MATHS 1 Cours
MATHS 1 Cours
Objectif : Maîtriser les notions du calcul différentiel et intégral utilisées dans les
autres cours de mathématiques et dans les cours de génie.
Contenu :
1-Définition
Exemple:
𝑥 ⟼ 𝑥 2 } fonctions paires
𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠𝑥
𝑥 ⟼ 𝑥 3 } fonctions impaires
𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛𝑥
Donc si f est paire ou impaire, il suffit de l’étudier pour les valeurs positives de
la variable réelle (ℝ+∩ 𝐼) et le graphe pour (ℝ-∩ 𝐼) qui se déduit par symétrie.
Une fonction g est périodique de période p ; g : ℝ ⟼ ℝ si
∀ 𝑥𝜖 𝑅 ; 𝑔(𝑥 + 𝑝) = 𝑔(𝑥). On peut aussi dire que s’il existe p>0 tel que ∀ 𝑥𝜖 ℝ,
𝑔(𝑥 + 𝑝) = 𝑔(𝑥) alors 𝑔 est périodique de période p.
Exception
Il existe des fonctions périodiques, non constantes qui n’admettent pas de plus
petites périodes.
Exemple :
1, 𝑥𝜖ℚ
𝑓(𝑥) = {
0, 𝑥 ∉ ℚ
4-Fonctions monotones
Une partie incluse dans ℝ est un voisinage de x0 s’il contient un intervalle ouvert
contenant x0.
lim 𝑓(𝑥) = 𝑙
𝑥→𝑥0
Exemple
𝑓(𝑥) = 3𝑥 − 2
𝑓(1) = 1
7-Unicité de la limite
Théorème
⟹|f(x) – 𝑙| < 𝜀
9-Limites infinies
a) Soit 𝑥0 𝜖 ℝ,
lim𝑓(𝑥)=+∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝛼 > 0/0 <|x−x0|< 𝛼 ⟹f(x)> 𝐴
𝑥→𝑥0
lim𝜆𝑓(𝑥)=𝜆𝑙
𝑥→𝑥0
Remarque
lim 𝑓(𝑥) = 𝑦0 et lim 𝑔(𝑦) = 𝑙 ⟹ lim (𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) = 𝑙 est en général
𝑥→𝑥0 𝑦→𝑦0 𝑥→𝑥0
lim 𝑔(𝑦) = 0 (car y ne prend pas la valeur 0 mais tend vers 0 ; c’est-à-dire
𝑦→0
au voisinage de 0)
Ainsi,
lim (𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) ≠ lim 𝑔(𝑦)
𝑥→0 𝑦→0
12-Formes indéterminées
Dans le calcul des limites, il arrive des moments où on ne peut conclure : c’est la
0 ∞
forme indéterminée : , ,∞ − ∞ ….
0 ∞
Lever l’indétermination, c’est chercher la limite dans les conditions considérées.
On remarquera que certaines indéterminations peuvent être ramenées sous
1
∞ 0 𝑓 𝑔
d’autres formes. peut être ramenée sous la forme en écrivant = 1
∞ 0 𝑔
𝑓
0
La forme ∞ − ∞ peut être ramenée sous la forme en écrivant
0
𝑔
1+
𝑓
𝑓+𝑔= 1 . On résout parfois le problème en recourant aux transformations
𝑓
élémentaires.
Exemple
𝑥 2 −𝑎2 2
lim =
𝑥⟼𝑎 𝑥 3 −𝑎3 3𝑎
(respectivement en 0 ou +∞)
13-Fonctions continues
0 𝑠𝑖 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
1) f(x)={
1 𝑠𝑖 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑟𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
1
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≠ 0
2) f(x)={ 𝑥
𝑎(𝑎𝜖 ℝ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 = 0
Lorsque 𝑓(𝑥0 + 0) 𝑒𝑡 𝑓(𝑥0 − 0) existent et sont distinctes, alors on dit
que l’on a une discontinuité de première espèce.
Exemple
Soit f(x), la fonction partie entière de x. f(x)=E(x)=[x]
Si n𝜖ℤ, 𝑓(𝑛 + 0) = 𝑛 𝑒𝑡 𝑓(𝑛 − 0) = 𝑛 − 1
f est continue en tout point de ℝ − ℤ
1
𝑠𝑖𝑛 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
Soit la fonction f : { 𝑥
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0
Soit la fonction f
1
𝑠𝑖𝑛𝑥 ; 𝑥 ≠ 0
F(x)={ 𝑥
0; 𝑥 ≠ 0
La limite de f(x) losrque x tend vers 0 n’existe pas car -1≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ 1.
Exemple :
𝑠𝑖𝑛𝑥
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
Soit f(x)={ 𝑥
2 𝑠𝑖 𝑥 = 0
lim 𝑓(𝑥)=1
𝑥
𝑓
(g≠ 0) est continue sur I
𝑔
Théorème1
Théorème2
Toute fonction continue sur [𝑎; 𝑏] atteint au moins une fois ses bornes.
Autrement dit, il
lorsque x∈ [𝑎 ; 𝑏]
Preuve
Exemple
Théorème3
Si f est une fonction continue sur [𝑎, 𝑏].Si f(a). f(b) <0, alors il existe au
moins c∈ ]𝑎, 𝑏[ /f(c)=0.
Exemple
5
f(x)=𝑥 -3x+1, Résoudre f(x)=0 sur [0,1] ;
𝑓(𝑥) 𝑠𝑖 𝑥 ∈ 𝐼/{𝑥𝑂 }
𝑓̃(x)={
𝑙 𝑠𝑖 𝑥 = 𝑥𝑂
La nouvelle fonction 𝑓̃ coïncide avec f sur I/{𝑥0 } et continue sur𝑥𝑂 𝑓̃ est
le prolongement par continuité de f en 𝑥0
Définition
Fonctions dérivables
point 𝑥0 (f𝑥0) .
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
Si le rapport admet une limite finie à droite
𝑥−𝑥0
(respectivement à gauche) et la
Ex : Soit f(x)=|𝑥|
𝑓(𝑥)−𝑓0)
Pour x> 0 ;f(x)=x et lim =1 ; Pour x< 0, f(x)=-x et
𝑥→0− 𝑥−0
𝑓(𝑥)−𝑓(0)
lim =-1.f’ (0+) ≠f’ (0-).D’où f n’est pas dérivable en 0.
𝑥→0+ 𝑥−0
Lorsque ces deux dérivées existent et sont finies, le point x=𝑥0 est
dit point anguleux.
y y y
0 x 0 x 0 x
Changement de signe
Branches infinies
asymptote oblique
𝑓(𝑥)
b ) lim = a ( nombre fini) => direction asymptotique d’axe y=ax
𝑥→∞ 𝑥
𝑓(𝑥)
4- lim = a( nombre fini) et lim [ 𝑓(𝑥) - a x] = ∞ => f admet une
𝑥→∞ 𝑥 𝑥→∞
𝑓(𝑥)
5- lim = ∞ => branche parabolique d’axe (oy)
𝑥→∞ 𝑥
𝑓(𝑥)
6- lim 𝑓(𝑥) = ∞ et lim = 0 => f admet une branche parabolique
𝑥→∞ 𝑥
𝑥→∞
d’axe (ox)
1- Domaine de définition
2- Parité-Imparité-périodicité et limité éventuellement le domaine de
définition
Soit x-𝑥0 ≤ 0
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
De même ; 𝑙𝑖𝑚 ≤ 0; 𝑐𝑎𝑟 𝑥 ≥ 𝑥0 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑥 − 𝑥0 ≥ 0
𝑥−𝑥0
Remarque :
La réciproque n’est pas vraie ; c’est-à-dire une fonction peut avoir un extremum
en 𝑥0 sans être dérivable en ce point.
THEOREME DE ROLLE :
Soit f : [𝑎, 𝑏]→IR. F est continue et dérivable en ]𝑎, 𝑏[ et f est telle que
f(a)=f(b) alors il existe un réel c ∈ ]𝑎, 𝑏[ / f’(x)=0.
PREUVE :
°Si f est une fonction constante sur[𝑎, 𝑏], le cas est trivial
°Si f n’est pas constante sur[𝑎, 𝑏], elle y est bornée et on peut supposer l’une au
moins de ses bornes. Si M la borne supérieure distincte de f(a)=f(b), il existe c ∈
]𝑎, 𝑏[/ f(c)=M.
°La valeur f(c) est donc un maximum relatif et puisque f’(x) existe, alors on a
f’(c) =0.
THEOREME DES ACCROISSEMENTS INFINIS :
Soit f :[𝑎, 𝑏] → IR. F continue sur [𝑎, 𝑏]et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ alors il existe c ∈
]𝑎, 𝑏[ / 𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) = (𝑏 − 𝑎)𝑓′(𝑐).
PREUVE :
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
Posons Ψ(x)=f(x)-f(a) - (𝑥 − 𝑎)
𝑏−𝑎
Corollaire :
Si f : I→IR est une fonction dérivable alors pour tout point 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 de I, la
0< 𝜃 < 1
EXERCICES :
2-Calculer la constante A ;
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
3-En déduire qu’il existe c/𝑓 ′ (𝑐) = avec a<c<b
𝑏−𝑎
II-
𝑥
3-)Montre que pour x ≥0, ≤ arctan(𝑥) ≤ 𝑥.
