Rapport de stage
République Tunisienne
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université de la Manouba
Ecole Supérieure de Commerce de Tunis
PROJET DE FIN D’ETUDES
Licence en Sciences de Gestion
Spécialité : Finance
Procédures des crédits documentaires
au sein de la BNA
Présenté par :
Terres Yasmine
Encadré par : Mr Ghazouani Haykal
Année Universitaire : 2022/2023
CHAPITRE1 : Présentation de la Banque Nationale Agricole
Introduction :
Le système financier de la Tunisie comprend la Banque Centrale de Tunisie, 2 3 banques
résidentes, 7 banques off-shore, 13 établissements financiers : dont 2 banques d’affaires, 8
établissements de leasing, 2 sociétés de factoring.
Figure 1 : La structure du système bancaire Tunisien
Source : BCT
La Banque centrale de Tunisie :
La Banque Centrale de Tunisie est un établissement public créée le 19 septembre 1958, elle est
dotée de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Cette dernière a pour objectif
principal d’assurer la stabilité des prix. A cet effet, elle est chargée notamment :
De conduire et veiller la politique monétaire ;
De contrôler les banques et les établissements financiers et de la régulation de l’activité
bancaire ;
D’assurer l’entretien de la monnaie fiduciaire et de faciliter sa circulation ;
De garantir la stabilité et la sécurité du système financier.
Les banques de dépôts :
Une banque de dépôt permet à ses clients de déposer une somme d'argent dans ses coffres. Ces
fonds peuvent être rémunérés ou pas rémunérés.
Cette banque est l’une des activités de la banque de détail, un métier qui concerne
principalement les particuliers, les PME et les banques d’affaires.
La banque d’investissement :
Elle a des clients, mais il s’agit essentiellement d’entreprises et d’investisseurs qui recherchent à
se financer et à placer leurs liquidités. Elles exercent leurs activités généralement sur les marchés
financiers.
Les sociétés de leasing :
Le leasing consiste :
De Louer des équipements, du matériel ou des immeubles achetés ou réalisés pour la
location au profit d’un locataire.
De mettre une location, pour usage professionnel tels que des activités commerciales,
industrielles, agricoles à la disposition d’un opérateur économique qui a la possibilité de
l’acquérir à une valeur en fin de contrat.
Les sociétés de factoring :
L’opération de “ factoring “, consiste à tout engagement où une banque ou un
établissement financier fournit au profit d’un détenteur de portefeuille de créances
commerciales, des services de gestion de ces créances, à condition que la banque ou
l’établissement financier y garantit le recouvrement.
Les banques d'affaires :
Ce sont des établissements financiers qui exercent un ensemble des opérations suivantes :
L’octroi de financements aux entreprises pour renforcer leurs fonds propres ;
Faciliter la création, le développement et la restructuration d'entreprises ;
L’attribution, à l’intention des entreprises, de crédits relais dont le délai de
remboursement ne passe pas une année.
Les banques Offshore :
Collecter des dépôts auprès de non-résidents ;
Assurer Les opérations de change manuel au profit de la clientèle ;
Collecter des dépôts et l'accord des crédits en dinars ;
Section 1 : la banque Nationale Agricole « BNABanque »
Dans le cadre de ma formation à l'école supérieure de commerce de Tunis, j’ai effectué un stage
obligatoire pendant deux mois au sein de la banque nationale agricole « BNA Banque ». Dans ce
chapitre on va énoncer la présentation générale de la banque en mettant en évidence sur notre
agence d’affectation « Direction Régionale Nabeul ».
Tableau 1 : Renseignements généraux
Dénomination BANQUE NATIONALE AGRICOLE
Forme juridique : Société Anonyme à Conseil
d’Administration
Et Direction Générale
Nationalité : Tunisienne
Date de constitution 1er juin 1959
Siège social Avenue Mohamed V Bab Bhar 1002 Tunis
Objet social Activités bancaires
Régime fiscal Droit commun
Capital social 320.000.000 Dinars
Email [email protected]
Source : Banque nationale agricole
Tableau 2 : Actionnariat
Source : Rapport BNA 2020
Tableau 3 : l’évolution de chiffre d’affaires et du résultat net :
Source : Ilboursa.com
Ce tableau montre que les principaux indicateurs de rentabilité de la BNA enregistrent une hausse
continue, mais elle n’est pas constante, sur les quatre années.
3. Historique :
La Banque Nationale Agricole crée le 1er juin 1959 est une société anonyme à Conseil
d’Administration et Direction Générale. Son capital social est de 320.000.000 Dinars,
c’est la première banque tunisienne spécialisée dans le financement agricole.
D’ailleurs, à cette période l'agriculture était financée par un ancien système de crédit
agricole placé par la Caisse Mutuelle de Crédit Agricole, la Caisse Foncière et les
Sociétés Tunisiennes de Prévoyance.
Dix ans après sa montée impressionnant dans le développement agricole, l'activité de la
Banque Nationale Agricole et son considérable participation au développement du pays
lui a permis de se confier vers le financement sectoriel de l'économie tel que :
l'immobilier, l'agroalimentaire et les sociétés de services.
Durant les dernières décennies, la BNA a recomposé son organisation, rénové ses outils
et ses méthodes de gestion et mis en place une stratégie commerciale concentrer sur
l'approche client / produit, l'amélioration de la qualité du service et l'innovation financière.
