Rapport RDM - GIL
Rapport RDM - GIL
Réalisé par :
BENHAROU Rihab
BELGUEZZAR Zineb
BEN GOURAR Mohamed
DABOU Japhet
HARTI Fatima Ezzahra
LEHROUZ Ilyas
ZIATE Ibtissame
Sous la direction de :
M. ACHOUYAB
1. Situation mondiale..............................................................................................................4
2. Au Maroc............................................................................................................................5
VII. Problématique.....................................................................................................................7
1. Avantages économiques.....................................................................................................9
2. Avantages environnementaux...........................................................................................10
2. Impact environnemental...................................................................................................11
b. Avantages......................................................................................................................18
c. Inconvénients................................................................................................................18
a. Principe.........................................................................................................................18
b. Avantages......................................................................................................................20
c. Inconvénients................................................................................................................20
a. Principe.........................................................................................................................21
b. Avantages......................................................................................................................22
c. Inconvénients................................................................................................................23
a. Principe.........................................................................................................................23
b. Avantages......................................................................................................................24
c. Inconvénient..................................................................................................................25
5. Procédés de membranes...................................................................................................25
a. Electrodialyse................................................................................................................25
b. Osmose Inverse.............................................................................................................27
I. Analyse fonctionnelle...........................................................................................................31
1. Outil QQOQCPC..............................................................................................................31
3. Diagramme pieuvre..........................................................................................................33
a. Définition et objectif du diagramme pieuvre................................................................33
a. Pression osmotique.......................................................................................................36
b. Taux de conversion.......................................................................................................36
c. Sélectivité......................................................................................................................37
d. Mécanisme de transfert.................................................................................................37
Conclusion général......................................................................................................................45
Introduction Générale
L'eau, ressource fondamentale à la vie sur Terre, est au cœur de nombreux défis
contemporains liés à son accès, sa qualité et sa disponibilité. Dans ce contexte, la purification de
l'eau et le dessalement émergent comme des solutions incontournables pour répondre aux besoins
croissants en eau potable. Ces processus complexes reposent sur une diversité de technologies
innovantes visant à éliminer les impuretés et à réduire la salinité de l'eau, la rendant ainsi propre à
la consommation humaine.
Dans des régions côtières telles que Mohammedia, au Maroc, la salinité élevée de l'eau
constitue un défi majeur pour l'accès à l'eau potable. Les projets de purification d'eau et de
dessalement mis en œuvre dans cette région combinent souvent plusieurs technologies pour
maximiser l'efficacité du processus. Ces initiatives intègrent également des aspects de durabilité
environnementale et de gestion des ressources pour assurer un approvisionnement en eau sûr et
durable pour les habitants de la région.
1
Partie I :
Contexte général du projet
2
L'eau est une ressource essentielle à la vie sur Terre. Elle recouvre environ 71% de la surface
de la planète et représente environ 1,4 milliard de km³. On surnomme souvent la Terre la "planète
bleue" à cause de la prédominance de l'eau sur sa surface.
L'eau n'est pas statique, elle est en mouvement perpétuel dans un cycle complexe qui assure sa
circulation et sa régénération. Ce cycle comprend les étapes suivantes :
Écoulement: Une autre partie de l'eau ruisselle sur la surface du sol, alimentant les
rivières, les lacs et les océans.
Ce cycle continu assure la disponibilité de l'eau douce pour les écosystèmes et les activités
humaines. Toute perturbation de ce cycle peut avoir des conséquences néfastes.
L’eau est utilisée par l’homme essentiellement pour trois usages qui sont l’agriculture
(70%), l’industrie (20%) et l’usage domestique (10%).
Ces pourcentages représentent les moyennes mondiales. Or, la répartition des prélèvements
d’eau entre les secteurs est très inégale selon le degré de développement des pays. En effet,
l’utilisation d’eau douce est majoritairement à usage agricole dans les pays en développement
(plus de 85% en Afrique et en Asie), alors que dans les pays développés l’usage de l’eau
3
concerne davantage l’industrie. A titre d’exemple, les Etats-Unis et l’Europe utilisent
respectivement 45% et 50% des prélèvements pour l’industrie et la production d’énergie.
Les ressources en eau se réparti de manière différentes entre les différentes continent du
Maroc :
Asie et Amérique: Plus de 70% de l'eau douce accessible se concentre sur ces deux
continents.
