États Financiers Consolidés Simplifiés
États Financiers Consolidés Simplifiés
Champ d’application
4 L’entité qui est une société mère doit présenter des états financiers consolidés. La présente norme s’applique à
toute entité, sous réserve de ce qui suit :
(a) une société mère n’est pas tenue de présenter d’états financiers consolidés si toutes les conditions suivantes
sont remplies :
(i) il s’agit d’une filiale entièrement détenue, ou encore d’une filiale partiellement détenue par une
autre entité et tous ses autres propriétaires, y compris ceux qui ne sont généralement pas habilités à
voter, ont été informés que la société mère ne présente pas d’états financiers consolidés et ne s’y
opposent pas,
(ii) ses instruments de dette ou de capitaux propres ne sont pas négociés sur un marché organisé (une
bourse des valeurs nationale ou étrangère ou un marché de gré à gré, y compris un marché local ou
régional),
(iii) elle n’a pas déposé, et n’est pas en voie de déposer, ses états financiers auprès d’une autorité de
réglementation des valeurs mobilières ou d’une autre autorité de réglementation, aux fins d’émettre
des instruments d’une catégorie quelconque sur un marché organisé,
(iv) la société mère ultime ou une société mère intermédiaire de la société mère produit des états
financiers consolidés mis à la disposition du public, qui sont conformes aux IFRS ;
(b) la norme ne s’applique ni aux régimes d’avantages postérieurs à l’emploi, ni aux autres régimes
d’avantages à long terme du personnel auxquels s’applique IAS 19 Avantages du personnel ;
(c) une entité d’investissement n’est pas tenue de présenter d’états financiers consolidés si elle a l’obligation,
selon le paragraphe 31 de la présente norme, d’évaluer toutes ses filiales à la juste valeur par le biais du
résultat net.
Contrôle
5 Quelle que soit la nature de ses liens avec une entité (l’entité émettrice), l’investisseur doit déterminer s’il
est une société mère en évaluant s’il contrôle l’entité émettrice.
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6 Un investisseur contrôle une entité émettrice lorsqu’il est exposé ou qu’il a droit à des rendements
variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice et qu’il a la capacité d’influer sur ces rendements du
fait du pouvoir qu’il détient sur celle-ci.
7 Par conséquent, l’investisseur contrôle une entité émettrice si et seulement si tous les éléments ci-dessous
sont réunis :
(a) il détient le pouvoir sur l’entité émettrice (voir paragraphes 10 à 14) ;
(b) il est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice (voir
paragraphes 15 et 16) ;
(c) il a la capacité d’exercer son pouvoir sur l’entité émettrice de manière à influer sur le montant des
rendements qu’il obtient (voir paragraphes 17 et 18).
8 Lorsqu’il évalue s’il contrôle une entité émettrice, l’investisseur doit tenir compte de tous les faits et
circonstances. Il doit réévaluer s’il contrôle l’entité émettrice lorsque les faits et circonstances indiquent qu’un ou
plusieurs des trois éléments du contrôle énumérés au paragraphe 7 ont changé (voir paragraphes B80 à B85).
9 Lorsque plusieurs investisseurs doivent agir de concert pour diriger les activités pertinentes de l’entité émettrice,
ils exercent un contrôle collectif sur celle-ci. En pareil cas, du fait qu’aucun investisseur ne peut diriger ces
activités sans la collaboration des autres, aucun d’eux ne contrôle individuellement l’entité émettrice. Chaque
investisseur comptabilise donc ses intérêts dans l’entité émettrice conformément à l’IFRS pertinente, par exemple
IFRS 11 Partenariats, IAS 28 Participations dans des entreprises associées et des coentreprises ou IFRS 9
Instruments financiers.
Pouvoir
10 Un investisseur détient le pouvoir sur une entité émettrice lorsqu’il a des droits effectifs qui lui confèrent la
capacité actuelle de diriger les activités pertinentes, à savoir les activités qui ont une incidence importante sur les
rendements de l’entité émettrice.
11 Le pouvoir résulte de droits. Il est parfois facile de déterminer qui détient le pouvoir sur l’entité émettrice, par
exemple dans le cas où celui-ci résulte directement et exclusivement des droits de vote conférés par des
instruments de capitaux propres tels que des actions, et qu’il peut être déterminé en considérant les droits de vote
afférents aux participations. Dans d’autres circonstances, le processus est plus complexe et requiert la prise en
compte de plusieurs facteurs, par exemple lorsque le pouvoir résulte d’un ou de plusieurs accords contractuels.
12 L’investisseur qui a la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes détient le pouvoir même s’il n’a pas
encore exercé son droit de diriger. Les éléments probants indiquant que l’investisseur dirige les activités
pertinentes peuvent aider à déterminer s’il détient le pouvoir sur l’entité émettrice, mais ils ne permettent pas en
eux-mêmes de déterminer de façon concluante si tel est le cas.
13 Si plusieurs investisseurs ont chacun des droits effectifs leur conférant la capacité de diriger unilatéralement des
activités pertinentes différentes, celui qui a la capacité actuelle de diriger les activités qui ont l’incidence la plus
importante sur les rendements de l’entité émettrice détient le pouvoir sur celle-ci.
14 Un investisseur peut détenir le pouvoir sur une entité émettrice même si d’autres entités ont des droits effectifs
qui leur confèrent la capacité actuelle de participer à la direction des activités pertinentes, par exemple dans le
cas où une autre entité exerce une influence notable. Cependant, l’investisseur qui ne détient que des droits de
protection ne détient pas le pouvoir sur l’entité émettrice (voir paragraphes B26 à B28) et, par conséquent, il ne
la contrôle pas.
Rendements
15 Un investisseur est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice
lorsque les rendements qu’il tire du fait de ces liens peuvent varier selon la performance de l’entité émettrice.
L’investisseur peut obtenir des rendements uniquement positifs, uniquement négatifs, ou tantôt positifs et tantôt
négatifs.
16 Bien que le contrôle d’une entité émettrice ne puisse être exercé que par un seul investisseur, il se peut que
plusieurs parties se partagent les rendements de l’entité émettrice. Par exemple, les détenteurs de participations
ne donnant pas le contrôle peuvent toucher une part des profits ou des distributions de l’entité émettrice.
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Exigences comptables
19 La société mère doit préparer des états financiers consolidés en utilisant des méthodes comptables
uniformes pour les transactions et événements semblables se produisant dans des circonstances similaires.
20 L’investisseur doit consolider l’entité émettrice à compter de la date à laquelle il en obtient le contrôle et cesser
de la consolider lorsqu’il en perd le contrôle.
21 Les paragraphes B86 à B93 fournissent des indications pour la préparation d’états financiers consolidés.
Perte du contrôle
25 Si une société mère perd le contrôle d’une filiale :
(a) elle sort de l’état consolidé de la situation financière les actifs et les passifs de l’ancienne filiale ;
(b) elle comptabilise la participation conservée dans l’ancienne filiale, le cas échéant, à sa juste valeur à la date
de la perte du contrôle, et comptabilise par la suite la participation ainsi que tout montant dû par l’ancienne
filiale ou à celle-ci selon les IFRS qui s’appliquent. Cette juste valeur doit être considérée comme étant la
juste valeur lors de la comptabilisation initiale d’un actif financier selon IFRS 9 ou bien, le cas échéant,
comme étant le coût, lors de la comptabilisation initiale, d’une participation dans une entreprise associée ou
une coentreprise ;
(c) elle comptabilise le profit ou la perte associé à la perte du contrôle, qui est attribuable à la participation qui
donnait le contrôle.
26 Les paragraphes B97 à B99 fournissent des indications pour le traitement comptable de la perte du contrôle.
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2
Le paragraphe C7 d’IFRS 10 États financiers consolidés prévoit que « [s]i l’entité applique la présente norme mais n’applique pas encore
IFRS 9, toute référence à IFRS 9 doit s’interpréter comme une référence à IAS 39 Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation ».
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Annexe A
Définitions
La présente annexe fait partie intégrante de la norme.
activités pertinentes Aux fins de la présente norme, les activités de l’entité émettrice qui ont une incidence
importante sur ses rendements.
contrôle d’une entité Un investisseur contrôle une entité émettrice lorsqu’il est exposé ou qu’il a droit à des
émettrice rendements variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice et qu’il a la capacité
d’influer sur ces rendements du fait du pouvoir qu’il détient sur celle-ci.
décideur Une entité ayant des droits décisionnels qui agit pour son propre compte (ou à titre de
mandant) ou pour le compte d’autrui (comme mandataire).
droits de protection Droits qui ont pour but de protéger les intérêts de la partie qui les détient, sans toutefois lui
donner le pouvoir sur l’entité à laquelle les droits se rattachent.
états financiers Les états financiers d’un groupe dans lesquels les actifs, les passifs, les capitaux propres, les
consolidés produits, les charges et les flux de trésorerie de la société mère et de ses filiales sont
présentés comme ceux d’une entité économique unique.
participation ne Capitaux propres d’une filiale qui ne sont pas attribuables, directement ou indirectement, à la
donnant pas le société mère.
contrôle
pouvoir Droits effectifs qui confèrent la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes.
Les termes suivants, définis dans IFRS 11, IFRS 12 Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités,
IAS 28 (modifiée en 2011) ou IAS 24 Information relative aux parties liées, sont utilisés dans la présente norme au sens
qui leur est donné dans les IFRS où ils sont définis :
• coentreprise
• entreprise associée
• influence notable
• intérêts détenus dans une autre entité
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• partie liée
• principaux dirigeants
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Annexe B
Guide d’application
La présente annexe fait partie intégrante de la norme. Elle décrit la façon d’appliquer les paragraphes 1 à 26 et fait
autorité au même titre que les autres parties de la norme.
B1 Les exemples fournis dans la présente annexe illustrent des situations hypothétiques. Bien que certains de leurs
aspects puissent se présenter dans des contextes réels, il faut évaluer tous les faits et circonstances pertinents
d’une situation particulière lors de l’application d’IFRS 10.
Détermination du contrôle
B2 Pour déterminer s’il contrôle une entité émettrice, l’investisseur doit évaluer si tous les éléments ci-dessous sont
réunis :
(a) il détient le pouvoir sur l’entité émettrice ;
(b) il est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice ;
(c) il a la capacité d’exercer son pouvoir sur l’entité émettrice de manière à influer sur le montant des
rendements qu’il obtient.
B3 La prise en compte des facteurs ci-dessous peut aider à déterminer si l’investisseur détient le contrôle :
(a) l’objet et la conception de l’entité émettrice (voir paragraphes B5 à B8) ;
(b) la nature des activités pertinentes et la façon dont sont prises les décisions à leur égard (voir paragraphes
B11 à B13) ;
(c) le fait que les droits de l’investisseur lui confèrent ou non la capacité actuelle de diriger les activités
pertinentes (voir paragraphes B14 à B54) ;
(d) la question de savoir si l’investisseur est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens
avec l’entité émettrice (voir paragraphes B55 à B57) ;
(e) le fait qu’il a ou non la capacité d’exercer son pouvoir sur l’entité émettrice de manière à influer sur le
montant des rendements qu’il obtient (voir paragraphes B58 à B72).
B4 Lorsqu’il évalue s’il contrôle l’entité émettrice, l’investisseur doit examiner la nature de sa relation avec les
autres parties (voir paragraphes B73 à B75).
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Pouvoir
B9 Pour avoir le pouvoir sur une entité émettrice, l’investisseur doit détenir des droits effectifs qui lui confèrent la
capacité actuelle de diriger les activités pertinentes. Pour déterminer qui détient le pouvoir, seuls les droits
substantiels et les droits qui ne sont pas des droits de protection doivent être pris en compte (voir paragraphes
B22 à B28).
B10 Ce sont les activités pertinentes, la façon dont les décisions sont prises à leur égard et les droits que l’investisseur
et les autres parties détiennent relativement à l’entité émettrice qui permettent de déterminer si l’investisseur a le
pouvoir.
