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MATHEMATIQUE 1 (Calcul différentiel et intégral)

Objectif : Maîtriser les notions du calcul différentiel et intégral utilisées dans les
autres cours de mathématiques et dans les cours de génie.

Contenu :

 Analyse : Généralités sur les fonctions de ℝ ⟼ ℝ : fonctions


exponentielles, fonctions logarithmiques, fonctions trigonométriques,
fonctions trigonométriques inverses.
 Calcul différentiel : Limites, dérivées des fonctions élémentaires, règles
de dérivations, étude de graphes, etc…
 Calcul intégral : Intégrales indéfinies, méthodes d’intégration, utilisation
des tables, intégrales définies, application au calcul d’aires, de longueurs
d’arcs, de volumes, intégrales impropres, …
 Suites et séries : Développements limités (Taylor, Marc Laurin),
évaluation de fonctions et d’intégrales définies à l’aide de série.
 Séances de TD : Composés d’exercices choisis pour illustrer et compléter
la théorie vue au cours.
Fonctions réelles d’une variable réelle

1-Définition

Toute application 𝑓 de E ⟼ ℝ est dite fonction numérique sur E.


Si E⊂ ℝ , on a une fonction numérique sur ℝ.
2-Graphe
Soit 𝛤(𝑓) le graphe de la fonction 𝑓
𝛤(𝑓) = {(𝑥, 𝑓(𝑥)) 𝜖 𝑅2 ; 𝑥𝜖𝐸}
3-Fonctions paire, impaire et périodique

f est paire (respectivement impaire) sur I si ∀ 𝑥𝜖𝐼, ∀(−𝑥)𝜖𝐼,

𝑓(𝑥) = 𝑓(−𝑥) (respectivement 𝑓(𝑥) = −𝑓(−𝑥))

Exemple:

𝑥 ⟼ 𝑥 2 } fonctions paires
𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠𝑥

𝑥 ⟼ 𝑥 3 } fonctions impaires
𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛𝑥

Lorsque f est paire, la courbe représentative de f admet l’axe des ordonnées


comme axe de symétrie.

Lorsque f est impaire, la courbe représentative de f admet l’origine des axes de


coordonnées comme centre de symétrie.

Donc si f est paire ou impaire, il suffit de l’étudier pour les valeurs positives de
la variable réelle (ℝ+∩ 𝐼) et le graphe pour (ℝ-∩ 𝐼) qui se déduit par symétrie.
Une fonction g est périodique de période p ; g : ℝ ⟼ ℝ si

∀ 𝑥𝜖 𝑅 ; 𝑔(𝑥 + 𝑝) = 𝑔(𝑥). On peut aussi dire que s’il existe p>0 tel que ∀ 𝑥𝜖 ℝ,
𝑔(𝑥 + 𝑝) = 𝑔(𝑥) alors 𝑔 est périodique de période p.

Si p est la période de g alors tout kp (𝑘𝜖ℝ*) est aussi période de g.

Généralement, c’est le plus petit de ces nombres kp qui est la période de 𝑔.

Exception

Il existe des fonctions périodiques, non constantes qui n’admettent pas de plus
petites périodes.

Exemple :

1, 𝑥𝜖ℚ
𝑓(𝑥) = {
0, 𝑥 ∉ ℚ

𝑓 admet pour période tout nombre rationnel r positif. En effet, 𝑥 + 𝑟 est


rationnel si 𝑥 est rationnel et 𝑥 + 𝑟 est irrationnel si x l’est.

Lorsqu’une fonction est p périodique, il suffit de l’étudier sur l’intervalle


[x0 ;x0+p]. x0 sera choisi de sorte à profiter d’éventualités de la fonction (parité,
imparité…).

4-Fonctions monotones

Une fonction f définie sur E⊂ ℝ est dite monotone croissante (respectivement


décroissante) dans E si ∀ 𝑥𝜖𝐸, ∀ 𝑦𝜖𝐸 , x<y alors 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑦) (respectivement
𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑦)). On dira que f est strictement croissante (respectivement
décroissante)

Si les inégalités sont strictes. On remarquera dans ce cas que si 𝑥1 ≠ 𝑥2 alors


𝑓(𝑥1) ≠ 𝑓(𝑥2).

5-Opérations algébriques sur les fonctions


 Somme de fonctions
Soient deux fonctions f et g
(𝑓 + 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥)
∀𝜆𝜖ℝ, 𝑓(𝜆𝑥) = 𝜆𝑓(𝑥)
L’ensemble des fonctions de E ⟼ ℝ noté 𝐹(E, ℝ) muni de ces deux
opérations est un espace vectoriel.
 Produit de fonctions
L’ensemble des fonctions 𝐹(E, ℝ) muni des lois (+) et (×) (𝐹(E, ℝ), +,×)
est un anneau commutatif unitaire. Cet ensemble n’est pas un corps car
seule une fonction 𝑓 (𝑓(𝑥) ≠ 0, ∀ 𝑥𝜖 ℝ) admet une fonction inverse.
 Limite d’une fonction

Une partie incluse dans ℝ est un voisinage de x0 s’il contient un intervalle ouvert
contenant x0.

Soit f une fonction définie au voisinage de x0 (sauf peut-être en x0). La fonction


f telle que :

𝑓(𝑥) → 𝑙, 𝑥 → 𝑥0 ⇔ ∀𝜀 > 0, ∃𝛼 > 0, ∀ 0 < |𝑥 − 𝑥0| < 𝛼 ⟹ |𝑓(𝑥) − 𝑙|


< 𝜀 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠

lim 𝑓(𝑥) = 𝑙
𝑥→𝑥0

Exemple

𝑓(𝑥) = 3𝑥 − 2

Calculons lim 𝑓(𝑥) = 𝑙


𝑥→1

𝑓(1) = 1

0 < |𝑥 − 1| < 𝛼 ⟹ |3𝑥 − 2 − 1| < 𝜀


1
⟹ |𝑥 − 1| < 𝜀
3
Alors ∃𝛼 > 0/ 0 <|x−1|< 𝛼

7-Unicité de la limite

Théorème

Si f admet une limite l en un point 𝑥0 , 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒.

8-Limite à droite – limite à gauche

On dit que f a une limite à droite (respectivement à gauche au point 𝑥0 ) si

∀𝜀 > 0, ∃𝛼 > 0/∀ 𝑥𝜖] 𝑥0 , 𝑥0 + 𝛼[ (respectivement ] 𝑥0 − 𝛼, 𝑥0 [ )

⟹|f(x) – 𝑙| < 𝜀

On notera lim> 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 + 0)(𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 lim< 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 − 0)


𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

Si la limite de f en 𝑥0 existe, lim𝑓(𝑥) = lim<𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥)


𝑥→𝑥0> 𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

Réciproquement, si 𝑓(𝑥0 + 0) et 𝑓(𝑥0 − 0) existent et sont égales alors la limite


existe et est égale à la valeur commune.

9-Limites infinies

a) Soit 𝑥0 𝜖 ℝ,
lim𝑓(𝑥)=+∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝛼 > 0/0 <|x−x0|< 𝛼 ⟹f(x)> 𝐴
𝑥→𝑥0

lim𝑓(𝑥)=−∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝛼 > 0/ 0 <|x−x0|< 𝛼 ⟹f(x)< −𝐴


𝑥→𝑥0

b) lim𝑓(𝑥)=+∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝐵 > 0/x>B⟹f(x)> 𝐴


𝑥→+∞

lim𝑓(𝑥)=+∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝐵 > 0/x<−B⟹f(x)> 𝐴


𝑥→−∞

lim𝑓(𝑥)=−∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝐵 > 0/x>B⟹f(x)< −𝐴


𝑥→+∞

lim𝑓(𝑥)=−∞ ⟺ ∀𝐴 > 0, ∃ 𝐵 > 0/x<−B⟹f(x)< −𝐴


𝑥→−∞

11-Opérations sur les limites


Théorème
Soient f et g deux fonctions définies sur une même partie de ℝ et
admettant respectivement des limites finies l et l’ au point 𝑥0 alors
lim [𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥)]=l+l’
𝑥→𝑥0

lim𝜆𝑓(𝑥)=𝜆𝑙
𝑥→𝑥0

lim [𝑓(𝑥) . 𝑔(𝑥)]=l.l’


𝑥→𝑥0
𝑓(𝑥) 𝑙
lim = (l’≠ 0)
𝑔(𝑥) 𝑙′
𝑥→𝑥0

Remarque
lim 𝑓(𝑥) = 𝑦0 et lim 𝑔(𝑦) = 𝑙 ⟹ lim (𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) = 𝑙 est en général
𝑥→𝑥0 𝑦→𝑦0 𝑥→𝑥0

une fausse proposition.


Exemple
𝑔(𝑦) = 1; 𝑦 = 0
Soit f(x)=0 ∀ 𝑥𝜖 ℝ et g telle que {
𝑔(𝑦) = 0; 𝑦 ≠ 0

lim(𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) = lim 𝑔[𝑓(𝑥)] = 𝑔(0) = 1


𝑥→0 𝑥→0

lim 𝑔(𝑦) = 0 (car y ne prend pas la valeur 0 mais tend vers 0 ; c’est-à-dire
𝑦→0

au voisinage de 0)

Ainsi,
lim (𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) ≠ lim 𝑔(𝑦)
𝑥→0 𝑦→0

La proposition devient toutefois exacte si l’on suppose

lim 𝑔(𝑦) = 𝑙 = 𝑔(𝑦0 )


𝑦→𝑦0

12-Formes indéterminées

Dans le calcul des limites, il arrive des moments où on ne peut conclure : c’est la
0 ∞
forme indéterminée : , ,∞ − ∞ ….
0 ∞
Lever l’indétermination, c’est chercher la limite dans les conditions considérées.
On remarquera que certaines indéterminations peuvent être ramenées sous
1
∞ 0 𝑓 𝑔
d’autres formes. peut être ramenée sous la forme en écrivant = 1
∞ 0 𝑔
𝑓

0
La forme ∞ − ∞ peut être ramenée sous la forme en écrivant
0

𝑔
1+
𝑓
𝑓+𝑔= 1 . On résout parfois le problème en recourant aux transformations
𝑓

élémentaires.

Exemple

En utilisant les identités remarquables, on a :

𝑥 2 −𝑎2 2
lim =
𝑥⟼𝑎 𝑥 3 −𝑎3 3𝑎

lim ln 𝑦 = 𝑘 ( respectivement en −∞ 𝑜𝑢 𝑒𝑛 + ∞) alors lim 𝑦 = 𝑒 𝑘


𝑥⟼𝑥0 𝑥⟼𝑥0

(respectivement en 0 ou +∞)

13-Fonctions continues

Soit f : 𝐼 ⟼ ℝ. f est dite continue en 𝑥0 sur I si

lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 )


𝑥⟼𝑥0

f est continue à droite en 𝑥0 lorsque lim> 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 + 0) = 𝑓(𝑥0 )


𝑥→𝑥0

f est continue à gauche en 𝑥0 lorsque lim< 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 − 0) = 𝑓(𝑥0 )


𝑥→𝑥0

[𝑓(𝑥0 + 0) − 𝑓(𝑥0 − 0)] 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 saut de la fonction f

f est continue lorsque 𝑓(𝑥0 + 0) = 𝑓(𝑥0 − 0)


Une fonction est continue sur un intervalle I si elle est continue en tout point de
I.

Exemples de fonctions discontinues

0 𝑠𝑖 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
1) f(x)={
1 𝑠𝑖 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑟𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
1
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≠ 0
2) f(x)={ 𝑥
𝑎(𝑎𝜖 ℝ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 = 0
Lorsque 𝑓(𝑥0 + 0) 𝑒𝑡 𝑓(𝑥0 − 0) existent et sont distinctes, alors on dit
que l’on a une discontinuité de première espèce.
Exemple
Soit f(x), la fonction partie entière de x. f(x)=E(x)=[x]
Si n𝜖ℤ, 𝑓(𝑛 + 0) = 𝑛 𝑒𝑡 𝑓(𝑛 − 0) = 𝑛 − 1
f est continue en tout point de ℝ − ℤ
1
𝑠𝑖𝑛 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
Soit la fonction f : { 𝑥
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0

Discontinuité de deuxième espèce

Soit la fonction f
1
𝑠𝑖𝑛𝑥 ; 𝑥 ≠ 0
F(x)={ 𝑥
0; 𝑥 ≠ 0

La limite de f(x) losrque x tend vers 0 n’existe pas car -1≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ 1.

Lorsque l’une des limites de f (à gauche ou à droite) d’un point (x0)


n’existe pas, on dit que x0

Est un point de discontinuité pour la fonction f.

Exemple :

𝑠𝑖𝑛𝑥
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
Soit f(x)={ 𝑥
2 𝑠𝑖 𝑥 = 0
lim 𝑓(𝑥)=1
𝑥

Opérations sur les fonctions continues

Soit f et g deux fonctions continues sur I, alors :

f+g est continue sur I

f*g est continue sur I

𝑓
(g≠ 0) est continue sur I
𝑔

|𝑓| est continue sur I

𝛼𝑓(𝑥) ;(α˨€𝑅) est continue sur I

Théorème1

Toute fonction continue f de[𝑎; 𝑏] →R est bornée ; c’est-à-dire


sup|𝑓(𝑥)| < +∞ si x ∈ [𝑎; 𝑏].

Théorème2

Toute fonction continue sur [𝑎; 𝑏] atteint au moins une fois ses bornes.
Autrement dit, il

Existe x1,x2 ∈ [𝑎 ; 𝑏] /f(xi)=sup[𝑓(𝑥)] lorsque x∈ [𝑎 ; 𝑏] et f(x2)=inf[𝑓(𝑥)]

lorsque x∈ [𝑎 ; 𝑏]

Preuve

Soit M=sup[𝑓(𝑥)].∀ x∈ [𝑎; 𝑏], f(x)<M.Considérons la fonction g définie


1
par g(x)= ,
𝑀−𝑓(𝑥)

f(x)<M→M-f(x)≠0→g est continue donc bornée sur [𝑎, 𝑏]

Soit c=sup[𝑔(𝑥)] avec c>0,∀x∈ [𝑎, 𝑏];g(x)< 𝑐


1 1 1
∀ 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏]; ≤ 𝑐 → ≤M-f(x)→f(x)≤ 𝑀 −
𝑀−𝑓(𝑥) 𝑐 𝑐

Ce qui est contraire à l’hypothèse M=sup[𝑓(𝑥)]

Exemple

f(x)=x ; x∈ [0,1[ ;m=inf[𝑓(𝑥)] = 0 et M=sup[𝑓(𝑥)]=1, x atteint sa borne


inférieur en x=0 et

n’atteint pas sa borne supérieur

Théorème3

Si f est une fonction continue sur [𝑎, 𝑏].Si f(a). f(b) <0, alors il existe au
moins c∈ ]𝑎, 𝑏[ /f(c)=0.

Exemple

5
f(x)=𝑥 -3x+1, Résoudre f(x)=0 sur [0,1] ;

f(0)=1 et f(1)=-1 ;f(0) . f(1)<0 ;∋ x0∈ ]0,1[/ f(x0)=0.

Théorème des valeurs intermédiaires

Soit f : I C R→R et f(x1) et f(x2) deux valeurs quelconques de f, x1<x2→


𝑝𝑜𝑢𝑟 tout x0/x0<x1x2, il existe c/ f(x0)=c avec f(x1) <c<f(x2) si f est
monotone croissante.

Prolongement par continuité

Si f est une fonction définie sur I sauf peut-être en x0 .Supposons que


lim 𝑓(𝑥)=l,
𝑥→𝑥

La nouvelle fonction 𝑓̃ (f tilde) définie de la manière suivante :

𝑓(𝑥) 𝑠𝑖 𝑥 ∈ 𝐼/{𝑥𝑂 }
𝑓̃(x)={
𝑙 𝑠𝑖 𝑥 = 𝑥𝑂
La nouvelle fonction 𝑓̃ coïncide avec f sur I/{𝑥0 } et continue sur𝑥𝑂 𝑓̃ est
le prolongement par continuité de f en 𝑥0

Théorème de la fonction réciproque

Soit f une fonction définie sur I ∁ 𝑹

F est continue et strictement monotone alors la fonction réciproque


notée 𝑓 −1 définie de de f(I)→ 𝐼 existe et est continue.

Définition

Soient E un ensemble quelconque et f : E→E/ f(x)=x alors on dit que x est


un point fixe de f.

Fonctions dérivables

Soit I ∁ R et 𝑥0 ∈ I. Soit f : I→ 𝑅.f est dérivable en 𝑥0 si la limite (finie)


𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
lim existe.Cette limite est unique et est appélée dérivée de f au
𝑥→𝑋0 𝑥−𝑥0

point 𝑥0 (f𝑥0) .

Dérivée à gauche et à droite

𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
Si le rapport admet une limite finie à droite
𝑥−𝑥0

(respectivement à gauche) et la

Dérivée de f en 𝑥0 s’écrit f’ (𝑥0 +)(respectivement f’(𝑥0 ).f est


dérivable en 𝑥0 si f’(𝑥0 )=f’(𝑥0 + 0) =f’(𝑥0 − 0).

Ex : Soit f(x)=|𝑥|

𝑓(𝑥)−𝑓0)
Pour x> 0 ;f(x)=x et lim =1 ; Pour x< 0, f(x)=-x et
𝑥→0− 𝑥−0
𝑓(𝑥)−𝑓(0)
lim =-1.f’ (0+) ≠f’ (0-).D’où f n’est pas dérivable en 0.
𝑥→0+ 𝑥−0
Lorsque ces deux dérivées existent et sont finies, le point x=𝑥0 est
dit point anguleux.