Asie: Chine, Inde, Indonésie, Pakistan, Bangladesh, Russie.
Amérique: Brésil, Canada, États-Unis, Colombie, Pérou, Mexique.
Afrique: Moins de 10% de l'eau douce accessible, avec un stress hydrique important
dans de nombreuses régions.
Afrique du Nord et Moyen-Orient: Égypte, Maroc, Algérie, Tunisie, Irak, Iran.
Afrique subsaharienne: Afrique du Sud, Éthiopie, République démocratique du Congo,
Nigéria, Kenya.
Europe: Environ 7% de l'eau douce accessible, avec une répartition relativement
homogène.
Océanie: Moins de 1% de l'eau douce accessible, concentrée principalement en
Australie et en Nouvelle-Zélande.
1. Situation mondiale
- 2,3 milliards de personnes vivent sans accès à une eau potable salubre. (Source : OMS,
2024).
- 4,2 milliards de personnes souffrent d'une pénurie d'eau sévère au moins un mois par
an. (Source : ONU-Eau, 2024)
4
- La demande mondiale en eau devrait augmenter de 45% d'ici 2050. (Source : WWAP,
2024)
- Le stress hydrique touche déjà plus de 2,5 milliards de personnes et devrait s'intensifier
dans les prochaines années. (Source : FAO, 2024)
- La pénurie d'eau est l'un des principaux risques pour la santé publique, la sécurité
alimentaire, le développement économique et la stabilité sociale. (Source : Banque
mondiale, 2024)
2. Au Maroc
- Le Maroc reste classé en situation de "stress hydrique élevé". (Source : Water Stress
Index, 2024)
- Les ressources en eau par habitant s'élèvent à environ 1 600 m3 par an, bien en dessous
de la moyenne mondiale (5 000 m3). (Source : Ministère de l'Equipement et de l'Eau,
2024)
- La demande en eau augmente d'environ 1,2% par an, en raison de la croissance
démographique et de l'urbanisation. (Source : Haut-Commissariat au Plan, 2023)
- L'agriculture demeure le principal consommateur d'eau, représentant environ 68% de la
consommation totale. (Source : Agence Nationale de l'Eau, 2024)
5
- Le changement climatique aggrave la situation en augmentant la fréquence et l'intensité
des sécheresses. (Source : GIEC, 2022)
Le Maroc est confronté à une pénurie d'eau croissante, exacerbée par le changement
climatique, la pression démographique et l'urbanisation rapide. Les ressources en eau par
habitant sont bien inférieures à la moyenne mondiale, et la demande en eau augmente de
manière constante. Cette situation menace la sécurité alimentaire, la santé publique, le
développement économique et la stabilité sociale du pays.
Ressources en eau limitées: Les ressources en eau naturelles du Maroc sont limitées et
soumises à une pression croissante. Les précipitations sont irrégulières et souvent
insuffisantes, et les nappes phréatiques sont surexploitées.
Demande en eau croissante: La demande en eau augmente en raison de la croissance
démographique, de l'urbanisation et de l'évolution des modes de vie. L'agriculture,
principal consommateur d'eau, continue de peser lourdement sur les ressources.
6
Changement climatique: Le changement climatique aggrave la situation en augmentant
la fréquence et l'intensité des sécheresses, réduisant les précipitations et affectant la
disponibilité des ressources en eau.
Inégalités d'accès à l'eau: L'accès à l'eau potable et à l'assainissement n'est pas
équitablement réparti dans toutes les régions du Maroc. Les populations rurales et
marginalisées sont souvent les plus touchées par la pénurie d'eau.
Impacts environnementaux: La surexploitation des ressources en eau et l'utilisation
inefficace de l'eau ont des impacts environnementaux négatifs, tels que l'épuisement des
nappes phréatiques, la salinisation des sols et la dégradation des écosystèmes
aquatiques.
VII. Problématique
Face à la pénurie d'eau croissante au Maroc, quelles solutions durables et réalistes peuvent
être mises en œuvre pour garantir la sécurité et l'accès à l'eau pour tous les citoyens ?
7
Partie II :
8
Face à l'urgence de la situation, il est impératif de mettre en œuvre des solutions durables et
réalistes pour garantir la sécurité et l'accès à l'eau pour tous les citoyens au Maroc. Ces
solutions doivent s'attaquer aux causes profondes de la pénurie d'eau, promouvoir une gestion
efficace des ressources et garantir un accès équitable à l'eau pour tous.