B11 Dans le cas de nombreuses entités émettrices, les rendements sont affectés considérablement par un éventail
d’activités d’exploitation et de financement. Parmi les exemples d’activités qui, selon les circonstances, peuvent
être des activités pertinentes, il y a les suivantes :
(a) la vente et l’achat de biens ou de services ;
(b) la gestion d’actifs financiers pendant leur durée de vie (y compris en cas de défaillance) ;
(c) le choix, l’acquisition ou la sortie d’actifs ;
(d) la recherche et le développement de nouveaux produits ou processus ;
(e) la détermination d’une structure de financement ou l’obtention de financement.
B12 Parmi les exemples de décisions relatives aux activités pertinentes, il y a les suivantes :
(a) les décisions opérationnelles et les décisions en matière d’immobilisations prises pour l’entité émettrice, y
compris les budgets ;
(b) les décisions visant la nomination et la rémunération des principaux dirigeants ou prestataires de services de
l’entité émettrice et la cessation de leur emploi ou des prestations de services.
B13 Dans certains cas, il se peut que des activités menées tant avant qu’après la survenance d’un ensemble de
circonstances ou d’un événement particuliers soient des activités pertinentes. Lorsque plusieurs investisseurs ont
la capacité actuelle de diriger des activités pertinentes et que celles-ci ont lieu à des moments différents, ils doivent
déterminer lequel d’entre eux est en mesure de diriger les activités qui ont systématiquement l’incidence la plus
importante sur les rendements, dans le contexte de l’analyse des droits décisionnels concomitants (voir
paragraphe 13). Les investisseurs doivent réviser leur évaluation au fil du temps si les faits ou circonstances
pertinents changent.
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Exemples d’application
Exemple 1
Deux investisseurs constituent une entité émettrice pour développer et commercialiser un produit médical.
L’un est chargé de développer le produit et de le faire approuver par l’autorité de réglementation. Cette
responsabilité est assortie de la faculté unilatérale de prendre toutes les décisions touchant le développement
du produit et l’obtention de l’approbation réglementaire. Une fois celle-ci obtenue, l’autre investisseur
fabriquera le produit et le commercialisera. Cet investisseur a la faculté unilatérale de prendre toutes les
décisions touchant la fabrication et la commercialisation du produit. Si toutes les activités (développement du
produit et obtention de l’approbation réglementaire, ainsi que fabrication et commercialisation) sont des
activités pertinentes, il faut que chaque investisseur détermine s’il est capable de diriger celles qui ont
l’incidence la plus importante sur les rendements de l’entité émettrice. Il faut donc que chacun se demande si
ce sont le développement du produit médical et l’obtention de l’approbation réglementaire ou la fabrication et
la commercialisation du produit qui constituent l’activité ayant l’incidence la plus importante sur les
rendements de l’entité émettrice, et s’il est capable de diriger cette activité. Pour déterminer lequel d’entre eux
a le pouvoir, les investisseurs tiennent compte des éléments suivants :
(a) l’objet et la conception de l’entité émettrice ;
(b) les facteurs qui déterminent la marge, les produits et la valeur de l’entité émettrice ainsi que la valeur du
produit médical ;
(c) l’incidence sur les rendements de l’entité émettrice du pouvoir décisionnel de chaque investisseur à
l’égard des facteurs mentionnés en (b) ;
(d) l’exposition des investisseurs à la variabilité des rendements.
Dans le présent exemple, les investisseurs tiennent compte aussi des facteurs ci-dessous :
(e) l’incertitude quant à l’obtention de l’approbation réglementaire et les efforts nécessaires pour y parvenir
(compte tenu des succès antérieurs de l’investisseur dans le développement de produits médicaux et
l’obtention de leur approbation réglementaire) ;
(f) lequel d’entre eux contrôlera le produit une fois la phase de développement achevée avec succès.
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Exemples d’application
Exemple 2
Un véhicule de placement (l’entité émettrice) est créé et financé au moyen d’un titre de créance détenu par un
investisseur (le créancier) et d’instruments de capitaux propres détenus par d’autres investisseurs. La tranche
constituée des instruments de capitaux propres (tranche de dernier rang) a été conçue pour absorber les
premières pertes et recevoir les rendements résiduels de l’entité émettrice. L’un des participants aux capitaux
propres qui détient 30 % de ceux-ci est également le gestionnaire des actifs. L’entité émettrice utilise les
produits de l’émission pour acheter un portefeuille d’actifs financiers, s’exposant de ce fait au risque de crédit
associé à la possibilité d’un défaut de paiement du principal et des intérêts sur les actifs. L’opération est
présentée au créancier comme un placement comportant une exposition minimale au risque de crédit associé à
une défaillance possible des actifs du portefeuille, en raison de la nature de ces actifs et du fait que la tranche
de dernier rang est conçue pour absorber les premières pertes de l’entité émettrice. La gestion du portefeuille
d’actifs de l’entité émettrice, qui comprend la prise des décisions concernant le choix, l’acquisition et la sortie
des actifs selon les lignes directrices du portefeuille ainsi que la gestion en cas de défaillance de tout actif du
portefeuille, a une incidence importante sur les rendements de l’entité émettrice. Toutes ces activités sont
gérées par le gestionnaire des actifs jusqu’à ce que le montant des défaillances atteigne une proportion
déterminée de la valeur du portefeuille (en l’occurrence jusqu’à ce que la valeur du portefeuille soit telle que
la tranche de dernier rang se trouve réduite à néant). À partir de ce moment, un tiers administrateur gère les
actifs selon les instructions du créancier. La gestion du portefeuille d’actifs de l’entité émettrice constitue
l’activité pertinente de cette dernière. Le gestionnaire des actifs a la capacité de diriger les activités pertinentes
jusqu’à ce que les actifs défaillants atteignent la proportion déterminée de la valeur du portefeuille ; le
créancier a la capacité de diriger les activités pertinentes lorsque la valeur des actifs défaillants excède cette
proportion. Il faut que le gestionnaire des actifs et le créancier déterminent chacun s’ils sont capables de
diriger les activités ayant l’incidence la plus importante sur les rendements de l’entité émettrice, et à cette fin
qu’ils examinent l’objet et la conception de l’entité émettrice ainsi que l’exposition de chacune des parties à la
variabilité des rendements.
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et la conception de l’entité émettrice (voir paragraphes B5 à B8) et tenir compte des exigences des paragraphes B51
à B54 ainsi que des paragraphes B18 à B20.
B18 Dans certaines circonstances, il peut être difficile de déterminer si les droits de l’investisseur sont suffisants pour
lui conférer le pouvoir sur l’entité émettrice. Dans de tels cas, pour que l’investisseur puisse déterminer s’il détient
le pouvoir, il lui faut examiner les éléments indiquant s’il a ou non la capacité pratique de diriger unilatéralement
les activités pertinentes. L’investisseur tient compte, entre autres, des facteurs ci-dessous qui, pris en
considération avec ses droits et les indicateurs énoncés aux paragraphes B19 et B20, peuvent fournir des preuves
que les droits qu’il détient sont suffisants pour lui conférer le pouvoir sur l’entité émettrice :
(a) l’investisseur peut, sans avoir un droit contractuel de le faire, nommer les principaux dirigeants de l’entité
émettrice possédant la capacité de diriger les activités pertinentes, ou approuver leur nomination ;
(b) l’investisseur peut, sans avoir un droit contractuel de le faire, diriger l’entité émettrice de manière qu’elle
conclue des transactions importantes, ou opposer son veto à la modification de telles transactions, à son
profit ;
(c) l’investisseur peut contrôler le processus de mises en candidature pour le choix des membres de l’organe de
direction de l’entité émettrice ou l’obtention de procurations auprès des autres détenteurs de droits de vote ;
(d) les principaux dirigeants de l’entité émettrice sont des parties liées à l’investisseur (par exemple, la même
personne occupe le poste de président-directeur général de l’entité émettrice et de l’investisseur) ;
(e) la majorité des membres de l’organe de direction de l’entité émettrice sont des parties liées à l’investisseur.
B19 Il existe parfois des indications que l’investisseur a une relation spéciale avec l’entité émettrice, ce qui donne à
penser que ses intérêts dans celle-ci ne sont pas strictement passifs. L’existence d’un indicateur ou d’une
combinaison particulière d’indicateurs à cet effet ne signifie pas nécessairement que le critère relatif au pouvoir
est rempli. Cependant, le fait que les intérêts de l’investisseur dans l’entité émettrice ne soient pas strictement
passifs peut indiquer qu’il a d’autres droits connexes suffisants pour lui conférer le pouvoir ou pour fournir la
preuve d’un pouvoir effectif sur l’entité émettrice. Par exemple, les indicateurs ci-dessous donnent à penser que
les intérêts de l’investisseur dans l’entité émettrice ne sont pas strictement passifs et, considérés avec d’autres
droits, peuvent indiquer que l’investisseur détient le pouvoir :
(a) les principaux dirigeants de l’entité émettrice qui ont la capacité de diriger les activités pertinentes sont ou
ont été des employés de l’investisseur ;
(b) les activités de l’entité émettrice sont tributaires de l’investisseur, par exemple dans les situations
suivantes :
(i) l’entité émettrice dépend de l’investisseur pour le financement d’une part importante de ses
activités,
(ii) l’investisseur se porte garant d’une part importante des obligations de l’entité émettrice,
(iii) l’entité émettrice dépend de l’investisseur pour des services, des technologies, des fournitures ou
des matières premières qui lui sont essentiels,
(iv) l’investisseur contrôle des actifs tels que des licences ou des marques qui sont essentiels aux
activités de l’entité émettrice,
(v) l’entité émettrice dépend de l’investisseur en ce qui concerne ses principaux dirigeants, par exemple
dans le cas où le personnel de l’investisseur possède des connaissances spécialisées liées aux
activités de l’entité émettrice ;
(c) une part importante des activités de l’entité émettrice font intervenir l’investisseur ou sont menées pour le
compte de ce dernier ;
(d) l’exposition ou le droit de l’investisseur à des rendements en raison de ses liens avec l’entité émettrice
excèdent de façon disproportionnée ses droits de vote ou autres droits similaires. Par exemple, il peut
arriver que l’investisseur ait droit ou soit exposé à plus de la moitié des rendements de l’entité émettrice
tout en détenant moins de la moitié des droits de vote dans celle-ci.
B20 Plus l’investisseur est exposé, ou a droit, à des rendements variables en raison de ses liens avec l’entité émettrice,
plus il sera motivé à obtenir des droits qui seront suffisants pour lui conférer le pouvoir. C’est pourquoi une forte
exposition à la variabilité des rendements est indicative de la possibilité que l’investisseur détienne le pouvoir.
Toutefois, le degré d’exposition de l’investisseur ne détermine pas à lui seul si l’investisseur détient le pouvoir
sur l’entité émettrice.
B21 Lorsque les facteurs énoncés au paragraphe B18 et les indicateurs énoncés aux paragraphes B19 et B20 sont pris
en considération avec les droits de l’investisseur, un poids plus important doit être accordé aux preuves du
pouvoir décrites au paragraphe B18.
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Droits substantiels
B22 Lorsqu’il évalue s’il a le pouvoir, l’investisseur tient seulement compte des droits substantiels relatifs à l’entité
émettrice (détenus par l’investisseur et des tiers). Pour qu’un droit soit substantiel, il faut que son détenteur ait la
capacité pratique de l’exercer.