Soit f dérivable sur I ; g dérivable sur f(I) ; gof dérivable sur


I.∀𝑥0 ∈, 𝑔𝑜𝑓 ′ (𝑥0 ) = 𝑔′ [𝑓(𝑥0 )]. 𝑓′(𝑥0 )

Soit f dérivable sur I et admettant sur I une fonction réciproque


𝑓 −1 . 𝑓 −1 est dérivable en tout point de [𝑥0 , 𝑦0 = 𝑓(𝑥0 )] tel que f’
1 1
(𝑥0 ≠0, [𝑓 −1 (𝑓(𝑥0 ))]′ = =
𝑓′ [𝑓−1 (𝑦0 ] 𝑓′(𝑥0 )

Sens de variation et Extrema d’une fonction

Soit f définie, continue, dérivable sur I :

- f croissante sur I  f’(x) ≥ 0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼


- f décroissante sur I  f ‘(x) ≤0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼
- f constante sur I  f ‘(x) =0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼

Concavité et points d’inflexion

y y y

0 x 0 x 0 x

f(x) convexe f(x) concave changement de conca-

f’’(x) > 0 sur I f’’(x) < 0 sur I vité. f’’(x) = 0 avec

Changement de signe
Branches infinies

1- lim 𝑓(𝑥)= ∞ => x=𝑥0 est asymptote verticale


𝑥→𝑥0

2- lim 𝑓(𝑥)= a => y=a est asymptote horizontale


𝑥→∞

3- a ) lim 𝑓(𝑥)= a x + b + ∈(x) avec lim ∈(x) = 0 // => y=a x +b est


𝑥→∞ 𝑥→∞

asymptote oblique

𝑓(𝑥)
b ) lim = a ( nombre fini) => direction asymptotique d’axe y=ax
𝑥→∞ 𝑥

SI de plus lim [ 𝑓(𝑥) - a x] =b (fini) => y=ax+b est asymptote oblique


𝑥→∞

𝑓(𝑥)
4- lim = a( nombre fini) et lim [ 𝑓(𝑥) - a x] = ∞ => f admet une
𝑥→∞ 𝑥 𝑥→∞

branche parabolique d’axe y=ax

𝑓(𝑥)
5- lim = ∞ => branche parabolique d’axe (oy)
𝑥→∞ 𝑥

𝑓(𝑥)
6- lim 𝑓(𝑥) = ∞ et lim = 0 => f admet une branche parabolique
𝑥→∞ 𝑥
𝑥→∞

d’axe (ox)

Plan d’étude d’une fonction

1- Domaine de définition
2- Parité-Imparité-périodicité et limité éventuellement le domaine de
définition

3-Limites aux bornes-branches infinies


4-Continuité-dérivabilité
5-Variations
6-Construction : déduction de l’étude précédente ; voire les points a tangentes
remarquable et représenter les asymptotes.
MAXIMUM –MINIMUM
Théorème :
Si ƒ un extrémum au point 𝑥0 et si ƒ’(x) existe, alors ƒ’(𝑥0 )=0 ;
PREUVE :
Soit f une fonction de I ∁ IR
On suppose que f admet en 𝑥0 (𝑥0 ∈ I) f admet un maximum en 𝑥0 ⇔ƒ(x)≤ƒ(𝑥0 )
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
∀ 𝑥 ∈ 𝐼 Soit (𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 ) ≤ 0. 𝑙𝑖𝑚 ≥ 0 𝑐𝑎𝑟𝑥 ≤ 𝑥0
𝑥−𝑥0

Soit x-𝑥0 ≤ 0

𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
De même ; 𝑙𝑖𝑚 ≤ 0; 𝑐𝑎𝑟 𝑥 ≥ 𝑥0 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑥 − 𝑥0 ≥ 0
𝑥−𝑥0

f étant dérivable en 𝑥0 ; donc f’(𝑥0 + 0)=f’(𝑥0 − 0)

Remarque :
La réciproque n’est pas vraie ; c’est-à-dire une fonction peut avoir un extremum
en 𝑥0 sans être dérivable en ce point.
THEOREME DE ROLLE :
Soit f : [𝑎, 𝑏]→IR. F est continue et dérivable en ]𝑎, 𝑏[ et f est telle que
f(a)=f(b) alors il existe un réel c ∈ ]𝑎, 𝑏[ / f’(x)=0.
PREUVE :
°Si f est une fonction constante sur[𝑎, 𝑏], le cas est trivial
°Si f n’est pas constante sur[𝑎, 𝑏], elle y est bornée et on peut supposer l’une au
moins de ses bornes. Si M la borne supérieure distincte de f(a)=f(b), il existe c ∈
]𝑎, 𝑏[/ f(c)=M.
°La valeur f(c) est donc un maximum relatif et puisque f’(x) existe, alors on a
f’(c) =0.
THEOREME DES ACCROISSEMENTS INFINIS :
Soit f :[𝑎, 𝑏] → IR. F continue sur [𝑎, 𝑏]et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ alors il existe c ∈
]𝑎, 𝑏[ / 𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) = (𝑏 − 𝑎)𝑓′(𝑐).
PREUVE :
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
Posons Ψ(x)=f(x)-f(a) - (𝑥 − 𝑎)
𝑏−𝑎

f continue sur [𝑎, 𝑏] →Ψ continue sur [𝑎, 𝑏] et dérivable sur [𝑎, 𝑏]


𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
𝛹(𝑎) = 𝑓(𝑎) − 𝑓(𝑎) − (𝑎 − 𝑎)
𝑏−𝑎
et : { =0
𝛹(𝑏) = 0
En appliquant le théorème de Rolle, il existe c ∈ ]𝑎, 𝑏[ /
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
Ψ’(c)=f’(c)- =0 → (b-a) f’(c)=f(b)-f(a).
𝑏−𝑎

Corollaire :
Si f : I→IR est une fonction dérivable alors pour tout point 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 de I, la

formule des accroissements finis s’écrit : 𝑓(𝑥2 ) − 𝑓(𝑥1 ) = 𝑓′(𝑐)(𝑥2 − 𝑥1 )

Si 𝑥1 < 𝑐 < 𝑥2 ; 𝑐 = 𝑥1 + 𝜃(𝑥2 − 𝑥1 ) ou 0< 𝜃<1

𝑓(𝑥2 ) − 𝑓(𝑥1 ) = 𝑓′[𝑥1 + 𝜃(𝑥2 − 𝑥1 )](𝑥2 − 𝑥1 )

Soit h=𝑥2 − 𝑥1 ;𝑥2 = 𝑥1 + ℎ; En fixant 𝑥1 =x, on a :

𝑓(𝑥 + ℎ) − 𝑓(𝑥) = ℎ𝑓′(𝑥 + ℎ𝜃) ; 0< 𝜃<1

Formule des accroissements finis :


Elle s’écrit :𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) = (𝑏 − 𝑎)𝑓′(𝑐) avec b>a ; soit b=a+ h, c=a+ h 𝜃,

0< 𝜃 < 1

𝑓(𝑎 + ℎ) = 𝑓(𝑎) + ℎ𝑓′(𝑎 + ℎ) ;

EXERCICES :

I- On considère une fonction f de la variable x continue sur [𝑎, 𝑏].On

définit une autre fonction Ψ(x)/ ∀ x ∈ [𝑎, 𝑏] , Ψ(x)=f(a)-A(x-a) ou A

est un nombre réel et Ψ(b)=Ψ(a)=0 ;

1-Ψ satisfait-elle les conditions du théorème de Rolle entre a et b ;

2-Calculer la constante A ;

𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
3-En déduire qu’il existe c/𝑓 ′ (𝑐) = avec a<c<b
𝑏−𝑎

II-

Soient a et b deux réels tels que 0<a<b et soit f/ 𝑓(𝑥) = ln(𝑥)

1-)Peut-on appliquer le théorème des accroissements finis entre a et b ?


𝑏−𝑎
2-)En déduire que a< <𝑏
ln(𝑏)−ln(𝑎)

𝑥
3-)Montre que pour x ≥0, ≤ arctan(𝑥) ≤ 𝑥.
1+𝑥 2

RESULTATS :

I-

1-Calculons la constante A :

Ψ(𝑥) = 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎) − 𝐴(𝑥 − 𝑎)


𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
Ψ(𝑏) = 𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) − 𝐴(𝑏 − 𝑎)=0 ; → 𝐴 =
𝑏−𝑎

2-Vérifions si Ψ Satisfait les conditions du théorème de Rolle :

F est continue sur[𝑎, 𝑏], on suppose que f l’est aussi sur ]𝑎, 𝑏[, x→ x-a est

continue et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ comme étant la somme de deux fonctions

continue et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ I

On a Ψ(a)=Ψ(b) II

De I et II ,on conclut que Ψ satisfait les conditions décrites.

𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
3-Déduisons en que 𝑓 ′ (𝑐) =
𝑏−𝑎

D’après la question précédente, Ψ satisfait les hypothèses précédentes

D’après ce théorème, ∃ c ∈ ]𝑎, 𝑏[ / Ψ’(c)=0

Ψ’(x)=f’(x)-A→ Ψ’(c)=f’(c)-A Or Ψ’(c)=0→ f’(c)-A=0

𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎) 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)
f’(c)=A or A= d’où 𝑓 ′ (𝑐) =
𝑏−𝑎 𝑏−𝑎

II- 0<a<b, f(x)=ln(x)

1-)Application du théorème des accroissements finis a f entre a et b

D f=IR=]0, +∞[

x→ ln(x) est continue et dérivable sur ]0, +∞[, On a 0<a<b ;


donc [𝑎, 𝑏]∁ ]0, +∞[ ,Ainsi , x→ln(x) est continue sur [𝑎, 𝑏] et dérivable

sur]𝑎, 𝑏[ ;Alors f est continue et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ ,D’où on peut appliquer le

théorème des accroissements finis entre a et b

𝑏−𝑎
2-)Déduisons que a< <𝑏
ln(𝑏)−ln(𝑎)

D’après le théorème des accroissements finis appliqués entre a et b, ∃ c ∈


1 1
]𝑎, 𝑏[/ (b-a)f’(c)=f(b)-f(a), ∀ x ∈ ]𝑎, 𝑏[, f’(x)= ,alors f’(c)=
𝑥 𝑐

1 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎) 𝑏−𝑎
Ainsi (b-a) f’(c)=f(b)-f(a)⇔ = donc c=
𝑐 𝑏−𝑎 𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)

𝑏−𝑎
Or a<c<b d’où a< <𝑏
𝑓(𝑏)−𝑓(𝑎)

𝑥
3-Montrons que ∀ x≥0 , ≤ arctan(𝑥) ≤ 𝑥
1+𝑥 2

La fonction arctan(x) est définie pour tout x≥0 ;de même elle est continue et

dérivable ∀ x≥0 ,On peut donc dire que la fonction arctan est continue sur tout

intervalle [0, 𝑥]et dérivable sur]0, 𝑥[ .On déduit d’après le théorème des

accroissements finis appliqués a arctan entre 0 et x qu’il existe c ∈ ]0, 𝑥[ tel que

1
(x- 0) arctan’(x)=arctanx- arctan 0 ;or arctan’(c)=
1+𝑐 2

1 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥
Donc 𝑥= I
1+𝑐 2 𝑥

On a 0<c<x→0<𝑐 2 < 𝑥 2

1 1 𝑥 𝑥
1<1+𝑐 2 <1+𝑥 2 → < <1 → < <𝑥 II
1+𝑥 2 1+𝑐 2 1+𝑥 2 1+𝑐 2
𝑥 arctan(𝑥)
De I et II → < 𝑥( )<𝑥
1+𝑥 2 𝑥

𝑥
D’où < arctan(𝑥) < 𝑥
1+𝑥 2

Dérivées successives –Formule de Leibnitz

Soient deux fonctions f et g n fois dérivables sur I= [𝑎, 𝑏]

𝑛+1 𝑛
→𝑓(𝑥) =(𝑓(𝑥) )′

→Par convention 𝑓 0 = 𝑓

La fonction f(x)=sin(x) est une fonction n fois dérivable sur IR. On dit qu’elle €
Dn (IR, IR) : ensemble des fonctions n fois dérivable.
Ex :
Pour f(x)=sin(x), fn(x)=sin(x+ nπ/2) (A démontrer)
g(x)=cosx est aussi n fois dérivable et gn(x)=cos(x+ nπ/2)
Théorème de Leibniz
Soient f et g deux fonctions de Dn(I ,IR),alors le produit (f.g) € Dn(I,IR).De
plus :
(fg) n(x)=C0nfn.gn + Cn1fn-1 .g +C2nfn-2 .g2+ ………….+Cnnf0 .gn

Définition
Soit I ϲ IR et n € IN*
Soit une application f : I IR
Cette application est dite de classe Cn sur I si f est n fois dérivable sur I et si la
dérivée d’ordre n de f est continue sur I.
Chapitre 2
Différentielle d’une fonction numérique d’une variable réelle
(voir les détails sur la photocopie)
Résultats
1

2 A l’aide d’une différentielle, trouvons une valeur approché de X1 .


On a f(x0 + h)=f(x0)+df
X1=(2.004)5-3(2.004) 3+5(2.004)2-10
Soit f1 la fonction x x5 – 3x 3 +5x2 – 10
f1 est une fonction polynôme ; donc elle est dérivable sur IR et donc
différentiable en tout point de IR ; soit en x0=2.
On a donc X1= f1(2.004)
x=2.004 ; x0=2 ; h=x-x0 et df=f’(x0) h
f1(2.004)= f1(2) +f’(2)*0.004
f1(2)= (2)5-3(2) 3+5(2)2-10 ; f1(2)=18
f’(x)=5x4-9x2+10x
f’(2)= 5(2)4-9(2)2+10(2) ; f’(2)=64
f1(2.004)=64*0.004 + 18
=18.256
D’où X1=18.256
3 Vitesse de croissance du volume du ballon à t1
Soit vr la vitesse de croissance du rayon et V celle du volume du ballon
On a vr=dr /dt et donc V=dvol/dt or vol=4/3(πr2)
Ainsi V=dvol/dt=d (4/3(πr 3)
)/dt
= (4/3) πdr3 /dt
dr3 /dt= 3r2dr/dt donc V=4πr2vr
A t1 on a vr=1cm/s et r = 12cm
V=4π(12)2 d’où V= 567πcm3/s

4 Données : E=80v
R=50Ω
l=8Ω
∆R=2 Ω
Calculons les valeurs approchees des variations
a) ∆I du courant dans le circuit.
D’après la loi de Pouillet on a I=E/(l+R)
Soit I(R)=E /(l+R)
(dI /dR)=-E /(l+R)2 ainsi la différentielle de I(R) est dI(R)= )=-E /(l+R)2Dr
AN :∆I=-80*2/(50+8)2
D’où ∆I=-4.756.10-2 A
b) ∆V la ddp aux bornes se R
Ur=RI
=R(E /(R+l)
RE / (l+R) dUr=E(r+L)-RE / (l+R)2

dUr=LE/ (l+R)2dr
D’où ∆v= LE/ (l+R)2dr
AN : ∆v=3.805.10_1

c) ∆P de la puissance électrique dans IR


P=UI or U=RI donc P=RI2
=R(E /R+l)2
P=RE2 /(R+l)2
dP=(LE2-RE2)dR/(R+l) 3
Alors ∆P= (LE2-RE2) .∆R/(R+l) 3
AN : ∆P=-2.755W

CHAPITRE 2

Différentielle d’une fonction numérique d’une variable réelle

Dans tout ce chapitre les fonctions sont des fonctions numériques de variable
réelle.
I-Définition

Soit f une fonction dérivable en un point xo. On a :

𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥𝑜)
lim = 𝑓′(𝑥𝑜)
𝑥→𝑥𝑜 𝑥−𝑥𝑜

Il existe alors un intervalle I contenant xo et une fonction β définie sur I tels


𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥𝑜)
que : ∀𝑥 𝜖 (𝐼 − {𝑥𝑜}), = 𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝛽(𝑥) avec lim 𝛽 = 0
𝑥−𝑥𝑜 𝑥𝑜

D’où : f(x) = f (xo) + (x − xo)[f’(xo) + β(x)] . En posant h=x-xo on a :

f (xo + h) = f (xo) + h [f’(xo) + β(xo + h)]

Posons β(xo + h)=𝜀(ℎ) ; lim 𝛽(𝑥) = 0 ⇒ lim 𝛽(𝑥𝑜 + ℎ) = lim 𝜀(ℎ) = 0; on


𝑥→𝑥𝑜 ℎ→0 ℎ→0
′ (𝒙𝒐)
en déduit que : (1) 𝒇(𝒙𝒐 + 𝒉) = 𝒇(𝒙𝒐) + 𝒉𝒇 + 𝒉𝜺(𝒉) avec
lim 𝜀(ℎ) = 0; la quantité hf’(xo) est appelée la différentielle de f au point xo.
ℎ→0

De façon plus précise on a la définition suivante :

Définition : Si une fonction f est dérivable en un point xo, on appelle


différentielle de f en xo l’application linéaire h⟼ f’(xo)h.

C’est pourquoi on dit que f est différentiable en xo si elle est dérivable en ce


point.

Notation :

Le nombre h = x – xo est l’accroissement de la variable lorsqu’on passe de xo à


x. Dans la pratique, h est noté dx et est appelé la différentielle de x. La
différentielle de f en xo est alors 𝒇’(𝒙𝒐)𝒅𝒙 et on note : 𝒅𝒇 = 𝒇’(𝒙𝒐)𝒅𝒙 ;

Si on pose y=f(x) on écrit 𝑑𝑦 = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)𝑑𝑥. Plus généralement, en tout point x où


f est dérivable on a : 𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥)𝑑𝑥 . df et dy sont respectivement les
différentielles de f et y.
Exemples : Calculer les différentielles des fonctions f et g : 𝑓(𝑥) = tan 𝑥 ;

g(x) = x3e-4x ;

Réponses
df = (1 + tan2x)dx ; dg = (3x2e-4x – 4x3e-4x)dx ;

Remarque La différentielle d’une fonction dérivable sur un intervalle I est nulle


sur I si et seulement si, cette fonction est constante sur I.

II-Différentielle d’une somme, d’un produit, d’un quotient de fonctions.

Les fonctions u et v sont différentiables ; on a les propriétés suivantes :

𝒖 𝒗𝒅𝒖−𝒖𝒅𝒗
𝒅(𝒖 + 𝒗) = 𝒅𝒖 + 𝒅𝒗 ; 𝒅(𝒖𝒗) = 𝒗𝒅𝒖 + 𝒖𝒅𝒗 ; 𝒅 ( ) = ;
𝒗 𝒗𝟐

Applications

a)Si u1, u2, …, un sont des fonctions différentiables en un point xo on a en ce


point : d(u1 + u2 + … + un) = du1 + du2 + … + dun.

b) Soit u une fonction différentiable et 𝑖 un nombre réel tel que 𝑢ⁱ est


différentiable. On a : d(ui) = iui-1du

III-Application de la différentielle au calcul approché.

1-Formule d’approximation

Soit f une fonction différentiable en un point x0 ; la formule (1) du (I-) s’écrit :

𝑓(𝑥𝑜 + ℎ) = 𝑓(𝑥𝑜) + ℎ𝑓 ′ (𝑥𝑜) + ℎ𝜀(ℎ) , avec lim 𝜀 = 0.


0

𝑓(𝑥𝑜 + ℎ) − 𝑓(𝑥𝑜) = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)ℎ + ℎ𝜀(ℎ) .


Or 𝑓(𝑥𝑜)ℎ = 𝑑𝑓 𝑒𝑡 𝑓(𝑥𝑜 + ℎ) − 𝑓(𝑥𝑜) = ∆𝑓 , ∆𝑓 est l’accroissement de la
fonction f lorsque la variable varie de x0 à x0 + h. On a donc :

∆𝑓 = 𝑑𝑓 + ℎ𝜀(ℎ) avec lim 𝜀 = 0.


0

Si |ℎ| est assez petit, le terme ℎ𝜀(ℎ) est négligeable devant df. On peut alors
écrire : △ 𝑓 ≃ 𝑑𝑓 d’où 𝒇(𝒙𝒐 + 𝒉) ≃ 𝒇(𝒙𝒐) + 𝒅𝒇 (𝟐)

La formule (2) permet de calculer une valeur approchée de 𝑓(𝑥𝑜 + ℎ) si on peut


calculer facilement 𝑓(𝑥𝑜) et df.
𝑥2
Exemple Soit f la fonction telle que 𝑓(𝑥) = +𝑥
4

Calculer la valeur exacte de f(1,986) en conservant tous les chiffres affichés par
∆𝑓−𝑑𝑓
la calculatrice. En prenant x0 = 2 calculer les nombres |∆𝑓 − 𝑑𝑓| et | |
𝑓(1,986)

(Ce dernier nombre permet d’évaluer l’erreur relative commise lorsqu’on


assimile △ 𝑓 à 𝑑𝑓.)

Solution

a) 𝑓(1,986) = 2,972049
b) En prenant 𝑥0 = 2 on a h = 1,986 – 2 = - 0,014
△ 𝑓 = 𝑓(1,986) − 𝑓(2) = −0,027951
𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)ℎ = −0,028
|∆𝑓 − 𝑑𝑓| = −0,000049
∆𝑓−𝑑𝑓
|𝑓(1,986)| ≃ 0,000017

Remarque Dans de nombreux problèmes, la différentielle sert à calculer


l’accroissement de certaines grandeurs. Par exemple, la différentielle de sin x est
cos x dx. Alors si un angle de mesure β radians subit un accroissement △β assez
petit, alors son sinus subit une variation r telle que r≃ 𝑑(sin β) = cos βdβ
On écrira : 𝑟 ≃ cos β.△ β

EXERCICES

1-) Calculer la différentielle de chacune des fonctions fi :

2𝑥+1 2
𝑓 1 (𝑥) = √ ; 𝑓 2 (𝑥) = ln | | ; 𝑓 3 (𝑥) = (sin 6𝑥)3 ;
3−𝑥 3−5𝑥

2-) A l’aide d’une différentielle trouver une valeur approchée avec trois
décimales de chacun des nombres X1 et X2 :

X1= (2,004)5 – 3(2,004)3 + 5(2,004)2 – 10

X2= 7(0,992)4 + (0,992)3 – 12(0,992)2 + 9(0,992)

3-) Une machine gonfle un ballon de façon continue pendant un laps de temps
T. A un instant t1 < T ou le diamètre du ballon est de 24cm, la vitesse de
croissance du rayon est 1cm par seconde. Quelle est la vitesse de croissance du
volume du ballon à l’instant t1 ?

4-) Un circuit électrique est composé d’un générateur de f.é.m.

E = 80 Volts et d’une résistance extérieure R= 50 Ohms ; la résistance


intérieure du générateur est p=8 Ohms. Si R subit un accroissement

△ 𝑅 = 2 𝑂ℎ𝑚𝑠 , calculer les valeurs approchées des variations suivantes :

𝑎−) △ 𝐼 du courant dans le circuit ;

𝑏−) △ 𝑉 de la d. d. p aux bornes de R ;

𝑐−) △ 𝑃 de la puissance électrique dans R;

Formule de Taylor et formule de Maclaurin


Nous évoquerons les théorèmes sans démonstration. Les fonctions considérées
sont des fonctions de R vers R.

