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Approximation Au Sens Des Moindres Carres

Ce document décrit la méthode des moindres carrés pour approcher une fonction inconnue f par un polynôme. Il présente le principe général de la méthode ainsi que le cas particulier d'un polynôme de degré 1. L'objectif est de trouver les coefficients du polynôme approché de manière à minimiser la somme des carrés des écarts avec les points échantillonnés.

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Approximation Au Sens Des Moindres Carres

Ce document décrit la méthode des moindres carrés pour approcher une fonction inconnue f par un polynôme. Il présente le principe général de la méthode ainsi que le cas particulier d'un polynôme de degré 1. L'objectif est de trouver les coefficients du polynôme approché de manière à minimiser la somme des carrés des écarts avec les points échantillonnés.

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Approximation au sens des moindres carrés

2.1 Introduction

On cherche à calculer les valeurs d’une fonction f (x) pour toutes les valeurs de x mais on
ne connaît pas explicitement f . Elle n’est connue qu’en certains points xi expérimentaux. On
remplace f par une fonction simple dont l’évaluation est aisée (ex : utilisation de polynômes,
fonctions rationnelles, ...). A cet effet, on a vu dans le précédent chapitre la méthode d’interpo-
lation, plus particulièrement l’interpolation polynômiale (approcher f par un polynôme Pk (x)
de degré k). Il existe aussi une autre approche différente de celle-ci, qui plutôt que d’imposer
qk
que Pk (x) = j=0 –j xj et f coïncident en certains nœuds, elle demande qu’ils soient proches
d’une manière plus globale. Plus explicitement, si on suppose qu’on possède des valeurs mesu-
rées yi pour f (xi ) en n points xi , 0 Æ i Æ n avec (n > k), et on veut déterminer les valeurs
–j , 0 Æ j Æ k.

2.2 Approximation discrète au s.m.c

Soient (n + 1) points distincts (xi , yi ), i = 0, n et m Ø 1 un entier fixé. La méthode des


moindres carrés consiste à chercher un polynome Pmú de degré Æ m qui vérifie :

n
ÿ n
ÿ
(yi ≠ Pmú (xi ))2 Æ (yi ≠ Pm (xi ))2 (2.1)
i=0 i=0

Ceci pour tout polynôme Pm de degré Æ m.


L’inégalité (2.1) signifie qu’on cherche un polynôme Pmú de degré Æ m qui réalise la plus petite
distance aux points (xi , yi )

Cas particulier : m=1

Dans ce cas on cherche un polynôme P1ú de degré Æ 1 qui vérifie :

20
n
ÿ n
ÿ
(yi ≠ P1ú (xi ))2 Æ (yi ≠ P1 (xi ))2
i=0 i=0

Pour tout polynôme de degré 1 nous avons : P1ú (x) = –0 + –1 x et P1 (x) = a0 + a1 x.


On cherche donc –0 et –1 tels que :

n
ÿ n
ÿ
2
(yi ≠ (–0 + –1 x)) Æ (yi ≠ (a0 + a1 x))2 (2.2)
i=0 i=0
qn
Il suffit donc de trouver le minimum de la fonction f (a0 , a1 ) = i=0 (f (xi ) ≠ (a0 + a1 xi ))2 .

n
ÿ
(2.2) ≈∆ min
a ,a
(f (xi ) ≠ (a0 + a1 xi ))2
0 1
i=0
¸ ˚˙ ˝
f (a0 ,a1 )
n 1
ÿ 2
≈∆ min f (xi )2 ≠ 2f (xi )(a0 + a1 xi ) + (a0 + a1 xi )2
a0 ,a1
i=0
A n n n
B
ÿ 2
ÿ ÿ
2
≈∆ min f (xi ) ≠ 2 f (xi )(a0 + a1 xi ) + (a0 + a1 xi )
a0 ,a1
i=0 i=0 i=0