1+𝑥 2
RESULTATS :
I-
1-Calculons la constante A :
F est continue sur[𝑎, 𝑏], on suppose que f l’est aussi sur ]𝑎, 𝑏[, x→ x-a est
On a Ψ(a)=Ψ(b) II
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
3-Déduisons en que 𝑓 ′ (𝑐) =
𝑏−𝑎
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎) 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
f’(c)=A or A= d’où 𝑓 ′ (𝑐) =
𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
D f=IR=]0, +∞[
sur]𝑎, 𝑏[ ;Alors f est continue et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ ,D’où on peut appliquer le
𝑏−𝑎
2-)Déduisons que a< <𝑏
ln(𝑏)−ln(𝑎)
1 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎) 𝑏−𝑎
Ainsi (b-a) f’(c)=f(b)-f(a)⇔ = donc c=
𝑐 𝑏−𝑎 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
𝑏−𝑎
Or a<c<b d’où a< <𝑏
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
𝑥
3-Montrons que ∀ x≥0 , ≤ arctan(𝑥) ≤ 𝑥
1+𝑥 2
La fonction arctan(x) est définie pour tout x≥0 ;de même elle est continue et
dérivable ∀ x≥0 ,On peut donc dire que la fonction arctan est continue sur tout
intervalle [0, 𝑥]et dérivable sur]0, 𝑥[ .On déduit d’après le théorème des
accroissements finis appliqués a arctan entre 0 et x qu’il existe c ∈ ]0, 𝑥[ tel que
1
(x- 0) arctan’(x)=arctanx- arctan 0 ;or arctan’(c)=
1+𝑐 2
1 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥
Donc 𝑥= I
1+𝑐 2 𝑥
On a 0<c<x→0<𝑐 2 < 𝑥 2
1 1 𝑥 𝑥
1<1+𝑐 2 <1+𝑥 2 → < <1 → < <𝑥 II
1+𝑥 2 1+𝑐 2 1+𝑥 2 1+𝑐 2
𝑥 arctan(𝑥)
De I et II → < 𝑥( )<𝑥
1+𝑥 2 𝑥
𝑥
D’où < arctan(𝑥) < 𝑥
1+𝑥 2
𝑛+1 𝑛
→𝑓(𝑥) =(𝑓(𝑥) )′
→Par convention 𝑓 0 = 𝑓
La fonction f(x)=sin(x) est une fonction n fois dérivable sur IR. On dit qu’elle €
Dn (IR, IR) : ensemble des fonctions n fois dérivable.
Ex :
Pour f(x)=sin(x), fn(x)=sin(x+ nπ/2) (A démontrer)
g(x)=cosx est aussi n fois dérivable et gn(x)=cos(x+ nπ/2)
Théorème de Leibniz
Soient f et g deux fonctions de Dn(I ,IR),alors le produit (f.g) € Dn(I,IR).De
plus :
(fg) n(x)=C0nfn.gn + Cn1fn-1 .g +C2nfn-2 .g2+ ………….+Cnnf0 .gn
Définition
Soit I ϲ IR et n € IN*
Soit une application f : I IR
Cette application est dite de classe Cn sur I si f est n fois dérivable sur I et si la
dérivée d’ordre n de f est continue sur I.
Chapitre 2
Différentielle d’une fonction numérique d’une variable réelle
(voir les détails sur la photocopie)
Résultats
1
4 Données : E=80v
R=50Ω
l=8Ω
∆R=2 Ω
Calculons les valeurs approchees des variations
a) ∆I du courant dans le circuit.
D’après la loi de Pouillet on a I=E/(l+R)
Soit I(R)=E /(l+R)
(dI /dR)=-E /(l+R)2 ainsi la différentielle de I(R) est dI(R)= )=-E /(l+R)2Dr
AN :∆I=-80*2/(50+8)2
D’où ∆I=-4.756.10-2 A
b) ∆V la ddp aux bornes se R
Ur=RI
=R(E /(R+l)
RE / (l+R) dUr=E(r+L)-RE / (l+R)2
dUr=LE/ (l+R)2dr
D’où ∆v= LE/ (l+R)2dr
AN : ∆v=3.805.10_1
CHAPITRE 2
Dans tout ce chapitre les fonctions sont des fonctions numériques de variable
réelle.
I-Définition
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥𝑜)
lim = 𝑓′(𝑥𝑜)
𝑥→𝑥𝑜 𝑥−𝑥𝑜
Notation :
g(x) = x3e-4x ;
Réponses
df = (1 + tan2x)dx ; dg = (3x2e-4x – 4x3e-4x)dx ;
𝒖 𝒗𝒅𝒖−𝒖𝒅𝒗
𝒅(𝒖 + 𝒗) = 𝒅𝒖 + 𝒅𝒗 ; 𝒅(𝒖𝒗) = 𝒗𝒅𝒖 + 𝒖𝒅𝒗 ; 𝒅 ( ) = ;
𝒗 𝒗𝟐
Applications
1-Formule d’approximation
Si |ℎ| est assez petit, le terme ℎ𝜀(ℎ) est négligeable devant df. On peut alors
écrire : △ 𝑓 ≃ 𝑑𝑓 d’où 𝒇(𝒙𝒐 + 𝒉) ≃ 𝒇(𝒙𝒐) + 𝒅𝒇 (𝟐)
Calculer la valeur exacte de f(1,986) en conservant tous les chiffres affichés par
∆𝑓−𝑑𝑓
la calculatrice. En prenant x0 = 2 calculer les nombres |∆𝑓 − 𝑑𝑓| et | |
𝑓(1,986)
Solution
a) 𝑓(1,986) = 2,972049
b) En prenant 𝑥0 = 2 on a h = 1,986 – 2 = - 0,014
△ 𝑓 = 𝑓(1,986) − 𝑓(2) = −0,027951
𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)ℎ = −0,028
|∆𝑓 − 𝑑𝑓| = −0,000049
∆𝑓−𝑑𝑓
|𝑓(1,986)| ≃ 0,000017
EXERCICES
2𝑥+1 2
𝑓 1 (𝑥) = √ ; 𝑓 2 (𝑥) = ln | | ; 𝑓 3 (𝑥) = (sin 6𝑥)3 ;
3−𝑥 3−5𝑥
2-) A l’aide d’une différentielle trouver une valeur approchée avec trois
décimales de chacun des nombres X1 et X2 :
3-) Une machine gonfle un ballon de façon continue pendant un laps de temps
T. A un instant t1 < T ou le diamètre du ballon est de 24cm, la vitesse de
croissance du rayon est 1cm par seconde. Quelle est la vitesse de croissance du
volume du ballon à l’instant t1 ?
0 1, b a h et c a h .
La formule (1) peut alors s’écrire :
f (a h) f (a) hf '(a h)
2)
On se sert de ce théorème pour établir la formule de Taylor.
Soit 𝑓 une fonction continue, ainsi que ses dérivées 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , … , 𝑓 (𝑛+1) sur un
intervalle I. Soit 𝑥𝑜 un point donné de I. Alors pour tout 𝑥 є I on a :
f '( x0 ) f ''( x0 ) f ( n ) ( x0 ) f ( n1) ( x0 ( x x0 ))
f ( x) f ( x0 ) ( x x0 ) ( x x0 )2 ... ( x x0 ) n ( x x0 ) n1 , 0 1
1! 2! n! (n 1)!
4)
La formule (4) est appelée le développement de la fonction 𝑓 à l’ordre n au
voisinage de 𝑥𝑜 . Le dernier terme est le reste du développement.
Exemple : f ( x) ln x, x0 1, n 4
1
Df =]0, +∞[ et puisque 𝑓 ′ (𝑥) = la fonction est dérivable à tout ordre sur Df.
𝑥
1 6 4!
𝑓 ′′ (𝑥) = − ⇒ 𝑓 ′′ (1) = −1 𝑓 (4) (𝑥) = − ; 𝑓 (5) (𝑥) =
𝑥2 𝑥4 𝑥5
Le développement s’écrit
C. La formule de Maclaurin.
∀ 𝑥 𝜖 ℝ , ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (𝑥) = 𝑒 𝑥 .
𝑥2 𝑥𝑛 𝑒Ѳ
𝑒𝑥 = 1 + 𝑥 + + ⋯+ + 𝑥 𝑛+1 , 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 < Ѳ < 1
2! 𝑛! (𝑛 +)!
III. Développements limités
1. Activité :
Développons la fonction de Taylor. Pour les dérivées successives le ln ;
posons 𝑙𝑛𝑥 = 𝜑(𝑥)
1 ′′ 1
𝜑(1) = 0; 𝜑 ′ (𝑥) = ; 𝜑 (𝑥) = − 2 ;
𝑥 𝑥
(−1)𝑛−1 (𝑛−1)! (−1)𝑛𝑛!
𝜑 (𝑛) (𝑥) = ; 𝜑 (𝑛+1) (𝑥) = ;
𝑥𝑛 𝑥 𝑛+1
On a donc
(−1)𝑛 𝑛!
=
[1 + Ѳ(𝑥 − 1)]𝑛+1
(𝑛−1)! 1
Sachant que = pour tout 𝑛 𝜖 ℕ∗ le développement de ln au voisinage de
𝑛! 𝑛
1 s’écrit :
En écrivant ln𝑥 sous cette forme on dit qu’on a écrit un développement limité
de la fonction ln à l’ordre n.
2. Définition
f ( x) a0 a1 ( x x0 ) ... an ( x x0 ) n [( x x0 ) n ] ( x)
6) avec lim ( x) 0.
x x0
3. Remarque
(𝑥-𝑥 0)n ‘’ ; o, comme dans ‘’mot’’, doit être considérer comme une fonction et
c’est pourquoi on n’écrit pas o(𝑥-𝑥 0)n; ce n’est pas un produit.
