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SESSION 2019

CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE (ENSI)

FILIERE MP

MATHEMATIQUES 2

EXERCICE I
Q1 Informatique.
✞ ☎
def estPremier (n):
if n==1
return False
else
d = 2
while d ∗ ∗ 2 <= n :
if n%d == 0
return False
d+=1
return True
✝ ✆
Q2 Informatique.
✞ ☎
def liste_premiers (n) :
L = []
for p in range (2,n+1) :
if estPremier (p) :
L.append (p)
return L
✝ ✆
Q3 Informatique.
✞ ☎
def valuation_p_adique (n,p) :
v = 0
m = n
while m%p == 0 :
m = m//p
v = v+1
return v
✝ ✆
Q4 Informatique.
✞ ☎
def val(n,p) :
if n%p != 0 :
return 0
else :
return 1+ val(n//p,p)
✝ ✆
Q5 Informatique.
✞ ☎
def decomposition_facteurs_premiers (n):
D = []
for p in liste_premiers (n) :
if n%p == 0 :
D.append ([p,val(n,p)])
return D
✝ ✆

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EXERCICE II

Q6 On se place dans E = R2 , muni de son produit scalaire canonique et de son orientation canonique. On considère r
π
la rotation d’angle . r est un endomorphisme de E tel que, pour tout vecteur x de E, on a hr(x), xi = 0, mais r n’est pas
2
l’endomorphisme nul.
Donc, si u est un endomorphisme d’un espace euclidien vérifiant : pour tout x de E, hu(x), xi = 0, u n’est pas nécessairement
l’endomorphisme nul.

Q7 • Montrons que i ⇒ ii. Supposons u ◦ v = v ◦ u. Pour tout (x, y) ∈ E2 ,

hu(x), u(y)i = hx, v(u(y))i = hx, u(v(y))i = hu(v(y)), xi = hv(y), v(x)i = hv(x), v(y)i.
On a montré que pour tout (x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = hv(x), v(y)i.
• Montrons que ii ⇒ iii. Supposons que : ∀(x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = hv(x), v(y)i. Pour tout x ∈ E,
p p
ku(x)k = hu(x), u(x)i = hv(x), v(x)i = kv(x)k.
On a montré que pour tout x ∈ E, ku(x)k = kv(x)k.
• Montrons que iii ⇒ ii. Supposons que : ∀x ∈ E, ku(x)k = kv(x)k. Soit (x, y) ∈ E2 . D’après une identité de polarisation,

1  1 
hu(x), u(y)i = ku(x) + u(y)k2 − ku(x)k2 − ku(y)k2 = ku(x + y)k2 − ku(x)k2 − ku(y)k2
2 2
1 2 2 2
 1
2

= kv(x + y)k − kv(x)k − kv(y)k = kv(x) + v(y)k − kv(x)k2 − kv(y)k2
2 2
= hv(x), v(y)i.

On a montré que pour tout (x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = hv(x), v(y)i.


• Montrons que ii ⇒ i. Supposons que : ∀(x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = hv(x), v(y)i. Pour tout (x, y) ∈ E2 ,

hx, v ◦ u(y)i = hu(x), u(y)i = hv(x), v(y)i = hv(y), v(x)i = hu ◦ v(y), xi = hx, u ◦ v(y)i.
Soit y ∈ E. Pour tout x de E, on a hx, v ◦ u(y)i = hx, u ◦ v(y)i et donc, pour tout x de E, on a hx, (u ◦ v − v ◦ u)(y)i = 0.
Donc, (u ◦ v − v ◦ u)(y) ∈ E⊥ = {0} puis u ◦ v(y) = v ◦ u(y). On a montré que, pour tout y ∈ E, u ◦ v(y) = v ◦ u(y) et donc
u ◦ v = v ◦ u.

