Chapitre 1 : des généralités sur la consolidation
L’élaboration des comptes consolidés constitue l’un des domaines les plus importants de la
technique comptable et joue un rôle prépondérant au sein des directions comptables des
groupes de sociétés. Afin de maîtriser cette technique, il est indispensable de bien connaître
les différentes étapes de la démarche de consolidation.
Le développement des entreprises se fait de plus en plus au travers d'entités dépendantes
mais distinctes juridiquement, soit par créations de filiales, soit par prises de participations
dans d'autres sociétés. Il se constitue ainsi des ensembles de sociétés étroitement liées entre
elles qui forment ce qu'on appelle des groupes lorsqu'elles dépendent d'une même unité de
contrôle, appelée société-mère. Les grands groupes sont par ailleurs souvent
multinationaux, c'est à dire composés d'entreprises de nationalités différentes.
Chaque société d'un groupe tient une comptabilité indépendante. Mais l'examen des
documents comptables des différentes sociétés du groupe ne donne pas une image claire de
la situation économique et financière de l'ensemble. Il faut pour cela disposer de comptes de
groupe, c'est-à-dire de comptes consolidés, constitués d'un bilan, d'un compte de résultat et
d'un tableau de financement uniques.
Jusqu'en 1985, la France était en retard sur le plan réglementaire au sujet de la consolidation
des comptes. Seule la Commission des Opérations de Bourse (C.O.B.) faisait obligation aux
sociétés faisant appel à l'épargne publique de présenter des documents comptables
consolidés dans les notes d'information destinées au public lors d'une émission d'actions ou
d'obligations. Ce retard a été comblé par la loi du 3 janvier 1985, complétée par un arrêté du
9 décembre 1986, faisant obligation à "toute entreprise commerciale qui contrôle de
manière exclusive ou conjointe d'autres entreprises, ou qui exerce une influence notable sur
celles-ci", d'établir des comptes consolidés et un rapport sur la gestion du groupe. Mais cette
obligation ne s'applique pas aux groupes de petite taille (chiffre d'affaires < 200 MF, total du
bilan < 100 MF, nombre de salariés < 500).
Section 1 : définitions et objectifs des comptes consolides
François Colinet, Simon Paoli, Pierre-Jean Dupic
Dans Pratique des comptes consolidés (2016), pages 5 à 20
1. Historique L’histoire
la consolidation est assez récente. Quelques dates sont à retenir : 1.1. Aux États-Unis
1892 Première publication de comptes consolidés : National Lead.
1905 Congrès international sur les comptes consolidés.
1910 Comptes consolidés inclus dans les rapports annuels.
1934 Obligation de joindre les comptes consolidés dans les rapports annuels.
1959 Norme sur les états financiers consolidés ARB 51 (Accounting Research
Bulletins).
1971 Norme sur la mise en équivalence APB 18 (Accounting principal board).
1.2. En Grande-Bretagne
1922 Publication des premiers comptes consolidés.
1944 Première norme sur les comptes consolidés SSAP 14 (Statements of Standards
Accounting Practice).
1948 Obligation de consolider par la Compagnie Act. 1. Généralités 6
1.3. En Allemagne
1965 Obligation de consolider pour les sociétés de capitaux.
1969 Obligation de consolider pour les sociétés à responsabilité limitée (GMBH).
1.4. En France
1966 Publication des premiers comptes consolidés.
1968 Première norme : recommandation du Conseil national de la comptabilité.
1978 Projet de rapport du Conseil national de la comptabilité sur les comptes
consolidés. 1983 Adoption de la 7e Directive européenne sur les comptes consolidés.
1985 Publication de la loi portant sur la consolidation des comptes. Obligation de
publier les comptes consolidés pour les groupes non cotés.
1998 Avis du 17 décembre 1998 n° 98.10 sur les comptes consolidés.
1999 Règlement CRC 99-02 du 29 avril 1999. 2002 Adoption du référentiel IAS/IFRS
pour les sociétés cotées avec application aux exercices ouverts le 1er janvier 2005.
2013 Adoption de la Directive européenne 2013/34/UE du 26 juin 2013 relative aux
états financiers. 2015 Règlement ANC 2015-07 du 23 novembre 2015, transpo- sant
la Directive européenne 2013/34/UE et modifiant le règlement CRC 99-02.
2. Définitions
Selon la norme IAS 27
une filiale est une entreprise contrôlée par une autre entreprise (appelée mère).