La notation o[(𝑥-𝑥 0)n] désigne une expression 𝛼(𝑥) telle que pour 𝑥≠𝑥 0 on ait :
𝛼(𝑥) 𝛼(𝑥)
lim = 0 (on a ici (𝑥−𝑥 = 𝜀(𝑥)
𝑥→𝑥0 (𝑥−𝑥0 )𝑛 0)
𝑛
𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]
𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]
𝑓(𝑥) ≈ 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛
𝑃(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛
Quelques exemples
Développement limité :
(1 + 𝑥)𝛼 ≈ 1 + 𝛼𝑥
𝑓′′(0) 2 𝛼(𝛼 − 1) 2
𝑥 = 𝑥
2 2
1 1
Pour 𝛼 ∈ {2, −2, −1, , − } on a le tableau suivant :
2 2
𝑥3
𝑠𝑖𝑛𝑥 ≈ 𝑥 − (au 3e ordre)
6
𝑥2
𝑐𝑜𝑠𝑥 ≈ 1 −
2
𝑡𝑎𝑛𝑥 ≈ 𝑥
Remarque générale
EXERCICES
I.
1) Ecrire le développement limité d’ordre 3 au voisinage de -1 de la
fonction 𝑥 ⟼ 2𝑥 5 − 4𝑥 3 + 𝑥 2 + 7𝑥
2) Ecrire les développements limités au voisinage de 0 des fonctions
suivantes :
3
𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛3𝑥 à l’ordre 5 ; 𝑥 ⟼ √1 + 𝑥 à l’ordre 4
𝑥 ⟼ √1 + 𝑒 𝑥 à l’ordre 3
II. Ecrire les développements limités d’ordre n au voisinage de0 des fonctions
1
𝑥⟼ , 𝑥 ⟼ ln(1 + 𝑥)
1+𝑥
I- Définitions et exemples
Exemples :
f : ℝ2 ℝ g : ℝ3 ℝ
2𝑥+ 𝑦
(x, y) (x, y) 3cos 𝑦𝑧 + 3𝑦 2 + 10
𝑥 2 −𝑦 2
Df = {(x,y) ∈ ℝ2 / x ≠ y et x ≠ - y }
Dg = ℝ 3
Si cette limite existe dans ℝ on dit que f admet au point (𝑥0 , 𝑦0 ) une dérivée
partielle première par rapport à x. Cette limite est notée 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) ou
𝜕𝑓
(𝑥0 , 𝑦0 )c’est-à-dire :
𝜕𝑥
De même on a :
Remarques
𝜕𝑓
b) se lit dérivée partielle de f par rapport à x.
𝜕𝑥
Les formules (1) et (2) permettent d’énoncer la règle de calcul des dérivées
partielles.
Exemple
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 2 𝑧 − 𝑦𝑥 + 5𝑧 3 𝑦 + 20𝑥 + 13
𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 8𝑥𝑧 − 𝑦 + 20
𝜕𝑥
𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = −𝑥 + 5𝑧 3
𝜕𝑦
𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 2 + 15𝑧 2 𝑦
𝜕𝑧
1- Dérivés partielles secondes
f: ℝ2 ℝ
(x, y) f(x, y)
𝜕𝑓 𝜕𝑓
, sont des fonctions de x et y. En les dérivant par rapport à x et y on obtient
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓 ′′
= = 𝑓𝑦𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
Exemple
F(x, y) =3𝑥 4 𝑦 2 + 7𝑥 2 − 4𝑦 3 − 𝑥 3 𝑦 + 8
′′ (𝑥,
𝐹𝑥𝑦 𝑦) = 24𝑥 3 𝑦 − 3𝑥 2
′′ (𝑥,
𝐹𝑦𝑥 𝑦) = 24𝑥 3 𝑦 − 3𝑥 2
Propriété
′′
𝐹𝑥𝑦 ′′
= 𝐹𝑦𝑥 ′′
; 𝐹𝑥𝑧 ′′
= 𝐹𝑧𝑥 ′′′
; 𝐹𝑥𝑦𝑧 ′′′
= 𝐹𝑧𝑥𝑦 ′′′
= 𝐹𝑦𝑥𝑧 ; 𝐹𝑦′′′2𝑧 = 𝐹𝑦𝑧𝑦
′′′
III- Différentielle
𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 − 5𝑥𝑦 + 3𝑦
𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) = (𝑥0 + Δ𝑥)2 - 5(𝑥0 + Δ𝑥) (𝑦0 + Δ𝑦) + 3(𝑦0 + Δ𝑦)
𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) =𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) + (2𝑥0 -5𝑥0 ) Δ𝑥 + (3 − 5𝑥0 ) Δ𝑦 + Δ2𝑥 - 5Δ𝑥 Δ𝑦
Exemple
𝑥+𝑧
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = ; 𝐷𝑓 = {(x, y, z) ∈ ℝ3 / y ≠ z}
𝑦−𝑧
1 𝑥+𝑧 𝑥+𝑦
𝑑𝑓 = 𝑑𝑥 − 2
𝑑𝑦 + 𝑑𝑧
𝑦−𝑧 (𝑦 − 𝑧) (𝑦 − 𝑧)2
Δ𝑓 = 𝑑𝑓 + Δ2𝑥 − 5Δ𝑥 Δ𝑦
Alors si |Δ𝑥 | et |Δ𝑦 | sont assez petits l’expression Δ2𝑥 − 5Δ𝑥 Δ𝑦 est négligeable
devant df. Dans ce cas on peut alors écrire Δ𝑓 = 𝑑𝑓 or
Exercice
Solution
f: ℝ2 ℝ
(𝑥, 𝑦) 𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑑𝑓 = 𝑓𝑥′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) 𝑥 ′ (𝑡)𝑑𝑡 + 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦)𝑥 ′ (𝑡)𝑑𝑡 Mis en forme : Police :Anglais (États-Unis)
𝑑𝑓 𝑑𝑔
= (𝑡) = 𝑓𝑥′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) 𝑥 ′ (𝑡) + 𝑓𝑦′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡))𝑦 ′ (𝑡).
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑓
Calculer en se servant de ce qui précède. Retrouver le résultat par un calcul
𝑑𝑔
direct.
𝑒 −2𝑡
𝑓(𝑥, 𝑦) = = 𝑔(𝑡)
𝑙𝑛𝑡
1
𝑑𝑔 −2𝑒 −2𝑡 𝑙𝑛𝑡 − 𝑒 −2𝑡 𝑒 −2𝑡 1
(𝑡) = 𝑡 =− (2 + )
𝑑𝑡 (𝑙𝑛𝑡) 2 𝑙𝑛𝑡 𝑡𝑙𝑛𝑡
Exercices
𝑥−3
𝑓1 (𝑥, 𝑦) = √𝑥 − 𝑦 + 2 ; 𝑓2 (𝑥, 𝑦) = √ ; 𝑓3 (𝑥, 𝑦) = ln(𝑥 2 + 𝑦 2 )
𝑦+1
ℝ3 ℝ
𝑦
𝑥𝑦
(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑥 2𝑒 𝑥 −
𝑧
ℝ2 ℝ
𝑥−𝑦
(𝑥, 𝑦)
𝑥 2 −𝑦 2
𝑥
3) Soit la fonction 𝑓 de ℝ2 dans ℝ définie par 𝐹(𝑥, 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
𝑦
b) ∆𝑥 = 0,02 et ∆𝑦 = −0,05
1-Etudier les variations de 𝑓 et démontrer que 𝑓 est une bijection de ]0, +∞[ sur
un intervalle 𝐽 à préciser.
2-Décrire sommairement les variations de 𝑓 −1 .
Solution
1
1-La fonction 𝑥 ⟼ est définie et continue sur IR*, donc sur ]0, +∞[ ; la
𝑥
fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 est définie et continue sur IR, donc sur ]0, +∞[. On en déduit
que 𝑓 est définie et continue sur IR*+
lim 𝑓(𝑥) = +∞ ; lim 𝑓(𝑥) = −∞
𝑥→0 𝑥→+∞
3
Ɐ 𝑥 є 𝐷𝑔, 𝑔’(𝑥) = 𝑢’(𝑥). 𝑓’ [𝑢(𝑥)] = 3(1 + 𝑡𝑎𝑛²3𝑥) =
𝑐𝑜𝑠 2 3𝑥
Exemple 2
Soit ᵩ la fonction définie par ᵩ(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛(𝑥).
Préciser les domaines de définition et de dérivabilité de ᵩ et calculer ᵩ’(𝑥).
Solution
La fonction cosinus a pour ensemble de définition IR, donc ᵩ(𝑥) existe en tout
point où 𝑙𝑛(𝑥) existe. D’où Dᵩ=IR*+
La fonction ln est dérivable sur Dᵩ et la fonction cosinus dérivable sur IR ; donc ᵩ
est dérivable sur Dᵩ.
1 1
Ɐ 𝑥 є 𝐷ᵩ, ᵩ’(𝑥) = 𝑙𝑛’(𝑥)𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛(𝑥)) = [−𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))] = − 𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑥 𝑥
EXERCICES
1-Soit 𝑓 la fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 𝑒 𝑥
a) Démontrer que 𝑓 est une bijection de IR sur IR.
b) Démontrer que 𝑓 −1 est dérivable sur IR et calculer (𝑓 −1 )’(1)
2-a) Pour chacune des fonctions suivantes, préciser son ensemble de définition,
son ensemble de dérivabilité et calculer sa dérivée :
𝑓 : 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑔: 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛 (𝑡𝑎𝑛(𝑥))
ℎ: 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛 (𝑐𝑜𝑠(𝑥))
1
u (t)
-1
𝜋 𝜋
Ce tableau montre que u est une bijection de [− ; ] sur [−1 ; 1]. Sa
2 2
-1
réciproque u est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠.
𝝅 𝝅
a : Ɐ 𝒕 € [− ; ] , Ɐ 𝒙 € [−𝟏 ; 𝟏], 𝒔𝒊𝒏 𝒕 = 𝒙 <=> 𝒕 = 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 𝒙.