B23 Pour déterminer si des droits sont substantiels, il faut exercer son jugement, en tenant compte de tous les faits et
circonstances. Parmi les facteurs à prendre en compte, il y a les suivants :
(a) l’existence d’obstacles économiques ou autres empêchant le ou les détenteurs d’exercer les droits. Voici
une liste non exhaustive d’exemples de tels obstacles :
(i) des pénalités et incitations financières qui empêcheraient (ou dissuaderaient) le détenteur d’exercer
ses droits,
(ii) un prix d’exercice ou de conversion créant une barrière financière qui empêcherait (ou dissuaderait)
le détenteur d’exercer ses droits,
(iii) des termes et conditions rendant peu probable l’exercice des droits, par exemple des conditions
limitant étroitement le moment où les droits peuvent être exercés,
(iv) l’absence d’un mécanisme explicite raisonnable, dans les statuts de l’entité émettrice ou dans les lois
ou la réglementation applicables, qui permettrait au détenteur d’exercer ses droits,
(v) l’incapacité du détenteur des droits d’obtenir l’information nécessaire pour exercer ses droits,
(vi) des obstacles ou incitations opérationnels qui empêcheraient (ou dissuaderaient) le détenteur
d’exercer ses droits (par exemple, l’absence d’autres gestionnaires voulant ou pouvant fournir des
services spécialisés ou fournir les services du gestionnaire en poste et acquérir les autres intérêts
détenus par celui-ci),
(vii) des exigences légales ou réglementaires qui empêchent le détenteur d’exercer ses droits (par
exemple l’interdiction faite à un investisseur étranger d’exercer ses droits) ;
(b) lorsque l’exercice des droits requiert l’accord de plusieurs parties, ou lorsque les droits sont détenus par
plusieurs parties, l’existence d’un mécanisme fournissant aux parties en cause la capacité pratique d’exercer
leurs droits collectivement s’ils en décident ainsi. L’absence d’un tel mécanisme indique que les droits ne sont
peut-être pas substantiels. Plus l’exercice des droits requiert l’accord d’un grand nombre de parties, moins il
est probable que ces droits soient substantiels. Cependant, un conseil d’administration constitué de membres
indépendants du décideur peut servir de mécanisme pour permettre à de nombreux investisseurs d’exercer
collectivement leurs droits. Par conséquent, des droits de révocation sont plus susceptibles d’être substantiels
s’ils peuvent être exercés par un conseil d’administration indépendant que si leur exercice nécessite
l’intervention individuelle d’un grand nombre d’investisseurs ;
(c) le fait que le ou les détenteurs des droits profiteraient de l’exercice de ceux-ci. Par exemple, le détenteur de
droits de vote potentiels dans une entité émettrice (voir paragraphes B47 à B50) doit prendre en
considération le prix d’exercice ou de conversion de l’instrument. Les termes et conditions des droits de
vote potentiels sont plus susceptibles d’être substantiels lorsque l’instrument est dans le cours ou lorsque,
pour d’autres raisons (par exemple la réalisation de synergies entre l’investisseur et l’entité émettrice),
l’investisseur profiterait de l’exercice ou de la conversion de l’instrument.
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B24 Pour être substantiels, il faut aussi que les droits puissent être exercés lorsque les décisions concernant la
direction des activités pertinentes doivent être prises. En règle générale, les droits doivent pouvoir être exercés
actuellement pour être substantiels, mais ce n’est pas toujours une condition sine qua non.
Exemples d’application
Exemple 3
L’entité émettrice tient chaque année une assemblée générale des actionnaires, au cours de laquelle sont prises
les décisions concernant la direction des activités pertinentes. La prochaine assemblée générale prévue aura lieu
dans huit mois. Cependant, des actionnaires qui détiennent individuellement ou collectivement au moins 5 %
des droits de vote peuvent convoquer une assemblée extraordinaire pour modifier les politiques en vigueur
concernant les activités pertinentes mais, du fait d’une obligation d’informer les autres actionnaires, l’assemblée
ne peut être tenue avant au moins 30 jours. Les politiques encadrant les activités pertinentes ne peuvent être
modifiées qu’à l’occasion d’une assemblée générale prévue ou d’une assemblée extraordinaire. Cela vaut
notamment pour l’approbation des ventes importantes d’actifs et pour l’acquisition ou la cession de placements
importants.
Le contexte qui précède s’applique aux exemples 3A à 3D ci-dessous. Chaque exemple est considéré isolément.
Exemple 3A
Un investisseur détient la majorité des droits de vote dans l’entité émettrice. Ses droits de vote sont substantiels
parce qu’il peut prendre les décisions concernant la direction des activités pertinentes lorsqu’elles doivent être
prises. Le fait qu’il y a un délai de 30 jours avant que l’investisseur puisse exercer ses droits de vote n’empêche
pas celui-ci d’avoir la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes à compter du moment où il acquiert sa
participation.
Exemple 3B
Un investisseur est partie à un contrat à terme de gré à gré portant sur l’acquisition de la majorité des actions de
l’entité émettrice. La date de règlement du contrat est dans 25 jours. Les actionnaires actuels ne peuvent
modifier les politiques existantes qui encadrent les activités pertinentes parce qu’une assemblée extraordinaire
ne peut être tenue avant au moins 30 jours et que le contrat aura alors été réglé. L’investisseur a donc des droits
essentiellement équivalents à ceux de l’actionnaire majoritaire dans l’exemple 3A ci-dessus (l’investisseur qui
détient le contrat à terme peut prendre les décisions concernant la direction des activités pertinentes lorsqu’elles
doivent être prises). Le contrat à terme de gré à gré est un droit substantiel qui confère à l’investisseur la
capacité actuelle de diriger les activités pertinentes même avant d’être réglé.
Exemple 3C
Un investisseur détient une option substantielle pour l’acquisition de la majorité des actions de l’entité
émettrice. L’option peut être exercée dans 25 jours, et elle est fortement dans le cours. La conclusion est la
même que pour l’exemple 3B.
Exemple 3D
Un investisseur est partie à un contrat à terme de gré à gré portant sur l’acquisition de la majorité des actions de
l’entité émettrice, et il ne détient pas d’autres droits connexes sur cette dernière. La date de règlement du contrat
est dans six mois. À l’inverse des exemples ci-dessus, l’investisseur n’a pas la capacité actuelle de diriger les
activités pertinentes. Ce sont les actionnaires actuels qui ont cette capacité, parce qu’ils peuvent modifier les
politiques existantes qui encadrent les activités pertinentes avant le règlement du contrat à terme.
B25 Les droits substantiels exerçables par d’autres parties peuvent empêcher un investisseur de contrôler l’entité
émettrice à laquelle ces droits se rattachent. Il n’est pas nécessaire que les détenteurs de tels droits aient la
capacité de déclencher le processus décisionnel. Dans la mesure où ils ne sont pas seulement des droits de
protection (voir paragraphes B26 à B28), les droits substantiels détenus par d’autres parties peuvent empêcher
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l’investisseur de contrôler l’entité émettrice même s’ils ne font que conférer à leurs détenteurs la capacité
actuelle d’approuver ou de bloquer des décisions ayant trait aux activités pertinentes.
Droits de protection
B26 Lorsqu’il évalue si des droits lui confèrent le pouvoir sur l’entité émettrice, l’investisseur doit déterminer si ses
droits, et ceux détenus par d’autres, sont des droits de protection. Les droits de protection ont trait à des
changements fondamentaux dans les activités de l’entité émettrice ou s’appliquent dans des circonstances
exceptionnelles. Cependant, les droits qui s’appliquent dans des circonstances exceptionnelles ou qui dépendent
de certains événements ne sont pas tous des droits de protection (voir paragraphes B13 et B53).
B27 Comme les droits de protection ont pour but de protéger les intérêts de leur détenteur, sans toutefois lui donner le
pouvoir sur l’entité émettrice à laquelle ces droits se rattachent, l’investisseur qui ne détient que des droits de
protection ne peut avoir le pouvoir sur l’entité émettrice ni empêcher une autre partie de l’avoir (voir paragraphe
14).
B28 Voici une liste non exhaustive d’exemples de droits de protection :
(a) le droit d’un prêteur d’empêcher l’emprunteur d’entreprendre des activités qui pourraient modifier de façon
importante le risque de crédit de l’emprunteur au détriment du prêteur ;
(b) le droit d’une partie qui détient une participation ne donnant pas le contrôle d’une entité émettrice
d’approuver des investissements plus importants que nécessaire dans le cadre de l’activité ordinaire, ou
d’approuver l’émission d’instruments de capitaux propres ou de titres de créance ;
(c) le droit d’un prêteur de saisir les biens de l’emprunteur si ce dernier ne respecte pas les conditions stipulées
pour le remboursement du prêt.
Franchises
B29 Un contrat de franchise en vertu duquel l’entité émettrice est le franchisé donne souvent au franchiseur des droits
destinés à protéger la marque de la franchise. Ce type de contrat donne habituellement au franchiseur certains
droits décisionnels à l’égard des activités du franchisé.
B30 En général, les droits du franchiseur ne limitent pas la capacité d’autres parties à prendre des décisions qui ont
une incidence importante sur les rendements du franchisé. Les droits conférés au franchiseur en vertu du contrat
de franchise ne lui donnent pas non plus nécessairement la capacité actuelle de diriger les activités qui ont une
incidence importante sur les rendements du franchisé.
B31 Il est nécessaire de faire la distinction entre la capacité actuelle de prendre des décisions qui ont une incidence
importante sur les rendements du franchisé et la capacité de prendre des décisions qui protègent la marque de la
franchise. Le franchiseur n’a pas le pouvoir sur le franchisé si d’autres parties ont des droits effectifs qui leur
confèrent la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes du franchisé.
B32 Lorsqu’il conclut le contrat de franchise, le franchisé prend la décision unilatérale d’exploiter son entreprise
conformément aux termes du contrat de franchise, mais pour son propre compte.
B33 Le contrôle sur des décisions aussi fondamentales que la forme juridique du franchisé et sa structure de
financement peut relever de parties autres que le franchiseur et avoir une incidence importante sur les rendements
du franchisé. Moins le niveau du soutien financier fourni par le franchiseur est élevé et moins ce dernier est
exposé à la variabilité des rendements du franchisé, plus il est probable que le franchiseur ne détient que des
droits de protection.
Droits de vote
B34 Il arrive souvent qu’un investisseur ait la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes, du fait de droits de
vote ou d’autres droits similaires. L’investisseur prend en considération les exigences de la présente section
(paragraphes B35 à B50) si les activités pertinentes de l’entité émettrice sont dirigées par le truchement des droits
de vote.
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(iii) plus il faut un nombre élevé de parties agissant de concert pour mettre l’investisseur en minorité,
plus ce dernier est susceptible de détenir des droits effectifs qui lui confèrent la capacité actuelle de
diriger les activités pertinentes ;
(b) les droits de vote potentiels détenus par l’investisseur, les autres détenteurs de droits de vote ou d’autres
parties (voir paragraphes B47 à B50) ;
(c) les droits découlant d’autres accords contractuels (voir paragraphe B40) ;
(d) les autres faits et circonstances, le cas échéant, qui indiquent que l’investisseur a, ou n’a pas, la capacité
actuelle de diriger les activités pertinentes au moment où les décisions doivent être prises, y compris les
résultats des votes lors des précédentes assemblées des actionnaires.
B43 Lorsque la direction des activités pertinentes est déterminée par un vote majoritaire et qu’un investisseur détient
considérablement plus de droits de vote que tout autre détenteur ou groupe organisé de détenteurs de droits de
vote, et que le reste de l’actionnariat est très dispersé, il peut être clair, après une simple prise en compte des
facteurs énumérés au paragraphe B42(a) à (c), que l’investisseur a le pouvoir sur l’entité émettrice.
Exemples d’application
Exemple 4
Un investisseur acquiert 48 % de droits de vote dans une entité émettrice. Le reste des droits de vote est détenu
par des milliers d’actionnaires, dont aucun n’en détient à lui seul plus de 1 %. Aucun des actionnaires n’a
conclu d’accord pour en consulter d’autres ou prendre des décisions collectives. Lorsqu’il a évalué la proportion
de droits de vote à acquérir, compte tenu de l’importance relative des autres participations, l’investisseur a
déterminé qu’une participation de 48 % serait suffisante pour lui donner le contrôle. Dans ce cas, à la lumière du
nombre absolu d’actions qu’il détient et de l’importance relative des autres participations, l’investisseur conclut
qu’il détient un bloc de droits de vote suffisamment dominant pour remplir le critère relatif au pouvoir sans
devoir tenir compte d’autres preuves du pouvoir.
