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MODELISATION

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2011

MODELISATION NUMERIQUE DES OUVRAGES LINEAIRES DE


LA MINE SOUTERRAINE DE KAMOTO

Jean – Marie L., Louis K., Adalbert M., Sage


N. et Pascal M. ,Albert Kalau.
Université de Lubumbashi et Université de
Kolwezi
11/20/2011
1. Introduction

Le modèle représente un massif de roche d’une largeur de 30 m et de 45 m de hauteur


où les excavations sont faites. Ces excavations sont faites dans une série comportant sept
couches dont les épaisseurs sont spécifiées sur la figure 1. Le milieu est frottant et ses
caractéristiques mécaniques sont présentes dans le tableau 1.

Les calculs sont fait en deux étapes pour mieux visualiser la stabilité. Le modèle
numérique utilisé prend en considération la présence de l’eau car il use du logiciel GEO 5. Cela
nous pousse à ne pas chercher un logiciel de couplage qui prendrait en compte cet aspect. Nous
pouvons ainsi utiliser les éléments finis pour représenter le massif de roche, hôte des
excavations, zones où se produiront les déplacements les plus importants ainsi que l’apparition
des fractures au sein du matériau.
L’intérêt de cette approche est de bénéficier au maximum des ses avantages en
utilisant le code de calcul de GEO 5 tout en limitant ses inconvénients. Ainsi sa capacité à
représenter les zones exposées aux chutes et aux affaissements sans intervention de la part de
l’utilisateur est intéressante pour le dimensionnement des ouvrages souterrains.

2. PRESENTATION DU LOGICIEL GEO 5

GEO 5 est un logiciel de modélisation numérique utilisant la Méthode des Eléments


Finis(FEM) appliquée à différents types des milieux. Il est extrêmement souple en calcul.
L’originalité de son approche provient du fait qu’il utilise la Méthode des Eléments Finis. Il
considère ainsi la roche comme un ensemble de particules circulaires indéformables possédant
chacune ses caractéristiques propres, ce qui lui confère la possibilité de mieux représenter le
comportement d’une roche soumise à de grandes déformations et à de la fracturation qu’une
approche classique de type milieu continu. Cependant cette approche présente deux
inconvénients ou limitations majeurs :
- le temps requis pour modéliser un même problème est beaucoup plus important
que pour les logiciels utilisant une approche en milieu continu. Cela dépend
cependant beaucoup de la loi de comportement et du schéma de résolution
retenu ;
- le comportement global d’un ensemble de particules est la résultante de
l’ensemble des propriétés des particules. Le comportement macroscopique est
étroitement lié aux propriétés des contacts interarticulaires des particules. Une
importante phase de calage des paramètres est donc nécessaire car il n’existe
pas de relations directes entre les micropropriétés et les caractéristiques
macroscopiques usuelles des roches : angle de frottement interne, cohésion,
module d’ Young, angle de dilatance,…Le calage du modèle est fait à la suite
de plusieurs essais des maillages sur le plan purement géométrique.

3. FONCTIONNEMENT DU LOGICIEL

Les maillages désirés sont crées après avoir défini les interfaces. Une fois générés, la
définition des caractéristiques géo-mécaniques des terrains suit avec la prise en compte de l’eau
pour l’obtention des contraintes et des déformations totales. Les analyses s’en suivent en tenant
compte des déplacements et des phasages d’excavation. Les boulons ne connaissant pas une
modélisation parfaite, ne sont pas pris en compte de sorte que nous travaillons dans des
conditions limites de stabilité. Le modèle nous montre, avec des flèches, les directions
préférentielles et les sens des contraintes susceptibles d’induire des déformations plastiques, le
comportement du terrain en sollicité. Dans un premier temps les analyses sont faites en
considérant que le milieu n’est pas encore excavé et après, dans la phase d’équilibre apparent
excavation-roche montrant le sens des vecteurs de déplacement.

4. MAILLAGE

Etant donné l’étendue des excavations, nous avons choisi de modéliser les ouvrages
en déformations planes comme Mestat et Arafati (1998) ont procédé. Comme susmentionné, le
maillage a une extension horizontale de 30 m et verticale de 45 m. Il comprend 2080
éléments et 3302nœuds en terrains non excavés et 2408 éléments et 3696 nœuds en terrains
avec excavations. Les maillages utilisés sont représentés sur les figures 2.

5. CONDITIONS AUX LIMITES

Le déplacement horizontal est bloqué sur les limites verticales du maillage. La base
du maillage est maintenue fixe tant horizontalement que verticalement. Le massif est considéré
comme étant complètement imbibé d’eau par conséquent, les parois des ouvrages sont
continuellement mouillée
6. PRESENTATION DES RESULTATS

Deux cas de simulations numériques ont pu être considérés. Le premier est en


condition de terrain non excavé et sert de référence et le second prend en compte la présence de
l’excavation afin de déterminer l’importance du phénomène crée par et au sein des ouvrages.
Les paramètres qui seront plus particulièrement analysés sont les déplacements, leurs
caractéristiques et les contraintes induites par l’ouverture dans les roches. Nous ne tenons pas
compte de l’endommagement en surface car l’on se trouve à très grande profondeur en milieu
purement industriel.