I. Théorème des accroissements finis (th. de Lagrange)


Enoncé : Soit f une fonction définie et continue sur un segment [a, b], avec
a < b, et dérivable sur ]a, b[. Alors il existe un point c є ]a , b[ tel que

1) f (b)  f (a)  (b  a) f '(c)


La formule (1) est la formule des accroissements finis.
Autre façon d’écrire la formule :
c ]a, b[  a  c  b
 0ca ba
ca
0 1
ba
ca
En posant  et b  a  h on a ;
ba

0    1, b  a  h et c  a   h .
La formule (1) peut alors s’écrire :

f (a  h)  f (a)  hf '(a   h)
2)
On se sert de ce théorème pour établir la formule de Taylor.

II. Formule de Taylor


A. Théorème
Soit f une fonction continue sur un segment [a, b], avec a < b, admettant
des dérivées 𝑓 ′ , … , 𝑓 (𝑛) continues également sur [a, b] et telle que 𝑓 (𝑛) soit
dérivable sur ]a, b[. Alors il existe un point c є ]a, b[ tel que :
f '(a) f ''(a) f ( n ) (a) f ( n 1) (c)
f (b)  f (a)  (b  a)  (b  a) 2  ...  (b  a) n  (b  a) n 1
1! 2! n! ( n  1)!
3)
La formule (3) est la formule de Taylor ; le dernier terme est le reste de la
formule.

B. Développement d’une fonction par la formule de Taylor

Soit 𝑓 une fonction continue, ainsi que ses dérivées 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , … , 𝑓 (𝑛+1) sur un
intervalle I. Soit 𝑥𝑜 un point donné de I. Alors pour tout 𝑥 є I on a :
f '( x0 ) f ''( x0 ) f ( n ) ( x0 ) f ( n1) ( x0   ( x  x0 ))
f ( x)  f ( x0 )  ( x  x0 )  ( x  x0 )2  ...  ( x  x0 ) n  ( x  x0 ) n1 , 0    1
1! 2! n! (n  1)!
4)
La formule (4) est appelée le développement de la fonction 𝑓 à l’ordre n au
voisinage de 𝑥𝑜 . Le dernier terme est le reste du développement.

Exemple : f ( x)  ln x, x0  1, n  4
1
Df =]0, +∞[ et puisque 𝑓 ′ (𝑥) = la fonction est dérivable à tout ordre sur Df.
𝑥

Donc 𝑓 peut être développée à l’ordre 4 au voisinage de 1.


1 1
𝑓 ′ (𝑥) = ⇒ 𝑓 ′ (1) = 1 𝑓 (3) (𝑥) = ⇒ 𝑓 (3) (1) = 2
𝑥 𝑥

1 6 4!
𝑓 ′′ (𝑥) = − ⇒ 𝑓 ′′ (1) = −1 𝑓 (4) (𝑥) = − ; 𝑓 (5) (𝑥) =
𝑥2 𝑥4 𝑥5

Le développement s’écrit

( x  1)2 ( x  1)3 ( x  1) 4 ( x  1)5


ln x  ( x  1)     ,0  1
2 3 4 5(1   ( x  1))

C. La formule de Maclaurin.

Si 𝑥0 =0 la formule (4) devient la formule de Maclaurin :

f '(0) f ''(0) 2 f ( n ) (0) n f ( n1) ( x) n1


f ( x)  f (0)  x x  ...  x  ( x) ,0    1
1! 2! n! (n  1)!
5)
Exemple : 𝑔(𝑥) = 𝑒 𝑥

∀ 𝑥 𝜖 ℝ , ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (𝑥) = 𝑒 𝑥 .

On déduit que ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (0) = 1.

Le développement de g par la formule de Maclaurin à l’ordre n est :

𝑥2 𝑥𝑛 𝑒Ѳ
𝑒𝑥 = 1 + 𝑥 + + ⋯+ + 𝑥 𝑛+1 , 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 < Ѳ < 1
2! 𝑛! (𝑛 +)!
III. Développements limités
1. Activité :
Développons la fonction de Taylor. Pour les dérivées successives le ln ;
posons 𝑙𝑛𝑥 = 𝜑(𝑥)

1 ′′ 1
𝜑(1) = 0; 𝜑 ′ (𝑥) = ; 𝜑 (𝑥) = − 2 ;
𝑥 𝑥
(−1)𝑛−1 (𝑛−1)! (−1)𝑛𝑛!
𝜑 (𝑛) (𝑥) = ; 𝜑 (𝑛+1) (𝑥) = ;
𝑥𝑛 𝑥 𝑛+1

On a donc

𝜑 ′ (1) = 1; 𝜑 ′′ (1) = −1; 𝜑 (3) (1) = 2!; … ;

𝜑 (𝑛) (1) = (−1)𝑛−1 (𝑛 − 1)!;

𝜑 (𝑛+1) [𝑥0 + Ѳ(𝑥 − 𝑥0 )] = 𝜑 (𝑛+1) [1 + Ѳ(𝑥 − 1)]

(−1)𝑛 𝑛!
=
[1 + Ѳ(𝑥 − 1)]𝑛+1

(𝑛−1)! 1
Sachant que = pour tout 𝑛 𝜖 ℕ∗ le développement de ln au voisinage de
𝑛! 𝑛

1 s’écrit :

Le reste du développement est


( x  1) 2 ( x  1)3 (1) n 1 ( x  1) n (1) n ( x  1) n 1
ln x  ( x  1)    ...   ,0   1
2 3 n (n  1)(1   ( x  1))
( x  1) n 1 ( 1) n ( x  1)
Rn  ( 1) n  ( x  1) n

( n  1)[1   ( x  1)]n 1 ( n  1)[1   ( x  1)]n 1


( 1) n ( x  1)
lim  0 car lim[1   ( x  1)]  1
x 1 ( n  1)[1   ( x  1)]n 1 x 1

On peut donc écrire :

Rn  ( x  1)n  ( x) avec lim  ( x)  0, d'où


x 1

( x  1)2 ( x  1)3 (1)n1 ( x  1)n


ln x  ( x  1)    ...   ( x  1)n  ( x) ,avec lim  ( x)  0.
2 3 n x 1

En écrivant ln𝑥 sous cette forme on dit qu’on a écrit un développement limité
de la fonction ln à l’ordre n.

D’une façon plus générale on a la définition suivante.

2. Définition

Une fonction 𝑓 admet un développement limité à l’ordre n au voisinage d’un


nombre réel x0, tels qu’au voisinage de x0 on ait

f ( x)  a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 ) n  [( x  x0 ) n ] ( x)
6) avec lim  ( x)  0.
x  x0

3. Remarque

Dans (6) l’expression (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) = 𝛼(𝑥)

est souvent désignée par o[(𝑥-𝑥 0)n], ce qui se lit ‘’petit o de

(𝑥-𝑥 0)n ‘’ ; o, comme dans ‘’mot’’, doit être considérer comme une fonction et
c’est pourquoi on n’écrit pas o(𝑥-𝑥 0)n; ce n’est pas un produit.

La notation o[(𝑥-𝑥 0)n] désigne une expression 𝛼(𝑥) telle que pour 𝑥≠𝑥 0 on ait :
𝛼(𝑥) 𝛼(𝑥)
lim = 0 (on a ici (𝑥−𝑥 = 𝜀(𝑥)
𝑥→𝑥0 (𝑥−𝑥0 )𝑛 0)
𝑛

Avec cette notation le développement limité s’écrit :

𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]

Nous admettrons la propriété suivante :

Propriété : Si la fonction 𝑓admet au voisinage de x0 des dérivées jusqu’à


l’ordre n-1continues et admet une dérivée d’ordre n au voisinage de x0 par

IV. Application au calcul approché


Soit 𝑓 une fonction admettant en x0 un développement limité d’ordre n :

𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]

Si x est assez voisin de x0, c’est-à-dire si |𝑥 − 𝑥0 | es assez petit on peut écrire :

𝑓(𝑥) ≈ 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛

Par cette formule on approche la fonction 𝑓par la fonction polynôme P définie


par :

𝑃(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛

L’erreur commise est alors (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) et on peut déterminer une incertitude


sur l’approximation en utilisant la formule de Taylor.

Quelques exemples

a) Soit 𝑓 la fonction définie par𝑓(𝑥) = (1 + 𝑥)𝛼 où 𝛼 est un nombre


réel donné. Quel que soit 𝛼 l’intervalle ]-1, +∞[ est inclus dans Df et
𝑓 est dérivable sur ]-1,+∞[. On peut donc effectuer le
développement limité de 𝑓 à l’ordre 1 au voisinage du nombre zéro.
𝑓(0) = 1

∀ 𝑥 є] − 1, +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) = 𝛼(1 + 𝑥)𝛼−1 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑓 ′ (0) = 𝛼

Développement limité :

𝑓(𝑥) = 𝑓(0) + 𝑓 ′ (0)𝑥 + 𝑜(𝑥) = 1 + 𝛼𝑥 + 𝑜(𝑥)

Pour |x| assez petit on a (une approximation du 1er ordre) :

(1 + 𝑥)𝛼 ≈ 1 + 𝛼𝑥

L’erreur commise est sensiblement égale à

𝑓′′(0) 2 𝛼(𝛼 − 1) 2
𝑥 = 𝑥
2 2

Quantité qui est le 3e terme du développement limité de 𝑓 à l’ordre 2 au


voisinage de 0.

1 1
Pour 𝛼 ∈ {2, −2, −1, , − } on a le tableau suivant :
2 2

𝛼 𝑓(𝑥) Valeur Incertitude


approchée
2 (1 + 𝑥)2 1 + 2𝑥 𝑥2
-2 1 1 − 2𝑥 3𝑥 2
(1 + 𝑥)2
-1 1 1−𝑥 𝑥2
(1 + 𝑥)
1 𝑥 𝑥2
√1 + 𝑥 1+
2 2 2
1 1 𝑥 3𝑥 2
- 1−
2
√1 + 𝑥 2 2
b°) Fonctions trigonométriques

Il s’agit de valeurs approchées pour |x| petit

𝑠𝑖𝑛𝑥 ≈ 𝑥 (au 1er ou 2e ordre)

𝑥3
𝑠𝑖𝑛𝑥 ≈ 𝑥 − (au 3e ordre)
6

𝑥2
𝑐𝑜𝑠𝑥 ≈ 1 −
2

𝑡𝑎𝑛𝑥 ≈ 𝑥

Remarque générale

 Pour n fixé , l’approximation est d’autant meilleure que |x-x0| est


plus petit.
 Pour x donné, l’approximation est d’autant meilleure que n est plus
grand

EXERCICES

I.
1) Ecrire le développement limité d’ordre 3 au voisinage de -1 de la
fonction 𝑥 ⟼ 2𝑥 5 − 4𝑥 3 + 𝑥 2 + 7𝑥
2) Ecrire les développements limités au voisinage de 0 des fonctions
suivantes :
3
𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛3𝑥 à l’ordre 5 ; 𝑥 ⟼ √1 + 𝑥 à l’ordre 4
𝑥 ⟼ √1 + 𝑒 𝑥 à l’ordre 3
II. Ecrire les développements limités d’ordre n au voisinage de0 des fonctions
1
𝑥⟼ , 𝑥 ⟼ ln(1 + 𝑥)
1+𝑥

III. En utilisant un développement limité d’ordre 1 au voisinage de x0=1,


calculer une valeur approchée à trois décimales du nombre X :
X=8(0,995)5+ 3(0,995)4-4(0,995)3-(0,995)2+11

CHAPITRE 4 : Fonctions numériques de plusieurs variables réelles

I- Définitions et exemples

Définition : Une fonction numérique de plusieurs variables réelles est une


fonction d’un produit cartésien ℝ𝑛 vers ℝ .

Exemples :

f : ℝ2 ℝ g : ℝ3 ℝ
2𝑥+ 𝑦
(x, y) (x, y) 3cos 𝑦𝑧 + 3𝑦 2 + 10
𝑥 2 −𝑦 2

Df = {(x,y) ∈ ℝ2 / x ≠ y et x ≠ - y }

Dg = ℝ 3

II- Dérivés partielles

1-Dérivées partielles premières

Soit f une fonction de ℝ2 vers ℝ et (x0, y0) 𝜖 Df. Considérons la limite


lim 𝑓(𝑥0 +Δ𝑥,𝑦0 ) − 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 )
suivante : Δ𝑥 →0
.
Δ𝑥

Si cette limite existe dans ℝ on dit que f admet au point (𝑥0 , 𝑦0 ) une dérivée
partielle première par rapport à x. Cette limite est notée 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) ou
𝜕𝑓
(𝑥0 , 𝑦0 )c’est-à-dire :
𝜕𝑥

lim 𝑓(𝑥0 +Δ𝑥,𝑦0 ) − 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕𝑓


Δ𝑥 →0
= 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) = (𝑥0 , 𝑦0 )
Δ𝑥 𝜕𝑥

De même on a :

lim 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 +Δ𝑦) − 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕𝑓


Δ𝑦 →0 = 𝑓𝑦′ (𝑥0 , 𝑦0 ) = (𝑥0 , 𝑦0 )
Δ𝑦 𝜕𝑦
Plus généralement :

lim 𝑓(𝑥+h,𝑦0 ) − 𝑓(𝑥,𝑦) 𝜕𝑓


h →0
= 𝑓𝑥′ (𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 , 𝑦 ) (1)
h 𝜕𝑥

lim 𝑓(𝑥,𝑦+k) − 𝑓(𝑥 ,𝑦) 𝜕𝑓


k →0
= 𝑓𝑦′ (𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 , 𝑦 ) (2)
k 𝜕𝑦

Remarques

a) Pour une fonction d’une seule variable réelle on a :

lim 𝑓(𝑥0 +h) − 𝑓(𝑥) 𝑑𝑓 (𝑥0 )


h →0
= 𝑓 ′ (𝑥0 ) =
h 𝑑𝑥

Il importe de comparer les notations 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) et 𝑓 ′ (𝑥0 )

𝜕𝑓
b) se lit dérivée partielle de f par rapport à x.
𝜕𝑥

Les formules (1) et (2) permettent d’énoncer la règle de calcul des dérivées
partielles.

Pour calculer la dérivée partielle première d’une fonction de plusieurs variables


par rapport à l’une des variables on considère les autres comme des constantes.

Exemple

𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 2 𝑧 − 𝑦𝑥 + 5𝑧 3 𝑦 + 20𝑥 + 13

𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 8𝑥𝑧 − 𝑦 + 20
𝜕𝑥

𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = −𝑥 + 5𝑧 3
𝜕𝑦

𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 2 + 15𝑧 2 𝑦
𝜕𝑧
1- Dérivés partielles secondes

f: ℝ2 ℝ

(x, y) f(x, y)

𝜕𝑓 𝜕𝑓
, sont des fonctions de x et y. En les dérivant par rapport à x et y on obtient
𝜕𝑥 𝜕𝑦

les dérivés partielles secondes.

𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓


= = 𝑓𝑥′′2 ; = = 𝑓𝑦′′2 ; = ′′
= 𝑓𝑥𝑦 ;
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥𝜕𝑦

𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓 ′′
= = 𝑓𝑦𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥

Exemple

F(x, y) =3𝑥 4 𝑦 2 + 7𝑥 2 − 4𝑦 3 − 𝑥 3 𝑦 + 8

𝐹𝑥′ (𝑥, 𝑦) = 12𝑥 3 𝑦 2 + 14𝑥 − 3𝑥 2 y

𝐹𝑥′′2 (𝑥, 𝑦) = 36𝑥 2 𝑦 2 + 14 − 6𝑥y

𝐹𝑦′ (𝑥, 𝑦) = 6𝑦𝑥 4 − 12𝑦 2 − 𝑥 3

𝐹𝑦′′2 (𝑥, 𝑦) = 6𝑥 4 − 24𝑦

′′ (𝑥,
𝐹𝑥𝑦 𝑦) = 24𝑥 3 𝑦 − 3𝑥 2

′′ (𝑥,
𝐹𝑦𝑥 𝑦) = 24𝑥 3 𝑦 − 3𝑥 2

Plus généralement on peut calculer les dérivés partielles d’ordre 3, 4, … et pour


n’importe quel nombre de variables.

Propriété

Dans l’exemple de la fonction F étudiée ci-dessus on constate que ∀ (𝑥, 𝑦) ∈


ℝ2 , 𝐹𝑥𝑦
′′ (𝑥, ′′ (𝑥,
𝑦) = 𝐹𝑦𝑥 𝑦) .
Dans le cadre du programme nous admettons que cette propriété est vérifiée par
toute fonction de plusieurs variables et quel que soit l’ordre de dérivation. Par
exemple si F est une fonction de trois variables on a :

′′
𝐹𝑥𝑦 ′′
= 𝐹𝑦𝑥 ′′
; 𝐹𝑥𝑧 ′′
= 𝐹𝑧𝑥 ′′′
; 𝐹𝑥𝑦𝑧 ′′′
= 𝐹𝑧𝑥𝑦 ′′′
= 𝐹𝑦𝑥𝑧 ; 𝐹𝑦′′′2𝑧 = 𝐹𝑦𝑧𝑦
′′′

III- Différentielle

Considérons la fonction f de ℝ2 dans ℝ définie par :

𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 − 5𝑥𝑦 + 3𝑦

Soient𝑥0 ,𝑦0 , Δ𝑥 et Δ𝑦 des nombres réels. Calculons la quantité Δ𝑓 telle que :

Δ𝑓 = 𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) -𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) (3)

Δ𝑓 est l’accroissement de la fonction f lorsque (x, y) varie de (𝑥0 , 𝑦0 ) à (𝑥0 +


Δ𝑥, 𝑦0 + Δ𝑦) .

𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) = (𝑥0 + Δ𝑥)2 - 5(𝑥0 + Δ𝑥) (𝑦0 + Δ𝑦) + 3(𝑦0 + Δ𝑦)

= 𝑥02 + 2𝑥0 Δ𝑥 +Δ2𝑥 - 5𝑥0 𝑦0 - 5𝑥0 Δ𝑦 - 5𝑦0 Δ𝑥 - 5Δ𝑥 Δ𝑦 + 3𝑦0


+ 3Δ𝑦

= (𝑥02 - 5𝑥0 𝑦0 + 3𝑦0 ) + (2𝑥0 -5𝑥0 ) Δ𝑥 + ( 3 − 5𝑥0 ) Δ𝑦 + Δ2𝑥 -


5Δ𝑥 Δ𝑦

𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) =𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) + (2𝑥0 -5𝑥0 ) Δ𝑥 + (3 − 5𝑥0 ) Δ𝑦 + Δ2𝑥 - 5Δ𝑥 Δ𝑦

On a ainsi Δ𝑓 = (2𝑥0 -5𝑥0 ) Δ𝑥 + (3 − 5𝑥0 ) Δ𝑦 + Δ2𝑥 - 5Δ𝑥 Δ𝑦

On constate que Δ𝑓 = 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑥 + 𝑓𝑦′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑦 + Δ2𝑥 - 5Δ𝑥 Δ𝑦

On pose df = 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑥 + 𝑓𝑦′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑦


df est appelé la différentielle de f au point (𝑥0 , 𝑦0 ). Dans la notation différentielle
on pose Δ𝑥 = 𝑑𝑥 et Δ𝑦 = 𝑑𝑦.

On a alors au point (𝑥0 , 𝑦0 ) df = 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) 𝑑𝑥+𝑓𝑦′ (𝑥0 , 𝑦0 ) 𝑑𝑦.

En tout point (𝑥, 𝑦) ou f admet une différentielle on a :

df = 𝑓𝑥′ (𝑥, 𝑦) 𝑑𝑥+ 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦)𝑑𝑦.