PROBLÈME
Partie I - Etude de quelques exemples
2
Q8 Soit (A, B) ∈ (Mn (C)) . On suppose A et B semblables. Donc, il existe P ∈ GLn (C) telle que B = P−1 AP.
• Pour tout λ ∈ C,

χB (λ) = det (λIn − B) = det λIn − P−1 AP = det P−1 (λIn − A) P = det P−1 det (λIn − A) det(P)
  

1
= det (λIn − A) det(P) = det (λIn − A) = χA (λ).
det (P)
Donc, A et B ont même polynôme caractéristique.
• En particulier, le coefficient de Xn−1 dans χA et χB est le même ce qui fournit −Tr(A) = −Tr(B) puis Tr(A) = Tr(B).
D’autre part, det(A) = (−1)n χA (0) = (−1)n χB (0) = det(B). Donc, A et B ont même trace et même déterminant.
• Soient A ∈ Mn (R) et P ∈ GLn (R). Vérifions tout 
d’abord que rg(AP)
 = rg(A). On sait que rg(AP) 6 Min{rg(A), rg(P)} 6
rg(A). D’autre part, rg(A) = rg APP−1 6 Min rg(AP), rg P−1

6 rg(AP). On a montré que ∀A ∈ Mn (R), ∀P ∈
GLn (R), rg(AP) = rg(A). De même, ∀A ∈ Mn (R), ∀P ∈ GLn (R), rg P−1 A = rg(A) et finalement


rg P−1 AP = rg(AP) = rg(A).




On a montré que deux matrices semblables ont le même rang.

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Q9 • det(A) = det(B) = 4 et Tr(A) = Tr(B) = 5. Ensuite, χA = χB = (X − 1)(X − 2)2 . A et B sont inversibles car de
déterminant non nul et donc rg(A) = rg(B) = 3. A et B ont donc même trace, même rang, même déterminant et même
polynôme caractéristique.
• Soit M ∈ Mn (R). On sait que M est diagonalisable dans Mn (R) si et seulement si χM est scindé sur R et l’ordre
de multiplicité de chaque valeur propre de M est égale à la dimension du sous-espace propre correspondant. D’autre
part, on sait que le sous-espace propre associé à une valeur propre simple est toujours une droite vectorielle, que M soit
diagonalisable ou pas.
Ici, A et B ont le même polynôme caractéristique à savoir χA = χB = (X − 1)(X − 2)2 . D’après ce qui précède, A (resp.
B) est diagonalisable si et seulement si dim (Ker (A − 2I2 )) = 2 ce qui équivaut à rg (A − 2I3 ) = 1 d’après le théorème du
rang (resp. rg (B − 2I3 )= 1).   
−1 1 1 −1 0 0
Or, rg (A − 2I3 ) = rg  0 0 0  = 1 et rg (B − 2I3 ) = rg  0 0 1  = 2. Donc, A est diagonalisable dans
0 0 0 0 0 0
M3 (R) et B n’est pas diagonalisable dans M3 (R).
Ainsi, A est semblable à une matrice diagonale et B ne l’est pas. Puisque la relation de similitude est transitive, A et B
ne sont pas semblables.
• µA et µB sont chacun un diviseur unitaire du polynôme caractéristique (X − 1)(X − 2)2 (d’après le théorème de Cayley-
Hamilton), admettant 1 et 2 pour racines. Donc, µA et µB sont chacun l’un des deux polynômes (X − 1)(X − 2) ou
(X − 1)(X − 2)2 . On sait qu’une matrice réelle est diagonalisable dans Mn (R) si et seulement si son polynôme minimal est
scindé sur R, à racines simples. Donc, le polynôme minimal de A (resp. B) est (X − 1)(X − 2) si et seulement si A (resp.
B) est diagonalisable.
D’après ce qui précède, A est diagonalisable puis µA = (X−1)(X−2) et B n’est pas diagonalisable puis µB = (X−1)(X−2)2 .
Finalement, les matrices A et B n’ont pas le même polynôme minimal.

Q10 Première méthode. Soit u l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à la matrice A. Si on note B =


(e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 , alors u (e1 ) = e2 + 2e3 , u (e2 ) = e1 + e3 et u (e3 ) = e1 .
Posons e1′ = e2 , e2′ = e1 et e3′ = e3 . B ′ = (e1′ , e2′ , e3′ ) est une autre base de R3 .
u (e1′ ) = u (e2 ) = e1 + e3 = e2′ + e3′ , u (e2′ ) = u (e1 ) = e2 + 2e3 = e1′ + 2e3′ et u (e3′ ) = u (e3 ) = e1 = e2′ .
Donc, MatB ′ u = B. Puisque A et B sont les matrices d’un même  endomorphisme
 u relativement à des bases différentes,
0 1 0
A et B sont semblables. Plus explicitement, si P = MatB B ′ =  1 0 0 , alors B = P−1 AP.
0 0 1
Deuxième méthode. En développant suivant la première colonne, on obtient

X −1 −1
= X X2 + (−X − 1) − 2 (X)

χA = −1 X 0
−2 −1 X
= X3 − 3X − 1,
et de même,

X −1 0
= X X2 − 2 + (−X) − (1)

χB = −1 X −1
−1 −2 X
= X3 − 3X − 1.

