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Analyse des relations entre BEAUVERT et JARDINS ORIGINAUX

Cas

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L’entreprise BEAUVERT produit des engrais pour espaces verts, parcs et jardins.

Elle est implantée dans la région toulousaine. C’est une société anonyme au capital
de 600 000 €, composé de 6 000 actions d’une valeur nominale de 100 €. Monsieur
DEFLORE est le président directeur général de la société.

La société détient depuis un an 300 des 2 000 actions qui composent le capital de la
société JARDINS ORIGINAUX. Cette dernière a pour objet social l’aménagement
d’espaces verts. De son côté, la société JARDINS ORIGINAUX détient 200 actions
du capital social de l’entreprise BEAUVERT.

TRAVAIL À FAIRE

1. Que pensez-vous de cette situation ? Quelle conséquence les sociétés


doivent- elles en tirer ? Justifiez votre réponse.

L’entreprise BEAUVERT détient par ailleurs des titres dans la société SITES
D’EXCEPTION qui est une société par actions simplifiée dont le capital d’un montant
de 300 000 € est composé d’actions de 50 €. Chaque action donne droit à un droit de
vote. L’entreprise BEAUVERT détient 3 200 actions de la société SITES
D’EXCEPTION.

De son côté, la société SITES D’EXCEPTION détient 400 actions de l’entreprise


BEAUVERT.

TRAVAIL À FAIRE

2. Comment qualifier les titres détenus par la société SITES D’EXCEPTION


dans le capital de l’entreprise BEAUVERT ? Quels sont les effets juridiques de
la détention par la société SITES D’EXCEPTION de 400 titres de l’entreprise
BEAUVERT ?

Afin de développer la diffusion de ses produits, l’entreprise BEAUVERT a le projet de


constituer un groupement d’intérêt économique avec deux réseaux de jardineries
implantées sur le territoire national.

TRAVAIL À FAIRE

3. Afin de poursuivre la mise au point de ce projet, monsieur DEFLORE vous


demande, d’une part, de lui préciser le but et l’activité que doit avoir un GIE au
regard de la loi et, d’autre part, de lui indiquer si le GIE peut répondre aux
besoins de l’entreprise BEAUVERT.
Monsieur DEFLORE a contacté le dirigeant de la « JARDINERIE PLANTES ET
FLEURS », monsieur ROSIÈRE, et celui de la « JARDINERIE ESPACES VERTS »,
monsieur PELOUSE.

Les deux directeurs sont vivement intéressés par la constitution d’un GIE qui leur
permettrait d’accroître le volume de leurs ventes. Toutefois, ils ne veulent pas faire
d’apports financiers pour la création du GIE.

Monsieur DEFLORE pense que l’entreprise BEAUVERT pourrait investir


financièrement dans un GIE.

TRAVAIL À FAIRE

4. La constitution du GIE est-elle possible ? Justifiez votre réponse.

La SAS S. envisage d’absorber par voie de fusion la SAS Q.


Peu avant la signature du projet de fusion, le dirigeant de S apprend que la SAS
Q a commis, en janvier 2021, des faits de corruption, susceptibles de donner
lieu à des poursuites pénales.

5. En vous appuyant sur l’annexe, S. est-elle susceptible d’étre inquiétée par


les infractions commises par Q avant la fusion ?

ANNEXE

Extraits de l’arrêt :

Cass. Crim., 25 novembre 2020,

13. Les moyens posent la question de savoir dans quelles conditions, en cas de
fusion- absorption, la société absorbante peut être condamnée pénalement pour des
faits commis, avant la fusion, par la société absorbée.
(...)

15. Aux termes de l’article 121-1 du code pénal, nul n’est responsable pénalement
que de son propre fait.
16. Selon la jurisprudence constante de la Cour de cassation, ce principe, dont
l’interprétation doit respecter l’article 6 de la Convention européenne des droits de
l’homme, s’oppose à ce qu’à la suite d’une opération de fusion-absorption, la société
absorbante soit poursuivie et condamnée pour des faits commis antérieurement à
ladite opération par la société absorbée, dissoute par l’effet de la fusion.
(....)
19. Cette interprétation de l’article 121-1 du code pénal se fonde sur la considération
que la fusion, qui entraîne la dissolution de la société absorbée, lui fait perdre sa
personnalité juridique et entraîne l’extinction de l’action publique en application de
l’article 6 du code de procédure pénale. La société absorbante, personne morale
distincte, ne saurait en conséquence être poursuivie pour les faits commis par la
société absorbée.
20. Elle repose sur l’assimilation de la situation d’une personne morale dissoute à
celle d’une personne physique décédée.
21. Or, cette approche anthropomorphique de l’opération de fusion-absorption doit
être remise en cause car, d’une part, elle ne tient pas compte de la spécificité de la
personne morale, qui peut changer de forme sans pour autant être liquidée, d’autre
part, elle est sans rapport avec la réalité économique.
22. En effet, selon l’article L.236-3 du code de commerce, la fusion-absorption, si elle
emporte la dissolution de la société absorbée, n’entraîne pas sa liquidation. De
même, le patrimoine de la société absorbée est universellement transmis à la société
absorbante et les actionnaires de la première deviennent actionnaires de la seconde.
En outre, en application de l’article L.1224-1 du code du travail, tous les contrats de
travail en cours au jour de l’opération se poursuivent entre la société absorbante et le
personnel de l’entreprise. 23. Il en résulte que l’activité économique exercée dans le
cadre de la société absorbée, qui constitue la réalisation de son objet social, se
poursuit dans le cadre de la société qui a bénéficié de cette opération.

(...).
26. L’article 6 du code de procédure pénale, qui ne prévoit pas expressément
l’extinction de l’action publique lors de l’absorption d’une société, ne s’oppose pas
non plus à cette interprétation.
27. Dès lors que la nouvelle interprétation de l’article 121-1 du code pénal est
possible, elle devient nécessaire si elle est la seule à même, en l’état du droit interne,
de permettre de tirer les conséquences de l’arrêt de la Cour de justice du 5 mars
2015, précité.

(...)
34. En l’état actuel du droit interne, l’interprétation de l’article 121-1 du code pénal
autorisant le transfert de responsabilité pénale entre la société absorbée et la société
absorbante est la seule voie permettant de sanctionner pécuniairement la société
absorbante pour des faits commis avant la fusion par la société absorbée.

35. Il se déduit de ce qui précède qu’en cas de fusion-absorption d’une société par
une autre société entrant dans le champ de la directive précitée, la société
absorbante peut être condamnée pénalement à une peine d’amende ou de
confiscation pour des faits constitutifs d’une infraction commise par la société
absorbée avant l’opération.

36. La personne morale absorbée étant continuée par la société absorbante, cette
dernière, qui bénéficie des mêmes droits que la société absorbée, peut se prévaloir
de tout moyen de défense que celle-ci aurait pu invoquer.

37. En conséquence, le juge qui constate qu’il a été procédé à une opération de
fusion-absorption entrant dans le champ de la directive précitée ayant entraîné la
dissolution de la société mise en cause, peut, après avoir constaté que les faits objet
des poursuites sont caractérisés, déclarer la société absorbante coupable de ces
faits et la condamner à une peine d’amende ou de confiscation.

PAR CES MOTIFS, la Cour :

CASSE et ANNULE l’arrêt susvisé de la cour d’appel d’Amiens en date du 26


septembre 2018, ...

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