Une méthode pour trouver les coefficients – estYde trouver le minimum de la fonction
_
_ ˆf = 0
_
_
]
f (a0 , a1 ) ( f : R2 æ R ) est atteint quand _ ˆa0
_ ˆf
_
_
[ =0
Y ˆa1
_ ÿn ÿ4
_ ˆf
_
_
_
] ˆa = ≠2 f (x i ) + 2 (–0 + –1 xi ) = 0
0
Or i=0
n
i=0
n
_
_ ˆf ÿ ÿ
_
_
_
[ ˆa = ≠2 x i f (x i ) + 2 xi (–0 + –1 xi ) = 0
1 i=0 i=0
Y Y n
_ÿn n
ÿ ÿ n
ÿ n
ÿ
_ _
] (–0 + –1 xi ) = f (xi )
_
_ _
_( 1)– + x – = f (xi )
_ _
] 0 i 1
i=0 i=0 ≈∆ i=0 i=0 i=0
_ÿn n
ÿ _ ÿn n
ÿ n
ÿ
_ _
_
_
_
[ xi (–0 + –1 xi ) = xi f (xi ) [(
_
_ xi )–0 + xi 2 –1 = xi f (xi )
i=0 i=0 i=0 i=0 i=0

D’où l’on a l’écriture matricielle :


Q n n R Q n R
ÿ ÿ Q R ÿ
c 1 xi d – ú c f (xi ) d
c dc 0 d c d
(2.2) ≈∆ c i=0
c ÿn
i=0
ÿn
dc
da
d
b =c i=0
c ÿ
n
d
d
2 b
a
xi xi –1ú a
f (xi ) xi b
i=0 i=0 i=0

Cas général : m quelconque

Dans le cas général on est amené à résoudre le systéme linéaire (m + 1) ◊ (m + 1) suivant :

21
Y
_ ÿ n ÿn ÿn
_ qn
_–0 ( 1) + –1 xi + · · · + –m i = f (xi )
_
_ xm
_ i=0
_
_ i=0 i=0 i=0
_
_
_
_ ÿ n ÿn ÿn
_ 2 qn
_
_–
] 0 ( x i ) + –1 x i + · · · + –m xm+1
i = i=0 xi f (xi )
i=0 i=0 i=0 (2.3)
_
_
_..
_
_
_
_ .
_
_
_
_ n n n
_ ÿ ÿ ÿ qn
x2m
_
_
_
[ – 0 ( x m
i ) + –1 xi m+1 + · · · + –m i = i=0 i f (xi )
xm
i=0 i=0 i=0

D’où l’on a l’écriture matricielle :

Q n n n R Q n R
ÿ ÿ ÿ Q R ÿ
c 1 xi ··· xm
id c f (xi ) d
c
c i=0 i=0 i=0
dc
dc –0ú d c
c i=0
d
d
c ÿn ÿn n
ÿ d d c n
ÿ d
m+1 d c d
c
c xi x2i ··· xi dc –1ú d c
c f (xi ) xi d
d
c dc d c d
(2.3) ≈∆ c i=0 i=0 i=0 dc
..
d = c i=0 d
c .. dc d c .. d
c
c . dc
dc . d
d c
c . d
d
c dc d c d
c n
ÿ n
ÿ ÿn da ú
b c n
ÿ d
2m b
a
xm
i xm+1
i ··· xi –m a
f (xi ) xi m b

i=0 i=0 i=0 i=0

Remarque : le cas où m = n
Pour ce cas on remarque que la relation 2.1 est satisfaite lorsque Pmú = Pnú est un polynôme
d’interpolation aux points (xi , f (xi )).
Comme on a Pnú (xi ) = f (xi ) pour i = 0, · · · , n alors l’équation 2.1 devient

n
ÿ
0Æ [yi ≠ Pm (xi )]2 .
i=0

Théorème 2.2.1. Lorsque m = n le polynôme des moindres carré Pmú coïncide avec le polynôme
d’interpolation aux points (xi , f (xi )) pour i = 0, · · · , n.

2.2.1 Exemple

On considère la fonction f définie sur [≠2, 2], par le tableau de valeurs :

xi -2 -1 0 1 2
f (xi ) 2 1 0 1 2

q2
1. Déterminer la meilleure approximation P ú (x) = j=0 –jú xj , de degré deux, au s.m.c de
f.