Pour tout réel x, posons P(x) = x3 − 3x − 1. Pour tout réel x, P ′ (x) = 3 x2 − 1 . La fonction P est continue sur ] − ∞, −1]


et vérifie lim P(x) = −∞ < 0 et P(−1) = 1 > 0. Donc, la fonction P s’annule au moins une fois dans ] − ∞, −1[ d’après
x→−∞
le théorème des valeurs intermédiaires. Ensuite, P(1) = −3 < 0 et donc P s’annule au moins une fois dans ] − 1, 1[ puis
une fois dans ]1, +∞[ car lim P(x) = +∞ > 0. Ainsi, P a au moins trois racines réelles deux à deux distinctes. Puisque
x→+∞
P est de degré 3, P a exactement trois racines réelles deux à deux distinctes α, β et γ, toutes simples.
Ainsi, χA et χB sont scindés sur R, à racines simples. Donc, A et B sont diagonalisables dans R. Plus précisément, A et
B sont toutes deux semblables à la matrice D = diag(α, β, γ). Mais alors, par transitivité, A et B sont semblables.

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Q11 Soit u l’endomorphisme de Rn dont la matrice dans la base canonique B = (e1 , . . . , en ) de Rn est A. u est de rang
1. D’après le théorème du rang, Ker(u) est de dimension n − 1. Soit e1′ , . . . , en−1

une base de Ker(u). e1′ , . . . , en−1

n ′ ′ ′
est une famille libre de R . On peut compléter
 cette famille en une base B = (e1 , . . . , en ). Dans cette base, la matrice
0 . . . 0 a1
 .. .. .. 
 . . . 
de U est de la forme U =   . . .. .

 .. .. . 
0 . . . 0 an
Soit P la matrice de passage de B à B ′ . Les formules de changement de base fournissent U = P−1 AP. A est donc semblable
à U.

Q12 D’après la question précédente, il existe une base B de E telle que MatB (u) = U. On en déduit que :
    
0 . . . 0 a1 0 . . . 0 a1 0 . . . 0 a1 an
 .. ..  .. ..   .. .. 
 . . a2  . . a2 
2 2 = . . a2 an 
  
MatB u = U =  . 
. .

.. .. ..   .. .. ..
.
 .. .. ..  
 
. . .   . . . 
0 . . . 0 an 0 . . . 0 an 0 ... 0 a2n
Si an = 0, alors U2 = 0 puis u2 = 0 ce qui n’est pas. Donc, an 6= 0.
Le polynôme caractéristique de u est χu = χU = Xn−1 (X − an ). Déjà, χu est scindé sur R. Puisque an 6= 0, u admet 0
pour valeur propre d’ordre n − 1 et an pour valeur propre simple. La dimension de Ean (u) est 1. D’autre part, d’après le
théorème du rang, la dimension de E0 (u) est n − 1 qui est aussi l’ordre de multiplicité de 0. Finalement, χu est scindé sur
R et la dimension de chaque sous-espace propre est égale à l’ordre de multiplicité de la valeur propre correspondante. On
en déduit que u est diagonalisable.
 
0 1
Q13 Soit A = . A est une matrice symétrique complexe. Ensuite,
1 2i
χA = X2 − (Tr(A)) X + det(A) = X2 − 2iX − 1 = (X − i)2 .
Donc, Sp(A) = (i, i). Si A est diagonalisable dans M2 (C), A est semblable à diag(i, i) = iI2 et donc égale à iI2 . Ceci est
faux et donc A n’est pas diagonalisable dans M2 (C) bien que symétrique.
Une matrice symétrique complexe n’est pas nécessairement diagonalisable dans Mn (C).

Q14 En notant C1 , C2 , C3 et C4 les quatre colonnes de A, on a C3 = C1 et C4 = C2 . Donc, rg(A) = rg (C1 , C2 , C3 , C4 ) =


rg (C1 , C2 ) puis rg(A) 6 2.
D’autre part, la matrice extraite de format 2 obtenue en supprimant les deux dernières lignes et les deux dernières colonnes
α β
de A a un déterminant égal à = α2 −β2 . Ce déterminant n’est pas nul car β 6= ±α et donc rg(A) > 2. Finalement
β α
rg(A) = 2.
En particulier, rg(A) < 4 et donc A n’est pas inversible puis 0 est valeur propre de A. Plus précisément, d’après le théorème
du rang, E0 (A) = Ker(A) est de dimension 4 − 2 = 2 et donc 0 est valeur propre d’ordre de multiplicité au moins 2.
 