Pour une fonction de n variables 𝑥1 , 𝑥2 ,…… 𝑥𝑛 on a :

df =𝑓𝑥′ ( 𝑥1 , 𝑥2 , … … 𝑥𝑛 ) 𝑑𝑥1 + 𝑓𝑥′ ( 𝑥1 , 𝑥2 , … … 𝑥𝑛 ) 𝑑𝑥2 +


. . + 𝑓𝑥′ ( 𝑥1 , 𝑥2 , … … 𝑥𝑛 ) 𝑑𝑥𝑛

Exemple
𝑥+𝑧
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = ; 𝐷𝑓 = {(x, y, z) ∈ ℝ3 / y ≠ z}
𝑦−𝑧

En tout point (x, y, z) ∈ 𝐷𝑓 on a :

𝑑𝑓 = 𝑓𝑥′ (𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑑𝑥 + 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑦 + 𝑓𝑧′ (𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑧

1 𝑥+𝑧 𝑥+𝑦
𝑑𝑓 = 𝑑𝑥 − 2
𝑑𝑦 + 𝑑𝑧
𝑦−𝑧 (𝑦 − 𝑧) (𝑦 − 𝑧)2

IV- Application de la différentielle au calcul approché


1- Formule d’approximation

Dans l’activité ayant servi à définir la différentielle on a obtenu :

Δ𝑓 = 𝑑𝑓 + Δ2𝑥 − 5Δ𝑥 Δ𝑦

Alors si |Δ𝑥 | et |Δ𝑦 | sont assez petits l’expression Δ2𝑥 − 5Δ𝑥 Δ𝑦 est négligeable
devant df. Dans ce cas on peut alors écrire Δ𝑓 = 𝑑𝑓 or

Δ𝑓 = 𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆y) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )


On a, 𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆𝑦) = Δ𝑓 + 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )

On en déduit ainsi que si |Δ𝑥 | et |Δ𝑦 | sont assez petits on a :

𝑓(𝑥0 + ∆x, 𝑦0 + ∆𝑦) ≃ 𝑑𝑓 + 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )

On a des formules analogues pour des fonctions de plus de deux variables.

Exercice

En assimilant les accroissements à des différentielles, calculer la variation de


l’aire d’une plaque rectangulaire de 2m sur 1,4m lorsqu’on augmente la longueur
de 5cm et qu’on diminue sa largeur de 4cm.

Solution

La fonction étudiée est 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦

Les données sont les suivantes 𝑥0 = 2, 𝑦0 = 1,4 ; ∆𝑥 = 0,05 ; ∆𝑦 = −0,04 ;

𝑓𝑥′ (𝑥, 𝑦) = 𝑦 et 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦) = 𝑥

Nous désignons par x et y les mesures de la longueur et de la largeur du rectangle.

Soit S = xy la mesure de l’aire. 5 cm et 4 cm étant assez petit par rapport à 2m et


1,4m nous pouvons écrire :

∆𝑆 ≃ 𝑑𝑆 = 𝑓𝑥′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑥 + 𝑓𝑦′ (𝑥0 , 𝑦0 ) Δ𝑦 = 𝑦0 Δ𝑥 + 𝑥0 Δ𝑦

∆𝑆 ≃ 1,4(0,05) − 2(0,04) = −0,01


Mis en forme : Police :
∆𝑆 ≃ −0,01 𝑚2
Mis en forme : Police :

L’aire du rectangle a diminué d’environ 1dm 2 Mis en forme : Police :


Mis en forme : Police :

Remarque : Calculons la valeur exacte de ∆𝑆 Mis en forme : Police :


Mis en forme : Police :
𝑆0 = 𝑥0 𝑦0 = 2, 8 𝑚2 Mis en forme : Police :
Mis en forme : Police :
𝑆1 = 1,36 ∗ 2,05 = 2,788 𝑚2 Mis en forme : Police :
Mis en forme : Police :
∆𝑆 = 𝑆1 - 𝑆0 = -1, 2 dm2 Mis en forme : Police :
Mis en forme : Police :

V- Application de la différentielle à la dérivation de fonctions Mis en forme : Police :


Mis en forme : Police :
composées
Mis en forme : Police :

Soit une fonction : Mis en forme : Police :

f: ℝ2 ℝ

(𝑥, 𝑦) 𝑓(𝑥, 𝑦)

𝑑𝑓 = 𝑓𝑥′ (𝑥, 𝑦) 𝑑𝑥 + 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦)𝑑𝑦

Supposons que x et y dépendent d’une autre variable t.

On a 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑓(𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) = 𝑔(𝑡) (5)

𝑑𝑓 = 𝑓𝑥′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) 𝑥 ′ (𝑡)𝑑𝑡 + 𝑓𝑦′ (𝑥, 𝑦)𝑥 ′ (𝑡)𝑑𝑡 Mis en forme : Police :Anglais (États-Unis)

En divisant les deux membres par 𝑑𝑡 on a:

𝑑𝑓 𝑑𝑔
= (𝑡) = 𝑓𝑥′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) 𝑥 ′ (𝑡) + 𝑓𝑦′ (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡))𝑦 ′ (𝑡).
𝑑𝑡 𝑑𝑡

Retenir : On écrit (5) et on divise les deux membres par 𝑑𝑡.


𝑥
Exemple : On donne 𝑓(𝑥, 𝑦) =
𝑦

Sachant que 𝑥 = 𝑒 −2𝑡 et 𝑦 = 𝑙𝑛𝑡.

𝑑𝑓
Calculer en se servant de ce qui précède. Retrouver le résultat par un calcul
𝑑𝑔

direct.

Solution Nous supposons que 𝑡 ∈ ]0,1[∪]1; +∞ [

a) Utilisons ce qui est exposé ci-dessus


𝑥 1 𝑥
𝑓(𝑥, 𝑦) = ⇒ 𝑑𝑓 = 𝑑𝑥 − 𝑑𝑦
𝑦 𝑦 𝑦2

𝑑𝑓 1 𝑒 −2𝑡 1 𝑒 −2𝑡 1 Mis en forme : Police :


= (−𝑒 −2𝑡 ) − ∗ =− (2 + ) =)
𝑑𝑡 𝑙𝑛𝑡 𝑙𝑛𝑡 2 𝑡 𝑙𝑛𝑡 𝑡𝑙𝑛𝑡
b) Calcul direct

𝑒 −2𝑡
𝑓(𝑥, 𝑦) = = 𝑔(𝑡)
𝑙𝑛𝑡
1
𝑑𝑔 −2𝑒 −2𝑡 𝑙𝑛𝑡 − 𝑒 −2𝑡 𝑒 −2𝑡 1
(𝑡) = 𝑡 =− (2 + )
𝑑𝑡 (𝑙𝑛𝑡) 2 𝑙𝑛𝑡 𝑡𝑙𝑛𝑡

Exercices

1) Pour chacune des fonctions suivantes de ℝ2 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ représenter l’ensemble


de définition dans le plan rapporté à un repère cartésien.

𝑥−3
𝑓1 (𝑥, 𝑦) = √𝑥 − 𝑦 + 2 ; 𝑓2 (𝑥, 𝑦) = √ ; 𝑓3 (𝑥, 𝑦) = ln(𝑥 2 + 𝑦 2 )
𝑦+1

2) Ensemble de définition et différentielle de f et g

ℝ3 ℝ
𝑦
𝑥𝑦
(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑥 2𝑒 𝑥 −
𝑧

ℝ2 ℝ
𝑥−𝑦
(𝑥, 𝑦)
𝑥 2 −𝑦 2

𝑥
3) Soit la fonction 𝑓 de ℝ2 dans ℝ définie par 𝐹(𝑥, 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
𝑦

a) Préciser son domaine de définition


b) Démontrer que 𝐹 satisfait à l’équation de Laplace que voici :
𝜕2𝐹 𝜕2𝐹
+ =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2

4) Calculer l’accroissement et la différentielle de la fonction 𝑓 définie sur ℝ2


par 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 − 𝑦 − 2𝑥 2 𝑦 au point (2, -1) dans les cas suivants :
3
a) ∆𝑥 = 1 et ∆𝑦 =
2

b) ∆𝑥 = 0,02 et ∆𝑦 = −0,05

5) En se servant d’une fonction de deux variables convenablement choisie,


calculer une valeur approchée du nombre 𝑋 tel que :
𝑋 = (2,01)5 – (2,01) (3,04)4
6) On donne 𝑔(𝑥, 𝑦) = 𝑥 3 𝑦 − 𝑦 2 + 2𝑥
On suppose que 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠4𝑡 et 𝑦 = 𝑠𝑖𝑛𝑡
a) Calculer 𝑑𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑦
b) Calculer la différentielle de 𝑔 à l’aide de l’équation (1)
c) Exprimant g en fonction de t on obtient :
𝑔(𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) = 𝐺(𝑡)
Se servir de a) et b) pour calculer 𝐺 ′ (𝑡)

CHAPITRE 5 : Réciproque d’une fonction continue strictement monotone


sur un intervalle
I-Introduction
Soit f une fonction définie, continue et strictement monotone sur un intervalle I
de IR. Nous supposerons que I est l’ensemble de définition de f ou que f est la
restriction à I d’une fonction qui est définie sur un ensemble contenant I. Alors
l’ensemble J=f(I) est un intervalle. Le lecteur sait que dans les conditions
énoncées, la fonction f est une bijection de I sur J et admet une réciproque qui est
une application bijective de J sur I. Cette dernière est notée f-1.
I f J
J f-1 I
On sait également que 𝑓 −1 est continue sur J strictement monotone et variant dans
le même sens que 𝑓.
II-Exemple
1
Soit 𝑓 la fonction de ]0, +∞[ vers ] − ∞, +∞[ définie par 𝑓(𝑥) = − 𝑒𝑥
𝑥

1-Etudier les variations de 𝑓 et démontrer que 𝑓 est une bijection de ]0, +∞[ sur
un intervalle 𝐽 à préciser.
2-Décrire sommairement les variations de 𝑓 −1 .
Solution
1
1-La fonction 𝑥 ⟼ est définie et continue sur IR*, donc sur ]0, +∞[ ; la
𝑥
fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 est définie et continue sur IR, donc sur ]0, +∞[. On en déduit
que 𝑓 est définie et continue sur IR*+
lim 𝑓(𝑥) = +∞ ; lim 𝑓(𝑥) = −∞
𝑥→0 𝑥→+∞

Dérivée et tableau de variation


1
𝑓 est dérivable sur IR*+ et on a : Ɐ x є IR*+, 𝑓’(𝑥) = − − 𝑒𝑥
𝑋2

Ɐ 𝑥 є IR*+ 𝑓’(𝑥) < 0 ;donc f est strictement décroissante. 𝑓 est continue et


strictement monotone et l’image de IR*+ est IR. Donc 𝑓 est une bijection de IR*+
sur IR. Elle admet donc une réciproque 𝑓 −1 .
2- 𝑓 −1 est une bijection de IR sur IR*+ et elle décroit strictement de ]0, +∞[.
(sans prendre la valeur 0) lorsque 𝑥 croit de] − ∞, +∞[
III-Dérivée de la réciproque d’une fonction
I et J sont des intervalles et f est une bijection de I sur J.
I f J
J f-1 I
Soit 𝑥𝑜 є I tel que 𝑓 est dérivable en 𝑥𝑜 et 𝑓’ (𝑥0 ) ≠ 0.
Posons 𝑦0 = 𝑓 (𝑥0 ). Alors 𝑓 −1 est dérivable en 𝑦o et on a :
𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = (𝟏)
𝒇′(𝒙𝒐 )
Puisque 𝑥0 = 𝑓 −1 (𝑦0 ). on peut écrire :
𝟏 𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = = (𝟐)
𝒇′ [𝒇−𝟏 (𝒚𝒐 )] (𝒇′𝒐𝒇−𝟏 )(𝒚𝒐 )

Il importe de connaitre les deux formules (1) et (2).


1
Exemple : Soit la fonction 𝑓 : ]0, +∞[→ 𝐼𝑅 telle que 𝑓(𝑥) = − 𝑒 𝑥 .On sait que
𝑥
f est bijective. Calculer (𝑓 −1 )’(1 − 𝑒) s’il existe.
Solution
La fonction 𝑓 est dérivable sur IR*+ et 𝑓’(𝑥) ≠ 0 pour tout 𝑥 є IR*+. On en déduit
que 𝑓 −1 est dérivable en tout point de IR (son ensemble de définition) ; donc
(f-1)’(1-e) existe. En outre on constate que (1 − 𝑒) = 𝑓(1) d’où
1 −1
(𝑓 −1 )′ (1 − 𝑒) = =
𝑓′(1) 1 + 𝑒
Remarque : La formule (1) que nous avons utilisée ici permet de calculer
(𝑓 −1 )’(𝑦0 ) sans avoir déterminé l’expression de (𝑓 −1 )’(𝑦) pour tout 𝑦 de J.

IV- Dérivée de la composée de deux fonctions


Il a été établi en classe Terminale le théorème suivant
Théorème
Soient u et f deux fonctions telles que fou soit définie sur un intervalle contenant
un réel 𝑥𝑜 . Si u est dérivable en 𝑥𝑜 et f dérivable en 𝑦0 = 𝑓 (𝑥0 ), alors la fonction
𝑓𝑜𝑢 est dérivable en 𝑥𝑜 et l’on a :
(𝒇𝒐𝒖)’ (𝒙𝒐 ) = 𝒖’(𝒙𝒐 ). 𝒇’[𝒖(𝒙𝒐 )]
Exemple 1 :
Soit 𝑔 la fonction de IR vers IR définie par 𝑔(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛3𝑥. On a
⫪ ⫪ 𝑘⫪
𝐷𝑔 = {𝑥 є 𝐼𝑅 / 3𝑥 ≠ + 𝑘 ⫪, 𝑘 є 𝑍} = 𝐼𝑅 − { + , 𝑘є 𝑍}
2 6 3
La fonction 𝑥 ⟼ 3𝑥 est dérivable sur IR et la fonction 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛(𝑥) dérivable

en tout point où 𝑥 ≠ + 𝑘 ⫪. Donc 𝑔 est dérivable sur 𝐷𝑔.
2

En posant 𝑢(𝑥) = 3𝑥 et 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛(𝑥) on a 𝒈 = 𝒇𝒐𝒖.


1
𝑓’(𝑥) = 1 + 𝑡𝑎𝑛²𝑥 = , d’où :
𝑐𝑜𝑠2 𝑥

3
Ɐ 𝑥 є 𝐷𝑔, 𝑔’(𝑥) = 𝑢’(𝑥). 𝑓’ [𝑢(𝑥)] = 3(1 + 𝑡𝑎𝑛²3𝑥) =
𝑐𝑜𝑠 2 3𝑥
Exemple 2
Soit ᵩ la fonction définie par ᵩ(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛(𝑥).
Préciser les domaines de définition et de dérivabilité de ᵩ et calculer ᵩ’(𝑥).
Solution
La fonction cosinus a pour ensemble de définition IR, donc ᵩ(𝑥) existe en tout
point où 𝑙𝑛(𝑥) existe. D’où Dᵩ=IR*+
La fonction ln est dérivable sur Dᵩ et la fonction cosinus dérivable sur IR ; donc ᵩ
est dérivable sur Dᵩ.
1 1
Ɐ 𝑥 є 𝐷ᵩ, ᵩ’(𝑥) = 𝑙𝑛’(𝑥)𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛(𝑥)) = [−𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))] = − 𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑥 𝑥
EXERCICES
1-Soit 𝑓 la fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 𝑒 𝑥
a) Démontrer que 𝑓 est une bijection de IR sur IR.
b) Démontrer que 𝑓 −1 est dérivable sur IR et calculer (𝑓 −1 )’(1)
2-a) Pour chacune des fonctions suivantes, préciser son ensemble de définition,
son ensemble de dérivabilité et calculer sa dérivée :

𝑓 : 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑔: 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛 (𝑡𝑎𝑛(𝑥))
ℎ: 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛 (𝑐𝑜𝑠(𝑥))

b) Préciser l’ensemble de définition de la fonction 𝑥 ⟼ √𝑠𝑖𝑛(𝑥) − 1


3-On considère la fonction
𝑓 : ] 0, ⫪ [→ 𝐼𝑅
𝑐𝑜𝑠(𝑥)
𝑥 ⟼
𝑠𝑖𝑛(𝑥)
1°) Démontrer que f est une bijection.
2°) On désigne par ᵩ la réciproque de f.
Calculer ᵩ’(0) 𝑒𝑡 ᵩ’(−√3).
CHAPITRE 6
Fonctions réciproques des fonctions circulaires
Les fonctions circulaires ne sont pas bijectives sur leurs domaines de définition ;
mais en les restreignant à des intervalles convenables, on obtient des bijections
dont les réciproques sont appelées par abus de langage les réciproques des
fonctions circulaires.
I. Fonction Arcsinus
1. Définition
Considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝑢 : [− ; ] → [−1 ; 1]
2 2
𝑡 → 𝑠𝑖𝑛 𝑡
Cette fonction est continue, dérivable et strictement croissante. Son tableau de
variation est le suivant :
𝜋 𝜋
t -
2 2
u’(t) 0 + 0

1
u (t)

-1

𝜋 𝜋
Ce tableau montre que u est une bijection de [− ; ] sur [−1 ; 1]. Sa
2 2
-1
réciproque u est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠.

L’ensemble de définition de cette fonction est [−1 ; 1] et l’ensemble des


𝜋 𝜋
valeurs est [− ; ]. En outre elle est continue sur [−1 ; 1]. Par définition on
2 2

𝝅 𝝅
a : Ɐ 𝒕 € [− ; ] , Ɐ 𝒙 € [−𝟏 ; 𝟏], 𝒔𝒊𝒏 𝒕 = 𝒙 <=> 𝒕 = 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 𝒙.
𝟐 𝟐

On pourra comparer l’énoncé encadré au suivant :


Ɐ 𝑡 € 𝐼𝑅 ∗ + , Ɐ 𝑥 € 𝐼𝑅 , 𝑙𝑛 𝑡 = 𝑥 <=> 𝑡 = 𝑒𝑥 = 𝑙𝑛 − 1(𝑥)
Quelques valeurs de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠
1 𝜋 √2 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 0 = 0 ; 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛( − ) = −
2 6 2 4

2. Fonction dérivée
𝜋 𝜋
La fonction u est dérivable sur [− ; ] et on a
2 2
𝜋 𝜋
𝑢’(𝑡) = 0 <=> 𝑡 € {− ; }
2 2
𝜋 𝜋
Puisque 𝑢(− ) = −1 et 𝑢( ) = 1, la fonction u-1 admet ] − 1 ; 1[ comme
2 2
domaine de dérivabilité.
Si x est un point quelconque de ] − 1 ; 1[ et t son antécédent par u on a : 𝑥 =
1 1 𝜋 𝜋
𝑠𝑖𝑛 𝑡 𝑒𝑡 ( 𝑢 − 1)’ = = ( 𝑡 €] − , [)
𝑢’(𝑡) 𝑐𝑜𝑠 𝑡 2 2
Or 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 + 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 = 1 <=> 𝑐𝑜𝑠2𝑡 = 1 – 𝑥 2
𝜋 𝜋
Ɐ 𝑡 €] − ; [ <=> 𝑐𝑜𝑠 𝑡 > 0, 𝑑’𝑜ù 𝑐𝑜𝑠 𝑡 = √1 – 𝑥 2
2 2
Il vient alors que :

𝟏
Ɐ 𝒙 € ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏’(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐

II. Fonction Arccosinus


1. Définition
Considérons la fonction
𝑣 : [0 ; 𝜋 ] → [−1 ; 1]
𝑡 → 𝑐𝑜𝑠 𝑡
𝑣 est continue, dérivable et strictement décroissante. Son tableau de variation est
le suivant :
T 0 π
v’(t) 0 - 0
v(t) 1

-1

Ce tableau montre que v est une bijection de [0 , 𝜋 ] sur [−1 ; 1]. Son
application réciproque est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, notée 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 ou 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠.
Son ensemble de définition est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est [0 ; 𝜋 ].
En outre elle est continue sur [−1 ; 1].
Par définition on a l’équivalence :
Ɐ t € [0 ; π ] , Ɐ x € [-1 ; 1] , cos t = x <=> t = arccos x.