Exemple 5
L’investisseur A détient 40 % des droits de vote dans une entité émettrice, et 12 autres investisseurs en
détiennent 5 % chacun. Une convention entre actionnaires lui confère le droit de nommer et de révoquer les
membres de la direction chargés de diriger les activités pertinentes, et de déterminer leur rémunération. Pour
modifier la convention, il faut les deux tiers des voix des actionnaires. Dans ce cas, l’investisseur A conclut que
le nombre absolu d’actions qu’il détient et l’importance relative des autres participations ne lui permettent pas à
eux seuls de déterminer de façon concluante si les droits qu’il détient sont suffisants pour lui conférer le
pouvoir. Cependant, l’investisseur A détermine que son droit contractuel de nommer et de révoquer les
membres de la direction et de déterminer leur rémunération est suffisant pour conclure qu’il a le pouvoir sur
l’entité émettrice. Le fait qu’il n’aurait pas exercé ce droit ou la probabilité qu’il l’exerce ne doivent pas être
pris en compte pour déterminer si l’investisseur A a le pouvoir.
B44 Dans d’autres cas, il peut être clair, après prise en compte des seuls facteurs énumérés au paragraphe B42(a) à
(c), que l’investisseur n’a pas le pouvoir.
Exemple d’application
Exemple 6
L’investisseur A détient 45 % des droits de vote dans une entité émettrice. Deux autres investisseurs en
détiennent chacun 26 %, le reste étant détenu par trois autres actionnaires à raison de 1 % chacun. Il n’existe pas
d’autre accord ayant une incidence sur la prise de décisions. Dans ce cas, l’importance du bloc de droits de vote
détenu par l’investisseur A et son importance relative par rapport aux autres participations permettent de
conclure que l’investisseur A n’a pas le pouvoir. Il suffirait en effet de la collaboration de deux autres
investisseurs pour l’empêcher de diriger les activités pertinentes de l’entité émettrice.
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B45 Cependant, il se peut que les seuls facteurs énumérés au paragraphe B42(a) à (c) ne soient pas concluants. Si,
après prise en considération de ces facteurs, l’investisseur ne sait pas s’il détient le pouvoir, il doit prendre en
compte d’autres faits et circonstances, par exemple la question de savoir si, au vu des résultats des votes lors des
précédentes assemblées des actionnaires, les autres actionnaires sont passifs. Cette démarche comprend
l’appréciation des facteurs énoncés au paragraphe B18 et des indicateurs énoncés aux paragraphes B19 et B20.
Moins l’investisseur détient de droits de vote, et moins il faut un nombre élevé de parties agissant de concert pour
le mettre en minorité, plus il faut s’appuyer sur les autres faits et circonstances pour évaluer si les droits de
l’investisseur sont suffisants pour lui conférer le pouvoir. Lorsque les faits et circonstances énoncés aux
paragraphes B18 à B20 sont pris en considération avec les droits de l’investisseur, un poids plus important doit
être accordé aux preuves du pouvoir décrites au paragraphe B18 qu’aux éléments indicatifs du pouvoir énoncés
aux paragraphes B19 et B20.
Exemples d’application
Exemple 7
Un investisseur détient 45 % des droits de vote dans une entité émettrice. Onze autres actionnaires en détiennent
chacun 5 %. Aucun des actionnaires n’a conclu d’accord contractuel prévoyant la consultation d’autres
actionnaires ou la prise de décisions collectives. Dans ce cas, le nombre absolu d’actions détenues par
l’investisseur et l’importance relative des autres participations ne permettent pas à eux seuls de déterminer de
façon concluante si l’investisseur détient suffisamment de droits pour avoir le pouvoir sur l’entité émettrice.
D’autres faits et circonstances susceptibles de fournir des preuves que l’investisseur détient ou non le pouvoir
doivent être pris en considération.
Exemple 8
Un investisseur détient 35 % des droits de vote dans une entité émettrice. Trois autres actionnaires en détiennent
chacun 5 %. Le reste des droits de vote est détenu par un grand nombre d’actionnaires, dont aucun n’en détient
à lui seul plus de 1 %. Aucun des actionnaires n’a conclu d’accord prévoyant la consultation d’autres
actionnaires ou la prise de décisions collectives. Pour être approuvées, les décisions concernant les activités
pertinentes de l’entité émettrice doivent obtenir la majorité des voix exprimées lors des assemblées générales
des actionnaires — 75 % des droits de vote ont été exercés lors des assemblées générales récentes. Dans ce cas,
la participation active des autres actionnaires aux récentes assemblées indique que l’investisseur n’a pas la
capacité pratique de diriger unilatéralement les activités pertinentes, même dans le cas où il l’aurait fait parce
qu’un nombre suffisant d’actionnaires ont voté de la même façon que lui.
B46 Si, après prise en compte des facteurs énumérés au paragraphe B42(a) à (d), il ne ressort pas clairement que
l’investisseur détient le pouvoir, l’investisseur ne contrôle pas l’entité émettrice.
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Exemples d’application
Exemple 9
L’investisseur A détient 70 % des droits de vote dans une entité émettrice. L’investisseur B en détient 30 %,
ainsi que l’option d’acquérir la moitié des droits de vote de l’investisseur A. L’option est exerçable au cours des
deux prochaines années à un prix fixe qui est fortement hors du cours (et on s’attend à ce qu’il le demeure
durant la période de deux ans). L’investisseur A exerce ses droits de vote et il dirige activement les activités
pertinentes de l’entité. En pareil cas, il est probable que l’investisseur A remplit le critère relatif au pouvoir, du
fait qu’il semble avoir la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes. Bien que l’investisseur B ait des
options actuellement exerçables lui permettant d’acheter des droits de vote supplémentaires (qui, si elles étaient
exercées, lui donneraient la majorité des droits de vote), les termes et conditions rattachés à ces options sont tels
que les options ne sont pas considérées comme des droits substantiels.
Exemple 10
L’investisseur A et deux autres investisseurs détiennent chacun un tiers des droits de vote dans une entité
émettrice. L’activité exercée par celle-ci est étroitement liée à l’investisseur A. En plus de ses instruments de
capitaux propres, l’investisseur A détient des titres de créance convertibles en actions ordinaires de l’entité
émettrice en tout temps, à un prix fixe qui est hors du cours (sans l’être fortement). S’il convertissait ses titres
de créance, l’investisseur A détiendrait 60 % des droits de vote dans l’entité émettrice, et il profiterait de la
réalisation de synergies. L’investisseur A détient le pouvoir sur l’entité émettrice parce qu’il détient des droits
de vote dans celle-ci ainsi que des droits de vote potentiels substantiels qui lui confèrent la capacité actuelle de
diriger les activités pertinentes.
Pouvoir lorsque les droits de vote ou autres droits similaires n’ont pas
d’incidence importante sur les rendements de l’entité émettrice
B51 Lorsqu’il évalue l’objet et la conception d’une entité émettrice (voir paragraphes B5 à B8), l’investisseur doit
prendre en considération les liens établis et les décisions prises lors de la création de l’entité émettrice dans le
cadre de la conception de celle-ci, et évaluer si les termes de l’opération et les caractéristiques des liens confèrent
à l’investisseur des droits suffisants pour lui donner le pouvoir. La participation à la conception de l’entité
émettrice ne suffit pas à elle seule à donner le contrôle à l’investisseur. Toutefois, elle peut indiquer que
l’investisseur a eu la possibilité d’obtenir des droits qui sont suffisants pour lui conférer le pouvoir sur l’entité
émettrice.
B52 De plus, l’investisseur doit prendre en compte les accords contractuels prévoyant par exemple des droits d’achat,
de vente ou de liquidation établis lors de la création de l’entité émettrice. Lorsque ces accords portent sur des
activités étroitement liées à l’entité émettrice, ces activités sont, en réalité, partie intégrante des activités
générales de l’entité émettrice, même si elles peuvent être menées à l’extérieur de son cadre juridique. Par
conséquent, les droits décisionnels explicites ou implicites qui sont incorporés dans des accords contractuels et
qui sont étroitement liés à l’entité émettrice doivent être considérés comme influant sur les activités pertinentes
lorsque l’investisseur détermine s’il a le pouvoir sur l’entité émettrice.
B53 Dans le cas de certaines entités émettrices, les activités pertinentes ont lieu seulement lorsque des circonstances
ou événements particuliers se produisent. L’entité émettrice peut être conçue de telle manière que la direction de
ses activités et ses rendements sont prédéterminés tant et aussi longtemps que ces circonstances ou événements
ne se produisent pas. Dans un tel cas, seules les décisions relatives aux activités de l’entité émettrice prises
lorsque ces circonstances ou événements se produisent peuvent avoir une incidence importante sur ses
rendements et donc constituer des activités pertinentes. Il n’est pas nécessaire que les circonstances ou
événements se soient produits pour que l’investisseur qui a la capacité de prendre ces décisions détienne le
pouvoir. Le fait que le droit de prendre des décisions dépend de ce que les circonstances ou événements se
produiront n’en fait pas en soi un droit de protection.
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Exemples d’application
Exemple 11
Une entité émettrice a, en vertu de ses statuts, une seule activité, qui consiste à acheter des créances et à en
assurer la gestion quotidienne pour le compte de ses investisseurs. La gestion quotidienne comprend
l’encaissement et la transmission sans transformation du principal et des intérêts aux échéances. En cas de
défaillance d’un débiteur, l’entité émettrice vend automatiquement la créance à un investisseur, conformément à
un accord de vente distinct qu’elle a conclu avec ce dernier. La seule activité pertinente est la gestion des
créances en cas de défaillance parce qu’il s’agit de la seule activité qui peut avoir une incidence importante sur
les rendements de l’entité émettrice. La gestion des créances avant qu’il y ait défaillance n’est pas une activité
pertinente parce qu’elle ne requiert pas la prise de décisions de fond susceptibles d’avoir une incidence
importante sur les rendements de l’entité émettrice — les activités antérieures à une défaillance sont
prédéterminées et se limitent à l’encaissement des sommes aux échéances et à la transmission de celles-ci aux
investisseurs. Par conséquent, seul le droit que détient l’investisseur de gérer les actifs en cas de défaillance
devrait être pris en compte lors de l’évaluation de l’ensemble des activités de l’entité émettrice qui ont une
incidence importante sur ses rendements. Dans cet exemple, la conception de l’entité émettrice fait en sorte que
l’investisseur détient le pouvoir décisionnel à l’égard des activités qui ont une incidence importante sur les
rendements dans les seules situations où ce pouvoir décisionnel est requis. Les termes de l’accord de vente sont
partie intégrante de la transaction globale et de la création de l’entité émettrice. Par conséquent, les termes de
l’accord de vente considérés de pair avec les statuts de l’entité émettrice mènent à la conclusion que
l’investisseur détient le pouvoir sur l’entité émettrice même s’il ne prend possession des créances qu’en cas de
défaillance et qu’il gère alors celles-ci à l’extérieur du cadre juridique de l’entité émettrice.
Exemple 12
Une entité émettrice a pour seuls actifs des créances. À l’examen de l’objet et de la conception de l’entité
émettrice, il ressort que la seule activité pertinente consiste à gérer les créances en cas de défaillance. La partie
qui a la capacité de gérer les créances en cas de défaillance détient le pouvoir sur l’entité émettrice,
indépendamment d’une défaillance de la part d’emprunteurs.
B54 Un investisseur peut avoir pris l’engagement explicite ou implicite de veiller à ce que l’exploitation d’une entité
émettrice se poursuive conformément à la conception de celle-ci. Un tel engagement peut accroître l’exposition
de l’investisseur à la variabilité des rendements, et donc sa motivation à obtenir des droits suffisants pour lui
conférer le pouvoir. Par conséquent, un engagement à veiller à ce que l’exploitation de l’entité émettrice soit
conforme à sa conception peut être un indicateur du fait que l’investisseur détient le pouvoir, mais il ne lui
confère pas à lui seul le pouvoir ni n’empêche une autre partie de détenir le pouvoir.
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(b) rémunération rattachée à la gestion d’actifs ou de passifs de l’entité émettrice, commissions et exposition au
risque de perte pour l’octroi de facilités de crédit ou de caisse, participation résiduelle dans l’actif et le
passif de l’entité émettrice en cas de liquidation de celle-ci, avantages fiscaux et accès à la liquidité future
dont bénéficie l’investisseur du fait de ses liens avec l’entité émettrice ;
(c) rendements dont ne peuvent bénéficier les autres détenteurs d’intérêts. Par exemple, l’investisseur pourrait
utiliser ses actifs en les conjuguant avec ceux de l’entité émettrice pour, entre autres, regrouper des
fonctions afin de réaliser des économies d’échelle, réduire des coûts, s’approvisionner en produits rares,
avoir accès à des connaissances exclusives ou limiter certaines activités ou l’utilisation de certains actifs de
l’entité émettrice en vue d’accroître la valeur des autres actifs de l’investisseur.