La refonte de son système d'information engagée dès 1996 par le lancement du Schéma
Directeur Stratégique, va permettre à la BNA la réalisation de ses objectifs commerciaux,
de maîtriser ses risques globaux et d'améliorer sa compétitivité.
La BNA a contribué au développement des opérations sur les marchés de capitaux,
intervenant d’une façon massive sur ces marchés, dans le financement de l'économie.
4. Organigramme et différents services offerts :
4-1 : Organigramme de la BNA :
La BNA est structurée comme suit :
Une Direction Générale : Composée d'un Président-Directeur Général, d'un Directeur Général
Adjoint et d'un Secrétaire Général.
Des Structures Centrales : Composés de 13 Directions Centrales, un Conseiller, des
Comités, un Secrétariat Permanent des Marchés et une Direction d'Audit interne
Des Structures Régionales : Composés de 15 Directions Régionales sont installées dans
les chefs-lieux des gouvernorats.
Un vaste réseau de distribution : La BNA compte 169 Agences couvrant tout le
territoire de la République, réparties en 5 catégories selon l'importance de leur activité.
La BNA met également à la disposition de sa clientèle des box de change dans les
principaux ports et aéroports du pays.
Figure 1 : Organigramme de la BNA
4-2 : Les différents produits et services de la BNA :
Le Groupe BNA se compose de la banque société mère, 17 sociétés filiales et 5 entreprises
associées, exerçant principalement dans les secteurs financiers, le service immobilier et d’autres
opérations :
Les comptes :
Il existe deux types de comptes :
Compte en dinars : Toute personne physique peut bénéficier d’un compte courant en
dinars, (majeur âgé de 18 ans sauf si production d’un certificat D’émancipation totale) ou
personne morale inscrite au registre du commerce).
Compte en devises et en dinars convertibles : Toute personne physique résidente ou
toute personne morale tunisienne ou étrangère établie en Tunisie, ayant des recettes en
devises provenant de son activité.
Les filiales financières :
BNA capitaux : BNA CAPITAUX est le premier intermédiaire en Bourse des Valeurs
Mobilières de Tunis, créée en 1995. Son capital social est de 5 MD. Dotée d’un service
"études et analyses financières", BNA CAPITAUX assure tant à sa clientèle tunisienne
qu’à ses clients étrangers le suivi de l’ensemble du marché tunisien, et la diffusion des
informations pertinentes.
SOIVM SICAF : La SOIVM SICAF est une Société d’Investissement à Capital Fixe,
créée en 1993. Son capital social s’élève à 4 MD. Elle gère un portefeuille de titres et des
placements (financiers, monétaire et OPCVM).
SICAR INVEST : La SICAR INVEST est une société d'investissement à capital risque,
créée en 1997. Elle gère des Fonds de capital investissement pour le compte du groupe
BNA, de l’Etat tunisien et de groupes privés.
AMI ASSURANCES : La Banque Nationale Agricole augmente sa participation dans le
capital d’AMI assurances la banque devient ainsi l'actionnaire majoritaire de l’assureur
tunisien.
S.P.B : La SICAF PARTICIPATIONS BNA est une société d’investissement à capital
fixe, créée en 2003. Son capital social est de 500 MD.
SOFINREC : La SOFINREC est une société du groupe BNA, créée en 2001. Son capital
social est de 13,8 MD. Sa spécialité principale est le recouvrement amiable et judiciaire
des créances civiles ou commerciales des entreprises, des banques et des établissements
financiers.
PLACEMENT OBLIGATAIRE SICAV : La société Placement Obligataire Sicav est
une SICAV de type obligataire, Il est réservé aux actionnaires la possibilité de réinvestir
en actions PLACEMENT OBLIGATAIRE SICAV le montant de ce dividende dès sa
mise en paiement.
SICAV BNA : La SICAV BNA est une société d'investissement à capital variable de type
mixte, créée en 1993. Présente aux épargnants un produit de placement collectif assurant
la sécurité, la liquidité et le rendement.
Groupe immobilier :
SIMPAR : La Société immobilière et de participations est l’un des pionniers de la
promotion immobilière en Tunisie, créée en 1973. Son capital social est de 5,5 MD.
ESSOUKNA : ESSOUKNA est une société anonyme, au capital de 5 MD. Cotée en
bourse depuis le 20 septembre 2006. Elle a pour objet Le lotissement, l’aménagement de
terrains destinés principalement à l’habitat.
EL MADINA : La SPI EL MADINA, promoteur immobilier fondée en 1988. Son capital
social est de 900 MD. Est une filiale de la BNA qui sert à la réalisation des projets
immobiliers et offre la garantie d’un grand groupe.
SIVIA : a société « SIVIA » est une société de promotion immobilière, créée en 1980.
Son capital est de 1,4 MD. Elle a pour objet la construction pour vendre ou de louer
d’immeubles ou d’ensembles immobiliers sur des terrains acquis et aménagés, ainsi que
l’achat en vue de la vente de terrains destinés à la construction.
SOGEST : La Société générale d’études de supervision et de travaux a été créée en 1978.
Son capital social est de 100 MD. Son objet porte sur l’étude, le pilotage et la mission
d’expertise des travaux de construction et d’aménagement.
SODET SUD : La Société d’Etudes et de Développement Touristique du Sud est une
S.A. créée en mars 2001. Cette société a pour objectif l’étude et l’aménagement des zones
et stations intégrées dans le sud tunisien. Le capital social de SODET SUD est de 21,5
MD.