Quelques valeurs de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠


𝜋 1 2𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 0 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠(− ) = ; 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 1 = 0
2 2 3
2. Fonction dérivée
En raisonnant comme au I on voit que l’ensemble de dérivabilité de
la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 est ] − 1 ; 1[ et que
1
Ɐ 𝑥 € ] − 1 ; 1[ , 𝑎𝑟𝑐𝑜𝑠’(𝑥) = −
√1 – 𝑥2

III. Fonction Arctangente


1. Définition
Nous considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝑤 : ] − , [ → 𝐼𝑅
2 2
𝛼 → 𝑡𝑎𝑛 𝛼

Puisque les fonctions sinus et cosinus sont continues et dérivables sur


𝜋 𝜋
IR et que cos 𝛼 ≠ 0 sur ] − , [, la fonction 𝑤 est continue et
2 2
𝜋 𝜋
dérivable sur ] − , [.
2 2

Limite
𝑙𝑖𝑚 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = − 1
𝜋
𝛼→−
2
>  lim 𝑤(𝑥) = −∞
𝜋
𝑙𝑖𝑚 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 𝛼→−
2
𝜋
𝛼→− >
2
>
𝑙𝑖𝑚 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = 1
𝛼→ 𝜋/2
<  𝑙𝑖𝑚 𝑤(𝑥) = +∞
𝑙𝑖𝑚 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 𝛼 → 𝜋/2
𝛼→ 𝜋/2 <
<
Dérivée :
𝜋 𝜋
Ɐ𝛼 €] − , [ , 𝑤’(𝛼) = 1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝛼
2 2
Donc 𝑤 est strictement croissante, son tableau de variation est le suivant :
𝜋 𝜋
Α -
2 2
w’(α) +
+∞
w(x)
-∞

Ce tableau montre que 𝑤 est une bijection. Sa réciproque w-1 est la fonction
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 ; son ensemble de définition est IR et son ensemble image est
𝜋 𝜋
] − , [. En outre la fonction est continue sur IR.
2 2

Par définition on a :

Ɐ 𝜶 € ] − 𝝅/𝟐 , 𝝅/𝟐 [ ; Ɐ 𝒙 € 𝑰𝑹 , 𝒕𝒂𝒏 𝜶 = 𝒙  𝜶 = 𝒂𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏 𝒙.

Quelques valeurs de cette fonction


𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 0 = 0 ; 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 1 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (− √3) = −
4 3
2. Dérivée
𝜋 𝜋
La fonction w est dérivable sur ] − , [ et sa dérivée
2 2

Ne s’annule en aucun point. Donc w-1 est dérivable en tout point de IR.
−𝜋 𝜋
Soit x un nombre réel quelconque et l’unique point de ] , [ tel que
2 2

𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛼. On a :
1 1 1
(𝑤 −1 )′ (𝑥) = = =
𝑤 ′ (α) 1 + 𝑡𝑎𝑛 α 1 + 𝑥 2
2

La fonction dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 est donc définie par :


1
Ɐ𝑥 є 𝐼𝑅, 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛′ (𝑥) =
1+𝑥 2
Remarque : Les fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 et 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 sont impaires.
Il importe de retenir l’ensemble de définition et l’ensemble des valeurs de
chacune des fonctions découvertes dans ce chapitre.
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 : [−1 ; 1][ ; ]
2 2
𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 : [−1 ; 1][𝑜 ; 𝜋]
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 : 𝐼𝑅] ; [
2 2
Ainsi, il est faux d’écrire : 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛0 = 𝜋 .
IV Application des notions étudiées au calcul intégral
1- Conséquences immédiates de I, II, III
a) Sur tout intervalle de ] − 1 ; 1[ on a :
𝑑𝑥
∫ √1−𝑥 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐 = −𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 𝑥 + 𝑘 .

b) Sur tout intervalle de IR on a :


𝑑𝑥
∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐
1 + 𝑥2
1
2- Primitives sur IR de la fonction 𝑥 I 2 2 ; a Є 𝐼𝑅 ∗ .
𝑥 +𝑎
En posant 𝑥 = 𝑎𝑡 on a 𝑑𝑥 = 𝑎𝑑𝑡 , d’où
𝑑𝑥 𝑎𝑑𝑡 1 𝑑𝑡 1
∫ 𝑥 2+𝑎2=∫ 𝑎2𝑡 2+𝑎2 = 𝑎 ∫ 𝑡 2+1 = 𝑎 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑡 + 𝑐

𝑑𝑥 1 𝑥
∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑥 2 + 𝑎2 𝑎 𝑎

3- Primitives sur ] − 𝑎 ; 𝑎[ de la fonction 𝑥


En posant 𝑥 = 𝑎𝑡 on a :
𝑑𝑥 𝑎𝑑𝑡 𝑑𝑡
∫ √𝑎2−𝑥 2 = ∫ 𝑎√1−𝑡 2=∫ √1−𝑡 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡 + 𝑐

𝑑𝑥 𝑥
∫ √𝑎2−𝑥 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑎 + c

V : Exercices résolus
A) Calculer les intégrales suivantes :
1 2√3
𝑑𝑥 √3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
I1= ∫02 ; I2=∫1 ; I3=∫−23
√1−𝑥 2 1+𝑥 2 𝑥 2 +4

Solution
1⁄ 1 𝜋
*I1=[𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥]𝑂 2 =Arcsin – Arcsin 0=
2 6
𝜋 𝜋 𝜋
*I2= [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥]1√3 =Arctan√3 –Arctan 1= − =
3 4 12
2√3⁄
1 𝑥 3 1 √3 1 𝜋 𝜋 5𝜋
*I3= [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ]−2 = [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(−1)] = ( + ) =
2 2 2 3 2 6 4 24

B) Déterminer les primitives des fonctions suivantes :


6 12 1 1
f1:x 2 ; 𝑓2:x 2 ;f3 :x 2 ;f4 :x 2
𝑥 +9 𝑥 +16 4𝑥 +1 √9−4𝑥

Solution : Dans chaque cas, c’est une constante arbitraire.


6 1 𝑥
∫ 𝑓1(𝑥)𝑑𝑥=∫ 𝑥 2+9 𝑑𝑥 = 6 × 3Arctan 3 + 𝐶
𝑥
∫ 𝑓2(𝑥)𝑑𝑥 = 3Arctan + 𝐶
4
1 𝑑𝑥 1
∫ 𝑓3(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 1 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 2𝑥 + 𝑐
4 𝑥2+ 2
4

Remarque : Noter la lettre A utilisée pour toutes ces fonctions.


EXERCICES
1) Dresser le tableau de variation et construire la courbe représentative de
chacune des fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, et 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒.
2) Soit u une fonction numérique donnée. En se référant attentivement au
cours, déterminer les domaines de définition et de dérivabilité de chacune des
fonctions :
𝑋 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 𝑢(𝑥) ; 𝑥𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑢(𝑥).
Calculer ensuite les dérivées de ces fonctions.
3) Soit le nombre réel définie par 𝑓 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛6 − 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛2
Calculer tan 𝛼
4) Soit f la fonction de IR vers IR définie par f(x)=x-Arctanx.
a- Etudier les variations de f.
b- Démontrer que la courbe représentative de f admet au voisinage de +∞ une
asymptote oblique que l’on précisera.

CHAPITRE 7
FONCTIONS HYPERBOLIQUES ET LEURS RECIPROQUES
I- Fonction cosinus hyperbolique.

𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥
1. Activité Soit 𝑓1 la fonction définie sur R par 𝑓1 (𝑥) =
2
a) Etudier les variations de 𝑓1.
b) Soit 𝑔1 la restriction de 𝑓1 à [0, +∞[. Démontrer que 𝑔1 est une
bijection de [0, +∞[ à [1, +∞[.
2. Définitions
2.1. La fonction 𝑓1 est la fonction cosinus hyperbolique. Elle est
notée 𝑐ℎ ; donc on a :
∀ 𝑥 є 𝑹 𝑐ℎ𝑥 = 1/(2 )(𝑒^𝑥 + 𝑒^(−𝑥))
2.2. La réciproque de la fonction 𝑔1 est la fonction Argument
cosinus hyperbolique, notée Argch. Elle a pour ensemble de
définition [1, +∞[ et l’ensemble de ses valeurs est [0, +∞[.
Argch: [1, +∞[ [0, +∞[

𝑥 Argch𝑥

3. Expression de Argch𝑥 à l‘aide de la fonction ln.


On pose y =ch𝑥 avec 𝑥 є [0, +∞[ et 𝑦 є [1, +∞[.

y = ch𝑥 ⇔ 𝑥 = Argchy=𝑔1−1 (y)


1
𝑦= (𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 ) ⇔ 𝑒 2𝑥 − 2y𝑒 𝑥 + 1 = 0 (1)
2

En posant 𝑒 𝑥 = 𝑡 , l’équation (1) équivaut à :


𝑡 2 − 2𝑦𝑡 + 1 = 0 (2)
{
𝑡 = 𝑒𝑥
Le discriminant réduit de (2) est ∆′ = 𝑦 2 − 1.
𝑦 ≥ 1 ⇒ 𝑦2 − 1 ≥ 0

L’équation (2) admet alors deux racines réelles distinctes


strictement positives :

𝑡1 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ; 𝑡2 = 𝑦 − √𝑦 2 − 1

Une et une seule de ces racines définit la fonction 𝑔1−1 . On constate


que :
1
lim 𝑡2 = lim
𝑦→+∞ 𝑦→+∞ 𝑦+√𝑦 2 −1

On devrait avoir lim 𝑡2 = +∞ puisque les fonctions 𝑔1 et 𝑔1−1 sont


𝑦→+∞

strictement croissantes sur [0, +∞[ et [1, +∞[ respectivement, et réciproques


l’une de l’autre. On en déduit que Argchy est donné par la relation

𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 , d’où 𝑥 = ln ( 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ) = Argchy

Conclusion

∀ 𝑥 є [1, +∞[ , Argchx =ln ( 𝑥 + √𝑥 2 − 1 )

4. Dérivée : La dérivée de la fonction ch s’annule seulement pour


𝑥 = 0. Donc la fonction Argch a pour domaine de
dérivabilité ]1; +∞[ et on a :

1
∀ 𝑥 є ]1; +∞[ , Argch’(x)
√𝑥 2 −1
II- Fonction sinus hyperbolique.

1. Introduction
1
Soit 𝑓2 la fonction définie sur R par : 𝑓2 (𝑥)= (𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 )
2

Etudier les variations de 𝑓2 et prouver que 𝑓2 est une bijection de R sur R

2. Définitions
2.1. La fonction 𝑓2 est la fonction sinus hyperbolique. Elle est notée
sh ; donc on a :
1
∀ 𝑥 є 𝐑 sh𝑥 = (𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 )
2

2.2. La réciproque de la fonction 𝑓2 est la fonction Argument


cosinus hyperbolique, notée Argsh. Elle est une bijection de R sur R
3. Relations entre les fonctions ch et sh
* ∀ 𝑥 є R, ch’ (𝑥) = sh𝑥 et, sh’ (𝑥) = ch𝑥
* ∀ 𝑥 є R, 𝑐ℎ2 𝑥 − 𝑠ℎ2 𝑥 = 1
4. Expression de Argsh𝑥 à l’aide de la fonction ln.
On pose y =ch𝑥 avec 𝑥 є R , 𝑦 є R.

y = sh𝑥 ⇔ 𝑥 = 𝑠ℎ−1 (y)= Argsh𝑦

𝑐ℎ2 𝑥 − 𝑠ℎ2 𝑥 = 1 ⇔ 𝑐ℎ2 𝑥 = 1 + 𝑠ℎ2 𝑥 = 1+ 𝑦 2

D’où ch𝑥 = √𝑦 2 + 1 car ch𝑥 > 0


On a en outre : ch𝑥 + sh𝑥 = 𝑒 𝑥 , d’ou

ch𝑥 = 𝑒 𝑥 − sh𝑥 = 𝑒 𝑥 − 𝑦 = √𝑦 2 + 1 , d’où

𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 + 1.
On en déduit que 𝑥 = ln ( 𝑦 + √𝑦 2 + 1 ) = Argshy

Conclusion

∀ 𝑥 є R , Argshx =ln ( 𝑥 + √𝑥 2 + 1 )

5. Dérivée
La dérivée de la fonctiion sh ne s’annule en aucun point. Donc la
fonction Argsh est dérivable sur R et

1
∀ 𝑥 є R , Argsh’(x)
√𝑥 2 +1

III- Fonction tangente hyperbolique.

1. Introduction. Soit 𝑓3 la fonction définie de R vers]−1,1 [ telle que


𝑒 𝑥 −𝑒 −𝑥
𝑓3 (𝑥) =
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥

Etudier les variations de 𝑓3 et prouver que 𝑓3 est une bijection de


R sur ]−1,1 [ .

2. Définitions

2.1. La fonction 𝑓3 est la fonction tangente hyperbolique. Elle est


notée th ; donc on a :

𝑒 𝑥 −𝑒 −𝑥 sh𝑥
∀ 𝑥 є 𝐑 th𝑥 = =
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥 ch𝑥

On a aussi :
1
∀ 𝑥 є R , th’(x) = 1 − 𝑡ℎ2 𝑥
𝑐ℎ2 𝑥
2.2. La réciproque de la fonction 𝑓3 est la fonction Argument
tangente hyperbolique, notée Argth. Elle est une bijection de ]−1,1 [ sur R.
4. Expression de Argth𝑥 à l’aide de la fonction ln.
Posons y =th𝑥 avec 𝑥 є R, 𝑦 є ]−1,1 [.

y = th𝑥 ⇔ 𝑥 = 𝑡ℎ−1 (y) = Argth𝑦


𝑒 𝑥 −𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 −1
y = th𝑥 = = , d’où 𝑦 + 1 = (1 − 𝑦) 𝑒 2𝑥
𝑒 𝑥 +𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 +1
1+𝑦
∀ 𝑦 є ]−1,1 [ , 1 − 𝑦 ≠ 0 , d’où 𝑒 2𝑥 =
1−𝑦
1 1+𝑦
On en déduit : 𝑥 = 𝑙𝑛 = Argth𝑦 ; d’où
2 1−𝑦

1 1+𝑦
∀ 𝑥 є ]−1,1 [ , Argth𝑥 = 𝑙𝑛
2 1−𝑦

Remarque importante
A trois reprises il a été rappelé dans ce chapitre la définition, de la
réciproque d’une fonction, et comment déterminer cette réciproque si cela est
possible.
Exercices
1 Dresser les tableaux de variations des fonctions 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ , 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ.

2
Calculer la dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ des deux manières
suivantes :
1 1+𝑦
a) à l’aide de la formule 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 = 𝑙𝑛
2 1−𝑦
b) en se servant de la formule donnant la dérivée de la réciproque
d’une fonction.
3 Démontrer que pour tout nombre réel a :
𝑐ℎ2𝑎 = 𝑐ℎ2 𝑎 − 𝑠ℎ2 𝑎 ; 𝑠ℎ2𝑎=2 𝑐ℎ𝑎𝑠ℎ𝑎

4 1°) Calculer la dérivée de la fonction 𝑥 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ2𝑥


2°) Calculer les intégrales suivantes :
2 𝑑𝑥 0 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫0 ; 𝐼2 = ∫−2
√2𝑥 2 +1 √𝑥 2 +4
𝑥
3°) Déterminer les primitives de la fonction 𝑥
√𝑥 2 +2𝑥+2

CHAPITRE 8
Primitives de fonctions usuelles
Les primitives de certaines fonctions sont connues du lecteur. Certaines
autres sont données ici, compte tenu des nouvelles fonctions étudiées (Arcsinus,
Arctangente, …). Le tableau ci-dessous doit être su par cœur. Dans ce tableau la
fonction f est considérée dans un intervalle où elle est continue. c est une
constante réelle arbitraire.
I- Tableau de primitives
f(x) Primitives F de f
(1) 1 𝐹(𝑥) = ln|𝑥| + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑥
1 𝐹(𝑥) = 2√𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
√𝑥
(2) 𝑓(𝑥) = 𝑢 ′ (𝑥)[𝑢(𝑥)]𝑟
, 𝑟 ≠ −1 1
𝐹(𝑥) = [𝑢(𝑥)]𝑟+1 + 𝑐
𝑟+1
𝑢′(𝑥) 𝐹(𝑥) = ln|𝑢(𝑥)| + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑢(𝑥)
𝑓(𝑥) = cos 𝑥 𝐹(𝑥) = sin 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = sin 𝑥 𝐹(𝑥) = − cos 𝑥 + 𝑐
(3) 𝑓(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ∗ 1
𝐹(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
𝑓(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ∗ 1
𝐹(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
1 𝐹(𝑥) = tan 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = = 1 + tan2 𝑥
cos 2 𝑥
1 𝐹(𝑥) = −cot 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = = 1 + cot 2 𝑥
sin2 𝑥
𝑓(𝑥) = 𝑒 𝑘𝑥 , 𝑘𝜖 ℝ∗ 1 𝑘𝑥
𝐹(𝑥) = 𝑒 +𝑐
𝑘
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥) + 𝑐
1 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
√1 − 𝑥2 = −𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 𝑥 + 𝑘
1 𝑥
𝑓(𝑥) = ,𝑎 > 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 +𝑐
√𝑎2 − 𝑥 2 𝑎

(4) 1 𝐹(𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + 𝐴 | + 𝑐
𝑓(𝑥) = , 𝐴𝜖 ℝ∗
√𝑥 2 +𝐴
1 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) =
𝑥2 +1
1 1 𝑥
𝑓(𝑥) = , 𝑎𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑥2 + 𝑎2 𝑎 𝑎
1 𝑥
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan | + 𝑐
sin 𝑥 2
1 𝑥 𝜋
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan( + )| + 𝑐
cos 𝑥 2 4
1 1 𝑥−𝑎
𝑓(𝑥) = , 𝑎𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = ln | |+𝑐
𝑥2 − 𝑎2 2𝑎 𝑥+𝑎
(5) 1 2 2𝑎𝑥 + 𝑏
𝑓(𝑥) = ,∆ < 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 √−∆ √−∆

Remarque :
1) Etant donné un trinôme du second degré𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐, avec
(a,b,c) 𝜖 ℝ∗ × ℝ × ℝ, sa forme canonique est la suivante : 𝑓(𝑥) =
𝑏 2 ∆
𝑎 [(𝑥 +
2𝑎
) − 4𝑎2] , ∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐
2) La notation ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 est une intégrale indéfinie ; elle désigne toutes les
primitives de la fonction f.
Exemples :
1
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin 𝑥 + 𝑐 ; ∫ 𝑒 −3𝑥 𝑑𝑥 = − 3 𝑒 −3𝑥 + 𝑐

II-Exemples de détermination de primitives


Les numéros (1), (2), …, sont ceux du tableau. Pour simplifier l’exposé
nous désignerons par Fi une primitive quelconque de fi.
1-Exemples pour (1) :
Primitives des fonctions fi
1 5
𝑓1 (𝑥) = ; 𝑓2 (𝑥) = 𝑥√𝑥 ; 𝑓3 (𝑥) = √𝑥 4 .
𝑥6
1 1
a) 𝑓1 (𝑥) = 𝑥 −6 ⟹ 𝐹1 𝑟(𝑥) = − × + 𝑐, 𝑐 𝜖 ℝ
5 𝑥5
1 3
b) 𝑓2 (𝑥) = 𝑥. 𝑥 ⁄2 = 𝑥 ⁄2
1 3 2 5⁄ 2
𝐹2 (𝑥) = 𝑥 1+ ⁄2 + 𝑐= 𝑥 2 + 𝑐 = 𝑥 2 √𝑥 + 𝑐, 𝑐 𝜖 ℝ
1+3⁄2 5 5
5 4 𝑛 𝑝
c) 𝑓3 (𝑥) = √𝑥 4 = 𝑥 ⁄5 car √𝑥 𝑝 = 𝑥 ⁄𝑛
1 4 5 9
𝐹3 (𝑥) = 𝑥 1+ ⁄5 + 𝑐 = 𝑥 ⁄5 + 𝑐, 𝑐 𝜖 ℝ
4
1 + ⁄5 9

2-Exemples pour (2). Primitives des fonctions fi


8
𝑓1 (𝑥) = 3(3𝑥 + 7)6 ; 𝑓2 (𝑥) = (2𝑥+1)4 ; 𝑓3 (𝑥) = sin 𝑥 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥 ;

(ln 𝑥) 3
𝑓4 (𝑥) =
𝑥

a) 𝑓1 est sous la forme 𝑢′ 𝑢𝑟 , avec r=6


1 1
𝐹1 (𝑥) = (3𝑥 + 7)1+6 + 𝑐 = (3𝑥 + 7)7 + 𝑐
6+1 7
8 −4
b) 𝑓2 (𝑥) = (2𝑥+1)4 = 8(2𝑥 + 1)
On peut écrire : 𝑓2 (𝑥) = 4 × 2(2 + 1)−4 = 4𝑢′ (𝑥)[𝑢(𝑥)]−4
4 4 1
𝐹2 (𝑥) = (2𝑥 + 1)−4+1 + 𝑐 = − × +𝑐
−4 + 1 3 (2𝑥 + 1)3
1
c) 𝑓3 (𝑥) = sin 𝑥 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥 = − 𝑐𝑜𝑠 5 𝑥 + 𝑐
5
−1 1
𝐹3 (𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 5 𝑥 + 𝑐 = − 𝑐𝑜𝑠 5 𝑥 + 𝑐
4+1 5
1 1
d) 𝑓4 (𝑥) = (ln 𝑥) ⟹ 𝐹4 (𝑥) = (ln 𝑥)4 + 𝑐
3
𝑥 4
3) Exemples pour (3) :
𝜋 2𝑥
𝑔1 (𝑥) = cos 8𝑥 ; 𝑔2 (𝑥) = sin( − 3𝑥) ; 𝑔3 (𝑥) = sin
4 3
1
a) 𝐺1 (𝑥) = sin 8𝑥 + 𝑐
8
𝜋
b) 𝑔2 (𝑥) = − sin(3𝑥 − )
4
1 𝜋
𝐺2 (𝑥) = cos (3𝑥 − ) + 𝑐
3 4
3 2𝑥
c) 𝐺3 (𝑥) = − cos + 𝑐
2 3