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La rémunération
B68 Plus grandes sont l’importance de la rémunération du décideur et la variabilité associée à celle-ci par rapport aux
rendements attendus des activités de l’entité émettrice, plus il est probable que le décideur agit pour son propre
compte.
B69 Pour déterminer s’il agit pour son propre compte ou à titre de mandataire, le décideur doit aussi se demander si
les conditions ci-dessous sont présentes :
(a) la rémunération du décideur est en rapport avec les services fournis ;
(b) l’accord de rémunération ne prévoit que des termes, conditions et montants habituels pour des accords qui
portent sur des services similaires exigeant un niveau de compétences similaires et qui sont négociés dans
des conditions normales de concurrence.
B70 Un décideur ne peut pas être un mandataire à moins que les conditions indiquées au paragraphe B69(a) et (b) ne
soient présentes. Toutefois, le fait que ces conditions sont remplies ne suffit pas en soi pour conclure que le
décideur est un mandataire.
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Exemples d’application
Exemple 13
Un décideur (gestionnaire de fonds) constitue, commercialise et gère un fonds réglementé dont les parts sont
négociées sur le marché, conformément à des paramètres définis étroitement dans le mandat de placement,
comme l’exigent les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Le fonds a été présenté aux investisseurs
comme un placement dans un portefeuille diversifié de titres de capitaux propres d’entités cotées. Dans le
respect des paramètres définis, le gestionnaire du fonds choisit à sa discrétion les actifs dans lesquels investir. Il
a fait un placement au pro rata de 10 % dans le fonds et reçoit pour ses services une commission fondée sur le
marché, correspondant à 1 % de la valeur liquidative du fonds. Les commissions sont en rapport avec les
services fournis. Le gestionnaire du fonds n’a pas l’obligation de financer les pertes au-delà de son placement de
10 %. Le fonds n’est pas tenu de constituer un conseil d’administration indépendant, et il ne l’a pas fait. Les
investisseurs n’ont pas de droits substantiels ayant une incidence sur le pouvoir décisionnel du gestionnaire du
fonds, mais ils peuvent obtenir le remboursement de leurs parts dans certaines limites établies par le fonds.
Bien qu’il exerce ses fonctions dans le respect des paramètres définis dans le mandat de placement et
conformément aux dispositions réglementaires, le gestionnaire du fonds a des droits décisionnels qui lui
confèrent la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes du fonds ; les investisseurs ne détiennent pas de
droits substantiels pouvant avoir une incidence sur le pouvoir décisionnel du gestionnaire du fonds. Celui-ci
reçoit pour ses services une commission fondée sur le marché qui est en rapport avec les services fournis, et il a
en outre fait un placement au prorata dans le fonds. Du fait de sa rémunération et de sa participation, le
gestionnaire du fonds est exposé à la variabilité des rendements générés par les activités du fonds, mais
l’exposition ainsi créée n’est pas d’une importance suffisante pour indiquer qu’il agit pour son propre compte.
Dans cet exemple, l’examen de l’exposition du gestionnaire du fonds à la variabilité des rendements du fonds,
combinée à son pouvoir décisionnel dans le respect de paramètres définis, indique que le gestionnaire du fonds
agit comme mandataire. Celui-ci en conclut donc qu’il ne contrôle pas le fonds.
Exemple 14
Un décideur constitue, commercialise et gère un fonds qui offre des possibilités de placement à un certain
nombre d’investisseurs. Le décideur (gestionnaire du fonds) doit prendre ses décisions dans les meilleurs intérêts
de tous les investisseurs et conformément aux accords régissant le fonds. Cela dit, le gestionnaire du fonds a un
vaste pouvoir discrétionnaire pour la prise de décisions. Il reçoit pour ses services une commission fondée sur le
marché, correspondant à 1 % de la valeur des actifs sous gestion et 20 % de tous les bénéfices du fonds si un
niveau déterminé de bénéfice est atteint. Les commissions sont en rapport avec les services fournis.
Bien qu’il doive prendre ses décisions dans les meilleurs intérêts de tous les investisseurs, le gestionnaire du fonds
a un vaste pouvoir décisionnel sur la direction des activités pertinentes du fonds. Il touche une commission fixe et
une commission de performance qui sont en rapport avec les services fournis. De plus, le mode de rémunération du
gestionnaire du fonds aligne ses intérêts sur ceux des autres investisseurs, soit l’augmentation de la valeur du fonds,
sans créer une exposition à la variabilité des rendements générés par les activités du fonds qui serait d’une
importance suffisante pour que la rémunération, considérée isolément, indique que le gestionnaire du fonds agit pour
son propre compte.
Le contexte et l’analyse qui précèdent s’appliquent aux exemples 14A à 14C ci-dessous. Chaque exemple est
considéré isolément.
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Exemples d’application
Exemple 14A
Le gestionnaire du fonds détient aussi un placement de 2 % dans le fonds, qui aligne ses intérêts sur ceux des
autres investisseurs. Il n’a pas l’obligation de financer les pertes au-delà de cette participation. Les investisseurs
peuvent le révoquer au moyen d’un vote à majorité simple, mais seulement en cas de manquement au contrat.
Le placement de 2 % du gestionnaire du fonds accroît son exposition à la variabilité des rendements générés par
les activités du fonds, sans créer une exposition qui serait d’une importance suffisante pour indiquer que le
gestionnaire du fonds agit pour son propre compte. Les droits de révocation que détiennent les autres investisseurs
sont considérés comme des droits de protection, parce qu’ils ne peuvent être exercés qu’en cas de manquement
au contrat. Dans cet exemple, bien que le gestionnaire du fonds ait un vaste pouvoir décisionnel et qu’il soit
exposé à la variabilité des rendements du fait de sa participation et de sa rémunération, son exposition indique
qu’il agit comme mandataire. Il en conclut donc qu’il ne contrôle pas le fonds.
Exemple 14B
Le gestionnaire du fonds détient un placement au prorata plus substantiel dans le fonds, mais il n’a pas
l’obligation de financer les pertes au-delà de celui-ci. Les investisseurs peuvent le révoquer au moyen d’un vote
à majorité simple, mais seulement en cas de manquement au contrat.
Dans cet exemple, les droits de révocation que détiennent les autres investisseurs sont considérés comme des
droits de protection, parce qu’ils ne peuvent être exercés qu’en cas de manquement au contrat. Bien que le
gestionnaire du fonds touche une commission fixe et une commission de performance qui sont en rapport avec
les services fournis, la combinaison de sa participation et de sa rémunération pourrait créer une exposition à la
variabilité des rendements générés par les activités du fonds d’une importance suffisante pour indiquer qu’il agit
pour son propre compte. Plus grandes sont l’importance de ses intérêts économiques et la variabilité associée à
ceux-ci (compte tenu de l’ensemble de sa rémunération et de ses autres intérêts), plus le gestionnaire du fonds
accordera d’importance à ces intérêts économiques pour son analyse, et plus il est probable qu’il agit pour son
propre compte.
Ainsi, après prise en compte de sa rémunération et des autres facteurs, le gestionnaire du fonds pourrait
considérer qu’une participation de 20 % est suffisante pour conclure qu’il détient le contrôle. Toutefois, dans
d’autres circonstances (à savoir si sa rémunération ou d’autres facteurs sont différents), le contrôle peut découler
d’un niveau de participation différent.
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Exemples d’application
Exemple 14C
Le gestionnaire du fonds détient un placement au prorata de 20 % dans le fonds, mais il n’a pas l’obligation de
financer les pertes au-delà de celui-ci. Le fonds a un conseil d’administration, dont tous les membres sont
indépendants du gestionnaire du fonds et nommés par les autres investisseurs. Le gestionnaire du fonds est
nommé par le conseil pour un mandat d’un an. Si le conseil décide de ne pas renouveler le contrat du
gestionnaire du fonds, les services fournis par ce dernier pourraient l’être par d’autres gestionnaires du même
secteur d’activité.
Bien que le gestionnaire du fonds touche une commission fixe et une commission de performance qui sont en
rapport avec les services fournis, la combinaison de sa participation de 20 % et de sa rémunération crée une
exposition à la variabilité des rendements générés par les activités du fonds d’une importance suffisante pour
indiquer qu’il agit pour son propre compte. Toutefois, les investisseurs détiennent des droits substantiels leur
permettant de le révoquer : le conseil d’administration leur procure un mécanisme faisant en sorte qu’ils peuvent
révoquer le gestionnaire du fonds s’ils le désirent.
Dans cet exemple, le gestionnaire du fonds accorde une plus grande importance aux droits de révocation
substantiels aux fins de son analyse. Ainsi, bien que le gestionnaire du fonds ait un vaste pouvoir décisionnel et
qu’il soit exposé à la variabilité des rendements du fonds du fait de sa rémunération et de sa participation, les
droits substantiels détenus par les autres investisseurs indiquent qu’il agit comme mandataire. Il en conclut donc
qu’il ne contrôle pas le fonds.
Exemple 15
Une entité émettrice est créée en vue de l’achat d’un portefeuille de titres à taux fixe adossés à des actifs, financé
au moyen de titres de créances à taux fixe et d’instruments de capitaux propres. Les instruments de capitaux
propres sont conçus pour protéger les détenteurs des titres de créance (les créanciers) contre les premières pertes
et permettre aux détenteurs des instruments de capitaux propres de recevoir les rendements résiduels de l’entité
émettrice. L’opération a été présentée aux créanciers potentiels comme un placement dans un portefeuille de
titres adossés à des actifs, avec exposition au risque de crédit associé à la défaillance possible des émetteurs des
titres détenus dans le portefeuille et au risque de taux d’intérêt associé à la gestion du portefeuille. Au moment
de la formation de l’entité émettrice, les instruments de capitaux propres représentent 10 % de la valeur des
actifs acquis. Un décideur (le gestionnaire des actifs) gère le portefeuille actif en prenant des décisions de
placement dans le respect des paramètres définis dans le prospectus de l’entité émettrice. Pour ses services, il
reçoit une commission fixe fondée sur le marché (1 % des actifs sous gestion) et une commission de performance
(10 % du bénéfice) si le bénéfice excède un niveau déterminé. Les commissions sont en rapport avec les services
fournis. Le gestionnaire des actifs détient 35 % des capitaux propres de l’entité émettrice. La tranche de 65 % des
capitaux propres restants, ainsi que tous les titres de créance, sont détenus par un grand nombre de tiers
investisseurs non liés et très dispersés. Le gestionnaire des actifs peut être révoqué, sans motif, sur décision à la
majorité simple des autres investisseurs.
Le gestionnaire des actifs touche une commission fixe et une commission de performance qui sont en rapport avec
les services fournis. De plus, le mode de rémunération du gestionnaire des actifs aligne ses intérêts sur ceux des
autres investisseurs, soit l’augmentation de la valeur du portefeuille. Le gestionnaire des actifs est exposé à la
variabilité des rendements générés par les activités du portefeuille du fait qu’il détient 35 % des capitaux propres
et du fait de sa rémunération.
Bien qu’il exerce ses fonctions dans le respect des paramètres définis dans le prospectus de l’entité émettrice, le
gestionnaire des actifs a la capacité actuelle de prendre des décisions de placement qui ont une incidence
importante sur les rendements de l’entité émettrice ; les droits de révocation détenus par les autres investisseurs
reçoivent une pondération moindre dans l’analyse, car ils sont détenus par un grand nombre d’investisseurs très
dispersés. Dans cet exemple, le gestionnaire des actifs accorde une plus grande importance à son exposition à la
variabilité des rendements du portefeuille qui découle de sa participation, laquelle est subordonnée aux titres de
créance. L’exposition aux premières pertes et les droits résiduels sur les rendements de l’entité émettrice qui
découlent de la participation de 35% sont d’une importance suffisante pour indiquer que le gestionnaire des
actifs agit pour son propre compte. Il en conclut donc qu’il contrôle l’entité émettrice.
