2 + ⋯ ) × (𝑎1 + 𝑎3 + ⋯ ) ≡ 0 [11]

Critère de divisibilité par 7 :


Exercice :
Soit N= ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑟𝑛 𝑟𝑛−1 … 𝑟0
1- On pose 𝑁 = 10𝑞 + 𝛼 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝛼 ≤ 0
Montrer que : 𝑁 ≡ 0 [7] ⟺ 7/(𝑞 − 2𝛼)
Réponse :
𝑁 ≡ 0 [7] ⟺ 10𝑞 + 𝛼 ≡ 0 [7]
⟺ 50𝑞 + 5𝛼 ≡ 0 [7]
⟺ 𝑞 − 2𝛼 ≡ 0 [7]
⟺ 7/(𝑞 − 2𝛼)
Conclusion : Critère de divisibilité
- On supprime le chiffre des unités du nombre considéré.
- On obtient un nouveau nombre, auquel on retranche le double du chiffre des unités
que l’on vient de supprimer.
- Le nombre de départ est divisible par 7 si la différence que l’on vient de calculer l’est
aussi.

- L’arithmétique est un chapitre simple, surtout au national. Essayez de bien apprendre


et comprendre les théorèmes et les propriétés et diversifiez vos exercices.
- Certains exercices que j’ai proposé peuvent paraître délicats. J’ai essayé de vous
mettre dans une situation qui vous permettra de remémorer tous les propriétés en les
utilisant d’une façon complexe et comprendre leur intérêt.
- En arithmétique, il n’y a jamais une seule façon de faire. Essayez donc de répondre
d’une manière claire et courte
- Le temps nécessaire pour faire et finaliser un exercice d’arithmétique à l’examen
national est 20 min
- Il est préférable de faire des exercices difficiles au long de l’année mais se concentrer
sur les exos classiques à la fin (1 mois avant ).
- Je vous laisse là-dessus plusieurs ressources qui m'ont aidé à bien assimiler ce
chapitre et à vous préparer ce document :
 DIMA DIMA
 MOFID en mathématique (version arabe)
 Arithmétique_de_base_stage_Janvier
 Un polycopié de Monsieur Badr Eddine El Fatih

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