4) Exemple pour (4)


1 1 1
𝑓1 (𝑥) = ; 𝑓2 (𝑥) = ; 𝑓3 (𝑥) =
√𝑥 2 −10 √2𝑥 2 +7 √𝑥 2 +4𝑥+12

a) 𝐹1 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 − 10| + 𝑐
1 1
b) 𝑓2 (𝑥) = ⟹ 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + 7⁄2| + 𝑐
√2
√2×√𝑥 2 +7⁄ 2

c) 𝑥 2 + 4𝑥 + 12 = (𝑥 + 2)2 + 4
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a 𝑑𝑥 = 𝑑𝑡, d’où :
𝑑𝑡
∫ 𝑓3 (𝑥) = 𝑑𝑥 = ∫ √𝑡 2+4 = ln|𝑡 + √𝑡 2 + 4| + 𝑐 = ln |𝑥 + 2 +

√𝑥 2 + 4𝑥 + 8 | + 𝑐

𝐹3 (𝑥) = ln |𝑥 + 2 + √𝑥 2 + 4𝑥 + 8| + 𝑐

5- Formule(5)
Nous étudierons un seul exemple.
1
Déterminons les primitives de la fonction 𝑓 ∶ 𝑥 → .
4𝑥 2 +4𝑥+5
ère
1 méthode
Le discriminant du trinôme 4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 est ∆= −64 < 0.
Nous pouvons appliquer la formule (5). Soit F une primitive de 𝑓.
Nous avons :
2 8𝑥 + 4 1 2𝑥 + 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
8 8 4 4
ère
2 méthode
1 1 1 1 1
2
= × 2 5 = × 12
4𝑥 +4𝑥+5 4 𝑥 +𝑥+ 4 (𝑥+ ) +1
4 2
1
En posant 𝑥 + = 𝑡 on a :
2
1 𝑑𝑥 1 𝑑𝑥 1
𝐹(𝑥) = ∫ = ∫ 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑡 + 𝑐
1
4 (𝑥 + )2 + 1 4 𝑡 + 1 4
2

1 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑥 + ) + 𝑐
4 2

EXERCICES
1. a étant un nombre réel non nul, déterminer les réels A et B tels que :
1 𝐴 𝐵
∀𝑥 ∈ ℝ − {𝑎, −𝑎}, 2 2
= +
𝑥 −𝑎 𝑥−𝑎 𝑥+𝑎
1
En déduire les primitives de la fonction 𝑥 ⟼
𝑥 2 +𝑎2

2. Déterminer les primitives de chacune des fonctions :


1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼
9𝑥 2 + 6𝑥 + 1 𝑥2 +𝑥−4 𝑥2 + 4𝑥 + 8
1 1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ;
2𝑥 2 + 5 √3 − 𝑥2 √−𝑥 2 + 2𝑥 + 3 √2𝑥 − 3

𝑥−2 1
𝑥⟼ ;𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑐𝑜𝑠3𝑥; 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑐𝑜𝑠4𝑥;
(𝑥 2 − 2𝑥 + 2)5 𝑐𝑜𝑠 2 5𝑥
1 1
𝑥 ⟼ 3𝑥(2𝑥 + 9)4 ; 𝑥 ⟼ ;𝑥 ⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑒 −2𝑥 𝑐𝑜𝑠4𝑥.
4 − 3𝑥 (4 − 3𝑥)2
3. Soit la fonction 𝑔 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠 5 (3𝑥). Calculer la dérivée de 𝑔 et déterminer
les primitives de 𝑔.

CHAPITRE 9
Intégrales simples

La définition et les propriétés élémentaires de l’intégrale définie


𝑏
∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 , sont connues du lecteur. Dans ce chapitre certaines de ces
propriétés seront rappelées et des compléments importants étudiés, à
savoir :
-le changement de variable dans une intégrale simple ;
-l’utilisation des fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 et 𝑥𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 pour
calculer les intégrales.

I- Valeur moyenne d’une fonction sur un segment


1- Définition :
Soit f une fonction continue sur un segment [𝑎 ; 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏. On
appelle moyenne de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] le nombre réel défini par
1 𝑏
µ= ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑏−𝑎 𝑎

Exemple :
Déterminer sur [−1 ; 2] la moyenne de la fonction 𝑢 : 𝑥3𝑥 − 5.
Réponse :
Soit m la moyenne de u.
2 2
1 1 3 7
𝑚= ∫ (3𝑥 − 5)𝑑𝑥 = [ 𝑥 2 − 5𝑥] = −
2 + 1 −1 3 2 −1 2
−7
𝑚=
2
2-Cas des fonctions périodiques

Soit 𝑓 une fonction définie sur IR et périodique de période T ; on considère


souvent la moyenne de f sur un intervalle [t1, t2] d’amplitude T. On sait
que si µ est cette moyenne on a :
𝑡2
1 1 𝑡2 1 𝑇
µ= ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
𝑡2 − 𝑡1 𝑡1 𝑇 𝑡1 𝑇 0

Exemple : Soit un courant électrique alternatif d’intensité i telle que 𝑖 =


𝐼0 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 est périodique de période 𝑇 = 2𝜋/𝜔. La moyenne du carré de cette
fonction sur un intervalle d’une période est :

1 𝑇 2 𝐼02 𝑇 𝐼02 𝑇
𝑚= ∫ 𝑖 𝑑𝑡 = ∫ 𝑠𝑖𝑛2 𝜔𝑡𝑑𝑡 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜔𝑡𝑑𝑡)
𝑇 0 𝑇 0 𝑇 0
𝐼02 1 𝑇 𝐼02 2
𝑚= [𝑡 − 2𝜔 sin 2𝜔𝑡] = = 𝐼𝑒𝑓𝑓 , où Ieff est l’intensité efficace du courant.
2𝑇 0 2

Donc la valeur moyenne de i2 est le carré de l’intensité efficace.

II-Rappel de quelques propriétés

A) Propriétés de positivité
Soit f une fonction continue et positive sur [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏.
¥ 𝑥 є [𝑎, 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 0.
Soit F une primitive de f sur [a, b]. Comme F’=f, la fonction F est
croissante sur [a, b] et on a : F(a)≤ F(b) ; on déduit que 𝐹(𝑏) – 𝐹(𝑎) ≥
0. D’où :
Théorème : Soit f une fonction continue sur [a, b] telle que
¥ x є [a, b], f(x) ≥ 0.
𝑏
Alors on a ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0 .
Remarques
𝑏
1o) Si f est négative sur [a, b], alors ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0 .
2o) Si f est strictement sur [a, b], avec a<b, et si F est une primitive de f
sur [a, b], F est strictement croissante sur [a, b], alors on a F(b) – F(a) > 0.
On en déduit que

𝑏
∫ 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 ≥ 0
𝑎

Conséquences du théorème
Si f et g sont deux fonctions continues sur [a, b] telles que
¥ x є [a ; b], f(x) ≤ g(x)
Alors on a :
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎

.
B) Intégrale d’une fonction paire ou impaire sur [a, a], a>0
La fonction f considérée est continue sur [a ; a], a>0.
1. Cas où f est impaire sur [a ; a].
𝑎
Soit 𝐼 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 .
𝑎 0 𝑎
On a: ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
0 𝑎
En posant 𝑥 = −𝑡 , on a ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫0 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 . On obtient alors
0
∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 0 .
2. Cas d’une fonction paire sur [a, a]
¥ x є [a, a], f(-x) = f(-x)
Des calculs analogues aux précédents montrent que si f est paire sur [a, a],
on a :
𝑎 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
−𝑎 0

III-Calculs d’intégrales par changement de variable


3
A) Exercice 1 : On considère l’intégrale I1=∫0 𝑥 √𝑥 + 1 𝑑𝑥

1o) Calculer I1 à l’aide du changement de variable défini par 𝑡 = √𝑥 + 1 .

2o) Retrouver le résultat en intégrant par parties.

Solution

1o) On pose 𝑡 = √𝑥 + 1

𝑡 = √𝑥 + 1 → 𝑥 = 𝑡 2 − 1 , d’où 𝑑𝑥 = 2𝑡𝑑𝑡

Nouvelles bornes d’intégration

𝑥=0 → 𝑡=1

𝑥=3 → 𝑡=2

Il vient alors :
2 2
116
𝐼1 = ∫ (𝑡 2 − 1). 𝑡. 2𝑡𝑑𝑡 = 2 ∫ (𝑡 4 − 𝑡 2 )𝑑𝑡 =
1 1 15

116
𝐼1 =
15

2o) Intégration par parties


1⁄
Pour 𝑢(𝑥) = 𝑥 et 𝑣 ′ (𝑥) = √(𝑥 + 1) = (𝑥 + 1) 2

1
(𝑥+1) ⁄2
Nous avons 𝑢(𝑥) = 1 et nous pouvons prendre 𝑣(𝑥) = 1
1+
2

(voir formule (2) du tableau).

2 3 2
𝑣(𝑥) = (𝑥 + 1) ⁄2 = (𝑥 + 1)√𝑥 + 1
3 3
3
2 3 3
𝐼1 = [𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)]30 − ∫ 𝑢, (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 = 16 − ∫ (𝑥 + 1) ⁄2
0 3 0

4 5 3 116
𝐼1 = 16 − [(𝑥 + 1) ⁄2 ] =
5 0 15
√3
B) Exercice 2 : On considère l’intégrale 𝐼2 = ∫−1
3
√4 − 9𝑥 2 𝑑𝑥
⁄3

a) Démontre que I2 existe.


b) Calculer I2 à l’aide du changement par variable défini par : 3𝑥 =
2 cos 𝜃, avec θ є [0,π] .

Solution

1o) Démontrons que I2 existe

Pour que I2 existe il suffit que la fonction x→√4 − 9𝑥 2 soit continue sur
1 √3
l’intervalle [ , ].
3 3
Puisque la fonction x→4-9x2 est continue sur IR, il faut et il suffit qu’on
1 √3
ait 4-9x2 ≥ 0 sur [ , ].
3 3

−2 2
4-9x2 ≥ 0 → x є [ , ].
3 3

−2 1 √3 2 1 √3 −2 2
Or on a : < < < , donc [ , ] c[ , ].
3 3 3 3 3 3 3 3

1 √3
La fonction x→√4 − 9𝑥 2 est continue sur l’intervalle [ , ], d’où I2
3 3

existe.

2o) Calcul de I2
−2
3𝑥 = 2 cos 𝜃 → 𝑑𝑥 = sin 𝜃 𝑑𝜃
3

 Nouvelles bornes
1 1 2𝜋
𝑥 = − ⇒ cos 𝜃 = − avec θ ϵ [0 ; π], donc θ =
3 2 3

√3 √3 𝜋
𝑥= ⇒ cos 𝜃 = avec θ ϵ [0 ; π], donc θ =
3 2 6

 √4 − 9𝑥 2 = √4(1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃) = 2|𝑠𝑖𝑛𝜃|


𝜃 𝜖 [0, 𝜋] ⇒ 𝑠𝑖𝑛𝜃 ≥ 0 d’où √4 − 9𝑥² = 2𝑠𝑖𝑛𝜃

Il vient alors :
𝜋 𝜋 𝜋
6 2 6 2 2 6
I2 = ∫2𝜋 2𝑠𝑖𝑛𝜃(− 𝑠𝑖𝑛𝜃)𝑑𝜃 = ∫2𝜋 (−2𝑠𝑖𝑛²𝜃)𝑑𝜃 = ∫2𝜋 (𝑐𝑜𝑠2𝜃 − 1)𝑑𝜃
3 3 3
3 3 3

𝜋+√3
I2 =
3

C) Remarque
Pour le changement de variable adopté, le lecteur est invité à porter son attention
sur les faits suivants :
a) Lorsque θ décrit [0 ; π], le nombre cos θ décrit tout l’intervalle [-1 ; 1] ;
3𝑥 2 2 3𝑥
or de la relation 3x =2cosθ, on a 𝑐𝑜𝑠𝜃 = et si x décrit [- ; ], décrit
2 3 3 2
bien [-1,1] ;
b) L’hypothèse « θ ϵ [0, π] » permet de trouver une solution unique pour
3
chacune des équations : cos θ = -1/2 et cos θ = √ qui donnent les
2
nouvelles bornes d’intégration.

𝒙
D) Formules donnant sin x, cos x et tan x en fonction de tan
𝟐
𝑥
On démontre que si x est un nombre réel tel que cos est non nul, on a en posant
2
𝑥
tan = t :
2
2𝑡 1−𝑡²
sin x = cos x =
1+𝑡² 1+𝑡²

𝑥 𝑥 2𝑡
On en déduit que si cos ≠ 0 𝑒𝑡 |tan |≠ 1, on a : tan x =
2 2 1−𝑡²

Pour calculer certaines intégrales où figurent sin x et cos x, on peut être amené à
𝑥
poser tan = 𝑡.
2
1 𝑥 2𝑑𝑡
Dans ce cas, on a dt = (1+tan²( )) dx, d’où dx =
2 2 1+𝑡²

Exercices

 Calculer la valeur moyenne sur [0, π] de la fonction x ⇒ sin4x


 Dans le plan rapporté à un repère orthogonal, calcule l’aire du domaine
fermé limité par la parabole d’équation y = 2x – x² et la droite d’équation x
+y=0

𝑙𝑛3 𝑑𝑥
 On considère l’intégrale I= ∫0
1+𝑒 𝑥
a) Calculer I en posant x = -ln t
1 𝑒 −𝑥
b) Calculer I en remarquant que =
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 −𝑥
 Calculer les intégrales suivantes :
√2
𝑙𝑛3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
I1= ∫𝑙𝑛2 ; I2= ∫02
𝑐ℎ²𝑥 √1−𝑥²
5 𝑑𝑥 1 𝑋3
I3 = ∫2 ; I4 = ∫0 𝑑𝑥 ; I5 =
√5+4𝑥−𝑥² 𝑥 8 +1
3
𝑑𝑥
∫12− ;
2
√3 4𝑥 2 −4𝑥+5
5√2

I6= ∫5 8 √25 − 16𝑥² dx
8
 A) A l’aide d’une intégration par parties, déterminer les primitives de la
fonction x ⇒lnx
B) Une fusée est lancée verticalement vers le haut. Un dispositif
incorporé exerce sur la fusée une poussée constante de façon qu’à
𝑐
tout instant t, son accélération soit a = avec (c,p,q) ϵ (R*+)3,
𝑝−𝑞𝑡
p-qt > 0
1) Sachant que la vitesse initiale est nulle, calculer la vitesse de la
fusée à l’instant t.
2) Calculer l’altitude atteinte par cette fusée à l’instant t = T

IV- Calcul d’intégrales par changement de variable (suite)


𝑏
Soit à calculer I= ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑓(𝑥) = 𝑓[φ (t)] 𝑎 = φ (𝛼)
Si l’on pose x= φ (t) alors { avec s {
𝑑𝑥 = φ′ (t) 𝑏 = φ(β)
𝑏 φ (𝛽)
Alors I= ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫φ (𝛼) 𝑓(φ (𝑡)). φ′(𝑡) 𝑑𝑡

Exemple
1 𝑑𝑥 1 2𝑥+1
Calculer ∫0 ; (a > 0), ∫0 𝑑𝑥
√𝑎−𝑥² 𝑥 2 +𝑥+1

Posons 𝑥 = √𝑎𝑡 𝑑𝑥 = √𝑎𝑑𝑡


𝑥 = 0, 𝑡 = 0
Pour { 1
𝑥 = 1, 𝑡 =
√𝑎
1
1 𝑑𝑥 √𝑎 √𝑎 𝑑𝑡
∫0 = ∫0
√𝑎−𝑥² √𝑎−𝑎𝑡²
1 1
𝑑𝑡
= ∫0√𝑎 = [𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡]√𝑎
0
√1−𝑡²

1
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛
√𝑎

1 2𝑥+1
Pour ∫0 𝑑𝑥, posons x²+x+1 = t
𝑥 2 +𝑥+1

(2x+1)dx = dt
𝑥 = 0, 𝑡 = 0 1 2𝑥+1 3 𝑑𝑡
Pour { ∫0 𝑑𝑥 = ∫1 = ln3
𝑥 = 1, 𝑡 = 3 𝑥 2 +𝑥+1 𝑡

Remarque
Indiquons encore quelques cas particuliers de techniques d’intégration par
changement de variables.
1er cas

Soit l’intégrale de forme ∫ 𝑓(√𝑎² − 𝑥²) 𝑑𝑥, a > 0. Il est recommandé de faire le
changement x= a sint ou x=a cost.
2e cas

Lorsque l’on est en présence de l’intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 − 𝑎²) 𝑑𝑥, il est
recommandé de faire le changement x = ach(t).
3e cas

Lorsque l’on est en présence d’une intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 + 𝑎²) 𝑑𝑥, il
convient de faire des changements de variables 𝑥 = 𝑎 𝑠ℎ(𝑡) 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑎 tan(𝑡).
Exemple
𝑎
Calculer 𝐼 = ∫0 √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎 > 0
Solution

Posons 𝑥 = 𝑎 cos(𝑡) ⇒ 𝑑𝑥 = −𝑎 sin(𝑡) 𝑑𝑡


𝜋
𝑥 = 0, 𝑡 =
Pour { 2
𝑥 = 𝑎, cos(𝑡) = 1 ⇒ 𝑡 = 𝑂
𝑎 0
𝐼 = ∫ √𝑎2 − 𝑥 2 = ∫ (√𝑎2 − 𝑎2 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡)) ( −𝑎𝑠𝑖𝑛𝑡(𝑡)𝑑𝑡 )
𝜋
0
2

0
= ∫ √𝑎2 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡))( asin(𝑡) 𝑑𝑡 )
𝜋
2

0
= 𝑎2 ∫ (√𝑠𝑖𝑛2 (𝑡)) ( sin(𝑡)) 𝑑𝑡
𝜋
2

0
= ∫ 𝑎2 |sin(𝑡)| sin(𝑡) 𝑑𝑡
𝜋
2

𝜋
Quel que soit 𝑥 ∈ ]0 ; [ , sin(𝑡) > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠
2

0
𝐼 = 𝑎2 ∫ 𝑠𝑖𝑛2 (𝑡) 𝑑𝑡
𝜋
2

0
1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡)
= 𝑎2 ∫ ( ) 𝑑𝑡
𝜋 2
2

𝜋
𝑎2 1 2
= [𝑡 − sin(2𝑡)]
2 2 0

𝑎2
𝐼= 𝜋
4

E) La technique d’intégration par parties

Elle est basée sur la technique de dérivation :


(𝑢. 𝑣)′ = 𝑢′ . 𝑣 + 𝑣 ′ . 𝑢

𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝑢. 𝑣)′ 𝑑𝑥 = ∫ (𝑢′ . 𝑣)𝑑𝑥 + ∫ (𝑣 ′ . 𝑢) 𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎

𝑏 𝑏
[𝑢𝑣]𝑏𝑎 = ∫ 𝑣. 𝑑𝑢 + ∫ 𝑢. 𝑑𝑣
𝑎 𝑎

𝑏 𝑏
⇒ ∫𝑎 𝑢. 𝑑𝑣 = [𝑢. 𝑣]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑣. 𝑑𝑢

Exemple
1
Calculer 𝐽 = ∫0 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥

Posons 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥).

𝑑𝑥
𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) ⇒ 𝑑𝑢 =
√1 − 𝑥 2

𝑑𝑣 = 𝑑𝑥 ⇒ 𝑣 = 𝑥
1
𝐽 = ∫ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
0

1
𝑥𝑑𝑥
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫ 𝑑𝑥
0 √1 − 𝑥 2

1 1 𝑑(1 − 𝑥 2 )
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫
2 0 √1 − 𝑥 2

1 1
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 + . 2 [√1 − 𝑥 2 ]
2 0

1
𝐽 = [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) + √1 − 𝑥 2 ]
0

𝜋
𝐽= +1.
2
F) Intégration des fonctions rationnelles.