24 © IFRS Foundation
IFRS 10
Exemples d’application
Exemple 16
Un décideur (le promoteur) parraine un fonds multicédants (le conduit) qui émet des titres de créance à court
terme au bénéfice de tiers investisseurs non liés. L’opération a été présentée aux investisseurs potentiels comme
un placement dans un portefeuille d’actifs à moyen terme hautement cotés, avec exposition minimale au risque
de crédit associé à la défaillance possible des émetteurs des actifs du portefeuille. Divers cédants vendent des
portefeuilles d’actifs à moyen terme de première catégorie au conduit. Chacun gère le portefeuille d’actifs qu’il
vend au conduit ainsi que les créances en cas de défaillance, en retour d’une commission de gestion fondée sur le
marché. Chaque cédant fournit également une protection contre les premières pertes pour les créances
irrécouvrables de son portefeuille d’actifs par un surdimensionnement des actifs cédés au conduit. Le promoteur
établit les termes du conduit et en gère les activités en retour d’une commission fondée sur le marché. La
commission est en rapport avec les services fournis. Le promoteur approuve les vendeurs autorisés à vendre au
conduit et les actifs qui seront achetés par celui-ci, et prend les décisions concernant le financement du conduit.
Il doit agir dans les meilleurs intérêts de tous les investisseurs.
Le promoteur a droit à tout rendement résiduel du conduit, auquel il fournit par ailleurs un rehaussement de
crédit et des facilités de caisse. Le rehaussement de crédit absorbe les pertes à hauteur de 5 % de l’ensemble des
actifs du conduit, après que les cédants ont assumé les premières pertes. Il n’y a pas de facilités de caisse pour
les actifs défaillants. Les investisseurs ne détiennent pas de droits substantiels susceptibles d’avoir une incidence
sur le pouvoir décisionnel du promoteur.
Bien que le promoteur reçoive pour ses services une commission fondée sur le marché qui est en rapport avec les
services fournis, il est exposé à la variabilité des rendements générés par les activités du conduit parce qu’il a des
droits sur les rendements résiduels du conduit et qu’il fournit un rehaussement de crédit et des facilités de caisse
(le conduit est exposé au risque de liquidité du fait de l’utilisation de titres de créance à court terme pour
financer des actifs à moyen terme). Bien que chacun des cédants détienne des droits décisionnels qui ont une
incidence sur la valeur des actifs du conduit, le promoteur possède un vaste pouvoir décisionnel qui lui confère
la capacité actuelle de diriger les activités qui ont l’incidence la plus importante sur les rendements du conduit
(en l’occurrence, le promoteur a établi les termes du conduit, et il a le droit de prendre des décisions au sujet des
actifs (approbation des actifs achetés et de ceux qui les cèdent) et du financement du conduit (pour lequel il faut
régulièrement trouver du nouveau financement)). Le droit aux rendements résiduels du conduit et la fourniture
d’un rehaussement de crédit et de facilités de caisse font que l’exposition du promoteur à la variabilité des
rendements générés par les activités du conduit diffère de celle des autres investisseurs. Par conséquent, cette
exposition indique que le promoteur agit pour son propre compte, et celui-ci en conclut donc qu’il contrôle le
conduit. L’obligation qu’il a d’agir dans les meilleurs intérêts de tous les investisseurs ne l’empêche pas d’agir
pour son propre compte.
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IFRS 10
un droit d’approbation préalable et que ce droit est fondé sur des termes dont ont mutuellement convenu des
parties indépendantes consentantes) ;
(d) une partie incapable de financer ses activités sans un soutien financier subordonné de l’investisseur ;
(e) une entité émettrice dont la majorité des membres de l’organe de direction ou les principaux dirigeants sont
les mêmes que ceux de l’investisseur ;
(f) une partie qui a une relation d’affaires étroite avec l’investisseur, telle que la relation entre un prestataire de
services professionnels et un de ses clients importants.
Évaluation permanente
B80 L’investisseur doit réévaluer s’il contrôle l’entité émettrice lorsque les faits et circonstances indiquent qu’un ou
plusieurs des trois éléments du contrôle énumérés au paragraphe 7 ont changé.
B81 En cas de changement dans la manière dont le pouvoir sur l’entité émettrice peut être exercé, l’investisseur doit
en tenir compte dans sa façon d’évaluer son pouvoir sur celle-ci. Ainsi, des changements apportés aux droits
décisionnels peuvent signifier que les activités pertinentes ne sont plus dirigées par le truchement des droits de
vote, et que d’autres accords, par exemple des contrats, donnent à une ou plusieurs autres parties la capacité
actuelle de diriger les activités pertinentes.
B82 Un investisseur peut acquérir ou perdre le pouvoir sur une entité émettrice par suite d’un événement auquel il n’a
pas pris part. Par exemple, l’investisseur peut acquérir le pouvoir sur l’entité émettrice parce que des droits
décisionnels détenus par une ou plusieurs autres parties qui l’empêchaient auparavant de contrôler l’entité
émettrice sont échus.
B83 L’investisseur examine aussi les changements qui ont une incidence sur l’exposition ou les droits à des
rendements variables qu’il a en raison de ses liens avec l’entité émettrice. Ainsi, un investisseur qui détient le
pouvoir sur une entité émettrice peut perdre le contrôle de cette dernière s’il cesse d’avoir le droit de recevoir des
rendements ou s’il cesse d’être exposé à des obligations, parce qu’alors il ne satisfait plus au critère du
paragraphe 7(b) (par exemple dans le cas où il est mis fin à un contrat lui donnant droit de recevoir des
commissions de performance).
B84 L’investisseur doit se demander si son évaluation quant au fait qu’il agit pour son propre compte ou comme
mandataire est toujours valable. Des changements intervenus dans la relation globale entre l’investisseur et les
autres parties peuvent faire en sorte que l’investisseur n’agit plus comme mandataire alors qu’il agissait comme
tel auparavant, ou vice versa. Par exemple, si les droits de l’investisseur ou ceux d’autres parties sont modifiés,
l’investisseur doit se demander s’il continue d’agir pour son propre compte ou comme mandataire, selon le cas.
B85 L’investisseur ne modifie pas l’évaluation initiale faite pour déterminer s’il détient le contrôle ou s’il agit pour
son propre compte ou comme mandataire du seul fait d’un changement des conditions de marché (par exemple
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IFRS 10
un changement des rendements de l’entité émettrice attribuable aux conditions de marché), à moins qu’un tel
changement ne modifie sa situation concernant au moins l’un des trois éléments du contrôle énoncés au
paragraphe 7 ou la relation globale entre un mandant et un mandataire.
Objet de l’entité
B85B La définition d’entité d’investissement exige que celle-ci ait pour objet d’investir dans le seul but de réaliser des
plus-values en capital et/ou des revenus d’investissement (comme des dividendes, des intérêts ou des revenus
locatifs). On peut généralement trouver une indication de l’objet de l’entité d’investissement dans les documents
qui énoncent ses objectifs d’investissement, dont son mémorandum (sa notice) d’offre, les publications qu’elle
diffuse et ses autres documents sociaux. La façon dont l’entité se présente à des tiers (tels que des investisseurs
éventuels ou des entités émettrices dans lesquelles elle pourrait investir) peut aussi fournir une indication de son
objet ; par exemple, une entité peut se présenter comme offrant des possibilités d’investissement à moyen terme
pour la réalisation de plus-values en capital. En revanche, l’objet d’une entité qui se présente comme un
investisseur dont l’objectif est de développer, produire ou commercialiser des produits conjointement avec les
entités émettrices dans lesquelles il investit ne correspond pas à l’objet d’une entité d’investissement, puisque
l’entité tirera des rendements des activités de développement, de production ou de commercialisation en plus
des rendements de ses investissements (voir paragraphe B85I).
B85C Une entité d’investissement peut fournir à des tiers de même qu’à ses investisseurs, directement ou par
l’intermédiaire d’une filiale, des services liés à l’investissement (par exemple, services-conseils en
investissement, gestion de portefeuille, soutien et services administratifs liés à l’investissement) quelle que soit
l’importance de ces activités pour l’entité.
B85D Une entité d’investissement peut également exercer, directement ou par l’intermédiaire d’une filiale, les activités
suivantes liées à l’investissement, si ces activités visent à maximiser le rendement de ses investissements
(plus-values en capital ou revenus d’investissement) dans des entités émettrices et qu’elles ne constituent pas
des activités commerciales distinctes importantes ou une source de revenus distincte importante pour l’entité
d’investissement :
(a) fourniture de services de gestion et de conseils stratégiques à une entité émettrice ;
(b) fourniture d’un soutien financier à une entité émettrice, par exemple un prêt, un engagement en capital
ou un cautionnement.
B85E Si l’entité d’investissement a une filiale qui offre des services ou des activités liés à l’investissement, comme
ceux décrits aux paragraphes B85C et B85D, à l’entité elle-même ou à d’autres parties, elle doit consolider cette
filiale selon le paragraphe 32.
Stratégies de sortie
B85F Les plans d’investissement d’une entité fournissent eux aussi une indication de son objet. L’entité
d’investissement se distingue des autres entités notamment par le fait qu’elle ne prévoit pas détenir indéfiniment
ses investissements ; elle les détient pour une durée limitée. Comme les investissements en titres de capitaux
propres et les investissements en actifs non financiers sont susceptibles d’être détenus indéfiniment, l’entité
d’investissement doit avoir une stratégie de sortie documentant la façon dont elle prévoit réaliser des plus-values
en capital pour la quasi-totalité de ses investissements en titres de capitaux propres et de ses investissements en
actifs non financiers. Elle doit également avoir une stratégie de sortie pour ses investissements en instruments de
dette susceptibles d’être détenus indéfiniment, par exemple les instruments de dette perpétuelle. L’entité n’est
pas tenue de documenter la stratégie de sortie particulière qu’elle adoptera pour chacun de ses investissements,
mais elle doit identifier différentes stratégies de sortie potentielles pour ses différents types d’investissements ou
portefeuilles d’investissements, y compris un horizon temporel réaliste pour se départir des investissements. Les
mécanismes de sortie établis uniquement pour les cas de défaillance, par exemple une rupture de contrat ou une
non-exécution, ne sont pas considérés comme des stratégies de sortie aux fins du présent paragraphe.
B85G Les stratégies de sortie peuvent varier selon le type d’investissement. Pour les investissements en titres de
capitaux propres d’entités non cotées, des exemples de stratégies de sortie sont un premier appel public à
l’épargne, un placement privé, la vente de l’entreprise à une autre entreprise, les distributions (aux investisseurs)
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IFRS 10
de droits de propriété dans des entités émettrices et les ventes d’actifs (y compris la vente des actifs d’une entité
émettrice, suivie de la liquidation de celle-ci). Pour les investissements en titres de capitaux propres négociés sur
un marché organisé, les stratégies de sortie comprennent notamment la vente des titres dans le cadre d’un
placement privé ou sur un marché organisé. Pour les investissements immobiliers, un exemple de stratégie de
sortie consiste en la vente des biens immobiliers par l’intermédiaire de courtiers spécialisés en immeubles ou sur
le marché libre.
B85H Une entité d’investissement peut détenir un investissement dans une autre entité d’investissement créée
concurremment avec elle pour des raisons légales, réglementaires ou fiscales ou pour d’autres raisons d’affaires.
Dans ce cas, l’entité d’investissement qui est l’investisseur n’est pas tenue d’avoir une stratégie de sortie pour
son investissement dans l’entité d’investissement émettrice, à condition que cette dernière ait des stratégies de
sortie appropriées pour ses propres investissements.
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IFRS 10
(a) fournit à ses investisseurs des informations en juste valeur et évalue la quasi-totalité de ses
investissements à la juste valeur dans ses états financiers dans tous les cas où les IFRS imposent ou
permettent l’évaluation à la juste valeur ;
(b) communique en interne des informations en juste valeur à ses principaux dirigeants (au sens
d’IAS 24), lesquels utilisent la juste valeur comme principal critère d’évaluation pour apprécier la
performance de la quasi-totalité des investissements de l’entité et pour prendre des décisions
d’investissement.
