Historique : Téléphonie mobile
• 1G
La première génération de téléphonie mobile (notée 1G) possédait un
fonctionnement analogique et était constituée d'appareils relativement
volumineux. Il s'agissait principalement des standards suivants :
• AMPS (Advanced Mobile Phone System), apparu en 1976 aux Etats-
Unis, constitue le premier standard de réseau cellulaire. Utilisé
principalement Outre-Atlantique, en Russie et en Asie, ce réseau
analogique de première génération possédait de faibles mécanismes de
sécurité rendant possible le piratage de lignes téléphoniques.
• TACS (Total Access Communication System) est la version européenne
du modèle AMPS. Utilisant la bande de fréquence de 900 MHz, ce
système fut notamment largement utilisé en Angleterre, puis en Asie
(Hong-Kong et Japon).
• ETACS (Extended Total Access Communication System) est une
version améliorée du standard TACS développé au Royaume-Uni utilisant
un nombre plus important de canaux de communication.
Les réseaux cellulaires de premières générations ont été rendus obsolètes avec
l'apparition d'une seconde génération entièrement numérique.
• 2G
La seconde génération de réseaux mobiles (notée 2G) a marqué une rupture avec
la première génération de téléphones cellulaires grâce au passage de l'analogique
vers le numérique.
Les principaux standards de téléphonie mobile 2G sont les suivants :
• GSM (Global System for Mobile communications), le standard le plus
utilisé en Europe à la fin du XXe siècle, supporté aux Etats-Unis. Ce
standard utilise les bandes de fréquences 900 MHz et 1800 MHz en
Europe. Aux Etats-Unis par contre, la bande de fréquence utilisée est la
bande 1900 MHz. Ainsi, on appelle tri-bande, les téléphones portables
pouvant fonctionner en Europe et aux Etats-Unis.
• CDMA (Code Division Multiple Access), utilisant une technique
d'étalement de spectre permettant de diffuser un signal radio sur une
grande gamme de fréquences.
• TDMA (Time Division Multiple Access), utilisant une technique de
découpage temporel des canaux de communication, afin d'augmenter le
volume de données transmis simultanément. La technologie TDMA est
principalement utilisée sur le continent américain, en Nouvelle Zélande et
en Asie Pacifique.
Grâce aux réseaux 2G, il est possible de transmettre la voix ainsi que des
données numériques de faible volume, par exemple des messages textes (SMS,
pour Short Message Service) ou des messages multimédias (MMS, pour
Multimedia Message Service).
La norme GSM permet un débit maximal de 9,6 kbps.
Des extensions de la norme GSM ont été mises au point afin d'en améliorer le
débit. C'est le cas notamment du standard GPRS (General Packet Radio
System), qui permet d'obtenir des débits théoriques de l'ordre de 114 kbit/s, plus
proche de 40 kbit/s dans la réalité. Cette technologie ne rentrant pas dans le
cadre de l'appellation « 3G » a été baptisée 2.5G
La norme EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution, présentée
comme 2.75G quadruple les améliorations du débit de la norme GPRS en
annonçant un débit théorique de 384 Kbps, ouvrant ainsi la porte aux
applications multimédias. En réalité la norme EDGE permet d'atteindre des
débits maximum théoriques de 473 kbit/s, mais elle a été limitée afin de se
conformer aux spécifications IMT-2000 (International Mobile
Telecommunications-2000) de l'ITU (International Telecommunications
Union).
• 3G
Les spécifications IMT-2000 (International Mobile Telecommunications for the
year 2000) de l'Union Internationale des Communications (UIT), définissent les
caractéristiques de la 3G (troisième génération de téléphonie mobile). Ces
caractéristiques sont notamment les suivantes :
• un haut débit de transmission :
o 144 Kbps avec une couverture totale pour une utilisation mobile,
o 384 Kbps avec une couverture moyenne pour une utilisation
piétonne,
o 2 Mbps avec une zone de couverture réduite pour une utilisation
fixe.
• compatibilité mondiale,
• compatibilité des services mobiles de 3ème génération avec les réseaux de
seconde génération,
La 3G propose d'atteindre des débits supérieurs à 144 kbit/s, ouvrant ainsi la
porte à des usages multimédias tels que la transmission de vidéo, la visio-
conférence ou l'accès à internet haut débit. Les réseaux 3G utilisent des bandes
de fréquences différentes des réseaux précédents : 1885-2025 MHz et 2110-
2200 MHz.
La principale norme 3G utilisée en Europe s'appelle UMTS (Universal Mobile
Telecommunications System), utilisant un codage W-CDMA (Wideband Code
Division Multiple Access). La technologie UMTS utilise la bande de fréquence
de 5 MHz pour le transfert de la voix et de données avec des débits pouvant aller
de 384 kbps à 2 Mbps. La technologie HSDPA (High-Speed Downlink Packet
Access) est un protocole de téléphonie mobile de troisième génération baptisé
« 3.5G » permettant d'atteindre des débits de l'ordre de 8 à 10 Mbits/s. La
technologie HSDPA utilise la bande de fréquence 5 GHz et utilise le codage W-
CDMA.
Tableau Récapitulatif
Objectif : Alcatel-Lucent
Alcatel-Lucent (ALU) présente son 9500 Microwave Packet Radio (MPR), la
première plate-forme de transport hertzien tout IP conçue pour fournir des
fonctionnalités de transport à haute capacité et économiques sur le marché. En
permettant l’utilisation de la technologie de transmission de paquets sur les
réseaux de transport radio existants et nouveaux, l’Alcatel-Lucent 9500 MPR
répond à une exigence clé des opérateurs qui transforment leurs réseaux en une
architecture tout IP. Cette solution fait partie de l’architecture META (Mobile
Evolution Transport Architecture) d’Alcatel-Lucent, la vision d’évolution des
réseaux mobiles du TDM vers le « Tout IP » la plus complète du marché.