Société de services :
AGRO-SERVICES : La société d’études et de prestation de services a été créée en 1991.
Son capital Social est de 600 MD. Son objectif est l’étude et l’assistance technique dans le
secteur agricole, de même la commercialisation des animaux vivants.
TIS : La société TIS a été créée en 1991. Son capital social est de 250 MD. Elle a pour
objet de concourir au développement des secteurs de l'informatique, de la télématique et
de la monétique.
Les produits de placements :
Bon de caisse : Le Bon de Caisse est un produit de placement souscrit en dinars ou en
dinars convertibles et matérialisé par un bon nominatif ou au porteur.
Compte à terme : Le Compte à Terme st un compte de dépôt à terme, nominatif, souscrit
en dinars ou en dinars convertibles.
Compte BNA placement : BNA Placement est un compte de placement nominatif
souscrit en dinars.
Certificat de dépôt : Le Certificat de Dépôt est un titre de créance, négociable nominatif
souscrit en dinars et émis par les établissements de crédit (banques sur le marché
monétaire)
Bon de trésor à court terme : Le Bon de trésor à court terme est un titre de créance,
souscrit en dinars, négociable sur le marché et émis par l’Etat selon des modalités
prédéterminées.
Bon de trésor assimilable : BTA sont des titres émis par l’Etat par voie d’adjudication
Billets de trésorerie : Le Billet de Trésorerie (BT) est un titre de créance négociable,
souscrit en dinars, avalisé par une banque et émis par une société pour demander des
liquidités sur le marché monétaire.
Placement en pension livrée : Le Placement en pension livrée est une opération au cours
de laquelle deux personnes morales s’échangent des titres contre de la liquidité,
moyennant un prix convenu à la date de cession.
Produits d’épargne :
Epargne AL-WAFA : L'épargne AL-WAFA est un compte spécial d'épargne nominatif,
productif d'intérêts et matérialisé par un livret.
Pack épargne ACCESS : une formule d’épargne la plus appropriée qui permet de
constituer et fructifier une épargne de précaution à une convenance.
Plan épargne études : FAIEZ : la BNA vous propose le Plan Epargne Etudes FAIEZ :
une formule simple et bien adaptée à votre budget et aux besoins des enfants.
Plan épargné ménage FAREH : Est formule personnalisée et appropriée qui
accompagne et facilite la vie des résidents en Tunisie ou à l’étranger qui ont des besoins
qui ne cessent d’évoluer, des projets importants qui se préparent à l’avance
Plan épargne logement MALEK : MALEK permet à tout tunisien, résident en Tunisie
ou à l’étranger, de réaliser son projet immobilier dans des conditions favorables.
Compte vert : profiter de la commodité d’un compte de dépôt à vue, du rendement de
l'épargne et d'un crédit personnalisé.
Compte épargne en actions : Sert à valoriser un placement et réduire les impôts
Compte épargne pour l’investissement : offre la possibilité de réaliser, à l’initiative des
adultes celle de vos enfants, de nouveaux projets individuels éligibles aux avantages
fiscaux ou encore souscrire au capital initial d’entreprises
Banque à distance :
La BNA estime que la digitalisation des service bancaires est une obligation, Ainsi, cette dernière
assure la sécurisation des transactions financières résultant de ses services. Cette digitalisation a
été accéléré par la crise sanitaire COVID-19.
BNA eBanking : c’est une nouvelle solution de banque en ligne qui permette à procéder
via des services électroniques développés et sécurisés à la consultation et à la gestion à
distance de leurs comptes bancaire.
L'exécution des virements
Consultation des crédits et les informations y afférentes
L'envoi des mandats cash en ligne
BNAPAY : est une application de paiement mobile BNAPAY permettant le paiement, le
transfert et le retrait d’argent via téléphone tout en assurant la sécurité.
Les produits monétiques :
La monétique peut être appliquée à deux niveaux : le niveau local et le niveau international.
On distingue ainsi trois types de cartes :
1. Cartes locales :
Carte visa ALTIUS : permette de :
Retirer des espèces auprès de tous les DAB/GAB des banques tunisiennes à concurrence
de votre plafond hebdomadaire de retrait,
Régler vos achats en Tunisie auprès des commerçants affiliés, affichant le logo et ce, à
concurrence d’un plafond d’achat égal à votre plafond hebdomadaire de retrait,
Effectuer des opérations de Cash Advance auprès des agences bancaires,
Payer via internet vos factures de téléphone, d’électricité, d’eau ...
Bénéficier d’un package de services d’assurance et d’assistance aussi bien en Tunisie qu’à
l’étranger.
Carte CIB : La carte CIB est une carte bancaire à autorisation systématique, permette de
retirer des espèces et de régler les achats en Tunisie à concurrence de la provision et du
découvert autorisé sur un compte.
Carte BNA visa Gold Nationale : permet de
Retirer des espèces à tout moment
Régler les achats de biens et services en toute liberté
Profiter d’une large palette de services d’assurance et d’assistance aussi bien en Tunisie
qu’à l’étranger.
2. Cartes prépayées :
Carte Business : offerte aux entreprises afin de leur permettre de régler leurs dépenses
quotidiennes de fonctionnement tout en garantissant une gestion administrative moderne
et plus efficace de leurs budgets.
Carte First : offrir à un enfant, âgé moins de18 ans, sa première Carte Bancaire Prépayée
afin de lui permettre de gérer son argent de poche d’une manière autonome, simple et
contrôlé.