−α − 2β β α β
 β −α − 2β β α 
. La somme des colonnes de la matrice A − 2(α + β)I4
A − 2(α + β)I4 =   α β −α − 2β β 
β α β −α − 2β
est nulle et donc rg (A − 2(α + β)I4 ) < 4 puis A − 2(α + β)I4 ∈ / GL4 (C). On en déduit que 2(α + β) est valeur propre de
A. On note que 2(α + β) 6= 0 et donc 2(α + β) est une nouvelle valeur propre de A en plus de 0 et 0.
La dernière valeur propre λ de A est fournie par la trace de A :

4α = Tr(A) = 0 + 0 + 2(α + β) + λ
et donc λ = 2(α − β). Finalement, Sp(A) = (0, 0, 2(α + β), 2(α − β)). On note que 2(α − β) 6= 0 car α 6= β et 2(α + β) 6=
2(α − β) car β 6= 0.

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 
x
 y 
Soit X = 
 z  ∈ M4,1 (C).

t
αx + βy + αz + βt = 0
X ∈ Ker(A) ⇔ .
βx + αy + βz + αt = 0
   
1 0
 0   1 
Les vecteurs u1 =   −1  et u2 = 
   sont deux vecteurs non colinéaires de E0 (A). Puisque E0 (A) est de dimension
0 
0 −1
2, (u1 , u2 ) est une base de E0 (A).
 
1
 1 
 1  est un vecteur non nul de E2(α+β) (A).
Puisque la somme des colonnes de A − 2(α + β)I4 est nulle, le vecteur u3 =  

1
Puisque E2(α+β) (A) est de dimension 1 (car 2(α + β) est valeur propre simple de A), (u3 ) est une base de E2(α+β) (A).
 
x
 y 
Soit X =  z  ∈ M4,1 (C).

t


 (−α + 2β)x + βy + αz + βt = 0

βx + (−α + 2β)y + βz + αt = 0
X ∈ Ker (A − 2(α − β)I4 ) ⇔ .
 αx + βy + (−α + 2β)z + βt = 0


βx + αy + βz + (−α + 2β)t = 0
 
1
 −1 
Le vecteur u4 =  1  est un vecteur non nul de E2(α−β) (A). Puisque E2(α−β) (A) est de dimension 1 (car 2(α − β)

−1
est valeur propre simple de A), (u4 ) est une base de E2(α−β) (A).
Puisque la somme E0 (A) + E2(α+β) + E2(α−β) est directe, la famille (u1 , u2 , u3 , u4 ) est une famille libre de M4,1 (C).
Etant de cardinal 4, la famille (u1 , u2 , u3 , u4 ) est une base de M4,1 (C) constituée de vecteurs propres de A. A est donc
diagonalisable.

Q15 Soit u l’endomorphisme de R2 de matrice A dans la base canonique B = (e1 , e2 ) de R2 . Donc, u (e1 ) = λe1 et
u (e2 ) = ae1 + λe2 .
a
Soient e1′ = e1 et e2′ = e2 . e1′ et e2′ sont bien définis car b 6= 0 et B ′ = (e1′ , e2′ ) est une base de R2 car a 6= 0.
b
Puisque e1′ est colinéaire au vecteur propre e1 , on a encore u (e1′ ) = λe1′ . D’autre part,
b
u (e2′ ) = u (e2 ) = ae1 + λe2 = a e1′ + λe2′ = be1′ + λe2′ .
a
Donc, MatB ′ (u) = B. Ceci montre que les matrices A et B sont semblables car A = MatB (u) et B = MatB ′ (u).
Partie II - Démonstration d’un résultat

Q16 L’égalité B = P−1 AP fournit l’égalité PB = AP puis RB + iSB = AR + iAS. Puisque A et B sont réelles, par
identification des parties réelles et des parties imaginaires, on obtient RB = AR et SB = AS.