Au XII° siècle, Adélard de Bath décrit deux expériences dans les Quœstiones naturales : « au
soleil, après l’évaporation sur un rocher, l’eau de mer se transforme en sel ; lorsque le soleil fait
défaut, on chauffe de l’eau de mer et sous l’effet de la cuisson on la voit également se
transformer en sel. Cette métamorphose explique que la mer soit plus salée l’été que l’hiver,
que les mers méridionales le soient davantage que les mers septentrionales ».
Depuis les temps les plus anciens, les marins ont dessalé l’eau de mer à partir de simples
bouilleurs sur leurs bateaux, mais l’utilisation à des fins industrielles est récente
Dans les années 60, les procédés thermiques sont mis au point et utilisés pour dessaler l’eau de
mer.
Par ailleurs, des recherches sont développées sur le procédé de dessalement par osmose inverse.
1978 : mise en service de la première unité de dessalement de l’eau de mer par osmose inverse,
à Djeddah en Arabie Saoudite.
1. Avantages économiques
9
- Préservation des ressources en eau douce
Développement économique et social:
- Création d'emplois
- Attractivité des investissements
- Amélioration de la qualité de vie
2. Avantages environnementaux
Sécurité nationale:
- Élément crucial de la sécurité nationale
- Réduire la dépendance des sources d'eau transfrontalières
- Stabilité régionale
Indépendance hydrique:
- Réduire la vulnérabilité face aux conflits liés à l'eau
- Renforcer l'autonomie stratégique
Coopération internationale:
- Coopération internationale dans le domaine de la gestion des ressources en eau
- Partage des connaissances et des technologies
10
III. Défis du dessalement de l'eau de mer au Maroc
Le Maroc, pays aride confronté à un stress hydrique croissant, s'appuie sur le dessalement
comme solution pour répondre à ses besoins en eau douce. Malgré ses avantages, le
dessalement de l'eau de mer présente certains défis qu'il faut relever pour assurer une utilisation
durable et efficace de cette ressource.
2. Impact environnemental
11
5. Gestion durable des ressources en eau
Le dessalement ne doit pas être considéré comme une solution unique à la pénurie d'eau. Il est
essentiel de mettre en œuvre une gestion durable des ressources en eau, y compris la
conservation de l'eau, la lutte contre les fuites et la promotion de pratiques agricoles efficientes.
Le Maroc, pays aride avec un stress hydrique croissant, s'est tourné vers la désalinisation
comme solution pour répondre à ses besoins en eau douce. A ce jour, le pays compte plusieurs
installations de dessalement opérationnelles, en cours de construction ou en projet, réparties sur
l'ensemble du littoral.
12
Figure
13
V.La filtration de l’eau de mer
Définition :
La filtration de l'eau de mer est un processus qui vise à éliminer les impuretés, les particules en suspension, les micro-
organismes et les substances indésirables de l'eau de mer afin de la rendre propre et sûre pour divers usages, tels que la
consommation humaine, l'aquaculture, ou d'autres applications industrielles. Ce processus peut impliquer l'utilisation de
diverses technologies de filtration, telles que la filtration mécanique, la filtration biologique, la filtration par osmose
inverse ou la désinfection chimique. L'objectif principal est de produire de l'eau de mer de haute qualité, répondant aux
normes sanitaires et environnementales applicables.
2°Désalinisation :
Osmose inverse : C'est l'étape principale de la désalinisation. L'eau de mer sous haute pression est forcée à
travers une membrane semi-perméable qui retient les sels et les impuretés, ne laissant passer que l'eau pure.
4°Post-traitement :
Après la désalinisation et éventuellement le traitement chimique, l'eau peut passer à travers un filtre final pour
éliminer les particules fines et les dernières impuretés qui pourraient être présentes.
5°Stockage et distribution :
Une fois que l'eau de mer a été filtrée et traitée, elle est stockée dans des réservoirs appropriés et distribuée vers
les installations nécessaires, comme les réseaux d'eau potable, les usines industrielles ou les systèmes d'irrigation.
Désalinisation :
L'objectif principal de la filtration de l'eau de mer est de retirer le sel et les autres minéraux
dissous pour la rendre potable ou utilisable dans des processus industriels ou agricoles.