On appelle fonction rationnelle régulière une fonction de la forme :

𝐴
(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 . (𝑥 − 𝑥1 )𝑚 . (𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐)𝑙

𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐴, 𝑥0, 𝑥1 , 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 ; 𝑛, 𝑚 𝑒𝑡 𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑠.

On peut constater que le degré du numérateur est 0 et celui du dénominateur est


(n+m+2l). D’une façon générale, une fonction rationnelle régulière est une
fonction rationnelle dont le degré du dénominateur est largement supérieur à
celui du numérateur.

NB : Une fonction rationnelle est une fonction de la forme :

𝑎𝑛 𝑥 𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑥 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎2 𝑥 2 + 𝑎1 𝑥 + 𝑎0
𝑓(𝑥) =
𝑏𝑚 𝑥 𝑚 + 𝑏𝑚−1 𝑥 𝑚−1 + ⋯ + 𝑏2 𝑥 2 + 𝑏1 𝑥 + 𝑏0

𝑛, 𝑚 ∈ ℕ.

Pour intégrer une fonction rationnelle, il est souvent commode de la décomposer


en éléments simples.

Théorème 1

𝐴(𝑥)
Soit une fonction rationnelles ou 𝐴(𝑥) 𝑒𝑡 𝐵(𝑥) sont des polynômes premiers
𝐵(𝑥)

entre eux.

Si 𝐵(𝑥) est le produit de deux polynômes 𝐵1 (𝑥)𝑒𝑡 𝐵2 (𝑥) premiers entre eux, alors
il existe trois polynômes 𝐸(𝑥), 𝐴1 (𝑥) 𝑒𝑡 𝐴2 (𝑥) tels que l’on ait :
𝐴(𝑥) 𝐴1 (𝑥) 𝐴2 (𝑥)
= 𝐸(𝑥) + +
𝐵(𝑥) 𝐵1 (𝑥) 𝐵2 (𝑥)

Où 𝐸(𝑥) peut être nul et 𝑑 ° (𝐴1 ) < 𝑑 ° (𝐵1 ), 𝑑 ° (𝐴2 ) < 𝑑 ° (𝐵2 ).

𝐸(𝑥) est nul si et seulement si 𝑑 ° (𝐴) < 𝑑 ° (𝐵);

𝐴(𝑥)
𝐸(𝑥) est appelé partie entière de .
𝐵(𝑥)

Théorème 2 :
𝐴
Une fonction rationnelle dont le dénominateur est une puissance 𝐵1𝑛 se
𝐵

décompose de façon unique comme suit :

𝐴 𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑛
= 𝑛 = 𝐸 + 𝑛 + 𝑛−1 + ⋯ +
𝐵 𝐵1 𝐵1 𝐵1 𝐵1

Où les numérateurs 𝐴𝑖 sont tous des polynômes de degrés plus petits de celui
de𝐵1 .

𝐸 est nul si 𝑑 ° (𝐴) < 𝑑 ° (𝐵).

Exemple 1 :

3𝑥 2 − 𝑥 2𝑥 6𝑥
2 2
= 3𝑥 + 2 2
− 2
(𝑥 + 1) (𝑥 + 1) (𝑥 + 1)

Cas général

Supposons que l’on ait :

𝐴 𝐴
= 𝑛1 𝑛2
𝐵 𝐵1 . 𝐵2 … 𝐵𝑘𝑛𝑘

On a:

𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑘
= 𝐸 + 𝑛 1 + 𝑛2 + ⋯ + 𝑛 𝑘
𝐵 𝐵1 𝐵2 𝐵𝑘
𝐴𝑖
On décompose ensuite chaque fraction 𝑛 en appliquant le théorème 2 ci-dessus.
𝐵𝑖 𝑖

Mais dans la pratique, l’on écrit directement la forme de la décomposition.

Exemple 2 :

Déterminer les constantes 𝑎1 , 𝑎2 , 𝑎3 , 𝑎4 𝑒𝑡 𝑏 tel que l’on ait :

3𝑝4 + 2𝑝3 − 5 𝑎1 𝑎2 𝑎3 𝑎4
= 2+ + + +𝑏
𝑝2 (𝑝 + 2)2 𝑝 𝑝 (𝑝 + 2)2 𝑝 + 2

Dans les exemples 1 et 2, on dit qu’on a décomposé en éléments simples la


fraction rationnelle donnée.

Exercice
𝑥𝑑𝑥 (3𝑥+13) 𝑑𝑥 𝑑𝑥
Calculer ∫ 2 ,∫ 𝑑𝑥 , ∫ 2 ,∫ 3
𝑥 (𝑥+4) (5𝑥−1)(7𝑥+2) (𝑥 +2𝑥+5)2 𝑥 +1

Remarque

 Pour les primitives de fonctions rationnelles de sin(x) et cos(x), il faut poser


𝑥 2𝑡 1−𝑡 2
le changement 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 , sin(𝑥) = et cos(𝑥) =
2 1+𝑡 2 1+𝑡 2

Exemple

𝑑𝑥
Calculer 𝐼 = ∫
sin 𝑥

 Pour les primitives de fonctions rationnelles en ch(x) et sh(x), il faut poser


𝑥
le changement de variable 𝑡 = 𝑒 𝑥 ou 𝑡 = 𝑡ℎ( )
2

Exemple

𝑒 𝑥−1
Calculer 𝐽 = ∫ 𝑑𝑥
𝑒 𝑥+1

Solution

𝑑𝑥 𝑥
 𝐼=∫ Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛
sin 𝑥 2
⇒ 𝑥 = 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑡)
2𝑑𝑡
⇒ 𝑑𝑥 =
1+𝑡 2

2𝑡 1+𝑡 2 2𝑑𝑡
sin(𝑥) = ⇒ 𝐼 = ∫( )( )
1+𝑡 2 2𝑡 1+𝑡 2
𝑑𝑡
=∫ = ln(𝑡) + 𝑐
𝑡
𝑥
𝐼 = ln |𝑡𝑎𝑛 | + 𝑐
2

𝑒 𝑥 −1
 𝐽=∫ 𝑑𝑥 pour 𝑡 = 𝑒 𝑥
𝑒 𝑥 +1

𝑥 𝑥 𝑥

𝑒 𝑥 −1 𝑒 2 (𝑒 2 −𝑒 2 ) 𝑥
= 𝑥 𝑥 𝑥 = 𝑡ℎ( )
𝑒 𝑥 +1 −
𝑒 2 (𝑒 2 +𝑒 2 ) 2

𝑥
𝑥 𝑠ℎ( )
2
𝐽 = ∫ 𝑡ℎ( ) 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥
2 𝑐ℎ( )
2

𝑥
𝑑[𝑐ℎ( )]
2
= 2∫ 𝑥
𝑐ℎ( )
2

𝑥
𝐽 = 2 ln |𝑐ℎ ( )| + 𝑐
2

V. Les applications de l’intégrale définie


1. Le calcul de l’aire
Considérons le domaine D du plan, délimité par les courbes d’équation y=f(x),
y=g(x) et les droites d’équation x=a et x=b.

Sous réserve que la courbe de f est située au-dessus de celle de g dans le repère
orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), l’aire de D se calcule suivant la formule suivante :

𝑏
A=(∫𝑎 [𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥)]𝑑𝑥 ) 𝑢. 𝑎

Avec u.a (unité d’aire)=‖𝑖⃗‖. ‖𝑗⃗‖cm2

2. Le calcul de volume
Considérons dans l’espace rapporté à un repère cartésien (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘⃗⃗) un
solide Ω dont on veut évaluer le volume.

Si nous l’aire de section de ce solide perpendiculairement à l’u des axes (Ox),


(Oy) ou (Oz), le volume du solide se calcule selon l’une des formules suivantes
𝑏
𝑉 = ∫𝑎 𝑆(𝑥)𝑑𝑥 Avec a ≤ x ≤ b
S(x) étant l’aire de la section perpendiculaire à (Ox)
𝑑
𝑉 = ∫𝑐 𝑆(𝑦)𝑑𝑦 Avec c ≤ y ≤ d
S(y) étant l’de la section perpendiculaire à (Oy)
𝑧
𝑉 = ∫𝑧 1 𝑆(𝑧)𝑑𝑧 Avec z0 ≤ z ≤ z1
0

S(z) l’aire de la section perpendiculaire à (Oz)


Exemple 1
Calculons le volume du cône de révolution autour de (Ox)


𝑉 = ∫0 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
𝑟 𝑥 𝑅
Les triangles OCD et OAB étant semblables, = ⇒ 𝑟= 𝑥
𝑅 ℎ ℎ

𝑅 2 𝑅2
𝑆(𝑥) = 𝜋𝑟 2 = 𝜋 ( 𝑥) = 𝜋 𝑥2
ℎ ℎ2

Le volume du cône s’écrit :


h
v   s( x)dx
0

R2 h 2
h 2 0
 x dx

h
R2  x3 
 2  
h  3 0

 R 2h
v (u.v )
3

Exemple 2
Calculons le volume de la sphère engendré par le demi-cercle de rayon R
tournant autour de son diamètre.

L’équation du cercle de rayon R s’écrit :


x2  y 2  R2

 y 2  R2  x2

  y 2dx   ( R 2  x 2 )dx
R
v    ( R 2  x 2 )dx
R

R
 2  ( R2  x 2 )dx
0

R
 x3 
 2 R  x 0  2  
2 R

 3 0

2 R 3
 2 R 3 
3

4 R 3
v
3
Exemple 3 :
Calculons le volume engendré par la courbe y=e-x pour tout x variant de 0 à +∞
dans sa rotation autour de l’axe ox. (voir fig).

v   s( x )dx
0


   y 2dx
0


   e2 x dx
0


 lim e2 x  1
2  x 


v
2
3_La longueur d’un arc de courbe
̂ définit par la
Considérons dans un repère orthogonal (o,𝑖⃗,𝑗⃗) l’arc de courbe 𝐴𝐵
courbe d’équation y=f(x) ; A et B étant les extrémités de l’arc : A(a,f(a)) et
B(b,f(b)).
Admettons que la fonction f possède une dérivée première f’ continue sur [a,b].
̂ (voir figure) se calcule de la façon
Alors la longueur de l’arc de courbe 𝐴𝐵
suivante :

1   f '( x )  dx
b
s
2
a
EXERCICE
Considérons dans un repère orthogonal (o,𝑖⃗,𝑗⃗) l’arc de courbe définit par
y=√𝑎2 − 𝑥 2 reliant les points C(-a,o) et D(a,o).

̂.
Calculer la longueur de l’arc 𝐶𝐷
Solution :
Posons :
x  a cos t  dx  a sin tdt


x  0  cos t  o  t  ;
2
x  a  cos t  1  t  0;
0 a sin t
s  2a  dt
2 a  a 2 cos2 t
2


sin t
 2a  2
dt
0
1  cos 2 t

sin t
 2a  2 dt
0 sin t (car sint>0)

 2a  2 dt
0

 
 2a  
2

s  ( a )u.l
4-Le calcul de moment d’inertie
Le moment d’inertie d’un point matériel de masse m par rapport à un axe (Δ)
s’écrit : IΔ=md2
Où m est la masse du point matériel et d la distance du point à l’axe Δ.
Dans le cas d’un système matériel continu le moment d’inertie s’écrit : IΔ=∫d IΔ
Où d IΔ est l’élément de moment d’inertie par rapport à Δ.
 On appel élément de moment d’inertie d’un solide (tige, plaque,…) par
rapport à un axe Δ, le moment d’inertie de la petite portion constituant le
solide.
Considérons le cas d’une tige de masse m et de longueur l, l’élément de
moment d’inertie de cette tige par rapport à un axe (Δ) que nous notons
dIΔ s’écrit : dIΔ= dm d2.
Où dm est l’élément de masse c’est-à-dire la masse attribuée à une toute
petite portion de la tige et d la distance de la tige à l’axe Δ.
 On appel densité linéique ou densité linéaire d’une tige ou d’une barre, la
𝑚
quantité ρ= .
𝑙

𝑚 est la masse de la tige et 𝑙 sa longueur.


𝑑𝑚
NB : Si 𝑑𝑚 est la masse de l’élément de longueur 𝑑𝑙 de la tige, alors 𝜌 = .
𝑑𝑙

Ainsi, l’élément de moment d’inertie va s’écrire : 𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙

En intégrant cet élément de moment d’inertie sur toute la longueur de la tige, on


obtient le moment d’inertie 𝐼𝛥 .

𝑙 𝑙
𝐼𝛥 = ∫ 𝑑𝐼𝛥 = ∫ 𝑑 2 𝑥𝑑𝑥
0 0

Moment d’inertie d’une plaque, d’un solide

• D’une manière analogue à la précédente, on peut déterminer l’élément du


moment d’inertie d’une plaque par rapport à un axe (𝛥) comme suit :

𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜎𝑑𝐴
𝑚
𝜎 est la densité surfacique de la plaque : 𝜎 = . Ainsi pour un élément de
𝐴

masse 𝑑𝑚 et de surface 𝑑𝐴, 𝑑𝑚 = 𝜎𝑑𝐴

• Dans le cas d’un solide homogène dont la masse est répartie dans tout son
volume 𝑉, l’élément de moment d’inertie 𝑑𝐼𝛥 du solide par rapport à l’axe (𝛥)
s’écrit : 𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑉.

𝜌 est la densité volumique du solide et 𝑑𝑉 l’élément de volume.

En intégrant ces éléments de moment d’inertie, on obtient le moment d’inertie 𝐼𝛥


du solide par rapport à (𝛥) dans chaque cas.

Remarque

Si le solide, la tige ou la plaque sont homogènes, la densité est constante. Elle


n’est pas constante dans le cas où les corps considérés sont hétérogènes.
Exercice

Soit un anneau de masse 𝑚, de diamètre [𝐴𝐵] et de centre 𝑂 tel que son centre
coïncide avec l’origine des axes de coordonnées (voir figure).

Déterminer le moment d’inertie de cet anneau par rapport au diamètre [𝐴𝐵] .

Résolution

L’élément de moment s’écrit : 𝑑𝐼𝐴𝐵 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙

𝜌 étant la densité linéique et 𝑑𝑙 l’élément de longueur (l’élément d’arc).

𝑑𝑠 = 𝑑𝑙 = √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 𝑑𝑥

𝑥 = 𝑅 cos 𝜃
{ et 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅2
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃
𝑑𝑓 𝑑𝑦
𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑓′(𝑥) = 𝑦′ = =
𝑑𝑥 𝑑𝑥

1
𝑑𝑦 2 2
𝑑𝑙 = [1 + ( ) ] 𝑑𝑥 = √𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2
𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃 => 𝑑𝑥 = −𝑅 sin 𝜃 𝑑𝜃

𝑦 = 𝑅 sin 𝜃 => 𝑑𝑦 = 𝑅 cos 𝜃 𝑑𝜃 , ainsi

𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 = 𝑅2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃 2 + 𝑅2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃𝑑𝜃 2 = 𝑅2 𝑑𝜃 2

Alors 𝑑𝑙 = 𝑅𝑑𝜃

Remarquons que 𝑑 = 𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃

𝑑𝐼𝐴𝐵 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙 = (𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃)2 𝜌𝑅𝑑𝜃 = 𝜌𝑅3 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃


2𝜋 2𝜋
𝐼𝐴𝐵 = ∫ 𝜌𝑅3 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃 = 𝜌𝑅3 ∫ 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃
0 0

1
or 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)
2

2𝜋
𝜌𝑅3 2𝜋 𝜌𝑅3 1 𝜌𝑅3
𝐼𝐴𝐵 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)𝑑𝜃 = [𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2𝜃] = (2𝜋)
2 0 2 2 0 2

𝐼𝐴𝐵 = 𝜌𝑅3 𝜋
𝑚 𝑚
Or 𝜌 = = d’où
𝑙 2𝜋𝑅

𝑚𝑅2
𝐼𝐴𝐵 =
2
Exercice à chercher

1- Calculer le moment d’inertie d’un cylindre homogène, de rayon R et de


hauteur ℎ par rapport à son axe (voir figure 1).
2- Déterminer le moment d’inertie d’une plaque rectangulaire homogène,
d’épaisseur négligeable par rapport à un de ses sommets (voir figure 2).
3- Déterminer le moment d’inertie d’une sphère homogène de rayon R et de
densité 𝜌 par rapport à son centre (voir figure 3).
CHAPITRE 10

Suites arithmétiques et géométriques

Les suites numériques ont été étudiées au secondaire. Des rappels sont faits
ici sur les suites arithmétiques et les suites géométriques et sur quelques propriétés
générales.

I- Sens de variation et convergence d’une suite numérique

1- Sens de variation d’une suite

Dans les définitions qui suivent on suppose n tel que n ϵ E et n+1 ϵ E. Cette
condition est remplie par exemple si E= ou si E= *.

Une suite (Un) n ϵ E est dite :

a- Croissante lorsque :  n ϵ E, Un  Un+1 ;


b- Strictement croissante lorsque :  n ϵ E, Un <Un+1 ;
c- Décroissante lorsque :  n ϵ E, Un ≥Un+1 ;
d- Strictement décroissante lorsque :  n ϵ E, Un >Un+1 ;

Si E est fini, alors on aura n  n1 où n1 est l’avant-dernier indice dans E.

Lorsqu’une suite est croissante ou décroissante on dit qu’elle est monotone. Si


elle est strictement croissante ou strictement décroissante, on dit qu’elle est
strictement monotone.

Remarque :

a- Une suite peut être monotone qu’à partir d’un certain rang n0.
b- En générale, pour étudier les sens de variations d’une suite (Un) on étudie
le signe de la différence Un+1 - Un.

Exemple
Etudier le sens de variation de la suite (Un) n ϵ telle que Un =2n-3.

c- Si tous les termes de la suite sont positifs, on peut étudier le sens de


Un+1
variation en comparant le nombre au nombre 1.
Un

2- Notion de convergence d’une suite numérique

a- Une suite infinie (Un) est dite convergente lorsqu’il existe un nombre réel
𝛾 tel que lim Un = 𝛾.
𝑛→+∞

Si la limite de Un +∞ n’existe pas ou est infinie, on dit que la suite est


divergence.
b- Propriété

Soit (Un) une suite définie par Un = f(n) où f est une fonction numérique. Si f a
une limite en +∞ , alors (Un) a une limite et on a :

lim Un = lim f(x) .


𝑛→+∞ 𝑥→+∞

Exemple
2𝑛+5 2𝑛
 Un = ; on a : lim Un = lim = 2 (suite convergente)
𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛
3𝑛
 Un = -1 ; on a : lim Un = +∞ (suite divergente)
2 𝑛→+∞

 Un = 2+(-1) ; on a : U0 = 3, U1 = 1 , U2 = 3, …
n

U n  3 si n est pair
Autrement dit 
 U n  1 si n est impair

Donc Un ne tend pas vers un réel fixe lorsque n → +∞. Alors la suite est
divergente.

II- Autres définitions et propriétés

1- Opérations sur les suites


Soit (Un) et (Vn) deux suites numériques définies sur un même ensemble E.
Par définition :

a- La somme de (Un) et (Vn) est la suite du terme générale Un+Vn ;


b- Le produit de (Un) et (Vn) est la suite du terme générale UnVn ;
c- Si Vn  0 pour tout n de E, le quotient de (Un) par (Vn) est le terme générale
Un
.
Vn

2- Propriétés de comparaison

2.1- Soit (Un) une suite numérique

* S’il existe une suite (Vn) telle que Vn ≤ Un à partir d’un certain rang et si
lim Vn = +∞ , alors lim Un = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

* S’il existe une suite (Vn) telle que Vn ≥ Un à partir d’un certain rang et si
lim Vn = −∞ , alors lim Un = −∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

2.2- Soit (Un) une suite numérique et l un nombre réel.

S’il existe deux suites (Vn) et (Wn) telles que Vn ≤ Un≤Wn à partir d’un
certain rang et si lim Vn = lim Wn = 𝑙 , alors la suite (Un) est
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

convergente et lim Un = l.
𝑛→+∞

2.3- soient deux suites (Un) et (Vn).