L’Alcatel-Lucent 9500 MPR est la première solution hertzienne offrant une
structure modulaire et des émetteurs-récepteurs à haute puissance à l'intérieur
des bâtiments à partir d’un nœud commun, ce qui permet aux opérateurs de
répondre à tous leurs besoins hertziens, depuis l’interconnexion jusqu’à l’accès
ou l’agrégation, à partir d’un seul élément de réseau performant. Cette
possibilité offre une flexibilité unique qui fait du 9500 MPR un produit idéal
pour un très large éventail de profils d’opérateurs, qu’il s’agisse d’opérateurs
mobiles, d’administrations nationales ou locales, de services publics, ou de
réseaux de sécurité publique ou d’entreprise.
« Les nouveaux services et applications tels que la télévision broadcast, la voix
sur IP et le WiMAX exigent une capacité et une flexibilité croissantes sur les
réseaux de transport, ce qui conduit les opérateurs à mettre en œuvre des
stratégies d’évolution de leur réseau de backhauling », a déclaré Glen Hunt,
analyste principal, d'opérateurs Infrastructure chez Current Analysis.
« L’Alcatel-Lucent 9500 Microwave Packet Radio apporte une solution
révolutionnaire car ses fonctions de modulation adaptative des services créent
une combinaison unique qui permet d’utiliser à 100 % la bande passante
radio, quelles que soient les conditions de propagation du signal. »
« Tandis que les opérateurs fixes et mobiles continuent de transformer leurs
réseaux pour s’adapter au déploiement intensif des nouveaux services IP
d’entreprise et de loisirs, il faut également accroître la flexibilité et la
consolidation du backhauling du réseau de transport », a ajouté Philippe
Dumont, vice-président d’Alcatel-Lucent pour les activités de transmission
hertziennes.
En transformant efficacement en paquets le trafic TDM (time division
multiplexing) hertzien provenant des systèmes TDM existants très répandus,
l’Alcatel-Lucent 9500 MPR introduit des fonctions innovantes dans le domaine
du transport hertzien, notamment la possibilité de transporter les paquets avec un
maximum d’efficacité en s’adaptant aux conditions de liaison hertzienne,
comme par exemple une mauvaise météo. Cette plate-forme avancée reconnaît
le type de trafic (vidéo, voix ou données) grâce à sa fonction de modulation
adaptative des services qui répartit directement tous les types de trafic sur la
trame radio. Cette fonction permet au 9500 MPR d’adapter automatiquement la
transmission aux exigences de qualité de chaque type de service.
De plus, l’Alcatel-Lucent 9500 MPR offre diverses fonctionnalités inexistantes
sur les plates-formes TDM hertziennes classiques, comme par exemple le DS1
et DS3 en paquets via pseudowire et les services d’émulation de circuit (CES),
l’agrégation multiservices, ainsi que la distribution de synchronisation Ethernet
et des services. Ces fonctionnalités améliorent l’agrégation des paquets,
l’optimisation de la bande passante et la connectivité Ethernet.
Description :
MSS-8
Le MSS-8 supporte:
6 Liaisons 1+0
1 Liaison 1+1 et 4 Liaison 1+0
2 Liaisons 1+1 et 2 liaisons 1+0
3 Liaisons 1+1.
Slot 1 : Dédié à la carte Core Main
Slot 2 : Dédié à la carte Core Spare
Slot 3 à 8:Non Dédiés (cartes P32E1 DS1 et cartes MD 300)
Slot 9 : Dédié aux FANS
ODU V2
START WebEML
Click on the Operational & Maintenance button to start WebEML.
Sélectionner ‘’ Operational & Maintenance’’
Manually Enter the Information
Follow one of the two procedures below to manually start up the application.
NE Info
1. Enter the IP Address or DNS name: 10.0.1.2
2. Click OK.
NE Description
1. Site Name: A vers B
2. Site Location: A
3. Click Apply pour valider.
4. Click Show.
Après le message ‘’application has been started’’, click on OK.
Veuillez patienter…
5. Username: initial
6. Password: adminadmin
7. Click Apply
Le logiciel se met à charger…
Après le chargement….
!"# $ % & '
NB : avant de commencer il faut s’assurer que la ‘’Core-E Card’’ est bien
enfichée et qu’elle contient la « Flash Card ».
Déclarer chaque carte logicièlement avant de l’enficher dans la MSS-8.
Nous allons ici déclarer la carte Modem (MD300) dans le slot 5.
Sélectionner : setting Equipment Type MD300
Valider par ‘’Apply’’
( % & ) ' $$ %
( % & ) ' $$ * * %
)" * +) , -- &+ . ) ' * *
Sélectionner : setting Equipment Type + . )
Valider par ‘’Apply’’
)" * /01 &/01 ' * *
Sélectionner : setting Equipment Type FANS
Valider par ‘’Apply’’
Si le message « MIB informations updating about slot#9 completed » apparait
click on OK.
Après la déclaration des cartes MSS-8 à utiliser il faut passer à la configuration.
NB : Nous sommes ici dans une configuration 1+0
Faire un doubleclick sur la carte MODEM (MD300) pour avoir la fenètre
‘’Jusm MSS Radio MAIN View’’ ci-dessus.
Frequency : Shifter
Choisir le SHIFTER dans la bande déroulante.
Valider par Apply
Frequency : Range Tx Freq
Choisir le Tx Freq(KHz) et le Rx Freq(KHz) en fonction du bilan de liaison.
RTPC(3.0…..21.0) : Tx Power(dBm)
Choisir le Tx Power(dBm) en fonction du bilan de liaison.
Valider par Apply
Possibilité de choisir le Shifter,les fréquences,le Tx Power et valider par Apply.
Concernant les fréquences : TX local = RX remote / RX local = TX remote.
Cette page apparaitra pour confirmer la prise en compte de la configuration.
Valider cette configuration par un click sur OK.