Une société mère (ou mère) est une entreprise qui a une ou plusieurs filiales. Un groupe est
formé d’une mère et de toutes ses filiales ».
Un groupe est donc un ensemble d’entreprises, liées financièrement et économiquement
(par des participations ou des contrats) et qui dépendent de l’une d’elle dite « société mère
» ou société consolidante qui en assure la direction et le contrôle.
Le groupe représente un ensemble d’entreprises liées entre elles et pour lesquelles sont
établis les comptes consolidés.
Selon le CGNC, vol 5, p 64 à 82:
La notion comptable et financière du groupe s’entend de l’ensemble constitué par plusieurs
entreprises placées sous l’autorité économique et financière de l’une d’entre elles, qui
définit et contrôle la politique et la gestion de l’ensemble.
Une filiale est une société placée sous le contrôle exclusif de la société mère.
Le groupe n’est pas une notion juridique;
Un groupe n’a pas de personnalité morale, donc pas de patrimoine, ni droits, ni
obligations;
Le groupe a surtout une signification économique.
Les participations
Est considérée comme ayant une participation dans une société toute société qui
détient une fraction de capital comprise entre 10 et 50% de façon durable. Article 143
de la loi n° 17-95 relative à la société anonyme
Structure des groupes
La société mère : elle exerce à la tête du groupe les pouvoirs de direction et de
contrôle.
Sociétés dépendantes ou filiales : elles sont placées directement ou
indirectement sous le contrôle exclusif de la société mère.
Sociétés multi- groupes : la société mère partage le contrôle d’une entreprise
avec une ou plusieurs entreprises hors groupe. Les décisions résultent de leur
accord collégial. Cette entreprise est sous contrôle conjoint.
Sociétés rattachées au groupe ou sociétés associés : La société mère y exerce
une influence notable. Cela est présumé lorsque 20% au moins des droits de vote
sont détenus par le groupe, directement ou indirectement.
Notion de comptes consolidés
Etablir les comptes consolidés d’un groupe consistent à présenter son patrimoine, sa
situation financière et les résultats de l’ensemble des entités le constituant comme
s’il s’agissait de ceux d’une seule et même entreprise.
Les comptes consolidés représentent donc l’image financière d’une entité
économique sans existence juridique.
Selon le CGNC:
La consolidation est l’ensemble des opérations conduisant à l’établissement des « Etats de
synthèse consolidés ». Lesquels doivent présenter, comme ceux d’une seule entreprise, le
patrimoine, la situation financière et les résultats de la société mère et de toutes les filiales,
dans le cadre d’une intégration globale, mettant aussi en évidence les « intérêts minoritaires
» (part des capitaux propres et des résultats nets des filiales attribués aux titres qui ne sont
détenus ni par la société mère ni par la filiale)
la consolidation comptable : Pratique comptable qui consiste à agréger les comptes des
Sociétés appartenant à un même groupe en vue de présenter les Résultats et la situation
financière d’ensemble du groupe »
Utilité des comptes consolides
« Les comptes consolidés ont pour but de présenter le patrimoine, la situation financière et
les résultats, de l’ensemble constitué par une société consolidante et les entreprises qui lui
sont liées comme s’il ne formait qu’une seule entité. »
Ils constituent un outil de gestion permettant de mesurer la rentabilité et la situation
financière d’un groupe ;
Ils constituent également un instrument d’information pour tous les intéressés par
l’évolution de l’entité économique formée par le groupe (actionnaires, banques,);
Les comptes consolidés donnent une meilleure vision de la réalité économique sous
l’angle du
1.patrimoine,
2. la situation financière
3.des résultats
1.patrimoine.
Vision plus complète du patrimoine géré par le groupe
-Les actifs de chaque société consolidée par intégration en lieu et place des titres
- Les actifs à leur valeur d’entrée dans le groupe
La valeur des actifs est corrigée
- Juste valeur à la date d’entrée
-Les valeurs provenant de cession interne sont corrigées.