𝟐 𝟐
2. Fonction dérivée
𝜋 𝜋
La fonction u est dérivable sur [− ; ] et on a
2 2
𝜋 𝜋
𝑢’(𝑡) = 0 <=> 𝑡 € {− ; }
2 2
𝜋 𝜋
Puisque 𝑢(− ) = −1 et 𝑢( ) = 1, la fonction u-1 admet ] − 1 ; 1[ comme
2 2
domaine de dérivabilité.
Si x est un point quelconque de ] − 1 ; 1[ et t son antécédent par u on a : 𝑥 =
1 1 𝜋 𝜋
𝑠𝑖𝑛 𝑡 𝑒𝑡 ( 𝑢 − 1)’ = = ( 𝑡 €] − , [)
𝑢’(𝑡) 𝑐𝑜𝑠 𝑡 2 2
Or 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 + 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 = 1 <=> 𝑐𝑜𝑠2𝑡 = 1 – 𝑥 2
𝜋 𝜋
Ɐ 𝑡 €] − ; [ <=> 𝑐𝑜𝑠 𝑡 > 0, 𝑑’𝑜ù 𝑐𝑜𝑠 𝑡 = √1 – 𝑥 2
2 2
Il vient alors que :
𝟏
Ɐ 𝒙 € ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏’(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐
-1
Ce tableau montre que v est une bijection de [0 , 𝜋 ] sur [−1 ; 1]. Son
application réciproque est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, notée 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 ou 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠.
Son ensemble de définition est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est [0 ; 𝜋 ].
En outre elle est continue sur [−1 ; 1].
Par définition on a l’équivalence :
Ɐ t € [0 ; π ] , Ɐ x € [-1 ; 1] , cos t = x <=> t = arccos x.
Limite
𝑙𝑖𝑚 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = − 1
𝜋
𝛼→−
2
> lim 𝑤(𝑥) = −∞
𝜋
𝑙𝑖𝑚 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 𝛼→−
2
𝜋
𝛼→− >
2
>
𝑙𝑖𝑚 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = 1
𝛼→ 𝜋/2
< 𝑙𝑖𝑚 𝑤(𝑥) = +∞
𝑙𝑖𝑚 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 𝛼 → 𝜋/2
𝛼→ 𝜋/2 <
<
Dérivée :
𝜋 𝜋
Ɐ𝛼 €] − , [ , 𝑤’(𝛼) = 1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝛼
2 2
Donc 𝑤 est strictement croissante, son tableau de variation est le suivant :
𝜋 𝜋
Α -
2 2
w’(α) +
+∞
w(x)
-∞
Ce tableau montre que 𝑤 est une bijection. Sa réciproque w-1 est la fonction
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 ; son ensemble de définition est IR et son ensemble image est
𝜋 𝜋
] − , [. En outre la fonction est continue sur IR.
2 2
Par définition on a :
Ne s’annule en aucun point. Donc w-1 est dérivable en tout point de IR.
−𝜋 𝜋
Soit x un nombre réel quelconque et l’unique point de ] , [ tel que
2 2
𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛼. On a :
1 1 1
(𝑤 −1 )′ (𝑥) = = =
𝑤 ′ (α) 1 + 𝑡𝑎𝑛 α 1 + 𝑥 2
2
𝑑𝑥 1 𝑥
∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑥 2 + 𝑎2 𝑎 𝑎
𝑑𝑥 𝑥
∫ √𝑎2−𝑥 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑎 + c
V : Exercices résolus
A) Calculer les intégrales suivantes :
1 2√3
𝑑𝑥 √3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
I1= ∫02 ; I2=∫1 ; I3=∫−23
√1−𝑥 2 1+𝑥 2 𝑥 2 +4
Solution
1⁄ 1 𝜋
*I1=[𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥]𝑂 2 =Arcsin – Arcsin 0=
2 6
𝜋 𝜋 𝜋
*I2= [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥]1√3 =Arctan√3 –Arctan 1= − =
3 4 12
2√3⁄
1 𝑥 3 1 √3 1 𝜋 𝜋 5𝜋
*I3= [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ]−2 = [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(−1)] = ( + ) =
2 2 2 3 2 6 4 24
CHAPITRE 7
FONCTIONS HYPERBOLIQUES ET LEURS RECIPROQUES
I- Fonction cosinus hyperbolique.
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥
1. Activité Soit 𝑓1 la fonction définie sur R par 𝑓1 (𝑥) =
2
a) Etudier les variations de 𝑓1.
b) Soit 𝑔1 la restriction de 𝑓1 à [0, +∞[. Démontrer que 𝑔1 est une
bijection de [0, +∞[ à [1, +∞[.
2. Définitions
2.1. La fonction 𝑓1 est la fonction cosinus hyperbolique. Elle est
notée 𝑐ℎ ; donc on a :
∀ 𝑥 є 𝑹 𝑐ℎ𝑥 = 1/(2 )(𝑒^𝑥 + 𝑒^(−𝑥))
2.2. La réciproque de la fonction 𝑔1 est la fonction Argument
cosinus hyperbolique, notée Argch. Elle a pour ensemble de
définition [1, +∞[ et l’ensemble de ses valeurs est [0, +∞[.
Argch: [1, +∞[ [0, +∞[
𝑥 Argch𝑥
𝑡1 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ; 𝑡2 = 𝑦 − √𝑦 2 − 1
𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 , d’où 𝑥 = ln ( 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ) = Argchy
Conclusion
1
∀ 𝑥 є ]1; +∞[ , Argch’(x)
√𝑥 2 −1
II- Fonction sinus hyperbolique.
1. Introduction
1
Soit 𝑓2 la fonction définie sur R par : 𝑓2 (𝑥)= (𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 )
2
2. Définitions
2.1. La fonction 𝑓2 est la fonction sinus hyperbolique. Elle est notée
sh ; donc on a :
1
∀ 𝑥 є 𝐑 sh𝑥 = (𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 )
2
𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 + 1.
On en déduit que 𝑥 = ln ( 𝑦 + √𝑦 2 + 1 ) = Argshy
Conclusion
∀ 𝑥 є R , Argshx =ln ( 𝑥 + √𝑥 2 + 1 )
5. Dérivée
La dérivée de la fonctiion sh ne s’annule en aucun point. Donc la
fonction Argsh est dérivable sur R et
1
∀ 𝑥 є R , Argsh’(x)
√𝑥 2 +1
2. Définitions
𝑒 𝑥 −𝑒 −𝑥 sh𝑥
∀ 𝑥 є 𝐑 th𝑥 = =
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥 ch𝑥
On a aussi :
1
∀ 𝑥 є R , th’(x) = 1 − 𝑡ℎ2 𝑥
𝑐ℎ2 𝑥
2.2. La réciproque de la fonction 𝑓3 est la fonction Argument
tangente hyperbolique, notée Argth. Elle est une bijection de ]−1,1 [ sur R.
4. Expression de Argth𝑥 à l’aide de la fonction ln.
Posons y =th𝑥 avec 𝑥 є R, 𝑦 є ]−1,1 [.
1 1+𝑦
∀ 𝑥 є ]−1,1 [ , Argth𝑥 = 𝑙𝑛
2 1−𝑦
Remarque importante
A trois reprises il a été rappelé dans ce chapitre la définition, de la
réciproque d’une fonction, et comment déterminer cette réciproque si cela est
possible.
Exercices
1 Dresser les tableaux de variations des fonctions 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ , 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ.
2
Calculer la dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ des deux manières
suivantes :
1 1+𝑦
a) à l’aide de la formule 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 = 𝑙𝑛
2 1−𝑦
b) en se servant de la formule donnant la dérivée de la réciproque
d’une fonction.
3 Démontrer que pour tout nombre réel a :
𝑐ℎ2𝑎 = 𝑐ℎ2 𝑎 − 𝑠ℎ2 𝑎 ; 𝑠ℎ2𝑎=2 𝑐ℎ𝑎𝑠ℎ𝑎
CHAPITRE 8
Primitives de fonctions usuelles
Les primitives de certaines fonctions sont connues du lecteur. Certaines
autres sont données ici, compte tenu des nouvelles fonctions étudiées (Arcsinus,
Arctangente, …). Le tableau ci-dessous doit être su par cœur. Dans ce tableau la
fonction f est considérée dans un intervalle où elle est continue. c est une
constante réelle arbitraire.