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Q17 En développant le déterminant, on voit que la fonction f : x 7→ det(R + xS), définie sur C, est polynomiale en x.
De plus, f(i) = det(R + iS) = det(P) 6= 0 et donc f n’est pas le polynôme nul.
Donc, le polynôme f admet un nombre fini, éventuellement nul, de racines dans C. Puisque R est infini, il existe x0 ∈ R
tel que f (x0 ) 6= 0 ou encore tel que det (R + x0 S) 6= 0.

Q18 Soit P0 = R + x0 S. La matrice P0 est réelle et inversible. De plus,

P0 B = (R + x0 S) B = RB + x0 SB = AR + x0 AS = A (R + x0 S) = AP0 .
Puisque P0 est inversible, on en déduit encore que B = P0−1 AP0 . Les matrices A et B sont donc semblables dans Mn (R).

X 0 0
0 X −1 = X X2 + 1 = X3 + X = X(X − i)(X + i). B est à valeurs propres simples dans C. Donc, B est

Q19 χB =
0 1 X
diagonalisable dans C puis B est semblable dans C à la matrice D = diag(0, i, −i).
Le même raisonnement s’applique à la matrice A dont le polynôme caractéristique est X3 + X : A est semblable dans
M3 (C) à la matrice D = diag(0, i, −i). Mais alors, par transitivité, A et B sont semblables dans M3 (C). Puisque A et B
sont réelles, A et B sont semblables dans M3 (R).
Partie III

Q20 Soient A et B deux éléments de M2 (R) telles que χA = χB et µA = µB .


1er cas. Supposons que χA a deux racines réelles distinctes x0 et x1 . Dans ce cas, χA = χB = µA = µB = (X − x0 ) (X − x1 ).
A et B sont diagonalisables dans R, toutes deux semblables dans R à D = diag (x0 , x1 ). Puis A et B sont semblables dans
R par transitivité.
2ème cas. Supposons que χA a deux racines non réelles conjuguées z0 et z0 (χA étant à coefficients réels). Dans ce
cas, χA = χB = µA = µB = (X − z0 ) (X − z0 ). A et B sont diagonalisables dans C, toutes deux semblables dans C à
D = diag (z0 , z0 ). Puis A et B sont semblables dans C par transitivité. A et B étant à coefficients réels, A et B sont
semblables dans R.
3ème cas. Supposons que χA a une racine double réelle x0 . Dans ce cas, χA = χB = (X − x0 )2 . On a alors deux cas
2
possibles pour le polynôme minimal : µA = µB = X − x0 ou µA = µB = (X − x0 ) .
Le premier sous-cas, µA = µB = X − x0 est le cas où A = x0 I2 = B. Dans ce cas, A et B sont semblables dans R car égales.
2
Le deuxième sous-cas est le cas où χA = χB = (X − x0 ) = µA = µB . Dans ce cas, A et B ne sont pas diagonalisables
car leur polynôme minimal n’est pas à racinessimples. Le
 sous-espace propre Ex0 (A) est donc de dimension  1 puis A est

x0 × x0 a
semblable dans R à une matrice de la forme puis, plus précisément, à une matrice de la forme
0 × 0 x0
2
où x0 et a sont deux réels (car χA = (X − x0 ) ), a étant non
 nul car sinon,
 on se retrouve dans le sous-cas précédent. De
x0 b
même, B est semblable dans R à une matrice de la forme où b est réel un réel non nul. D’après la question
0 x0
Q15 et par transitivité, A et B sont semblables dans R.
Dans tous les cas, les matrices A et B sont semblables.

Q21 Soit N = E1,2 6= 0. On a N2 = 0 puis χN = X4 (car toute valeur propre de N dans C est racine du polynôme
annulateur X2 et est donc nulle) et µN = X2 (car X2 est unitaire et annulateur de N et X ne l’est pas).
Soit N ′ = E1,3 + E2,4 . On a de même, N ′2 = 0 χN ′ = X4 et µN ′ = X2 . N et N ′ sont deux éléments de M4,1 (R) ayant
même polynôme caractéristique et même polynôme minimal.
Mais rg(N) = 1 et rg(N ′ ) = 2. Donc, N et N ′ n’ont pas le même rang et en particulier, N et N ′ ne sont pas semblables.
   
0 1 0 0 0 0 1 0
 0 0 0 0 
 et N ′ =  0 0 0 1  conviennent.
 
Les matrices N = 

0 0 0 0   0 0 0 0 
0 0 0 0 0 0 0 0

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