B85L Pour satisfaire à l’exigence du paragraphe B85K(a), l’entité d’investissement :
(a) choisit de comptabiliser tous ses immeubles de placement, selon le modèle de la juste valeur décrit
dans IAS 40 Immeubles de placement ;
(b) choisit de se prévaloir de l’exemption d’application de la méthode de la mise en équivalence prévue
dans IAS 28 pour ses participations dans des entreprises associées et des coentreprises ;
(c) évalue ses actifs financiers à la juste valeur selon les dispositions d’IFRS 9.
B85M L’entité d’investissement peut avoir certains actifs qui ne sont pas des investissements, par exemple un
immeuble lui servant de siège social et le matériel connexe, et peut aussi avoir des passifs financiers. Le critère
de l’évaluation à la juste valeur énoncé au paragraphe 27(c) de la définition d’entité d’investissement s’applique
aux investissements de l’entité d’investissement. Par conséquent, l’entité d’investissement n’est pas tenue
d’évaluer à la juste valeur ses passifs ou ses actifs qui ne sont pas des investissements.
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IFRS 10
(a) l’entité a lancé un premier appel public à l’épargne, qui est toujours en cours, et elle cherche
activement des investisseurs appropriés ;
(b) l’entité n’a pas encore identifié d’investisseurs appropriés pour remplacer ceux qui ont obtenu le
remboursement de leurs parts ;
(c) l’entité est en cours de liquidation.
Droits de propriété
B85V Une entité d’investissement est généralement, mais n’est pas tenue d’être, une entité juridique distincte. Les
droits de propriété dans une entité d’investissement prennent habituellement la forme de titres de capitaux
propres ou de titres similaires (par exemple, des parts sociales), auxquels correspond une quote-part de l’actif
net de l’entité d’investissement. Toutefois, le fait que l’entité ait différentes catégories d’investisseurs et que les
droits de certaines soient limités à des investissements ou portefeuilles d’investissements particuliers, ou que la
quote-part de l’actif net diffère pour chacune, n’empêche pas l’entité de constituer une entité d’investissement.
B85W Par ailleurs, une entité dans laquelle les droits de propriété sont représentés de manière importante par des titres
de créance qui, selon les autres IFRS applicables, ne répondent pas à la définition de titres de capitaux propres,
peut néanmoins constituer une entité d’investissement, à condition que les porteurs des titres de créance soient
exposés à des rendements qui varient en fonction de la variation de la juste valeur de l’actif net de l’entité.
Exigences comptables
Procédures de consolidation
B86 L’établissement d’états financiers consolidés consiste à :
(a) combiner les postes semblables d’actifs, de passifs, de capitaux propres, de produits, de charges et de flux
de trésorerie de la société mère et de ses filiales ;
(b) compenser (éliminer) la valeur comptable de la participation de la société mère dans chaque filiale et la part
de la société mère dans les capitaux propres de chaque filiale (la comptabilisation du goodwill
correspondant est expliquée dans IFRS 3) ;
(c) éliminer complètement les actifs et les passifs, les capitaux propres, les produits, les charges et les flux de
trésorerie intragroupe qui ont trait à des transactions entre entités du groupe (il faut également éliminer
complètement les profits ou les pertes découlant de transactions intragroupe qui sont comptabilisés dans des
actifs tels que les stocks et les immobilisations corporelles). Des pertes intragroupe peuvent indiquer une
dépréciation nécessitant une comptabilisation dans les états financiers consolidés. IAS 12 Impôts sur le
résultat s’applique aux différences temporaires résultant de l’élimination des profits et des pertes sur
transactions intragroupe.
30 © IFRS Foundation
IFRS 10
Évaluation
B88 L’entité inclut les produits et les charges d’une filiale dans les états financiers consolidés à compter de la date où
elle acquiert le contrôle de la filiale et jusqu’à la date où elle cesse de contrôler celle-ci. Les produits et les
charges de la filiale sont établis en fonction des montants des actifs et des passifs comptabilisés dans les états
financiers consolidés à la date d’acquisition. Par exemple, la charge d’amortissement comptabilisée dans l’état
consolidé du résultat global après la date d’acquisition est fondée sur les justes valeurs des actifs amortissables
comptabilisés dans les états financiers consolidés à la date d’acquisition.
Date de clôture
B92 La date de clôture des états financiers de la société mère et de ses filiales utilisés pour la préparation des états
financiers consolidés doit être la même. Lorsque la date de clôture de la société mère et celle d’une filiale sont
différentes, la filiale prépare, pour les besoins de la consolidation, des informations financières supplémentaires
en date des états financiers de la société mère pour permettre à cette dernière de consolider l’information
financière de la filiale, à moins que ce ne soit impraticable.
B93 S’il est impraticable pour la filiale de préparer les informations financières supplémentaires, la société mère doit
consolider l’information financière présentée dans les états financiers les plus récents de la filiale, ajustés pour
prendre en compte l’effet des transactions ou événements importants qui se sont produits entre la date des états
financiers de la filiale et celle des états financiers consolidés. L’intervalle entre ces deux dates ne doit en aucun
cas excéder trois mois, et la durée des périodes de présentation de l’information financière ainsi que l’intervalle
entre les dates de clôture doivent demeurer les mêmes d’une période à l’autre.
© IFRS Foundation 31
IFRS 10
Perte du contrôle
B97 Une société mère peut perdre le contrôle d’une filiale par suite de plusieurs accords (transactions). Cependant,
dans certains cas, les circonstances indiquent qu’il y a lieu de comptabiliser les accords multiples comme une
seule et même transaction. Pour déterminer si elle comptabilise les accords comme une transaction unique, la
société mère doit considérer l’ensemble des termes et conditions des accords ainsi que leurs effets économiques.
La présence d’au moins un des facteurs suivants constitue une indication que la société mère devrait
comptabiliser les accords multiples comme une transaction unique :
(a) les accords sont conclus simultanément ou en considération l’un de l’autre ;
(b) ils constituent une transaction unique destinée à produire un résultat commercial global ;
(c) la conclusion d’un accord est subordonnée à celle d’au moins un autre accord ;
(d) un accord n’est pas justifié sur le plan économique s’il est considéré isolément, alors qu’il le devient dans le
contexte des autres accords. Une cession d’actions à un prix inférieur au cours du marché compensée par
une cession ultérieure à un prix supérieur au cours du marché constitue un exemple d’une telle situation.
B98 Si la société mère perd le contrôle d’une filiale, elle doit :
(a) décomptabiliser :
(i) les actifs (y compris le goodwill, le cas échéant) et les passifs de la filiale à leur valeur comptable à
la date de la perte du contrôle,
(ii) la valeur comptable, à la date de la perte du contrôle, des participations ne donnant pas le contrôle
détenues le cas échéant dans l’ancienne filiale (ainsi que les composantes des autres éléments du
résultat global qui leur sont attribuables) ;
(b) comptabiliser :
(i) la juste valeur de la contrepartie reçue, le cas échéant, par suite de la transaction, de l’événement ou
des circonstances ayant entraîné la perte du contrôle,
(ii) la distribution des actions de la filiale aux propriétaires en leur qualité de propriétaires, si la
transaction, l’événement ou les circonstances ayant entraîné la perte du contrôle donne lieu à une
telle distribution,
(iii) la participation conservée dans l’ancienne filiale, le cas échéant, à sa juste valeur à la date de la
perte du contrôle ;
(c) reclasser en résultat net, ou virer directement aux résultats non distribués lorsque d’autres IFRS l’imposent,
les montants comptabilisés dans les autres éléments du résultat global au titre de la filiale selon les
modalités décrites au paragraphe B99 ;
(d) comptabiliser en résultat net, à titre de profit ou de perte attribuable à la société mère, tout écart restant.
B99 Si la société mère perd le contrôle d’une filiale, elle doit comptabiliser tous les montants comptabilisés jusque-là
dans les autres éléments du résultat global au titre de cette filiale selon les mêmes modalités que si elle avait
directement sorti les actifs ou passifs correspondants. Donc, dans le cas où un profit ou une perte comptabilisé
antérieurement dans les autres éléments du résultat global serait reclassé en résultat net lors de la sortie des actifs
ou des passifs correspondants, la société mère doit reclasser en résultat net le profit ou la perte comptabilisé
jusque-là dans les capitaux propres (sous forme d’un ajustement de reclassement) lorsqu’elle perd le contrôle de
la filiale. Dans le cas où un écart de réévaluation comptabilisé antérieurement dans les autres éléments du résultat
global serait viré directement aux résultats non distribués lors de la sortie de l’actif, la société mère doit virer
l’écart de réévaluation directement aux résultats non distribués lorsqu’elle perd le contrôle de la filiale.
32 © IFRS Foundation
IFRS 10
B101 L’entité qui devient une entité d’investissement doit cesser de consolider ses filiales à la date du changement de
statut, à l’exception des filiales qu’elle doit continuer de consolider selon le paragraphe 32. L’entité
d’investissement doit appliquer les dispositions des paragraphes 25 et 26 aux filiales qu’elle cesse de consolider,
comme si elle en avait perdu le contrôle à la date du changement de statut.
© IFRS Foundation 33
IFRS 10
Annexe C
Date d’entrée en vigueur et dispositions transitoires
La présente annexe fait partie intégrante de la norme et fait autorité au même titre que les autres parties de la norme.
Dispositions transitoires
C2 L’entité doit appliquer la présente norme de façon rétrospective selon IAS 8 Méthodes comptables, changements
d’estimations comptables et erreurs, sauf dans les cas visés par les paragraphes C2A à C6.
C2A Nonobstant les dispositions du paragraphe 28 d’IAS 8, lors de la première application de la présente norme, et
lors de la première application, si elle est ultérieure, des modifications de la présente norme introduites par
Entités d’investissement, l’entité n’est tenue que de présenter les informations quantitatives imposées par le
paragraphe 28(f) d’IAS 8 pour l’exercice qui précède immédiatement la date de première application de la
présente norme (« l’exercice qui précède immédiatement »). L’entité peut également présenter ces informations
pour la période considérée ou pour des périodes comparatives antérieures, mais n’est pas tenue de le faire.
C2B Aux fins de la présente norme, la date de première application est la date d’ouverture de l’exercice pour lequel
l’entité applique la présente norme pour la première fois.
C3 À la date de première application, l’entité n’est pas tenue d’apporter des ajustements au traitement comptable
antérieur de ses liens avec :
(a) les entités qui seraient consolidées à cette date selon IAS 27 États financiers consolidés et individuels et
SIC-12 Consolidation — Entités ad hoc et qui, selon la présente norme, sont encore consolidées ;
(b) les entités qui ne seraient pas consolidées à cette date selon IAS 27 et SIC-12 et qui, selon la présente
norme, ne sont pas consolidées.
C3A À la date de première application, l’entité doit déterminer si elle est une entité d’investissement en se basant sur
les faits et circonstances qui existent à cette date. Si, à la date de première application, l’entité conclut qu’elle est
une entité d’investissement, elle doit appliquer les dispositions des paragraphes C3B à C3F au lieu de celles des
paragraphes C5 et C5A.
C3B Sous réserve des filiales consolidées conformément au paragraphe 32 (auxquelles s’appliquent les
paragraphes C3 et C6 ou les paragraphes C4 à C4C, selon le cas), l’entité d’investissement doit évaluer sa
participation dans chaque filiale à la juste valeur par le biais du résultat net comme si les dispositions de la
présente norme avaient toujours été en vigueur. L’entité d’investissement doit ajuster de manière rétrospective
l’exercice qui précède immédiatement la date de première application et les capitaux propres d’ouverture de
l’exercice qui précède immédiatement, pour tenir compte de tout écart entre :
(a) la valeur comptable antérieure de la filiale ; et
(b) la juste valeur de sa participation dans la filiale.
34 © IFRS Foundation
IFRS 10
Le montant cumulé des ajustements de la juste valeur comptabilisés jusque-là dans les autres éléments du résultat
global doit être transféré dans les résultats non distribués à l’ouverture de l’exercice qui précède immédiatement
la date de première application.