! "
Sélectionner : Configuration Network Configuration IP Configuration
OSPF Area Configuration
Cocher la case NEW ; ensuite saisir l’adresse OSPF dans la case ’’ OSPF Area
Address’’ = 0.0.0.1
Puis valider par un click sur Create.
Lorsque le message « OSPF Area data create success » apparait ; le valider par OK.
L’OSPF Area Address : 0.0.0.1 est crée et se retrouve en haut.
Nous allons maintenant définir l’Area Id associer à l’OSPF.
Pour cela nous allons faire un double-clique sur la carte MODEM (MD300)
pour avoir la fenètre ‘’Jusm MSS Radio MAIN View’’ ci-dessous.
Routing IP Protocol : Cocher OSPF
Sélectionner (OSPF Area = 1) dans la bande déroulante.
Valider par Apply.
" # $
Radio Modem Card
Cette page apparaitra pour confirmer la prise en compte de la configuration.
Valider cette configuration par un click sur OK.
Modulation
Pour changer la modulation :
Configuration System Setting NE Configuration
2 3 4 + 5 -6 7% $
8 Sélectionner (Balance 120 Ohms) dans la bande déroulante.
Valider votre sélection par Apply.
% &
Double-clique sur la carte E1(PDH) pour avoir la fenètre « Jusm MSS PDH
Main Vew Slot #7 » ci-dessous.
Signal Mode : sélectionner « Unframed »
Valider votre sélection par Apply.
Service Profile : sélectionner « TDM2TDM ».
Valider votre sélection par Apply.
Flow Id (2…4080) : sélectionner un chiffre entre [2 ; 4080].
Valider votre sélection par Apply.
NB : Deux ports ne peuvent pas avoir le même Flow Id sur un ½ bond.
STEP E: CROSS CONNECTIONS
& ' ( ) * '
« Cross Connection View » apparait.
PDH-Radio connection: black line;
PDH-Eth connection: blue line;
Eth - Radio connection: green line.
Radio-Radio connection: red line;
Ici nous allons étudier la connection PDH-to-RADIO avec pour Service
Profile le TDM2TDM.
Double-cliquez sur le lien entre le PDH (Slot #5) et la RADIO (Slot#3).
Cocher les cases blanches dont le Flow Id est 2 et 3.
Valider votre sélection par OK.
Vous constatez que les icônes de PDH (Slot #5) et de la RADIO (Slot#3)
changent de couleurs différentes.
Valider votre Cross Connection par Apply.
Le message « MIB update progress …» confirme la Validation de votre Cross
Connection.
Déclarons la carte Modem (MD300) dans le slot 3.
Sélectionner : setting Equipment Type MD300.
Valider par ‘’Apply’’
Déclarons la carte Modem (MD300) dans le slot 4.
Sélectionner : setting Equipment Type MD300.
Valider par ‘’Apply’’.
Déclarons la carte PDH ou la carte affluent (P32E1 DS1) dans le slot 5.
Sélectionner : setting Equipment Type P32E1 DS1.
Valider par ‘’Apply’’.
Veuillez patienter…
+,-, . /
Protection Type : sélectionner la protection 1+1 HSB avant de commencer.
Valider votre sélection par Apply.
Veuillez patienter…
Les deux cartes Modem(MD300) sont liées car alignées.
Faire un double-clique sur les cartes Modem (MD300) liées pour avoir la fenètre
« Jusm MSS Radio MAIN View » ci-dessous.
Nous avons la possibilité de faire rentrer tous les paramètres ensemble
(Shifter,les fréquences,Tx Power et OSPF).
Valider votre configuration par Apply.
! "
Sélectionner : Configuration Network Configuration IP Configuration
OSPF Area Configuration
Cocher la case NEW ; ensuite saisir l’adresse OSPF dans la case ’’ OSPF Area
Address’’ = 0.0.0.1
Puis valider par un click sur Create.
Lorsque le message « OSPF Area data create success » apparait ; le valider par OK.
L’OSPF Area Address : 0.0.0.1 est crée et se retrouve en haut.
Nous avons déjà définit l’Area Id associer à l’OSPF.
Cette page apparaitra pour confirmer la prise en compte de la configuration.
Valider cette configuration par un click sur OK.
Modulation
Pour changer la modulation :
Configuration System Setting NE Configuration
Tributary Port Configuration : Impedance
Sélectionner (Balance 120 Ohms) dans la bande déroulante.
Valider votre sélection par Apply.
% &
Double-clique sur la carte E1(PDH) pour avoir la fenètre « Jusm MSS PDH
Main Vew Slot #5 » ci-dessous.
Signal Mode : sélectionner « Unframed »
Valider votre sélection par Apply.
Service Profile : sélectionner « TDM2TDM ».
Valider votre sélection par Apply.
Flow Id (2…4080) : sélectionner un chiffre entre [2 ; 4080].
Valider votre sélection par Apply.
NB : Deux ports ne peuvent pas avoir le même Flow Id sur un ½ bond.
STEP E: CROSS CONNECTIONS
Double-cliquez sur l’icône ‘’Cross Connection’’ ci-dessous.
« Cross Connection View » apparait.
Double-cliquez sur le lien entre le PDH (Slot #5) et la RADIO (Slot#3).
Cocher les cases blanches dont le Flow Id est 2 et 3.
Valider votre sélection par OK.
Vous constatez que les icônes de PDH (Slot #5) et de la RADIO (Slot#3)
changent de couleurs différentes.
Valider votre Cross Connection par Apply.
Le message « MIB update progress …» confirme la Validation de votre Cross
Connection.
I. contrôle de la configuration locale
1. Contrôle de la valeur du champ reçu
2. Contrôle du SW Licence
3. Remote Inventory
Sélectionner File -Save As, enregistré dans un dossier.
4. Current Configuration View
Sélectionner File - Save As, enregistré dans un dossier.