Carte Youth : est offerte aux jeunes afin de leur permettre de gérer leurs budgets d’une
manière autonome, simple et sécurisée tout en offrant les mêmes avantages d'une carte
bancaire classique nationale.
MYCARD – Be Unique : permet de bénéficier d'un multiple services et fonctionnalités :
Retirez des espèces, réglez les dépenses auprès des commerçants via les TPE et de payer
les achats
Carte Salary : Permet de régler tous les émoluments de salariés, bancarisés ou non
bancarisés, via votre solution BNA Cash Management.
Section 2 : Présentation de l’agence BNA : L’agence d’accueil
2-1 : Présentation générale de l’agence Nabeul :
La BNA consolide sa position de leader sur le marché bancaire avec son plus grand réseau
d’agences, soit 164 agences couvrant tout le territoire Tunisien.
Dans le cadre de Mon stage de projet de fin d’études j’ai eu l’opportunité de passer deux moins
au sein de l’agence de Nabeul Néapolis center avenu de France Nabeul 8060.
L’organisation de l’agence :
L'organigramme de l’agence BNA est comme suit :
Figure 2 : l’organigramme de l’agence BNA Nabeul
Le chef d’agence : Le chef d'agence bancaire est le responsable d'une succursale de
banque, Sa mission principale est de diriger, d’assister et de contrôler les employés pour
assurer le bon fonctionnement de l’agence. De même il conseille les clients les plus
importants et a un rôle de représentation dans la zone géographique d'influence de son
agence.
Adjoint du chef d’agence : Il met en œuvre la même stratégie, qu’il décline en une offre
de proximité adaptée à une clientèle locale. Il est donc à la fois l’animateur de la force de
vente, un excellent connaisseur des produits financiers et un expert capable de conseiller
les clients pour répondre de façon adaptée à leurs besoins.
Attaché clientèle : Le chargé de clientèle banque conseille et accompagne ses clients sur
leurs finances. Il peut suivre une clientèle de particuliers ou d'entreprise et il doit effectuer
les missions suivantes :
Assurer la gestion de dossiers de ses clients,
Conseiller les clients sur des produits adaptés à leur profil,
Surveiller la bonne exécution des opérations,
Proposer et vendre des produits et des services bancaires aux clients.
Les services de l’agence Nabeul :
1. Service juridique et contentieux : c’est un service dont lequel l’agent judiciaire
intervient en cas de litige, de contentieux ou de recouvrement. Il exerce un rôle de
prévention et participe au montage des projets financiers avec ses collaborateurs (Huissier
notaire par exemple). Ce service veille à ce que l'intérêt des clients et de la banque soient
respectés.
2. Service portefeuille : C’est un service qui permet le règlement des moyens de paiement
que se soient chèques ou effet de commerce (Lettre de change).
3. Service crédits aux commerciaux et industriels.
4. Service crédit agricole : La BNA demeure le principal organisme bancaire qui dispense
en priorité des crédits aux agriculteurs. Elle continue à assumer l’essentiel de l’effort de
financement de ce secteur en accordant plus de la moitié des crédits d’investissement et
80% des crédits de cultures saisonnières sur l’ensemble des concours octroyés par le
secteur bancaire aux agriculteurs et aux pêcheurs.
5. Service bancaire étranger : Les opérations du service étranger sont les suivantes :
Gestion des dossier importations/exportations,
Gestion des comptes en devises,
Gestion des dossiers d’allocations d’affaires (AVA),
Gestion des dossiers scolarités,
2-2 : les taches effectuées au sein de l’agence BNA :
Lors de mon stage de BNA, agence Nabeul, j’ai eu l’opportunité d’effectuer plusieurs taches ou
j’ai découvert plus en détail le secteur bancaire, ce qui m’a permet d’enrichir mon expérience et
m’a permis d’appliquer mes acquisitions théoriques sur le terrain professionnel.
Au cours de cette période de deux mois, mes missions se présentent comme suit :
Des opérations de guichet : comportent les versements espèces, les encaissement
chèque, retrait espèce, ouverture compte (compte dépôt, courant, épargne), comptes pour
les non-résidents (compte en dinars convertible ou compte en devise),
La gestion de virement : soit le virement de la même agence, virement d’une autre
agence et aussi le virement sur plusieurs bénéficiaires et virement permanent,
Money Gram : C’est un service de transfert d’argent international en quelques minutes et
qui est commercialisé en Tunisie.
Toilettage et réception des chèques : C’est une procédure de vérification des
informations remplies par les clients sur les chèques (Montant en chiffres et en lettres,
Nom du bénéficiaire, Signature et l’endossement, date...)
Change de devises : : C’est une opération de change (Achat et vente) des devises
étrangères contre le Dinar Tunisien.
Saisie arrêt/ l'Opposition Administrative : C’est un acte juridique pratiqué à la requête
d’un créancier à l’encontre d’un débiteur et entre des tiers,
Scolarité : C’est un dossier qui donne la possibilité d’anticiper le transfert des frais de
séjour pour scolarité et formation professionnelle à l’étranger,
Allocation voyage d’affaires AVA : L'Allocation pour Voyages d'Affaires (A.V. A) a
pour objectif de couvrir les frais de séjour des bénéficiaires l'étranger, dans le cadre de
leurs activités professionnelles.
Crédit documentaire : C’est un type de garantie pour le bon déroulement des
transactions à l'export comme à l'import, Etude d’un dossier.