I- Tableau de primitives
f(x) Primitives F de f
(1) 1 𝐹(𝑥) = ln|𝑥| + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑥
1 𝐹(𝑥) = 2√𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
√𝑥
(2) 𝑓(𝑥) = 𝑢 ′ (𝑥)[𝑢(𝑥)]𝑟
, 𝑟 ≠ −1 1
𝐹(𝑥) = [𝑢(𝑥)]𝑟+1 + 𝑐
𝑟+1
𝑢′(𝑥) 𝐹(𝑥) = ln|𝑢(𝑥)| + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑢(𝑥)
𝑓(𝑥) = cos 𝑥 𝐹(𝑥) = sin 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = sin 𝑥 𝐹(𝑥) = − cos 𝑥 + 𝑐
(3) 𝑓(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ∗ 1
𝐹(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
𝑓(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ∗ 1
𝐹(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
1 𝐹(𝑥) = tan 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = = 1 + tan2 𝑥
cos 2 𝑥
1 𝐹(𝑥) = −cot 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = = 1 + cot 2 𝑥
sin2 𝑥
𝑓(𝑥) = 𝑒 𝑘𝑥 , 𝑘𝜖 ℝ∗ 1 𝑘𝑥
𝐹(𝑥) = 𝑒 +𝑐
𝑘
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥) + 𝑐
1 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
√1 − 𝑥2 = −𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 𝑥 + 𝑘
1 𝑥
𝑓(𝑥) = ,𝑎 > 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 +𝑐
√𝑎2 − 𝑥 2 𝑎
(4) 1 𝐹(𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + 𝐴 | + 𝑐
𝑓(𝑥) = , 𝐴𝜖 ℝ∗
√𝑥 2 +𝐴
1 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑥2 +1
1 1 𝑥
𝑓(𝑥) = , 𝑎𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑥2 + 𝑎2 𝑎 𝑎
1 𝑥
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan | + 𝑐
sin 𝑥 2
1 𝑥 𝜋
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan( + )| + 𝑐
cos 𝑥 2 4
1 1 𝑥−𝑎
𝑓(𝑥) = , 𝑎𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = ln | |+𝑐
𝑥2 − 𝑎2 2𝑎 𝑥+𝑎
(5) 1 2 2𝑎𝑥 + 𝑏
𝑓(𝑥) = ,∆ < 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 √−∆ √−∆
Remarque :
1) Etant donné un trinôme du second degré𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐, avec
(a,b,c) 𝜖 ℝ∗ × ℝ × ℝ, sa forme canonique est la suivante : 𝑓(𝑥) =
𝑏 2 ∆
𝑎 [(𝑥 +
2𝑎
) − 4𝑎2] , ∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐
2) La notation ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 est une intégrale indéfinie ; elle désigne toutes les
primitives de la fonction f.
Exemples :
1
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin 𝑥 + 𝑐 ; ∫ 𝑒 −3𝑥 𝑑𝑥 = − 3 𝑒 −3𝑥 + 𝑐
(ln 𝑥) 3
𝑓4 (𝑥) =
𝑥
a) 𝐹1 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 − 10| + 𝑐
1 1
b) 𝑓2 (𝑥) = ⟹ 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + 7⁄2| + 𝑐
√2
√2×√𝑥 2 +7⁄ 2
c) 𝑥 2 + 4𝑥 + 12 = (𝑥 + 2)2 + 4
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a 𝑑𝑥 = 𝑑𝑡, d’où :
𝑑𝑡
∫ 𝑓3 (𝑥) = 𝑑𝑥 = ∫ √𝑡 2+4 = ln|𝑡 + √𝑡 2 + 4| + 𝑐 = ln |𝑥 + 2 +
√𝑥 2 + 4𝑥 + 8 | + 𝑐
𝐹3 (𝑥) = ln |𝑥 + 2 + √𝑥 2 + 4𝑥 + 8| + 𝑐
5- Formule(5)
Nous étudierons un seul exemple.
1
Déterminons les primitives de la fonction 𝑓 ∶ 𝑥 → .
4𝑥 2 +4𝑥+5
ère
1 méthode
Le discriminant du trinôme 4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 est ∆= −64 < 0.
Nous pouvons appliquer la formule (5). Soit F une primitive de 𝑓.
Nous avons :
2 8𝑥 + 4 1 2𝑥 + 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
8 8 4 4
ère
2 méthode
1 1 1 1 1
2
= × 2 5 = × 12
4𝑥 +4𝑥+5 4 𝑥 +𝑥+ 4 (𝑥+ ) +1
4 2
1
En posant 𝑥 + = 𝑡 on a :
2
1 𝑑𝑥 1 𝑑𝑥 1
𝐹(𝑥) = ∫ = ∫ 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑡 + 𝑐
1
4 (𝑥 + )2 + 1 4 𝑡 + 1 4
2
1 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑥 + ) + 𝑐
4 2
EXERCICES
1. a étant un nombre réel non nul, déterminer les réels A et B tels que :
1 𝐴 𝐵
∀𝑥 ∈ ℝ − {𝑎, −𝑎}, 2 2
= +
𝑥 −𝑎 𝑥−𝑎 𝑥+𝑎
1
En déduire les primitives de la fonction 𝑥 ⟼
𝑥 2 +𝑎2
𝑥−2 1
𝑥⟼ ;𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑐𝑜𝑠3𝑥; 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑐𝑜𝑠4𝑥;
(𝑥 2 − 2𝑥 + 2)5 𝑐𝑜𝑠 2 5𝑥
1 1
𝑥 ⟼ 3𝑥(2𝑥 + 9)4 ; 𝑥 ⟼ ;𝑥 ⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑒 −2𝑥 𝑐𝑜𝑠4𝑥.
4 − 3𝑥 (4 − 3𝑥)2
3. Soit la fonction 𝑔 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠 5 (3𝑥). Calculer la dérivée de 𝑔 et déterminer
les primitives de 𝑔.
CHAPITRE 9
Intégrales simples
Exemple :
Déterminer sur [−1 ; 2] la moyenne de la fonction 𝑢 : 𝑥3𝑥 − 5.
Réponse :
Soit m la moyenne de u.
2 2
1 1 3 7
𝑚= ∫ (3𝑥 − 5)𝑑𝑥 = [ 𝑥 2 − 5𝑥] = −
2 + 1 −1 3 2 −1 2
−7
𝑚=
2
2-Cas des fonctions périodiques
1 𝑇 2 𝐼02 𝑇 𝐼02 𝑇
𝑚= ∫ 𝑖 𝑑𝑡 = ∫ 𝑠𝑖𝑛2 𝜔𝑡𝑑𝑡 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜔𝑡𝑑𝑡)
𝑇 0 𝑇 0 𝑇 0
𝐼02 1 𝑇 𝐼02 2
𝑚= [𝑡 − 2𝜔 sin 2𝜔𝑡] = = 𝐼𝑒𝑓𝑓 , où Ieff est l’intensité efficace du courant.
2𝑇 0 2
A) Propriétés de positivité
Soit f une fonction continue et positive sur [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏.
¥ 𝑥 є [𝑎, 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 0.
Soit F une primitive de f sur [a, b]. Comme F’=f, la fonction F est
croissante sur [a, b] et on a : F(a)≤ F(b) ; on déduit que 𝐹(𝑏) – 𝐹(𝑎) ≥
0. D’où :
Théorème : Soit f une fonction continue sur [a, b] telle que
¥ x є [a, b], f(x) ≥ 0.
𝑏
Alors on a ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0 .
Remarques
𝑏
1o) Si f est négative sur [a, b], alors ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0 .
2o) Si f est strictement sur [a, b], avec a<b, et si F est une primitive de f
sur [a, b], F est strictement croissante sur [a, b], alors on a F(b) – F(a) > 0.
On en déduit que
𝑏
∫ 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 ≥ 0
𝑎
Conséquences du théorème
Si f et g sont deux fonctions continues sur [a, b] telles que
¥ x є [a ; b], f(x) ≤ g(x)
Alors on a :
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎
.
B) Intégrale d’une fonction paire ou impaire sur [a, a], a>0
La fonction f considérée est continue sur [a ; a], a>0.
1. Cas où f est impaire sur [a ; a].
𝑎
Soit 𝐼 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 .
𝑎 0 𝑎
On a: ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
0 𝑎
En posant 𝑥 = −𝑡 , on a ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫0 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 . On obtient alors
0
∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 0 .
2. Cas d’une fonction paire sur [a, a]
¥ x є [a, a], f(-x) = f(-x)
Des calculs analogues aux précédents montrent que si f est paire sur [a, a],
on a :
𝑎 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
−𝑎 0
Solution
1o) On pose 𝑡 = √𝑥 + 1
𝑡 = √𝑥 + 1 → 𝑥 = 𝑡 2 − 1 , d’où 𝑑𝑥 = 2𝑡𝑑𝑡
𝑥=0 → 𝑡=1
𝑥=3 → 𝑡=2
Il vient alors :
2 2
116
𝐼1 = ∫ (𝑡 2 − 1). 𝑡. 2𝑡𝑑𝑡 = 2 ∫ (𝑡 4 − 𝑡 2 )𝑑𝑡 =
1 1 15
116
𝐼1 =
15
1
(𝑥+1) ⁄2
Nous avons 𝑢(𝑥) = 1 et nous pouvons prendre 𝑣(𝑥) = 1
1+
2
2 3 2
𝑣(𝑥) = (𝑥 + 1) ⁄2 = (𝑥 + 1)√𝑥 + 1
3 3
3
2 3 3
𝐼1 = [𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)]30 − ∫ 𝑢, (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 = 16 − ∫ (𝑥 + 1) ⁄2
0 3 0
4 5 3 116
𝐼1 = 16 − [(𝑥 + 1) ⁄2 ] =
5 0 15
√3
B) Exercice 2 : On considère l’intégrale 𝐼2 = ∫−1
3
√4 − 9𝑥 2 𝑑𝑥
⁄3
Solution
Pour que I2 existe il suffit que la fonction x→√4 − 9𝑥 2 soit continue sur
1 √3
l’intervalle [ , ].
3 3
Puisque la fonction x→4-9x2 est continue sur IR, il faut et il suffit qu’on
1 √3
ait 4-9x2 ≥ 0 sur [ , ].
3 3
−2 2
4-9x2 ≥ 0 → x є [ , ].
3 3
−2 1 √3 2 1 √3 −2 2
Or on a : < < < , donc [ , ] c[ , ].
3 3 3 3 3 3 3 3
1 √3
La fonction x→√4 − 9𝑥 2 est continue sur l’intervalle [ , ], d’où I2
3 3
existe.