6.1. RESULTATS EN TERRAINS VIERGES

La cavité n’est pas encore faite. Aucune rupture n’apparait car le terrain se trouve
encore dans ses conditions initiales. C’est donc un état stable. Une série des figures montre le
comportement du massif à l’état initial (figures
La répartition des charges qui se développent au sein du massif rocheux est
clairement visible. On observe de même la présence des contraintes de traction dans d’autres
bancs au voisinage des interfaces.

6.2. RESULATS EN TERRAINS EXCAVES

La distribution des contraintes, des déformations et des déplacements est différente de


celle en condition non excavée.
Dans la première approche les roches ne cherchent à combler naturellement aucun
vide alors que c’en est le cas dans la deuxième.
Les figures 3. 3. 3. montrent la répartition des différentes composantes des
contraintes au sein du massif ainsi que les vecteurs montrant les zones susceptibles de
s’effondrer.
Figure 1. Condition initiale

6
Figure 2. Contrainte de cisaillement suivant X et Y (Condition initiales)

Results : overall; variable : Tau XY; range : <-0,007; 0,071> kPa


-0,007
0,000
0,007
0,014
0,021
0,028
0,035
0,042
0,049
0,056
0,063
0,070
0,071
Figure 3. Contrainte sigma total suivant Z ( phase initiale)

Results : overall; variable : Sigma Z, tot.; range : <0,00; 374,79> kPa


0,00
30,00
60,00
90,00
120,00
150,00
180,00
210,00
240,00
270,00
300,00
330,00
360,00
374,79
Figure 4. Contrainte sigma total suivant X

Results : overall; variable : Sigma X, tot.; range : <1,84; 160,62> kPa


1,84
15,00
30,00
45,00
60,00
75,00
90,00
105,00
120,00
135,00
150,00
160,62
Figure 5. Vecteurs de déplacements des masses (phase initiale)

Results : overall; variable : Sigma X, eff.; range : <1,84; 160,62> kPa


1,84
15,00
30,00
45,00
60,00
75,00
90,00
105,00
120,00
135,00
150,00
160,62
Figure 6. Maillage utilisé en terrain excavé
Figure 7. Contrainte de cisaillement suivant X et Y (terrain excavé)

Results : overall; variable : Tau XY; range : <-19,75; 20,32> kPa


-19,75
-17,50
-14,00
-10,50
-7,00
-3,50
0,00
3,50
7,00
10,50
14,00
17,50
20,32
Figure 8. Contrainte Sigma total suivant X (phase excavé)

Results : overall; variable : Sigma X, tot.; range : <-3,30; 153,27> kPa


-3,30
0,00
15,00
30,00
45,00
60,00
75,00
90,00
105,00
120,00
135,00
150,00
153,27
Figure 9. Contrainte sigma total suivant Z (phase excavé)

Results : overall; variable : Sigma Z, tot.; range : <0,00; 358,24> kPa


0,00
30,00
60,00
90,00
120,00
150,00
180,00
210,00
240,00
270,00
300,00
330,00
358,24
Figure 10. Déformation verticale epsilon équivalente

Results : overall; variable : Epsilon eq.; range : <-1,53; -0,04> %


-1,53
-1,50
-1,35
-1,20
-1,05
-0,90
-0,75
-0,60
-0,45
-0,30
-0,15
-0,04
CONCLUSION

Un modèle numérique a été développé afin de permettre l’étude des phénomènes que
causent les excavations souterraines et le comportement de ces dernières. Il a été utilisé dans le
cadre particulier de dimensionnement des ouvrages de la mine souterraine de Kamoto. Les
résultats obtenus seront comparés avec ceux obtenus avec les méthodes analytiques et
numériques.
Avec GEO 5, il est maintenant possible de traiter des cas où l’on ne sait pas à priori
l’avenir de l’excavation.
La modélisation numérique nous montre qu’avec un coefficient de déformation
supérieur ou égal à 5, les voutes de galeries toucheront les radiers et que la chute d’une seule
galerie est susceptible d’entrainer automatiquement celle des autres se trouvant à coté d’elle
(chute spectaculaire des galeries), induisant ainsi de graves dommages au sein d’un niveau. Il
faut ,de ce fait, assurer un soutènement talonnant le minage tout en évitant de laisser de longues
portées non soutenues et des blocs en jambon.
REFERENCES

1. Barton N. et al (1974), Engineering classif ication of rock masses for


design of tunnel support-rock mechanics, vol.6,number 4,p.189.

2. Bieniawski L.T.(1979), The geo-mechanics classification in rock


engineering applications.4th [Link]. rock
mechanics,montreux,vol.1,p.41.

3. Hoek E. et al. (1980), underground excavation in rock-the institution of


mining and metallurgy, London, 525 pp.

4. Kamb W.(1959), Ice petrof abric observations from blue glacier Washington
in relation to theory and experiment :journal of geophysical
research,vol.64,pp.1891-1909.

5. Martin F. et Saitta A. (2004), Manuel théorique du logiciel c-lambda,


rapport technique, CETU-ITECH, p.43.

6. Panet (1995), Calcul des tunnels par la méthode convergence –


conf inement .Paris : presses de l’ENPC.

7. Coquillay.S.(2005), Prise en compte de la non-linéarité du comportement


des sols soumis à de petites déf ormations pour le calcul des ouvrages
géotechniques. Thèse de doctorat, ENPC, Paris, p.249.

8. Saiba O. (1989), Simulation numérique d’un soutènement en sol cloué :


études du comportement en phase de construction et application à un
ouvrage expérimental. Thèse de doctorat de l’université de paris VI, p.
246.

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