15
Approvisionnement en eau pour l'industrie :
L'eau de mer filtrée peut être utilisée dans divers processus industriels, tels que la fabrication, le
refroidissement des machines, la production d'énergie et d'autres applications industrielles.
Irrigation agricole :
Dans les régions arides où l'eau douce est limitée, l'eau de mer filtrée peut être utilisée pour
l'irrigation des terres agricoles, aidant ainsi à maintenir la productivité agricole et à soutenir
l'agriculture dans ces régions.
16
V. Etapes de processus de purification de l’eau de mer
A) Procédés de Distillation :
a. Principe
La distillation à simple effet est un procédé mis en œuvre depuis longtemps sur les navires,
où les moteurs Diesel émettent une quantité significative de chaleur récupérable. Son principe
est simple : il reproduit le cycle naturel de l’eau. Voici comment cela fonctionne :
Pour calculer le bilan thermique, on considère que le débit d’eau de mer admis dans
l’enceinte est la somme des débits d’eau produite et de saumure :
Où :
(k) est le rapport débit d’eau de mer admis/débit d’eau douce produite.
[Y = \frac{Q}{D}]
Les Anglo-Saxons parlent du gain opération ratio, qui est le rapport entre la chaleur fournie
et la production d’eau douce.
b. Avantages
1. Simplicité : La distillation à simple effet est relativement simple à mettre en
œuvre, ce qui en fait une option pratique pour certaines applications.
c. Inconvénients
1. Faible efficacité énergétique : La distillation à simple effet a une efficacité
énergétique relativement basse par rapport à d’autres méthodes plus avancées telles que
l’osmose inverse.
a. Principe
La distillation par compression de vapeur (CVC) est une technique de séparation liquide-
liquide qui permet de concentrer un solvant en le séparant d'un soluté non volatil. Elle
18
fonctionne en comprimant mécaniquement de la vapeur pour augmenter son enthalpie et l'utiliser
1. Évaporation :
- La vapeur comprimée chaude est ensuite envoyée dans un échangeur de chaleur où elle
cède sa chaleur à la solution à évaporer dans l'évaporateur.
- Le soluté, non volatil, reste derrière sous forme de concentré dans l'évaporateur.
2. Compression de vapeur :
- La vapeur produite dans l'évaporateur, riche en solvant, est ensuite aspirée par le
compresseur mécanique.
3. Condensation et recyclage :
- La vapeur comprimée chaude est envoyée dans un condenseur, où elle est refroidie par
de l'eau froide.
- Une pompe à vide est utilisée pour maintenir une pression basse dans l'évaporateur.
19
- Cette basse pression abaisse la température d'ébullition du solvant, facilitant son
évaporation à une température plus basse.
b. Avantages
Efficacité énergétique élevée : La distillation avec compression de vapeur
consomme jusqu'à 90% d'énergie en moins que les méthodes de distillation traditionnelles,
comme la distillation à multiples effets (MED).
Modularité : Les unités distillation par compression de vapeur sont modulaires et peuvent
être facilement agrandies pour répondre à la demande croissante.
c. Inconvénients
Coût d'investissement initial élevé :
Les unités CVC sont généralement plus coûteuses à l'achat que les systèmes de distillation
traditionnels comme la distillation à multiples effets (MED).
Maintenance complexe :
20
Les unités CVC nécessitent une maintenance plus fréquente et plus spécialisée que les
systèmes de distillation traditionnels.
De plus, les échangeurs de chaleur doivent être nettoyés périodiquement pour éviter
l'encrassement et maintenir un bon transfert thermique.
La qualité de l'eau d'alimentation est un facteur crucial pour le bon fonctionnement des
unités CVC.
Un prétraitement de l'eau d'alimentation est souvent nécessaire pour garantir qu'elle répond
aux exigences de qualité de la CVC.
a. Principe
Ce procédé dit Flash consiste à maintenir l'eau sous pression pendant toute la durée du
chauffage ; lorsqu'elle atteint une température de l'ordre de 120 °C, elle est introduite dans une
enceinte (ou étage) où règne une pression réduite. Il en résulte une vaporisation instantanée par
détente appelée Flash. Une fraction de l'eau s'évapore puis va se condenser sur les tubes
condenseurs placés en haut de l'enceinte, et l'eau liquide est recueillie dans des réceptacles en
dessous des tubes. C'est l'eau de mer chaude qui se refroidit pour fournir la chaleur de
vaporisation, l'ébullition s'arrête quand l'eau de mer a atteint la température d'ébullition
correspondant à la pression régnant dans l'étage considéré.