Services crédit : Etude des dossiers des dossiers de crédits à moyen et long terme pour
les particuliers et les entreprises
Conclusion :
Dans ce chapitre, nous présentons les banques tunisiennes et les agents tunisiens de BNA Bank.
Ce chapitre comprend une introduction générale à la BNA ; son histoire et divers produits et
services. Dans un deuxième temps nous avons présent l'agence de la Banque Nationale Agricole
de Nabeul et les différentes missions qui y sont effectuées de l'agence.
CHAPITRE 2 : Les procédures des crédits documentaires
Introduction :
Dans toutes les opérations de commerce internationale, les partenaires poursuivent des objectifs
divers. Pour les acheteurs, il s’agit d'acquérir des biens et services. Pour les vendeurs, il s’agit de
recouvrir la créance. L'acheteur cherche à s’assurer que seraient respectées les prestations des
biens et services. Cependant, les transactions du commerce internationales font courir aux
acheteurs et aux vendeurs des risques plus étendus que ceux inhérents aux opérations effectuées à
l’intérieur d’un même pays. Ainsi, les opérateurs devront choisir le mode et la technique de
paiement adéquate, parmi de nombreuses possibilités, qui n’offrent pas les mêmes sécurités pour
les créanciers. Dans ce chapitre nous montrons dans une première section on va présenter les
moyens de paiement à l’international et la deuxième section est et la deuxième section est
consacrée aux procédures des crédits documentaires.
Section 1 : Présentation du crédit documentaire :
Définition :
Le Crédit Documentaire (Crédoc ou Lettre de crédit) est une technique de paiement dans laquelle
une banque s'engage, d'ordre son client (importateur), à régler à un bénéficiaire (exportateur)
dans un délai fixé le prix de marchandises ou de prestations de services contre la remise par
l'exportateur de documents préalablement convenus et conformes attestant la valeur et
l'expédition des marchandises. De même il est un moyen de paiement mis à la disposition des
professionnels. Il permet de sécuriser les transactions internationales. Le Crédoc est utilisé
lorsque les sommes sont très élevées ou lorsque l'une des parties à des doutes sur la moralité ou la
solvabilité de l'autre. De même il est soumis aux Règles et Usances Uniformes de la Chambre de
Commerce International.
Nature des crédits documentaires : Le crédit documentaire prend trois formes, il peut
être révocable ou irrévocable, notifié et confirmé. Ces derniers définissent le degré de
sécurité recherché pour protéger d’une manière croissante l’exportateur.
Le crédoc révocable : La banque de l'importateur peut revenir sur son engagement avant
l'expédition des marchandises. Compte tenu des montants en jeu, les risques encourus par
l'exportateur sont énormes, par exemple la fabrication de marchandises qu'il ne pourra
éventuellement pas expédier car la banque de son client s'est désengagée. Cela explique
pourquoi ce type d'informations d'identification est rarement utilisé.
Le crédoc irrévocable : L'engagement de paiement de la banque de l'importateur est
clôturé. Celle-ci ne peut être modifiée ou annulée sans l'accord des parties. Les
exportateurs considèrent le crédoc irrévocable comme une confirmation de commande. La
banque de l'importateur lui garantira le paiement s'il tient tous ses engagements.
Le crédoc notifié : Il s'agit d'informer son bénéficiaire qu'il est délivré à son profit. La
notification est émise par la banque située dans le pays de l'exportateur (banque
notificatrice). Il peut s'agir de la banque de l'exportateur, mais ce n'est pas toujours le cas.
Seule la banque de l'importateur s'engage à payer lors de la notification du crédoc. La
banque notificatrice paie l'exportateur dès réception de l'argent reçu de la banque de
l'importateur.
Le crédoc confirmé : La banque de l'acheteur s'engage à payer le bénéficiaire selon les
termes du document en question, même en cas d'événements politiques ou économiques
dans le pays émetteur ou de défaillance de la banque émettrice.
Acteurs et fonctionnement du crédit documentaire
Le crédit documentaire fait intervenir dans ses quatre principaux acteurs à savoir :
1. L'importateur : C'est l'acheteur qui donne les instructions d'ouverture du Crédit
Documentaire. Il est le donneur d'ordre du Crédit Documentaire.
2. La banque de l'importateur : Elle prend en charge les directives de son client, le
donneur d’ordre, et s'occupe de la création ou de l'établissement du crédit documentaire,
ce qui explique pourquoi on la nomme la banque émettrice."
3. La banque de l'exportateur : Basée dans son pays d'origine, cette banque informe
l'exportateur, ou le bénéficiaire, de la réception du crédit documentaire et le transmet, sans
aucun engagement envers ce dernier. Ainsi, on la désigne comme la banque notificatrice.
Si elle décide de confirmer le crédit documentaire en ajoutant son propre engagement de
paiement à celui de la banque émettrice envers le bénéficiaire, elle devient alors la banque
confirmante.
4. L'exportateur : Il est le bénéficiaire du crédit documentaire. C'est le vendeur qui délivre
le crédit documentaire. Pour être payé, il doit prouver qu'il a tenu sa promesse en
présentant à sa banque tous les documents demandés dans le Crédoc.
Les différents types de paiement
1. Par paiement à vue : Payement immédiat par la banque désignée contre la présentation
des documents conformes selon les termes et les conditions du crédit.
2. Paiement différé : Le vendeur accorde un délai de paiement à l'acheteur. Le paiement
intervient à une certaine échéance fixée.