2. la situation financière
Les créances et dettes intragroupe sont éliminés ;
Seules apparaissent les créances et dettes extérieures ;
La situation financière du groupe peut être très différente de celle des comptes
individuels de la société mère ;
3.des résultats
Les résultats représentent celui de l’ensemble des entreprises consolidées
Ils sont corrigés
-Des résultats et dividendes internes
-De l’amortissement des écarts d’acquisition
-De la fiscalité différée
-Des amortissements sur valeurs corrigées
3.La consolidation : une obligation réglementaire
Selon L’article L.233-16 du code de commerce :
« Les sociétés commerciales établissent et publient chaque année à la diligence du conseil
D’administration, du directoire, du ou des gérants, selon le cas, des comptes consolidés ainsi
Qu’un rapport sur la gestion du groupe, dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive où
Conjointe une ou plusieurs entreprises ou qu’elles exercent une influence notable sur celles-
ci […] »
La consolidation est donc aussi une obligation réglementaire. Les notions de contrôle
Exclusif, de contrôle conjoint et d’influence notable sont précisées dans la fiche Périmètre de
Consolidation : les principes.
Les textes en France
La loi du 24 juillet 1966;
Le décret du 23 mars 1967;
Septième Directive Européenne 83/349(13-06-1983) ( qui a permis une large
diffusion des comptes de groupes);
Code de commerce (loi du 03/01/1985);
Décret du 17 février 1986 ;
Règlement du C.R.C. 99.02 du 22 avril 1999 (qui a consacré l’autonomie des comptes
consolidés par rapport aux comptes individuels et au PCG);
Avis complémentaires du CNC et Règlement du C.R.C.(Passif, Amortissements, Actif);
Recommandations de l’A.M.F.;
Règlement CE 1606/2002(19/07/2002)dit Reg I.F.R.S. 2005. Comptabilité des
groupes .
Au Maroc
Code général de normalisation comptable, tome II, chapitre IV;(Absence d’une
présentation de la méthodologie de consolidation, il n’a pas évoqué les sociétés
concernées par la consolidation)
Plan comptable des établissements de crédits; (la loi bancaire du 6 juillet 1993
relative aux établissements de crédits « art 35 » a rendu obligatoire la présentation
des comptes consolidés, mais son application n’est entrée en vigueur qu’avec
l’adoption du plan comptable)
Loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants (caractère facultatif
de la tenue des comptes consolidés).
La loi n° 52 du 21 avril 2004 relative à la bourse des valeurs qui rend obligatoire, pour
les sociétés cotées (inscrites au 1er compartiment) ayant des filiales, la présentation
de comptes annuels consolidés selon la législation en vigueur, ou à défaut, selon les
normes internationales en vigueur. D’ailleurs, c’est le seul texte qui précise les entités
pour lesquelles les comptes consolidés sont obligatoires.
Un Avis du CNC est sorti en juillet 2005 pour préciser que les sociétés ci dessus,
doivent présenter les états consolidés selon les normes marocaines ou les normes
IFRS.
Section 2 : périmètre de consolidation
On appelle périmètre de consolidation l’ensemble des entreprises à consolider.
Il est formé d’une société « mère » dite société consolidante et des filiales et participations
qu’elle consolide. Ces dernières sont appelées sociétés consolidées ou sociétés « filles »
(lorsqu’elles sont majoritairement contrôlées par le groupe).
Les sociétés exclues du périmètre sont dites « non consolidées ».
La nature du contrôle exercé par le groupe sur ses filiales et participations permet de fixer le
périmètre de consolidation et de sélectionner la méthode de consolidation.
En France
1. Qui doit consolider ?
Les entreprises ayant : - un contrôle exclusif
-un contrôle conjoint
–une influence notable
Dans une ou plusieurs entreprises
2. Qui peut ne pas consolider ?
- Les sous-groupes non cotés
- Les petits groupes qui ne dépassent pas pendant deux exercices successifs, deux des
critères suivants : 250 personnes
15 M€. De total du bilan
30 M€. De chiffres d’affaires
Au Maroc, selon le CGNC :
Sont généralement à exclure de la consolidation les filiales dont le contrôle semble
très temporaire, ou compromis (par exemple par suite d’impossibilité de transferts
de fonds,…) ainsi que les sociétés dont les titres ne sont détenus qu’en vue de leur
cession ultérieure.
Une entreprise normalement passible de la consolidation, peut être en dehors de
celle-ci lorsqu’elle ne présente qu’un intérêt négligeable au regard de l’objectif
d’image fidèle du groupe, et qu’il en est de même, le cas échéant pour l’ensemble
formé par des entreprises relevant de ce cas.