ANNEXE1 ( * Les techniques de multiplexage et de modulation avancées
ANNEXE2 Modulation d'impulsion codée
ANNEXE 3 Différentes cartes du MPR
ANNEXE 4 Confection de câbles Ethernet
ANNEXE 5 Transmission de données - Les modes de transmission
ANNEXE 6 Modulations
ANNEXE 6.1 Modulation d’Amplitude
ANNEXE 6.2 Modulation de Fréquence
ANNEXE 6. 3 Modulation de Phase
ANNEXE 6.4 Modulation du signal
ANNEXE 6.5 Modulation Adaptative
ANNEXE 7 TDM2TDM (Static Modulation)
ANNEXE 8 RTPC (Manual Transmit Power Control)
ANNEXE9 Alarm Matrix
ANNEXE 10 Site acceptance test
ANNEXE1 :
Les techniques de multiplexage et de modulation avancées
1- Les multiplexages
1.1 Multiplexage FDM
FDM (Frequency Division Multiplexing) est une technique de multiplexage par répartition de
fréquence (MRF). Elle est utilisée pour accroître les débits sur paires torsadées et plus
particulièrement des lignes téléphoniques.
Le multiplexage fréquentiel consiste à partager la bande de fréquence disponible en un certain
nombre de canaux ou sous-bandes plus étroits et à affecter en permanence chacun de ces
canaux à un utilisateur ou à un usage exclusif.
L’organisation du groupe primaire ou groupe de base utilisé en téléphonie est basé sur un
multiplexage fréquentiel. Ce dernier consiste à regrouper 12 voix téléphoniques de 4000 Hz
chacune (3000 Hz utilisables plus 2 espaces inter-bandes de 500 Hz) ce qui donne une largeur
de bande de 48 kHz répartie entre 60 et 108 kHz.
Exemple de multiplexage fréquentiel de trois canaux téléphoniques.
On trouve également un bon exemple de l’utilisation de FDM avec ADSL (Asynchronous
Digital Subscriber Line). ADSL est né de l’observation qu’une ligne téléphonique possède une
bande passante d’environ 1 Mhz dans laquelle seule, une largeur de bande de 4 KHz est
utilisée pour les communications téléphoniques. Il reste donc une bande passante importante
disponible pour un autre usage. C’est un multiplexage en fréquence qui va permettre son
utilisation :
Multiplexage des fréquences en ADSL
Une bande de 4 kHz est réservée pour la téléphonie classique (POTS : Plain Old Telephone
Service)
Une bande est réservée pour le flux de données usager vers réseau. (Upstream Data : Voie
montante).
Une bande est réservée pour le flux de données réseau vers usager. (Dowstream Data : Voie
descendante)
L’ensemble de la bande passante s’étend sur 1,1 MHz.
Le canal dédié au téléphone est séparé des canaux dédiés aux données par un filtre passe-bas
(Splitter) passif. Le filtre envoie également l’intégralité du signal au modem ADSL (ATU-R :
ADSL transceiver unit-remote). Celui-ci est doté d’un filtre passe-haut qui élimine le canal
dédié au téléphone. Le signal est ensuite traité par la technologie DMT pour être transmis à
l’équipement informatique via une liaison de type Ethernet 10BaseT ou ATM25.
Séparation du téléphone et des données chez l’usager en ADSL
1.2 Multiplexage TDM
Le multiplexage TDM (Time Division Multiplexing) ou MRT (Multiplexage à répartition dans
le temps) consiste à affecter à un utilisateur unique la totalité de la bande passante pendant un
court instant et à tour de rôle pour chaque utilisateur.
Schéma de principe d’un multiplexage à répartition dans le temps
Le multiplexage TDM permet de regrouper plusieurs canaux de communications à bas débits
sur un seul canal à débit plus élevé.
On retrouve ce type d’utilisation sur les canaux T1 aux Etats-Unis qui regroupent par
multiplexage temporel 24 voies à 64 kbit/s en une voie à 1,544 Mbit/s ou sur les canaux E1 en
Europe qui regroupent 30 voies analogiques en une voie à 2,048 Mbit/s.
Les canaux T1 ou E1 peuvent être multiplexés entre eux pour former des canaux à plus hauts
débits, etc. Cette hiérarchie des débits est appelée hiérarchie numérique plésiochrone ou PDH
(Plesiochronous Digital Hierarchy).
Multiplexage temporel dans la hiérarchie PDH en Europe
Cette technique présente toutefois un inconvénient dans le cas de PDH. L’accès ou l’insertion
d’une information dans un canal E4 oblige à démultiplexer l’ensemble du train numérique.
De même les technologies SONET (Synchronous Optical NETwork) et SDH (Synchronous
Digital Hierarchy) utilisées comme techniques de transport dans les réseaux téléphoniques des
grands opérateurs pratiquent un multiplexage temporel pour assembler plusieurs lignes en une
seule ligne de débit supérieur.
Le multiplexage TDM peut être utilisé indifféremment sur paire torsadée ou fibre optique, il
est indépendant du média de transmission.
ANNEXE 2 : Modulation d'impulsion codée
La modulation d'impulsion codée ou MIC, (en anglais Pulse Code
Modulation, généralement abrégé en PCM) est une représentation numérique
non compressée d'un signal analogique via une technique d'échantillonnage . Il
est utilisé pour la voix en télécommunications (RTC ou VoIP) et pour le son
notamment pour les disques compacts audio, pour l'enregistrement sur bandes
DAT et Minidisc, les disques optiques à haute capacité (Blu-ray et HD DVD),
ainsi que pour les fichiers WAV standard.
Histoire du PCM
La première transmission de parole par PCM a été réalisée avec l'équipement de
codage de voix SIGSALY utilisé pour les communications alliées de haut
niveau pendant la Seconde Guerre mondiale.