3. Par acceptation d’une traite : Mode similaire à celui du paiement différé mais avec la
souscription d’une traite par le bénéficiaire qui sera acceptée par la banque confirmante
ou la banque émettrice. D’une manière générale c’est la banque confirmante qui accepte
la traite, elle l'endosse et paie.
4. Réalisable par négociation : C’est acheter les documents conformes avec ou sans traite.
Cette technique est un moyen de financement pour le bénéficiaire. D’une manière
générale c’est la banque désignée qui négocie les documents présentés conformes à la
demande et sur l’autorisation de la banque émettrice.
5. Emission et notification du crédit documentaire :
Les étapes requises pour l'ouverture et la notification d'un crédit documentaire sont visibles sur
le schéma ci-dessus. Elles sont détaillées dans la suite.
1. La signature du contrat entre l'exportateur et l'importateur :
Cette étape est très importante pour la réussite de toute l'opération. Dans le contrat, les parties
s'entendront sur les modalités de la transaction : marchandise, transport et expédition, délai de
livraison, documents fournis par l'acheteur, mode de paiement (en l'occurrence le crédit
documentaire), l’instrument de paiement ce qu’il faut faire en cas de litige (Non-paiement,
problèmes sur la marchandise, etc.)
Il est fortement recommandé de disposer de peu ou sans expérience dans ce domaine,
accompagné par des professionnels du commerce international. Même lorsque des formulaires
existent, ils ne sont pas toujours faciles à remplir et la négligence d'un point important peut
remettre toute l'opération en cause.
Il est également fortement recommandé aux deux parties de contacter leur banque à ce stade,
plutôt qu'après la signature du contrat. Les banques peuvent leur apporter de valeureux conseils
sur les aspects juridiques, logistiques et financiers pour le bon déroulement de la transaction.
2. La demande d'ouverture de crédit documentaire :
L'importateur requiert à sa banque d'établir un crédit documentaire au profit de l'exportateur. Le
formulaire de demande doit être rempli et signé par l'importateur pour que la demande soit
considérée comme officielle. Dans certaines situations, une simple lettre de demande peut suffire.
Il est important de comprendre que le crédit documentaire ne lie pas la banque à la convention du
contrat. La banque n'est liée que par les instructions données par le client dans la demande, rien
de plus. Après réception de la demande, la banque examine la situation financière du client. Si la
banque considère que le risque est trop élevé, elle peut refuser la demande. Sinon, elle peut
demander un dépôt de garantie pour l'ouverture du crédit ou accorder un délai de paiement sur la
ligne de crédit courante du client.
3. L'émission du crédit documentaire :
La banque de l'importateur émet un crédit documentaire à la demande de son client. Cette étape
déclenche tous les mécanismes lorsque le crédit est irrévocable. La banque ne peut plus
contracter et s'engager à payer le bénéficiaire à la remise des documents mentionnés dans le
Crédoc. Cette dernière émission se fait généralement par la transmission de messages MT 700 si
les deux banques sont connectées au réseau SWIFT. Sinon, par télex crypté ou par voie postale
sur un formulaire standardisé préalablement rempli par ICC. L'émission de MT 700 est la
solution privilégiée en raison de la sécurité et de la rapidité offertes par le réseau SWIFT.
4. Notification du crédit documentaire confirmé ou non :
Après réception de la lettre de crédit, la banque correspondante de la banque de l'importateur peut
joindre une confirmation, c'est-à-dire s'engager à effectuer le paiement de la même manière que
la banque émettrice conformément aux conditions spécifiées dans la lettre de crédit. Pour
simplifier, nous considérons la banque de l'exportateur comme la banque correspondante de la
banque de l'importateur. Mais ce n'est pas toujours le cas.
Dans tous les cas (Crédoc confirmée ou non), la banque correspondante informe l'exportateur
qu'un crédit documentaire a été ouvert en sa faveur. Il lui a envoyé l'original en copie papier.
Déroulement d'un crédit documentaire avec une banque notificatrice :
Nous allons présenter le déroulement d'un crédit documentaire avec une banque notificatrice et
avec une banque confirmante.
Cet article est la suite de l'article Trade : introduction au crédit documentaire dont la lecture est
requise pour une meilleure compréhension de ce qui va suivre.
Que se passe-t-il une fois le crédit documentaire émis par la banque de l'importateur et notifié à
l'exportateur par sa banque ?
Les différentes phases du déroulement du crédit documentaire avec une banque notificatrice sont
mises en évidence dans le schéma suivant :
5. Expédition des marchandises :
L'exportateur expédie les marchandises conformément aux conditions convenues dans le contrat.
Il reçoit les documents du transporteur attestant de la prise en charge et de l'expédition.
Les marchandises sont de plusieurs types tels que :
Les marchandises de consommation courante qui peuvent être périssables ou non.
Les marchandises incorporables dans une autre qui seront utilisées pour la fabrication
d'un autre produit.
Les machines industrielles.
Le type de marchandise affectera les conditions et le temps d'expédition. En outre, il est
également important de clarifier les responsabilités de toutes les parties. C'est ce qui a poussé la
Chambre de Commerce Internationale à créer les Incoterms (International Commercial Terms) en
1936. Ces règles internationales contribuent à faciliter la communication et la répartition des
responsabilités entre les parties au cours du processus de transaction.