21
Pour chauffer l'eau de mer jusqu'à 120 °C, l'eau de mer circule d'abord dans les tubes des
condenseurs des différents étages en commençant d'abord par le dernier étage où la température
est la plus faible, elle est alors préchauffée en récupérant la chaleur de condensation de la
vapeur d'eau. Elle est finalement portée à 120 °C grâce à de la vapeur à une température
supérieure à 120 °C produite par une chaudière ou provenant d'une centrale de production
d'électricité.
b. Avantages
Capacité à traiter de grandes quantités d’eau : La MSF est capable de traiter de grandes
quantités d'eau de mer, ce qui en fait une méthode efficace pour la désaliénation à grande
échelle dans les régions où l'eau douce est rare.
22
c. Inconvénients
Consommation énergétique élevée : Bien que la MSF utilise la chaleur résiduelle pour
évaporer l'eau de mer, elle reste relativement énergivore par rapport à d'autres méthodes de
dessalement telles que l'osmose inverse. Cela peut entraîner des coûts élevés d'exploitation, en
particulier dans les régions où l'énergie est coûteuse.
Émission de gaz à effet de serre : Bien que la MSF n'utilise pas de produits chimiques
dans le processus de dessalement, elle peut néanmoins générer des émissions de gaz à effet de
serre si elle est alimentée par des centrales électriques fonctionnant aux combustibles fossiles.
a. Principe
Évaporation progressive: Dans le processus de MED, plusieurs effets ou étages de
distillation sont utilisés. Chaque effet consiste en une unité d'évaporation où l'eau de mer est
chauffée pour évaporer une partie de l'eau. L'eau évaporée est ensuite condensée pour former de
l'eau distillée, tandis que les sels et autres impuretés restent dans la solution concentrée.
Utilisation de la chaleur résiduelle: La principale caractéristique de la MED est son
utilisation efficace de la chaleur résiduelle. L'eau de mer est chauffée dans le premier effet à l'aide
d'une source de chaleur externe, comme la vapeur provenant d'une centrale électrique ou d'un
processus industriel. Ensuite, la vapeur produite dans le premier effet est utilisée pour chauffer
l'eau de mer dans le deuxième effet, et ainsi de suite. Cette cascade d'évaporation permet
d'exploiter efficacement la chaleur résiduelle, ce qui réduit la consommation d'énergie et les coûts
opérationnels.
Effet de vide: Pour favoriser l'évaporation à des températures plus basses, un vide est créé à
l'intérieur de chaque effet. Le vide réduit la pression atmosphérique au-dessus de la solution, ce
qui abaisse le point d'ébullition de l'eau et permet une évaporation plus efficace.
23
Condensation et récupération de l'eau distillée: Après l'évaporation, la vapeur d'eau est
condensée pour former de l'eau distillée. Cette eau distillée est collectée et peut être utilisée
comme eau potable ou à d'autres fins industrielles, en fonction des besoins.
b. Avantages
Utilisation de sources de chaleur alternatives : La MED peut fonctionner avec différentes
sources de chaleur, telles que la vapeur provenant de centrales électriques, de centrales
nucléaires ou de procédés industriels. Cela permet une plus grande flexibilité dans le choix des
sources d'énergie et réduit la dépendance aux combustibles fossiles.
24
c. Inconvénient
Entretien complexe : Les installations de MED nécessitent un entretien régulier pour assurer
leur bon fonctionnement. Cela peut inclure le nettoyage des équipements, le remplacement des
pièces usées et la gestion des dépôts de sel, ce qui peut être coûteux et exigeant en main-
d'œuvre.
B) Procédés membranaires :
a. Electrodialyse
Principe
Dans un système d’ED illustré dans la, les membranes sont disposées l’une à côté de l’autre, en
formant des compartiments où un ou plusieurs liquides vont circuler.
Lorsque le procédé est démarré, le transfert d’ions donne lieu à des changements de nature ou
de concentration des électrolytes qui composent les milieux traités. L’effet du procédé dépend
des membranes utilisées et de la configuration des compartiments d’ED :
25
Avantages
Le point commun de ces techniques est la mise en oeuvre de membranes échangeuses d'ions
permettant de transférer des ions de façon sélective sous l'effet d'un champ électrique. Cela
permet une élimination précise des ions indésirables, ce qui conduit à une production d'eau de
haute qualité.