Technologie
Échantillonnage et quantification d'un signal analogique (en rouge) par un PCM 4-bit
Il s'agit d'une représentation numérique d'un signal analogique où la hauteur du
signal est prélevée régulièrement à intervalles uniformes de durée T. Chaque
échantillon est quantifié sur une série de symboles dans un code numérique, qui
est habituellement un code binaire. Le Théorème d'échantillonnage de Nyquist-
Shannon ne stipule que les fréquences plus hautes que la moitié de la fréquence
fs d'échantillonnage (fs = 1/T) ne peuvent pas être reconstruites.
Le PCM est utilisé dans des systèmes de téléphonie numérique. C'est également
le format standard des sons numériques dans les ordinateurs et dans divers
formats de disque compact.
Plusieurs flux PCM peuvent être multiplexés dans un flux de données global
plus grand, grâce à une technique appelée Time-Division Multiplexing ou TDM.
Initialement inventée par l'industrie téléphonique, la technologie TDM est
aujourd'hui largement utilisée dans les stations de travail audionumériques
comme Pro Tools.
ANNEXE 3: Différentes cartes du MPR
Power Distribution Architecture
Core-E Card
MD 300 Card
32xE1 Access Card PDH Access unit
ANNEXE 4 : Confection de câbles Ethernet
Réseau Ethernet, IEEE 802.3 10 Base T
Une première version (802.3 1 base 5 ou Starlan) utilise le câblage précablé
pour le téléphone dans les immeubles. Elle se base sur une topologie en étoile
via des hubs avec une distance maximum de 250 mètres. La version suivante
(Ethernet 802.3 10 base T) se base sur cette norme mais avec une vitesse
supérieure (10 Mb/s) sur une distance maximum de 100 mètres.
La norme 10 base T utilise deux paires téléphoniques (4 fils) avec une
vitesse maximum de 10 Mb/s avec de nouveau une topologie étoile. Les nœuds
sont constitués de concentrateurs (hub, Switch, routeur).
Matériel nécessaire pour un câblage RJ45
• Du câble 4 paires catégorie 5 (5e) torsadés
• Des connecteurs RJ45 à sertir.
• Des manchons caoutchouc, pour éviter le sectionnement du câble.
• Une pince à sertir avec une partie coupante et à dénuder
Procédure à suivre
• Enfiler le manchon sur le câble.
• Dénuder la gaine de protection sur 15 mm environ
• Insérer les fils de chaque paire dans le connecteur suivant les schémas ci-
dessus (droit ou croisé suivant l'utilisation).
• Retirez les en maintenant les fils en place et les couper en ligne (pas en
arc de cercle). Il doit rester à peu-prêt 13mm de fils hors gaine.
• Replacer les fils dans le connecteur en appuyant sur l'ensemble du câble
pour que les fils rentrent jusqu'au fond du connecteur.
• Sertir le connecteur avec la pince.
• Enficher le manchon de protection.
Par transparence, vérifiez si les fils arrivent bien à fond dans le connecteur.
Câble normal et croisé 100 Base TX
Câble normal et croisé 100 Base ou Giga Ethernet.
ANNEXE 5 : Transmission de données - Les modes de transmission
Les modes de transmission
Pour une transmission donnée sur une voie de communication entre deux
machines la communication peut s'effectuer de différentes manières. La
transmission est caractérisée par :
• le sens des échanges
• le mode de transmission: il s'agit du nombre de bits envoyés
simultanément
• la synchronisation: il s'agit de la synchronisation entre émetteur et
récepteur
Liaisons simplex, half-duplex et full-duplex
Selon le sens des échanges, on distingue 3 modes de transmission :
• La liaison simplex caractérise une liaison dans laquelle les données
circulent dans un seul sens, c'est-à-dire de l'émetteur vers le récepteur. Ce
genre de liaison est utile lorsque les données n'ont pas besoin de circuler
dans les deux sens (par exemple de votre ordinateur vers l'imprimante ou
de la souris vers l'ordinateur...).
• La liaison half-duplex (parfois appelée liaison à l'alternat ou semi-
duplex) caractérise une liaison dans laquelle les données circulent dans un
sens ou l'autre, mais pas les deux simultanément. Ainsi, avec ce genre de
liaison chaque extrémité de la liaison émet à son tour. Ce type de liaison
permet d'avoir une liaison bidirectionnelle utilisant la capacité totale de la
ligne.
• La liaison full-duplex (appelée aussi duplex intégral) caractérise une
liaison dans laquelle les données circulent de façon bidirectionnelle et
simultanément. Ainsi, chaque extrémité de la ligne peut émettre et
recevoir en même temps, ce qui signifie que la bande passante est divisée
par deux pour chaque sens d'émission des données si un même support de
transmission est utilisé pour les deux transmissions.
Transmission série et parallèle
Le mode de transmission désigne le nombre d'unités élémentaires
d'informations (bits) pouvant être simultanément transmises par le canal de
communication. En effet, un processeur (donc l'ordinateur en général) ne traite
jamais (dans le cas des processeurs récents) un seul bit à la fois, il permet
généralement d'en traiter plusieurs (la plupart du temps 8, soit un octet), c'est la
raison pour laquelle la liaison de base sur un ordinateur est une liaison parallèle.
Liaison parallèle
On désigne par liaison parallèle la transmission simultanée de N bits. Ces bits
sont envoyés simultanément sur N voies différentes (une voie étant par exemple
un fil, un câble ou tout autre support physique). La liaison parallèle des
ordinateurs de type PC nécessite généralement 10 fils.
Ces voies peuvent être :
• N lignes physiques: auquel cas chaque bit est envoyé sur une ligne
physique (c'est la raison pour laquelle les câbles parallèles sont composés
de plusieurs fils en nappe)
• une ligne physique divisée en plusieurs sous-canaux par division de la
bande passante. Ainsi chaque bit est transmis sur une fréquence
différente...
Etant donné que les fils conducteurs sont proches sur une nappe, il existe des
perturbations (notamment à haut débit) dégradant la qualité du signal...