2o) Calcul de I2
−2
3𝑥 = 2 cos 𝜃 → 𝑑𝑥 = sin 𝜃 𝑑𝜃
3
Nouvelles bornes
1 1 2𝜋
𝑥 = − ⇒ cos 𝜃 = − avec θ ϵ [0 ; π], donc θ =
3 2 3
√3 √3 𝜋
𝑥= ⇒ cos 𝜃 = avec θ ϵ [0 ; π], donc θ =
3 2 6
Il vient alors :
𝜋 𝜋 𝜋
6 2 6 2 2 6
I2 = ∫2𝜋 2𝑠𝑖𝑛𝜃(− 𝑠𝑖𝑛𝜃)𝑑𝜃 = ∫2𝜋 (−2𝑠𝑖𝑛²𝜃)𝑑𝜃 = ∫2𝜋 (𝑐𝑜𝑠2𝜃 − 1)𝑑𝜃
3 3 3
3 3 3
𝜋+√3
I2 =
3
C) Remarque
Pour le changement de variable adopté, le lecteur est invité à porter son attention
sur les faits suivants :
a) Lorsque θ décrit [0 ; π], le nombre cos θ décrit tout l’intervalle [-1 ; 1] ;
3𝑥 2 2 3𝑥
or de la relation 3x =2cosθ, on a 𝑐𝑜𝑠𝜃 = et si x décrit [- ; ], décrit
2 3 3 2
bien [-1,1] ;
b) L’hypothèse « θ ϵ [0, π] » permet de trouver une solution unique pour
3
chacune des équations : cos θ = -1/2 et cos θ = √ qui donnent les
2
nouvelles bornes d’intégration.
𝒙
D) Formules donnant sin x, cos x et tan x en fonction de tan
𝟐
𝑥
On démontre que si x est un nombre réel tel que cos est non nul, on a en posant
2
𝑥
tan = t :
2
2𝑡 1−𝑡²
sin x = cos x =
1+𝑡² 1+𝑡²
𝑥 𝑥 2𝑡
On en déduit que si cos ≠ 0 𝑒𝑡 |tan |≠ 1, on a : tan x =
2 2 1−𝑡²
Pour calculer certaines intégrales où figurent sin x et cos x, on peut être amené à
𝑥
poser tan = 𝑡.
2
1 𝑥 2𝑑𝑡
Dans ce cas, on a dt = (1+tan²( )) dx, d’où dx =
2 2 1+𝑡²
Exercices
𝑙𝑛3 𝑑𝑥
On considère l’intégrale I= ∫0
1+𝑒 𝑥
a) Calculer I en posant x = -ln t
1 𝑒 −𝑥
b) Calculer I en remarquant que =
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 −𝑥
Calculer les intégrales suivantes :
√2
𝑙𝑛3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
I1= ∫𝑙𝑛2 ; I2= ∫02
𝑐ℎ²𝑥 √1−𝑥²
5 𝑑𝑥 1 𝑋3
I3 = ∫2 ; I4 = ∫0 𝑑𝑥 ; I5 =
√5+4𝑥−𝑥² 𝑥 8 +1
3
𝑑𝑥
∫12− ;
2
√3 4𝑥 2 −4𝑥+5
5√2
−
I6= ∫5 8 √25 − 16𝑥² dx
8
A) A l’aide d’une intégration par parties, déterminer les primitives de la
fonction x ⇒lnx
B) Une fusée est lancée verticalement vers le haut. Un dispositif
incorporé exerce sur la fusée une poussée constante de façon qu’à
𝑐
tout instant t, son accélération soit a = avec (c,p,q) ϵ (R*+)3,
𝑝−𝑞𝑡
p-qt > 0
1) Sachant que la vitesse initiale est nulle, calculer la vitesse de la
fusée à l’instant t.
2) Calculer l’altitude atteinte par cette fusée à l’instant t = T
Exemple
1 𝑑𝑥 1 2𝑥+1
Calculer ∫0 ; (a > 0), ∫0 𝑑𝑥
√𝑎−𝑥² 𝑥 2 +𝑥+1
1
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛
√𝑎
1 2𝑥+1
Pour ∫0 𝑑𝑥, posons x²+x+1 = t
𝑥 2 +𝑥+1
(2x+1)dx = dt
𝑥 = 0, 𝑡 = 0 1 2𝑥+1 3 𝑑𝑡
Pour { ∫0 𝑑𝑥 = ∫1 = ln3
𝑥 = 1, 𝑡 = 3 𝑥 2 +𝑥+1 𝑡
Remarque
Indiquons encore quelques cas particuliers de techniques d’intégration par
changement de variables.
1er cas
Soit l’intégrale de forme ∫ 𝑓(√𝑎² − 𝑥²) 𝑑𝑥, a > 0. Il est recommandé de faire le
changement x= a sint ou x=a cost.
2e cas
Lorsque l’on est en présence de l’intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 − 𝑎²) 𝑑𝑥, il est
recommandé de faire le changement x = ach(t).
3e cas
Lorsque l’on est en présence d’une intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 + 𝑎²) 𝑑𝑥, il
convient de faire des changements de variables 𝑥 = 𝑎 𝑠ℎ(𝑡) 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑎 tan(𝑡).
Exemple
𝑎
Calculer 𝐼 = ∫0 √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎 > 0
Solution
0
= ∫ √𝑎2 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡))( asin(𝑡) 𝑑𝑡 )
𝜋
2
0
= 𝑎2 ∫ (√𝑠𝑖𝑛2 (𝑡)) ( sin(𝑡)) 𝑑𝑡
𝜋
2
0
= ∫ 𝑎2 |sin(𝑡)| sin(𝑡) 𝑑𝑡
𝜋
2
𝜋
Quel que soit 𝑥 ∈ ]0 ; [ , sin(𝑡) > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠
2
0
𝐼 = 𝑎2 ∫ 𝑠𝑖𝑛2 (𝑡) 𝑑𝑡
𝜋
2
0
1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡)
= 𝑎2 ∫ ( ) 𝑑𝑡
𝜋 2
2
𝜋
𝑎2 1 2
= [𝑡 − sin(2𝑡)]
2 2 0
𝑎2
𝐼= 𝜋
4
𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝑢. 𝑣)′ 𝑑𝑥 = ∫ (𝑢′ . 𝑣)𝑑𝑥 + ∫ (𝑣 ′ . 𝑢) 𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎
𝑏 𝑏
[𝑢𝑣]𝑏𝑎 = ∫ 𝑣. 𝑑𝑢 + ∫ 𝑢. 𝑑𝑣
𝑎 𝑎
𝑏 𝑏
⇒ ∫𝑎 𝑢. 𝑑𝑣 = [𝑢. 𝑣]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑣. 𝑑𝑢
Exemple
1
Calculer 𝐽 = ∫0 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
Posons 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥).
𝑑𝑥
𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) ⇒ 𝑑𝑢 =
√1 − 𝑥 2
𝑑𝑣 = 𝑑𝑥 ⇒ 𝑣 = 𝑥
1
𝐽 = ∫ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
0
1
𝑥𝑑𝑥
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫ 𝑑𝑥
0 √1 − 𝑥 2
1 1 𝑑(1 − 𝑥 2 )
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫
2 0 √1 − 𝑥 2
1 1
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 + . 2 [√1 − 𝑥 2 ]
2 0
1
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) + √1 − 𝑥 2 ]
0
𝜋
𝐽= +1.
2
F) Intégration des fonctions rationnelles.
𝐴
(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 . (𝑥 − 𝑥1 )𝑚 . (𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐)𝑙
𝑎𝑛 𝑥 𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑥 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎2 𝑥 2 + 𝑎1 𝑥 + 𝑎0
𝑓(𝑥) =
𝑏𝑚 𝑥 𝑚 + 𝑏𝑚−1 𝑥 𝑚−1 + ⋯ + 𝑏2 𝑥 2 + 𝑏1 𝑥 + 𝑏0
𝑛, 𝑚 ∈ ℕ.
Théorème 1
𝐴(𝑥)
Soit une fonction rationnelles ou 𝐴(𝑥) 𝑒𝑡 𝐵(𝑥) sont des polynômes premiers
𝐵(𝑥)
entre eux.
Si 𝐵(𝑥) est le produit de deux polynômes 𝐵1 (𝑥)𝑒𝑡 𝐵2 (𝑥) premiers entre eux, alors
il existe trois polynômes 𝐸(𝑥), 𝐴1 (𝑥) 𝑒𝑡 𝐴2 (𝑥) tels que l’on ait :
𝐴(𝑥) 𝐴1 (𝑥) 𝐴2 (𝑥)
= 𝐸(𝑥) + +
𝐵(𝑥) 𝐵1 (𝑥) 𝐵2 (𝑥)
Où 𝐸(𝑥) peut être nul et 𝑑 ° (𝐴1 ) < 𝑑 ° (𝐵1 ), 𝑑 ° (𝐴2 ) < 𝑑 ° (𝐵2 ).
𝐴(𝑥)
𝐸(𝑥) est appelé partie entière de .
𝐵(𝑥)
Théorème 2 :
𝐴
Une fonction rationnelle dont le dénominateur est une puissance 𝐵1𝑛 se
𝐵
𝐴 𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑛
= 𝑛 = 𝐸 + 𝑛 + 𝑛−1 + ⋯ +
𝐵 𝐵1 𝐵1 𝐵1 𝐵1
Où les numérateurs 𝐴𝑖 sont tous des polynômes de degrés plus petits de celui
de𝐵1 .
Exemple 1 :
3𝑥 2 − 𝑥 2𝑥 6𝑥
2 2
= 3𝑥 + 2 2
− 2
(𝑥 + 1) (𝑥 + 1) (𝑥 + 1)
Cas général
𝐴 𝐴
= 𝑛1 𝑛2
𝐵 𝐵1 . 𝐵2 … 𝐵𝑘𝑛𝑘
On a:
𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑘
= 𝐸 + 𝑛 1 + 𝑛2 + ⋯ + 𝑛 𝑘
𝐵 𝐵1 𝐵2 𝐵𝑘
𝐴𝑖
On décompose ensuite chaque fraction 𝑛 en appliquant le théorème 2 ci-dessus.