6. La remise de documents :
Lorsque l'expédition de la marchandise est effectuée, l'exportateur assemble tous les documents
mentionnés dans le contrat et les remet à sa banque. On y trouve entre autres :
Des documents commerciaux : facture, liste de colisage, certificat d'origine,
Des documents techniques : certificats d'analyses, sanitaires ou phytosanitaires délivrés
par des autorités publiques ; certificat de contrôle et de surveillance délivré par des
sociétés spécialisées (Bureau Veritas, SGS, Lloyds),
Des documents de transport : connaissement maritime, lettre de transport aérien (LTA),
lettre de voiture (CMR),
Des documents financiers : les effets de commerce et autres instruments utilisés pour
obtenir le paiement d'une somme d'argent donnée.
Tous les documents qui figurent dans la demande d'ouverture doivent être remis à la banque.
Sinon, l'exportateur court le risque de ne pas être payé à cause du non-respect de ses
engagements.
7. Envoi des documents :
Après réception des documents, la banque notificatrice vérifie que les documents sont conformes
et complets avec ceux déclarés lors de l'émission du crédit documentaire. Il n'est pas chargé de
vérifier son authenticité, mais il peut signaler tout problème qu'il détecte. Il doit informer son
client (exportateur) si les documents sont manquants. Si les documents sont complets, la banque
les envoie à la banque de l'importateur par courrier simple, rapide ou super rapide (UPS, DHL)
8. Paiement (par la banque émettrice) :
Après réception des documents, la banque émettrice (banque de l'importateur) procède à une
vérification complète de ceux-ci. S'ils sont complets (tous les documents sont présents) et
conformes (rien de suspect) elle procède au paiement.
Paiement à vue : la banque émettrice transmet à son correspondant les fonds destinés au
bénéficiaire, l'exportateur.
Paiement différé : la banque émettrice indique son intention de payer à l'échéance.
Paiement par acceptation : la banque accepte une lettre de change tirée sur elle-même par
l'exportateur. Le paiement sera effectué à l'échéance de l'effet. La lettre de change est
généralement transmise avec les documents des marchandises
Le paiement constitue le règlement du Crédit Documentaire. Comme vous pouvez le voir, les
instruments de paiement doivent être utilisés pour transférer des fonds. Dans la plupart des cas, la
banque émettrice effectue le paiement en envoyant un message SWIFT MT202 .
9. Paiement (par la banque notificatrice à l'exportateur) :
La banque de l'exportateur fournit des fonds à l'exportateur après avoir reçu le paiement de la
banque émettrice. Quant à la banque notificatrice, elle ne paiera le client qu'après réception de
l'argent, qu'il soit à vue, différé ou accepté.
10. Remise des documents
La banque de l'importateur lui remet les documents complets et conformes reçus de l'exportateur.
II peut donc prendre la possession des marchandises et effectue leur dédouanement.
11. Paiement :
L'importateur peut rembourser immédiatement le paiement effectué par sa banque à l'exportateur.
Mais ce n'est pas toujours le cas. En effet, l'importateur paie plusieurs frais pour le paiement et le
dédouanement de la marchandise. Il lui était généralement impossible de payer la banque pour les
documents qu'il recevait, alors la banque lui a accordé un crédit qu'il pouvait, si tout se passait
bien, rembourser à des conditions déterminées avec l'argent qu'il avait gagné de la vente des
marchandises. C'est pourquoi les banques doivent étudier attentivement les documents de leur
client avant d'accepter l'ouverture d'un crédit documentaire.
Avantages et inconvénients :
Avantages du crédit documentaire :
Sécurité de l'acheteur : l'acheteur peut être sûr que le paiement ne sera effectué que si
les documents requis pour prouver que les marchandises ont été expédiées sont conformes
aux conditions du crédit documentaire.
Assurance du vendeur : paiement immédiat garanti au vendeur sur présentation des
documents de conformité, ce qui réduit considérablement le risque de non-paiement.
Réduction des risques : En raison de l'implication de la banque émettrice, les risques
associés à la vérification de la solvabilité de l'acheteur ou à l'exécution du contrat sont
minimisés.
Accès au financement : Les banques accordent souvent un financement aux exportateurs
offrant des crédits documentaires, leur permettant d'obtenir des fonds rapidement et à des
taux d'intérêt raisonnables.
Accélération des transactions : En utilisant un crédit documentaire, le processus de
paiement peut être accéléré car les documents nécessaires au paiement peuvent être
préparés à l'avance.
Gestion efficace des flux de trésorerie : les exportateurs peuvent bénéficier d'une
meilleure gestion des flux de trésorerie car ils peuvent organiser les paiements en fonction
de la date d'expiration du crédit documentaire.
En bref, la lettre de crédit documentaire sécurise les deux parties à la transaction, réduit les
risques et facilite les transactions commerciales internationales. Mais malgré ces nombreux
avantages, le crédit documentaire présente également certaines limites.
Inconvénients du crédit documentaire :
Coût élevé : les frais de Crédit documentaire peuvent être élevés, en particulier pour les
petites transactions.
Complexité : le processus d'ouverture d'un crédit documentaire peut être complexe et
prendre du temps, en particulier pour les petites entreprises qui n'ont peut-être pas
l'expérience ou les ressources nécessaires.
Formalisme rigoureux : L'engagement des banques envers les paiements du Crédoc les
rend plus exigeantes dans l’examen des documents. Le choix du mode de paiement
réservé entre deux partenaires dépend en grande partie du niveau de confiance qui
caractérise leur relation commerciale, de leur pays et de l'environnement économique
dans lequel l'affaire est conclue. En fait, chaque instrument de paiement a ses avantages et
ses inconvénients. Il est donc impératif que les parties intéressées soient conscientes de
ces limites et prennent les mesures appropriées pour les atténuer.