Liaison série
Dans une liaison en série, les données sont envoyées bit par bit sur la voie de
transmission. Toutefois, étant donné que la plupart des processeurs traitent les
informations de façon parallèle, il s'agit de transformer des données arrivant de
façon parallèle en données en série au niveau de l'émetteur, et inversement au
niveau du récepteur.
Ces opérations sont réalisées grâce à un contrôleur de communication (la plupart
du temps une puce UART, Universal Asynchronous Receiver Transmitter). Le
contrôleur de communication fonctionne de la façon suivante :
• La transformation parallèle-série se fait grâce à un registre de décalage.
Le registre de décalage permet, grâce à une horloge, de décaler le registre
(l'ensemble des données présentes en parallèle) d'une position à gauche,
puis d'émettre le bit de poids fort (celui le plus à gauche) et ainsi de suite :
• La transformation série-parallèle se fait quasiment de la même façon
grâce au registre de décalage. Le registre de décalage permet de décaler le
registre d'une position à gauche à chaque réception d'un bit, puis d'émettre
la totalité du registre en parallèle lorsque celui-ci est plein et ainsi de
suite :
Transmission synchrone et asynchrone
Etant donné les problèmes que pose la liaison de type parallèle, c'est la liaison
série qui est la plus utilisée. Toutefois, puisqu'un seul fil transporte
l'information, il existe un problème de synchronisation entre l'émetteur et le
récepteur, c'est-à-dire que le récepteur ne peut pas a priori distinguer les
caractères (ou même de manière plus générale les séquences de bits) car les bits
sont envoyés successivement. Il existe donc deux types de transmission
permettant de remédier à ce problème :
• La liaison asynchrone, dans laquelle chaque caractère est émis de façon
irrégulière dans le temps (par exemple un utilisateur envoyant en temps
réel des caractères saisis au clavier). Ainsi, imaginons qu'un seul bit soit
transmis pendant une longue période de silence... le récepteur ne pourrait
savoir s'il s'agit de 00010000, ou 10000000 ou encore 00000100...
Afin de remédier à ce problème, chaque caractère est précédé d'une
information indiquant le début de la transmission du caractère
(l'information de début d'émission est appelée bit START) et terminé par
l'envoi d'une information de fin de transmission (appelée bit STOP, il peut
éventuellement y avoir plusieurs bits STOP).
• La liaison synchrone, dans laquelle émetteur et récepteur sont cadencés à
la même horloge. Le récepteur reçoit de façon continue (même lorsque
aucun bit n'est transmis) les informations au rythme où l'émetteur les
envoie. C'est pourquoi il est nécessaire qu'émetteur et récepteur soient
cadencés à la même vitesse. De plus, des informations supplémentaires
sont insérées afin de garantir l'absence d'erreurs lors de la transmission.
Lors d'une transmission synchrone, les bits sont envoyés de façon successive
sans séparation entre chaque caractère, il est donc nécessaire d'insérer des
éléments de synchronisation, on parle alors de synchronisation au niveau
caractère.
Le principal inconvénient de la transmission synchrone est la reconnaissance des
informations au niveau du récepteur, car il peut exister des différences entre les
horloges de l'émetteur et du récepteur. C'est pourquoi chaque envoi de données
doit se faire sur une période assez longue pour que le récepteur la distingue.
Ainsi, la vitesse de transmission ne peut pas être très élevée dans une liaison
synchrone.
ANNEXE 6 : Modulations
• En physique classique, on nomme amplitude la mesure scalaire (une
coordonnée) d’un nombre positif caractérisant l’ampleur de l’oscillation
d’une onde par rapport à sa valeur moyenne.
• En mécanique quantique, on nomme amplitude un vecteur composé d'un
module et d'une phase, qui peut être représenté par un nombre complexe
(deux coordonnées). Le carré du module de cette amplitude est
assimilable grosso modo à une probabilité de détection de la particule en
un endroit donné.
Physique classique
Les diverses mesures de l’amplitude d’un signal sinusoïdal
Dans cette simple équation d’onde :
Y(t) = A sin(t − k) + b
A est l’amplitude de l’onde. C’est la distance entre le maximum de l’onde et
l’axe horizontal.
L’unité de mesure de l’amplitude dépend de la grandeur physique mesurée :
• Pour une corde vibrante, c’est une distance.
• Pour une onde sonore, l’amplitude correspond à la pression de l’air, ou
des mouvements du diaphragme d’un haut parleur. Son logarithme est
habituellement mesuré en dB, aussi une amplitude nulle est de -inf dB.
• Pour le rayonnement électromagnétique, l’amplitude correspond au
champ électrique.
• Pour un signal électrique, l'amplitude correspond à la valeur maximale.
Lorsqu’on veut mesurer l’amplitude de phénomènes physiques, l’amplitude telle
qu’elle est calculée précédemment n’est pas forcément la mieux adaptée. Celle-
ci est alors appelée « amplitude crête » ou « pointe de l’amplitude », la
distinguant d’un autre concept d’amplitude, utilisé particulièrement dans
l’électrotechnique : la moyenne quadratique de l’amplitude par rapport à l’axe
horizontal.
Dénomination Définition
Amplitude moyenne Valeur moyenne arithmétique du signal positif
Amplitude continue équivalente en puissance, appelé aussi
Amplitude efficace
valeur efficace
Amplitude maximale positive, appelé aussi valeur
Amplitude
maximale
Amplitude crête à
Amplitude maximale positive et négative
crête
ANNEXE 6.1 Modulation d’Amplitude
La modulation d'amplitude est une technique utilisée pour moduler un signal.
Elle consiste en la multiplication du signal à moduler par un signal de fréquence
plus élevée.
La modulation d'amplitude consiste à faire varier l'amplitude d'un signal de
fréquence élevée en fonction d'un signal de basse fréquence. Ce dernier est celui
qui contient l'information à transmettre (voix, par exemple, recueillie par un
microphone), le premier étant le signal porteur (qu'on appelle porteuse).