Si Un ≤ Vn à partir d’un certain rang et si (Un) et (Vn) sont convergente, alors


on a lim Un ≤ lim Vn .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

3- Théorème
Si une suite est croissante et majorée, elle est convergente.
Si une suite est décroissante et majorée, elle est convergente.
4- Théorème

Soit f une fonction continue. Si (Un) est une suite convergente telle que Un+1 =
f(Un), alors la limite l de cette suite est une solution dans de l’équation : l =
f(l).

III- Suites arithmétiques

1- Définition

On appelle suite arithmétique une suite dont chaque terme à partir du second
est obtenu en ajoutant une constante réelle r au terme qui le précède. La
constante r est la raison de la suite.

Exemple

 et r étant des réels donnés la suite suivante est une suite arithmétique

U 0  

 n  , U n 1 = U n +r

On peut présenter une suite arithmétique de raison r de la façon suivante :

U0, U0+r, U0+2r,…, U0+nr,…

2- Propriété

Toute suite (Un) n ϵ définie par Un = a + nr où a et r sont des réels donnés,


est une suite arithmétique de raison r.

3- Somme de termes consécutifs

Soit (Un) n ϵ une suite arithmétique de raison r.

Posons Sn = U0+U1+…+Un (n+1 termes consécutifs).

On a :
Sn = U0+U1+U2+…+Un

Sn = Un+Un-1+Un-2+…+U0

2Sn = (U0+Un) + (U1+Un-1) + (U2+Un-2) +…+ (Un+U0).

Chaque expression entre parenthèses est de la forme

Pk= Uk + Un-k, avec k=0,1…,n.

Pk = (U0 + kr) + [U0 + (n-k)r] = U0 + (U0 + nr).

On a donc pour tout k : Pk = U0+Un= 2U0+nr. D’où

2Sn = (n+1) (U0+Un)

𝑛+1 𝑛+1
Sn = (U0+Un) = (2U0+nr)
2 2

Généralisation

Soit Sn = Up + Up+1 +…+ Uq la somme de n termes consécutifs d’une suite


arithmétique. On a :

𝑛
Sn = (Up + Uq)
2

 er
U p est le 1 terme
 e

U q est le n terme

Exemple

11
U0 + U1 +…+ U10 = (U0 + U10)
2

U5 + U6 +…+U24 = 10 (U5 + U24).

Application
L’ensemble *
est la suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 1. Pour
tout entier n ≥1 on a :

𝑛(𝑛+1)
1+2+ …+n = .
2

IV- Suites géométriques

1- Définition

On appelle suite géométrique une suite dont chaque terme à partir du second
s’obtient en multipliant le terme par qui le précède par une constante non nulle
q appelée raison de la suite.

On peut présenter une telle suite de la façon suivante :

U0, U0q, U0q2,…

2- Propriété

Le nième terme d’une suite géométrique de 1er terme a et de raison q est égal à
aqn-1.

Remarque importante

Dans l’énoncé de la propriété, le ne terme est Un si le premier est U1 et c’est


Un-1 si le premier est U0. Lorsque le premier terme est U0 on a bien

U0=aq1-1=a.

3- Somme de n termes consécutifs

Soit Sn = Up + Up+1 +…+ Up+(n-1) la somme de n termes consécutifs d’une suite


géométrique de raison q. On a :

Sn = Up + qUp +…+qn-1Up = Up(1+q+…+qn-1)


Si q=1 alors Sn = nUp.

Si q  1 on démontre que :

1  q k 1
 k , 1 + q +…+ qk = .
1 q

1−𝑞 𝑛 𝑢𝑝(1−𝑞𝑛 )
Il vient alors : 1 + 𝑞 + ⋯ + 𝑞𝑛−1 = , d’où Sn= si q≠ 1
1−𝑞 1−𝑞

Bien noter que dans 1-qn , n est le nombre de termes dans Sn.
4-Convergence
Propriété
Soit (Un) un se suite géométrique de raison q
a) Si |𝑞| < 1 alors la suite est convergente et sa limite est zéro
b) Si 𝑞 = 1 alors la suite est constante et converge vers son premier terme
c) Si ]−∞; −1] ∪ ]1; +∞[ alors la suite est divergente.

Exercices
1) On considère la suite récurrente définie par
𝑢0 = 6
{
∀𝑛 ∈ 𝑁, 𝑈𝑛+1 = √4 + 3𝑈𝑛
a)Démontrer que la suite est minorée par 4
b)Etudier les variations de la suite . En déduire qu’elle est convergente et
trouver sa limite.

Indication pour b)- La suite étant minorée par 4,elle est positive . On pourra
raisonner par récurrence ou bien étudier les variations d’une fonction .

𝑈0 = 4
2)Soit la suite (𝑈𝑛 ) définie par : { 𝑢𝑛 9
∀ 𝑛 ∈ 𝑁, 𝑈𝑛+1 = +
4 4

On considère la suite définie ((𝑈𝑛 ) par ∀𝑛 ∈ 𝑁, 𝑉𝑛 = 𝑈𝑛 + k.


Où k est un réel donné.
1° Déterminer k pour que (Vn ) soit une suite géométrique .
1
Trouver la raison de (Vn) . (Réponse : q= ).
4

2°k étant ainsi déterminé exprimer Vn en fonction de n.


3° Etudier les limites de (Un ) et ( Vn) . (Réponse lim 𝑈𝑛 = 3.
𝑛→+∞

3)
On considère une suite arithmétique de raison r, de premier terme U1 et on
note Sn la somme de ses n premiers termes.
a)Déterminer r et Un connaissant n ,U1 et Sn .
b)Déterminer U1 et Sn connaissant n, Un et r.
c)Déterminer n et r connaissant U1, Un et Sn.
Réponses :
2(𝑆𝑛−𝑛 𝑈1) 𝑛[2𝑈𝑛 −(𝑛−1)𝑟] 𝑈𝑛2 −𝑈12
a) 𝑟 = ; 𝑏) 𝑆𝑛 ; 𝑐)𝑟 = .
𝑛(𝑛−1) 2 2𝑆𝑛 −𝑈𝑛−𝑈1

4)Calculer les longueurs des côtés d’un triangle rectangle sachant qu’elles
sont les torois premiers termes d’une suite arithmétique et que l’hypothénuse
mesure 35 unités de longueur.
Réponses : 35 ;28 ;21
5) Dans un triangle isocele ABC de sommet principal A ;on appelle A ; on
appelle H le milieu de [𝐵𝐶]. On suppose que AC ,AH et BC sont dans cet
ordre les trois termes consécutifs d’une suite géométrique .

1-Calculer la raison de la suite (Reponse : 𝑞 = √−2 + 2√2 ).


2-Soit B’ le projeté orthogonal de B sur (AC). Prouver que BB’ est un terme
de la suite (Réponse : 𝐵𝐵 ′ = 𝑞3 𝐴𝐶.

CHAPITRE 15 : SERIES NUMERIQUES


I-Définition
1) Soit une suite numérique (𝑈𝑛 )n∈ 𝑁 . La somme illimitée suivante est
appelée une série numérique de terme général Un
+∞
U0 + U1 +…+ Un +… cette série est notée ∑𝑛=0 𝑈𝑛 𝑜𝑢 ∑𝑛≥0 𝑈𝑛 .
2-Sommz partielle : La somme 𝑆𝑛 suivante est appelée somme partielle à l’ordre
n de la série :𝑆𝑛 = 𝑈0 + 𝑈1 + ⋯ + 𝑈𝑛 .
1 1 1
3-Série harmonique : c’est la série ∑∞
𝑛=1 = 1 + + ⋯ + .
𝑛 2 𝑛

4-Convergence
La série ∑ 𝑈𝑛 est dite convergente lorsque sa somme partielle à l’ordre n a une
limite finie lorsque n→ +∞ .
On écrit alors ∑𝑛≥0 𝑈𝑛 =l si la limite de la somme partielle est l :
l= lim 𝑆𝑛 = lim (𝑈0 +𝑈1 + ⋯ + 𝑈𝑛 .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

Le nombre 𝑟𝑛 = 𝑙 − 𝑆𝑛 est appelée le reste de la série à l’ordre n.


Si la limite de 𝑆𝑛 est infinie ou n’existe pas on dit que la série est divergente.

II) Premières Propriétés


1-Théorème : Si la série ∑𝑛≥0 𝑈𝑛 converge, alors on a nécessairement
lim 𝑈𝑛 =0.
𝑛→+∞

Démonstration
Supposons que la série ∑∞
𝑛=0 𝑢𝑛 est convergente de limite l. on a
lim 𝑆𝑛 = 𝑙 Si → +∞ , alors n-1 tend vers +∞, d’où lim 𝑆𝑛 = lim 𝑆𝑛−1 = 𝑙 ce
𝑛→∞ 𝑛→∞ 𝑛→∞
qui implique lim (𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 = 0)(A)
𝑛→∞

Par définition on a :
𝑆𝑛 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1 + 𝑢𝑛
𝑆𝑛−1 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1
𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 = 𝑢𝑛
(A)Implique lim 𝑢𝑛 = 0
𝑛→∞

Remarques
a) On déduit de ce théorème que si le terme général d’une série ne tend pas
vers zéro, alors cette série diverge.
b) La proposition réciproque de ce théorème n’est pas vraie, c’est-à-dire que
la condition lim 𝑈𝑛 =0 ne suffit pas pour affirmer que la série converge.
𝑛→+∞
1
c) Considérons par exemple la série harmonique ; on a lim =0
𝑛→∞ 𝑛
1 1 1
𝑆𝑛 = 1 + + + ⋯ + ( )
2 3 𝑛

1 1 1 1 1 1
𝑆2𝑛 = 1 + + + ⋯+ ( ) + + +⋯+
2 3 𝑛 𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
1 1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = + +⋯+
𝑛+1 𝑛+2 2𝑛

Chacun des dénominateurs n+1, n+2 …, 2n est inférieur ou égal à 2n. Donc
1
chaque terme figurant dans 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 est supérieur ou égal à , d’où𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥
2𝑛
1 1
𝑛 =
2𝑛 2

Si la série convergeait vers un nombre réel on aurait lim 𝑆𝑛 = 𝑙 et lim 𝑆2𝑛 = 𝑙


𝑛→∞ 𝑛→∞
c’est-à-dire lim 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = 0
𝑛→∞
1 1
Or on a pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥ , d’où on aurait lim 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 =
2 𝑛→∞ 2

. Et lim 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = 0
𝑛→∞

Il y a contradiction, donc la série harmonique n’est pas convergente (alors que


son terme général tend vers zéro).

III. Séries à termes positifs


Soient deux séries à termes positifs
1) 𝑢1 + 𝑢2 + 𝑢3 … + 𝑢𝑛
2) 𝑣1 + 𝑣2 + 𝑣3 + ⋯ + 𝑣𝑛
On a les théorèmes suivants que nous admettons.
Théorème 1 : Si à partir d’un certain rang on a
a) Et si 2) converge, alors 1) converge.
b) Et si 1) diverge, alors 2) diverge.

Exemple : Considérons la série à termes strictement positifs


1 1 1 1 1
+ +⋯ On a ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , ≤
1∙21 2∙22 𝑛∙2𝑛 𝑛∙2𝑛 2𝑛
1 1 1
La somme + + ⋯+ = 𝑆𝑛 est la somme partielle à l’ordre n de la série
21 22 2𝑛
1 1
géométrique de premier terme et de raison On sait que si le premier terme est
2 2
𝑎(1−𝑞 𝑛 )
a et la raison q et si 𝑞 ≠ 1 on a : 𝑎 + 𝑎𝑞 + ⋯ 𝑎𝑞𝑛−1 =
1−𝑞

1 1 1
En outre, pour −1 < 𝑞 < 1 on a lim 𝑞𝑛 = 0 D’où lim ( 1 + 2 + ⋯ + 𝑛 ) =
2 2
𝑛→∞ 2 𝑛→∞
1 𝑛
1 (1−( ) )
2
lim × ( 1 )=1
𝑛→∞ 2 1−(2)

1 1 1
La série de terme général est donc convergente puisque , ≤ , la série 3)
2𝑛 𝑛∙2𝑛 2𝑛
converge d’après le théorème 1.

Théorème 2
Supposons que les séries 1) et 2) soient à termes strictement positifs. Si on
𝑢
a lim𝑛→+∞ 𝑛 = 𝜆 avec 𝜆 ∈ ℝ∗ ,alors les deux séries sont de même nature, c’est-
𝑣𝑛
à-dire qu’elles sont toutes deux convergentes ou toutes deux divergentes.
Exemple : En utilisant ce théorème étudions la convergence de la série :
1 1 1
3) 1 + + + ⋯ = ∑𝑛≥1
3 5 2𝑛−1

Comparons 4) à la série harmonique.


1⁄(2𝑛−1) 𝑛
lim = lim Puisque la série harmonique est divergente, la série 4)
𝑛→∞ 1/𝑛 𝑛→∞ 2𝑛−1
est divergente.

Théorème 3 : (critère d’Alembert)


𝑈𝑛+1
Si = 𝑈𝑛 , avec 𝑙 𝜖 ℝ+ alors
𝑈𝑛
- La série 1 est convergente si 𝑙 𝜖 [0,1[ ;
- La série 1 diverge si 𝑙 > 1 ;
- On ne peut pas conclure si 𝑙 = 1 ;
𝑈𝑛+1
Remarque : La série diverge si lim𝑛→+∞ = +∞. En effet, dans ces conditions
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
on a > 1 à partir d’un certain rang, c’est-à-dire 𝑈𝑛+1 > 𝑈𝑛 ; donc le terme
𝑈𝑛

général ne tend pas vers 0, d’où la série diverge.

Théorème 4 : (règle de Cauchy)

Etant donné que la série 𝑈1 + 𝑈2 + ⋯ + 𝑈𝑛 + ⋯ à termes positifs, si


lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 𝑙 avec 𝑙 𝜖 ℝ+ , alors

a) La série converge si 𝑙 𝜖 [0,1[ ;


b) La série diverge si 𝑙 > 1 ;
c) On ne peut pas conclure si 𝑙 = 1 ;

Sur deux exemples nous illustrerons le c) de ce théorème.

Exemple 1 : Considérons la série harmonique ; nous savons qu’elle est divergente.

1 1
𝑈𝑛 = ⇒ 𝑛√𝑈𝑛 = 𝑛−𝑛
𝑛
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ ln( 𝑛√𝑈𝑛 ) = lim𝑛→+∞ (− ) = 0 ⇒ lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 1.
𝑛

1 1 1
Exemple 2 : Soit la série 5 1 + + +⋯ +⋯
23 33 𝑛3

1 3
𝑛
√𝑈𝑛 = 𝑛 = 𝑛 −𝑛
√𝑛3
3
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ [ln (𝑛−𝑛 )] = lim𝑛→+∞ (−3 ) = 0. Donc lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 1.
𝑛

Or la série 5 est convergente (voir exercice 2).


On vient ainsi de constater sur ces deux exemples que si lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑈𝑛 = 1 ou
𝑈𝑛+1
lim𝑛→+∞ = 1 ou on ne peut pas conclure.
𝑈𝑛

Théorème 5 : (critère intégral)

Soit la série 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯ à termes positifs telle que 𝑈1 ≥ 𝑈2 ≥


⋯ Et soit f une fonction continue et décroissante sur [1, +∞ [ telle que
∀ 𝑛 𝜖 ℕ∗ , 𝑓(𝑛) = 𝑈𝑛 .

Dans ces conditions :


+∞
a) Si l’intégrale ∫1 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 converge, la série converge ;
b) Si l’intégrale diverge, alors la série diverge.

Exemple très important : série de Riemann


1 1 1
On appelle la série de Riemann une série de la forme + +⋯ +⋯
1𝛼 2𝛼 𝑛𝛼
1
où est 𝛼 𝜖 ℝ. Une telle série converge si et seulement si 𝛼 > 1. Donc la série +
12
1 1
+⋯ + ⋯ est convergente.
22 𝑛2

Voir exercice 2 pour la démonstration de ce théorème.

IV. Séries alternées

1. Définition : Une série numérique est dite alternée lorsque ses termes sont
alternativement positifs et négatifs.

1 1 1
Exemple : 1 − + + ⋯ + (−1)𝑛−1 ( ) + ⋯
2 3 𝑛

2. Convergence absolue
Soit la série 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯. Si la série des valeurs absolues |𝑈1 | +
|𝑢2 | + ⋯ + |𝑢𝑛 | + ⋯ est convergente, alors la série alternée est convergente et on
dit qu’elle est convergente sans être absolument convergente.

3. Critère de Leibniz

Nous admettons le théorème suivant.

Théorème. Soit une série alternée𝑣1 − 𝑣2 + 𝑣3 − ⋯. avec 𝑣𝑛 ≥ 0 pour tout


𝑛 𝜖 ℕ∗ .Si 𝑣1 ≥ 𝑣2 ≥ 𝑣3 ≥ ⋯ et si lim 𝑣𝑛 = 0 alors la série alternée est
𝑛→∞

convergente.

4. Majoration du reste à l’ordre n

Soit ∑ 𝑢𝑛 une série alternative convergente de somme S et soit Sn sa somme


partielle d’ordre n, 𝜖 ℕ∗ , 𝑟𝑛 le reste à cet ordre :

𝑟𝑛 = 𝑢𝑛+1 + 𝑢𝑛+2 + ⋯ = 𝑆 − 𝑆𝑛 ; 𝑟𝑛 ≤ |𝑟𝑛 | ≤ |𝑢𝑛+1 | + |𝑢𝑛+2 | + ⋯

Pour majorer le reste on pose |𝑟𝑛 | ≤ |𝑢𝑛+1 | .Cette inégalité permet de trouver
l’entier n qui y répond et de calculer une valeur approchée de S à une
approximation donnée.

(−𝟏)𝒏
5. Série alternée de Riemann : ∑𝒏≥𝟏 ; 𝜶 𝝐 ℝ.
𝒏𝜶

Elle converge pour 𝛼 > 0 et diverge pour 𝛼 ≤ 0.

V. Séries à termes complexes.

Soit la série à termes complexes : 𝑤1 + 𝑤2 + ⋯ + 𝑤𝑛 + ⋯.

Posons 𝑤𝑛 = 𝑢𝑛 + 𝑖𝑣𝑛 où 𝑖 2 = −1 et (𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 )𝜖 ℝ2


La série ∑ 𝑤𝑛 converge si et seulement si les deux séries réelles ∑ 𝑢𝑛 et ∑ 𝑣𝑛
convergent. Dans ce cas, en posant ∑∞ ∞
𝑛=1 𝑢𝑛 = 𝑙, ∑𝑛=1 𝑣𝑛 = 𝑙′ l’on a :
∑∞
𝑛=1 𝑤𝑛 = 𝑙 + 𝑖𝑙′

Remarque.

On ne change pas la nature d’une série en supprimant un nombre fini de


premiers termes consécutifs de cette série.

(A) 𝑢1 + 𝑢2 + 𝑢3 … elle est de même nature que la série suivante obtenue


en supprimant les sept premiers termes :

(A1) 𝑢8 + 𝑢8 + ⋯

EXERCICES
1) A l’aide du critère de Cauchy étudier la convergence de la suite :

1 2 3 𝑛
+ ( )2 + ( )3 + ⋯ + ( )𝑛
3 5 7 2𝑛 + 1

2) On considère la série de Riemann définie pour 𝑛 𝜖 ℕ∗ :


1 1 1
(R) + +⋯ +⋯
1𝛼 2𝛼 𝑛𝛼

a) Etudier la convergence dans le cas où 𝛼 = 1


b) Démontrer que si 𝛼 ≤ 0, 𝑢𝑛 ne tend pas vers zéro. Qu’en déduire ?
c) On suppose que 𝛼𝜖]0,1[0 Démontrer que 𝑛∝ ≤ 𝑛 et en déduire que (R) est
divergente.
d) Pour 𝛼 > 1 utiliser une intégrale et démontrer que la série est convergente.
ln 𝑛
3) On considère la série ∑𝑛≥1 .Etudier sa convergence en
𝑛
ln 𝑛
remarquant que cette série est de même nature que la série∑𝑛≥3
𝑛

4) Démontrer que la série ∑∞ 𝑛 −𝑛


𝑛=0(−1) (3 ) est convergente et calculer

sa somme.

5) Etudier les séries dont le terme général 𝑢𝑛 est défini ci-après


1 𝑛+4 𝑛2
a) 𝑢𝑛 = ; b) 𝑢𝑛 = ; c) 𝑢𝑛 =
3+𝑛 𝑛3 +𝑛 𝑛!

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