La nature du contrôle exercé par le groupe sur ses filiales et participations permet de
fixer le périmètre de consolidation et de sélectionner la méthode de consolidation; Selon
le degré du contrôle, on distingue:
1. Contrôle exclusif = intégration globale.
Droit de vote majoritaire
Contrôle majoritaire de fait : ( Capacité de désigner, pendant deux exercices
successifs les dirigeants . Présumé si % de contrôle ≥ 40 % sans qu’aucun autre
associé détienne plus)
Clause statutaire ou contractuelle : (Droit d’exercer sur la filiale par les statuts ou
par contrat « une influence dominante » lui donnant le pouvoir de direction)
2.Influence notable = mise en équivalence
Présumée si contrôle ≥ 20 % < 50 %
Existence de critères d’influence notable
3.Contrôle conjoint = intégration proportionnelle
Existence d’un accord contractuel : (partage du contrôle de l’entreprise)
administration collégiale Contrat et Pacte d’actionnaire
Communauté d’intérêt : (exploitation en commun)
Nombre restreint de partenaires Nombre limité d’associés
Section 3 : processus de consolidation
Le principe de base en consolidation est de consolider toutes les entreprises contrôlées
(contrôle exclusif ou contrôle conjoint) ou sous influence notable. Les exceptions à ce
principe doivent être très limitées et justifiées dans L’TIC.
Ce dernier indique les critères retenus par le groupe pour définir son périmètre de
consolidation.
1.Intégration globale pour les filiales sous contrôle exclusif : Cette méthode consiste à intégrer
dans les comptes de la société consolidante les éléments du bilan et du CPC de la société
consolidée mais en partageant les capitaux propres de la filiale et son résultat entre la société
mère et les autres associés.
2.Intégration proportionnelle pour les filiales sous contrôle conjoint : Cette méthode consiste à
intégrer dans les comptes de la Sté consolidante les éléments du bilan et du CPC de la filiale mais
uniquement pour la fraction revenant à la société mère. Cette fraction se substitue à la valeur des
titres de participation
3.Mise en équivalence pour les filiales sous influence notable : Cette méthode consiste à réévaluer
la valeur leur prix d’acquisition par leur valeur comptable des titres de participation en substituant
déterminée par la répartition de l’actif net comptable de la filiale.
Les entreprises à retenir en vue de l’établissement de comptes consolidés sont donc :
Les entreprises contrôlées de manière exclusive définie ;
Les entreprises contrôlées conjointement définies ;
Les entreprises sur lesquelles est exercée une influence notable ;
Donc Le caractère significatif ne peut fixer de manière arbitraire et chiffrée par la
méthodologie des comptes consolidés. En effet, un seul chiffré sur la base du chiffre
d’affaires ou d’un autre poste des états financiers n’est pas nécessairement le critère
pertinent. Ainsi par exemple, une entreprise consolidante peut souhaiter consolider une
entreprise nouvellement créée qu’elle contrôle ou sur laquelle elle exerce une influence
notable et qui n’a p²as un total de chiffre d’affaires, de bilan significatif, ceci parce qu’elle
considère qu’il s’agit d’un investissement stratégique.
a) Entreprises sous contrôle exclusif :
Le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle d’une
entreprise afin de tirer avantage de ses activités. Il résulte:
- soit de la détention directe ou indirecte de la majorité des droits de vote dans une
autre entreprise ;
- soit de la désignation, pendant deux exercices successifs, de la majorité des
membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre
entreprise ; l’entreprise consolidante est présumée avoir effectué cette désignation
lorsqu’elle a disposé, au cours de cette période, directement ou indirectement, d’une
fraction supérieure à quarante pour cent des droits de vote et qu’aucun autre associé ou
actionnaire ne détenait. Directement ou indirectement. Une fraction supérieure à la sienne.
- soit du droit d’exercer une influence dominante sur une entreprise en vertu d’un
contrat ou de clauses statutaires. Lorsque le droit applicable le permet et que l’entreprise
dominante est actionnaires ou associée de cette entreprise.
L’influence dominante existe dès lors que, dans les conditions décrites ci-dessus,
l’entreprise consolidante a la possibilité d’utiliser ou d’orienter l’utilisation des actifs de la
même façon qu’elle contrôle ses propres actifs.
b) Entreprises sous contrôle conjoint :
Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par
un nombre limité d’associés ou d’actionnaires, de sorte que les politiques financière et
opérationnelle résultent de leur accord.
Deux éléments sont essentiels à l’existence d’un contrôle conjoint :
Un nombre limité d’associés ou d’actionnaires partageant le contrôle :
- Le partage du contrôle suppose qu’aucun associé ou actionnaire n’est susceptible à lui seul
de pouvoir exercer un contrôle exclusif en imposant ses décisions aux autres ;
- l’existence d’un contrôle conjoint n’exclut pas la présence d’associés ou d’actionnaires
minoritaires ne participant pas au contrôle conjoint.