Le principe est simple : il repose sur la multiplication du signal porteur par le
signal de basse fréquence (signal modulant) assujetti à un décalage (offset)
judicieusement choisi.
• Modulation du signal
Supposons que le signal modulant soit périodique, de pulsation =2 F :
La porteuse est un signal de fréquence bien plus élevée. Notons-la :
Techniquement, la modulation s'effectue grâce à des circuits électroniques
spécifiques : un multiplieur (de constante multiplicative k) et un additionneur :
Le signal de sortie est :
Posons :
m est appelé indice de modulation. On a alors comme signal de sortie :
On voit sur cette expression le terme constant de décalage (ici ramené à 1, mais
en fait égal à Vp). L'indice de modulation devant rester inférieur (ou égal) à 1,
sous peine de "sur-modulation" (voir ci-dessous).
• Modulation d'amplitude en quadrature
La modulation d'amplitude en quadrature (en anglais, Quadrature
Amplitude Modulation ou QAM) est une forme de modulation d'une porteuse
par modification de l'amplitude de la porteuse elle-même et d'une onde en
quadrature (une onde déphasée de 90° avec la porteuse) selon l'information
transportée par deux signaux d'entrée.
Constellation QAM à 16 états
Autrement dit, cela peut être considéré (utilisant une notation en nombre
complexe) comme une simple modulation d'amplitude d'une onde, exprimée en
complexe, par un signal, exprimé en complexe.
Cela signifie que l'amplitude et la phase de la porteuse sont simultanément
modifiées en fonction de l'information à transmettre.
La modulation de phase peut également être considérée comme un cas
particulier de la modulation d'amplitude en quadrature, où seule la phase varie.
Cette remarque peut également être étendue à la modulation de fréquence car
cette dernière peut être vue comme un cas particulier de la modulation de phase.
QAM est utilisée dans les systèmes de télévision PAL et NTSC, où les signaux
en phase (signal I pour In Phase) et à 90° (signal Q pour Quadrature)
transportent les composantes des informations de couleur (chroma).
Cette modulation est largement utilisée dans les modems, et dans d'autres formes
de communications numériques sur des canaux de transport analogiques. Dans
les applications numériques, le signal modulant est généralement quantifié selon
ses composantes en phase et à 90°. L'ensemble des combinaisons d'amplitudes,
vue sur un diagramme en (x, y), est un ensemble de points appelé constellation
QAM.
Cette constellation, et en conséquence le nombre de bits pouvant être transmis
en une fois, peut être augmentée pour un meilleur débit binaire, ou diminuée
pour améliorer la fiabilité de la transmission en générant moins d'erreurs
binaires. Le nombre de points de la constellation est indiqué avant le type de
modulation QAM. C'est un nombre entier, puissance de deux — de 2 (2QAM) à
212 (4096QAM). La modulation 256QAM est fréquemment utilisée pour la
télévision numérique par câble et dans le modem câble.
ANNEXE 6.2 : Modulation de Fréquence
La modulation de fréquence ou MF ou FM est un mode de modulation
consistant à transmettre un signal par la modulation de la fréquence d'un signal
porteur (porteuse).
On parle de modulation de fréquence par opposition à la modulation
d'amplitude. En modulation de fréquence, l'information est portée par une
modification de la fréquence de la porteuse, et non par une variation
d'amplitude. La modulation de fréquence est plus robuste que la modulation
d'amplitude pour transmettre un message dans des conditions difficiles
(atténuation et bruit importants).
Pour des signaux numériques, on utilise une variante appelée frequency-shift
keying ou FSK. La FSK utilise des fréquences discrètes.
• Théorie
On suppose que le signal à transmettre est :
Avec la restriction suivante sur l'amplitude :
La porteuse sinusoïdale est :
Où fp est la fréquence de la porteuse en hertz et A une amplitude arbitraire. Le
signal modulé en FM est le suivant :
Où f(t) = fp + f xm(t)
Dans cette équation, f(t) est la fréquence instantanée de l'oscillateur et f la
déviation en fréquence, qui correspond à la déviation maximale par rapport à la
fréquence de la porteuse fp, en supposant que xm(t) est limité à l'intervalle
[-1; +1].
Bien qu'à première vue on puisse imaginer que les fréquences soient limitées à
l'intervalle fp ± f , ce raisonnement néglige la distinction entre fréquence
instantanée et fréquence spectrale. Le spectre harmonique d'un signal FM réel
possède des composantes qui vont jusqu'à des fréquences infinies, bien qu'elles
deviennent rapidement négligeables.
De façon simplifiée, le spectre d'une porteuse sinusoïdale modulée en FM par un
signal sinusoïdal peut être représenté par une fonction de Bessel, ce qui permet
de modéliser formellement l'occupation spectrale d'une modulation FM.
De façon approchée, la règle de Carson indique qu'à peu près toute la puissance
(~98%) d'un signal modulé en fréquence est comprise dans la bande de
fréquences :
où f est la déviation maximale de la fréquence instantanée f(t) à partir de la
fréquence de la porteuse fp (en supposant que xm(t) est dans l'intervalle [-1; +1]),
et fm est la plus grande fréquence du signal à transmettre xm(t).
Note : la modulation de fréquence peut être vue comme un cas particulier de la
modulation de phase où la modulation en phase de la porteuse est l'intégrale
temporelle du signal à transmettre.
Dans l'usage courant, la fréquence de modulation est toujours inférieure à la
fréquence porteuse, mais ne pas suivre cette règle peut donner des résultats
intéressants, notamment en synthèse sonore.
ANNEXE 6. 3 Modulation de Phase
La modulation de phase ou MP ou PM est un mode de modulation consistant à
transmettre un signal par la modulation de la phase d'un signal porteur
(porteuse). Cette modulation est non linéaire.