Inconvénients
Complexité de l'entretien et de la maintenance : Les installations d'électrodialyse en membrane
nécessitent un entretien régulier pour assurer leur bon fonctionnement. Cela peut inclure le
nettoyage des membranes, le remplacement des composants usés et le contrôle des paramètres
de fonctionnement, ce qui peut être coûteux et exigeant en main-d'œuvre.
26
Gestion des déchets et des sous-produits : Comme pour toute méthode de dessalement,
l'électrodialyse en membrane produit de la saumure concentrée et d'autres sous-produits, qui
doivent être gérés de manière appropriée pour éviter les impacts environnementaux. La
disposition de la saumure peut poser des défis dans certaines régions, en particulier dans les
zones côtières sensibles.
b. Osmose Inverse
Principe
La distillation par osmose inverse est un procédé utilisé pour purifier l’eau en éliminant les
solides dissous, la matière organique, les virus et les bactéries. Voici comment cela fonctionne :
On utilise une membrane semi-perméable qui permet uniquement le passage de l’eau pure.
L’eau salée est soumise à une pression extérieure pour forcer l’eau pure à travers la
membrane.
La pression osmotique naturelle attire l’eau moins concentrée vers la solution plus
concentrée, mais dans ce cas, on inverse le processus en appliquant une force extérieure.
L’eau purifiée passe à travers la membrane, tandis que les impuretés restent de l’autre côté.
27
Figure 8 : Principe d'osmose inverse
Avantages
Efficacité de purification : L’osmose inverse peut éliminer jusqu’à 99% des particules
solides dissoutes et 99% des micro-organismes, produisant ainsi de l’eau propre et sûre pour la
consommation.
Adaptabilité : Elle peut être utilisée pour purifier l’eau de mer, l’eau saumâtre et même
l’eau de puits.
Faible coût opérationnel : Une fois le système installé, les coûts d’exploitation sont
relativement bas.
Inconvénients
- Consommation d’énergie : L’osmose inverse nécessite une pression élevée pour forcer
l’eau à travers la membrane. Cela peut entraîner une consommation d’énergie
significative.
- Entretien requis : Les membranes doivent être nettoyées régulièrement pour éviter
l’accumulation de dépôts minéraux et de bactéries.
28
- Coût initial élevé : La mise en place d’un système d’osmose inverse peut être coûteuse
en raison du prix des membranes et de l’installation.
- Rejet de concentré salin : Le processus génère un flux de concentré salin, qui doit être
correctement géré pour éviter les impacts environnementaux.
29
Partie 3
30
I. Problématique
Où ? À quel endroit ce besoin est le plus L'unité sera située à proximité de la mer
ressentit ? de Mohammedia, prenant en compte
l'accessibilité à l'eau de mer, les
infrastructures nécessaires (électricité,
accès routier), et en respectant les
normes environnementales en vigueur
Quand ? À quel moment ce besoin se fait-il Le projet est prévu sur une durée de 18
ressentir ? mois, comprenant les étapes d'étude de
faisabilité, de conception, de
construction et de mise en service,
débutant au début de l'année prochaine.
Comment ? Sous quelle forme ce besoin est L'installation se fera en plusieurs étapes
ressenti ? : étude de faisabilité technique et
économique, conception de l'unité selon
les normes internationales, construction
avec des matériaux de qualité, et mise
en service avec des tests rigoureux.
31
Pourquoi ? Quelles sont les raisons qui ont fait Réduire la dépendance aux ressources
apparaitre ce besoin ? en eau douce limitées de la région, tout
en assurant une qualité conforme aux
normes sanitaires.
Combien ? Combien de litres d’eau Environ 400 mètres cubes par jour, pour
une station de taille moyenne .