Section 2 : Risques du crédit documentaire
Le crédit documentaire est souvent considéré comme l'un des moyens les plus sûrs de réaliser des
transactions commerciales internationales, mais il comporte également des risques pour les
parties impliquées. Les risques associés au crédit documentaire peuvent inclure :
1. Risque documentaire :
Ces risques résultent de divergences entre les informations fournies sur les documents et les
marchandises réellement expédiées. En cas de doute à l'examen des documents, la banque du
bénéficiaire ou sa banque correspondante doit interroger l'acheteur afin de recevoir son accord
malgré les irrégularités constatées dans les documents.
Toutefois, si le banquier est responsable de la vérification des documents, il n'est pas responsable
du fait que les marchandises reçues ne sont pas telles que mentionnées dans les documents.
2. Risque de non-paiement ou risque d'insolvabilité :
Le risque de non-paiement ou risque d'insolvabilité est généralement le risque de créances
impayées lorsqu'elles ne sont pas réglées à la date exacte initialement convenue. La banque
correspondante par l'intermédiaire de laquelle le paiement est effectué au vendeur supporte le
risque de non-remboursement par son client (la banque de l'importateur). En effet, il peut y avoir
des barrières au transfert du pays de vente vers le pays d'achat ou des risques d'insolvabilité de
l'importateur. Dans tous les cas, la banque de l'importateur court le risque de ne pas être
remboursée par le client, à moins qu'il ne prenne la précaution de geler les fonds correspondants.
3. Risque de change :
C'est le risque d'observer une perte due aux variations des taux de change. Les changements de
résultats s'appliquent à la classification des revenus et du change, ou aux changements de valeur
des actifs et passifs en devises. Les entreprises sont exposées au risque de change du fait de leurs
opérations d'importation et d'exportation qui sont facturées dans une devise différente de celle
utilisée pour l'établissement des états financiers. Si le taux de change est instable, ces fluctuations
pourraient entraîner des gains ou pertes financiers très importants.
4. Risque de fraude :
Le risque de fraude est l'un des principaux risques associés aux crédits documentaires. Les
fraudeurs peuvent utiliser diverses méthodes pour tromper les parties impliquées dans des
transactions commerciales internationales, notamment en utilisant de faux documents, en
manipulant des documents existants et en fournissant des documents incorrects. Les fraudeurs
peuvent également utiliser de fausses identités pour tromper les banques et les autres parties
impliquées dans les transactions. Ils peuvent également utiliser de fausses entreprises ou des
entreprises virtuelles pour cacher leur véritable identité.
5. Risque catastrophique :
Les risques catastrophiques résultent de phénomènes naturels (tremblements de terre, typhons,
inondations, etc.) qui empêchent ou entravent le fonctionnement normal des activités de
l'entreprise et des engagements avec ses partenaires.
6. Risque de transport :
Comme pour les expéditions locales, les marchandises internationaux comportent des risques
(casse, perte, vol, vandalisme, accident, saisie, contamination, etc.). Avant d'expédier les
marchandises, il est important de déléguer la responsabilité de l'expédition à l'acheteur ou au
vendeur et d'obtenir une assurance adéquate. Les Conditions Internationales de Vente
(incoterms), élaborées par la Chambre de Commerce Internationale, permettent de définir
clairement les rôles et responsabilités de chacun face aux risques liés au transport. La compagnie
fournie par le transitaire est fortement recommandée.
7. Risque pays :
Ce risque est dû à un défaut de paiement suite à l'incapacité ou au refus d'une économie ou d'un
gouvernement d'honorer ses obligations financières. Le risque pays est la résultante des quatre
risques suivants :
Le risque de non-transfert ou de non-convertibilité :
C'est le risque que les gouvernements limitent les transferts de fonds à l'étranger en restreignant
la convertibilité de leur monnaie ou en contrôlant les changes.
Le risque souverain :
Le risque souverain est le risque qu'un gouvernement ne soit pas en mesure ou refuse de
rembourser sa dette extérieure parce que l'économie nationale est incapable de générer la richesse
nécessaire au service de la dette extérieure. Cela vaut aussi bien pour les pays pauvres que pour
les pays en développement.
Le risque politique :
Le risque politique désigne tous les événements locaux, qu'ils soient sociaux ou politiques,
susceptibles de perturber ou d'empêcher les parties de remplir correctement leurs engagements.
Ces événements peuvent être des guerres, des révolutions, des grèves ou des décisions politiques
telles que l'adoption de lois ou de décrets, voire des catastrophes naturelles.
En résumé, le risque de crédit documentaire est un sujet important à considérer lors de la conduite
de transactions commerciales internationales. Toutes les parties concernées doivent être
conscientes des différents types de risques. Afin de minimiser ces derniers, il est essentiel de bien
comprendre les termes du crédit documentaire, de vérifier la crédibilité des parties impliquées et
de s'assurer que tous les documents requis sont conformes aux exigences du crédit documentaire.
En outre, les parties doivent être prêtes à prendre les mesures appropriées en cas de non-respect
des conditions du crédit documentaire. En fin de compte, une compréhension et une gestion
efficaces du risque de crédit documentaire peuvent contribuer à garantir des transactions
commerciales internationales fluides et réussies.