𝐵𝑖 𝑖
Exemple 2 :
3𝑝4 + 2𝑝3 − 5 𝑎1 𝑎2 𝑎3 𝑎4
= 2+ + + +𝑏
𝑝2 (𝑝 + 2)2 𝑝 𝑝 (𝑝 + 2)2 𝑝 + 2
Exercice
𝑥𝑑𝑥 (3𝑥+13) 𝑑𝑥 𝑑𝑥
Calculer ∫ 2 ,∫ 𝑑𝑥 , ∫ 2 ,∫ 3
𝑥 (𝑥+4) (5𝑥−1)(7𝑥+2) (𝑥 +2𝑥+5)2 𝑥 +1
Remarque
Exemple
𝑑𝑥
Calculer 𝐼 = ∫
sin 𝑥
Exemple
𝑒 𝑥−1
Calculer 𝐽 = ∫ 𝑑𝑥
𝑒 𝑥+1
Solution
𝑑𝑥 𝑥
𝐼=∫ Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛
sin 𝑥 2
⇒ 𝑥 = 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑡)
2𝑑𝑡
⇒ 𝑑𝑥 =
1+𝑡 2
2𝑡 1+𝑡 2 2𝑑𝑡
sin(𝑥) = ⇒ 𝐼 = ∫( )( )
1+𝑡 2 2𝑡 1+𝑡 2
𝑑𝑡
=∫ = ln(𝑡) + 𝑐
𝑡
𝑥
𝐼 = ln |𝑡𝑎𝑛 | + 𝑐
2
𝑒 𝑥 −1
𝐽=∫ 𝑑𝑥 pour 𝑡 = 𝑒 𝑥
𝑒 𝑥 +1
𝑥 𝑥 𝑥
−
𝑒 𝑥 −1 𝑒 2 (𝑒 2 −𝑒 2 ) 𝑥
= 𝑥 𝑥 𝑥 = 𝑡ℎ( )
𝑒 𝑥 +1 −
𝑒 2 (𝑒 2 +𝑒 2 ) 2
𝑥
𝑥 𝑠ℎ( )
2
𝐽 = ∫ 𝑡ℎ( ) 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥
2 𝑐ℎ( )
2
𝑥
𝑑[𝑐ℎ( )]
2
= 2∫ 𝑥
𝑐ℎ( )
2
𝑥
𝐽 = 2 ln |𝑐ℎ ( )| + 𝑐
2
Sous réserve que la courbe de f est située au-dessus de celle de g dans le repère
orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), l’aire de D se calcule suivant la formule suivante :
𝑏
A=(∫𝑎 [𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥)]𝑑𝑥 ) 𝑢. 𝑎
2. Le calcul de volume
Considérons dans l’espace rapporté à un repère cartésien (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘⃗⃗) un
solide Ω dont on veut évaluer le volume.
ℎ
𝑉 = ∫0 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
𝑟 𝑥 𝑅
Les triangles OCD et OAB étant semblables, = ⇒ 𝑟= 𝑥
𝑅 ℎ ℎ
𝑅 2 𝑅2
𝑆(𝑥) = 𝜋𝑟 2 = 𝜋 ( 𝑥) = 𝜋 𝑥2
ℎ ℎ2
R2 h 2
h 2 0
x dx
h
R2 x3
2
h 3 0
R 2h
v (u.v )
3
Exemple 2
Calculons le volume de la sphère engendré par le demi-cercle de rayon R
tournant autour de son diamètre.
y 2 R2 x2
y 2dx ( R 2 x 2 )dx
R
v ( R 2 x 2 )dx
R
R
2 ( R2 x 2 )dx
0
R
x3
2 R x 0 2
2 R
3 0
2 R 3
2 R 3
3
4 R 3
v
3
Exemple 3 :
Calculons le volume engendré par la courbe y=e-x pour tout x variant de 0 à +∞
dans sa rotation autour de l’axe ox. (voir fig).
v s( x )dx
0
y 2dx
0
e2 x dx
0
lim e2 x 1
2 x
v
2
3_La longueur d’un arc de courbe
̂ définit par la
Considérons dans un repère orthogonal (o,𝑖⃗,𝑗⃗) l’arc de courbe 𝐴𝐵
courbe d’équation y=f(x) ; A et B étant les extrémités de l’arc : A(a,f(a)) et
B(b,f(b)).
Admettons que la fonction f possède une dérivée première f’ continue sur [a,b].
̂ (voir figure) se calcule de la façon
Alors la longueur de l’arc de courbe 𝐴𝐵
suivante :
1 f '( x ) dx
b
s
2
a
EXERCICE
Considérons dans un repère orthogonal (o,𝑖⃗,𝑗⃗) l’arc de courbe définit par
y=√𝑎2 − 𝑥 2 reliant les points C(-a,o) et D(a,o).
̂.
Calculer la longueur de l’arc 𝐶𝐷
Solution :
Posons :
x a cos t dx a sin tdt
x 0 cos t o t ;
2
x a cos t 1 t 0;
0 a sin t
s 2a dt
2 a a 2 cos2 t
2
sin t
2a 2
dt
0
1 cos 2 t
sin t
2a 2 dt
0 sin t (car sint>0)
2a 2 dt
0
2a
2
s ( a )u.l
4-Le calcul de moment d’inertie
Le moment d’inertie d’un point matériel de masse m par rapport à un axe (Δ)
s’écrit : IΔ=md2
Où m est la masse du point matériel et d la distance du point à l’axe Δ.
Dans le cas d’un système matériel continu le moment d’inertie s’écrit : IΔ=∫d IΔ
Où d IΔ est l’élément de moment d’inertie par rapport à Δ.
On appel élément de moment d’inertie d’un solide (tige, plaque,…) par
rapport à un axe Δ, le moment d’inertie de la petite portion constituant le
solide.
Considérons le cas d’une tige de masse m et de longueur l, l’élément de
moment d’inertie de cette tige par rapport à un axe (Δ) que nous notons
dIΔ s’écrit : dIΔ= dm d2.
Où dm est l’élément de masse c’est-à-dire la masse attribuée à une toute
petite portion de la tige et d la distance de la tige à l’axe Δ.
On appel densité linéique ou densité linéaire d’une tige ou d’une barre, la
𝑚
quantité ρ= .
𝑙
𝑙 𝑙
𝐼𝛥 = ∫ 𝑑𝐼𝛥 = ∫ 𝑑 2 𝑥𝑑𝑥
0 0
𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜎𝑑𝐴
𝑚
𝜎 est la densité surfacique de la plaque : 𝜎 = . Ainsi pour un élément de
𝐴
• Dans le cas d’un solide homogène dont la masse est répartie dans tout son
volume 𝑉, l’élément de moment d’inertie 𝑑𝐼𝛥 du solide par rapport à l’axe (𝛥)
s’écrit : 𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑉.
Remarque
Soit un anneau de masse 𝑚, de diamètre [𝐴𝐵] et de centre 𝑂 tel que son centre
coïncide avec l’origine des axes de coordonnées (voir figure).
Résolution
𝑑𝑠 = 𝑑𝑙 = √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃
{ et 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅2
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃
𝑑𝑓 𝑑𝑦
𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑓′(𝑥) = 𝑦′ = =
𝑑𝑥 𝑑𝑥
1
𝑑𝑦 2 2
𝑑𝑙 = [1 + ( ) ] 𝑑𝑥 = √𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2
𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃 => 𝑑𝑥 = −𝑅 sin 𝜃 𝑑𝜃
Alors 𝑑𝑙 = 𝑅𝑑𝜃
1
or 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)
2
2𝜋
𝜌𝑅3 2𝜋 𝜌𝑅3 1 𝜌𝑅3
𝐼𝐴𝐵 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)𝑑𝜃 = [𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2𝜃] = (2𝜋)
2 0 2 2 0 2
𝐼𝐴𝐵 = 𝜌𝑅3 𝜋
𝑚 𝑚
Or 𝜌 = = d’où
𝑙 2𝜋𝑅
𝑚𝑅2
𝐼𝐴𝐵 =
2
Exercice à chercher
Les suites numériques ont été étudiées au secondaire. Des rappels sont faits
ici sur les suites arithmétiques et les suites géométriques et sur quelques propriétés
générales.
Dans les définitions qui suivent on suppose n tel que n ϵ E et n+1 ϵ E. Cette
condition est remplie par exemple si E= ou si E= *.
Remarque :
a- Une suite peut être monotone qu’à partir d’un certain rang n0.
b- En générale, pour étudier les sens de variations d’une suite (Un) on étudie
le signe de la différence Un+1 - Un.
Exemple
Etudier le sens de variation de la suite (Un) n ϵ telle que Un =2n-3.
a- Une suite infinie (Un) est dite convergente lorsqu’il existe un nombre réel
𝛾 tel que lim Un = 𝛾.
𝑛→+∞
Soit (Un) une suite définie par Un = f(n) où f est une fonction numérique. Si f a
une limite en +∞ , alors (Un) a une limite et on a :
Exemple
2𝑛+5 2𝑛
Un = ; on a : lim Un = lim = 2 (suite convergente)
𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛
3𝑛
Un = -1 ; on a : lim Un = +∞ (suite divergente)
2 𝑛→+∞
Un = 2+(-1) ; on a : U0 = 3, U1 = 1 , U2 = 3, …
n
U n 3 si n est pair
Autrement dit
U n 1 si n est impair
Donc Un ne tend pas vers un réel fixe lorsque n → +∞. Alors la suite est
divergente.