Un accord contractuel qui :
- Prévoit l’exercice du contrôle conjoint sur l’activité économique de l’entreprise exploitée
en commun ;
- établit les décisions qui sont essentielles à la réalisation des objectifs de l’entreprise
exploitée en commun et qui nécessitent le consentement de tous les associés ou
actionnaires participant au contrôle conjoint.
c) Entreprises sous influence notable :
L’influence notable est le pouvoir de participer aux politiques financière et opérationnelle
d’une entreprise sans en détenir le contrôle. L’influence notable peut notamment résulter :
D’une représentation dans les organes de direction ou de surveillance ;
De la participation aux décisions stratégiques ;
De l’existence d’opérations inter-entreprises importantes ;
De l’échange de personnel de direction ;
De lieus de dépendance technique
L’influence notable sur les poïétiques financière et opérationnelle d’une entreprise
est présumée lorsque l’entreprise consolidante dispose, directement ou indirectement,
d’une fraction au moins égale à 20% des droits de vote de cette entreprise.
Section 2 : METHODES ET MODALITES DE CONSOLIDATION.
- les méthodes de consolidations suivantes sont retenues :
-Pour les entreprises sous contrôle exclusif, l’intégration globale ;
- Pour les entreprises sous contrôle conjoint, l’intégration proportionnelle ; 1- Intégration
globale :
L’intégration globale consiste à :
Intégrer dans les comptes de l’entreprise consolidante les éléments des comptes des
entreprises consolidées après retraitements éventuels ;
Répartir les capitaux propres et le résultat ente les intérêts de l’entreprise
consolidante et les intérêts des autres actionnaires ou associés dits « intérêts
minoritaires » ;
Éliminer les opérations et comptes les concernant réciproquement ;
2- Intégration proportionnelle :
L’intégration proportionnelle consiste à :
Intégrer dans les comptes de l’entreprise consolidante la fraction représentative des
intérêts de l’entreprise détentrice des titres dans les comptes de l’entreprise consolidée
après retraitements éventuels ; aucun intérêt minoritaire n’est donc constaté ;
Éliminer la fraction représentative des intérêts de l’entreprise consolidante dans les
opérations et comptes les concernant réciproquement. 3- Modalités
de consolidation
La consolidation est effectuée à partir des comptes individuels des entreprises
comprises dans le périmètre de consolidation, après avoir effectué les retraitements
préalables.
Elle est réalisée soit directement par l’entreprise consolidante, soit par paliers, c’est –à-
dire en consolidant successivement des sous-ensembles consolidés dans des ensembles
plus grands. Les capitaux propres consolidés, les écarts d’acquisition et l’évaluation, les
intérêts minoritaires et le résultat détermines dans le cadre d’une consolidation directe
doivent être les mêmes que ceux qui seraient obtenus si la consolidation était réalisée
par paliers.
4-MISE EN EQUIVALENCE
La mise en équivalence consiste à :
- substituer à la valeur comptable des titres détenus la quote-part des capitaux
propres, y compris le résultat de l’exercice déterminé d’après les règles de
consolidation ;
- éliminer la fraction représentative des intérêts de l’entreprise consolidante dans les
opérations et comptes entre elles et les entreprises intégrées d’une part et les
entreprises mises en équivalence d’autre part.
8. Abréviations
ANC Autorité des normes comptables
CD Contrôle direct
CNC Conseil national de la comptabilité
CRC Comité de la réglementation comptable
CRC 99-02 Règlement CRC 99-02 du 29 avril 1999 relatif aux
comptes consolidés des sociétés commerciales et
entreprises publiques
DD Détention directe
IG Intégration globale
IP Intégration proportionnelle
IT Intégration
ME Mise en équivalence
PCG Plan comptable général
SD(x) Société détenant directement la société X
% IG Pourcentage d’intérêt du groupe
% CG Pourcentage de contrôle du groupe
% DD Pourcentage de détention directe
BIBLIO
conso-online.com / Rédacteur : Sophie de Oliveira Leite / Janv. 2012
François Colinet, Simon Paoli, Pierre-Jean Dupic Dans Pratique des comptes consolidés
(2016),
Compagnie nationale des commissaires aux comptes : www.cncc.fr
-Robert Obert- Révision et certification des comptes,
-Dunod, 3e édition ; Manuel d’audit de consolidation et d’audit de la consolidation, E&Y