C3C Avant la date d’adoption d’IFRS 13 Évaluation de la juste valeur, l’entité d’investissement doit utiliser le
montant de la juste valeur auparavant communiqué aux investisseurs ou à la direction, si ce montant représente le
montant pour lequel la participation aurait pu être échangée entre des parties bien informées et consentantes dans
le cadre d’une transaction effectuée dans des conditions de concurrence normale à la date de son évaluation.
C3D S’il est impraticable (au sens d’IAS 8) d’évaluer sa participation dans une filiale selon les paragraphes C3B et
C3C, l’entité d’investissement doit appliquer les dispositions de la présente norme à la date d’ouverture de la
première période pour laquelle l’application des paragraphes C3B et C3C est praticable, qui peut être la période
considérée. L’investisseur doit ajuster de manière rétrospective l’exercice qui précède immédiatement la date de
première application, à moins que la date d’ouverture de la première période pour laquelle l’application du
présent paragraphe est praticable soit la date d’ouverture de la période considérée, auquel cas l’ajustement des
capitaux propres doit être comptabilisé à l’ouverture de la période considérée.
C3E Si l’entité d’investissement a cédé une participation dans une filiale ou a perdu le contrôle d’une filiale avant la
date de première application de la présente norme, elle n’est pas tenue d’apporter des ajustements au traitement
comptable antérieur de cette filiale.
C3F Si la période pour laquelle l’entité applique pour la première fois les modifications introduites par Entités
d’investissement est postérieure à la période pour laquelle elle applique IFRS 10 pour la première fois, les
références à la « date de première application » aux paragraphes C3A à C3E doivent s’interpréter comme des
références à la « date d’ouverture de l’exercice pour lequel les modifications introduites en octobre 2012 par
Entités d’investissement (modifications d’IFRS 10, d’IFRS 12 et d’IAS 27) sont appliquées pour la première
fois ».
C4 Si, à la date de première application, un investisseur conclut qu’il doit faire entrer dans le périmètre des états
financiers consolidés une entité émettrice qui n’en faisait pas partie selon IAS 27 et SIC-12, l’investisseur doit :
(a) si l’entité émettrice est une entreprise (selon la définition d’IFRS 3 Regroupements d’entreprises), évaluer
les actifs et les passifs de l’entité émettrice non consolidée antérieurement, ainsi que les participations ne
donnant pas le contrôle détenues dans celle-ci, comme si cette entité avait été consolidée (et que la méthode
de l’acquisition avait donc été appliquée conformément à IFRS 3) à compter de la date où l’investisseur en
a obtenu le contrôle selon les dispositions de la présente norme. L’investisseur doit ajuster de manière
rétrospective l’exercice qui précède immédiatement la date de première application. Lorsque la date à
laquelle l’investisseur a obtenu le contrôle est antérieure à la date d’ouverture de l’exercice qui précède
immédiatement, il doit comptabiliser, à titre d’ajustement des capitaux propres à l’ouverture de l’exercice
qui précède immédiatement, tout écart entre :
(i) le montant comptabilisé pour les actifs, les passifs et les participations ne donnant pas le contrôle, et
(ii) la valeur comptable antérieure des liens de l’investisseur avec l’entité émettrice ;
(b) si l’entité émettrice n’est pas une entreprise (selon la définition d’IFRS 3), évaluer les actifs et les passifs de
l’entité émettrice non consolidée antérieurement, ainsi que les participations ne donnant pas le contrôle
détenues dans celle-ci, comme si cette entité avait été consolidée (en appliquant la méthode de l’acquisition
décrite dans IFRS 3 sans comptabiliser de goodwill pour l’entité émettrice) à compter de la date où
l’investisseur en a obtenu le contrôle selon les dispositions de la présente norme. L’investisseur doit ajuster
de manière rétrospective l’exercice qui précède immédiatement la date de première application. Lorsque la
date à laquelle l’investisseur a obtenu le contrôle est antérieure à la date d’ouverture de l’exercice qui
précède immédiatement, il doit comptabiliser, à titre d’ajustement des capitaux propres à l’ouverture de
l’exercice qui précède immédiatement, tout écart entre :
(i) le montant comptabilisé pour les actifs, les passifs et les participations ne donnant pas le contrôle, et
(ii) la valeur comptable antérieure des liens de l’investisseur avec l’entité émettrice.
C4A S’il est impraticable (au sens d’IAS 8) d’évaluer les actifs et les passifs de l’entité émettrice, ainsi que les
participations ne donnant pas le contrôle détenues dans celle-ci, conformément au paragraphe C4(a) ou au
paragraphe C4(b), l’investisseur doit :
(a) si l’entité émettrice est une entreprise, appliquer les dispositions d’IFRS 3 à la date d’acquisition présumée.
La date d’acquisition présumée doit alors correspondre à la date d’ouverture de la première période pour
laquelle l’application du paragraphe C4(a) est praticable, qui peut être la période considérée ;
(b) si l’entité émettrice n’est pas une entreprise, appliquer la méthode de l’acquisition décrite dans IFRS 3, sans
comptabiliser de goodwill pour l’entité émettrice, à la date d’acquisition présumée. La date d’acquisition
© IFRS Foundation 35
IFRS 10
présumée doit alors correspondre à la date d’ouverture de la première période pour laquelle l’application du
paragraphe C4(b) est praticable, qui peut être la période considérée.
L’investisseur doit ajuster de manière rétrospective l’exercice qui précède immédiatement la date de première
application, à moins que la date d’ouverture de la première période pour laquelle l’application du présent
paragraphe est praticable soit la date d’ouverture de la période considérée. Lorsque la date d’acquisition
présumée est antérieure à la date d’ouverture de l’exercice qui précède immédiatement, l’investisseur doit
comptabiliser, à titre d’ajustement des capitaux propres à l’ouverture de l’exercice qui précède immédiatement,
tout écart entre :
(c) le montant comptabilisé pour les actifs, les passifs et les participations ne donnant pas le contrôle, et
(d) la valeur comptable antérieure des liens de l’investisseur avec l’entité émettrice.
Si la première période pour laquelle l’application du présent paragraphe est praticable est la période considérée,
l’ajustement des capitaux propres doit être comptabilisé à l’ouverture de la période considérée.
C4B Lorsqu’un investisseur applique les paragraphes C4 et C4A et que la date où il a obtenu le contrôle selon la
présente norme est ultérieure à la date d’entrée en vigueur d’IFRS 3 révisée en 2008 (IFRS 3 (2008)), la
référence à IFRS 3 dans les paragraphes C4 et C4A doit s’entendre d’IFRS 3 (2008). Si le contrôle a été obtenu
avant la date d’entrée en vigueur d’IFRS 3 (2008), l’investisseur doit appliquer soit IFRS 3 (2008), soit IFRS 3
(publiée en 2004).
C4C Lorsqu’un investisseur applique les paragraphes C4 et C4A et que la date où le contrôle a été obtenu selon la
présente norme est ultérieure à la date d’entrée en vigueur d’IAS 27 révisée en 2008 (IAS 27 (2008)), il doit
appliquer les dispositions de la présente norme à toutes les périodes pour lesquelles l’entité émettrice est
consolidée de manière rétrospective conformément aux paragraphes C4 et C4A. Si l’investisseur a obtenu le
contrôle avant la date d’entrée en vigueur d’IAS 27 (2008), il doit appliquer :
(a) soit les dispositions de la présente norme à toutes les périodes pour lesquelles l’entité émettrice a été
consolidée de manière rétrospective conformément aux paragraphes C4 et C4A ;
(b) soit les dispositions de la version d’IAS 27 publiée en 2003 (IAS 27 (2003)) aux périodes antérieures
à la date d’entrée en vigueur d’IAS 27 (2008) et les dispositions de la présente norme aux périodes
ultérieures.
C5 Si, à la date de la première application, un investisseur conclut qu’il ne fera plus entrer dans le périmètre des
états financiers consolidés une entité émettrice qui en faisait partie selon IAS 27 et SIC-12, doit évaluer les
intérêts qu’il détient dans l’entité émettrice au montant auquel ces intérêts auraient été évalués si les dispositions
de la présente norme avaient été en vigueur lorsque ses liens avec l’entité émettrice ont été créés (sans toutefois
lui donner le contrôle de celle-ci selon la présente norme), ou lorsqu’il a perdu le contrôle de celle-ci.
L’investisseur doit ajuster de manière rétrospective l’exercice précédant immédiatement la date de première
application. Lorsque la date à laquelle les liens de l’investisseur avec l’entité émettrice ont été créés (sans
toutefois lui donner le contrôle de celle-ci selon la présente norme), ou à laquelle il a perdu le contrôle de celle-
ci, est antérieure à la date d’ouverture de l’exercice qui précède immédiatement, l’investisseur doit
comptabiliser, à titre d’ajustement des capitaux propres à l’ouverture de l’exercice qui précède immédiatement,
tout écart entre :
(a) la valeur comptable antérieure des actifs, des passifs et des participations ne donnant pas le contrôle,
et
(b) le montant comptabilisé pour ses intérêts dans l’entité émettrice.
C5A Si l’évaluation des intérêts détenus dans l’entité émettrice selon le paragraphe C5 est impraticable (au sens
d’IAS 8), l’investisseur doit appliquer les dispositions de la présente norme à la date d’ouverture de la première
période pour laquelle l’application du paragraphe C5 est praticable, qui peut être la période considérée.
L’investisseur doit ajuster de manière rétrospective l’exercice qui précède immédiatement la date de première
application, à moins que la date d’ouverture de la première période pour laquelle l’application du présent
paragraphe est praticable soit la période considérée. Lorsque la date à laquelle les liens de l’investisseur avec
l’entité émettrice ont été créés (sans toutefois lui donner le contrôle de celle-ci selon la présente norme), ou à
laquelle il a perdu le contrôle de celle-ci, est antérieure à la date d’ouverture de l’exercice qui précède
immédiatement, l’investisseur doit comptabiliser, à titre d’ajustement des capitaux propres à l’ouverture de
l’exercice qui précède immédiatement, tout écart entre :
(a) la valeur comptable antérieure des actifs, des passifs et des participations ne donnant pas le contrôle,
et
(b) le montant comptabilisé pour ses intérêts dans l’entité émettrice.
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IFRS 10
Si la première période pour laquelle l’application du présent paragraphe est praticable est la période considérée,
l’ajustement des capitaux propres doit être comptabilisé à l’ouverture de la période considérée.
C6 Les paragraphes 23, 25, B94 et B96 à B99 étaient, initialement, des modifications apportées à IAS 27 en 2008, et
ils ont été repris dans IFRS 10. Sauf lorsqu’elle applique le paragraphe C3, ou lorsqu’elle est tenue d’appliquer
les paragraphes C4 à C5A, l’entité doit appliquer les dispositions contenues dans ces paragraphes comme suit :
(a) l’entité ne doit pas retraiter une attribution du résultat net pour les périodes de présentation de l’information
financière antérieures à la première application de la modification énoncée au paragraphe B94 ;
(b) les dispositions des paragraphes 23 et B96 sur la comptabilisation des modifications du pourcentage de
détention des titres de participation dans une filiale après que la société mère en a obtenu le contrôle ne
s’appliquent pas aux modifications survenues avant la première application de ces dispositions ;
(c) l’entité ne doit pas retraiter la valeur comptable d’une participation dans une ancienne filiale si elle en a
perdu le contrôle avant la première application des modifications énoncées aux paragraphes 25 et B97 à
B99. En outre, elle ne doit pas recalculer de profit ou de perte sur la perte du contrôle d’une filiale survenue
avant la première application de ces modifications.
Références à IFRS 9
C7 Si l’entité applique la présente norme mais n’applique pas encore IFRS 9, toute référence à IFRS 9 doit
s’interpréter comme une référence à IAS 39 Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation.
C8 La présente norme annule et remplace les dispositions relatives aux états financiers consolidés d’IAS 27
(modifiée en 2008).
C9 La présente norme annule et remplace aussi SIC-12 Consolidation — Entités ad hoc.
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