• Théorie
Soit une porteuse :
La phase instantanée de la porteuse est donnée par :
Soit un signal modulant :
Moduler en phase le signal revient à effectuer l'opération suivante :
Le signal modulé s'écrit :
• Génération de la modulation de phase
Il existe plusieurs façons de moduler une porteuse en phase.
- La plus naturelle consiste à appliquer le signal modulant à un déphaseur par
réseau LC ou RC. On utilisera généralement des diodes à capacité variable.
- Une autre méthode consiste à additionner deux porteuses en quadrature, après
avoir modulé chacune d'elles en amplitude. Si les signaux modulant en
amplitude sont correctement choisis, la composition des deux porteuses ainsi
modulées donne une porteuse à amplitude constante modulée en phase. Ce type
de modulateur, dit "I-Q" est facilement réalisable à l'aide de circuits intégrés
numériques.
- On peut enfin prendre la dérivée du signal modulant, et appliquer ce signal
différencié à un modulateur de fréquence (par exemple à diode à capacité
variable). Ce type de modulateur est souvent utilisé en radiotéléphonie
analogique.
ANNEXE 6.4 : Modulation du signal
En télécommunications, le signal transportant une information doit passer par un
moyen de transmission entre un émetteur et un récepteur. Le signal est rarement
adapté à la transmission directe par le canal de communication choisi, hertzien,
filaire, ou optique.
La modulation peut être définie comme le processus par lequel le signal est
transformé de sa forme originale en une forme adaptée au canal de transmission,
par exemple en faisant varier les paramètres d'amplitude et d'argument
(phase/fréquence) d'une onde sinusoïdale appelée porteuse.
Le dispositif qui effectue cette modulation, en général électronique, est un
modulateur (voir modem). L'opération inverse permettant d'extraire le signal de
la porteuse est la démodulation.
Cette page permet de classifier les divers types de modulation, objets d'articles
détaillés disponibles, en résumant leurs usages et principes.
But
La modulation et la démodulation sont une étape dans la communication d'une
information entre deux utilisateurs. Par exemple, pour faire communiquer deux
utilisateurs de courriels par une ligne téléphonique, des logiciels, un ordinateur,
des protocoles, un modulateur et un démodulateur sont nécessaires. La ligne
téléphonique est le canal de transmission, sa bande passante est réduite, il est
affecté d'atténuation et de distorsions. La modulation convertit les informations
binaires issues des protocoles et des logiciels, en tension et courant dans la ligne.
Le type de modulation employé doit être adapté d'une part au signal (dans ce cas
numérique), aux performances demandées (taux d'erreur), et aux caractéristiques
de la ligne.
La modulation permet donc de translater le spectre du message dans un
domaine de fréquences qui est plus adapté au moyen de propagation et d'assurer
après démodulation la qualité requise par les autres couches du système.
Le but des modulations analogiques est d'assurer la qualité suffisante de
transmission d'une information analogique (voix, musique, image) dans les
limites du canal utilisé et de l'application.
Le but des modulations numériques est d'assurer un débit maximum de
données binaires, avec un taux d'erreur acceptable par les protocoles et
correcteurs amont et aval. Dans l'empilement des protocoles OSI (architecture
standard des télécommunications numériques), la modulation est l'élément
principal de la couche physique.
Un modem est un ensemble modulateur et démodulateur combiné permettant
une liaison bidirectionnelle.
ANNEXE 6.5 : Modulation Adaptative
• Adaptative Modulation and Coding
L'Adaptive Modulation and Coding (AMC) est une technique de
modulation/codage de l'information adaptative utilisée notamment en WiMAX
et en UMTS . Elles consistent à adapter les codes correcteurs et modulations
utilisés en fonction de la qualité du signal. Par exemple, si les modulations
disponibles sont le QPSK et le 16-QAM, dans le cas où le canal est marqué
comme bon, on utilisera la modulation 16-QAM, qui offre un meilleur débit
mais une plus faible robustesse. Par contre, si le canal est marqué comme
dégradé, on utilisera la modulation QPSK, plus robuste.
• Modulation adaptative
Il existe plusieurs schémas de modulations numériques avec des performances
assez variables. Concernant les modulations linéaires classiques, les schémas
d'ordre élevé telles que les modulations M-QAM, et M-PSK, , offrent
une haute efficacité spectrale. Par contre, leurs performances en puissance sont
souvent médiocres, ces modulations sont utilisées pour les transmissions haut
débit à fort rapport signal sur bruit. Par exemple, les modulations 64-QAM sont
utilisées dans la norme DVB-C pour la transmission de la vidéo numérique via
le câble. Les progrès réalisés entre autre dans le domaine de codage canal,
rendent envisageable l'adoption des modulations d'ordre élevé dans les
communications spatiales.
Dans le cas des modulations 16APSK et 32APSK le rapport des rayons entre les
différentes sous-constellations est adapté aux taux de codage afin assurer de
meilleures performances en puissance.
Différentes constellations dans le standard DVB-S2
ANNEXE 7 : TDM2TDM (Static Modulation)
Intermediate node configuration (E1 provisioning):
–node by node (building Cross-connection tables based on Flow Id)
Bandwidth guaranteed (according to QoS Highest Queue Priority
association)
No flooding-autolearning necessary
Both the IWFs belong to 9500 MPR-E and the packets are not supposed to exit
the 9500 MPR-E network.
The IWF parameters listed above have predetermined values and don’t need to
be provisioned.
–Mac addresses are determined as consequences of the cross connections.
–Payload size is fixed to 122 bytes
–ECID will be the same value as Flow Id (ECID = Emulated Circuit Identifier)
–TDM clock source: clock recovery differential,
–Flow Id provisioned by ECT/NMS
ANNEXE 8: RTPC (Manual Transmit Power Control)
ANNEXE9: Alarm Matrix
EPS – Equipment Protection Switching
LOS – Loss of Signal
RPS – Radio Protection Switching
TCA – Threshold Crossing Alarm
UAT – Un-Available Time
ANNEXE 10 : Site acceptance test