2- Propriétés de comparaison
* S’il existe une suite (Vn) telle que Vn ≤ Un à partir d’un certain rang et si
lim Vn = +∞ , alors lim Un = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
* S’il existe une suite (Vn) telle que Vn ≥ Un à partir d’un certain rang et si
lim Vn = −∞ , alors lim Un = −∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
S’il existe deux suites (Vn) et (Wn) telles que Vn ≤ Un≤Wn à partir d’un
certain rang et si lim Vn = lim Wn = 𝑙 , alors la suite (Un) est
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
convergente et lim Un = l.
𝑛→+∞
3- Théorème
Si une suite est croissante et majorée, elle est convergente.
Si une suite est décroissante et majorée, elle est convergente.
4- Théorème
Soit f une fonction continue. Si (Un) est une suite convergente telle que Un+1 =
f(Un), alors la limite l de cette suite est une solution dans de l’équation : l =
f(l).
1- Définition
On appelle suite arithmétique une suite dont chaque terme à partir du second
est obtenu en ajoutant une constante réelle r au terme qui le précède. La
constante r est la raison de la suite.
Exemple
et r étant des réels donnés la suite suivante est une suite arithmétique
U 0
n , U n 1 = U n +r
2- Propriété
On a :
Sn = U0+U1+U2+…+Un
Sn = Un+Un-1+Un-2+…+U0
𝑛+1 𝑛+1
Sn = (U0+Un) = (2U0+nr)
2 2
Généralisation
𝑛
Sn = (Up + Uq)
2
er
U p est le 1 terme
e
U q est le n terme
Exemple
11
U0 + U1 +…+ U10 = (U0 + U10)
2
Application
L’ensemble *
est la suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 1. Pour
tout entier n ≥1 on a :
𝑛(𝑛+1)
1+2+ …+n = .
2
1- Définition
On appelle suite géométrique une suite dont chaque terme à partir du second
s’obtient en multipliant le terme par qui le précède par une constante non nulle
q appelée raison de la suite.
2- Propriété
Le nième terme d’une suite géométrique de 1er terme a et de raison q est égal à
aqn-1.
Remarque importante
U0=aq1-1=a.
Si q 1 on démontre que :
1 q k 1
k , 1 + q +…+ qk = .
1 q
1−𝑞 𝑛 𝑢𝑝(1−𝑞𝑛 )
Il vient alors : 1 + 𝑞 + ⋯ + 𝑞𝑛−1 = , d’où Sn= si q≠ 1
1−𝑞 1−𝑞
Bien noter que dans 1-qn , n est le nombre de termes dans Sn.
4-Convergence
Propriété
Soit (Un) un se suite géométrique de raison q
a) Si |𝑞| < 1 alors la suite est convergente et sa limite est zéro
b) Si 𝑞 = 1 alors la suite est constante et converge vers son premier terme
c) Si ]−∞; −1] ∪ ]1; +∞[ alors la suite est divergente.
Exercices
1) On considère la suite récurrente définie par
𝑢0 = 6
{
∀𝑛 ∈ 𝑁, 𝑈𝑛+1 = √4 + 3𝑈𝑛
a)Démontrer que la suite est minorée par 4
b)Etudier les variations de la suite . En déduire qu’elle est convergente et
trouver sa limite.
Indication pour b)- La suite étant minorée par 4,elle est positive . On pourra
raisonner par récurrence ou bien étudier les variations d’une fonction .
𝑈0 = 4
2)Soit la suite (𝑈𝑛 ) définie par : { 𝑢𝑛 9
∀ 𝑛 ∈ 𝑁, 𝑈𝑛+1 = +
4 4
3)
On considère une suite arithmétique de raison r, de premier terme U1 et on
note Sn la somme de ses n premiers termes.
a)Déterminer r et Un connaissant n ,U1 et Sn .
b)Déterminer U1 et Sn connaissant n, Un et r.
c)Déterminer n et r connaissant U1, Un et Sn.
Réponses :
2(𝑆𝑛−𝑛 𝑈1) 𝑛[2𝑈𝑛 −(𝑛−1)𝑟] 𝑈𝑛2 −𝑈12
a) 𝑟 = ; 𝑏) 𝑆𝑛 ; 𝑐)𝑟 = .
𝑛(𝑛−1) 2 2𝑆𝑛 −𝑈𝑛−𝑈1
4)Calculer les longueurs des côtés d’un triangle rectangle sachant qu’elles
sont les torois premiers termes d’une suite arithmétique et que l’hypothénuse
mesure 35 unités de longueur.
Réponses : 35 ;28 ;21
5) Dans un triangle isocele ABC de sommet principal A ;on appelle A ; on
appelle H le milieu de [𝐵𝐶]. On suppose que AC ,AH et BC sont dans cet
ordre les trois termes consécutifs d’une suite géométrique .
4-Convergence
La série ∑ 𝑈𝑛 est dite convergente lorsque sa somme partielle à l’ordre n a une
limite finie lorsque n→ +∞ .
On écrit alors ∑𝑛≥0 𝑈𝑛 =l si la limite de la somme partielle est l :
l= lim 𝑆𝑛 = lim (𝑈0 +𝑈1 + ⋯ + 𝑈𝑛 .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Démonstration
Supposons que la série ∑∞
𝑛=0 𝑢𝑛 est convergente de limite l. on a
lim 𝑆𝑛 = 𝑙 Si → +∞ , alors n-1 tend vers +∞, d’où lim 𝑆𝑛 = lim 𝑆𝑛−1 = 𝑙 ce
𝑛→∞ 𝑛→∞ 𝑛→∞
qui implique lim (𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 = 0)(A)
𝑛→∞
Par définition on a :
𝑆𝑛 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1 + 𝑢𝑛
𝑆𝑛−1 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1
𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 = 𝑢𝑛
(A)Implique lim 𝑢𝑛 = 0
𝑛→∞
Remarques
a) On déduit de ce théorème que si le terme général d’une série ne tend pas
vers zéro, alors cette série diverge.
b) La proposition réciproque de ce théorème n’est pas vraie, c’est-à-dire que
la condition lim 𝑈𝑛 =0 ne suffit pas pour affirmer que la série converge.
𝑛→+∞
1
c) Considérons par exemple la série harmonique ; on a lim =0
𝑛→∞ 𝑛
1 1 1
𝑆𝑛 = 1 + + + ⋯ + ( )
2 3 𝑛
1 1 1 1 1 1
𝑆2𝑛 = 1 + + + ⋯+ ( ) + + +⋯+
2 3 𝑛 𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
1 1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = + +⋯+
𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
Chacun des dénominateurs n+1, n+2 …, 2n est inférieur ou égal à 2n. Donc
1
chaque terme figurant dans 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 est supérieur ou égal à , d’où𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥
2𝑛
1 1
𝑛 =
2𝑛 2
. Et lim 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = 0
𝑛→∞
1 1 1
En outre, pour −1 < 𝑞 < 1 on a lim 𝑞𝑛 = 0 D’où lim ( 1 + 2 + ⋯ + 𝑛 ) =
2 2
𝑛→∞ 2 𝑛→∞
1 𝑛
1 (1−( ) )
2
lim × ( 1 )=1
𝑛→∞ 2 1−(2)
1 1 1
La série de terme général est donc convergente puisque , ≤ , la série 3)
2𝑛 𝑛∙2𝑛 2𝑛
converge d’après le théorème 1.
Théorème 2
Supposons que les séries 1) et 2) soient à termes strictement positifs. Si on
𝑢
a lim𝑛→+∞ 𝑛 = 𝜆 avec 𝜆 ∈ ℝ∗ ,alors les deux séries sont de même nature, c’est-
𝑣𝑛
à-dire qu’elles sont toutes deux convergentes ou toutes deux divergentes.
Exemple : En utilisant ce théorème étudions la convergence de la série :
1 1 1
3) 1 + + + ⋯ = ∑𝑛≥1
3 5 2𝑛−1
1 1
𝑈𝑛 = ⇒ 𝑛√𝑈𝑛 = 𝑛−𝑛
𝑛
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ ln( 𝑛√𝑈𝑛 ) = lim𝑛→+∞ (− ) = 0 ⇒ lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 1.
𝑛
1 1 1
Exemple 2 : Soit la série 5 1 + + +⋯ +⋯
23 33 𝑛3
1 3
𝑛
√𝑈𝑛 = 𝑛 = 𝑛 −𝑛
√𝑛3
3
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ [ln (𝑛−𝑛 )] = lim𝑛→+∞ (−3 ) = 0. Donc lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 1.
𝑛
1. Définition : Une série numérique est dite alternée lorsque ses termes sont
alternativement positifs et négatifs.
1 1 1
Exemple : 1 − + + ⋯ + (−1)𝑛−1 ( ) + ⋯
2 3 𝑛
2. Convergence absolue
Soit la série 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯. Si la série des valeurs absolues |𝑈1 | +
|𝑢2 | + ⋯ + |𝑢𝑛 | + ⋯ est convergente, alors la série alternée est convergente et on
dit qu’elle est convergente sans être absolument convergente.
3. Critère de Leibniz
convergente.
Pour majorer le reste on pose |𝑟𝑛 | ≤ |𝑢𝑛+1 | .Cette inégalité permet de trouver
l’entier n qui y répond et de calculer une valeur approchée de S à une
approximation donnée.
(−𝟏)𝒏
5. Série alternée de Riemann : ∑𝒏≥𝟏 ; 𝜶 𝝐 ℝ.
𝒏𝜶
Remarque.
(A1) 𝑢8 + 𝑢8 + ⋯
EXERCICES
1) A l’aide du critère de Cauchy étudier la convergence de la suite :
1 2 3 𝑛
+ ( )2 + ( )3 + ⋯ + ( )𝑛
3 5 7 2𝑛 + 1
sa somme.