Solution :

22
1. Cela revient à minimiser la quantité :

5 Ë
ÿ 1 2È2
E= f (xi ) ≠ –0 + –1 xi + –2 x2i
i=0

par rapport aux coefficients –i . C’est à dire

ˆE ˆE ˆE
= = =0
ˆ–0 ˆ–1 ˆ–2

D’après ce qui précède la meilleure approximation de degré 2 de la fonction f au sens des


moindres carrés aux points x0 , x1 , x2 , x3 , x4 pour i = 0, 1, 2, 3, 4.
Alors, les coefficients –ú = (–0ú , –1ú , –2ú ) de P ú constituent l’unique solution du système A– = b
ce qui conduit à la résolution du système

Q RQ R Q R
q4 q4 q3 q4
i=0 1 i=0 f (xi )
2
c i=0 xi i=0 xi
dc –0úd c d
c dc d c d
c q q4 q3 dc d c q d
c
c
4
i=0 xi i=0 x2i 3 dc
i=0 xi d c
ú d
–1 d = c
c
4
i=0 f (xi )xi
d
d
c dc d c d
a q q4 q3 ba b a q b
4 4
i=0
2
xi i=0 x3i 4
i=0 xi –2ú i=0 f (xi )xi
2

ce qui se traduit numériquement :

Q RQ R Q R
c 5 0 10 d c –0úd c 6 d
c dc d c d
c dc d c d
c
c 0 10 0 dc
dc
ú d
–1 d = c
c 0 d
d
c dc d c d
a ba b a b
10 0 34 –2ú 18

Ce qui donne les valeurs de la solution.


Y
_ 12
_
_
_
_ –0ú = 35
_
]
_ –1ú = 0
_
_
_
_ 3
_
[ –3ú = 7

Et donc
3 12
P ú (x) = x2 +
7 35

23
2.3 Approximation continue au s.m.c (ou en moyenne qua-

dratique)

La méthode des moindres carrés dans le cas continue consiste à chercher un polynome Pmú
de degré Æ m sur l’intervalle [a, b]qui vérifie :

⁄ b ⁄ b
(yi ≠ Pmú (xi ))2 Æ (yi ≠ Pm (xi ))2 (2.4)
a a

En utilisant le même principe que dans le cas discret on peut affirmer que le meilleur approxi-
qk
mant au s.m.c de la fonction f œ E s’écrit P ú (x) = i=0 –iú xi où (–0ú , –1ú , . . . , –kú ) est l’unique
solution du système matriciel :
Q RQ R Q R
sb sb sb k sb
c a dx a xdx ··· ··· ax dx dc –0ú d c a f (x) dx d
c dc d c d
c s sb 2 s b k+1 dc d c s d
c b xdx x dx ··· ··· x dx dc ú d
–1 d c b xf (x) dx d
c a dc c a d
=
a a
c dc d c d
c .. .. .. dc .. d c .. d
c
c . . ··· ··· . dc
dc . dd
c
c . d
d
c dc d c d
a s s b k+1 s b 2k ba b a s b
b k
a x dx a x dx ··· ··· x dx
a –kú b k
a x f (x) dx

2.3.1 Exemple

Déterminer le polynôme P ú (x) de meilleure approximation au s.m.c s de f (x) = P3 (x) =


x3 ≠ 6x2 ≠ x + 30 pour x œ [≠1, 1].
Solution :
On pose P ú (x) = –0ú + –1ú x + –2ú x2 , il suffit de résoudre d’écrire le système comme suit :

Q RQ R Q R
s1 s1 s1 s1
≠1 f (x) dx
2
c ≠1 dx ≠1 xdx ≠1 x dx d c –0úd c d
c dc d c d
c s s1 s1 dc d c s d
c 1 xdx
c ≠1 ≠1 x2 dx ≠1 x3 dx dc
dc
ú d
–1 d = c 1 xf (x) dx
c ≠1
d
d
c dc d c d
a s s1 s1 ba b a s b
1 1
≠1
2
x dx ≠1 x3 dx ≠1 x4 dx –2ú ≠1
2
x f (x) dx

après calcul on obtient le système :

Y
_
_
_
_
_ 56 = 2–0ú + 23 –2ú
_
]
4 2 ú
_ ≠ 15 = –
3 1
_
_
_
_ 88 2 ú
_
5
= –
3 0
+ 25 –2ú

24
ou encore

Q RQ R Q R
2
c 2 0 c 56 d
ú
3 d c –0 d
c dc d c d
c dc d c d
c
c 0 2
3
0 dc
dc –1ú d
d = c
c
4
≠ 15 d
d
c dc d c d
a ba b a b
2 2 88
3
0 5
–2ú 5

La solution est –0ú = 30, –1ú = ≠ 25 et –2ú = ≠6,


D’où
2
P ú (x) = ≠6x2 ≠ x + 30
5

25

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