32
On s’est rendu compte qu’on doit penser à :
Élimination X x x
efficace des
contaminants
Système x
écologique
Production de x x x
grandes
quantités
d’eau
Polyvalence x
d'utilisation
Stérilisation X x
de l'eau
Rapidité x
Réduction des x
déchets
plastiques
Économies x
financières
à long terme
Performance x
de filtration
élevée
Elimination x
sélective des
ions
33
Conservation x x x x x
d’énergie
Production x
d’eau très
pure
34
est appliquée au niveau du compartiment de la solution concentrée, le transfert entre les deux
compartiments va diminuer jusqu'à s'annuler. Quand le flux s'annule, la pression appliquée est
appelée pression osmotique Si la pression appliquée à l’aide d’une pompe qui augmente la
pression du fluide devient supérieure à la pression osmotique, le flux s’inverse : les espèces se
déplacent du milieu le plus concentré au milieu le moins concentré → c'est le phénomène
d'osmose inverse.
a. Pression osmotique
La pression osmotique (π) est d’autant plus importante que la concentration est élevée et que
la masse molaire est faible. La pression osmotique peut être calculée par la loi de Van’t Hoff :
π =i∗C∗R∗T
Avec :
π : la pression osmotique (bars).
i : le nombre d’espèces d’ions constituent le soluté.
C : la concentration molaire du soluté (mol.m-3).
R : la constante des gaz parfait (0,0831 L.bar.mol-1.K-1).
T : la température (K).
b. Taux de conversion
35
• Une partie qui ne passe pas à travers la membrane et qui contient les molécules ou les
particules retenues pas les membranes, elle est appelée concentrât (rétentat ou saumure).
Le taux de conversion est défini comme la fraction de débit du liquide qui traverse la
membrane.
𝐐𝐩
Y = 𝐐𝟎
c. Sélectivité
La sélectivité est une caractéristique de surface de la membrane qui est définie comme la
possibilité de laisser passer ou de retenir les solutés en fonction de leur poids moléculaire. Elle
est définie par le taux de rétention ou le taux de rejet de l’espèce que la membrane est censée
retenir.
(𝑪𝟎−𝑪𝒑) (𝟏−𝑪𝒑)
Tr = 𝑪𝟎 × 𝟏𝟎𝟎 = 𝑪𝟎
Avec :
Cp: concentration finale (perméable).
C0 : concentration initiale.
Il y a deux valeurs particulières du Tr :
Tr = 0 % signifie que le soluté n’est pas du tout retenu par la membrane.
Tr = 100 % signifie que le soluté est entièrement retenu par la membrane.
d. Mécanisme de transfert
Les transferts du solvant et de soluté à travers une membrane semi-perméable se font par
solubilisation et diffusion. Les différentes espèces moléculaires (soluté et solvant) se dissolvent
dans la membrane et diffusent à l’intérieure de celle-ci comme à travers un solide ou un liquide
sous l’action d’un gradient de concentration et de pression.
Les éléments constitutifs d'une unité d'osmose inverse sont schématisés sur la figure ci-
dessous.
36
Figure 12: Les éléments constitutifs d'une unité d'osmose inverse
Le dessalement par osmose inverse nécessite d'abord un prétraitement très poussé de l'eau de
mer pour éviter le dépôt de matières en suspension sur les membranes qui conduirait très
rapidement à une diminution des débits produits.
37
tangentielle. L'eau non filtrée est appelée retentât tandis que l'eau qui a traversé la membrane
est appelée perméat. Afin de limiter la consommation d'énergie du procédé, on peut placer sur
le circuit du retentât une turbine qui permet de récupérer une partie de l'énergie contenue dans
ce fluide sous haute pression.
38
V. Les membranes d’osmose inverse
Les membranes d’osmose inverse peuvent être classifiées suivant plusieurs critères, à
savoir, leur morphologie ou structure, les matériaux qui les constituent ainsi que leur
configuration géométrique.
Les membranes les plus utilisées en osmose inverse sont souvent des membranes en acétates
de cellulose ou en composite polyamide. Ces dernières sont en général les plus adéquates au
dessalement de l’eau de mer avec un taux de réjection de sels élevé (supérieur à 99.8%).
Les modules :
Les modules sont conçus pour supporter les membranes. Quatre types de modules sont
commercialisés :
39
L’ensemble de ces modules, ainsi que leur avantages et inconvénients, sont regroupés dans
les deux tableaux ci-dessous.
40
Tableau 6: Avantages et inconvénients des modules d'osmose inverse
41
VI. Conception d’une membrane du système d’osmose inverse :
Pour concevoir la membrane d’une unité d’osmose inverse, on a commencé par la conception de
différentes pièces une par une, et après on a fait l’assemblage pour obtenir le schéma en vue
éclatée suivante :
42
Couvercle :
Figure 17 : couvercle
Module spiralé :
43
Paroi perméable :
44
Conclusion générale
45